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Parait-il que seul un esprit faible peut être manipulé [Jake Walker]

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Message posté : Jeu 23 Jan 2014 - 2:15 Message
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Debout, perchée sur des talons vertigineux, la Renarde attendait patiemment, non loin de l’As de Pique. Intégrée depuis peu au Gang des Fables, elle n’était cependant qu’une personne parmi tant d’autres effectuant les petites tâches sans réelles importances. Ses cheveux bruns remontés en un chignon lâche, sa main glissa à son cou. Elle avait encore le collier qu’elle avait volé, quelques jours plus tôt. Où elle avait fait une rencontre plus ou moins agréable, suivant les points de vue. Finalement, une silhouette féminine se détacha de l’ombre. Confiante, la demoiselle s’approcha de cette dernière, un doux sourire aux lèvres. Elle n’avait pas pour habitude d’user de ses charmes et de ses capacités dans un cas comme celui-là, mais elle avait réellement besoin que le message soit passé. Ses talons frappants sur le sol, sans une once de subtilité, elle eut au moins le loisir d’attirer l’attention de la femme. « Maléfique ? » demanda-t-elle d’une voix douce, ne doutant nullement de l’identité de celle qui lui faisait face. L’interpellée ne fit qu’hausser un sourcil, comme pour inviter Ginger à parler. Soit alors. Elle s’avança encore pour n’être qu’à quelques pas de la dénommée Maléfique. « J’ai eu quelques informations concernant les dealers des Purple Hats. » Ayant appris dernièrement que le Cartel Rouge en avait après ce groupe, comme les hommes à la solde des Purple Hats semblaient refuser de faire affaire avec ce dernier, Ginger s’était évidemment renseignée, en grande curieuse qu’elle est. Ou plutôt, en grande avare d’opportunité qu’elle est. Et puis, lorsque la Renarde veut, la Renarde obtint, peu importe par quel moyen elle doit passer. Au moins, cela eut l’effet d’attirer l’attention de Maléfique, qui l’invita à poursuivre. « Comme j’ai entendu dire que le Cartel Rouge souhaitait mettre la main sur ces hommes, j’ai évidemment fait quelques recherches. » Elle se devait bien de tenter de faire une bonne impression, si elle souhaitait gravir les échelons au sein du Gang des Fables. « Et c’est là que tu entres en jeu. Après tout, je suis convaincue que tu as envie d’aller voir Wildcard et de lui annoncer que la Renarde à plusieurs informations concernant ces dealers et qu’elle a une idée quant à comment les convaincre de travailler pour le Cartel. » Lui adressant un dernier sourire, Ginger tourna les talons et s’apprêta à partir. « Aux Docks. Dit-lui de me rejoindre aux Docks, demain, à la nuit tombée. » S’enfonçant dans la nuit, celle qui était surnommée la Renarde afficha un sourire satisfait, alors que Maléfique regagnait l’As de Pique, ayant soudainement envie de retrouver Wildcard pour lui faire part de ces quelques phrases.

La nuit étant tombée depuis peu, Ginger attendait aux Docks, bien droite. Elle faisait presque une cible facile, comme ça, entre deux bâtiments. Ayant troquée ses escarpins à talon pour une paire de bottes plus discrètes, elle n’était donc pas particulièrement grande. Vêtue d’une tenue moulante, noire, cela lui assurait plus de mouvements et s’assurait de la sorte de ne pas voir quoique ce soit se prendre dans les pans d’une tenue trop grande. Et puis, elle ne le cachait pas, elle aimait bien ce qui était moulant. Après tout, mieux vaut profiter d’un corps avantageux, non ? Ses longues boucles brunes étaient attachées en une queue de cheval et elle avait enfilé une paire de longs gants de même couleur que sa tenue. Elle n’avait pas besoin d’arme, pas besoin de défense quelconque. Sans même avoir de contact visuel, il lui était possible d’hypnotiser quiconque assez proche pour être en mesure de l’entendre. Elle ne craignait donc rien, sachant que l’actuelle mission dépendrait surtout de sa capacité à se faire entendre. Finalement, après quelques longues minutes d’attente, à craindre de ne pas voir Wildcard arrivé, un mouvement attira son attention. Après tout, il aurait très bien pu décider de ne pas venir, ce qui aurait laissé la Renarde dans l’embarras. Elle vit sa silhouette se détachée de l’obscurité, son visage maquillé de façon terrifiante posé sur elle. Ginger lui adressa un sourire, façon quelques pas dans sa direction, quelque peu déstabilisée de ne pas être perchée sur des talons démesurés. « Je suis ravie de te savoir ici. Un peu plus et j’étais convaincue que tu m’aurais posé un lapin. Je veux bien croire que les renards aiment bien chasser le lapin, mais je n’aurais pas attendu éternellement. » La demoiselle était déterminée à faire bonne figure et à gravir les échelons. Donc si Wildcard ne s’était pas présenté, elle aurait trouvé quelque chose d’autre pour attirer son attention. Elle se refusait toutefois d’user de ses capacités et de moyens peu orthodoxes, souhaitant faire ses preuves par elle-même, pour une fois. Et donc, d’obtenir ce qu’elle convoitait parce que quelqu’un reconnaîtrait ses valeurs personnelles, et non pas à cause d’une quelconque capacité mutante dont elle avait hérité d’elle ne savait trop où.

Son regard se porta autour d’eux, attentive à tout ce qui pourrait arriver pour les attaquer. Qui sait, certaines personnes des Docks n’appréciaient pas spécialement la présence d’étrangers. « Les dealers des Purple Hats font, à raison d’une ou deux fois par semaine, des rencontres pour rire, boire et prendre toutes sortes de substances illicites. » C’est que ces derniers semblaient savoir comment profiter de la vie et de s’amuser lorsqu’ils n’étaient pas au boulot. « Ils sont dans l’un de ses entrepôts. C’est là-dedans aussi qu’ils entreposent tout leur stock. » Elle s’était renseignée. Pendant quelques temps, elle avait tenté de savoir à qui elle avait affaire, en plongeant dans le milieu de la drogue l’instant de quelques jours. Puis elle avait gentiment discuté avec l’un d’eux qui lui avait dit plusieurs choses qui pourraient s’avérer utile. « J’imagine qu’avec ta chance habituelle et ma facilité à me faire entendre » petite allusion aux quelques capacités dont elle était dotée. Très utile dans le milieu où elle travaillait. « Il ne sera pas bien difficile d’obtenir ce que l’on veut. » Maléfique lui ayant fait le message concernant le désir du Cartel Rouge de voir ces quelques dealers les rejoindre, elle se doutait qu’il verrait où elle voulait en venir. Elle entreprit de tourner les talons pour commencer à avancer en direction de l’entrepôt. « Tu me suis ou cela ne t’intéresse pas ? » Elle croisait les doigts pour que ce dernier accepte de la suivre.

L’entrepôt n’était pas bien loin, l’un des premiers. Toutefois, à une telle heure, alors que les aiguilles de sa montre s’avançaient vers les vingt-deux heures, il faisait plutôt sombre aux Docks, leur donnant une allure plutôt lugubre. Cela faisait longtemps que Ginger ne craignait plus le noir ni les monstres qui s’y trouvaient. Elle était de ces monstres, à terroriser les passants et à les pousser à s’enfermer à double tour. Même si presque personne ne pouvait réellement résister au charme naturel – et un peu moins naturel – de la demoiselle. Alors qu’ils approchèrent de l’entrepôt, quelques voix leur parvinrent. À croire que, malgré qu’il ne fût même pas passé minuit, ces derniers s’éclataient déjà. « J’imagine que ce sera d’autant plus facile… » Par contre, mieux valait ne pas faire confiance à un homme en état d’ébriété, il pouvait réserver toutes sortes de surprises peu agréables. La pauvre petite Ginger en avait déjà fait les frais dans un bar de la ville. Finalement, s’arrêtant devant la porte, elle leva son regard vers l’homme à ses côtés. « On toque ou on entre façon policier ayant un mandat d’arrêt ? » C’est que, même dans ce type d’évènement, la demoiselle aimait bien plaisanter. Cela avait de quoi détendre l’atmosphère. Et puis, elle n’était pas policière ni même agente, dans son domaine, elle pouvait adopter toutes les réactions qu’elle voulait, plaisanter à outrance si elle le désirait. C’était la joie de gagner sa vie dans le vol. Et surtout, la joie de ne pas se faire prendre. « Quoique j’imagine qu’on serait mieux reçu si jamais on venait à entrer de manière civilisé. » Sa petite main vint donc toquer sur la porte de l’entrepôt, à peine illuminé. Quelques voix se firent de nouveau entendre. Jusqu’à ce que l’une d’elle s’adresse à eux, la porte toujours fermé. « Que voulez-vous ? » « Personne ne vous a jamais dit qu’il était impoli de ne pas ouvrir la porte pour s’adresser à quelqu’un ? » « Dégagez. » La Ginger haussa des épaules, tournant son regard clair pour la seconde fois vers Wildcard, un faible sourire dessiner sur les lèvres. « J’imagine qu’il va falloir y aller de la manière forte, non ? » Et pourtant, niveau force brute, ils étaient plutôt en manque d’effectif.
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Message posté : Jeu 23 Jan 2014 - 13:34 Message
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Wilcard était arrivé en avance, et observait les mouvements au sol depuis le toit d’un entrepôt des Docks. Il avait vu passer plusieurs hommes, et la plupart d’entre eux se trouvait désormais dans un des bâtiments. En-dessous, une silhouette fine, d’assez petite taille, se dessinait dans la faible lueur des réverbères. La Renarde. Maléfique, trois jours auparavant, avait dressé pour lui une liste des quelques criminels les plus efficaces qui travaillaient pour le Gang. Parce que le chef avait, dans un soudain élan de générosité, décidé d’accorder une place à l’As de Pique au plus méritant d’entre eux. Sa muse avait donc sondé rapidement les cibles, et elle lui avait donné trois noms. Dont un en particulier, qui avait attiré son attention, parce que c’était déjà un surnom, un pseudo tiré du folklore de l’imaginaire…

Et Maléfique l’avait informé, la veille, que la demoiselle avait obtenu des informations concernant les dealers des Purple Hats. Et qu’elle avait visiblement des capacités de persuasion. Les Purples Hats, Jake y avait eu affaire une fois, quand il était avec Abban, et cela avait résulté en une action plutôt… explosive de sa part. Il eut un léger sourire en repensant à tout ce bel arsenal parti en fumée. Depuis, il ne s’était pas intéressé plus que ça à ceux qui se positionnaient comme des concurrents du Cartel. Là, ce qui l’intéressait le plus, c’était de découvrir si la Renarde était à la hauteur, si elle valait la peine qu’on se penche sur son cas. Assis sur le rebord, Wildcard se releva. Il était vêtu tout de noir, comme à son habitude, et avait ajouté un long manteau de cuir, comme dans Matrix, à l’ensemble.

Gling gling gling.
Oui oui, Clochette, on y va.

La fée sur l’épaule, le leader du Gang des Fables sauta dans le vide. Et flotta jusqu’à toucher le sol. Clochette resta en retrait, dans l’ombre, où sa lueur ne serait pas repérée, et lui-même quitta l’obscurité, en imaginant très bien l’effet que cela pouvait avoir sur son maquillage. En s’approchant, il remarqua qu’elle n’était pas si petite que ça, pour une femme. Elle était vêtue d’une tenue moulante, certainement très adaptée à ses activités de voleuse. Il ne dit rien, mains dans les poches, attendant simplement qu’elle prenne la parole. Ce qu’elle fit. Il pencha légèrement la tête sur le côté, pour seule réponse à ce qui ressemblait à une forme d’humour. Renard, lapin, ha ha ha. Elle jeta un regard autour d’eux, comme pour s’assurer qu’il n’y avait personne. Bon réflexe, mais Wildcard couvrait ses arrières.

