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La miséricorde surpasse la justice.

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Message posté : Lun 20 Jan 2014 - 2:07 Message
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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2617
ϟ Nombre de Messages RP : 244
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ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (80.000T)
• Super-résistance (80.000T)
• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

La miséricorde surpasse la justice.


Un temps certain s’était écoulé depuis qu’il avait assimilé des cibles d’un double devenu la résurrection parfaite d’un frère disparu. Un temps certain où il avait éprouvé des joies comme des peines, affronté des épreuves qui marquèrent sa peau comme son esprit. Malgré tout, il ne pouvait s’empêcher d’avoir un pincement au cœur comme un nœud dans le ventre à l’idée de la rencontrer de nouveau. Son être tout entier s’y était résolu et une partie de lui-même attendait l’instant de la revoir avec une grande impatience. Tout le reste de son esprit était alerté du danger que pouvait représenter Charlie pour son existence, pour sa relation naissante avec une richissime eurasienne qu’il chérissait probablement autant qu’Andrea en son temps… Tout ceci rendait difficile la vue de son propre portrait dans le miroir au matin. Sa douche prise, Adriel avait longtemps hésité, longtemps pesé le pour et le contre de sa démarche. La situation requérait qu’il s’en remette à Charlie. C’est ce que Leonel aurait fini par faire. C’est ce que Randall aurait immédiatement fait.

Sur son 31 –l’on ne pouvait pas se targuer d’être le PDG d’une des plus importantes compagnies du pays sans au moins porter un costard Armani taillé sur mesure- Adriel ajustait une cravate assortie à la teinte anthracite de son costume hors de prix. Serrant plus encore le nœud, il se remémora la conversation de la veille qui n’avait violemment opposé à son grand-père quand ce dernier lui avait formellement interdit d’user des services juridique de Veidt Enterprises pour venir en aide à son meilleur ami : Ryan. Il soupira en posant les yeux sur le dossier qu’il avait maladroitement assemblé durant la nuit. Sur les deux dossiers même. Les valises sous ses yeux ne manquaient pas de souligner son manque de sommeil. Il s’était donné du mal, plus qu’il ne l’avait jamais fait pour des affaires qui ne le concernaient pas directement. Se saisissant des deux feuillets, il se mit à espérer que la chose serait suffisante.

" Au cabinet Lane & Robb, s’il te plait Gustavo ! " Au volant d’une massive berline aux vitres teintées, le rude chilien se contenta d’un grognement ! Les portières désormais closes, il démarra le moteur et accompagna le Golden Boy dans l’enfer de la métropole s’éveillant. Les lumières du jour n’avaient pas encore percé l’épais voile de nuage mais à la faveur de l’éclairage public, Adriel parvint à distinguer la moue renfrognée de celui qui faisait office de majordome à la famille Veidt. Homme à tout faire de son Grand-Père, le Propriètaire de Veidt Enterprises savait qu’il n’était jamais d’un avis contraire à celui du vieillard et qu’il réprouvait probablement l’initiative du Golden Boy. " A ta guise… " Lui répondit Adriel quand le Chilien vint à questionner l’itinéraire qu’il convenait de prendre. Il arriverait probablement aux premières heures des rendez-vous. Il n’en avait point et la chose poserait surement problème. Il chercha à chasser ce désagréable détail de son esprit en ouvrant le premier dossier hâtivement composé. Hâtivement mais consciencieusement. Adriel avait usé de bon nombre de ses passes droit comme de bon nombre des privilèges relatifs à sa fonction pour composer ce feuillet de document qui aurait pu faire la joie de bon nombre de concurrents. Il avait beau le nier, cette affaire d’armements volés lui causait bien plus de tort comme de cas de conscience qu’il ne voulait bien l’avouer. A sa manière et en prenant le temps de venir le confronter directement Charlie lui avait rappelé certains de ses nombreux devoir moraux qui contribuaient à son progressif changement. Pour ses sphères privées, notamment. Smartphone en main, il hésita longuement à écrire un message à l’attention de Sydney. Mais il se serait alors senti dans la peau de ce mari disant à sa femme combien il pouvait bien l’aimer avant d’aller la tromper. Soupirant longuement, Adriel finit par remettre l’objet dans sa poche. Au fond de lui, il cherchait à se persuader que tout allait bien se passer, que tout irait pour le mieux et que rien ne serait amené à changer.

Refermant finalement le dossier après une nouvelle lecture succincte, Adriel ne prêta pas la moindre attention au second… Celui-ci, il le connaissait par cœur et n’avait guère besoin de se le remettre en mémoire. Il mit alors la main sur la presse du jour, éternellement mise à disposition par ce très cher Gustavo. Un article du Daily Star décrivait une nouvelle fois son projet du All-Star City et le Golden Boy en étira un sourire tant la presse semblait déterminer à éclaircir son trouble jeu. Etais ce si difficile de croire qu’il pouvait faire quelque chose sans arrière-pensée ? Sans la volonté de pervertir l’initiative initiale par un quelconque biais ? Oh, il comprenait bien que la chose soit difficile à avaler.

" Merci, Gus’… Je te ferai signe quand il sera temps de venir me récupérer. " Comme de coutume fut il presque tenté d’ajouter. Une petite tape sur la carrosserie du toit indiqua à son chauffeur qu’il était temps de repartir. Fa ce au bâtiment où il retrouverait –probablement du moins- Charlie, Adriel se sentit infiniment seul. Il se mit alors à éprouver une déroutante sensation, celle qu’éprouvait jadis son frère avant de retrouver sa belle pour quelques rendez-vous galants. Le Golden Boy se fit violence, mordant sa lèvre intérieure pour tuer dans l’œuf ces douces pensées. Il devait l’imprimer dans son esprit comme dans sa chair : face à la jolie blonde, il n’était guère Randall ! Bousculé par un passant, il prit conscience qu’il était resté figé ainsi pendant quelques temps. Honteux, il finit par s’avancer. Dire qu’il était anxieux était un bien maigre mot, la perspective de retrouver Charlie était à même de le figer tout à fait. Nul doute que sa précédente initiative n’avait pas marché comme il l’entendait… Ceci dit, il étira un maigre sourire en se disant que cela serait l’occasion de voir si la Texane tiendrait parole et ne trahirait pas le secret de son frère. De son double. Il franchissait les portes quand il en vint à se demander comment il pourrait bien manœuvrer pour essayer de savoir quel genre de lien l’unissait à Aishlinn. Non pas que la chose lui soit foncièrement indispensable, mais il avait toujours une certaine méfiance à l’égard de l’Irlandaise. Peu familier des cabinets d’avocat et ne reconnaissant pas vraiment l’architecture du dernier qu’il avait visité sous les traits de Karl Malone, Adriel prit le parti de se présenter à un semblant d’assistante ou de réceptionniste qui –déjà à cette heure des plus matinale- semblait bien crouler sous les dossiers.

" Bonjour. J’aimerais avoir la possibilité de m’entretenir avec Maitre Lane, s’il vous plait. Je n’ai malheureusement pas de rendez-vous… " Il usa d’un sourire pour appuyer son timbre désolé. A en juger par le cabinet en lui-même comme par les dossiers qui passaient de mains en mains çà et là –ainsi que par le nombre de personnes qui attendait déjà- Adriel imagina aisément qu’il ne lui serait pas possible de voir Charlie immédiatement. La chose restait positive en soi et lui permettrait de garder contenance comme de réaliser un semblant de travail sur lui-même. " C’est que j’aurai de grandes difficultés à dégager une date de rendez-vous en dehors d’aujourd’hui… Je préférerais attendre un créneau de libre ici, si toutefois cela ne vous dérange pas. " La jeune femme ne sembla pas lui opposer la moindre objection, se contentant seulement de lui indiquer que le temps d’attente pourrait être long. Le jeune homme se contenta d’hausser les épaules, étirant un sourire. Questionnant son identité, la jeune femme se vit répondre : " Adriel Morgan Veidt… " Elle sembla bouche bée et lui adressa de grands yeux derrière ses verres correcteur. La chose fit sourire le playboy qui se contenta simplement d’indiquer un banc proche où il irait prendre place : " Je ne serais pas très loin ! " Il la laissa donc là, se disant qu’il avait rarement été aussi courtois avec du petit personnel. Se posant tant bien que mal, son costume comme des dossiers faisaient tâche avec la populace alentours. Un regard à gauche puis un à droite l’informèrent que Charlie ne s’était pas privé de continuer à faire dans le social malgré la célébrité. Il en étira un sourire tant il trouvait la chose touchante. Tant Randall trouvait la chose touchante. Déjà, la lutte en lui était sans pitié…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 22 Jan 2014 - 21:43 Message
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C’était con mais, comme d’autres matins depuis la venue de Randall, Charlie s’était réveillée en se retournant dans son lit pour poser son regard sur une place désespérément vide. Elle avait beau fermer les yeux fortement, espérer, prier, quand elle les ouvrait, il n’était toujours pas là. Une simple humaine, sans le moindre pouvoir, dont la volonté n’était écoutée de personnes. Elle soupira, ferma les yeux une nouvelle fois et dévia son regard pour l’ouvrir sur le plafond, lui au moins, il était une valeur sûre. Un point fixe dans son existence. Comme pour recréer le plus de choses stables dans sa vie, elle s’était levée comme à son habitude, avait bu son café avec une ponctualité affligeante, s’était lavée et habillée avec ses éternels jeans et chemises, avait enfilé sa veste et attrapé ses clés avec toujours les mêmes gestes. Ouais, c’était con parce qu’elle savait que les seuls évènements de sa vie qu’elle pouvait contrôler disparaissaient une fois qu’elle fermait la porte de son appartement.

Si les journées se suivaient en dehors de cet appartement, elles ne se suivaient pas. On n’écoutait pas ses volontés mais on s’acharnait à lui créer une vie de plus en plus bordélique, ponctué de journées qui pouvaient se finir dans les années soixante, comme dans l’esprit dans télépathe à l’imagination fertile, attaqué par un mage ou son propre frère, quand on ne décidait pas de lui rendre un amour passé avant de lui retirer à nouveau. Elle n’était pas croyante mais, il y avait forcément quelqu’un qui prenait les décisions pour elle, qui décidait de la plonger dans des situations qu’elle ne demandait pas. Alors, ouais, ses réveils étaient peut-être ponctués et millimétrés à la minutes près mais, au moins, ça lui donnait la sensation de contrôler quelque chose dans sa vie. C’est en sachant que le reste allait lui échapper qu’elle était montée dans un taxi pour rejoindre le cabinet d’avocats, récemment ouvert mais pas réellement en difficulté – là, encore, quand on n’enlevait pas son assistante juridique et qu’un type de la Légion des Étoiles ne décidait pas d’envoyer son fils pour garder un œil sur elle.

Une main sur la porte vitrée de l’entrée, qui donnait sur le hall d’attente – et du secrétariat pour les gens arrivants – elle stoppa son geste en voyant une personne qu’elle aurait pu reconnaitre entre milles autres, pour partager les même traits de celui qui avait trop compté, qui comptait toujours trop. Dans un réflexe, sachant qu’elle n’avait pas été vue, elle fit demi-tour pour se mettre à l’abri dans la rue. L’idée de partir, d’appeler son assistante, de lui dire qu’elle couvait une horrible maladie venait de lui traverser l’esprit. Se retrouver avec un chaman dans une forêt qui lui demandait de suivre des esprits, elle était capable de le faire. Affronter un jumeau, bien trop rapidement, elle était certaine de ne pas en avoir la force. C’est en inspirant qu’elle se trouva bien stupide, comme une adolescente qui refusait de croiser quelqu’un. Elle avait passé l’âge, elle saurait s’en sortir, oui ! Le tout était de s’en persuader. Elle relâcha l’air inspiré de ses poumons et, c’est droite et l’air de rien qu’elle entra dans son propre cabinet.

Contrairement à son habitude, elle ne jeta pas de regard sur les personnes présentes, ça lui donnait une bonne excuse pour justifier le fait qu’elle n’avait pas vu l’homme dans son costume hors de prix, encore plus comparé aux personnes qui avaient l’habitude de venir ici. Elle passa devant le secrétariat dans un : « Bonjour Elise » et pria très fort pour que rien ne lui soit demandé. Un pas… Deux pas vers l’ascenseur… « Charlie ? » On ne l’écoutait vraiment pas ! Elle retint un soupir et, souriante, elle se retourna vers la secrétaire qui prit un ton bas pour que personne ne puisse entendre leur conversation.

« Il y a quelqu’un pour vous mais, il n’a aucun rendez-vous et… » Elle hésita un instant. « Il n’a pas l’air d’être un de vos clients habituels. » Comprendre qu’il n’avait pas l’air pauvre. Sans déconner ?
« Son nom ? » Elle le connaissait, mais elle devait bien faire comme si elle ne l’avait pas vu, non ?
« Veidt. » Pas le bon. Elle n’en voulait pas réellement à la secrétaire mais elle regretta que cette dernière le désigne d’un mouvement de tête prouvant qu’elles parlaient de lui. Comment l’éviter après ça ? « C’est Sarah qui a votre agenda, je ne savais pas trop quoi lui dire. »
« C’est bon, il n’y a pas de soucis, je m’en occupe. »

Un sourire rassurant avait appuyé ses paroles et il n’y avait vraiment que ça qui soit rassurant chez elle à ce moment bien précis. Prenant sur elle, absolument pas prête à l’affronter, elle se retourna et fit mine de le chercher du regard avant de tomber sur lui. Pourquoi est-ce que des jumeaux devaient autant se ressembler sur un plan physique ? Prenant sur elle de ne pas laisser passer le moindre trouble, elle s’avança dans sa direction pour venir se poster devant lui.

« Adriel ? Tu devrais faire attention, un peu plus et je ne te reconnaissais pas dans cette tenue. » Le ton était froid mais peut-être pas autant qu’elle l’aurait voulu. Comment était-elle supposée le rôle qu’elle avait toujours eu avec lui, après les quelques jours passés avec Randall. « Et, tu sais, tu devrais songer à prendre rendez-vous plutôt que de débarquer à l’improviste. » Elle leva les yeux vers une pendule murale avant de revenir sur lui. « J’ai un peu de temps alors, on va dans mon bureau ? »

Peu de chances qu’il ne soit là que pour regarder le mobilier alors, dans un mouvement de tête elle l’invita à le suivre. Entrant dans un ascenseur, elle passa un badge pour le mener quelques étages plus haut, composer essentiellement d’un couloir et de porte donnant sur plusieurs bureaux. C’est vers celui du fond qu’elle se dirigea pour ouvrir la porte. Son bureau, finalement, n’avait rien de plus que celui des autres avocats, il restait toujours aussi sobre. Seul fait réellement notable c’était la sécurité sur ses armoires. Merci Chase Neutron-Grey.

« Installe-toi. » Ce qu’elle fit à son tour avant de le questionner. « Tu es là pour quoi ? »
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Message posté : Dim 26 Jan 2014 - 20:58 Message
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Assis plus ou moins confortablement pour un Golden Boy habitué aux plus opulents endroits de ce bas monde, le jeune homme feuilletait l’un des deux dossiers qu’il avait emporté avec lui. Un rapide coup d’œil à sa montre Omega hors de prix –quel mal peut-il bien y avoir à apprécier les belles choses ?- lui indiqua qu’il patientait depuis quelques temps et qu’il avait peut-être surévaluer les heures de travail de la jolie blonde. Il avait, pourtant, estimé son arrivée afin qu’elle précède quelque peu celle de la texane en se référant aux horaires qu’il avait pu observer sous les traits de Randall. L’idée qu’elle Fût perturbée ne lui traversa guère l’esprit quand il passa un regard par-dessus ses papiers. Il posa ses bleu iris sur la bouille d’un gamin attendant en compagnie de ce qui devait être sa mère et lui adressa un sourire. Le regard du gosse multiplia les allers-retours entre son visage et la une d’un Daily Star annonçant le projet All-Star City du Golden Boy. Taquin, le milliardaire adressa un clin d’œil au gamin qui se fendit d’un rire. Interrompu par sa mère, il ne put que la suivre quand elle s’éloigna de la place occupée par le propriétaire des Industries Veidt. A croire qu’il pouvait avoir une mauvaise influence par sa simple présence…

La chose ne lui fut guère allègre, mais le jeune homme chercha à faire contre mauvaise fortune bon cœur, se contenta d’afficher un masque neutre en posant de nouveau ses yeux sur les lignes imprimées sur le papier. Il soupira toutefois en constatant que cette absence de reconnaissance comme cette permanente défiance lui pesait bien plus que ce qu’il ne voulait bien l’avouer. Il serait bien parti sur une introspection profonde si une familière silhouette ne s’était pas présentée face à lui. Relevant les yeux, il eut bien des peines à contenir toutes les émotions que la psyché d’un Randall beaucoup trop présent à son gout lui intimait. L’envie de lui adresser un de ces tendres sourires que son jumeau ne destinait qu’à elle, de lui adresser quelques mots rassurants sur un ton suave… Il sentit naitre en lui un dangereux trouble qui mit en ébullition sa haine. Une haine pouvant intimer la cruauté comme la perversion coupable. Et dans le simple but de démontrer que le diable lui-même peut bien s’enrober de sucre, l’homme d’affaire aguerri roula des yeux dans leurs orbites en étirant un sourire pour nonchalamment adresser à Charlie :

