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Il court, il court, le furet

 
Message posté : Mer 5 Fév 2014 - 17:32 Message
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Après un baiser qui rassura clairement Christopher, ce dernier s’affaira dans la boutique à la recherche de quelque chose de solide pour attacher Erik, alors que Jace visitait l’arrière-boutique. Le brun ne trouva rien de mieux que du ruban, mais il en éprouva un peu la solidité et décida que ça suffirait, en faisant plusieurs tours, le temps que la police arrive. Et puis le ruban avait l’avantage, sur la peau, d’être un peu coupant. Il avait fini de lier les chevilles et les poignets du fleuriste quand le blond revint lui annoncer que les forces de l’ordre étaient en route, et qu’en plus, Erik était un faussaire. Le temps d’attente fut langoureusement meublé. Et même, un peu tactilement… Finalement, après l’arrivée des flics, les deux jeunes super-héros purent s’envoler vers la destination suivante.

Ils atterrirent à Chinatown et Chris laissa Jace le guider. Il commençait à connaître Star City, mais il lui faudrait un moment pour l’apprivoiser aussi bien que son ami, qui y avait grandi. Thunder profita du temps de marche pour enchaîner sur l’affaire Kimmel, qui apparemment envisageait de prendre la tangente, ce qui n’était pas bon. Si jamais le comptable disparaissait, son réseau pouvait toujours être démantelé, ce qui l’empêcherait de revenir ou le forcerait à tout recommencer. Tout était donc bon à prendre, même si les deux ados ne le trouvaient pas. Christopher, pour parler, répondit à l’interrogation de Jace.

Zembry est apparu en premier… S’il prospère sous d’autres identités, les noms étaient pas dans la liste.

La question sans réponse avait eu une réponse qui ne répondait pas vraiment à la question. Les Délices du Dragon étaient fermés, mais ça ne gênait pas pour pénétrer dans l’immeuble. Le blond prit l’initiative de frapper à deux portes et reçut deux accueils plus que mitigés, qui cependant permirent d’apprendre que les appartements n’étaient pas ceux de Zack Zembry. Restait une troisième possibilité. Megastar soupira et activa son artefact. Puis il appuya sur la porte, au niveau de la serrure, jusqu’à ce qu’on entende un craquement. Il poussa un peu plus fort, et le verrou céda. Il pénétra dans le studio sans attendre, au cas où il y aurait eu quelqu’un derrière, mais les lieux semblaient déserts. Un coup d’œil dans la salle de bain : rien.

Y a personne, comme prévu… dit-il en reprenant son apparence humaine.

Les rideaux du salon étaient tirés. Il put donc allumer la lumière, personne ne la verrait de l’extérieur. Ce qui frappait particulièrement quand on entrait, c’était la propreté des lieux. Tout était parfaitement rangé. Pas de piles de dossiers, pas de vaisselle, rien sur les tables, les plans de travail. Le canapé-lit était replié et semblait ne pas avoir été touché récemment. Chris passa un doigt sur le bord d’une commode.

On dirait que personne vit ici… et pourtant, y a même pas de poussière. C’est comme si y avait eu un grand ménage.

Il entra dans la salle de bain. Ça sentait les produits d’entretien.

Y a vraiment eu un grand ménage. J’suis sûr qu’on trouverait même pas une empreinte… L’avantage, c’est que si y a quelque chose à trouver, on peut l’repérer plus facilement. Si on imagine qu’il a pu oublier quelque chose…

Après avoir pris un torchon propre dans la cuisine, il entreprit de regarder partout, sans jamais rien toucher. Dans les placards, sous les meubles, et même derrière. Et il ne mit la main sur rien. Absolument rien. Il n’y avait qu’une pièce, avec la salle de bain adjacente, et les lieux avaient été passés au crible avant leur arrivée.

Il est forcément passé là, et il avait envisagé que quelqu’un vienne… C’est impeccable, et il a rien laissé… Il est bon.

C’était presque rageant. Mais il ne fallait pas abandonner. Il y avait forcément quelque chose à trouver, un moyen d’apprendre des trucs… Chris fit quelque chose de fou. Il décida d’aller parler à quelqu’un. Sans rien dire à Jace, il sortit du studio et alla toquer à la porte de la petite grand-mère. Elle ouvrit la porte et s’apprêta à la refermer.

Attendez ! C’est pour…

Il eut le réflexe de mettre son pied. Ce qui lui permit d’achever sa phrase avant que la Chinoise ne se mette à crier.

… vous poser des questions sur votre voisin… Celui du studio. Ce sera pas long, promis…

Mais elle se mit quand même à l’incendier. Il imagina des insultes assez bien senties, au vu du ton qu’elle employait. Mais comme elle parlait chinois, il ne pouvait que supposer de la teneur de ses propos. Un jeune, d’une trentaine d’années, pointa le bout de son nez derrière elle. Il la calma et la renvoya à ses activités.

Vous voulez quoi ?
Vous habitez ici ?
Pas toujours, c’est chez ma grand-mère. Pourquoi ?
Vous avez vu le mec qui habite en face, récemment ?
Ce matin. L’avait l’air pressé.
Vous êtes sûr que c’était lui ?
Sûr, non… Je l’ai vu qu’une fois… Chris lui montra une photo. On dirait lui… Il avait des cheveux blonds, par contre.

Kimmel avait donc dû mettre une perruque. Mais au moins les Légionnaires avaient-ils la confirmation que leur homme était venu ici.