Rire, boire, prendre des substances illicites. Jake se demanda si lesdites substances étaient la marchandise qu’ils étaient censés écouler et, si c’était le cas, s’il la payait. Parce que s’il y avait bien une chose que les caïds de la drogue ne supportaient pas, c’était que les convoyeurs et intermédiaires s’en mettent plein les poches sur leurs dos. Il allait leur poser directement la question. La demoiselle doutait, elle ne savait pas s’il allait la suivre. Alors qu’elle avait déjà un élément de réponse assez clair : il était venu. Il n’aurait pas fait le déplacement s’il n’avait pas considéré que le jeu en valût la chandelle. Et au pire, il mettrait un peu d’action pour ne pas s’ennuyer. D’un signe de tête, il fit signe à la Renarde d’ouvrir le chemin, et il la suivit d’un pas tranquille. Clochette, de son côté, fit le tour de l’entrepôt pour chercher un moyen d’entrer.

Elle parlait beaucoup, avant d’agir, cette petite. Wildcard, lui, restait muet. Il voulait qu’elle prenne les initiatives. Qu’elle fasse montre d’un minimum d’indépendance. Après tout, c’était bien elle qui l’avait fait venir, elle ne devait pas s’attendre à ce qu’il fasse tout le travail. Après avoir toqué, elle prit un refus assez net. Jake avait bien vu que la porte ne serait pas évidente à défoncer, et il n’avait pas la carrure pour la forcer. Il resta donc immobile et silencieux. Quand soudain, la voix du type derrière la porte s’éleva, paniquée.

Putain c’est quoi ça ! Lâche-moi ! Dégage ! Putain !

Puis il y eut un choc sourd contre la porte. Le bruit d’un loquet que l’on ouvre. Wildcard appuya sur la poignée et fit pivoter le battant, en forçant un peu pour pousser le corps inerte, avant d’indiquer l’intérieur. Où il faisait plutôt noir, hormis à un endroit, une cinquantaine de mètres plus loin, derrière une pile de caisses. Des rires joyeux s’élevaient, ils semblaient ne pas avoir entendu leur pote crier.

Après toi, dit Jake, avant que Clochette n’apparaisse, pour se poser sur son épaule. La Renarde, Clochette. Clochette, la Renarde.

La fée toisa la demoiselle avant de reprendre son envol, pour aller se placer juste au-dessus des dealers, qui semblaient avoir fait un feu. Car c’était bien elle qui venait de les débarrasser du Cerbère. Voler autour de la tête, tirer les cheveux, frapper les yeux et les oreilles, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment énervé, et hop, qu’il s’assomme tout seul en voulant l’attraper. Wildcard était intervenu pour cette fois, il attendait maintenant que la suite soit gérée directement par la demoiselle. Il montra donc la petite assemblée.

Action. Montre-moi.

Il était là en backup s’il le fallait, mais il préférait ne pas avoir à s’en mêler encore une fois, sauf en cas d’extrême besoin. Après tout, c’était à elle de faire ses preuves. Pas à lui.
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Message posté : Sam 25 Jan 2014 - 20:16 Message
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Si elle s’était attendue à cela ? Aucunement. Les quelques cris la laissèrent de marbre et la porte s’ouvrit finalement devant eux. Avançant prudemment – elle ne pouvait être trop sure d’elle – son regard se posa finalement sur une silhouette volante. Ses sourcils se froncèrent alors qu’elle l’observait, soucieuse. Du moins, jusqu’à ce que Wildcard fasse les présentations et qu’elle hoche de la tête. Elle aurait pu être surprise par la petite demoiselle en face d’elle, mais avec tout ce qu’elle voyait tous les jours, notamment ses propres capacités, il y avait peu de choses qui arrivaient encore à surprendre la jeune demoiselle. Ginger aurait pu gentiment demander aux hommes de lui ouvrir, mais c’était tout aussi bien de cette façon. Des rires s’élevaient encore d’un peu plus loin dans l’entrepôt. Au moins n’avaient-ils pas été alerté par les quelques cris. Cela aurait pu leur porter à préjudice, en fait. Haussant finalement des épaules, la demoiselle replaça sa crinière brune pour poursuivre sa route dans l’entrepôt. Elle était plutôt embêtée de ne pas être percher sur ses talons vertigineux. Elle avait tendance à se sentir plus en confiance, lorsqu’elle faisait quelques centimètres de plus. La voix de Wildcard se fit de nouveau entendre, ce qui eut pour effet d’étirer un sourire confiant sur les lèvres de la belle. Après tout, elle était en total contrôle de ses propres capacités et elle avait confiance en ce qu’elle savait faire. Son regard suivit clochette pour ensuite retomber sur les hommes assis en rond autour d’un feu. Pour la subtilité, ils repasseront. Ses prunelles claires regardèrent autour d’eux. Il fut aisé de remarquer l’absence de fenêtre dans l’entrepôt. Autre la porte par laquelle ils étaient rentrés, il y en avait une autre à l’opposer. Et c’était tout. L’idée du feu dans un endroit, certes grand, mais dépourvu d’un quelconque échange avec l’extérieur, c’était tout à fait brillant – le tout dégoulinant de sarcasme –. S’ils souhaitaient mourir, il y avait bien d’autres façons sûrement plus rapide et agréable que l’asphyxie. Mais bon, ce n’était pas son problème, si ? Si l’on oubliait le fait qu’elle se trouvait dans ledit entrepôt, ce ne devrait pas être problématique.

Confiante, elle avança jusqu’à être à découvert. Les rires se turent alors que plusieurs paires de regard se braquèrent sur sa frêle silhouette. Un sourire enjôleur vint prendre place sur ses lèvres alors que ses yeux glissèrent sur les hommes installés devant elle. Ils semblaient tous ne pas être en état de réfléchir correctement. Bien. Ils ne devraient alors pas se poser bien des questions. Que ce soit quant à sa présence ici ou encore à ce qui allait se dérouler dans leurs têtes. Oh, Ginger aimait bien les hommes faibles. Ils étaient faciles. La surprise passée, quelques sourires apparurent sur les lèvres des hommes, ce qui fit hausser un sourcil à celle qui se tenait encore droite devant eux. « Alors les mecs, vous vous êtes commander une fille ? » Ce qui eut pour effet de les faires éclaté de rire. Elle fronça les sourcils, les lèvres pincées. Dire qu’elle était embêtée qu’on la prenne pour une prostituée de basse cour de serait qu’un doux euphémisme. Elle ne se laissa cependant pas démonter, préférant garder la tête droite et suivre les hommes dans leur rire. Qu’est-ce qu’ils étaient imbéciles, sachant que devant eux pouvait se trouver leur pire cauchemar. « Quel manque de classe venant de votre part » s’exclama-t-elle finalement, alors que les hommes furent calmés de leur fou rire. Elle aurait dut s’y attendre. Elle s’approcha encore, alors que les dealers ne s’en inquiétaient pas en outre mesure. Sauf un, qui la regardait avec insistance, comme pour chercher ce qu’elle venait faire en ces lieux. Et surtout, pourquoi est-ce que l’homme à l’avant l’avait laissé entrer ? Elle tenta d’ignorer ce regard soucieux posé sur elle, pour finalement prendre une place libre autour du feu. « Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut être considérer comme un leader, parmi vous ? » La réponse ne se fit pas attendre. « Oui. Mais en quoi est-ce que cela peut t’intéresser ? » Toujours cet homme soucieux. La Renarde allait devoir l’avoir à l’œil.

« J’aimerais pouvoir discuter avec lui. » Le tout d’un ton parfaitement innocent, comme si elle n’avait aucune idée derrière la tête. Plutôt que de s’attarder à celui qui semblait suspicieux, elle tourna son regard vers un autre, souriant doucement. Semblerait-il qu’il y en avait encore un avec toute sa tête dans le groupe. « Est-ce que je pourrais le voir ? » s’enquit-elle doucement, d’une douce voix feutrée. L’homme semblait hésité. Sûrement que celui qui dirigeait ce petit groupe n’était pas parmi eux. Ginger finit par lever les yeux au ciel, exaspérée. « Et bien, c’est que, c’est un peu impossible pour le moment… » Mensonge. Ne serais-ce qu’au ton de voix trop détaché, au regard fuyant et à sa respiration qui s’accélérait, il n’était pas obliger d’être mentaliste pour comprendre qu’il y avait anguille sous roche. Elle s’inclina vers l’homme, souriant tel un renard qui serait sur le point d’attraper sa proie. « Je suis sure que tu as envie de me dire où est-ce qu’il est, que je puisse m’entretenir. » L’homme allait répondre lorsqu’il fut coupé. « Non, il n’en a pas envie. » Agacée, elle tourna la tête vers l’inopportun. Les sourcils froncés, elle lui adressa un regard consterné. L’homme à qui elle s’était adressée se leva tout de même, se dirigeant vers l’endroit où quelques manteaux étaient accrochés. « Tu fais quoi là Stephen ? » « Chercher mon téléphone. » « Et pourquoi ? » « Appeler le chef. » Victoire pour la jeune et jolie Ginger, qui retint néanmoins un sourire victorieux. Il fallait déjà faire venir celui qu’ils disaient être leur chef, celui qui gérait ce petit groupe de dealer qu’elle n’était plus si sure que ça que de voir intégrer les rangs du Cartel Rouge. Toutefois, les plus hauts l’avaient demandé et c’était une bonne façon que de rentrer dans les bonnes grâces.

Le dénommé Stephen sorti son téléphone de son manteau et composa un numéro. Ce fut alors que le suspicieux se leva prestement pour lui retirer le portable des mains. C’était ennuyeux. Il y en avait encore un sobre dans le groupe, qui ne semblait pas apprécier en outre mesure la demoiselle. Elle se leva donc, embêter. Les autres hommes ne semblaient pas se soucier en outre mesure de ce qui se déroulait devant eux, préférant encore boire et rire, laissant les deux autres hommes gérer la situation. Si le colosse à l’entrer l’avait laisser rentrer, il ne devait pas y avoir de problème. Se postant devant celui qui venait de voler le téléphone, la Ginger ne fit que plonger son regard dans le sien. Il leva alors son bras pour lui tendre le téléphone. « Merci » souffla-t-elle, souriante. « Alors, quel est le numéro ? » Une fois le numéro en poche, elle s’excusa pour disparaître par où est-ce qu’elle était arrivée, non loin de l’entrée, regardant Wildcard qui était toujours présent. Souriante, elle composa le numéro et posa le téléphone contre son oreille. Après deux tonalités, quelqu’un décrocha. « Stephen ? T’as quoi à me déranger, là ? J’vous ai dit que vous pouviez utiliser le stock, mais j’veux pas être embarqué là-dedans ! Si y s’passe quelque chose, c’est d’votre faute, c’tout. » Seconde victoire pour le Cartel Rouge. « C’est intéressant de voir ce manque cruel de professionnalisme de votre part. » Un hoquet de stupeur se fit entendre. « C'est pas Stephen. » « Intelligent qui plus est ! » Le ton fut ironique, bien évidemment.