" Moi qui avais cru comprendre, lors de notre dernier entretiens, que tu n’avais point gouté me voir arriver sous quelques frusques comme fausse identité… Me voilà bien avancé ! " Il leva les yeux au ciel, soufflant dans le même temps comme pour formuler l’aveux qu’il ne savait plus sur quel pied danser avec la jolie blonde. Autrement plus complexe, la vérité avançait qu’il avait le plus grand mal à la regarder sans voir toute la personnalité de son frère trépassé ne prendre le pas sur la sienne. Il regretta presque son initiative d’être venu vers elle, mais la cause qu’il représentait était autrement plus importante que ces petits états d’âme. Il prit alors conscience qu’il lui serait bien plus aisé de détester la texane que de ne pas chercher à l’aimer. Car c’est bien ce qui se passait dans l’être du Veidt en cet instant. " Allons, allons… Comme si j’avais l’habitude de faire les choses comme les autres… " Lui répondit Adriel dans un sourire qui pourrait bien avoir des allures malsaines. Oui, il commençait à se prendre au petit jeu de la cruauté mentale que lui intimait sa profonde envie de tuer dans l’œuf tous les doux sentiments qu’il pouvait nourrir pour la texane dans un coin de son âme. Dans une étrange tentative de se rassurer, il passa une main bien peu assurée sur la poche de son pantalon cigarette, ressentant sous ses doigts la forme de son portable Hi-Tech contenant l’essentiel de sa relation naissante avec la jeune femme qui, d’ordinaire, faisait battre son cœur : Sydney Stevens. Il avait la désagréable sensation de lui manquer de respect comme de tromper sa confiance par ce simple fait de retrouver la jolie blonde. Il avait beau se répéter qu’il n’était pas Randall, une partie de son âme s’échinait à lui hurler que s’était pourtant le cas… " Je suis ton obligé ! "

Ou un phonème bien trop doux aux oreilles d’un Adriel se détestant d’avoir teint ses traits des attitudes d’un frère auquel il ne voulait plus ressembler… Plus en sa présence du moins. Glissant les deux dossiers soigneusement composés sous son bras, il emboita le pas de la jeune femme dans les couloirs du cabinet. Son regard s’échinait à fuir la silhouette de la jeune femme pour contempler la décoration classique mais épurée. Ne pas tenter le diable, ne pas réveiller plus encore l’amoureux sommeillant en lui… Il finit par arriver dans le bureau de Charlie et s’installa à la demande de cette dernière. Un rapide coup d’œil lui indiqua que l’on était bien loin du « petit » local qu’elle occupait lors de leur dernier entretien. Il en étira un petit sourire à l’air malin avant que la jeune femme ne lui ne questionne sur sa présence ici. Il marqua un silence. Un long silence où ses yeux bleu se plongèrent dans ceux de la jeune femme. Bien des choses virent le jour en lui mais il se contenta de grincer des dents alors que sa mâchoire se tendait irrémédiablement, crispant vaguement ses traits. Puis, vint l’instant où il leva légèrement le bras pour agiter à la vue de l’avocate un premier dossier.

" J’ai fini par penser que je me devais de te fournir certaines… Information pour t’aider dans une affaire qui nous concerne mutuellement. " Elle n’aurait pas le moindre mal à identifier de quoi le marchand de mort pouvait bien parler. Dire qu’en venant le trouver dans sa tour d’ivoire un jour de Septembre pour lui évoquer une affaire de règlement de compte impliquant quelques-unes de ses armes dérobées par une donzelle qu’il avait, finalement, pris à son propre service elle l’avait éveillé à certains de ces devoirs moraux était un euphémisme. Toutefois, il se garderait bien de le lui indiquer clairement. S’aurait été lui donner bien plus d’importance qu’elle n’en avait déjà à ses yeux, comme dans son existence… " Je ne te dirais pas que j’ai réussi à accumuler toutes ces informations en usant de privilèges propre à ma position et que tu n’aurais eu aucun moyen légal de les obtenir sans que je ne mouille personnellement ma chemise… " S’il cherchait à lui faire comprendre qu’il s’était personnellement impliqué, Adriel ne s’attendait pas à recevoir quelques louanges. Du fait de la tournure qu’avait pris leur dernier entretien et en repensant à la façon dont il était parti en claquant la porte, il ne s’imaginait pas recevoir l’estime de la jeune femme de toute façon. Comme un bon commercial rôdé au monde des affaires, il entama un semblant d’inventaire : " Tu y trouveras des plans, des rapports de balistique, des avis d’experts sur l’aspect létal des équipements ainsi que bon nombre d’éléments qui, je l’espère, te seront utile au cours de ton plaidoyer… " Il ne le remarqua pas immédiatement, mais la façon qu’il avait de triturer sa cravate rappelait celle d’un Randall trop peu à son aise en costume et cravate. Il tenta de gommer la chose, mais de toute évidence, il s’approchait beaucoup trop de tout ce que pouvait être son jumeau en sa présence. Il grinça des dents en fuyant le regard de la belle pour finalement avancer : " Une façon pour moi de chercher à aider pour punir les coupables et à corriger cette malheureuse affaire. Dans l’espoir que mes équipements ne soient plus tournés contre ceux qu’ils sont censés protéger… " Il eut un menu sourire à cette idée… Une façon comme une autre de déclamer le slogan de son entreprise comme de montrer patte blanche à l’avocate. Intérieurement, il se doutait que les choses ne seraient aisées. Elle ne l’avait jamais apprécié et pourrait très bien se douter qu’il avançait masqué, dissimulant des envies peu louables en parallèle de ses nobles ambitions. En effet, il souhaitait plus que tout remettre la main sur ses armes… Quitte à s’impliquer personnellement ! Jetant un coup d’œil au bureau alentours, il siffla d’admiration en s’enfonçant dans son siège, laissant une once de venin glisser dans ces mots : " Belle réussite professionnelle que voilà… Tu n’as pas eu le temps de chômer depuis notre dernière rencontre ! " Son sourire indiquait à lui-même qu’il ne savait plus vraiment à laquelle il pouvait bien faire allusion…
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Message posté : Mer 29 Jan 2014 - 18:13 Message
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Donc, en fait, elle avait le choix entre un Adriel déguisé – en faisant flipper la moitié du personnel – et armé mais, avec un rendez-vous. Ou alors, un Adriel en parfait homme d’affaires qui, lui, n’estimait pas avoir besoin d’un rendez-vous pour être reçu. Essayer de le comprendre, d’évaluer sans y arriver ce qu’il avait pu vivre, prendre conscience de ce qui avait fini par le pousser à devenir ce qu’il était. Elle s’était dit qu’elle ferait tout ça, elle se l’était dit sous l’influence d’un jumeau supposé mort. Et, soyons honnête, c’était bien pour cette raison qu’elle acceptait de le recevoir, sinon elle lui aurait dit de faire comme tout le monde, de prendre un rendez-vous et de revenir à ce moment-là. Elle soupira, levant les yeux au plafond quand il annonça ne rien faire comme tout le monde.

« Oui, et bien peut-être que tu devrais essayer. Juste pour voir ce que ça fait. »

Elle voulait bien tenter de faire des efforts, ne serait-ce que pour les traits physiques communs, et une promesse faite mais elle ne pouvait pas changer du tout au tout avec Adriel. En plus de paraître suspect, il restait ce qu’elle détestait chez quelqu’un, le type riche par excellence. Elle était bien capable de trouver toutes les excuses du monde pour n’importe qui, peut-être qu’elle pouvait essayer de faire un effort pour en trouver quelqu’une à Adriel. Mais c’est effort, elle ne le faisait ni pour elle, ni pour lui mais seulement pour une page qu’elle était bien en mal de tourner. Son obligé ? Tient, pour le coup, elle aurait bien voulu que ce soit réellement le cas. Juste le temps de lui mettre assez de plombs dans la cervelle pour qu’il prenne conscience, pleinement, du métier qu’il faisait sans avoir à réciter une leçon bien apprise pour se justifier. Démonter l’argument visant à dire qu’il avait perdu ses frères alors que l’un d’entre eux était toujours en vie. Mais… Ses envies, à elle, ne rentraient jamais en ligne de compte.

Son bureau, elle ne connait par cœur, pour l’avoir vu se faire et se meubler. Pourtant, face au regard d’Adriel, elle semble très bien s’accommoder d’attarder son propre regard ailleurs, du moment que ça ne lui impose pas de plonger dans celui d’Adriel. Action qu’elle avait déjà avant de revoir Randall, elle n’en culpabilisa pas en se disant qu’elle était différente. L’homme ne récupéra son attention qu’au moment où il se décida à agiter un dossier d’une affaire qu’ils avaient mutuellement. Elle n’eut pas besoin de réfléchir très longtemps pour savoir de quoi il parlait. Elle était même prête à lui demander s’il voulait une médaille pour s’être impliqué dans une histoire mais cette pique resta coincée dans sa gorge, au moment même où le regard de l’avocate descendit jusqu’à la manière dont il touchait sa cravate. Le regard bleuté de la trentenaire resta sur ce spectacle sans être capable de s’en défaire, assurant que c’était une mauvaise idée de l’avoir fait monter jusqu’à son bureau. Qu’est-ce qu’elle croyait ? Pouvoir être assez forte pour se retrouver face au portrait de Randall, de pouvoir continuer à le regarder alors qu’il adoptait certaines de ses attitudes ? Elle se surestimait, c’était bien nouveau ! Son regard décrocha enfin de cette fichue cravate pour remonter jusqu’au regard d’Adriel, quand ce dernier cessa de triturer l’accessoire qui devait être hors de prix. Elle prit sur elle, haussa un sourcil.

« Alors, on a du mal à supporter une cravate, maintenant ? » En faire une critique, dédramatiser le geste, ne pas penser à ces quelques jours enfermée dans son appartement. « Fais attention, on pourrait finir par croire que ton rôle de chef d’entreprise, tiré à quatre épingles te convient de moins en moins. »

Elle porta son attention sur le dossier dont il avait fait l’inventaire et, pour elle, il n’y avait qu’une seule raison pour qu’il s’implique à retrouver ses armes : éviter de salir le nom de sa si belle entreprise. Alors quand il déclama une envie de justice et de protection, forcément, ça étira, chez Charlie, un sourire un peu ironique. L’air de faussement – le trait était assez exagéré pour que personne ne puisse y croire – compatissant à sa cause, elle hocha la tête.

« Oui, évidemment que tu fais tout ça pour cette raison. L’idée qu’une mauvaise image puisse sortir de cette affaire, ou que des gros titres visant les armes de la Veidt comme responsables de la mort d’un gamin puissent apparaitre… Tout ça, bien sûr, ce n’est jamais entré en ligne de compte. »

Blonde et naïve mais pas ce point quand même. Cela dit, il y avait autre chose qui lui échappait mais, avant qu’elle ne puisse lui en faire part, Adriel s’était fendu d’un sifflement pour souligner sa réussite professionnelle. D’un air exagérément touché par son commentaire, prouvant le fait qu’il aurait pu s’en passer, elle balaya la pièce du regard avant de revenir sur lui.

« Oui, il me manqua encore le minibar, la baie vitrée sur une vue imprenable et le mini-golf et là, je crois que ça sera parfait. »

Tellement pas crédible venant d’elle. Si un jour elle devait réellement finir de cette manière, elle demanderait à Chase de la réduire en légume cérébral tellement elle serait à l’inverse de ce qu’elle voulait devenir. Sa phrase lancée, rappelant la réussite d’Adriel dans des clichés, elle se concentra sur lui. Cette fois l’air de l’avocate était tout ce qu’il y avait de plus sérieux.

« Au risque de me répéter : pourquoi tu es là Adriel ? » Elle désigna le dossier qu’il avait présenté dans un regard. « Ce dossier tu aurais très bien pu le laisser à une secrétaire et nous éviter un entretien qui, de toute évidence, nous dérange tous les deux. »
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Message posté : Mer 29 Jan 2014 - 21:11 Message
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• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

La miséricorde surpasse la justice.


Face à la jeune femme, il éprouva quelques difficultés à la regarder franchement et une voix toute personnelle lui hurlait de se lever pour l’entourer de ses bras protecteurs. Imperceptiblement ou presque, Adriel se mordit l’intérieur de la lèvre pour associer une bien désagréable notion de douleur au faciès de la jeune femme qu’il regardait présentement. Il ne devait plus agir comme son frère, il n’était plus lui et percevait clairement en cet instant toutes les limites de son plan précédent. Aussi louable que fut son initiative, voir un de ses doubles se retrouver dans les bras de Charlie fut simplement à même de réactualiser des sentiments qui n’avaient pas leur place dans son existence. Il étira l’un de ses sempiternels sourires quand la jeune femme lui signifia qu’il devrait peut être cherché à faire comme tout le monde. " Très peu pour moi ! Vous ressembler ne m’est guère appréciable, d’autant que j’aime à cultiver toute ma… Différence ! " S’il pouvait sembler plein de morgue, s’était simplement pour s’en tenir à ce détestable rôle qu’il aimait servir. Après tout, n’étais ce pas celui qu’elle aimait le plus de voir jouer ? Il en vint même à se demander si, en présence de tout ce qu’il pouvait bien réaliser, elle serait à même d’avouer qu’il n’était peut-être pas la si détestable figure qu’elle lui prêtait.

La Pensée d’une Charlie exagérément le trait pour irrémédiablement le séparer de l’image de son frère trépassé fusa alors dans son esprit. Il remarqua alors son tic propre à Randall dans ce sempiternel touché de Cravate et fut surpris de constater que la Texane gardait ses yeux braqués sur cette mimique involontaire qu’elle provoquait par sa simple présence. Il étira un sourire. Un sourire effilé comme une lame, aussi cruel que menaçant. Douceur, perversion, jeu… Voilà les mots qui pourraient le mieux résumer son semblant de lien avec la jeune femme et en cet instant Adriel était disposé à la rendre mal à l’aise. Jouer sur ses nerfs en reprenant subtilement quelques une des attitudes de son jumeau pour la plonger dans un trouble certain et se délecter de ses réactions. Oui, il était probablement cruel, mais c’était simplement dans le but d’étouffer cette voix intérieure lui criant à quel point il pouvait être amoureux de ce petit bout de femme forte face à lui. " Oh… Mais dis-moi, Charlie… Quel rôle souhaiterais-tu donc me voir adopter ? Trouverais-je donc grâce à tes beaux yeux si j’étais plus semblable à… Mon frère ? " Toute sa malice se trouva magnifié dans ce phonème prononcé d’une similaire façon à ceux que lui avait adressé le Navy SEAL amouraché durant leur douce retraite de quelques jours. Il la regardait de ses yeux bleus semblables à ceux de Randall, cherchant irrémédiablement son regard là où elle dévoilait des trésors de fuite. Et ce n’est pas peu dire qu’il appréciait ce semblant de domination, tout confortablement installé qu’il fut dans son siège…

" Ma société jouit déjà d’une image des plus désastreuse… Pourtant, nous sommes contractuellement liés à notre armée pour les dix prochaines années. Autant te dire franchement qu’un scandale sur notre territoire ne me ferait ni chaud… Ni froid. " Il adressait à l’avocate un regard neutre comme des traits sévères. Son rôle de glacial salopard à la tête d’une entreprise à la discutable vocation était parfaitement en place et il aurait tôt fait d’imprimer dans l’esprit de Charlie un semblant d’image de Diable. De mal incarné. Il préférait se définir comme étant un mal nécessaire. " Quand bien même cette affaire serait relayée par tous les médias du pays, elle ne suffirait qu’à ébranler pour un temps la confiance de nos actionnaires… Puis, viendrait la naissance du prochain enfant de Beyonce ou bien la future tromperie Jonas Q. Carter et tout le monde s’en abreuvera pour oublier jusqu’à l’existence de cette affaire... " On ne pourrait pas lui enlever ça, cette observation découlant simplement du monde de l’information comme de celui des médias actuels. Vivant dans une société de l’instant comme du sensationnel, les gens en perdaient le sens des réalités pour se pâmer de l’existence d’idoles qui n’en étaient guère. Et, en attendant, les véritables pouvoirs se trouvaient tranquillement installés dans leurs tours d’argent sans être véritablement inquiétés. " J’y perdrais peut être quelques clients, je te l’accorde… Mais les gens ne cesseront pas demain de s’entre-tuer. Ukraine, Tchétchénie, Syrie, Soudan, Bangladesh… Tant et plus de marchés potentiels ! " Il avait pris le temps d’identifier chacune de ses pays en dépliant l’un des doigts de sa main droite pour finalement cesser. Charlie n’était pas stupide, elle savait bien que peu importe l’image de Veidt Industries, certains clients seraient toujours prêts à acheter. " Tant et plus de marchés que je me suis toujours refusé d’exploiter ! Je ne suis pas le requin avide d’argent que tu sembles imaginer et ma morale m’intime quelques limites. Contrairement à bon nombre de membres de mon conseil d’administration. Mais je doute que ce soit des informations que l’on obtient dans la presse dont tu délectes… "

Dans l’esprit du Golden Boy, tout le portrait qu’avait de lui la jeune femme n’était basé que sur des idées reçues comme des coupures de presse assemblées ça et là… Pour une avocate, elle ne cherchait guère à sonder le fond de l’affaire mais ne lui en voulait guère. Au fond de lui, une voix criait à Adriel de cesser son petit jeu malsain. Il l’étouffa sans la moindre pitié, désireux de voir jusqu’à quel point Charlie serait prête à aller pour honorer la promesse qu’elle avait formulé à son frère disparu. A son double assimilé. La réplique sur l’agencement de son bureau lui sembla être une critique sur la façon dont était aménagé le sien et il en eut un mince sourire. Si elle souhaitait s’engager sur ce terrain après tout…