Il était seul ?
Ouais… J’l’ai croisé dans l’escalier… Mais sinon…
Oui ?
J’ai entendu une voix féminine, quand j’suis revenu, un peu plus tard.
Vous l’avez pas vue ?
Non. C’est pour quoi, au fait ?
C’est une enquête sur le type… Merci beaucoup de votre aide.

Chris retourna dans le studio. Il était plutôt euphorique.

Faudrait trouver les caméras de surveillance du quartier. Y a ptêt moyen de repérer Kimmel en blond, et ptêt même la femme… Y a ptêt une caméra qui filme la porte de l’immeuble ?

Il ressortit, descendit l’escalier et déboucha dans la rue. Il regarda autour. Malheureusement, le quartier était pauvre en technologie de surveillance. Puis il se tourna vers le restaurant et regarda à l’intérieur, à travers la vitre.

Y a une caméra qui filme la porte… Elle est orientée… Ouais, ceux qui veulent rentrer dans l’immeuble passent forcément dans le champ… Mais bon, c’est fermé…

Et après avoir abordé la vieille, puis son petit-fils, il sentait, surtout après la boite de striptease, qu’il avait épuisé son quota de relations humaines pour la journée…
 
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Message posté : Jeu 6 Fév 2014 - 17:40 Message
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— ‘Tain, on dirait ma chambre quand ma mère se met en tête de la ranger.

Réflexion pas très héroïque de Jace qui découvrait, aux côtés de son coéquipier, la planque soigneusement vidée par Kimmel. Il n’était lui-même pas particulièrement bordélique — ni non plus, il fallait bien l’avouer, particulièrement ordonné — et il n’avait aucune difficulté à conclure de l’état des lieux la même chose que Christopher : Kimmel était en train de nettoyer son entourage pour pouvoir partir en toute sécurité. Que des dossiers fussent restés dans le sous-sol du café était cependant un bon indicateur de l’état de relative précipitation dans lequel se trouvait le comptable : il n’avait de toute évidence pas le temps de supprimer toutes les pistes de ses florissantes activités. Tel était le revers de la médaille, pour un criminel aussi talentueux : il y avait bien plus de choses à effacer.

Jace emboîta le pas de Christopher et, un interrogatoire rondement menée plus tard, les deux Légionnaires observaient l’intérieur d’un restaurant, plongé dans la pénombre.

— Hmmm…

Le blond jeta un coup d’œil à son acolyte.

— Au fait, tu t’en es vachement bien tiré, avec la Chinoise, là-haut. Félicitations.

Ceci étant dit, Jace frappa avec énergie à la porte du restaurant, dans l’espoir que les propriétaires fussent à l’intérieur, en train de faire les comptes, de préparer les tables, quelque chose de ce goût-là. Une nouvelle tentative plus tard, la porte fut finalement entrebâillée par un petit homme Chinois d’une cinquantaine d’années.

— Bonjour, Monsieur. Nous sommes…
— C’est fermé !
— Certes. Nous souhaiterions…
— Revenez ce soir.
— C’est à propos…
— Buffet à volonté. Pas cher. Très bon. Mais ce soir.

Jace prit une profonde inspiration, fouilla dans la poche de son blouson et en sortit l’insigne de la Team Alpha.

— Thunder, Team Alpha, Légion des Étoiles. Veuillez nous laisser entrer.

Le restaurateur plissa les yeux puis, après avoir laissé ostensiblement échapper un soupir contrarié, il s’écarta pour laisser passer les deux jeunes super-héros. La coopération avec les autorités n’était pas toujours le fort de Chinatown, mais sur les menues affaires, personne ne souhaitait particulièrement attirer l’attention ; en attendant de savoir ce que pouvaient bien lui vouloir les deux énergumènes qui le dérangeaient ainsi en plein inventaire, il avait décidé de procéder avec circonspection. Les bras croisés, il attendait les requêtes.

— Nous souhaiterions consulter vos enregistrements de vidéosurveillance, pour aujourd’hui.

L’homme se détendit aussitôt. Beaucoup plus cordial maintenant qu’il savait que tout cela ne reposait pas sur l’identité de l’un de ses clients, l’inspection des services d’hygiène ou ses registres plus ou moins légalement tenus de comptabilité, il avait à cœur de s’attirer les faveurs des deux justiciers.

— Par ici, par ici, dans le local de sécurité.

Le local de sécurité était à vrai dire le même que celui du bureau de compatibilité qui était également le service de direction : une petite pièce dans laquelle s’entassaient des dossiers, des livres, des bons de commande, un vieil ordinateur portable, une télévision hors d’âge avec son magnétoscope et une collection de stylos. Le maître des lieux fourra une cassette-vidéo dans les mains de Jace, qui jugea préférable de ne pas épiloguer sur la vétusté de l’équipement. Jace glissa la cassette dans le magnétoscope et les deux héros se mirent à observer la bande, en avance rapide.

Plusieurs femmes sortaient de l’immeuble dans les horaires correspondant à la fenêtre suggérée par leur témoin. Et il était difficile de bien voir leur visage, à travers la porte du restaurant. Mais brusquement, Jace fit un arrêt sur image.

— Elle.

Ce qui la distinguait elle, silhouette tout aussi floue que les autres silhouettes floues à être passées sur l’écran, n’avait rien d’évident. Mais Thunder fixait intensément l’écran. Il murmura :

— …Je l’ai déjà vue…

L’adolescent se laissa tomber sur une chaise, posa les coudes sur le bureau et se prit la tête entre les mains, avant de répéter :

— …déjà vue…
— Euh, il va bien ?