Elle marcha doucement, de long en large, le téléphone sur l’oreille. « J’imagine que vous ne voudriez pas que cette information parvienne aux Purple Hats. » Elle entendit l’homme grommeler quelque chose dans le combiner, alors que ses lèvres s’étirèrent dans un sourire satisfait. Si sa capacité d’hypnose ne fonctionnait pas au travers un appareil tel qu’un micro ou encore un téléphone, elle était cependant dotée d’arguments pour le faire venir. Elle donna donc quelques informations concernant à où est-ce qu’ils se trouvaient à l’homme, au téléphone. « À tout de suite. » Puis elle raccrocha, gardant cependant le téléphone entre ses mains. Plus loin, les hommes s’étaient rassis, ne s’inquiétant pas en outre mesure. Parce que, franchement, nul ne pouvait passer la porte sauf s’il l’avait décidé. Que des imbéciles. Finalement, ses yeux clairs se posèrent sur l’homme non loin d’elle. « J’ignore pourquoi le Cartel s’entête à les vouloir… Ils seraient plus utiles avec les Purple Hats, à utiliser leurs marchandises de la sorte. » Elle avait toujours bien fait son travail et de savoir que quelques uns avaient plus de valeurs qu’elle, que ce soit au sein du Gang des Fables qu’au sein du Cartel, tout en n’agissant que comme des idiots, avait de quoi la rendre un brin plus irritable. « Au fait, Clochette, c’est quoi en fait ? » Parce que cette demoiselle de petite taille n’était sûrement pas humaine. Et quitte à attendre celui qui était considérer comme le chef, autant se renseigner quant aux membres du Gang des Fables se trouvant dans le proche réseau de Wildcard.
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Message posté : Mar 28 Jan 2014 - 21:03 Message
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Wildcard, les mains dans les poches, suivit la Renarde jusqu’au moment où elle entra dans la lumière. Lui resta à la périphérie, en observation. Il se décala juste un peu, pour se dissimuler un peu plus derrière une pile de cartons, au cas où quelqu’un déciderait de venir faire un tour de ce côté-là. Il put entendre le premier commentaire s’élever, illustration de la grande finesse qui devait caractériser les esprits réunis autour du feu. La demoiselle attaqua immédiatement en cherchant quelqu’un à qui parler, une sorte de chef. Le leader du Gang des Fables déduisit rapidement que le chef en question n’était pas parmi les dealers, où il se serait déjà manifesté. Il fallait donc réussir à le faire venir. Là, il était curieux de découvrir comment la petite allait s’y prendre.

Les réticences des uns et des autres furent peu à peu balayées, alors qu’elle sapait leur volonté de ne pas obtempérer. Un premier annonça qu’il allait appeler le chef. Un second, après l’avoir intercepté, accepta de remettre le téléphone à la Renarde. Et tout ça sans aucun contact, juste en croisant leurs regards. Ce pouvoir-là était particulièrement intéressant. Et elle semblait bien le maîtriser, puisque dans la minute qui suivit, elle avait au bout du fil le fameux chef. Elle raccrocha sur un « à tout de suite » qui annonçait donc une arrivée plus ou moins imminente. Jake, lui, s’était éloigné un peu et avait récupéré un carton pour s’asseoir dessus. La Renarde le rejoignit bientôt, assez perplexe sur l’utilité que pouvaient avoir les dealers pour le Cartel.

D’une, ce sont des choses qui ne se discutent pas. Les ordres, ce sont les ordres. Ensuite, ces mecs-là, aussi pourris et camés qu’ils sont, sont bien plus utiles à vendre la marchandise du Cartel. L’objectif final, c’est de détruire les Purple Hats. Alors autant recruter un maximum de leurs hommes, non ? Quand ils ne seront qu’une poignée, on les écrasera.

Wildcard avait parlé sur un ton parfaitement neutre, avec une expression totalement impassible. Dans la pénombre, seul le blanc de son visage apparaissait. Puis il leva les yeux vers le plafond, et Clochette apparut : elle avait entendu son nom, prononcé par la demoiselle du Gang. Elle fusa jusqu’à elle et lui pointa un doigt menaçant sous le nez.

Clochette, viens là, ma beauté, lui dit Jake, en tendant la main.

Elle vint se poser au creux de sa paume, non sans réticence, et croisa les bras avec colère, en secouant la tête.

Gling, gling, gling.
Oui, je sais.
Gling, gling, gling.
Mais non, calme-toi.

Il la déposa sur son épaule avant de lever les yeux vers la Renarde.

Clochette n’est pas « quoi », mais « qui ». Fais attention, elle très susceptible, et si elle considère que tu lui manques de respect, elle a des moyens particulièrement vicieux de se venger.

Une légère pointe de fierté pouvait être perçue dans sa voix.

C’est une fée. Elle vient d’une forêt en Angleterre. Tu connais l’histoire de Peter Pan ? L’inspiration était toute trouvée quand Prof me l’a ramenée.

Il tourna la tête vers la fée, et souffla sur elle, faisant voler un peu de poussière. Elle émit un tintement joyeux.

Elle est membre à part entière du Gang. Si tu veux grimper dans les échelons, évite de vexer ceux qui vivent déjà à l’As de Pique.

C’était un conseil, un vrai, mais toujours présenté sur le plus neutre des tons. Dans les trente secondes qui suivirent, un bruit de moteur se fit entendre à l’extérieur. Une voiture qui approchait.

Tiens, il a fait vite.

A priori, ça ne pouvait être que l’homme qu’ils attendaient. Sinon, il faudrait improviser. Mais ça tombait bien, l’improvisation, Wildcard adorait ça. Parce que c’était bien les imprévus qui mettaient du piment dans la vie, en rompant la monotonie, en faisait dérailler les plans bien huilés.

Je te laisse gérer. N’oublie pas l’objectif finale, petit renard. Clochette ?

Il adressa un clin d’œil à la demoiselle, au moment où la fée se plaçait au-dessus de la tête de Jake, qui se mit à s’élever dans les airs. Il plana lentement jusqu’à une poutre métallique à quatre ou cinq mètres au-dessus du sol, et sur laquelle il s’installa. Le point de vue serait idéal pour observer la scène. Il se rendit compte qu’il n’avait pas déplacé le corps inerte du garde… tant pis, la Renarde allait bien trouver un moyen, une explication. À moins qu’elle ne soit elle-même suffisamment forte pour le bouger, ce dont il doutait cependant.

Gling, gling, gling.
Mais non, elle se débrouille pas mal. Elle est peut-être un peu trop sûre d’elle, mais le jour où ça lui jouera des tours, elle comprendra. Pour l’instant, ça se passe plutôt bien.
Gling, gling, gling.
T’es bête, Clochette, quand tu t’y mets.
Gling, gling, gling.
Moi aussi, je t’adore, ma beauté.
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Message posté : Sam 1 Fév 2014 - 7:11 Message
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Raccrochant le téléphone, elle se tourna vers Wildcard, commentant bien évidemment le manque de professionnalisme dont faisaient preuves les dealers des Purple Hats. Si cela n’en tenait qu’à elle, elle les aurait laissé ruiner le groupe de criminel en vidant leur marchandise. Toutefois, semblerait-il que la brune n’ait pas son mot à dire sur la situation. Les ordres étaient les ordres et recruter les dealers des Purple Hats pour le compte du Cartel Rouge semblait une bonne idée pour démolir le groupe ennemi. Elle aurait très bien pu répliquer, comme quoi ces quelques dealers pourraient aussi amener le Cartel à sa perte, mais elle étouffa ces quelques paroles. Mieux valait faire bonne figure, surtout si elle souhaitait grimper dans les échelons du Gang des Fables. Parlant du Gang des Fables, elle connaissait déjà Maléfique de nom et Wildcard. Toutefois, celle qui voletait au-dessus d’eux, jamais. C’est donc tout naturellement qu’elle demandait qui – ou plutôt quoi – était la petite demoiselle. Semblerait-il que ce fut assez pour que cette dernière redescende pour darder un doigt menaçant face à son nez. D’accord. Semblerait-il qu’elle n’était pas particulièrement commode. Sans se laisser démonter, elle le regarda alors que l’homme maquillé la rappelait à lui. Non, parce que l’idée de se mettre à dos une fée – c’était bien ce qu’elle était – aux capacités sûrement terrifiantes, cela ne l’enchantait pas spécialement. Ginger se contenta donc d’hocher de la tête aux informations que lui donnait le chef du Gang, Tout en assimilant bien rapidement qu’il vaudrait mieux qu’elle ne cherche pas à insulter Clochette, sans quoi le sort qu’elle pourrait lui réserver serait très certainement terrible. Et puis, comme Wildcard le lui avait précisé, si elle souhaitait se faire une place au sein du Gang des Fables, à l’As de Pique surtout, mieux valait éviter que de se faire des ennemis au sein du Gang.

Un grondement de moteur se fit entendre alors que la demoiselle relevait la tête, intéressée. Il avait fait vite. Comme quoi savoir que ses hommes étaient sûrement menacer par une inconnue ne semblait pas lui plaire. « Évidemment » glissa-t-elle alors que Wildcard s’élevait dans les airs, pas le moins étonné. Elle en avait assez vu pour ne plus s’étonner de quelques capacités qui, pour plusieurs, relevaient de la magie. D’une démarche confiante, elle se dirigea vers la porte. Une moue vint se dessiner sur son visage à la vu du corps inerte. Soit, elle n’aurait qu’à trouver une excuse, ou encore à faire croire à l’homme qu’il était inintéressant. Derrière la porte, elle attendit patiemment que l’homme daigne sortir de sa voiture pour s’approcher. Trois coups se firent entendre. Levant les yeux au plafond, elle posa sa main sur la poignée de porte pour ouvrir cette derrière. En face d’elle, un homme particulièrement surpris de retrouver la demoiselle ici présente. « Où est Josh ? » demanda-t-il tout en reculant de quelques pas. La brune haussa un sourcil, soucieuse. « Qui ? » « Celui qui s’occupe de la porte. » Ah. Ce n’était donc pas celui qu’elle attendait. Souriant doucement, elle plongea ses yeux bleus dans son regard. « Tu vas repartir, comme si de rien n’y était. Tu ne m’as jamais vu et tu n’as même jamais eu l’idée de venir ici. D’accord ? » Toujours souriante, elle laissa l’homme repartir, faisant gronder son moteur pour finalement quitter les Docs. Elle souffla, tout en jetant un regard à l’extérieur. Combien de temps allait prendre le chef de la bande avant d’arriver jusqu’ici ?

Le don de la belle était sûrement son plus grand atout et le plus beau cadeau qu’elle aurait pu recevoir. Lui permettant de se sortir de bien fâcheuses situations, cela lui permettait aussi de régler rapidement les quelques problèmes qui pourraient survenir. Quelques mots et un regard et voilà, ils étaient sous son charme. Refermant la porte, elle regagna l’intérieur, regardant distraitement le téléphone qu’elle avait subtilisé aux hommes. Puis ses prunelles se posèrent sur l’homme au sol, alors qu’un sourire presque contrit vint se dessiner sur ses lèvres. Elle n’avait très certainement pas la force de faire bouger un tel gaillard, elle allait donc devoir faire avec. Après tout, rien ne lui semblait impossible. Sûrement trop confiante quant à ses capacités, elle se tenait le dos droit, la tête haute et le regard fier. Marchant de long en large, attendant la suite des évènements, elle ne put que soupire d’impatience. Parce qu’il souhaitait réellement jouer à ce petit jeu-là et se faire attendre ? Ginger n’était pas de celle à désirer les autres. Elle se faisait désirer, c’était tout. Ce jeu ne marchait bien évidemment que dans un sens pour la parfaite égoïste qu’était l’américaine. Un bruit fracassant manqua de la faire sursauter. Gardant son sang froid, elle tourna la tête vers la porte qui… Venait tout bonnement d’être défoncée. Cela avait dut alerter les hommes parce que toutes discussions cessèrent immédiatement. Pivotant sur ses talons, elle tomba nez à nez avec l’homme qu’elle avait renvoyé quelques instants plus tôt, une arme levée devant lui et braquer sur la frêle silhouette de la Renarde. Ça, ce n’était pas prévu.