" Ah… J’ai toujours pensé que, malgré ton esprit bien fait, tu étais un petit peu superficielle. Probablement ce qui devait plaire à mon frère. Lui qui n’avait aucun sens de la décoration aurait bien trouvé son compte avec une avocate aux choix classiques mais attrayants. " Dénué de tout sens artistique –à l’image de l’original- Randall n’avait pas manqué de solliciter Charlie pour donner un peu de vie à son logement lors de leurs années de Faculté… S’il ne se souvenait pas vraiment de la réaction de la belle, Adriel trouvait particulièrement à propos de répondre à ses piques par quelques frappes des plus intimes. Et cela ne faisait que commencer. Jetant un regard circulaire sur le mobilier comme l’agencement, il se fendit d’un semblant de sifflement admiratif avant d’avancer : " De bien belles pièces que voilà… Très jolie montre également. " Il désigna l’objet d’un index nonchalant sans réellement y prêter attention. Intérieurement, il avait reconnu le dernier cadeau de son double et se délectait par avance des réactions découlant de cette désignation. " Néanmoins, je critiquerai le choix du chauffage… Le mural c’est tellement dépassé. Un chauffage par le sol autorise… Un bien plus grand confort ! "

Son petit silence lui vint d’un maigre remord qui amena la modification de la fin de sa phrase. De prime abord, il avait souhaité avancer le fait que cela permettait surtout de ne pas avoir les pieds froids au travers des chaussettes en lin qu’il portait d’ordinaire. Mais tant et tant de références successives à son frère lui apparaissaient comme dangereux pour la préservation de son secret. Il se contenta d’un maigre sourire et écouta religieusement Charlie discuter l’intérêt de cet entretien. " Me déplacer en personne m’apparaissait opportun pour indiquer à quel point je pouvais me montrer solidaire de ta cause comme de ton combat… Il semble que je me sois déjugé. " Il haussa nonchalamment les épaules, semblant quelque peu désolé. Jouer la comédie devenait presque une seconde nature. Néanmoins, Charlie était loin d’être stupide et le voir se présenter avec deux dossiers pour n’en présenter qu’un seul lui mettrait surement la puce à l’oreille. Si ce n’était pas déjà fait. Prenant un air un peu plus grave, il acheva : " Je suis là parce que ton affaire me préoccupe, que j’ai un devoir moral envers les citoyens de ce pays et que je souhaites voir ton combat aboutir. Mais je suis également là pour une affaire un peu plus. Personnelle. " Il fit glisser sur le bureau le second dossier pour l’avancer vers Charlie. Et dans un phonème, il la questionna : " Est-ce que tu connais Ryan Bennett ? "
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Le Poing de la Justice

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Message posté : Ven 31 Jan 2014 - 3:29 Message
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Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne prenait absolument pas mal le fait qu’il puisse se sentir différent d’« eux ». C’en était même une fierté en réalité parce que, de près ou de loin, elle n’avait pas envie d’avoir quoi que ce soit de comparable avec Adriel. S’il se sentait bien mieux, en haut de sa tour, avec pour unique compagnie des portraits de frères défunts – ou pas – c’était son problème. Elle ne voyait pas comment on pouvait envier la situation de cet homme qui, finalement, à par l’argent n’avait absolument rien. Chacun ses priorités. Du coup, dans un sourire des plus ravis, bien que simulé, elle avait porté son regard sur le marchand d’armes :

« Bien, finalement, on arrive à être d’accord sur un point. Aucun de nous n’a envie de ressembler à l’autre. »

Ou la tranche de population qu’il représentait. Elle avait longtemps pensé que c’était elle le problème, qu’elle avait créé des clichés des personnes riches et qu’elle était incapable de passer outre ses réticences face à ces personnes. Mais, avec le temps, elle avait noué des contacts avec ce genre de personne, allant du célèbre Neutron-Grey jusqu’au numéro deux de la Rhodes. Et… A son grand étonnement, elle avait révisé ses positions face à ces personnes. Adriel : jamais. Le problème, donc, ne venait pas uniquement d’elle. L’homme d’affaires n’avait jamais su montrer autre chose qu’un visage et une attitude détestable, à l’image des clichés qu’elle pouvait avoir.

Et détestable, il l’était. Si c’était qu’un jeu, juste une façade comme semblait l’avoir dit Randall, alors il jouait trop bien pour elle, beaucoup trop bien pour qu’elle imagine que ce ne soit que fictif. Il y avait forcément de lui, du vrai lui, dans ses attitudes. Personne ne gardait un rôle aussi intact et, surtout, personne ne s’amusait à jouer sur une corde sensible à moins de réellement éprouver une joie quelconque dans le malheur des autres. Réflexion à laquelle elle était venue quand il parla de Randall pour la première fois sauf que, à la différence de leur première entrevue – dans les bureaux de la Veidt – Charlie était bien plus apte à essuyer les réflexions de ce genre. Une chose avait radicalement changé dans sa façon de percevoir les évènements : Randall n’était pas mort. Ça changeait tout à la psychologie de l’avocate. Il n’était plus question de regret face à une personne morte trop tôt, il s’agissait d’un choix de carrière et, le savoir en vie quelque part permettait à la Texane d’aborder les choses plus sereinement. Charlie souffla dans un sourire, comme pour prouver que ce genre de réflexion était parfaitement typique d’Adriel. Loin d’être un compliment. C’est avec un ton parfaitement calme qu’elle décida de lui répondre.

« Parce que tu penses réellement pouvoir lui être semblable, ne serait-ce qu’un peu ? » Se penchant très légèrement dans un ton de confidence alors qu’elle secouait doucement la tête, elle reprit. « Adriel, tu pourrais, au mieux, reprendre ses expressions, ses mimiques, » Elle désigna la cravate pour appuyer ses dires, « tout ce qui touche au physique mais, ce sont les seules choses qui pourront te rapprocher de lui. Et crois-moi, ce ne sont pas ces détails qui font qu’une personne est bien ou non. »

Et pour le coup, elle ne l’avait pas quitté des yeux pendant son explication. Le fait qu’il tape rapidement sur la corde sensible l’éloignait forcément de l’image qu’elle avait de Randall. Si les traits étaient les mêmes, il était plus facile pour elle de faire la différence et d’affronter ce regard bleu qui, d’une couleur similaire, n’était pas celui du militaire. Adriel avait tout du marchand d’armes, ou de n’importe quel homme d’affaires dont la fortune se faisait au détriment des autres, même jusque dans son discours froid – malheureusement très réaliste – si le peu d’impact que pouvait avoir une affaire de ce genre dans ses affaires. Elle soupira en hochant la tête.

« Tu as raison, sur toute la ligne. » Elle leva légèrement une main l’air de penser soudainement à quelque chose. « Du moins, tout le monde se fichera pas mal qu’un gamin soit mort mais… » Elle posa un regard interrogateur sur Adriel. « Je me demande : est-ce que c’est très engageant et sécuritaire pour un futur client de savoir que ton entreprise est capable de se faire voler des armes ? »

Juste une question, comme ça parce qu’il y avait fort à parier qu’une entreprise comme la sienne se trouvant avec des failles de sécurité ne devaient pas être très bien vu. Et, effectivement elle doutait fort du fait qu’il se limitait et que sa morale puisse l’empêcher de faire certaines choses. Il n’était pas uniquement question de ce qui se disait dans la presse, c’était une réflexion qu’elle s’était faite – ou confirmait, plus exactement – en l’écoutant sortir ses jolies tirades sur son emploi. Elle leva un doigt vers le haut de sa tête.

« Je suis blonde, Adriel, évidemment que je base mes jugements uniquement sur une presse douteuse. »

Il avait l’air de douter de sa façon de se faire ses jugements alors autant appuyer sur ce point avec l’argument le plus pourri qu’il puisse exister. De toute façon il continua sur son côté superficiel, ajoutant même que c’était ce qui devait convenir a Randall. Le sourire qu’avait Charlie était surtout dû à ses pensées qui lui montraient un Adriel en train de se bouffer la boite de crayons en pleine face. L’avantage, c’est que seul son sourire était visible. C’est avec ce sourire ravi – parce que la vision avait été plaisante – qu’elle le désigna, rapidement, du bout de l’index.

« C’est toi qui parles d’un côté superficiel ? … Oui, en même temps tu connais bien ça, normal que tu sois apte à en juger. »

Cela dit, pas très bien s’il était capable d’assimiler Charlie à ce côté-là. Mais ça n’avait pas d’importance, en fait, elle s’en foutait parce que, oui, Randall était vivant. C’était sûrement très con de se rattacher à cette idée mais, au moins, ça lui permettait d’arrêter de s’effacer face à Adriel. Ce qu’elle n’avait pas prévu, en revanche, c’était le sourire, un peu bête, un peu niais, complètement amoureux, quand elle descendit son regard sur la montre laissé dans sa boite aux lettres, après la réflexion d’Adriel. D’ailleurs, c’est la seule chose sur laquelle elle ne répliqua rien, parce que… Elle en était incapable. Et, heureusement, elle ne fit aucun lien avec cette histoire de chauffage au sol et la particularité qu’elle pouvait avoir dans certaines situations. Elle haussa les épaules, quittant la montre des yeux, effaçant son sourire et reportant son attention sur le marchand d’armes.

« Que veux-tu, j’aime les choses dépassées. » Léger mouvement de tête. « Mon côté superficiel, probablement. »

Sous-entendu, dans un ton ironique : qui était le plus superficiel des deux ? Celui qui jurait par un chauffage plus tendance, ou celle qui en restait aux bases ? Elle hocha la tête pour confirmer que le fait qu’il se déplace en personne ne donnait absolument l’impression qu’il se sentait concerné par cette histoire. Franchement, hormis le fait d’essayer de la déstabiliser en multipliant les références à Randall, elle ne savait pas tellement pourquoi il était là. Cela dit, elle arriva tout de même un semblant de professionnalisme quand il parla d’affaire plus personnelle. Comme quoi, même en le détestant cordialement, elle était incapable d’envoyer chier une personne qui demandait, à priori, de l’aide ou un avis sur une affaire personnelle.

« Ryan Bennett, ce n’est pas l’homme qui a été jugé pour le meurtre d’un autre homme. » Elle plissa légèrement les yeux, dans une moue de réflexion pour essayer de remettre les choses en ordre. Ça ne datait pas d’hier. « Le type qu’il a tué avait tué un gamin, non ? » Elle n’avait pas tous les éléments en tête, c’était déjà pas mal qu’elle se souvienne de ça. « C’est quoi le rapport avec toi ? » Aucune pique, ni agression dans sa question qui, pour le coup, était plus que sérieuse.
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Message posté : Dim 2 Fév 2014 - 18:15 Message
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Il ne chercha guère à relever sa remarque. Il semblait plus qu’évident à ses yeux que la jeune femme ne souhaiterait jamais avoir le moindre trait commun avec le détestable personnage dont il passait le manteau lors de leurs entretiens. Lors de bien de ses entretiens professionnels à dire vrai. Il se contenta de glisser une main sous son menton pour appuyer son sourire et savourer les réactions de Charlie. Elles furent bien moins goutues qu’il ne l’aurait cru, qu’il ne l’aurait espéré même… Il la trouva forte et assurée, beaucoup plus que ce qu’elle ne l’avait jamais été en sa présence et ce constat heurta fort son esprit comme toute sa volonté de domination. Un partie de son être avait peur, peur de la voir s’imposer comme un idéal semblable à celui dont Randall était amoureux. Et cette crainte ne donnait que plus de poids à toutes les douces pensées comme les douces intentions que les souvenirs comme l’expérience de Randall nourrissait à l’égard de la jeune femme. Les yeux d’Adriel devaient frémir alors qu’il sentait une désagréable chaleur envahir son derme. Il était mal à l’aise… Il la détestait pour ça comme il la détestait pour tous les doutes qu’elle impliquait quant à sa relation avec Sydney Stevens. Il pensa à sa belle eurasienne en l’instant, à tout ce qu’elle pouvait bien lui dire sur sa personne quand il ne chaussait guère son habit le plus détestable. Son phonème fut dès lors glacial : " Oh… Charlie ! Tout ce qu’a jamais été mon frère, je peux l’être également. Ça, et bien plus encore… " Il déglutit avec difficulté car un étrange constat monta en son être : à l’unisson chantèrent toutes les voix de son être pour avancer le fait qu’il avait sur ce point raison ! Il était tous ses frères et se nourrissait de leur passé comme de leur vie pour arriver à un compromis qui pourrait changer bien des choses. Sa face visible, son côté aussi détestable que froid n’était que l’illusion semblable à la figure émergée de l’iceberg pour tromper son monde, son domaine d’activité, dans le but de mieux le dominer pour redéfinir ses codes et lui donner un sens plus moral, plus humain à terme… Cela impliquait d’avancer dans l’ombre, de procéder masqué et de recevoir toute la haine de personnes à l’importance insoupçonnée. Et, franchement, ce n’était pas des plus faciles tous les jours !

Il retroussa un court instant les lèvres, grinçant des dents face à la déclaration de la jeune femme visant à dire qu’il avait raison. Il la connaissait trop… Randall la connaissait trop bien pour savoir que cette phrase n’était que le prélude à une argumentation posée, probablement redoutable. Cela ne manqua pas. Comme le disait son grand père, tout ce qui peut bien venir avant un « mais » ne compte guère. Et si la jeune femme n’avait pas clairement formulé son reproche ainsi, il savait que tout ce qu’elle avait bien pu dire avant d’attaquer le marché de l’armement n’était que du vent pour étayer son argumentaire. Elle le dérangeait, bien plus qu’elle ne pouvait bien l’imaginer et c’est lentement que les pensées de Randall s’insinuaient dans les siennes pour profiter de la passagère faiblesse d’Adriel. Elle avait prononcé des vœux, formulé quelques promesses que l’esprit de l’ancien Navy SEAL souhaitait voir se réaliser. Lui avait clairement conscience que c’est dans ses conditions que le dernier des trois encore vivant pourrait favorablement impacté le monde. Le duel mental sembla croissant jusqu’à ce que la jeune femme ne mentionne son supposé côté superficiel, le renvoyant à la face d’Adriel. Traits durs, phonème aussi glacial que cassant, Charlie serait surement surprise de voir une douce et chaleureuse lueur au fond des yeux bleus d’un Adriel dardant du regards ses océans : " Moi qui pensais que le devoir d’une avocate était de ne guère s’arrêter aux évidences mais de chercher à creuser pour parvenir à la découverte de la vérité… " Il la regarda un instant, son expression faciale changeant pour apparaitre bien moins détestable que celle qu’il avait pour habitude de lui offrir. Sentant déjà que les habitudes de son frère prenaient clairement le dessus, Adriel se mordit la lèvre et détourna vite le faciès vers un quelconque élément de décors. Il le détesta un instant pour avoir cherché à clairement indiquer toute la nature de son personnage : celle d’un rôle des plus détestables. Il était submergé par tant de contradictoires sentiments, avait envie d’écraser la jeune femme sous son talon pour ne plus jamais avoir à souffrir de ses absences comme de ses jugements alors qu’une voix puissante au fond de son être lui intimait de lui avouer bien des choses, de la serrer tout contre lui pour redonner vie à un trépassé. Il ne le pouvait et maudit intérieurement son jumeau pour cela. Il se voulait cassant, volontairement, mais il ne fallait guère être observateur pour noter que quelque chose avait changé dans son timbre de voix :

" Engageant ? Quand bien même cela ne le serait pas ce n’est guère ce qui m’empêchera de fermer l’œil. Ce n’est pas pour demain que les hommes cesseront de s’entre-tuer pour des prétextes fallacieux et ils en viendront toujours à s’alimenter à où le produit est recommandé comme étant le mieux… " Rebondir, immédiatement. Jouer de cette désagréable habitude, de cette suffisance naturelle propre au leader d’un secteur passé sous sa main depuis des années. Plus qu’une seule voix, c’est désormais une seconde qui chuchotait à son oreille des mots qu’il ne souhaitait entendre. Qui cherchaient à rendre son discours bien moins rude comme lézardé de failles. Dans le trouble de son âme, Leonel avait également choisi son camp. " Ce qui me fait dire que tu n’es pas une experte du domaine reste cette notion de client… Est-ce ton idéalisme qui te fait penser que les utilisateurs d’arme ont une quelconque moralité… ? Quoi qu’il en soit, je crains autrement plus les réactions de mes actionnaires que de mes acheteurs. Qu’un tel scandale éclate et cela en est terminé de nos demandes de prêts aux banques comme de nos taux avantageux… C’est peut-être ce que je crains le plus tant j’ai nécessité de cet argent pour remodeler bien des aspects de ma société. " Main crispée sur son genou, Adriel se fit violence pour stopper là son exposé. Quelle idée de donner à son opposante les clés de ses cauchemars ? Comme le début d’un chemin de réflexion pour la déduction de son personnage arpentant quelques sentiers de la rédemption... Randall lui hurlait de tendre la main vers la jeune femme, de la faire entrer dans son jeu pour qu’elle puisse définitivement l’aider à devenir quelqu’un qu’elle pourrait apprécier. Qu’elle pourrait aimer ? Et c’est dans un souffle qu’il en vint presque à murmurer : " Mais ça doit être des plus difficile pour toi d’imaginer que je puisse être plus préoccupé comme inquiet de la mort d’un gamin que des réactions de tous ces gens, n’est-ce pas ? " Il en étira un maigre sourire, soufflant par la même occasion. Il ne devait guère les laisser gagner, pas leur autoriser le dernier mot dans ce semblant de conflit les opposant. Son semblant de timbre supérieur comme ses airs hautains refirent alors surface quand ils noua ses doigts au-devant de son visage pour questionner : " Voilà que j’en viens à me questionner du pourquoi la brillante juriste que tu es ne m’a pas encore intenté de procès… ? Quel meilleur moyen pour toi que de me voir sombrer sous les hourras d’une foule trop heureuse de verser le sang d’un immonde capitaliste de plus… " Peut être qu’elle n’avait pas tant de preuve que cela ? Peut-être qu’il venait simplement de les lui fournir lui-même par ce dossier personnellement composé ? Ainsi soit-il… S’il devait être un jour aux premières loges pour assister à sa déchéance comme à sa fin, autant qu’elle soit de son fait ! Néanmoins il restait aigre sur un point tout particulier. Sur les premiers mots qu’elle avait jugés bon de prononcer. Sur cet aspect selon lequel jamais il ne serait l’égal comme le pareil de son frère trépassé. Ce dernier lui intimait de se taire alors que, nerveusement, ses doigts agitaient sa cravate en soie sauvage. Il grimaça, conscient que l’aveu qui découlerait de ses mots ne serait point à son plus grand avantage. Malheureusement, il avait besoin de le formuler : " Randall par-ci, Randall par-là, Randall partout… Randall aurait bien pu pisser dans une coupe que tu te serais extasiée : « du vin ! ». Moi… Moi, je pourrais bien t’offrir de l'eau pure et fraîche que tu loucherais encore dessus d'un air soupçonneux avant de te questionner : « drôle de goût, non ? ». " Il en eut un rire qui ne signifiait aucun sens de la plaisanterie. Un coup d’œil vers un bibelot plus tard, il reposait ses iris clairs sur le faciès de Blondie et déclamait avec une neutralité bien fausse : " Mais j’imagine que je l’ai mérité, que c’est n’est guère le fruit d’une simple rancœur passé. J’imagine qu’une bonne action n'efface pas plus les mauvaises qu'une mauvaise les bonnes. J’imagine que chacune mériterait sa propre rétribution… "