Avait interrogé le Chinois en jetant un regard interrogatif à Christopher, soucieux de ne pas voir un Légionnaire faire un malaise dans son restaurant. Jace, lui, ne l’entendait : il fouillait sa mémoire devenue en quelques semaines monumentale et singulièrement encombrée, quoique fidèle plus que jamais il est vrai, et il la fouillait beaucoup trop vite, en comparant le visage de l’enregistrement à tous les visages féminins croisés, pour se soucier de ce qui se passait autour de lui. Du bout des lèvres, il murmurait « non, non et non, pas elle, pas elle, non », en boucle.

Ce petit manège dura deux longues minutes, avant d’être interrompu par un sursaut de Jace. L’adolescent releva les yeux vers Megastar, un sourire aux lèvres, et glissa :

— Je sais où elle travaille.

Il se releva et, comme quelque temps plus tôt, lorsqu’il avait mobilisé son pouvoir pour mémoriser les dossiers de Kimmel, il tangua un peu et se rattrapa à Megastar.

— J’ai rien fait !

(On ne sait jamais.)

— Vous avez été d’une aide précieuse. La Légion vous en est reconnaissante.

Le restaurateur espérait surtout que la Triade ne lui en voudrait pas trop.

— Passez une bonne journée.

Une fois dans la rue, Jace se retourna vers Christopher et, à voix basse, confia :

— Je sais pas comment elle s’appelle, mais je l’ai vu une fois, il y a trois semaines, au bureau du procureur. Elle doit être juriste ou enquêtrice là-bas. Avec des contacts comme ça, tu m’étonnes que Kimmel soit si longtemps passé entre les mailles du filet. Si nous on débarque là-bas, on va avoir l’air suspects d’entrée de jeu. Il faut qu’on rejoigne les marshalls. Cette fois-ci, avec tous nos éléments, ils pourront pas nous refuser de participer.

Enfin, espérait-il.
 
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Message posté : Jeu 6 Fév 2014 - 23:09 Message
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Chris émit une sorte de « hmm hmm » au compliment, avant de se faire spectateur de la suite, qui les conduisit dans un bureau qui servait d’à peu près tout au sein du restaurant. Il fallait espérer que la cuisine était meilleure que l’organisation, même si Christopher n’avait aucune envie de revenir dans le quartier pour manger… chinois, japonais, ou qu’importait la nationalité des spécialités servies ici. Il partait de toute façon du principe qu’un établissement qui servait de grandes quantités de nourriture venue de partout devait forcément se planter quelque part. Rien ne valait un restaurant italien, ou libanais, spécialisé dans une seule gastronomie. Et tenu par des gens de là-bas, de préférence. De toute façon, les deux jeunes de la Team Alpha n’étaient pas là pour manger.

Et n’étaient désormais plus anonymes. Heureusement, le Chinois se montra coopératif et le visionnage de la vidéo permit à Jace de repérer quelqu’un qu’il connaissait. Christopher répondit à l’inquiétude du patron par un signe de tête. Trop long à expliquer, et il n’allait de toute manière pas raconter la vie du blond à un restaurateur venu d’Asie. À quiconque, en fait. Finalement, Jace se releva, et comme un peu plus tôt, vacilla, et se rattrapa à Chris. Le Chinois anticipa en clamant son innocence concernant l’état du jeune Légionnaire, qui se contenta de le remercier. Les deux ados quittèrent enfin les lieux, et le blond se tourna vers le brun pour préconiser une coopération avec les marshalls, désormais.

Ouais… Elle va sans doute accepter, mais j’suis pas sûr qu’elle apprécie la manière… En tout cas, je… je sais pas si je pourrai l’affronter si elle pète un câble…

Il regarda autour d’eux. Les passants les ignoraient complètement, ce qui était une bonne chose.

J’me sens pas de prendre le métro, ou le taxi… On peut marcher un peu, le temps que tu récupères, et après, on vole… Au pire, j’te porte.

Et il prit les devants, s’engouffrant dans une rue qui allait vers l’ouest.

Alors. Ce matin, Kimmel a vidé son studio et a fait le ménage de fond en comble. Une femme qui bosse au bureau du procureur est venue le voir. Qu’est-c’qu’elle a bien pu faire pour lui ? Lui apporter quelque chose ? Elle avait… elle avait une mallette avec elle…

Il avait eu sous les yeux l’image figée de la femme suffisamment longtemps pour se rappeler les détails. La posture.

Elle avait l’air assez chargé, en fait… Elle a sûrement récupéré des trucs chez lui. Des trucs importants, forcément. Sinon, elle se s’rait pas emmerdée à les emporter…

Il s’arrêta dans son élan et prit le bras de Jace.

Tant pis, on fonce maintenant.

Il l’entraîna dans la ruelle suivante et se permit de lui voler un baiser.

Tu te sens de voler ? Sinon, tu t’accroches à moi, j’nous emmène.

Christopher activa le MEGAS, qui l’enveloppa, avant de prendre son envol. Tous deux atterrirent, peu après, à proximité du commissariat d’où les opérations étaient dirigées par l’agent Hartz, et duquel ils s’étaient fait virer. Après avoir repris son apparence normale, il profita qu’ils étaient seuls, dans une nouvelle ruelle, pour plaquer Jacecontre le mur.

Ça va, t’as récupéré ? Tu veux un diagnostic ?