Elle ne se départi cependant pas de son air impassible, un peu trop sure d’elle-même, malgré le canon qui était tout droit diriger vers sa tête. « Lorsque Karl m’a appelé, j’y croyais pas, qu’une fille ait pu entrer comme ça, que les mecs posent de question. Il s’agit-là d’une capacité intéressante » susurra-t-il. Le sang de la demoiselle ne fit qu’un tour. Ce dernier semblait immunisé à ce qu’elle pouvait faire. Du moins, c’était ce que venait d’en déduire la voleuse, comme il n’était pas reparti comme elle l’avait si gentiment demandé. Désarmée et sans aucun atout vis-à-vis l’homme en face d’elle, elle avait cependant plus d’un tour dans son sac. Si la surprise était quelque peu embêtante, cela faisait parti de son quotidien. Même si, jusqu’à maintenant, elle ne s’était jamais retrouvée confronter à quelqu’un pouvant contrer avec autant d’aisance son don. Elle savait que ces personnes existaient, elle-même étant dotée d’un bouclier mental particulièrement puissant, mais elle n’avait jamais été mise face à face avec ce type de mentaliste. « Puis quand Dean m’a annoncé via son téléphone que tu avais manipulé avec une aisance déconcertante Stephen, j’ai sut immédiatement que je me devais d’entrer en jeu. » Le regard de la brune glissa vers les hommes assis autour du feu. Comme ça, Dean était le nom de celui qui lui jetait un regard suspicieux depuis le début. Était-il, lui aussi, doter d’un bouclier mental ? Ou alors elle avait encore une chance de le manipuler à sa guise.

Levant les mains en signe de résignation, elle eut un faible sourire. « Ne trouvez-vous pas cela injuste, de pointer le canon de votre arme vis-à-vis une femme menue et, surtout, sans aucune arme ? » Parce qu’il fallait le dire, sans son pouvoir d’hypnose, elle se sentait un peu prise au dépourvue. Elle recula d’un pas, puis de deux. Jusqu’à ce qu’un coup de feu se fasse entendre. Un peu plus et elle y passait. Semblerait-il qu’il aimait se jouer de ses proies. « Aucun geste. » « Soit alors » grommela-t-elle. Elle se rendit compte rapidement que le silence s’était fait dans les lieux. Après tout, une porte défoncée et un coup de feu, cela avait tout pour attirer l’attention. Même que les plus curieux en vinrent à s’approcher de la jolie jeune femme et de l’homme armé. « Je crois cependant que vos chers amis, notamment Stephen, souhaitent réellement que vous me fassiez du mal. » Elle avait mentionné bien fort le nom, pour être sure que le concerner porte attention à ce qui allait suivre. « Je serais même sure qu’ils seraient prêt à tout pour me défendre. » Ce fut sur ces belles paroles que le dénommé Stephen vint se glisser entre la renarde et son adversaire, alors qu’un sourire victorieux naquit sur son visage. « Et je suis sure que Dean souhaite sincèrement me remettre une arme entre les mains. Il doit bien y en avoir par ici, non ? » Des pas se firent entendre, se rapprochant d’elle. Une arme vint naturellement se poser dans sa main. Si elle ignorait comment utiliser une arme à feu, elle en vint à penser que ce ne devait pas être bien sorcier. « Voyez-vous, ce n’est pas parce que… » Un second coup de feu se fit entendre, le dénommé Stephen s’écrasant mollement au sol. « S’il le faut, je tuerais tous ceux qui se retrouveront sous ton contrôle. Ne va pas croire qu’ils puissent être d’une quelconque importance. » De retour à la case départ, alors qu’un canon était pointé vers elle. À la différence étant qu’elle tenait maintenant une arme entre ses mains. Aurait-elle cependant le temps de faire quoique ce soit avant d’être lamentablement descendu ?
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Message posté : Mer 5 Fév 2014 - 21:38 Message
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Wildcard, de son perchoir, suivit l’évolution de la situation. D’abord, la Renarde renvoya le type qui n’était visiblement pas le chef. Puis il y eut de l’attente. Le leader du Gang sortit un paquet de cartes et se mit à les mélanger, machinalement, de différentes manières, juste le temps que ça passe, qu’un truc se produise. Les dealers avaient repris leurs conversations et leur consommation comme s’ils n’avaient jamais été interrompus. Puis un bruit de moteur, de nouveau, rompit le silence. Peu avant que la porte vole en éclats. Il y avait là un homme, armé, qui braquait la demoiselle, et qui s’avéra être totalement imperméable à ses charmes. Quel dommage. Jake rangea ses cartes et s’intéressa de plus près à l’échange. Si elle s’en sortait, elle avait beaucoup de mérite. Si elle ne s’en sortait pas, c’était sans doute qu’elle n’avait pas les capacités pour s’élever…

Les hommes s’étaient interrompus et réunis autour de la petite hypnotiseuse et du mec armé, sûrement une sorte de chef. La suite fut une nouvelle démonstration des talents de la petite, qui réussit à se procurer une arme sans lever le petit doigt. Jusqu’à ce que Stephen ne s’effondre, froidement abattu d’une balle. D’accord. Celui qui s’était fait un devoir d’intervenir ne plaisantait pas, et était même prêt à tuer ses propres sous-fifres s’il le fallait. Mais il manquait quelque chose dans cette histoire. Un trou béant. Pourquoi tuer les dealers plutôt que la jeune fille ? Ils étaient utiles, même si particulièrement stupides pour la plupart. Elle, elle était utile également, mais le balèze avec le flingue n’avait posé aucune question, ni aucune condition. Il se contentait de la braquer.

Qu’est-ce que t’es venue faire ici ? demanda le type, au moment où Wildcard allait descendre pour souligner le problème.

Clochette, de son côté, s’était absentée pour faire un tour du bâtiment, et elle revint raconter à Jake qu’il y avait d’autres hommes à l’extérieur. Trois. Un dans la voiture, deux à côté. Armés. Ce qui ne jouait pas vraiment en faveur du Gang des Fables. Il décida de laisser Ginger aux prises avec son interlocuteur. Après tout, maintenant, elle était armée. En tâchant de rester dans l’ombre, il flotta jusqu’à la porte et, muni du Brouillard de la Belle aux Bois Dormants, il fonça vers les types à l’extérieur. Qui n’eurent pas le temps de réagir. Ils s’écroulèrent tous les deux, endormis. Le troisième s’extirpa tant bien que mal de la voiture, mais constata qu’il n’y avait personne.

Merde ! Freddy, Johnny ! lança-t-il, en allant s’agenouiller auprès de ses complices.

Jake atterrit sur le toit du véhicule et leva les yeux au ciel. Pourquoi est-ce que les hommes de main s’acharnaient à baisser leur garde chaque fois que des copains à eux se faisaient mettre hors d’état de nuire ? Il reprit son vol et vint se placer en station juste au-dessus du mec. Ce dernier se redressa et regarda partout autour de lui. Pourquoi aurait-il regardé en l’air ? Wildcard toussota. Le gars leva la tête. Et se prit un petit nuage de gaz.

Bonne nuit !

Jake, toujours indifférent à ce qui se passait à l’intérieur, récupéra les armes, trois fois la même, des Glocks, en garda un, prit les chargeurs des autres et alla jeter le reste dans l’eau. Puis il ouvrit le coffre de la voiture. Vide. Il n’y avait rien dans la bagnole… Tant pis. Il soupira et revint tranquillement à l’intérieur. La Renarde était toujours vivante, ce qui était plutôt une bonne chose pour elle. L’un des dealers lança :

Y a quelqu’un là-bas !

Tous les regards se tournèrent dans la direction qu’il indiquait, mais il n’y avait personne. Wildcard s’était de nouveau glissé dans l’ombre avant de s’envoler. Il était désormais juste au-dessus du groupe. Ce qu’il espérait, c’est que la demoiselle avait temporisé et s’était arrangée pour ne pas se mettre toute la bande à dos. Le conteur décida tout de même d’être sûr que la seule vraie menace n’en resterait pas une très longtemps. Le Glock à la main, il descendit derrière celui qui était immunisé au pouvoir de la Renarde, et qui avait donc toujours son flingue, et il le lui colla tout contre la nuque.

Si tu bouges, j’te fume. Et contrairement à toi, je vais pas me défouler sur mes potes avant.
C’est pas mes potes.
Oh, oui, évidemment. Tes larbins.
On est pas des larbins !

Wildcard se décala un peu, juste ce qu’il fallait pour que la lumière éclaire son visage maquillé.

Putain c’est quoi ça !?
Ça, ça va devenir ton pire cauchemar si tu la fermes pas, mec.

Qu’est-ce qu’il était agaçant, quand il parlait, avec sa voix haut perchée !

Et donc, avant que j’arrive, vous en étiez où ? Y avait des négociations ? On conclue comment ? On s’arrange ? Ou je répands ton cerveau sur le sol ?

Le ton neutre et l’impassibilité du visage pouvaient être très convaincants. Il valait mieux ça, parce que Wildcard n’avait jamais tué personne de sa vie. Mais il y avait un début à tout.
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Message posté : Sam 8 Fév 2014 - 16:24 Message
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Elle leva les yeux au ciel, un brin agacée par la situation qui ne semblait pas tourner à son avantage. Au moins était-elle désormais armée. Et, malgré le fait qu’un canon était pointé sur sa tête, elle ne pouvait se départir de son air arrogant, de ce regard qui se voulait supérieur. « Ce que je veux ? Il me semblait que ce fut clair. Parler à votre chef qui a préféré vous envoyer vous plutôt que de venir ici, comme convenu. » Elle fit mine de réfléchir quelques instants, ses prunelles azurées se posant sur la silhouette qui lui faisait face. « Ce qui est particulièrement lâche, en réalité. » Son regard cherchait quelque chose. Était-il réellement immunisé à ses talents ? Ou peut-être y avait-il autre chose. Bon, elle l’avait regardé droit dans les yeux pour lui demander de partir. Cela n’avait pas fonctionné. Ce qui était particulièrement rare, elle devait se l’avouer. C’était bien la première fois qu’elle faisait face à quelqu’un avec les capacités de résister à son charme. Elle allait donc devoir improviser, essayer de gérer une situation qu’elle ne semblait plus contrôler. Reprendre le contrôle, reprendre le dessus, c’était ce qu’elle devait faire en premier lieu.

L’arme toujours entre ses doigts graciles, elle fit un pas. L’arme adverse se leva précipitamment. C’était intéressant, comme réaction. Elle aurait presque dit qu’il semblait la craindre. S’il s’était montrer nonchalant depuis le début, son regard anxieux et l’arme rivée sur elle exprimait clairement qu’il avait peur qu’il s’avance vers elle. Ce qui voulait dire qu’il n’était peut-être pas tout à fait immunisé à ses capacités. Ou alors avait-il simplement peur qu’elle retourne les gaillards qui les entouraient contre lui. Ce qui serait amusant comme idée, en fait. Souriant doucement, elle inclina légèrement la tête. « J’ai dit, pas un geste. » Ginger eut envie de rire tant la situation lui semblait absurde. Dans son autre main se trouvait toujours le téléphone qu’elle avait gardé. Elle recomposa donc le dernier numéro et plaça le téléphone portable contre son oreille. « Qu’est-ce que tu fais ? » « J’passe un coup de fil, vous voyez pas ? » « Lâche ce téléphone, maintenant. » « Ne vous inquiétez pas, j’appelle simplement votre chef. » Le regard de la brune se fit dur, alors qu’elle attendait patiemment que l’homme à l’autre bout du fil décroche. « T’as finalement réussi à l’autre greluche hors d’état de nuire ? » Ginger étouffa un rire sarcastique. « Malheureusement non. L’autre greluche vous attend. » Elle fusilla du regard celui qui lui faisait face. Ce qui était amusant dans cette histoire, c’était peut-être que, malgré l’arme dirigée vers elle, il ne semblait pas vouloir tirer. Pouvait-elle réellement être si terrifiante, du haut de son mètre soixante-dix ? « Je croyais vous avoir dit d’arriver le plus tôt possible, non ? » « Je… C’est que… » « Je vous attends. Et ne déconnez pas, cette fois-ci. » Elle raccrocha, souriant doucement. « Nous allons avoir de la visite. » Et elle semblait bien heureuse de cette nouvelle. La Renarde n’était pas reconnue pour sa patience.