Et Adriel de se taire tout à fait, laissant la jeune femme seule face à son propos… Il aurait aimé souhaiter quitter ce bureau en cet instant, fuir ce carcan qui en ressemblait à rien d’autre qu’un spectacle de torture où il était la principale victime des volontés de deux fantômes souhaitant le voir se façonner comme un être de lumière plus que comme un semblant d’agent du Chaos. Il aurait aimé ne plus jamais la revoir et mener sa vie comme il le souhaitait en compagnie de celle qui, d’ordinaire, occupait ses plus tendres pensées. Mais une cause supérieure à sa détestable personne lui intimait de rester assis dans son fauteuil en compagnie de ses plus torves manies. Il eut un sourire en repensant à ses mots disant qu’elle aimait les choses dépassées, Randall se figurant que s’était bien de lui qu’elle parlait. Mais tout sourire disparu quand elle mentionna Ryan à la lecture du probable compte rendu de son procès. Une nouvelle fois, Adriel grinça des dents tant le descriptif de son ami ne semblait guère lui convenir mais il ne rua pas dans les brancards. Travaillant sur lui-même et se recentrant sur ce sujet tout personnel, il parvenait progressivement à étouffer les voix comme les envie de ses jumeaux. De la tempérance, de la tempérance…

" On a joué au Football ensemble, même Université... Megatron & Roadblock, le Receveur et le Tight End de Texas A&M… On faisait exploser toutes les défenses du pays en ce temps-là. Ca ne te dit plus rien ? Remarque, tu ne venais pas beaucoup au stade… " La scolarité de Charlie avait toujours été une sorte d’énigme pour lui et malgré les souvenirs de Randall, il ne parvenait pas à clairement déterminer si elle côtoyait le même campus que lui. Le seul souvenir de Blondie dans un stade était quand les Black Knights de l’Army et donc Randall étaient venu jouer au Texas. La seule fois qu’elle avait encouragé un Veidt dans ce Stade, probablement, et ce n’était pas le bon. Un brin nostalgique de cette époque bénie où la faucheuse n’avait point encore frappé et où son ignorance n’était pas un défaut, Adriel poursuivit : " Il a ensuite été Drafté en 42ème position par les Heroes, il y a plusieurs années. S’était un joueur de base de leur attaque jusqu’à… Mais j’imagine que tu n’es pas très branchée ESPN quand tu rentres chez toi. " Il en était persuadé pour avoir, sous les traits d’un double, parcouru récemment les lieux en sa compagnie. Et relativement peu vêtu qui plus est… Il eut un sourire qu’elle pourrait prendre pour de la moquerie de sa culture sportive là où il la visualisait simplement nue dans ses bras à frémir sous ses baisers. Il évacua bien vite cette image de son esprit pour finalement déclamer : " On a évolué ensemble, souffert ensemble et gagné ensemble. D’aussi loin que je m’en souvienne, il fut là de près comme de loin pour m’aider à passer outre ma peine. " Contrairement à de prétendus amis de cette époque. " Il est comme un frère, le dernier qu’il me reste... "

Il laissa planer un silence. De prime abord, il n’avait pas clairement conscience de son propos mais réalisa par la suite que Charlie pensait Randall vivant. Ce dernier hurla là où Adriel sourit. Voilà qui serait un bon moyen de questionner la loyauté de Charlie… S’il continuait dans cette voie de solitude, peut être qu’elle se montrerait plus conciliante. Peut-être qu’elle lâcherait le morceau ? Ou bien peut être qu’elle resterait fermée telle une huitre et se verrait nimber d’un semblant de souffrance morale. Lui qui détestait ses frères en cet instant pourrait bien savourer le trouble comme le doute de la jeune femme, par caprice comme par vengeance. Sans qu’elle ne le lui ai demandé, Adriel poursuivit son exposé : " Il a bien tué quelqu’un mais à un détail près : ce mec avait tué son enfant. Un môme de deux ans tout ce qu’il y a de plus adorable qui pleurait juste un peu trop fort. A la place de Ryan, j’aurai tout aussi violent mais bien moins immédiat… " Froid et glacial lors de son dernier énoncé, la sentence d’Adriel ne serait probablement pas du gout de la jeune femme mais il en avait, pour ainsi dire, rien à foutre ! Il appréciait ce gosse bien que la séparation de Ryan avec sa petite amie lui ai rendu difficile de le côtoyer. Il comprenait la vendetta immédiate de son meilleur ami et aurait probablement agi de même si l’on s’en était pris à son sang. Sang pour sang. Vie pour vie. Grimaçant avant de continuer, Adriel se fendit d’un de ses sempiternels grincements de dents : " Il a tout perdu et cherche à se battre pour une conditionnelle, pour revenir vers la mère de son fils qui passe ses journées à pleurer, se bourrer de médocs comme de Jake Daniels. Seulement, plus personne ne veut assurer sa défense, il n’en a pas les moyens. J’ai beau mettre de l’argent dans la balance, les avocats le fuient comme la peste et ça a achevé d’entamer sa détermination. Je ne suis que trop familier de la solitude comme du désespoir pour ne pas savoir à quoi il pense en ce moment… " S’ouvrir les veines avec un couteau entré clandestinement ou bien se pendre avec quelques frusques. Adriel le voyait beaucoup trop au parloir pour ne pas se rendre compte de son rapide dépérissement. Et s’il semblait aller mieux après ses visites, la suivantes ne laissait que peu de place à l’espoir. Peut-être pas conscient de jouer sur la corde sensible de la solitude –le cas de Ryan s’inscrivant comme une priorité suffisante pour lui faire oublier ses idées de sadique vengeance comme de délectation des réaction de la jeune femme- Adriel vint à lui demander : " J’ai besoin que tu le fasses sortir de là. " Et de finalement offrir à Blondie un bien surprenant Phonème de conclusion : " S’il te plait. "
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Le Poing de la Justice

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Message posté : Mar 4 Fév 2014 - 12:04 Message
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Évidemment qu’il pouvait être tout ce qu’avait été Randall, ils n’étaient pas si différent qu’une partie de ce frère, de ce double, faisait partie d’Adriel. Elle l’ignorait, ne le soupçonnait même pas parce que le dernier survivant – soi-disant – se présentait toujours sous des traits qu’elle trouvait détestables. Si, en temps normal, elle voulait bien chercher à comprendre les gens, elle n’en était pas télépathe et, sans accès à ce qui pouvait se passer, elle ne pouvait faire autrement que de se baser sur ce qu’on voulait bien lui donner. Adriel avait pris le parti de se présenter sous l’homme d’affaires qu’il livrait à beaucoup de gens, Charlie pouvait difficilement se focaliser sur autre chose. Les paroles de Randall, elle les avait bien en tête mais, il était un jumeau, il avait probablement envie de voir en Adriel quelqu’un de bien et… Enfin, peut-être qu’il n’était pas objectif, qu’il était resté bien trop loin d’Adriel ces longues dernières d’années pour comprendre à quel point l’homme s’était enfoncé dans une image de marchand d’armes. Charlie ne releva pas les premiers mots d’Adriel parce qu’avec toute la bonne volonté qu’elle aurait pu y mettre, elle ne voyait pas, ne concevait pas en quoi il pouvait approcher de ce qu’était Randall.

La Texane se mangea en pleine face le reproche d’un Adriel qui avait quelque chose de changé, presque imperceptible, sans qu’elle ne sache de quoi il s’agissait. Chercher à creuser pour découvrir la vérité, les mots étaient douloureux lui rappelant ce que Randall avait cherché à lui expliquer. « Pour ça, il faudrait encore que tu sois l’un de mes clients que je chercherais à défendre… » Piètre excuse, un peu trop facile mais elle devait sauver les apparences, non ? Elle n’était pas aussi assurée que ce qu’elle aurait voulu. Puis elle n’était pas certaine de vouloir creuser, par très sûre de vouloir si ce n’était qu’un masque qu’Adriel lui servait. Si Randall avait raison, si Adriel était quelqu’un de bien ? Si Adriel avait raison, s’il pouvait être comme Randall ? Elle n’était pas certaine d’avoir la volonté et les nerfs suffisants pour faire face à ça. De manière parfaitement égoïste, un Adriel sous les traits d’un enfoiré, ça lui évitait bien des tourments. Mais, elle se connaissait, si Adriel ouvrait une brèche elle se jetterait dedans, oubliant ce qui pouvait être le mieux pour elle, juste pour répondre à la demande d’un militaire qui s’était à nouveau échappé sans la certitude de le revoir un jour. Oh la douleur qu’elle avait pu ressentir à la – première mort – de Randall n’avait rien de comparable avec celle d’Adriel, parce qu’il y avait des liens qui ne pouvaient pas s’inventer. C’est seulement qu’elle avait l’impression d’avoir vécu deux fois cette perte. Revoir des similitudes de Randall chez Adriel, c’était au-delà de la torture.

La voix d’Adriel avait changé mais le début de son exposé restait toujours dans le même ton. Elle mima une fausse excuse quand il expliqua que ses actionnaires étaient bien plus inquiétants que de potentiels acheteurs qui ne cesseraient de s’alimenter en armes. Oui, désolé, de ne pas être une experte en entreprise d’armement. Geste qui relevait plus de l’ironie qu’une réelle pensée parce que ne pas s’y connaitre dans ce domaine lui convenait bien. Par contre l’étonnement, qu’elle avait pourtant rapidement cherché à cacher, avait été bien réel, bien sincère, quand il avait parlé d’un besoin de fond pour remodeler son entreprise. Et il comptait faire quoi ? Preuve était que le discours de Randall avait eu un impact certain parce qu’elle imagina spontanément Adriel orienter la Veidt vers quelque chose de plus « moral » plutôt que de se dire qu’il voulait modeler l’entreprise pour la trainer sur de nouveaux marchés, sur de nouveaux pays ou quoi que ce soit qui reste dans le domaine « marchand de morts ». Trop peu assurée, avec bien trop de questions, elle ne se risqua pas à une réponse, se contentant de hocher la tête pour confirmer – parce qu’il le fallait bien, non ? – qu’elle ne le croyait pas du tout inquiéter des morts que pouvaient faire ses armes. Pourquoi elle ne lui avait fait aucun procès ? Elle releva la tête vers lui, le regardant comme si l’explication était des plus logiques.

« Parce que ce n’est pas toi que j’ai envie de voir couler mais ce que représente ton entreprise et ton travail, Adriel. Même si j’arrivais à quelque chose contre la Veidt. » Et elle en doutait fortement vu les appuis qu’il devait avoir. « Un autre prendra ta place, et encore un autre alors… » Elle haussa les épaules. « Autant te laisser ce rôle vu qu’il a l’air de tant de plaire. » Elle marqua une légère pause alors que le ton n’était pas monté à un seul instant, avant d’afficher un air interrogateur. « Tu vois, il y a des fois où je me demande si ce rôle te convient réellement ou, si tu estimes seulement le mérité, comme une pénitence à endurer. »

Pour être le dernier survivant d’une série de trois frères même si cette info était fausse. Quelqu’un voulait qu’elle creuse. Bien, elle allait creuser mais, si cette situation convenait réellement à Adriel alors, il y a un moment où elle finirait par admettre que c’était Randall qui était dans le faux. Elle écouta ce qui semblait être des reproches sur la vision qu’elle avait de Randall par rapport à lui. En même temps, il s’attendait à quoi ? Évidemment qu’elle aurait forcément plus confiance en quelque chose venant de son frère plutôt que de lui, elle avait un passé avec Randall qu’elle n’avait pas avec Adriel déjà détestable à l’époque de la Fac. Mais il était injuste sur ses derniers mots et elle se retrouva à secouer la tête dans une sincérité qui l’étonnait elle-même.

« C’est là que tu te trompes Adriel, la moindre petite chose peu en rattraper beaucoup d’autres. » Charlie c’était la tolérance même, pour peu qu’on lui donnait un petit élément. On parlait quand même d’une avocate qui avait 4 frères pas foutus de vivre une vie légale et qui les excusait de tout parce que, à côté de ça, ils étaient capables de prouver un bon fond. Enfin, au moins pour deux d’entre eux. « Ramener un dossier pour aider à retrouver tes armes, pour moi, c’est juste parce que tu voudrais savoir qui a pu te voler, plus que de l’inquiétude pour un gamin de quartier. » Elle inspira pour relâcher l’air nouvellement acquit doucement. « A l’époque, Randall disait que j’avais une mauvaise vision de toi, Andrea aussi avait une vision différente. Alors, peut-être bien que c’est moi qui passe à côté de quelque chose et qui suis dans le faux mais, tu n’as jamais cherché à te montrer sous un autre visage avec moi alors, ce n’est peut-être pas si étonnant si je trouve soupçonneux tout ce que tu peux bien apporter. » Et oui, le ton était resté calme, et ça ne changea pas en continuant. « Et désolée de donner l’impression de mettre du Randall partout mais, sérieusement Adriel, tu le cherches quand tu te pointes en prenant ses mimiques, ses sourires et ses regards. » Et c’était depuis la première fois qu’elle était venue le voir dans son bureau.

L’expression de Charlie changea quand il fut question de l’autre dossier parce que, dans ces moments-là, ce n’était pas elle contre Adriel mais une avocate face à une affaire. Elle ne pouvait pas se permettre de faire entrer ses propres considérations – même si elle le faisait forcément si elle acceptait puisque Adriel n’était pas son genre de client habituel – dans son boulot. La seule réplique personnelle qu’elle s’autorisa c’est quand Adriel laissa entendre qu’elle ne devait pas s’intéresser au foot. « Non, c’est un domaine qui a perdu son intérêt depuis plusieurs années. » Depuis la « mort » de Randall. Une époque dont les seuls vestiges étaient un t-shirt et une casquette qu’elle gardait dans son armoire, une époque qui avait frappé à sa porte il n’y a pas si longtemps que ça, en réalité. Elle laissa Adriel poursuivre, jouant sur la corde sensible du dernier frère. Une remarque qu’elle préféra ne pas relever. Se concentrer sur son histoire, ne pas hurler le fait qu’il n’était pas seul et qu’il lui restait un frère. Un vrai – enfin, on se comprend – quelque part dans le monde. Inspirer. Respirer. Se concentrer.

Finalement Adriel avait peut-être quelque chose de bien à en juger par la manière dont il voulait aider une personne qui lui était proche. Même en essayant de mettre ce qu’elle pensait de lui de côté dans cette affaire, elle était bien obligé de se faire cette remarque pendant que lui en rajoutait une couche sur ce que pouvait représenter la solitude. Et elle qui ne pouvait toujours rien dire, baissa les yeux sur son bureau pour réfléchir. Penser de manière professionnelle. Pour le coup, c’était elle qui releva un regard des plus neutres sur l’homme, et le ton qu’elle employa allait dans ce sens aussi.

« Heureusement qu’il a été plus immédiat que ce que tu aurais pu être. » Le mieux aurait encore été qu’il ne fasse rien mais bon… « Enfin, de manière complètement logique. » Et froide. « C’est plus facile de défendre quelqu’un qui a agi sur "un coup de tête" plutôt que quelqu’un qui aurait cherché à faire durer le moment. » Que ce soit clair, la mort pure et simple, rapide, d’un type qui a tué un gamin de manière volontaire et voulue était beaucoup trop « facile » selon elle. Mais là, il était question de ce qui pouvait se passer dans un tribunal. « Comment ça se fait qu’aucun avocat ne veut prendre l’affaire en charge, surtout que tu as les moyens de payer plus de convenable n’importe qui ? » Est-ce qu’il y avait une info dans ce dossier qui était indéfendable ? « La seule chose que je peux te promettre dans l’immédiat, Adriel, c’est d’étudier le dossier de voir ce qu’il est possible de faire. Et, de là, si y a quelque chose qui n’a pas été exploité alors, le faire. Mais en aucun cas je peux te promettre de le sortir de là. » Parce que ça ne dépendait pas que d’elle.
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Message posté : Mar 4 Fév 2014 - 18:51 Message
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• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

La miséricorde surpasse la justice.