C’était peut-être en partie pour se donner du courage dans la potentielle épreuve qu’ils allaient affronter, mais Chris mit du cœur dans le baiser qu’il offrit à son ami. Quand leurs lèvres se séparèrent, il ne se sentait pas d’aller affronter tout un contingent de marshalls réticents, mais presque. Et quand ils mirent les pieds dans le commissariat, ils furent reconnus immédiatement par le flic à l’accueil. Qui leur fit signe d’approcher.

Si vous cherchez Hartz, elle vient juste de partir en urgence avec une grosse partie de son équipe.

Ah. C’était embêtant, et en même temps, il y avait là une opportunité à saisir.

C’était quoi ?
Désolé, les gars, vous êtes pas dans l’enquête.
On a des infos de la plus haute importance concernant l’affaire, pourtant. Elle est partie où ?
Je peux pas, désolé. Faudrait appeler l’agent Hartz directement.

Chris soupira. Il avait pris la parole, ce qui était déjà bien. S’il fallait insister, on sortait de son domaine de compétence. C’était à Jace de prendre le relai. D’autant qu’ils n’avaient même le numéro de Hartz… qui ne serait pas difficile à obtenir, mais s’il y avait moyen de découvrir le lieu de l’intervention, c’était mieux, et ils pourraient y aller à leur tour.

Tu t’sens d’aller là-bas, si t’apprends c’est où ? Ou tu préfères attendre qu’elle revienne ? Un peu d’action, ça s’rait sympa, mais faut pas que ça soit trop pour toi, t’as d’jà eu deux coups d’mou aujourd’hui, j’veux pas qu’tu tombes dans les pommes, qu’y t’arrive un truc, je sais pas…

Christopher avait dit tout ça à l’oreille de Jace. Histoire d’être discret vis-à-vis du flic qui les observait d’un air circonspect.
 
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Message posté : Ven 7 Fév 2014 - 11:04 Message
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— Vu comme tu m’embrasses, j’risque pas d’avoir des coups d’mou, ça, j’peux t’le dire.

Oups. C’était sorti tout seul. Comme quelques heures plus tôt, lorsqu’il avait mémorisé tous les dossiers de Kimmel, au café, Jace, après avoir intensément sollicité son intelligence, n’était plus exactement maître de ses pensées — et de la spontanéité avec laquelle ses lèvres les exprimaient. Il rougit et jeta un coup d’œil au factionnaire, qui fort heureusement n’avait rien entendu. Un peu confusément, l’adolescent fit son possible pour oublier ses hormones, les baisers dans les ruelles, Christopher qui le plaquait contre un mur, Christopher qui massait tout son corps en poussant des soupirs sensuels, Christopher qui… Bon, les efforts n’étaient peut-être pas très fructueux, mais il parvint à donner (un peu) le change.

— J’me sens prêt pour un combat. J’suis pas vraiment fatigué, plutôt… Je saurais pas trop te décrire. Mais physiquement, ça va, je crois. Au pire, tu me protèges.

Lui et l’équipe surarmée et surentraînée de Hartz, accessoirement. Jace adressa à son ami un sourire mi-timide mi-enjôleur, même si la seconde partie n’était pas tout à fait volontaire, puis il se retourna vers le policier.

— Écoutez, nous nous devons d’insister.
— Hé, j’comprends bien les garçons. Croyez-moi, je sais que c’est pas agréable de rester sur le carreau.
— Oui. Mais en fait, c’est même pas la question. Nous craignons fort que l’agent Hartz et son équipe se dirigent droit vers une embuscade.

Le policier haussa un sourcil en répétant :

— Une embuscade ?
— Tout à fait. Nous avons enquêté sur le réseau de Kimmel toute la journée. Pour la Légion. Et nous avons lieu de penser qu’il a mis en place un piège pour éliminer ses poursuivants afin de pouvoir fuir en toute sécurité.
— Et par éliminer, vous voulez dire ?
— Définitivement. Une bombe, sans doute.

Le policier avait l’air de plus en plus paniqué.

— Il faut appeler les démineurs, il faut…
— Non. Le temps presse.

Jace imposait peu à peu son autorité naturelle de leader de la Team Alpha, profitant du désarroi de son interlocuteur pour prendre le contrôle de la situation. En quelques secondes, le policier oublia son propre uniforme, le commissariat, le jeune âge de Jace, et ne vit qu’un héroïque Légionnaire habitué à ce genre de situations.

— Avec nos pouvoirs, nous pourrons neutraliser la bombe en arrivant à temps sur les lieux du piège. Mais il faut agir vite.
— Évidemment, évidemment.
— Contactez Hartz, pendant que nous la rejoignons. Où se trouvent-ils ?
— Dans un petit aérodrome à la périphérie de la ville. Saint Matthews. C’est…
— Je sais où c’est.

Richard Roberts l’avait un temps utilisé pour son entreprise d’aviation de tourisme avant de se reporter vers des infrastructures plus complètes. Les deux Légionnaires tournèrent les talons et, arrivés dans la rue, ils ne tardèrent pas à décoller. Filant dans les airs, aussi rapidement que Jace en était capable, ils se dirigèrent vers l’est de Star City. L’aérodrome ne tarda pas à découper sa petite silhouette au bord d’une route, au milieu des premiers champs et, tout autour, cinq ou six 4x4 noirs annonçaient la présence des marshalls, qui avaient encerclé le bâtiment.

Jace pointa du doigt une sorte de tente et les deux adolescents atterrirent tout à côté. À peine eurent-ils posé le pied au sol qu’Hartz sortit de la tente en furie et tempêta :

— Mais qu’est-ce que vous foutez là ?
— On vient vous prêter main forte.
— J’ai la situation sous contrôle. Combien de fois faudrait-il vous répéter que…
— Kimmel est dans l’aérodrome ?
— Pas vos affaires, Roberts.
— Thunder.