« Ce qui me surprend, c’est que vous n’avez toujours pas osé tirer. » Ce n’était pas elle qui allait s’en plaindre, cela allait de soit. Mais elle restait curieuse, quant à savoir ce qui poussait l’homme à la menacer sans jamais mettre sa menace à exécution. C’était quelque chose d’intéressant, en réalité. Elle avait vaguement entendu, à quelques reprises, que certains hommes étaient effrayés par les supers, en fait. « Vous imaginez quoi ? Que si vous tentez de tirer, je serais en mesure de vous abattre d’un seul regard ? » L’idée était intéressante, cela dit. « Qui sait ? » Elle haussa ses frêles épaules, souriant innocemment. Ne pas laisser les autres connaître l’étendu de ses capacités. Cela instaurait une certaine méfiance qui pouvait, comme dans l’actuelle situation, lui sauver la vie. Une nouvelle fois, elle fit mine de réfléchir, alors qu’un silence de plomb venait de s’Installer entre les murs de l’entrepôt. « Ou alors c’est que votre chef a demandé à me laisser en vie ? » Elle hésita cinq secondes. « Il a clairement demandé si vous m’aviez mise hors d’état de nuire, non pas si je n'étais plus de ce monde. » Ce qui tournait la situation à son avantage. Si l’homme qui lui faisait face n’avait pas répondu, elle sentait tout de même qu’elle avait mis le doigt sur quelque chose. Après tout, qu’une femme ait réussi à mettre dans sa poche tous les dealers ici présents, cela pouvait effrayer un tantinet. Une chance n’avaient-ils pas encore vu Wildcard. Alors là, ils auraient eu tôt fait de perdre connaissance. Parce que, physiquement, la Renarde n’était pas spécialement menaçante. « Mais ce fut bien tenter, je tiens à le préciser. J’ai presque eu peur pour ma vie. »

Son arme lui paraissait désormais désuet, maintenant qu’elle était sure qu’il n’allait pas tenter quelque chose contre elle. Ou du moins, pas quelque chose qui pourrait la tuer sur le coup. Un dernier mystère résidait, à savoir comment avait-il réussi à résister à son don qui s’était longtemps montrer infaillible. Il faudrait qu’elle pense à en tester les limites, pour savoir jusqu’où pouvait-elle aller, avec son talent d’hypnose. Mais pour le moment, mieux valait préparer l’arriver du chef. « Les mecs » ils tournèrent la tête vers la brune « venez ici. À vrai dire, j’aimerais bien que vous veniez vous installer autour de moi, histoire d’être sure que rien ne m’arrive. » Elle vit les hommes s’avancer. « Si quelqu’un tente quoique ce soit contre moi, je veux que vous l’abattiez. Sauf l’homme maquillé. Lui, vous ne le touchez pas. » Mieux valait prévenir que guérir. Elle se doutait que Wildcard n’attenterait pas à sa personne, mais mieux valait éviter qu’il se retrouve avec une balle en pleine tête. Le concerné vint à revenir dans l’entrepôt. Elle ignorait comment il était sorti, sûrement avait-elle été trop concentré par l’homme qui avait finalement baissé son arme, voyant qu’il ne pourrait très certainement rien contre elle. Ce fut brillant que d’envoyer un homme doté d’un bouclier mental pour tenter de l’arrêter. Dommage qu’elle ait eu plus d’une carte dans son sac. Elle écouta l’échange distraitement, souriant doucement. Il semblait carrément terroriser, maintenant que le chef du Gang des Fables avait fait son entrer en jeu. Gang dont Ginger aimerait bien rejoindre les rangs. Parce que si les vols en solo étaient bien, il n’en restait pas moins qu’elle souhaitait se faire une place parmi eux, dans l’univers du crime.

« Le chef arrive. Réellement cette fois. » Autrement, Ginger allait très clairement s’énervée. Et elle était armée, c’était donc une mauvaise idée. « Il a préféré envoyer un de ses hommes de main plutôt que de venir lui-même. » Elle soupira, un air un peu défaitiste. Finalement, une voiture arriva. Encore. C’est qu’il allait y avoir un peu trop de personne dans cet entrepôt. Au moins était-elle encerclée par de solides gaillards qui seraient en mesure de la protéger si quelque chose tournait mal. Après tout, mieux valait exploiter ses capacités que de tenter une mission suicidaire. La Renarde n’était pas physiquement imposante ni spécialement douée au corps à corps. Son don lui évite bien des problèmes. Un homme ouvrit la porte. « C’est qui la connasse ? » demanda-t-il d’une voix énervé. C’était bien le chef avec qui elle avait parlé au téléphone. Toutefois, l’air sur son visage changea en voyant son homme de main avec l’arme baissé et les autres dealers situés stratégiquement autour de la brune. Sans compter Wildcard qui avait des allures plutôt menaçantes. « C’est quoi ce bordel… » demanda-t-il d’une voix soudainement devenue blanche. C’était amusant, en fait, comme situation. Du moins, pour une demoiselle comme Ginger. Elle fit quelques pas vers le chef, talonnée par les dealers. « Il s’agit surtout que vous travaillez pour les mauvaises personnes » avança-t-elle, un sourire satisfait sur les lèvres. Oh, elle pourrait aisément utiliser son don pour le faire changer d’idée et l’entraîner au Cartel. Mais Ginger était de celles qui aiment bien s’amuser de la misère de leurs victimes. Par moment du moins. « Travailler pour le Cartel Rouge plutôt que pour les Purple Hats ne vous intéresse pas ? » Elle haussa les épaules, nonchalante, observant son interlocuteur qui, soudainement, se sentait bien petit. Bien qu’il ne fût pas à proprement parler menacer, la situation devait être assez difficile. « Je vous laisse même le choix, n’est-ce pas une preuve de notre bonne foi ? » Autrement, s’il disait non, elle en viendrait à une manière un peu plus radicale.
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Message posté : Mer 12 Fév 2014 - 18:03 Message
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Elle se débrouillait plutôt bien, en fait. Wildcard gardait le canon de son arme tout contre la nuque de l’homme, qui avait fini par baisser la sienne. Et le fameux chef se pointa, assez déconcerté devant la situation. Les criminels du Cartel n’étaient que deux, mais ils avaient pris un ascendant psychologique indéniable sur l’ensemble du groupe. Et si leur chef avait perdu son arrogance, il y avait peu de chances pour qu’il puisse ne serait-ce qu’espérer renverser la situation en sa faveur. Le leader du Gang des Fables eut un sourire presque imperceptible quand les mots « bonne foi » furent prononcés par la Renarde. C’était assez cocasse. Mais cela eut le mérite de plonger le chef dans une sorte de réflexion silencieuse.

Tiens, donne ton arme, toi, demanda Wildcard d’une voix posée, en tendant la main vers celui qu’il tenait en joue.

Quand il eut un pistolet dans chaque main, il fit un pas en arrière et baissa le bras. S’il avait fait ça, c’était pour une raison particulièrement simple : il voulait éviter d’avoir une crampe. Lentement, il se déplaça, formant un arc de cercle, pour se placer juste derrière le dernier arrivé, qui le suivit du regard, visiblement inquiet. Son cerveau devait bouillonner. Pour de nombreuses raisons. La proposition était intéressante, c’était incontestable, parce qu’il pourrait continuer ses activités, mais il changerait simplement de patron. Peut-être pouvait-il même négocier quelques avantages. Mais s’il allait voir le Cartel Rouge, il tournait le dos aux Purple Hats. Et là, le grand groupe rival à Star City n’apprécierait sans doute pas d’être ainsi ralenti dans sa course pour concurrencer l’organisation de César. Il y aurait des représailles. Dans les deux cas, il sentait qu’il devrait entrer en guerre avec l’un ou l’autre. Il fallait donc choisir un camp, et s’assurer que ce camp le protégerait suffisamment pour qu’il ne regrette pas son choix.

T’as le choix, c’est vrai, mais faut pas non plus croire que t’as toute la nuit pour donner une réponse.
C’est que… mon chef…
C’est pas toi, le chef ?
Si, mais…
T’as un type avec un grand chapeau violet qui te donne des ordres, c’est ça ?
Oui, les Purp…
Et donc tu envisages de l’appeler pour lui demander si tu peux résilier ton contrat pour aller signer chez l’ennemi ?
Non, je…
Alors, c’est quoi, ton putain de problème ?
J’ai peur que…
T’as peur ? Pauvre chou. Je te plains. Je te ferais bien un câlin pour te consoler et te réconforter, si j’avais pas envie de t’éclater la tronche, là, tout de suite.
Si tu me…
Quoi, tes mecs vont se jeter sur moi pour te venger ? Au contraire, ils auront même plus besoin d’être contraints pour se ranger derrière moi. T’es juste un looser. Alors si tu veux pas t’enfoncer, dis oui. Laisse tomber les Purple Hats.

Silence. À l’extérieur, un énième bruit de moteur se fit entendre. Par une voiture, sûrement une moto. Wildcard jeta un œil vers la porte ouverte. Il se tourna vers la Renarde.

Continue à le cuisiner, je veux qu’il dise oui. S’il moufte, tire-lui une balle dans le genou. Et même si tu rates, ça fera toujours de l’effet.

Lui-même se dirigea vers la sortie, un flingue dans chaque main. Quand il arriva dehors, il vit une grande silhouette à côté d’une moto. Une silhouette coiffée d’un grand chapeau. Une silhouette immobile. Les deux hommes s’observèrent un moment en silence, sans pouvoir voir le visage de l’autre. Après quelques instants comme ça, ce fut finalement le chapeauté qui s’avança. Ses traits apparurent brièvement dans un rai de lumière venait d’un lointain réverbère : il portait un masque sur les yeux. Et c’est d’une voix plutôt caverneuse qu’il prit la parole :

Je savais bien qu’il y avait du grabuge par ici.
Tu sais que c’est pas très prudent de se pointer ici, surtout avec une tenue pareille ?
Des menaces ?
Non, un constat.
Dis-moi. Cet imbécile, qu’est-ce qu’il a dit ?
Ah, tu dois vouloir parler de l’imbécile-en-chef. Il a rien dit. Il flippe. Tu devrais, toi aussi.
Des menaces, cette fois-ci ?
Je ne fais jamais de menaces. Seulement des promesses. Tu sauras quand je te ferai une promesse.
Je t’aime bien. On a besoin de gens comme toi, tu sais.
Sûr que si vous avez que des cons et des incapables, vous devez avoir besoin de gens comme moi.
Que dirais-tu de discuter ?
C’est pas ce qu’on est en train de faire ?
Tu me lasses, finalement.
Casse-toi. Va dire à tes potes que le Cartel va vous bouffer. Vous êtes pas de taille.