Le remarque de la jeune femme le fit sourire et, dans un soupir, ses yeux roulèrent dans ses orbites. Comme si elle lui laisserait un seul jour le bénéfice du doute, comme si elle pouvait venir à le considérer comme un client ou comme un proche. La voix de Randall se faisait opposée au cri animal sonnant dans son âme alors qu’il s’affirmait à lui-même que jamais Charlie ne viendrait à changer de point de vue à son sujet, que jamais elle ne pourrait le voir autrement que comme un fieffé connard. Il s’en donnait certes les moyens, mais une faible partie de son être espérait bien qu’elle viendrait à passer outre les jugements de son cœur comme les freins de son âme pour faire d’Adriel un lumineux personnage. Randall le souhaitait, Leonel en venait à l’espérer. Il prit en considération ses propos sur son industrie comme sur la finalité de ses actions et ses phonèmes trouvèrent un bien dérangeant écho dans son mental. Il la dévisageait de ses traits fermés alors qu’elle questionnait sa vocation. Une étrange lueur passa dans ses yeux quand les voix unies de ses frères heurtèrent ses pensées pour lui intimer un élan de franchise qu’il pourrait bien regretter. Il ne souhaitait pas se confier, ne souhaitait jouer de cette partition pleine de faille qu’il dissimulait la plupart du temps. Et dans un soupir désabusé, il se contenta simplement de répliquer :

" Tu sais que je n’y suis guère par choix… " La plus pure vérité… L’on ne choisissait pas la famille dans laquelle l’on venait au monde et le jeune homme, comme ses jumeaux trépassés, n’avait pas choisi de voir le jour dans une famille qui deviendrait le Parangon de la vente d’arme mondiale au fil des ans. Nerveux, il ne souhaitait pas exposer de lui un portrait qu’elle jugerait dissemblable de celui qu’il avait pour habitude de lui exposer. Néanmoins, elle n’aurait pas besoin d’être fine observatrice pour constater que bien des choses avaient changé : " Nous sommes nés dans ce milieu… Je suis né dans ce milieu et je mentirais en disant qu’il ne m’a pas façonné... Je n’ai découvert le monde qu’à l’âge d’homme, et alors, il m’a juste paru… Effrayant. " Bien des souvenirs de ses années sur les routes, chevauchant une grosse cylindrée, vinrent émailler cette déclamation... Un mot qu’il eut du mal à articuler tant il abhorrait encore de ces souvenirs tissés au vil des routes comme des villes et villages traversées. La violence des Favelas comme la crainte inspirée par ses jeunes semblables. Il eut un haut le cœur qu’il dissimula dans un soupir en repensant à son dernier périple à Bahia. De là à penser qu’il subissait comme une sorte de pénitence, il y avait un pas qu’il ne chercherait pas à franchir devant Blondie ! " Je ne suis pas le Commandeur… Pas Lady Patriot… Je n’ai pas leur emprise sur ce monde… Pas leur aura comme leur portée. Pas leur capacité à le changer… Ce que je fais me convient. Réellement. Et si j’y participe c’est parce que je suis le Meilleur pour ça et qu’en mon absence d’autres le feraient à ma place ! " Il en était convaincu. Après tout, son secteur d’activité ne manquait pas de ces « Seigneurs de la Guerre » ayant fait main basse sur des stocks d’arme désuets comme dépassés qu’ils revendaient à des dictateurs en puissance contre des chèques conséquents. L’effondrement du bloc de l’Est avait vu cette pratique se démultiplier comme se radicaliser. Et il n’était pas impossible de voir pareil personnage à la tête d’une industrie semblable à la sienne. Ce constat ne l’empêcha guère d’afficher un semblant de cette morgue qu’il adressait tout particulièrement à la belle. De cette suffisance quand il s’affirmait comme étant le meilleur, pensant que nul autre que lui ne pouvait le faire. Il n’était pas encore temps de briser toutes ses barrières comme toutes ses facettes. " Crois-le ou pas… Je n’ai confiance qu’en moi sur ce domaine-là. J’ai beau ne pas être un modèle de vertu, je sais que jamais je ne franchirai la ligne jaune. Alors que d’autres… D’autres utiliseraient les rouages de notre domaine pour à la fois contrôler l’offre et la demande, générant des bénéfices que mon Conseil d’Administration souhaite en rêve ! " La vérité était brutale et cruelle mais Adriel savait qu’il faisait partie d’un système qui n’éprouvait aucunement le besoin de se justifier. Un système qui vouait un culte aux saints dollars et qui n’avait cure de la destination des armes qu’il produisait. Son entreprise s’en souciait. Autant qu’il le sache du moins. Et elle faisait tout pour phagocyter des marchands isolés afin de les absorber et mettre fin à leur tortueux marché. A son sens, la croissance de son entreprise était la meilleure chose qui pouvait arriver au secteur de l’armement et qui lui donnait une raison de se regarder avec une once de fierté dès lors qu’il se forçait à contempler son reflet. Mais cette domination passait par la détestation d’autrui dans un rôle de froid salopard à la morale douteuse. Il s’y était fait sans pour autant pleine l’approuver. Haussant les épaules dans sa sempiternelle attitude de Golden Boy décalé, c’est avec un sourire aussi suffisant qu’amusé qu’il en vint à jeter le trouble sur son exposé en avança sur un timbre étrangement clair : " Il n’est nulle pénitence à me draper de mon rôle pour ne pas voir un patron sans âme et sans scrupule à ma place ! "

Il conviendrait alors à l’avocate de juger si ses actes méritaient plus le mépris que la compassion. Son propos sur la différence flagrante de traitement qu’elle appliquait à Randall comme à sa personne fut par la suite déclamé sous la désapprobation d’une bonne partie de son âme. Foncièrement, il comprenait que la belle puisse idolâtrer son frère tant ils avaient partagé des sentiments forts qu’il ne connaissait que trop bien pour les éprouver en partie à son endroit. Mais il se demanda alors si Charlie avait réellement conscience de ce que faisait son frère pour vivre ? Car si elle semblait foncièrement dégoutée de le voir lui à la tête d’une société d’armement, que disait-elle en songeant à un Randall utilisant ses armes sur le terrain dans une violence immédiate ? Tout étant plus intense dans le Texas, il se figura qu’un certain patriotisme habitait le cœur de la jeune femme et prônait la grandeur de l’armée américaine. Contrairement à Randall, Adriel n’avait jamais tué de sang-froid. Pour l’instant du moins !

" Si tu le dis… Mais dans ce cas-là, pourquoi n’évoquer que mes plus sombres aspects ? Pourquoi ne jamais voir les actions louables que je peux bien engager… ? " Désormais philanthrope à ses heures et dans la construction de son projet All-Star City, Adriel s’étonnait toujours de ne jamais recevoir quelques commentaires là-dessus. A croire que les belles paroles s’heurtaient à la réalité du discours comme à la réalité des rencontres pour finalement voir les plus nobles paroles redevenir poussière… Il ne souhaitait pas lui voir tresser des lauriers, simplement lui reconnaitre qu’il n’était pas le monstre au cœur de pierre que beaucoup s’échinaient à décrire. Quelque part, au fond de lui, il avait la volonté de changer pour qu’un jour Blondie puisse éprouver un semblant de fierté à sa rencontre. " Charlie… M’as-tu une seule fois donné l’opportunité de me présenter à toi sous un jour plus agréable ? " De son point de vue, la question méritait d’être posée… Il semblait avoir récolté son inimité dès leur première rencontre sans réellement comprendre pourquoi mais ne s’en était pas vraiment formalisé. Et depuis leurs retrouvailles ? Une arrivée furieuse de la Blonde à sa Tour pour lui adresser des accusations dont il n’avait pas conscience et une tentative du Golden Boy de prendre en main le dossier qui s’était mal terminée. Il lui adressa un maigre sourire. " Je ne suis pas celui qui te force à penser que mes actions à ton endroit sont pleines de sous-entendus… Mes affirmations répétées sur ma volonté de ne plus voir se retourner mes armes contre ceux qu’elles sont censées protéger n’ont guère bougé d’un iota depuis que cette affaire nous a rassemblés. " Il haussa les épaules en estimant qu’il aurait beau marteler sa version des faits, rien ne pourrait bien changer dans l’esprit de l’amour de Randall. Sa volonté de connaitre les coupables ? Il ne la connaissait que trop bien pour l’avoir employé à son compte et aurait bien aimé voir la tête de Blondie en réalisant qu’elle ne la connaissait que trop bien elle aussi. Et dans un soupir, clore le sujet qui les opposaient : " Nous étions jumeaux… N’avoir rien en commun eut été contraire à la normalité ! "

Une façon pour le jeune homme d’affirmer sans se mouiller qu’il n’était pas responsable des mimiques comme des attitudes qu’il pouvait bien prendre en sa compagnie sans pour autant déflorer son secret. Il avait beau exercer un constant travail sur lui-même pour chercher à clairement séparer ses personnalités, la proximité d’un important personnage de son passé ne manquait pas de faire ressortir biens des aspects de la vie du frère concerné. Charlie n’était pas la seule à lui provoquer tel effet, mais leur récents ébats comme séjours amouraché n’avait fait que contribuer à rendre bien floues les limites de sa psyché. Le sujet Ryan désormais abordé, il ne rétorqua rien sur le fait qu’elle n’avait plus le moindre intérêt pour le football. L’image de la donzelle tenant une fillette dans ses bras alors qu’il jouait en compagnie de son frère et de son fils fusa dans sa tête pour son plus grand déplaisir. Il se massa fugacement les yeux, clignant des paupières avant de reporter toute son attention sur la juriste. Cet entretien finissait de l’adoucir là où il avait cherché à se faire aussi sadique que glacial à son initiation. Il en grinça doucement des dents, mais l’avenir de Ryan lui interdisait de prendre un dangereux virage immédiatement. Pour son meilleur ami, le fut aurait bien pu être capable de bien des choses…

" Je n’en sais rien. " Répondit il sincèrement à sa question sur le pourquoi aucun avocat ne souhaitait se tourner vers la défense de son ami. Tortillant sur son siège, il agita sa cravate avant de reprendre. " C’est sans fondement, mais je pense que des lobbies s’exercent dans l’ombre. La NFL est assez influence pour dissuader de s’impliquer avec la vie de ses athlètes, quoi qu’ils aient bien pu faire. Surtout quand bon nombre de médias ont associé l’attitude de Ryan avec l’influence de supposés produits dopants. Le genre de scandale dont le Ligue se passerait bien. " Et qui pourrait valoir quelques pots de vins à ceux chargés de la défense de Ryan. Tout cela n’était que pure supposition, Adriel n’avait fait que rassembler tout ce qu’il savait dans le dossier qu’il avait précédemment présenté à Charlie. Plus que quiconque, il connaissait Ryan et avait une idée de son cheminement d’esprit, de la mécanique qui s’était opérée en lui à l’annonce de cette terrible nouvelle. " Je sais comment fonctionne Ryan, je lui suis très semblable… J’ai beau être clair comme de l’eau de roche, je peux t’assurer qu’à la nouvelle de la mort de mon enfant j’aurai procédé comme lui pour faire payer cet enfoiré de la plus attroce façon qui soit. La dimension barbare de son acte est peut être à même de jouer… " S’il n’avait pas tous les détails du déroulement de ce règlement de compte, pour avoir vu les clichés du visage de ce meurtrier, Adriel se doutait que Ryan avait dû cogner bon nombre de fois de son poing fermé. Il qu’il n’avait probablement pas fini dès l’instant où le souffle de sa victime s’était arrêté. " Mes avocats ne peuvent s’en occuper, mon Grand-Père le leur a interdit... Il n’y a que toi. Le faire sortir de là n’est pas une obligation, c’est le sauver qui est sans option ! "
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Message posté : Ven 7 Fév 2014 - 14:07 Message
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Preuve qu’il ne la connaissait pas : Charlie n’était pas la meilleure personne pour donner, comme excuse, le manque de choix. Prétexter être né dans un milieu pour justifier la place occupée maintenant n’était, à ses yeux, pas une excuse recevable. Si elle l’était alors, la Texane serait encore dans le taudis familial à monter des plans de cambriolage ou autres avec ses quatre autres frères. Si son milieu avait conditionné sa vie, elle ne serait sûrement pas dans ce bureau en train de parler avec Veidt. En fait, elle serait sûrement, dans le meilleur de cas, à servir des alcooliques dans un bar miteux pour essayer de rapporter un peu d’argent au reste de la famille. Elle avait sorti un discours un peu près similaire à Chase quand il s’était senti conditionner par son nom de famille : le choix, tout le monde l’avait. On avait juste le courage de tout envoyer bouler ou non. Et là, face au discours du marchand d’armes, ce qu’elle comprenait – avec son parcours comme expérience – c’est que le choix qu’il avait fait, c’était de suivre les traces de son nom. En fait plus qu’énervée, elle trouvait surtout bien dommage la situation dans laquelle il se trouvait. Pour un ancien joueur, elle trouvait qu’il avait bien perdu d’une compétitivité et d’un côté battant que l’on pouvait trouver sur un terrain. Oui, en fait, elle avait surtout de la peine pour lui, plus qu’autre chose.

Et, elle lui aurait bien expliqué tout ça mais, il trouverait sûrement le moyen de lui expliquer que les situations n’étaient pas comparables. Ce qui était vrai dans un certain sens, aucune situation n’était identique à une autre. Il lui dirait probablement qu’elle ne sait pas ce que c’est que de venir d’une famille qui a les moyens, qui a un nom à défendre et elle serait incapable de lui rétorquer quoi que ce soit. Lui donner l’exemple de Chase était exclu parce qu’elle ne donnerait pas la moindre information personnelle sur quelqu’un. Que ce soit Adriel, ou n’importe qui, Charlie avait toujours su préserver un secret ou la vie des gens qu’elle connaissait. Du coup, sachant qu’elle serait en manque d’arguments, elle ne préféra pas se lancer dans ce type de plaidoirie. C’était voué à l’échec. Et heureusement qu’elle s’était abstenue parce que le reste du discours d’Adriel laissait entendre que la situation lui convenait. A partir de là, qu’est-ce qu’elle pouvait bien y faire ? Cela dit parler de l’influence que pouvaient avoir des gens comme le Commandeur – lui, elle l’avait un peu mauvaise qu’il est envoyé son rejeton la surveiller – ou Lady Patriot, lui inspira qu’une seule réponse possible.

« Franchement Adriel, combien de fois tu as été à l’affiche d’un article pour les mannequins à tes bras, des filles différentes à chaque fois, ou pour ton côté flambeur et gosse de riche ? » La question était réelle parce que le ton ne laissait pas de place à la critique. « Ce n’est pas avec ce genre de publicité que tu peux espérer avoir un impact, ou une reconnaissance comme peut l’avoir les personnes que tu as citées. » Elle leva légèrement une mais. « Cela dit, je t’accorde que ces derniers temps, il y a bien moins d’articles de ce genre. »

S’il voulait le prendre comme une critique, qu’il le fasse mais ça n’avait pas été le cas. Elle cherchait juste à expliquer que, même s’il faisait tous les efforts du monde, les gens retenaient le côté qu’il avait largement cherché à afficher. Si elle avait bien compris quelque chose, même si elle ne l’appliquait, c’était que les gens étaient maitres de la pub qu’il faisait sur leur personne. Sa réputation, réelle ou fictive, il l’avait cherché, l’avait voulu. Si aujourd’hui il ne bénéficiait pas de la même « droiture » que les gens cités, ce n’était pas uniquement à cause de son métier mais aussi par la manière dont il avait fait parler de lui.

« Si tu es en place pour ne pas la laisser à quelqu’un de moins scrupuleux. Alors c’est une bonne chose et tant mieux. Mais ta vision des choses reste bien différentes des miennes, et tu ne peux pas me demander de trouver ton métier bien, pas avec l’orientation de ton entreprise aujourd’hui. » Ça allait contre ses principes, elle ne pouvait pas s’acheter une nouvelle façon de penser en un claquement de doigts. « Et si je ne vois pas les actions louables c’est parce que, ces actions font partie du jeu. Grandes entreprises ou grosses fortunes, s’acharnent à faire des dons à droite et à gauche, sans que ce ne soit pas réelle volonté mais plus pour afficher, justement une « bonne action » aux yeux des gens. » Elle haussa les épaules. « La plupart ne savent même pas à qui ils viennent de faire leur chèque. »

Son projet All-Star entrait dans la même catégorie. Le jour où une action sera faite sans médiatisation, là, elle voudra bien entendre que c’était fait par conviction, par une envie de bien faire. Parce que, quand c’était vraiment le cas, selon elle, on n’en faisait pas étalage. Elle était la première à n’aller à aucun gala – sauf quand NG lui demandait et qu’elle était incapable de lui refuser – et elle n’avait jamais signé un chèque autrement qu’en se rendait directement sur place, loin des regards des autres et des caméras. Lui et elle avaient une conception bien différente des choses. Ce qui, dans un sens, devait venir du fait qu’ils ne venaient vraiment pas venir du même milieu. Et puis, de toute façon, elle lui aurait peut-être accordé plus de crédit s’il avait cessé d’apparaitre comme un sérieux connard lors de leurs entrevus. A trop jouer un rôle, il était logique que les gens pensent que ce n’était pas une façade et, Charlie entrait dans cette catégorie.