Les yeux plantés dans ceux de la marshall, le jeune homme avait tenu à souligner son identité héroïque. Cette fois-ci, il ne se laisserait pas éconduire. Dans le feu de l’action, Megastar et lui, il le savait parfaitement, seraient des alliés précieux pour les marshalls, des alliés qui leur épargneraient peut-être des blessures. Si ce n’était pire. La mâchoire contractée, Hartz fixa un moment le fils du Commander, avant d’interroger à contrecœur :

— Vous savez vous battre ?

Une nuée électrique entoura le bras de Jace alors qu’il inclinait la tête vers Christopher, qui avait atteri avec son imposante silhouette du MEGAS.

— À votre avis ?

La marshall finit par soupirer.

— Suivez-moi.

Elle disparut dans la tente. Les éclairs se dissipèrent et les deux Légionnaires lui emboîtèrent le pas. À l’intérieur, sur une table de fortune, un plan de l’aérodrome était étalé. Les voitures des marshalls étaient représentées par des épingles, tout autour du bâtiment et de ses pistes.

— Kimmel est là-dedans. Avec cinq civils, des employés. Il menace de les tuer si on ne le laisse pas partir avec le petit avion qu’il a affrété, ici.

Elle pointa un endroit sur les pistes, avec une épingle rouge.

— Hmm…
— C’est étrange, je sais. La violence ne fait pas ordinairement partie de son mode opératoire. Mais on est sûr que c’est lui : on a les caméras de surveillance.

Elle pressa un bouton pour rallumer une tablette numérique, posée sur un coin inutilisé du plan. On y voyait en noir et blanc Kimmel, assis, le revolver pointé sur un groupe de cinq personnes, à côté d’un téléphone.

— Et qu’est-ce que vous comptez faire ?
— Eh bien, dans un cas de prise d’otages comme celui-ci, le protocole veut qu’on appelle le FBI…

Thunder fronça les sourcils.

— Quoi ?

L’adolescent jeta un regard incertain aux deux hommes qui encadraient l’entrée de la tente. Hartz leur fit signe de partir et la langue de Jace se délia.

— Le FBI, c’est eux aussi qui gèrent les corruptions gouvernementales ?
— Parfois, oui.
— Kimmel a une complice au bureau du procureur. Je pense qu’il essaye de la piéger. Il lui a fait récupérer des documents compromettants aujourd’hui. Comme il ne va pas téléphoner lui-même au FBI, il s’est mis dans une situation où vous seriez forcée de l’appeler. Lorsque les négociateurs seront là, il leur proposera un marché : une partie de ses contacts dans les instances judiciaires et municipales, contre sa liberté. Et de ce que j’ai compris, c’est le genre de marché que le FBI passe volontiers.

Hartz se redressa, les bras croisés, pensive. Après quelques secondes, elle murmura :

— C’est un peu… alambiqué. Non ?
— Franchement, de ce qu’on a vu aujourd’hui de ses identités multiples et de ses planques, pas tellement, non.

La femme commença à faire les cent pas dans sa tente.

— Je n’ai pas passé des jours à le traquer pour le voir s’enfuir aux frais du contribuable.
— J’espérais bien que vous diriez ça.
— Vous avez des informations sur cette femme, au bureau du procureur ?
— Je saurais la reconnaître. Et on pourrait remonter à partir d’elle. Évidemment, ce sera moins rapide, il faudra transférer l’affaire à la SCPD…
— Tant que je mets la main sur Kimmel…

Un silence s’installa dans la tente. L’idée de doubler de vitesse le FBI n’était pas désagréable. La vieille rivalité entre agences gouvernementales jouait en la faveur de la théorie de Jace. L’adolescent lui-même, après l’aperçu qu’il avait eu des activités de Kimmel, n’avait aucune envie de le voir passer un accord avec un Bureau, loin de se soucier autant que lui de la santé de Star City. Kimmel avait une cellule réservée en prison.

— Le problème, c’est que quand on lui met la main dessus, il passe au travers. On a le fusil sédatif, mais si les fléchettes ne l’atteignent pas…
— On peut s’occuper de le mettre inconscient. Ensuite, on utilisera les sédatifs.

Hartz jeta un coup d’œil à sa montre.

— Le FBI ne devrait pas tarder. Il va falloir agir vite.
 
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Message posté : Ven 7 Fév 2014 - 16:38 Message
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Christopher se sentit rougir aux paroles de Jace. Il détourna la tête pour que personne ne le remarque, et laissa son ami gérer la situation et obtenir le lieu de l’intervention. Peu après, ils atterrissaient tous les deux à côté de la tente plantée là pour servir de QG, à proximité de l’aérodrome. L’accueil de Hartz fut à la hauteur de leurs attentes, mais Thunder réussit à la convaincre. Il était vraiment très fort. Megastar, lui, avait gardé son apparence de colosse, qui le faisait dépasser les plus grands d’au moins une tête. La situation était claire : Kimmel avait été ralenti dans sa fuite et il détenait à présent des otages au sein du bâtiment. Les bras croisés, Chris attendait le signal de son leader. Quand ils se furent assurés de la coopération des marshalls, ils avaient peu de temps avant que le FBI se pointe et vienne régler cette histoire à sa manière.

Si on le neutralise et qu’on libère les otages, les Feds vont se demander où il est passé… Faudrait trouver un plan pour ça. Pendant c’temps, on l’arrête.