Silence. La silhouette finit par pivoter, remonter sur sa moto, avant de s’en aller. Wildcard le regarda s’éloigner. Si le type au chapeau était venu seul, était-ce pas choix ? Était-ce parce qu’il n’avait pas assez d’effectifs pour envisager d’éliminer ou neutraliser la menace sur les dealers ? Il finit par revenir à l’intérieur, avant de lancer d’une voix sonore :

Alors, verdict ?

Si c’était un non, le chef se prendrait une balle dans la tête, ou quelque chose comme ça. Les autres abandonneraient lâchement leurs positions, si ce n’était déjà fait. Dans tous les cas, le Cartel serait certainement gagnant.
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Message posté : Mar 18 Fév 2014 - 4:08 Message
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Elle hocha doucement de la tête sous les ordres du chef du Gang des Fables. Ginger était douée pour cuisiner les hommes et les amener à penser comme elle, à lui obéir. Elle s’avança donc, souriant doucement, toujours l’arme en main, devant les deux hommes désarmés. Il y en avait certes un dont elle ne pouvait pas avoir le contrôle, mais pour l’autre, ce sera assez facile. Elle eut donc un sourire assez mauvais tout en posant ses prunelles bleues sur l’homme, le chef, de ce qu’elle avait bien pu comprendre de tout ce qui s’était déroulée devant elle depuis qu’elle avait mis les pieds dans le bâtiment. « Tu as peur alors ? Comme c’est mignon » siffla-t-elle d’une voix sûrement trop doucereuse que cela pouvait presque donner froid dans le dos. Ginger n’avait pas toujours été cette femme débordante de confiance. Et même encore, ce n’était qu’en apparence. Une façade qu’elle s’était forgée pour atteindre les buts qu’elle s’était fixée. Au moins, si elle n’avait pas confiance en elle, elle avait confiance en ses capacités, ses talents qui ne l’avaient jamais laisser tomber. Certes, elle s’affrontait parfois à certaines personnes face à qui elle ne pouvait rien, mais cela ne l’empêchait de se savoir infaillible. Car cet homme ne l’effrayait en rien. Il ne pouvait même pas tirer. Et elle aussi, elle était armée. Sans compter ceux qui avaient formés un arc de cercle pour mieux pouvoir la protégé. C’était presque agréable de se sentir assez importante pour que d’autres veuillent la maintenir en vie. Même si, pour certains, il s’avérait que cela était contre leur gré. « Tic toc, tic toc, tic toc » fit-elle à haute voix, ses yeux azurs plongeant dans le regard de l’homme qui lui faisait face. Il avait levé son regard sur la silhouette de Ginger, alors que la panique s’y lisait clairement.

Faisant encore un autre pas, elle le vit reculé. Machinalement, elle braqua le canon sur sa jambe. « Tu ne l’as pas entendu ? Tu tentes quoique ce soit et j’tire » le menaça-t-elle, toujours souriante. Un sourire mauvais qui pouvait faire peur et qui contrastait avec les traits angéliques de la Renarde. C’était l’un de ses plus grands avantages. Son visage de porcelaine, encore très jeune et presque adorable lorsque ses lèvres se retrouvaient étirés d’un franc sourire. Mais elle avait autre chose à faire que de sourire gaiement. Pour le moment, il y avait son avenir au sein du Gang des Fables et, par extension, au sein du Cartel Rouge, qui était en jeu. Mieux valait rester concentrer sur la mission. « Tu n’as pas envie de me faire perdre patience, tu sais » lui précisa-t-elle, désignant du regard son arme, bien qu’il ne s’agissait pas de la plus grande menace, concernant Ginger. Elle leva l’arme, ce qui eut pour effet de braquer le chef. Elle tendit l’arme à l’un des hommes à ses côtés, qui l’attrapa entre ses mains. « Tu vas pointer l’arme contre ta tempe » dit-elle en s’adressant à l’homme armé. La Renarde n’avait jamais eut de conscience morale. Pour elle, les autres n’avaient aucune importance. Elle faisait ce qu’elle voulait, quand elle le voulait, abusant à outrance des autres. Qu’ils soient vivants ou morts, peu lui importait. Elle n’avait jamais pris la peine de s’attarder à quelques états d’âmes. L’homme s’exécuta, braquant le canon de l’arme contre sa tempe. Un mot et Ginger le descendait, comme ça, parce qu’elle en avait envie. Bien qu’un deuxième mort pourrait être particulièrement mal venu. Toutefois, ne devait-elle pas faire avec les moyens du bord ? S’il s’agissait-là d’une manière efficace de faire plier le chef et d’amener ses hommes travaillé pour le Cartel Rouge, alors ce ne serait pas une grande perte.

Elle croisa ses bras sur sa poitrine, un sourire satisfait sur les lèvres. Elle avait bien vu les prunelles dilatées du chef, comme s’il tentait d’analyser ce qu’il se passait devant lui, réalisant lentement mais sûrement que ses options devenaient de plus en plus limitées. Ginger éprouvait une profonde autosatisfaction lorsqu’elle s’amusait de la sorte avec ses victimes et que ces dernières réalisaient qu’il s’enfonçait lentement mais sûrement. « Il y a plusieurs moyens de te convaincre de rejoindre le Cartel Rouge. Toutefois, j’ai voulu être sympa et te laisser le choix. » Un rire bien ironique franchit ses lèvres alors qu’elle leva les yeux au ciel – ou plutôt au plafond. Il était clair qu’il n’y avait aucun choix, sauf peut-être l’illusion que d’avoir une quelconque influence sur la joute verbale qui se déroulait actuellement. Alors que, en réalité, si Ginger avait été surprise de faire face à un homme dont elle ne pouvait contrôler, elle avait rapidement repris le dessus sur la situation. Elle appréciait l’improvisation, en réalité. C’était beaucoup plus amusant. « À vrai dire, tes choix se résument plutôt à… » Elle fit mine de réfléchir, tapotant son menton d’un doigt. « Soit tu rejoins le Cartel Rouge ou alors je fais en sorte que tu t’exploses toi-même la cervelle. » Elle haussa les épaules, un air innocent dessiné sur son visage, comme si l’idée que de mener à sa propre mort ne l’embarrassait pas plus que cela. Bon, certes, il allait falloir nettoyer et s’embarrasser d’un cadavre inutile, mais s’il ne voulait pas travailler pour le Cartel Rouge, ennemi public des Purple Hats, alors il ne travaillerait pour personne.

« C’est que… » « C’est que quoi ? » le coupa-t-elle, faisant sursauter le chef. Voilà qu’elle commençait à perdre patience, la Renarde. Les hommes comme lui avaient tendances à l’exécrer au plus haut point tant ils semblaient indécis. « Les Purple Hats… Et bien, t’sais, j’peux pas juste partir comme ça. » Elle eut un sourire et tourna la tête vers l’homme qui tenait toujours le canon de son arme pointé sur sa tête. Elle tendit la main et récupéra l’arme, sans même avoir prononcé un seul mot. L’hypnose visuelle, beaucoup plus subtile et puissante, bien que franchement moins utile face à un groupe de personnes. Elle tendit ensuite l’arme au chef. « J’imagine donc que tu tiens à te donner toi-même la mort ? » L’homme frissonna, ce qui arracha un nouveau sourire à la Renarde. Elle pivota son regard vers celui qui était précédemment armé, le seul ayant résisté à la belle et sulfureuse Ginger Pennington. « Non mais t’es malade ! » s’exclama-t-il, alors que la Renarde levait de nouveau les yeux au ciel. « Je préfère le terme légèrement dérangée » lui précisa-t-elle, sans se soucier plus que cela que d’être possiblement considéré comme une folle qui n’avait aucun respect pour la vie. Ce qui n’était pas loin de la réalité, en fait. Finalement, elle aperçut l’effrayante silhouette de Wildcard regagner le bâtiment. Elle fixa donc le chef, toujours cet effroyable trop adorable sourire sur les lèvres. « Alors, verdict ? »

Lui tendant toujours l’arme, elle lui fit comprendre qu’il n’avait désormais plus le choix. Soit il se rangeait de leur côté, soit il n’était plus du côté de quiconque. « Vous êtes complètement malade au Cartel » lança l’homme qui l’avait précédemment menacé d’une arme à feu. Il était sur qu’en voyant la Renarde et Wildcard, leur duo pouvait avoir quelque chose d’effrayant. À eux deux, ils avaient sut mener la danse assez aisément. « Et si les Purple Hats s’en prenaient à moi ? À nous ? » Il désigna les hommes qui étaient toujours sous le contrôle de la brune. « Non mais, après ça, ils vont vraiment vous en vouloir hein, au Cartel Rouge. Ils sont plus forts que vous pouvez le… » « Assez. » Non mais, elle en avait marre de son bavardage incessant, comme s’il cherchait à gagner du temps. « J’te dis, après ça, ce sera la guerre ouverte, y’aura p’t’être des morts inutiles et tout, de votre côté. » « Le prochain à crever, ce sera toi si tu te la fermes pas. » Voilà Ginger en avait marre. Elle le fixa droit dans les yeux et il se saisit de l’arme qu’elle avait, pour venir coller le canon contre sa tempe. Son regard se fit apeuré. « Bordel ! J’veux pas mourir maintenant ! C’est bon, on vous r’joint ! » « Quoi, t’es pas sérieux ?! » « J’veux pas crever putain ! » « C’est les Purple Hats qui vont… » « J’ai dit que j’en avais assez » grommela-t-elle. Ils se turent. Elle pivota, leur faisant dos, faisant quelques pas en direction des hommes derrière elle. Puis, elle se retourna, hochant doucement de la tête. « Vous voyez comment est-ce que c’est facile, lorsque vous y mettez un peu du votre. C’est bon, tu peux baisser ton arme. » C’est ce qu’il fit. Jusqu’à ce qu’un coup de feu retentisse. « ENFOIRÉ ! » hurla-t-elle, tout en se rattrapant de justesse sur un des hommes, une main se portant à sa cuisse. « Tu vas gentiment pointer l’arme sur ton ami, juste à côté de toi. » Elle le regarda tourner l’arme vers celui qui était immunisé face à la Renarde. « Oui, voilà, comme ça. » Elle perdait du sang. L’adrénaline atténuait la douleur, mais elle savait que d’ici peu, elle aurait mal. Réellement. « Si c’est pas vous que nous tuez, ce sera les Purple Hats » lança celui qui se trouvait menacé par une arme à feu. « Tu mériterais que j’te descende immédiatement. » Mais elle savait qu’une telle action lui ferait perdre des points auprès de Wildcard. Mieux valait ne pas trop agir sous l’impulsivité. Bien que, sur le coup, elle avait été trop confiante et, résultat, elle se retrouvait avec une balle dans la jambe. « Vous nous rejoignez et vous avez de fortes chances de survie. Sinon, il est fort à parié que demain matin, le terrible massacre qui aura lieu ici apparaîtra au journal. » Là, elle ne s’amusait plus du tout.
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Message posté : Mer 19 Fév 2014 - 1:56 Message
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Quand Wildcard revint, pour savoir où en était la Renarde, il ne remarqua pas immédiatement… qu’elle était blessée. Ce n’est qu’en voyant le sang au sol, près d’elle, qu’il réalisa qu’elle s’était fait tirer dans la cuisse. Elle ne maîtrisait donc pas la situation. Mais c’était quelque chose qui se règlement « en interne », par la suite. Là, il voyait surtout une demoiselle du Cartel Rouge qui venait de se prendre une balle par un minable des Purple Hats. Ce qui pouvait presque être considéré comme une déclaration de guerre. Il pointa son arme sur la tête de celui qui, pensait-il, était l’auteur de ce tir. Il lança, d’une voix forte :

Je vous préviens, je suis quelqu’un de très, très chanceux. Si je veux buter l’un de vous, ici, j’aurai pas besoin de m’y reprendre à deux fois. Et si vous tirez, il est possible que vous me ratiez. C’est comme ça que ça marche. Donc, ceux qui ont des flingues, jetez-les au sol. Après avoir balancé le chargeur derrière vous. Tout de suite.