« Mais Adriel, est-ce que tu as cherché, un jour, à apparaitre sous un jour plus agréable ? » La question se posait aussi en sens inverse. « En fait, tu as dit qu’un jour tu m’expliquerais et que, à ce moment-là, je comprendrais. » C’était la teneur de ses propos quand elle était venue le voir dans son bureau. « Avec une logique qui n’est peut-être pas la bonne, ça signifie que je ne suis pas capable de comprendre quoi que ce soit sans ces explications. C’est difficile de se forger une opinion ou de changer d’avis sans avoir toutes les données en main. »

Elle ne se pointait pas pour la défense d’une personne sans avoir tous les détails disponibles que l’affaire, c’était forcément voué à l’échec sinon. Elle passa sous silence le fait que son lien avec Randall lui donnait le droit d’avoir les mêmes mimiques. Peut-être que ce n’était que ça mais, elle pensait sincèrement qu’il le faisait exprès aussi de temps en temps. Enfin, de manière logique, depuis quand il était mal à l’aise avec une cravate ? C’était bien volontaire de sa part de jouer avec comme son frère pouvait le faire, non ?

Concernant l’affaire Ryan, il semblerait que les choses aient pris une proportion différente, essentiellement par le rôle que jouait l’homme au sein d’une équipe. Les exemples étaient toujours plus impactant quand la personnalité était publique. La justice américaine, en plus de lois, avait l’avantage de beaucoup jouer sur des procès qu’il y avait déjà eu. Elle allait devoir chercher des cas similaires, comparer les sentences imposées et jouer là-dessus pour essayer de mettre en avant qu’on avait pris Ryan pour exemple et que les conséquences auraient été moins drastiques si ça avait été un américain lambda. Enfin faire des plans sur la comète ne servait à rien sans avoir pris connaissance du dossier.

« Tu aurais fait comme lui, et c’est toi qui serais en prison aujourd’hui avec lui qui serait à ta place pour essayer de te sortir de là. »

Juste pour dire que ce n’était pas la meilleure solution, cela dit à aucun moment elle ne jugeait l’acte en lui-même parce qu’elle était incapable de savoir comment elle aurait réagi dans le même cas. Quand elle voyait ce qu’elle était capable de faire pour son frère, elle ne préférait pas imaginer ses réactions si on venait à s’en prendre à son enfant. Encore plus quand l’évocation de ce qu’aurait pu être sa famille avait été faite récemment. Trop récemment. Elle tendit la main en direction d’Adriel. Puisque, apparemment, les avocats de la Veidt ne pouvaient pas tendre la leur sous ordre du grand-père.

« Laisse-moi le dossier, je l’étudie, je vois ce qui est possible et j’irais voir ton ami. Je vais voir ce que je peux faire mais, Adriel, je ne fais pas de miracle. Je ne peux pas sauver tout le monde. »

Le regard qu’elle appuya sur l’homme pouvait laisser penser que sa dernière phrase ne s’adressait pas seulement pour Ryan mais pour celui qui lui faisait face.
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Message posté : Dim 16 Fév 2014 - 18:50 Message
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• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

La miséricorde surpasse la justice.


Et voilà que débutait une nouvelle fois la sempiternelle rengaine sur ses frasques comme sur ses nocturnes attitudes. Il en grinça des dents, s’enfonçant plus encore dans son siège alors que ses doigts se crispaient sur les accoudoirs. Il en vint à cheminer sur le pourquoi du comment la jeune femme avait bien pu finir par en arriver sur ce terrain-là, repensant à ce qu’il avait pu dire. Ces dernières paroles avaient été formulées en réponse aux questionnements de blondie et pas une seule fois il n’avait ouvert la porte à l’aspect le plus personnel de son existence. Si bien qu’il en vint à être contrarié, se montrant irrémédiablement haineux à l’endroit de la jeune femme. Toujours la même rengaine, toujours le même cheminement… Quand il commençait à dévoiler une facette plus ou moins lumineuse de son personnage, on ne manquait pas de lui renvoyer dans la gueule ce qu’il pouvait bien faire dans son existence… Là où il n’avait pas une seule fois pris le soin de juger la vie privée de ses interlocuteurs, comment le pourrait-il dans ce cas sans révéler qu’il savait autant de choses que son jumeau à propos de la texane ? Il accusa donc le coup, peignant ses traits d’un masque un peu plus dur car il se montrait de plus en plus agacé par ces attaques qui n’avaient plus grand-chose de véritable pour l’heure. Sydney ayant changé bien des choses… Mais comme l’eut jadis dis un grand physicien, les idées reçues sont plus difficiles à briser que les atomes. Charlie illustrait parfaitement ce point de vue et Adriel serait prêt à parier qu’elle ne comprendrait pas pourquoi il se montrerait plus rude et plus cassant à son endroit désormais. Après tout, il était bien le seul à devoir subir les plus personnels affronts sans avoir le droit de rétorquer, n’est-ce pas ?

" En toute franchise ? Beaucoup moins de fois que ce que tu peux bien imaginer… " Et s’il ne disposait pas de données factuelles pour étayer ce qu’il avançait, le jeune homme était toutefois persuadé de la véracité de ce qu’il avançait. Leur société était une société d’exagération constante et toute vierge immaculée que soit Charlie, elle n’y faisait pas exception. Cette obsession de le penser comme étant le sujet favoris des tabloïdes l’amusa un temps, mais il se rendit de lui-même compte que bien d’autres personnes le surclassaient dans ce domaine. Jonas Q. Carter faisait vendre beaucoup plus de papier que lui, s’était une évidence… Mais tous s’obstinaient à le voir ainsi là où il n’entretenait guère cette image depuis maintenant près de trois mois. Trois putains de mois où rien n’avait finalement changé dans le portrait qu’on peignait de sa personne. La chose le fit sourire alors qu’il poursuivait : " La limite de ton propos vient du fait que le Commandeur comme Lady Patriot sont des symboles dissimulés sous des masques... L’on ne vante que leur vie « professionnelle » et l’on occulte tout bonnement leur aspect privé. Je te le demande, Charlie, lequel de ces deux domaines me reproche t’on le plus ? " Il avait la réponse. La question était d’ailleurs plus rhétorique qu’autre chose, il s’attacherait bien vite à la fournir de toute façon. Mais le fait est que la plus grande source de reproche –sa rencontre avec les Cooper le lui avait confirmé- venait plus de son existence privée que de son domaine d’activité. Etrangement, ce dernier passait en second plan et Adriel en vint même à se demander si la détestation profonde de Charlie à son endroit le prenait en compte. La dernière personne à l’avoir abhorré pour son image publique et professionnelle fut une mirifique eurasienne qu’il parvint à faire changer d’avis, pour son plus grand bonheur… " Si demain tous apprenaient que Lady Patriot est la dernière des garces se faisant sauter chaque soir où ses talents ne sont pas requis par la Légion, resterait elle un étincelant symbole ? Et si le Commandeur n’avait rien du protecteur père de famille que peut bien laisser supposer son rôle et qu’il se noie dans l’alcool pour annihiler ses cas de conscience, tous resteraient ils disposés à lui vouer tel culte de la personnalité ? " A ses yeux, la réponse était évidente mais il imaginait déjà la jeune femme se fendre d’un argumentaire quelconque visant à dire : « ça n’avait rien à voir ! » ou quelque chose approchant. Intimement, Adriel commençait à se demander si Charlie se préoccupait réellement de ce qu’il faisait de son entreprise ou bien si elle se figurait simplement qu’à sa place, Randall en aurait fait autre chose et qu’elle le détestait tout bonnement pour ça… Randall le haïssait également pour ces pensées car il savait lui-même qu’il n’aurait rien fait de différent. Il en venait à une constatation frustrante car, plus que quiconque, l’avis de Charlie lui importait… Elle qui représentait une sorte de caution morale et sentimentale ne changerait probablement jamais d’avis sur lui et laisserait croupir dans les tréfonds de son âme ce semblant de serment fait à son frère. En fin de compte, ce n’était peut-être pas plus mal. Avait-il vraiment envie de la voir se faire plus envahissante dans ses affaires ? Grattant doucement sa barbe, il reprit sur un ton qui se voulait neutre : " Tous sont tellement enclins à moquer ma vie nocturne qu’ils en oublient d’avancer les actions véritables, le fait que mon entreprise fait vivre 230 000 salariés dans un monde qui a bien besoin de bases solides. La presse véritable salue nos innovations et investigue nos zones d’ombre pour des débats véritables là où tous ne parlent de Veidt Enterprise qu’au travers une photo volée d’un mannequin à mon bras. Mais qui suis-je pour moquer le fonctionnement des médias ? Je puis juste trouver cela dommage autant que pathétique et m’étonner de voir victimes semblables ne pas partager ce point de vue. Après tout, cette même presse ne t’avait-elle pas donnée à l’histrion Neutron-Grey en te faisant porter son marmot ? Tu n’as guère l’air bien ronde… " Et ce qui ne fut qu’un vaste mensonge fut pourtant pris comme vérité vraie par bon nombre de personnes. Surprenant que la jeune femme, victime de ce détestable système, tombe à pieds joints dans ses dérives pour moquer la vie d’Adriel sans véritablement juger la véracité de la chose. Au moins prit-elle soin de nuancer son propos en avançant que pareils articles cessaient progressivement de faire surface. Cela arracha un sourire goguenard au capitaine d’industrie avant de lui intimer quelques mouvements de poignets pour appuyer son propos badin nuancé par un semblant d’agacement : " Oh… Il m’est allègre de voir que tu te tiens informée de mon existence par le biais d’une presse d’investigation reconnue. C’est que pareils articles ne doivent pas voir leur publication autorisée au journal officiel. "

Et Adriel de laisser là le sujet de sa vie privée. Probablement que Charlie se ficherait de savoir qu’il entretenait une relation stable. De toute façon, il n’était pas disposé à la révéler tant que sa belle n’aurait pas donné son aval. Il en vint même à se questionner d’un possible changement de pensées à son égard de la part de Blondie des suites de pareille information ? Utopie. Le Golden Boy nourrissait la pensée que jamais Charlie ne changerait véritablement d’avis à son sujet, qu’elle trouverait toujours quelque chose à lui reprocher pour irrémédiablement l’éloigner de l’image de son frère. Triste. Et cette fois ci, Randall ne trouva rien à redire là où Leonel cherche à appliquer de la nuance. Légèrement penché en avant, Adriel accueillit le nouveau flot de parole en cherchant à dissimuler ses émotions derrière un semblant de masque. Ses intentions relevaient du domaine de la « bonne chose » ? Intéressant… Leurs visions ne seraient jamais semblables ? Euphémisme… Il arqua un sourcil à la suite de son argumentaire. Un petit rire vint animer ses lèvres avant qu’un nouveau phonème ne s’en échappe :

" Sérieusement, Charlie, je ne comprends rien à ton argumentaire… " Pour lui, il s’opposait à ce semblant de volonté qu’il semblait percevoir chez la jeune femme de le voir changer, de le voir adopter une attitude plus louable. Ce qu’il cherchait à faire, le All-Star City en étant un semblant de preuve… Lui reprocher de faire des dons sans même savoir où allait le chèque alors qu’il organisait la chose relevait d’un sommet de foutaise pour lui ! Successivement, il éleva main gauche et main droite pour exposer les oppositions qu’il semblait constater : " D’une part, tu me reproches d’être un connard égocentrique et d’autre part tu moques mon ambition de changement alors que je cherche à devenir un semblant d’homme bien… " Il se mordit la lèvre, conscient qu’il en avait trop dit. Il ne laissa pas sa phrase en suspend bien longtemps, enchainant immédiatement : " Tu ne trouves pas qu’il y a là-dedans un semblant de… Contradiction ? " Il haussa les épaules en estimant que s’était le cas. Mais probablement que la jeune femme ne l’entendrait pas de cette oreille et que tous deux repartiraient pour un semblant de débat stérile. A moins qu’elle ne se décide à le congédier comme un vulgaire colporteur d’une similaire façon à celle qui avait conclu leur précédent entretien. A ce sujet : " Une fois ! Cette fois où je suis venu à toi pour t’apporter mon aide dans l’affaire des armes qui nous concernent. Cette fois-là, je suis venu en essayant de t’offrir un visage agréable. Mais de toute évidence, ça n’a pas servi à grand-chose… N’est-ce pas ? " Alors il avait certes employé un procédé de sa fabrication pour parvenir à l’approcher, mais dans son idée la chose n’avait rien d’infamante et relevait plus du tour de passe passe pour ne pas attirer l’attention sur sa personne. Ce fut un échec, il en avait retenu les leçons était s’était présenté d’une différente façon ce jour. La voir ressasser l’un de ses vieilles paroles le mit mal à l’aise, lui faisant gratter sa joue alors qu’un regard en coin cherchait un point de repère pour évacuer son semblant de trouble. Deux voix dissonantes hurlaient à ses oreilles que la franchise était toujours la voix préférable. Il ne les écouta guère : " Tu serais capable de le comprendre si tu t’en donnais les moyens, mais je doute franchement que ce soit le cas… Ni même que tu ais envie de tout découvrir par toi-même ! "

Voilà qui était dit. Il ne l’estimait pas plus bête qu’une autre mais probablement moins désireuse de fouiller les zones d’ombre de son histoire que quiconque. Après tout, qui était-il pour elle ? Le jumeau d’un frère disparu qui lui rappelait invariablement son souvenir ? Personne de bien important en soi, pas plus important qu’un voisin où bien qu’un pékin de coursier… Non, il s’imaginait bien comme étant la représentation du rien aux yeux de blondie. Et son jumeau l’insulta copieusement pour ça !

" Tu as probablement raison... " Répondit il à ce psaume visant à dire qu’il se serait alors trouvé à la place de Ryan s’il avait agi comme lui. Intimement, il était persuadé de l’inverse. D’un part car il avait les moyens de payer sa caution, d’autre part car son Grand-Père aurait usé de tous les moyens pour le sortir de là. Avant de lui administer une des leçons dont il avait le secret. A cette pensée, Adriel frémit et passa une main sur son épaule, glissant vaguement vers son dos. Il est des plaies qui ne cicatrisent jamais réellement… " Merci, Charlie. " Répondit-il sobrement devant son semblant d’acceptation de l’affaire Ryan Bennett. Plus qu’il ne pouvait l’avouer, il savait son meilleur ami entre de bonnes mains et espérait bien le raccrocher à la vie par cette information lors de sa prochaine visite. Il tiqua devant l’annonce de la jeune femme, devant cette sentence indiquant qu’elle était incapable de faire des miracles comme de sauver tout le monde. Adriel eut un pauvre sourire, laissant les sentiments de son frère parler pour lui : " Tu sais, il y a quelqu’un qui croyait fermement le contraire… " Il jeta un regard mélancolique sur un quelconque élément de la pièce. Pour Randall, Charlie avait été bien des choses comme une source de foi sans fin. Il resta silencieux comme immobile un moment avant de finalement déclamer : " Tu souhaites peut être que je m’en aille ? Je m’en voudrais de contrarier tes… Affaires. "
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Le Poing de la Justice

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Message posté : Dim 23 Fév 2014 - 14:25 Message
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Beaucoup moins qu’elle ne pouvait l’imaginer ? Bah, ma foi, s’il le disait. Elle aurait pourtant juré, qu’à une période, c’était toute une philosophie de vie que de se faire passer pour le playboy, riche, et toujours accompagné de mannequin dont il ne devait même pas se souvenir du prénom. Pour elle, ça n’avait pas de grande importance de toute façon, c’était même une continuité logique du joueur vedette qu’il avait pu être à la fac. Sauf qu’il n’était pas question, pas qu’elle le sache en tout cas. C’était lui qui avait commencé à parler de l’influence que pouvait avoir certaines personnes et qui, de ce fait, pouvait avoir un impact sur les gens. Elle n’avait fait que répondre à cela pour souligner le fait que, la plupart des personnes, s’arrêtaient à des détails de la vie privée des gens. Adriel avait choisi, à un moment, de se faire remarquer par des comportements de ce genre. Alors, oui, les gens s’arrêtaient à ça. Ce n’était pas elle qui faisait règle, les américains réagissaient de manière étrange, mélangeant tout. Leur opinion se formait qu’à partir de ce qu’il voyait, mélangeant scandale personnel à activité professionnelle. C’était la seule chose qu’elle avait cherché à faire remarquer. Mais apparemment, ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde pour pouvoir se comprendre.

« Les gens ont toujours tout mélangé, ce n’est pas nouveau. Les deux personnes qui tu cites auraient, soudainement une vie qui n’entre pas dans les standards d’une vision typiquement américaine que leur statut se verrait, également, noircit. »

Une évidence pour elle, et il y avait beaucoup d’exemples qui pouvait prouver ses dires. Les gens s’accrochaient à ce qu’on savait de la vie personnelle des gens, qui leur permettait de se faire une opinion d’une personnalité connue. Charlie ne devait rien apprendre à Adriel à ce sujet, personne ne cherchait à voir plus loin, si ça quittait les mœurs de l’Amérique profonde alors, la personnalité passait au rang de personne peu fiable. La joie des médias. Chose qu’elle avait d’autant plus comprise quand elle, pendant la rumeur avec Chase, elle se mangeait surtout des réflexions sur sa vie personnelle et non professionnelle. La seule chose qui avait joué en sa faveur, dans cette histoire, c’est que l’histoire avait été démentie quand Chase avait avoué sa préférence et que, depuis, les gens étaient passé à autre chose. Ça n’avait pas duré assez longtemps pour marquer les esprits et puis, Chase était devenu plus intéressant du fait de son aveu.