Il s’approcha de la table sur laquelle Hartz avait étalé un plan des lieux.

Y a un accès aérien ?
Les fenêtres sont hautes. Celles de la façade nord sont pour la plupart cassées.
Ouais, ça ira… Il se tourna vers Jace. Tu fais diversion au sud, et moi j’lui tombe dessus de l’autre côté ?

C’était la seule solution, pour lui. Toute autre tentative d’intrusion dans le bâtiment, même de tous côtés, ferait courir de trop grands risques aux otages. Alors qu’avec sa vitesse de vol à 800km/h, Megastar pouvait se retrouver juste derrière Kimmel avant que celui-ci n’ait vraiment pu comprendre d’où venait la diversion de Thunder. Il faudrait juste bien viser, histoire de ne pas atterrir trop loin, et lui laisser l’occasion d’abattre quelqu’un. À l’extérieur, Chris regarda un moment le bâtiment. Ils étaient du côté ouest.

Les fenêtres sont hautes… Je vais prendre un peu d’élan, tu me dis dans l’oreillette quand tu commences ?

Après avoir activé le petit appareil au creux de son oreille, Christopher prit son envol, à la verticale, et s’éleva jusqu’à deux bonnes centaines de mètres, avant de commencer à faire le tour du hangar. Ils avaient la chance que Kimmel soit dans un endroit assez découvert. Les bureaux l’auraient mis trop proches des murs extérieurs. Il était donc à peu près au milieu du bâtiment. Megastar regardait non seulement le hangar, mais aussi l’horizon. Il repéra un reflet… et s’éleva un peu plus pour voir une colonne de 4x4 et de camionnettes noirs. Avec un sigle blanc.

Merde, le FBI ! Ils seront là dans quelques minutes !

Il avait la vitesse, ne restait qu’à foncer sur la cible. Quand le signal lui parvint, il n’hésita pas, et s’engouffra par l’une des fenêtres ouvertes. Il repéra Kimmel, mais vit qu’il ne pouvait pas se poser près de lui. Il changea donc de tactique. Au passage, il asséna un grand coup dans le bras du comptable. Il y eut un craquement sinistre alors que le flingue volait à travers la pièce. Kimmel poussa un cri de douleur. Et alors que Megastar ralentissait pour faire demi-tour, le preneur d’otages se mit à courir, pour aller récupérer son arme.

Plus un geste, Kimmel ! lança Chris en lui fonçant dessus.

Le choc fut assez lourd, et mit le criminel KO sur le coup. Alors qu’il se redressait, Megastar eut une très, très mauvaise surprise. Les cinq otages étaient tous tournés vers lui, chacun armé… d’un fusil mitrailleur. Sous sa forme de colosse, il pouvait absorber les chocs, quelques balles, mais il n’était pas certain d’être assez résistant pour ne pas céder sous le feu d’autant d’armes en même temps.

Bien joué, bien joué. C’était un bon plan, mais il aurait fallu s’assurer qu’il n’y avait aucun complice, lança l’homme du milieu.
Maintenant, tu vas doucement te mettre à genoux et annuler ce truc, là, sur toi.

Que faire ? Prendre le risque d’être blessé ? Éprouver les effets du MEGAS ? Ou bien obtempérer ? Thunder devait être là, à proximité, il allait le sauver… Chris reprit une apparence normale, tout en se mettant à genoux, les mains levées.

Un gamin ! Tiens donc ! Ils envoient des lycéens faire le boulot !
J’ai l’impression de l’avoir déjà vu quelque part, celui-là…
C’est Megastar. Il a sauvé des gens après un accident de train. Et il a été infoutu de répondre aux questions des journalistes.

Christopher posa les yeux sur la femme qui venait de parler. Elle avait tout de l’employée de bureau lambda, mais avec une kalachnikov entre les mains, elle était presque métamorphosée. Des gens ordinaires armés, ce n’étaient plus vraiment des gens ordinaires…

On fait quoi de lui, alors ?
Attends… Megastar… Y en a un autre. Thunder. Le gamin qui lui a sauvé la mise. La diversion… Il doit pas être loin…

Elle se tourna vers l’endroit où Thunder avait lancé sa diversion, là où Kimmel avait regardé avant de se faire démolir le bras. C’était clairement le moment pour le blond de faire quelque chose. Chris espérait juste que les ex-otages n’allaient pas tirer. Il était trop jeune pour mourir.
 
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Message posté : Sam 8 Fév 2014 - 16:41 Message
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Il n’y avait pas de doute : se prendre un colosse de l’espace en pleine tronche, ça avait le mérite de calmer les ardeurs de sprinteur. Jace hocha la tête. Mettre Kimmel hors d’état de nuire de la façon la plus simple et la plus efficace possible, c’était l’essentiel. Sans doute que le comptable n’en ressortirait pas avec tous les os intacts, mais le leader de la Team Alpha avait pleinement confiance en son coéquipier : sous ses allures de colosse se cachait — si si — un jeune homme pondéré, qui saurait ne pas user d’une force excessive pour asséner ses coups à Kimmel.

La cheffe des marshalls fixa tout de même les deux jeunes hommes d’un air circonspect, pour ne pas dire méfiant, alors qu’ils s’équipaient de leurs oreillettes. Elle avait été dépêchée à Star City pour l’occasion et, à elle, la Team Alpha, ça ne disait que très vaguement quelque chose. Autant dire que la réputation des deux larrons ne la précédait pas et elle se fondait surtout sur leur insistance, leur assurance et les commentaires de quelques-uns des hommes qu’on avait affectés à son groupe pour leur faire confiance. Elle devait bien reconnaître cependant qu’un duo avec des pouvoirs seraient sans doute plus efficace, pour désamorcer rapidement la situation, qu’une troupe d’humains trop armés et trop bien entraînés.