Quelques-uns s’exécutèrent, prenant très au sérieux la menace. Celui qui tenait l’arme pointé vers la tempe d’un de ses complices, en revanche, ne bougea pas. Qu’importait, il était sous influence de la gamine. Et si jamais elle tombait dans les pommes à cause de sa blessure, il aurait le temps de réagir pour dézinguer le mec. Il y en avait un autre, un peu en retrait, qui avait son pistolet à la main, pointé vers le sol. Et il semblait hésitant.

Y a quelque chose que t’a pas compris, dans c’que j’ai dit, ou t’as juste décidé de jouer au con jusqu’au bout ? Le canon du flingue de Wildcard se tourna vers lui. T’as trois secondes. Un. Deux.

Le coup de feu retentit. L’homme baissa les yeux sur sa poitrine, où une tache de sang s’élargissait, souillant son t-shirt. Il tomba à genoux, lâcha son arme, et s’écroula en avant. Une étrange sensation parcourut le bras de Jake. Pendant une demi-seconde, il se sentit incapable de dire ou de faire quoi que ce soit. Il venait de tuer son premier homme. Du moins, volontairement, directement. Mais il se reprit pour ne pas paraître faible devant ceux qui restaient. Il visa ensuite celui qui était déjà sous la menace d’un autre canon.

Dis à l’autre de reculer et de jeter son flingue, fit-il, en s’avançant, s’adressant à la Renarde.

L’homme, sur l’ordre de Ginger, s’exécuta. Wildcard marcha jusqu’à ce que le bout de son revolver ne vienne se poser tout contre le front du chef.

Maintenant, c’est simple. Très simple. Tes mecs et toi, vous bossez pour le Cartel. On a besoin de mecs comme vous. On est plus riche que les Purple Hats, y a des grosses commissions à se faire sur les deals. Et en venant chez nous, la concurrence s’affaiblit, et dans pas longtemps, hop, vous êtes les seuls sur le marché.
Mais les Purple…
Si tu me coupes encore une fois la parole, j’te détruis les rotules. Clair ? Et donc, si vous refusez, ma collègue ici présente va vous demander d’aller vous jeter dans le port, après vous être au préalable attaché des trucs lourds aux pieds. Vous voyez le tableau.

Les dealers autour se mirent à murmurer frénétiquement entre eux. Le chef était devenu livide, mais il eut l’idée saugrenue de répliquer encore, le fou.

Ses trucs d’hypnose, ça marche pas sur moi. Tu pourras pas…
On peut d’mander à tes copains de s’occuper de toi, t’inquiète pas. Et pour avoir encore ouvert ta grande gueule…

Nouveau coup de feu. L’homme s’effondra, se prenant le genou entre les mains. Il était visiblement cassé en plusieurs morceaux, et ça saignait abondamment.

À bout portant, comme ça, ça pardonne pas. Il se tourna vers le mec qui soutenait la Renarde. Aide-la à s’asseoir sur une caisse, toi. Puis il s’adressa à tous. Que ceux qui veulent me rejoindre se mettent derrière moi. Les autres, vous allez subir ça, dit-il, en désignant le tas sanguinolent qui pleurnichait à ses pieds.

Après une très courte hésitation, tous, sans exception, vinrent se placer derrière Wildcard.

Je voulais pas en arriver à la violence, c’est moche, la violence, mais vous m’avez pas laissé le choix, les gars.
Les Purple Hats vont tous vous buter !
Et c’est ça qui fait la différence. Nous, on fait bosser tout le monde. Eux, ils butent des gens, alors qu’ils pourraient les faire bosser. Franchement…

Avec un grand soupir exagéré, il allait s’asseoir à côté de la Renarde.

Barrez-vous, rentrez chez vous, si vous en avez. À la première heure, rendez-vous à deux-cents mètres de là, entrepôt B4. Venez un par un, on vous expliquera comment ça marche chez nous. Si vous voulez pas venir, tant pis, mais si on vous croise en train de vendre pour les Purple, ça va être mauvais pour vous. Allez, dégagez.

Aucun ne demanda son reste. Seul le chef resta, étendu sur le côté, secoué de sanglots.

Pathétique… commenta-t-il à voix haute, avant de se tourner vers la demoiselle. Ça va toi ? Attends.

Il se leva pour aller vers l’homme, qu’il fit rouler sur le dos. Il ouvrit la chemise en arrachant les boutons, puis en déchira une partie, avant de revenir vers Ginger.

Tiens, attache ça sur la blessure. Ça va arrêter l’hémorragie le temps que t’ailles faire retirer la balle.

Et il se rassit. Sans rien ajouter. Il réservait son jugement, pensant le pour et le contre. L’inconvénient du « contre », là, c’était qu’il était présent. Mais elle avait tout de même le mérite, du haut de sa petite stature, de tenir très longtemps tête à une poignée d’hommes plus stupides les uns que les autres, et donc dangereux. Si un premier bilan devait être fait, pendant ce qui pouvait être une simple accalmie ou bien la fin de leur travail ici, ce pouvait bien être à elle de le faire. C’est qu’il attendait, en tout cas.
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Message posté : Dim 9 Mar 2014 - 18:15 Message
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Son regard haineux était braqué sur les hommes, un en particulier. Celui qui venait de lui envoyer une balle dans la cuisse. Elle avait été trop confiante, elle avait mené la danse assez aisément, malgré les quelques inconvénients. Elle avait eut le dessus, pendant un bon moment. Et elle avait perdu le contrôle. Ce qui allait peut-être bien réduire à néant ses chances de rejoindre les hauts rangs du Gang des Fables. Mais elle n’allait pas abandonner si aisément. La Renarde était une femme têtue, une femme forte qui obtenait toujours ce qu’elle voulait, quitte à user de toutes ses cartes. Le coup de feu la fit frissonner, s’étant presque attendue à recevoir une seconde balle. Toutefois, ce fut un des hommes qui se retrouva au sol, mort, sans avoir eut le temps de comprendre ce qui se passait réellement. Son regard se tourna vers le chef du Gang des Fables, qui semblait avoir figé, pendant quelques instants. Une demi-seconde tout au plus, assez pour que Ginger ait cru l’avoir imaginer. Se tenant sur une jambe, à moitié affalée contre l’un des hommes, elle écouta parler Wildcard avec attention. « Tu vas reculer et jeter l’arme derrière toi. Tu tentes quoique ce soit et c’est ta cervelle qui éclate. » Elle était parfaitement sérieuse. Vu ce qui venait de se passer, elle n’aurait pas hésité un seul instant à tous les descendre un à un, à les faire souffrir jusqu’à ce qu’ils la supplient de les laisser tranquille. Malheureusement, elle ne pouvait pas. S’aurait été allé contre les commandements du Cartel Rouge, ce qui n’était pas une excellente idée en soit. Elle écouta le reste de la discussion d’une oreille distraite, sans trop y porter d’attention, se sentant soudainement inutile, ainsi blessée, restreinte de ses mouvements et perdant une quantité non négligeable de sang.

Rapidement, elle se retrouva assise sur une caisse. L’homme quitta ensuite les lieux, craignant la colère qui pourrait s’annoncer dangereuse de la part de l’homme maquillé. Elle souffla, un brin fatigué, surtout dut au fait que sa blessure commençait lentement mais sûrement à devenir douloureuse, l’adrénaline semblant vouloir quitter son corps. Elle garda un air parfaitement neutre, toujours légèrement confiant, comme pour éviter de perdre la face devant Wildcard. Ne pas avoir mal. Faire comme si de rien n’y était. Et, surtout, maîtriser ses émotions. Ainsi aurait-elle encore des chances. « Ils essaient d’avoir l’air fort mais ils partent la queue entre les deux jambes dès que quelqu’un d’un peu plus fort s’élève devant eux » commenta-t-elle à la suite de Wildcard. « Ils n’ont aucune volonté propre. » Et c’était pourquoi avait-elle eut autant d’aisance à les manipuler. Les hommes sans aucune volonté, sans aucune envie étaient des hommes faibles face au pouvoir de la belle brune. « T’inquiète, ça va » répondit-elle, bien que la douleur se voulait un peu plus prenante à chaque seconde. « Au moins ne savait-il pas viser. Autrement, j’aurais pu finir comme lui » dit-elle tout en désignant l’homme vers qui il se dirigeait. Parce qu’une balle dans le genou aurait pu être franchement plus désagréable.

Prenant ce qu’il lui tendait, elle le glissa sous sa cuisse, une grimace de douleur se dessinant contre son gré sur ses traits alors qu’elle bougeait sa jambe. Elle le serra au-dessus de la blessure, tentant de calmer le flot sanguin qui semblait un peu trop important à son goût. Retirer la balle. Elle n’avait pas pensé à ce détaille. Elle ne pouvait pas aller à l’hôpital, cela attirerait beaucoup trop l’attention. Et puis, elle détestait les hôpitaux. Adrian ? Il allait sûrement lui poser des questions auxquelles elle n’avait pas spécialement envie de répondre. Parce que même s’il devait se douter qu’elle ne menait pas un rythme de vie tout à fait sain, elle ne souhaitait tout de même pas lui dire qu’elle faisait partie du Cartel Rouge. Peut-être bien que le nom ne lui dirait rien, mais mieux valait éviter qu’il en sache trop sur sa petite personne. « Merci » fit-elle avec sincérité, chose qui était rare chez la Renarde. Quand bien même pouvait-il faire peur et se montrer un tant soit peu horrible, semblerait que ce n’était pas tout à fait le cas avec les siens, à savoir les membres du Cartel. Elle tenta de rester le plus immobile possible, se concentrant sur autre chose. Un silence vint bercer la salle qui avait été plutôt animée un peu plus tôt. « Semblerait-il que la recherche d’information et les vols soient franchement plus ma tasse de thé » finit-elle par dire, tout en rigolant un peu nerveusement. Elle ne s’était pas spécialement attendue à se prendre une balle dans la cuisse. Mais au moins avait-elle réussi à trouver de l’information pertinente quant aux endroits où les dealers des Purple Hats étaient plus à même de se trouver.

Elle passa une main dans ses cheveux, nullement dérangée par les gémissements agonisant de l’homme au sol. Elle aurait bien voulu le faire déguerpir, mais ses pouvoirs avaient une limite et semblaient complètement inutile sur cet homme. Elle haussa donc les épaules pour ensuite glisser son regard vers le cadavre. « T’avais déjà tué un homme avant ? » demanda-t-elle, un brin curieuse, se disant qu’elle pouvait très bien s’être imaginé le doute qu’elle avait vu quelques instants plutôt, alors qu’elle venait tout juste de se faire tirer dessus par l’un de ces connards de dealers. Ils auraient mérité qu’elle les descende tous, un à un. « Au moins tu as réussi à les ramener du côté du Cartel. » Elle avait intentionnellement laissé passer le fait qu’elle avait aussi participé, au cas où il lui remettait en pleine figure qu’il avait fait la majorité du boulot et qu’elle en vienne de cette façon à descendre encore plus dans son estime. « Et puis, je pense pas qu’ils vont revenir. T’as dut leur faire assez peur pour qu’ils en viennent même à craindre demain. » Ce qui ne devait pas être tout à fait faux. Car, si elle n’avait pas eu cette confiance démesurée et cette nonchalance propre à elle, elle aurait sûrement elle-aussi eut peur. Et puis, c’était en parti pour ces raisons qu’elle se retrouvait dans un tel état. Elle commençait même à sentir de l’engourdissement au niveau de sa jambe, comme elle avait bloqué l’affut sanguin. « Par contre, j’crois que ma jambe s’engourdi là… » Ce qui n’était pas spécialement rassurant, même si elle gardait tant bien que mal un calme exemplaire et une expression qui se voulait neutre.