L’avocate trouva donc bien étonnant qu’Adriel face référence à cette histoire avec le mentaliste car, dans son esprit, il n’avait jamais été question d’elle. Du moins, pas quand elle avait parlé de ce système mais de la manière générale dont les gens percevaient les choses. De son côté, elle avait bien plus de mal avec l’activité professionnelle de Veidt qu’avec son sa vie personnelle. Ses activités nocturnes, servaient juste à prouver qu’il restait la personne qui avait besoin de se mettre en avant et de faire la une peu importe laquelle. Chose qui semblait évoluer depuis quelque temps, comme elle l’avait déjà souligné. Bref, elle se retrouva à soupirer en roulant des yeux face à la critique d’Adriel qui laissait entendre qu’elle ne devait se renseigner qu’à travers des journaux à scandales. Bon, ben, s’il voulait croire ça alors, qu’il le fasse parce que, définitivement, elle ne comprenait pas comment d’une généralité on était passé à sa seule opinion. Charlie n’avait aucune importance aux yeux d’Adriel, elle n’était que l’ex d’un jumeau mort.

« Il faut croire que je trouve la presse dite sérieuse trop difficile à lire. » Elle haussa légèrement les épaules. « Pas assez d’images, trop de textes, c’est chiant à mourir. »

Comme il avait l’air de croire à ce fait, autant accentuer le trait, non ? Elle ne voyait pas plus en quoi son argumentaire était contradictoire. En même temps, elle était Texane, donc forcément têtue… A moins que ce ne soit un trait de caractère familial. Enfin bref. Tout était particulièrement clair dans l’esprit de la trentenaire. Des bonnes actions, un chèque signé par ici, un tournoi organisé par-là, ce n’était, à son sens, des bonnes actions pour devenir quelqu’un de bien. C’était seulement faire partir d’un système qui demandait à ce qu’une entreprise face preuve de compassion et se dépouille d’argent à la faveur d’une cause pour donner un caractère plus humain à une structure. Son argumentaire, apparemment contradictoire, était surtout pour dire que l’orientation de l’entreprise Veidt ne trouvait pas grâce à ses yeux. Et là, pour le coup, c’était un avis qui lui était plus que personnel. Quand il changerait pour s’orienter vers des systèmes défensifs, médicaux, ou autres de ce genre, plus que vers l’armement alors là, oui, elle finirait forcément par faire évoluer son point de vue. Mais, ça, elle lui avait déjà dit. Elle marqua un air interrogateur quand il expliqua la fois où il avait cherché à se montrer sous un jour agréable.

« Tu parles de la fois où tu es venu sous les traits d’une autre personne, où tu as fait flipper la moitié du personnel qui pensait qu’un drogué allait foutre le feu à une structure et, où tu as sorti une arme blanche ? » Elle secoua légèrement la tête. « On ne doit pas avoir la même vision des choses. » Elle leva légèrement les mains. « Mais, ma faute, comme je m’arrête qu’aux apparences et ainsi de suite, je me suis focalisée sur des détails insignifiants. » Comme une putain d’arme dans son bureau… Ancien bureau, enfin bref. « Écoute, il est évident qu’on voit les choses de manière différente et qu’on a des méthodes qui ne sont pas similaires. Je n’ai pas un décodeur intégré pour comprendre tout le monde et, franchement, tu es difficile à suivre. Un jour tu apparais comme celui qui se fout complètement de ce que peut faire ton activité, en sortant des statistiques et un discours bien rodé. Le lendemain tu te pointes avec une envie de sauver l’humanité. Un jour tu es le pire des arrogants, le lendemain, tu deviens soucieux des choses. » Elle leva les épaules dans un signe d’impuissance. « J’arrive plus à suivre. »

Triste constat mais bien réel. Quand elle disait ne pas faire de miracle, qu’elle ne pouvait pas sauver tout le monde, évidemment que ça s’adressait particulièrement à lui. Parce que, dans le fond, elle n’était même pas certaine qu’il en avait envie. Chose qu’il semblait avoir compris vu la phrase qu’il venait de sortir sur le fait que quelqu’un avait cru fermement qu’elle pouvait le faire. Sauf qu’elle commençait à croire que cette personne c’était largement planté sur le compte de la petite blonde qui, là, se trouvait particulièrement désœuvrée. L’espace d’un instant un visage désolé s’afficha sur son visage, ce n’était pas tellement auprès de lui qu’elle s’excusait mais plus auprès d’un jumeau pas si mort que ça. L’air navré et un peu perdu, elle ne put s’empêcher de répondre à cette phrase.

« Cette personne a sûrement trop idéalisé les choses, il faut croire. » Elle secoua la tête pour se sortir de ce genre de pensées qui la démoralisait plus qu’autre chose. « Pour le moment tu ne contraries rien du tout Adriel. » Le ton était étonnamment sincère. « Il y a des choses dont tu voulais qu’on parle ? »

La question était tout aussi sincère et ne s’appliquait pas forcément sur un plan professionnel. Pas qu’elle ne voulait pas faire des efforts, au contraire mais, franchement, elle ne pouvait pas être toute seule à vouloir le faire sinon c’était se frapper la tête plusieurs fois contre un mur : douloureux et particulièrement inutile.
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Message posté : Ven 28 Fév 2014 - 13:27 Message
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Sur ce point, ils tomberaient d’accord. Les gens avaient toujours tout mélangé et il était fort aise de voir qu’elle le reconnaissait. Son absence de réaction laissait cependant entendre que ses griefs à son égard n’étaient pas réellement le fruit de son amalgame et il comprit que sa détestation était beaucoup plus importante que ce qu’il avait bien pu soupçonner. Il en eut un maigre sourire alors que Randall chuchotait à son esprit qu’il faisait tout pour que ce soit le cas… Là-dessus, ils ne tomberaient pas d’accord non plus. Il finit par lever les yeux au plafond quand elle lui indiqua que lire la presse sérieuse lui était trop difficile. Bien sûr… L’on devait facilement devenir ce qui se faisait de mieux en terme d’avocat dans cette métropole en se contentant de regarder les dessins de la Bande à Picsou, ça tombait sous le sens ! Qu’elle l’estime suffisamment con pour gober pareille bêtise se faisait offensant pour le jeune homme mais il ne lui en tiendrait guère rigueur. Après tout, il avait bien dû le chercher comme le mériter. Ce qui l’agaçait le plus, c’est cette faculté à éviter les débats les plus dérangeants. Il ne chercherait pas à en remettre une couche, mais le fait de la voir éluder les questions qu’il avançait et en particulier le fait que son argumentaire était contradictoire lui laissait à penser qu’il avait raison. Il ne fanfaronnerait pas, gardant cela dans un coin de sa tête pour s’en resservir un jour. S’ils étaient amenés à se revoir…

" Oui, cette fois là… " Il ne releva pas ce qui s’apparentait à des griefs, les assimilant aux traits de caractère comme à la personnalité de Karl Malone. Lui qui cultivait les identités multiples ne pouvait pas se permettre de voir des détails le compromettre dans l’hypothèse où il fut amené à croiser une connaissance des bas fond lors de cette action qu’il jugeait plus que louable… Cela ne semblait pas le cas de l’autre côté néanmoins. Une nouvelle fois, il roula des yeux dans leurs orbites quand elle mentionna qu’elle ne s’arrêtait qu’aux apparences et aux détails insignifiants. Il savait que pour sa vie de tous les jours, ce n’était guère le cas. En revanche, pour ce qui était de le percevoir lui… " Je te présente mes excuses si j’en suis venu à… T’effrayer. " Ou à quoi que ce soit d’autre… Il se mordit la lippe juste après avoir lâché ses mots, constatant que les personnalités de ses frères se faisaient bien plus envahissantes qu’il ne le supportait. Cette manie de présenter poliment des excuses pour tous les mots dont on pouvait bien l’accabler lui venait de Leonel. S’il s’en mêlait lui aussi… Adriel jugea alors bon de rester silencieux pour écouter les griefs qui lui étaient adressés. Un brin nerveux sur sa chaise, il porta son regard d’un bleu métallique sur le faciès de Charlie alors qu’elle lui énonçait très clairement ne plus parvenir à le suivre. Qu’ils ne voient pas les choses de la même façon et que leurs méthodes ne concordent pas était un euphémisme que tous les secrets projets d’Adriel suffisait à corroborer. Mais il ne la pensait pas si avancée dans son analyse, pas si avancée dans ses observations. Et là où bien des choses auraient suffi à lui mettre la puce à l’oreille, elle se contentait de vivre avec des œillères pour simplement avancer qu’elle ne parvenait plus réellement à le suivre. " Mais as-tu seulement une fois cherché à me suivre ? " A ses yeux, la réponse était évidemment négative tant elle portait pour lui une détestation grandiloquente. Il se serait bien contenté de ses mots, n’aurait pas souhaité avancer plus et aurait très probablement réussi à se défaire d’elle pour les années à venir, à se défaire des mots que son jumeau trépassé lui avait murmuré sur l’oreiller et qui avait accouché d’un semblant de promesse, de mission… S’il n’avait pas partagé l’existence de ses frères, s’il n’éprouvait pas une affection profonde pour Charlie au plus profond de son être, c’est très probablement ce qui se serait passé. Et Randall de finir par s’en mêler, de ses sempiternelles énigmes : " Tu as toutes les pièces en main mais tu ne t’en rends pas compte. Deux aspects dissonants, deux faces d’une même pièce : l’une étant véritable là où l’autre n’est qu’illusion. Nous vivons dans un monde où survivent ceux qui ont compris que rien n’est vrai… " Il haussa les épaules, eut un pauvre sourire et souffla : " Que tout est permis. "

En fondant une histoire sur la réalité, vous augmentez sa crédibilité. Il est plus facile d'y croire car cela se passe dans notre monde… Après tout, elle avait bien gobé sans sourciller l’histoire de Randall au point de chercher à revivre le passé en sa compagnie, au point de lui ouvrir sa vie pour le voir s’enfuir une nouvelle fois avec son lot de peine comme de chagrin. C’est du moins ce qu’une partie du Golden Boy espérait… Ses mots se feraient peut être l’écho de l’histoire de son jumeau, du fait qu’elle l’eut longtemps cru mort pour finalement le revoir, vivant, quelques années plus tard… Tout n’était qu’un mensonge dans le cas présent, mais un mensonge de Randall destiné à ouvrir les yeux de son aimée sur ce que pouvait véritablement être le seul survivant des trois. Et pour ça, Adriel grinça des dents, virant son regard sur un point neutre du bureau en peignant ses traits d’une moue de marbre. Il aurait aimé fuir, s’en retourner vers ses propres activités et la laisser là maintenant qu’elle avait plus ou moins assuré la prise de défense de Ryan. Puis, elle lui adressa quelques mots qui le firent tiquer. Quelques mots qui lui firent jeter un regard surpris en sa direction, un regard qui vira à la suspicion mêlé d’un peu de… Dégout ?

" Pourquoi cette question ? Tu ne t’es jamais intéressée à moi… Qu’est-ce que ça peut bien te foutre ? " Son regard était rude mais elle n’eut pas le loisir de le contempler bien longtemps alors qu’il le braquait sur un nouveau point neutre. Son énervement entier et immédiat s’apaisait au contact des murmures de ses frères, bon grès mal grès… S’il y avait des choses dont il voulait parler ? A quoi est ce qu’elle s’attendait ? A ce qu’il joue les patients allongé sur un divan, il expliquant le pourquoi de ses troubles comme de ses difficultés à trouver le sommeil sans en arriver à un épuisement physique extrême ? Qu’est-ce que ça pourrait bien lui foutre de savoir tout ça ? Hormis le fait d’ajouter des cordes à son arc comme des flèches de reproche dont elle l’épinglerait de ses tirs cinglants ? Il avait envie de lui répondre d’aller se faire foutre… Mais ce n’était pas la première fois que ses envies véritables se heurtaient à celles de ses jumeaux pour arriver à un doux compromis. Il en vint à se sentir étrangement bien dans ces lieux, comme si le regard de Charlie suffisait à l’inonder d’un semblant de chaleur protectrice. Il ne la regardait toujours pas quand il vint à questionner dans un murmure qui n’avait plus rien d’agressif : " Est-ce que tu continues de penser à Randall… ? " Il se mordit la lèvre, conscient que ce n’était pas vraiment un sujet des plus facile à aborder et qu’il pourrait terminer de le faire passer pour un enfoiré de première aux yeux de blondie. Mais un silence plus tard, elle pourrait peut-être comprendre que ce n’était que la première pierre du mur de son argumentaire. " Il n’y a pas un jour sans que je pense à lui, sans que je pense à Leonel… " Pas un jour où il ne se confronte à leur vie, comme à leur point de vue. C’était plus ou moins ce qu’il souhaitait dire, mais il n’en avait pas réellement la possibilité. Et Adriel de poursuivre : " A chaque fois que j’entreprends quelque chose, j’en viens à me demander ce qu’ils auraient fait à ma place. Comment ils auraient tourné leur existence comme assumé les conséquences… " Il avait l’impression de partir pour un semblant de thérapie et ça le foutait mal à l’aise, en témoignait sa relative bougeotte sur son siège. Touchant sa cravate, il sentit les plaques de Randall sous sa chemise et eut au regard au grenat de la chevalière qu’il avait hérité de Leonel. Beaucoup trop présents pour d’éternels absents. " On ne s’est jamais… On ne s’est jamais vraiment dis « Adieu ». On n’a jamais vraiment discuté sur ce que faisaient nos parents, notre entreprise… S’ils aimaient ça, s’ils avaient des conflits voir même des doutes… On a jamais vraiment eu le temps d’en parler ni même d’en parler à nos parents. " Et s’il avait depuis eu conscience de tout ce que pouvaient bien penser ses jumeaux de l’entreprise familiale comme de ses activités, il ne saurait jamais vraiment rien de ce qu’en pensaient ses parents… Il ne saurait jamais vraiment s’ils étaient jusqu’au bout des ongles les hommes et femmes que décrivaient les actualités comme les archives des plus grands magazines business de par le monde. Il n’était plus guidé que par un vieillard d’un autre temps semblable à tout ce que la presse pouvait bien dire de lui et, sans véritablement l’avouer, il avait un peu peur de finir par n’être qu’une copie de sa dernière famille foulant cette terre. Néanmoins, il n’avait jamais réellement eu besoin d’une thérapie –quand bien même cela aurait pu lui être salvateur- et il trouvait qu’il en avait déjà beaucoup trop dit à Charlie. Reprenant contenance et accumulant suffisamment de courage pour la regarder en face, c’est dans un ironique sourire qu’il en vint à conclure " Tu apprécies ? Me voir aussi vulnérable... ? "
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Message posté : Jeu 6 Mar 2014 - 17:09 Message
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Quand elle avait dit ne s’arrêter qu’aux apparences, ce n’était pas pour dire qu’il était la seule exception à bénéficier ce traitement de faveur mais, c’était lui qui, un peu plus tôt, l’avait accusé de réagir de cette manière. Le rappeler maintenant avait surtout été une forme d’ironie plus qu’autre chose. Mais, dans l’esprit de l’avocate, Adriel Veidt ne savait rien d’elle, il ne la connaissait pas et ne pouvait pas savoir comment elle fonctionnait. Après tout, ils n’avaient jamais été proches et elle ne pouvait pas savoir qu’il partageait son existence avec ses défunts frères, et d’autres doubles créés et tués au fil du temps. Dire qu’il avait pu l’effrayer lors de cette rencontre dans son ancien bureau était une réalité parce que, là encore, elle ne le connaissait pas et ne savait pas de quoi il était capable. Il s’était tout de même énervé vivement, une arme blanche à la main alors, nié une quelconque frayeur aurait été un pur mensonge venant de sa part. Cela dit, elle se retrouva à hocher doucement la tête, acceptant assez facilement ces excuses pour ce qui s’était passé. Adriel avait parlé de cette rencontre alors elle s’était bien sentie obligée de signifier qu’elle ne percevait pas cette dernière rencontre de la même manière que lui mais, dans le fond, elle ne lui en tenait pas rigueur. Sinon, il ne serait pas à nouveau assis en face d’elle dans ce bureau, sans même avoir le moindre rendez-vous.

Il avait fait l’effort de ne pas apparaitre sous un faux visage, elle devait bien faire en sorte de prouver que cet effort était apprécié. Mais les deux semblaient se raccrocher aux critiques formulés. Lui, de son côté, accrochait sur tout ce qu’elle avait pu faire prouvant qu’elle le détestait sans prendre en compte que, s’il était là, c’était bien qu’elle cherchait à faire des efforts. Elle, de son côté, s’accrochait tout autant à ce qu’elle détestait chez lui sans pour autant chercher à le comprendre et à noter les incohérences de caractère. Quoi que, si, en réalité, elle le faisait puisqu’elle venait de lui dire ce qu’elle trouvait diamétralement opposé chez lui. Mais, là encore, quand elle cherchait à faire un pas en avant pour tenter de comprendre, Adriel la stoppait dans sa démarche par une phrase ou une question bien placée. Pour le coup, ce fut en lui demandant si, une seule fois, elle avait cherché à le comprendre. Elle ouvrit la bouche pour répondre de manière positive, pour prouver qu’elle avait cherché à faire des efforts mais… Il fallait bien se rendre à l’évidence, elle n’avait jamais cherché à le comprendre, dire le contraire aurait été tellement déplacé et grossier qu’elle se retrouva, un peu bêtement, à refermer la bouche sans pouvoir argumenter dans son sens. Une action simple mais qui laissait largement comprendre une réponse négative à cette dernière question.