Jace adressa un signe de tête à la marshall avant de s’envoler — ou d’accomplir un bond gigantesque et élégant, c’était difficile à déterminer, pour qui l’observait de l’extérieur. Il atterrit tout en légèreté quelques mètres plus loin, de l’autre côté des grillages de l’aérodrome et la caméra de sécurité qui aurait dû couvrir son approche se coupa spontanément.

— C’est parti.

Murmura-t-il à l’intention de Megastar. Pendant ce temps, il désactivait d’une pensée l’alarme reliée à une sortie de secours et poussait la porte pour pénétrer dans le petit bâtiment. Les lumières, allumées en cet après-midi hivernal, commencèrent les unes après les autres à s’éteindre, plongeant le bâtiment dans une atmosphère grisâtre. Lorsque la vague d’extinction atteignit Kimmel, le comptable fronça les sourcils et se tourna dans la direction d’où elle était venue. Un bourdonnement électrique de plus en plus sensible, à mesure que la tension dans les circuits de tout l’aérodrome allait croissant, acheva de le convaincre que quelque chose ne tournait pas rond. Se détournant une bonne fois pour toute des fenêtres par lesquelles Megastar allait arriver — et Megastar arriva, aussi promptement que violemment.

Jace s’était mis à courir pour rejoindre son ami, sûr de son bon succès. Il s’arrêta brusquement en entendant monter, depuis le couloir, des voix d’otages singulièrement vindicatifs, pour de pauvres victimes sans défense. Pendant ce temps-là, une troupe d’agents du FBI débarquait dans la tente de Hartz, qui suivait la déconvenue de Megastar sur sa tablette numérique. À peine le premier homme en costume-cravate apparu entre les deux pans de tissu militaire, la tablette fut éteinte et l’écran tourné vers la table. Hartz prit l’air le plus innocent possible.

— Hmoui ?
— Agent Fox, FBI. Nous avons été envoyés pour assurer la négociation.
[color=olive]— Je n’ai appeler personne.[/b]
— L’un de vos hommes l’a fait pour vous.

C’était toujours le désavantage de travailler avec des locaux : on ne pouvait pas leur faire confiance.

— Rassurez-vous, nous avons l’habitude de ce genre de situations.
— Je n’en doute pas. Laissez-moi tout de même vérifier avec ma hiérarchie.
— C’est que le temps presse.
— Je n’ai pas envie de jouer ma carrière sur un malentendu de juridiction.

Elle avait surtout envie de gagner du temps. À son dernier coup d’œil sur la tablette, avant l’arrivée du FBI, elle n’avait pas vu Thunder. Peut-être le bond avait-il plus d’un tour dans son sac. Pour l’instant, le tour de Thunder consistait à émerger du couloir en criant d’une voix un peu craintive :

— Tirez pas ! Je me rends, tirez pas ! Ça va bien se passer.
— Ta gueule.

Suggéra aimablement l’un des hommes. Un autre s’approcha de Thunder dans le dessein de le maîtriser, mais le premier prévint :

— Le touche pas, surtout. Il va t’électrocuter ou un machin comme ça. Je crois.

Bon, il n’était pas certain. Il n’avait jamais prêté beaucoup d’attention aux gamins qui jouaient les super-héros. Pour une fois, Jace était ravi de ne pas être trop pris au sérieux. Le second homme leva les yeux au ciel.

— C’est bon, le mec, il éteint des lumières, c’est pas Schwarzenegger. J’crois que je peux gérer.

Ça n’empêcha pas le plus prudent de mettre Jace en joue.

— On fait quoi maintenant ?
— On fait ce que le patron avait prévu, on attend le coup de fil du FBI.

Tiens, justement, le téléphone sonnait. Sans méditer sur cette heureuse coïncidence, pendant que le garde de Jace le poussait du bout du canon, parce qu’il avait sans doute raté quelques cours de physique, le premier s’empara du téléphone et le posa contre son oreille. Une violente décharge courut de la prise électrique au téléphone et du téléphone à l’oreille, tandis qu’une autre décharge non moins brutal bondissait du dos de Jace au canon de l’arme et de l’arme à son propriétaire.

Le temps que les trois autres se rendissent compte que leurs deux camarades venaient de rejoindre Kimmel pour un très long somme, Thunder, dans un salto avant retourné typique de sa version très aérienne des arts martiaux et aimablement qualifiée, par certains de ses amis, de « style Yoda », était arrivé derrière les trois combattants encore en lice. Il posa paternellement les mains sur les épaules de deux d’entre eux, qui eurent droit aussi à leurs doses d’éclairs, et soudainement la femme se retrouvait seule. Armée, certes, mais seule avec un potentiel colosse et un gamin qui, finalement, ne faisait pas qu’éteindre les lumières.

— Oh là, du calme ! On m’paye pas assez pour ça, hein…

Et ce fut à son tour de lever les mains en l’air.
 