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Message posté : Lun 10 Mar 2014 - 23:43 Message
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Être assis, là, à côté de la gamine, c’était sympa, mais il ne fallait pas non plus que ça devienne un moment de détente durant lequel les rôles changeaient et on faisait soudain ami-ami. Elle osa poser une question très personnelle, que Wildcard choisit d’ignorer. Non, il n’avait encore jamais tué personne avant ce soir. Et il allait certainement régler ses comptes avec le miroir un peu plus tard. Et même en parler à Abban… Mais là, avec la Renarde, il n’était pas tenu d’en parler. Il était un chef de gang, et les états d’âme n’avaient pas leur place quand on était en mission. Et la jeune fille était certainement en queue de liste parmi les gens à qui Jake aurait pu parler de lui. La seule condition qu’il fallait remplir pour qu’un jour il puisse se confier un minimum à elle, c’était qu’elle entre dans la « famille ». Et le bilan était trop mitigé pour que ça arrive bientôt. Elle poursuivit en le désignant, lui, comme était celui qui avait convaincu les dealers.

Il tourna la tête vers elle, mais resta silencieux. Il avait déjà trop parlé pour la soirée. D’ordinaire, même, il ne disait rien. Mais devant les difficultés rencontrées face à cette bande d’imbéciles des Purple Hats, il s’était montré bavard. Et même meurtrier. Pour le moment, la réalisation de ce qu’il avait fait tardait, il la repoussait. Il n’allait pas prendre le risque de craquer devant elle. D’autant qu’elle était blessée. D’ailleurs, elle le tira de ses pensées en faisant remarquer que sa jambe s’engourdissait. Elle avait toujours la balle à l’intérieur, il était urgent de l’extraire. Et évidemment, se rendre dans un hôpital était exclu. Il y avait la solution du médecin du Cartel, un chirurgien, quelqu’un de non officiel. Et justement, il y en avait un qui n’habitait pas loin. Wildcard se leva et tira son téléphone de sa poche.

Doc. J’arrive avec une blessée. Balle à extraire.

Et ce fut tout. Pas d’introduction, pas de temps de réponse, rien. Le docteur avait l’habitude, quelle que soit l’heure, de toute manière. Il pouvait être réveillé au milieu de la nuit, il n’avait pas le choix, et en échange, il était grassement rémunéré. Et si jamais il voulait rompre le deal, il en subirait les conséquences. Et donc, le fameux docteur devait être en train de préparer son matériel pour l’opération, attendant d’un instant à l’autre le leader du Gang des Fables.

J’t’emmène chez un chirurgien. Appuie-toi sur moi jusqu’à dehors, fit-il, sur un ton neutre.

Il ne prêta, en passant, aucune attention au cadavre. Ni au blessé qui pleurnichait toujours. Cet homme-là était fini. Et il y avait des chances pour que, si jamais il retournait auprès de ses premiers employeurs, ils décident de l’éliminer. Wildcard, une fois dehors, regarda autour de lui. Puis il émit un petit sifflement, et Clochette vint se poser sur son épaule.

Une petite dose supplémentaire ? glissa-t-il à sa fée, avant de s’adresser à Ginger. Accroche-toi, on va voler un peu.

Heureusement qu’elle était légère. Il la prit dans ses bras, en la soulevant comme dans les films et, avec l’aide de la poussière, il put décoller. Quelques minutes plus tard, il atterrissait sur le toit d’un petit immeuble. Il aida de nouveau la Renarde à se déplacer, deux étages plus bas. L’homme qui ouvrit était paré pour une opération de grande ampleur.

Entrez entrez ! Tout est prêt !

Peu après, la jeune fille était étendue sur une table d’opération de fortune. Le docteur lui administra un anesthésiant local, pour qu’elle ne sente pas trop la douleur. Ce qui était une différence majeure avec ce qu’on pouvait voir dans les films, le patient avec un truc entre les dents, le sang qui giclait, le docteur qui était en fait un vétérinaire… L’avantage, là, c’est qu’on était à Star City, au sein-même de la ville tenue par le Cartel, aucun besoin donc de courir pour trouver des moyens. Les moyens étaient à portée.

Qu’est-ce qui s’est passé ? osa demander le chirurgien, en levant les yeux de la blessure, pour regarder Jake.

Qui demeura totalement silencieux. Son regard fixe dissuada le médecin d’attendre plus longtemps sa réponse, qu’il n’obtiendrait absolument pas. Il se reconcentra donc sur son travail, tâchant au plus soigneusement d’aller déloger la vilaine balle d’où elle était. Wildcard se percha sur un plan de travail et observa, sans ciller. Et la Renarde perdait du sang… Il finit par demander :

C’est quoi ton groupe sanguin ?

Muni de sa réponse, il disparut dans la pièce voisine, où il y avait une réserve de poches de sang. Il revint avec la bonne, au moment où enfin, le chirurgien venait à bout de son opération. Il arrêta rapidement l’hémorragie, le temps de préparer de quoi recoudre. Et avant même de saisir son aiguille, il accrocha la poche de sang en hauteur et la relia au bras de la demoiselle. Et puis il termina en suturant la blessure. Éreinté, il s’écroula sur un fauteuil proche. Jake tira une liasse de billets d’une poche et la lui jeta.

Comme d’hab. J’vous la laisse.

Il s’approcha de la Renarde.

Repose-toi. On s’revoit vite.

Rien de plus. Là, il avait juste envie de rentrer chez lui. Mais au moins, il l’avait assurée qu’il y aurait une suite à l’histoire. Il disparut donc... par la fenêtre.
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Message posté : Mar 11 Mar 2014 - 6:29 Message
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Le silence radio eut comme effet de mettre mal à l’aise la demoiselle. Mais surtout, alors qu’il ignorait superbement sa question concernant le cadavre qui jonchait désormais le sol, Ginger ne put que se dire à elle-même qu’elle n’avait pas tord, que jusqu’ici, il n’avait pas dut attenter à la vie de quiconque. Ou enfin, y mettre volontairement fin. Soupirant, son regard glissa vers sa cuisse qui s’engourdissait. Lentement, elle commença à se sentir las, puis fatiguée. L’adrénaline était repartie aussi rapidement qu’elle était arrivée, laissant la Renarde dans un état presque second, alors que la douleur faisait écho dans sa tête. Elle écouta d’une oreille distraite l’appel téléphonique, réalisant à moitié qu’elle allait aller voir un docteur. Au moins cela lui permettrait-il d’éviter les questions qui seraient inévitablement venues de la part d’Adrian. Elle ne voulait pas lui parler d’elle, qu’il apprenne sur cette vie qu’elle menait, bien qu’il s’en doutait très clairement. Elle releva son regard épuisé vers Wildcard, hochant doucement de la tête tout en s’accrochant faiblement à lui. Ses forces la quittaient alors que le sang continuait son chemin hors de son corps.

Boitillant sur sa jambe valide, elle n’eut même pas la force de considérer Ô combien pouvait-elle avoir l’aire pathétique, ainsi accrochée au chef du Gang qu’elle souhaitait intégrer. Sa vision se brouilla alors que la fée arrivait vers eux. « Ah, Clochette… » Au moins était-elle en état de se souvenir du nom du petit être sûrement très susceptible qui venait d’apparaître devant eux. Ginger ne réalisa même pas qu’ils volaient. Ni même que ce fut Wildcard qui la portait dans ses bras. Elle était cependant convaincue que la balle s’était logée loin, si l’on considérait le sang qui s’était trouvé sur le sol de l’entrepôt et sur la caisse où elle s’était assise. « S’pas mal la ville, vue d’ici » glissa-t-elle en rigolant faiblement. La Renarde n’avait jamais eut un bon sens de l’humour, ni même beaucoup de tact. À moitié dans les vapes, tout ce qu’elle trouvait à dire c’était un commentaire sur les lumières que la ville lui renvoyait. Le décor changea rapidement pour qu’elle se retrouve allongée sur une chaise. Une seringue lui traversa la peau, ce qui lui semblait minime face à la douleur qu’elle s’efforçait de contenir. Ne pas paraître faible devant l’homme maquillé. Même si, au point où elle en était, elle n’en était plus à ça prêt.

Des questions. Elle eut conscience qu’ils s’adressaient à elle. Elle n’eut cependant pas l’envie de répondre au premier, se disant qu’il n’avait pas besoin de savoir que, par un excès de confiance, elle s’était fait avoir à son propre jeu. « J’crois que c’est A positif » affirma-t-elle d’une voix blanche, alors qu’elle fermait les yeux. Un gémissement de douleur franchit ses lèvres, à défaut d’avoir la force d’insulter celui qui semblait se faire un plaisir de la torturer. Sa vision se brouilla de nouveau alors qu’elle semblait sombrer dans un état semi-conscient, oubliant du même coup ce qui se passait autour d’elle et, surtout, l’opération qui avait actuellement lieu au niveau de sa cuisse, cherchant à déloger la balle qui s’y était logée contre son gré. Un nouveau glapissement de douleur s’échappa de sa gorge alors qu’elle tentait d’agripper quelque chose, quoique ce soit qui lui aurait permis d’oublier un peu.

Finalement, la douleur commença à s’estomper. La balle n’était plus là. Elle sentait toujours un certain malaise, alors que la fatigue appuyait sur ses frêles épaules, mais au moins l’homme avait-il cessé de la torturer. Elle ferma les yeux, soupirant presque d’aise, alors que tout son corps semblait être endoloris. Elle avait besoin de dormir, très certainement. La voix de Wildcard lui fit cependant rouvrir les yeux, alors qu’elle posait ses prunelles azurées sur ce dernier. Un faible sourire étira ses lèvres à son commentaire. « J’suis désolée » commença-t-elle, pour finalement tenter un hochement d’épaule peu satisfaisant. « Mais merci » lui glissa-t-elle finalement, avant de refermer les yeux. « T’sais Wildcard, j’suis pas aussi naze que ça, d’habitude. » Elle rigola doucement. Ce n’était pas dans son habitude de se critiquer elle-même, ayant toujours eu une bonne dose de confiance. Mais l’actuelle situation et son état presque fiévreux en venait presqu’à l’amuser. « J’te promets que la prochaine fois, j’me ferai pas tirer. » Puis elle tourna la tête, les yeux toujours clos, alors que ce dernier partait.

Elle eut conscience de s’être endormie, d’avoir beaucoup bougé et de s’être souvent réveillée par la douleur lancinante de sa cuisse. D’après celui qui s’était occupé d’elle, d’ici quelques heures cela devrait aller mieux. Et d’ici quelques jours, dans le meilleur des cas, la douleur ne devrait plus être embêtante. Tant qu’elle prenait ses antidouleurs, tout devrait bien aller. Alors qu’elle replongeait de nouveau dans le sommeil, pour la quinzième fois cette nuit-là, elle eut une pensée envers Wildcard, se promettant à elle-même que, la prochaine fois, elle allait lui montrer tout son potentiel. Parce que la Renarde, aussi rusée fusse-t-elle, était surtout une femme déterminée qui ne baissait pas les bras. Du moins, pas après le premier essaie.
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Parait-il que seul un esprit faible peut être manipulé [Jake Walker]

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