Adriel avait fini par la mettre devant une évidence, concernant le fait que, dans ce monde, il y avait toujours la face visible et l’autre. Le truc c’est qu’elle y avait déjà songé, à cette possibilité mais, comme dit à un autre moment, elle avait fini par croire que son masque d’enfoiré de première était une réalité parce qu’il l’avait toujours un peu gardé, même quand ils étaient que tous les deux. Et, dans l’hypothèse où ce n’était qu’une façade, s’il gardait cet aspect de lui en la présence de l’avocate, c’est qu’il n’avait aucune envie de se montrer sous son vrai jour devant elle. Qu’est-ce qu’elle était supposée faire ? L’enchainer à une chaise jusqu’à ce que, enfin, il se décide à se montrer sous son vrai jour ? Si Adriel n’avait pas vu l’intérêt de le faire jusqu’à présent c’est qu’il n’en avait aucune envie, comment pouvait-elle le forcer à agir différemment ? Elle secoua légèrement la tête.

« Non, tu as raison, je n’ai jamais cherché à te comprendre ou même à te suivre Adriel. » A quoi bon se leurrer sur ce qui était évident pour tous les deux. « Mais est-ce que tu peux entendre que c’est fatigant d’essayer de le faire ? Si tes habitudes ne sont qu’une façade. » Emmètre cette hypothèse laissait entendre qu’elle était prête à lui accorder cette possibilité. « Il suffit que tu fissures un peu ce masque pour que, la seconde d’après, tu redeviennes particulier odieux. Tu as cette fabuleuse capacité à me donner envie de creuser et, la seconde d’après me donner envie de baisser les bras. » Dans un souffle servant d’aveux, elle conclut. «C’est réellement éprouvant et fatiguant. »

Et Adriel prouva ce qu’elle venait de dire quelques instants plus tard quand, soudainement, il se montra à nouveau rude en répondant à la dernière question qu’elle lui avait posée. Voilà, elle cherchait à établir le dialogue et lui se braquait en lui demandant ce que ça pouvait bien lui faire. Comment était-elle supposée songer, une seule seconde, qu’il avait la mémoire de son frère ? Si ça avait été le cas, dans l’esprit de l’avocate en tout cas, il saurait parfaitement qu’elle ne posait pas réellement de question juste pour le plaisir. Il était toujours là, assis dans son bureau alors qu’il avait transmis les informations qu’il voulait. Le fait qu’il soit encore présent devait bien prouver une volonté de dire quelque chose, non ? Elle allait seulement dans ce sens, et se mangeait une réflexion en retour. Avec lui, Charlie avait l’impression d’être un yoyo émotionnel avec une envie de faire un pas en avant et Adriel qui la forçait à en faire deux en arrière. Elle soupira en se disant qu’elle ne savait réellement pas si prendre avec lui et, sans mode d’emploi, sans aide, elle ne voyait vraiment pas comment faire.

Un silence s’installa et, là, elle fut bien forcée d’admettre que c’était lui qui était en train de mettre de l’eau dans son vin en se calmant assez rapidement pour, sans préavis, balancer une question qui semblait venir de nulle part. Est-ce qu’elle continuait de penser à Randall ? Perturbant comme question, la réponse l’était d’autant plus. Elle ne sut comment répondre à une question aussi personnelle ce qui laissait le temps à Adriel de continuer sur sa lancée, pour expliquer le temps qu’il passait à penser à ses deux frères. Elle était désolée pour lui. Sincèrement désolée. Ce qu’elle pouvait ressentir, et elle n’en avait jamais douté, n’était absolument pas comparable à ce que lui pouvait vivre. Il était né avec eux, avait grandi avec eux, s’était construit avec eux. Les choses étaient hautement plus dures pour lui, elle n’en doutait pas une seule seconde. Adriel, lancé, laissa passer ses doutes et ses interrogations comme le fait qu’il n’avait jamais eu l’occasion de leur dire au revoir. C’était dans ce moment qu’elle trouva particulièrement horrible de savoir – à tort – que l’un des deux était en vie, quelque part, se battant pour son pays. Mais une fois de plus quand Adriel laissait passer un peu trop ce qu’il pensait, il se devait de conclure sur une phrase qui avait le don de l’agacer. Charlie soupira en secouant légèrement la tête.

« Voilà, c’est exactement ça que je te reproche Adriel. Tu crois quoi, que je pose une question juste pour avoir le plaisir de te voir mal ? » Ce qui ne collait tellement pas avec sa personnalité qu’elle ne comprenait même pas qu’on puisse y songer une seule seconde. « Non, si je dois vraiment répondre à cette question. Non, je n’y trouve rien de particulièrement appréciable. Adriel, sérieusement, tu as perdu tes jumeaux, tout le monde se doute bien que ce n’est pas facile. Bien au contraire. En fait, ça serait même inquiétant si ça ne te travaillait pas et si tu ne te posais pas la moindre question. » Le ton était loin d’être critique. Bien au contraire. « On a tous des failles, ça ne fait pas des gens des personnes faibles. » Parce qu’il avait l’air d’avoir un problème avec le fait d’apparaitre avec des failles. « Et… » Elle se stoppa, prit quelques secondes en regardant son bureau avant de se décider à lever les yeux sur lui. « Oui, je continue de penser à Randall. » Sinon elle ne l’aurait pas accueilli de cette manière quand il était revenu, sinon elle n’aurait pas cette montrer à son poignet. « Ça n’a rien de comparable avec ce que tu peux vivre parce que vous étiez bien plus proche que ce que j’aurais pu être avec lui. » Même s’il était encore là, dans leurs vies à tous les deux aujourd’hui, ils étaient jumeaux et rien ne pouvait lutter contre ça. « Et tu veux que je te dise, si je dis que Randall a toujours été mieux que toi, c’est parce que… » Elle baissa légèrement les yeux en inspirant. « Parce que j’ai besoin de croire que ça aurait fonctionné avec lui alors que je sais très bien que, s’il avait pris la tête de la Veidt pour en sortir des armes à tout bout de champ, j’aurai eu un sérieux problème avec ça. » Elle haussa les épaules parce qu’elle n’était pas plus objective que lui ou que qui que ce soit. Elle était même la première à se voiler la face sur un tas de choses.
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Message posté : Lun 26 Mai 2014 - 15:39 Message
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Légion des Etoiles
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Black Arm

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• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

La miséricorde surpasse la justice.


Il sourit. Un sourire qui n’avait rien de froid par ailleurs, un sourire découlant simplement de cette action intentée par la juriste et qui la laissait ainsi bouche bée devant un propos interrogatif du capitaine d’industrie. Son geste comme son attitude parlait pour elle mais il ne tirait aucune satisfaction de cette réaction. Elle illustrait simplement le fait qu’il était un complexe personnage, bien trop complexe et désagréable en apparence pour voir une personne d’importance à son être lui vouer un semblant d’intérêt. Car oui, malgré tout ce qui avait pu être dit, malgré tout ce qui avait pu être fait, malgré tous les heurts et toutes les attitudes méprisables comme insultantes qu’il lui avait adressé, Adriel devait bien se résoudre au fait que la jeune femme lui était chère. La relation qu’elle avait entretenue avec son jumeau assimilé à son être était bien plus forte que ses simples considérations dans l’instant, que ces heurts comme ces mots… A voir si la jeune femme était capable de passer outre ces instantanés ponctuels pour donner du temps comme du corps à un lien qui ne pouvait qu’évoluer positivement. C’est du moins ce que le Golden Boy pensait, mais il lui était trop souvent arrivé de se tromper !

Elle confirma oralement ce que son corps avait hurlé pour elle et le sourire d’Adriel finit enfin par disparaitre de ses lèvres, dans un souffle qu’elle pourrait interpréter comme étant désabusé. Il lui reconnut immédiatement cet art oratoire qui faisait d’elle un redoutable ténor du barreau, qui rendait ses argumentaires cinglants et particulièrement touchant. Il suffit, en effet, à Charlie d’employer quelques mots pour que les océans du jeune homme ne dressent un regard qui se posa sur l’angélique visage de cette jeune femme aux airs de fauve endormi. Il l’écouta attentivement, pesant l’ensemble des propos qu’elle lui adressait en les considérants comme autant d’arguments pour appuyer une métaphorique accusation. Au moins n’était-elle pas fermée à l’idée de considérer que son attitude publique n’était qu’une façade, aussi détestable soit elle. Il en vint à repenser à ce que son double et Charlie avaient bien pu faire, à ce qu’il avait bien pu lui dire… Voilà qu’il se retrouvait face à un semblant d’héritage de son frère trépassé. Il n’appartenait qu’à lui de tout briser, de se comporter comme le plus fieffé connard qui soit pour que la jeune femme cesse immédiatement de lui montrer de l’intérêt et qu’elle sorte définitivement son nez de ses affaires. La chose était tentant… Puis, la situation carcérale de son meilleur ami lui vint en tête. " Oui. Oui, je le comprends… " Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes d’énoncer ce genre de confession. A croire que quelques forces ou quelques personnalités supplémentaires orientaient progressivement son propos vers un prisme de compassion comme de douceur qu’il n’avait guère l’habitude de présenter à la Texane. Ne prêtant souvent attention qu’à lui-même, il fut alors directement confronté aux conséquences de ses agissements et l’aveu de la jeune femme provoqua chez lui un semblant de pincement des plus désagréables dans la poitrine. Baissant le regard, il se contenta simplement de souffler : " J’en suis désolé… " Et ce fut tout. Pas de moquerie, pas d’ironie, juste un semblant d’excuses face à ces fautes qu’il reconnaissait comme découlant de son caractère de merde comme de cet ensemble de faits qu’il tenait à garder secrets. Il est bien des choses comme des relations qu’avait finies par déformer sa volonté d’évoluer dans le silence comme dans l’ombre.

Mais la stabilité n’était pas vraiment son point fort et il s’accorda une réponse cinglante à la volonté de la jeune femme d’en savoir plus. Se calmer, prendre le temps de ne plus réagir à fleur de peau en écorché et se présenter sous un jour plus agréable… Adriel sembla y parvenir quand il adressa à la jeune femme une question semblant jaillir du néant et qui la laissa interdite un court instant. Il lui avoua des choses, lui dévoila des failles comme des doutes mais ne supporta pas longtemps l’image méprisable qui en découlait et se fit fort d’un phonème agressif pour parachever son discours. Un phonème qui provoqua la r »action de la jeune femme le mettant une nouvelle fois face à ses défauts comme à ses dégoutantes manies. Il fut forcé d’admettre que l’hypothèse qu’il avait avancé ne collait pas à l’image qu’il avait de blondie, aux souvenirs que Randall avait de sa petite-amie. Et dans cette farouche volonté de ne jamais véritablement perdre la face, le Golden Boy haussa les épaules en soufflant :

" Tu n’imagines pas le nombre de personnes qui aimeraient poser cette question pour le simple plaisir de me voir mal… " Le trait était forcément grossi pour les besoin de sa cause, mais l’on arrivait pas dans sa position de domination sur le marché de l’armement sans avoir des ennemis. Une pensée qui lui fit alors se questionner sur le nombre d’opposants que pouvait bien avoir identifié son grand-père… Il éprouva une certaine forme de soulagement –Randall tout du moins- à l’idée que Charlie n’était pas perverse au point de l’éprouver mentalement de ses mots. Il ne pouvait pas malheureusement pas lui assurer la réciprocité de la chose. Il fut même surpris de voir une certaine forme de compassion comme de compréhension dans les propos de la Texane, comme si elle éprouvait un semblant d’intérêt pour lui, pour ce qu’il pouvait bien ressentir. Il la laissa poursuivre, écoutant avec attention tout ce qu’elle finit par lui dire et ressentant les réactions de son frère qui se voyait là grandement impliqué. Puis le silence. Un silence entrecoupé par la respiration du Veidt avide de retrouver ses esprits afin de parler avec sa raison plus qu’avec le cœur de son semblable. " Non Charlie. Les failles font de nous des personnes faibles, montrent que nous ne sommes pas aussi forts et impressionnants que nous cherchons à le faire paraitre. " Répondit-il avec sérieux, accompagnant le tout d’un regard qui se voulait désolé de ce constant lui intimant une attitude qui pouvait paraitre détestable afin de perpétuer cette image froide qui le rendait redoutable. " Tu sais, c’est tout aussi usant et fatigant d’apparaitre ainsi chaque jours aux yeux de tous. Mais c’est nécessaire. Si j’en viens à laisser visibles mes faiblesses, tôt ou tard quelqu’un ne tardera pas à prendre ma place. Je vis dans un milieu de prédateurs, dans une mare peuplée de requins où le plus fort domine les autres à défaut de pouvoir les dévorer. Laisser apparaitre une blessure, un point faible, c’est offrir aux autres un angle d’attaque… Comme l’opportunité de prendre ma place. Et ça… C’est quelque chose que je ne souhaite pas voir arriver. " Est cette proximité d’une partie de son être avec la jeune femme qui lui permettait ainsi de se livrer ? Ou bien subissait il le contre coup des évènements récents qui l’avaient humanisés, qui l’ouvraient aux réalités d’un monde qu’il avait trop longtemps pensé dominer ? Les yeux dans le vague, il se contenta de poursuivre : " J’ai beau ne pas être parfait et pratiquer des activités peu reluisantes, je suis certain d’être le meilleur pour ça… J’ai la certitude de pouvoir « contrôler » les choses et pratiquer nos activités avec une moralité que n’ont pas tous les autres. Avec un autre à sa tête, mon entreprise serait beaucoup plus dangereuse pour tout le monde qu’elle ne l’est actuellement. " Il haussa les épaules : " Etre faible c’est ouvrir la porte à un monde plus ignoble. "

Il en avait la certitude mais pourrait comprendre qu’elle ne soit pas partagée par la jeune femme. Dans un sens, elle ne pouvait pas savoir tout ce qu’il faisait véritablement dans les coulisses de son entreprise, tout ce qu’il manigançait en sous-main et les combats qu’il livrait à son conseil d’administration pour éviter de voir le conglomérat familial plonger dans la logique du profit à tout prix. Et puis, il y avait là-dessous une toute autre réalité : celle qu’Adriel avait toujours plus moins été un beau parleur et que Charlie pourrait percevoir son propos comme fabulations supplémentaires.

" Dans un sens, tu as tout autant souffert que moi Charlie… Simplement, s’était à ta manière. " Comme lui avait bien pu souffrir à sa manière. Il pouvait difficilement mettre sur un pied d’égalité la raltion qu’il avait entretenu avec son frère avec le lien qui avait uni Randall avec Charlie. Mais dans les deux cas, elle était basée sur un dénominateur commun. Alors, elle avait forcément souffert… Randall en était d’ailleurs désolé. " Si tu dis que Randall a toujours été mieux que moi c’est simplement parce que s’était la vérité. " Un silence fit suite à ces mots. Un silence qu’alourdit encore Adriel en tournant son faciès vers les traits de la jeune femme. Un silence qu’il finit par rompre dans un souffle au ton bien étrange : " De nous trois, il a toujours été celui qui réussit à s’attirer les louanges de père à la faveur de son caractère. Il était aimable, entier, nous protégeait plus que nous n’en avions besoin. Il a toujours plus pensé aux autres qu’à lui-même et c’est ce qui l’a fait s’engager dans l’armée. Moi… Moi je n’ai toujours pensé qu’à moi… Je me suis toujours mis en scène et j’ai toujours happé la lumière parce qu’elle s’orientait naturellement sur lui ! J’étais jaloux de mon propre frère, de ce qu’il arrivait à transmettre, de cette incroyable capacité à fédérer… De ce qu’il pouvait avoir avec toi. J’ai pris conscience de tout ça quand je l’ai… Perdu ! " Pour ne pas dire absorbé. Aussi loin qu’il s’en souvienne, il avait toujours adoré ses frères mais s’était toujours trouvé en compétition avec eux. Là où ils la vivaient avec l’innocence de la fraternité, Adriel l’avait parfois endossé avec le devoir de faire ses preuves comme pour prouver sa légitimité. Un hasard s’il avait joué receveur pour s’opposer à un Randall Cornerback sur le terrain ? Non, simplement le prolongement logique d’un volonté de le battre. " Il n’aurait jamais pris les rênes de la société. Tu le sais… Il était beaucoup trop altruiste pour ça et je suis persuadé que c’est ce qui te plaisait. Leonel aurait dirigé Veidt Enterprises… Je serais probablement passé pro en NFL… Randall et toi vous seriez surement marié, vous auriez eu une famille heureuse animée par plein de futurs champions de football entrainés par leur père et leurs oncles alors que leur arrière-grand-père leur aurait appris que « la famille est tout ! ». " Il finit par se taire dans un sourire, se rendant amèrement compte que ces mots-là se faisaient l’échos de ceux prononcés par la nouvelle incarnation de Randall lorsqu’il avait retrouvé Charlie, il y a plusieurs semaines de cela… Reprendre son masque détestable, changer de sujet… Il ne réussit qu’à jouer sur le registre burlesque dont il se drapait sans cesse : " J’aurai fait un beau-frère détestable mais un oncle tout à fait potable ! " Tout pendant qu’elle eut accepté de le voir débarquer avec un mannequin à chaque bras et le voir inviter ses neveux assister à ses exploits avant de leur offrir une bière… Il en vint à se demander quelle équipe aurait bien pu le drafter. Bref, on s’en cogne ! Il leva ses yeux vers la jeune femme et lui adressa un sourire un rien accablé : " Ça aurait fonctionné. On le sait très bien… " Ce on n’avait pas vocation d’être l’uinion de son avis comme de celui de Charlie mais bien du sien comme de celui de Randall. Un frère trépassé dont il semblait arborer la moue attendrie en l’instant. Les limites de ses personnalités se faisaient de moins en moins claires à l’instant où il en vint à se demander : Charlie lui facturerait elle cette psychanalyse ?
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"



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