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Message posté : Dim 9 Fév 2014 - 22:58 Message
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Le plan improvisé par Jace était plutôt intelligent, mais Chris savait très bien qu’il y avait peu de chances que les quatre complices de Kimmel croient à la version « je me rends ». Les mecs parurent perdre un peu de leur tranquillité, l’un d’eux tint un moment Thunder en joue, jusqu’à ce que le téléphone sonne. La suite alla assez vite, puisqu’il ne resta plus que la femme debout, et paniquée, et visiblement assez encline à coopérer. Megastar en profita pour se remettre sur pieds et arriver derrière elle, pour lui prendre son arme. Elle résista un peu mais dut se rendre à l’évidence que le grand brun, même sous son apparence humaine, était plus fort qu’elle.

Merci. Vous aviez raison, je vous présente Thunder. On forme une bonne équipe, hein ?

La femme eut un sourire crispé. Chris lui mit une main sur l’épaule pour la forcer à s’agenouiller, ce qu’elle fit sans discuter. Dans la seconde suivante, les portes volèrent, et une nuée d’hommes en noir pénétra dans les lieux en criant « FBI ! » et en encerclant Kimmel, toujours inconscient, ses complices et les deux jeunes légionnaires. Ils restèrent un moment autour, tenant tout le monde en joue, y compris les super-héros en herbe, jusqu’à ce qu’un homme en costume noir, le cliché de l’agent du FBI, ne fasse son apparition, suivi de près par Hartz.

Agent Fox, ce sont nos alliés, ils viennent de neutraliser tous les éléments hostiles.
Laissez-moi faire mon travail, agent Hartz. Les prises d’otages, je gère.
Mais il n’y a plus de prise d’otages ! Vous voyez bien que…
Merci, agent Hartz, conclut Fox, en l’interrompant.

Puis il se dirigea d’un pas décidé vers le petit groupe. Il lança en apercevant Megastar :

Lâche cette arme, mon garçon, tu pourrais te blesser.

« Je pourrais t’en coller une, surtout… » pensa Chris, qui jeta un œil à Jace avant d’obtempérer.

Très bien. Messieurs, procédez à l’arrestation de tout ce petit monde.
Tous ?? Vous savez que si vous arrêtez le fils du Commander, vous allez av…
Agent Hartz, si vous continuez à m’emmerder comme ça, je vais vous arrêter aussi !

Silence. Fox avait élevé la voix. Il reporta son attention sur les deux adolescents. Qu’était-il mieux de faire ? Après quelques secondes, il indiqua les inconscients et la femme :

Ramassez-les. Puis il s’adressa à Thunder, Megastar et Hartz. Tous les trois, nous devons parler. Dans la tente.

Et alors que la plupart des hommes se chargeaient des ex-otages et de Kimmel, une poignée d’autres escorta Fox, qui précédait Hartz et les deux légionnaires. Chris gardait le silence, tout en se demandant si le type du FBI n’agissait pas par excès de zèle. Ou alors, il avait été vexé d’avoir été coiffé au poteau par deux « gamins ». Pour le coup, Christopher se sentait encore plus fier d’avoir réussi à régler les choses sans que Fox ait eu son mot à dire.

Vous êtes une putain d’épine dans le pied du FBI, vous, les super-héros, commença Fox, quand ils furent arrivés dans la tente.
Vos hommes auraient pu se faire massacrer, là-dedans. Nos deux jeunes héros ont réussi à déjouer la mascarade, et…
Vous m’agacez, vous. Sortez.
Vous êtes dans ma…
Sortez !

La marshall resta un moment stupéfaite devant le ton employé, avant de tourner les talons et de sortir. Fox s’appuya sur la table, qui le séparait de Jace et Chris. Il affichait l’air un peu ennuyé de l’homme qui ne sait pas quoi faire de deux personnes particulièrement gênantes.

Je vais être clair. J’aurais préféré que vous ne veniez pas. Que vous restiez en dehors de ça. Vous auriez même pu crever là-dedans, ça n’aurait pas été de ma responsabilité. Au pire, c’était la tête de Hartz qui tombait. Je représente le pouvoir fédéral. Alors vos petites organisations héroïques, je m’en cogne. Cette prise d’otages, c’était la mienne. Heureusement, personne n’a été tué.

Il se redressa et rajusta sa cravate.

Maintenant, laissez faire les professionnels. Rentrez chez vous, allez faire vos devoirs ou regarder un dessin animé.

Et il les planta là, sans leur laisser l’occasion de dire ou de faire quoi que ce soit. Il n’y avait pas vraiment eu un temps mort, et il aurait de toute façon ignoré toute intervention de l’un ou de l’autre. Il avait d’autres chats à fouetter. La seule solution aurait été de l’électrocuter pour l’arrêter, mais ça aurait fait désordre.

Putain, mais quel connard… lâcha Chris.

Puis il jeta un œil à l’extérieur. Ils étaient seuls. Il glissa ses mains sur les hanches de Jace et l’attira contre lui.

Je… Merci. Pour tout à l’heure. Tu m’as sauvé…

Et pour montrer sa reconnaissance, il l’embrassa. Un baiser qui lui permit de relâcher toute la tension accumulée, d’oublier la peur qu’il avait pu ressentir quand il s’était retrouvé menacé par les armes, à l’intérieur. L’une de ses mains s’était aventurée dans le creux des reins, puis était descendue un peu plus. Et le charme fut rompu.

C’était du bon boulot, on a choppé Kimmel…

Après un léger baiser au coin des lèvres de Jace, il sortit à son tour de la tente. Tous les véhicules étaient encore là. Fox et Hartz étaient un peu plus loin, en train de s’engueuler comme du poisson pourri.

Finalement, j’la plains… Je l’aimais pas trop, mais là, j’la plains… J’ai fini par la trouver sympa. Alors que lui… p’tain, quel connard, j’te jure.
 
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