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Les pires histoires sont des histoires de famille ▬ Ginger

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Message posté : Jeu 16 Jan 2014 - 14:29 Message
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Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Il arrivait parfois que suite à sa collaboration avec l'UNISON ou la Légion, Adrian en vienne à croiser fréquemment des policiers. L'un d'eux – l'agent Quinn – était devenu une connaissance de l'Archimage. Oh, pas celle que vous invitiez le week-end pour manger un morceau à la maison avec toute la petite famille, mais plutôt le genre qui venait vous parler et échanger des banalités lorsque vous le croisiez. C'était au cours de l'une de ces discussions de routine que l'homme, un quinquagénaire légèrement ventripotent, avait annoncé à Adrian qu'il avait récemment rencontré une jeune femme portant le même patronyme que lui. Bien évidemment, l'annonce avait intrigué l'Archimage qui s'était un peu renseigné sur cette fameuse jeune femme. De ce que le policier pouvait lui dire, il s'agissait d'une gamine – à comprendre entre dix-sept et vingt-cinq ans – qui était accusée d'avoir commis plusieurs vols, sauf que ses victimes ne semblaient pas désireuses de porter plainte contre elle. Un peu comme les arnaques par les sentiments et c'était justement pour cette raison que le policier se souvenait aussi bien d'elle. La demoiselle était originaire de Washington, mais ils ne savaient pas grand-chose de plus. Bref, quoi qu'il en soit, cette annonce n'avait pas manqué de pousser Adrian à réfléchir à tout ceci. Des Pennington il n'y en avait pas des masses à Washington et lorsqu'il y vivait encore, ils étaient tous liés à sa famille – des oncles ou cousins de son propre père. Il n'était pas exclu que cette jeune femme puisse être l'une de descendantes de l'un de ses frères, tous décédés depuis belle lurette bien évidemment. C'était pour cette raison que le mage avait donné son numéro de téléphone au policier en lui demandant de le contacter dès que cette jeune femme ferait à nouveau son apparition.

Et cela ne tarda pas vraiment. Environ une semaine et demi après, le téléphone du manoir avait sonné. C'était l'agent Quinn qui l'informait de la présence de la demoiselle au poste de police. Elle avait été arrêtée pour un vol, mais comme il n'y avait aucune plainte déposée, elle allait pouvoir s'éclipser dès qu'elle le voudrait. Adrian lui demanda de la retenir le temps qu'il arrive, chose que le quinquagénaire accepta de faire. Sans perdre plus de temps et après avoir emprunté un taxi, l'Archimage avait débarqué au commissariat et s'était présenté à l'accueil où l'agent Quinn l'avait rapidement retrouvé. Il lui avait fait un bref résumé de la situation : il avait prétendu appeler l'un de ses proches comme il fallait signer des papiers pour lui permettre de partir, bref, un mensonge destiné à laisser le temps à Adrian d'arriver sur place. La jeune femme, répondant au prénom de Ginger, avait été installée dans une salle qui servait normalement aux interrogatoires et le policier laissa le temps à l'Archimage d'aller parler un peu avec elle. Il lui donna quelques conseils relativement évidents – comme ne pas la brusquer – avant de lui souhaiter bonne chance et de le laisser devant la porte de salle.

Après une profonde inspiration, le centenaire avait finalement poussé l'huis pour se glisser dans la pièce et la refermer derrière lui. Alors seulement il leva les yeux vers cette fameuse Pennington. Elle était relativement jeune, pour lui du moins, avait des cheveux foncés, mais des yeux étonnamment clairs qui n'étaient pas sans lui rappeler l'un de ses frères. Il essaya toutefois de ne pas se laisser avoir par ses envies, peut-être que cette fille n'était rien de plus qu'une étrangère qui portait le même patronyme que lui ! Adrian resta immobile quelques instants, le temps de détailler son visage qui semblait bien trop doux et avenant pour coller à celui d'une voleuse. C'était peut-être pour cette raison qu'elle avait autant de facilités à éviter la prison, avec un aussi joli minois que le sien il devait suffire d'un sourire pour qu'elle réussisse à se mettre n'importe qui dans la poche ! Après ces brèves pensées, le centenaire s'approcha finalement de la table qui trônait au milieu de la pièce, puis, arborant un léger sourire, il se présentant.

« Bonjour. Je m'appelle Adrian, l'agent Quinn m'a appelé parce qu'il semblerait que nous puissions avoir quelque chose en commun. Le ton était calme et posé, désireux de commencer sur une bonne note.
Vous vous appelez Pennington je crois ? Moi aussi. Je suis de Washington, comme vous de ce que j'ai cru comprendre. C'était peut-être un simple hasard, mais sait-on jamais !
Apparemment ils ne veulent pas vous laisser filer toute seule, il faut que quelqu'un de votre famille se porte garant. Mais j'avoue ne pas être au courant du fait que je puisse avoir de la famille là-bas.... Est-ce que vous savez quelque chose à ce sujet ? Ce n'est peut-être que le fruit du hasard. »

Mais il espérait bien que non. Ce serait l'occasion inespérée de se rattraper après avoir lâchement tourné le dos aux membres de sa famille il y a près d'une centaine d'années. Mieux vaut tard que jamais comme dit l'adage !
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Message posté : Jeu 16 Jan 2014 - 18:51 Message
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La Renarde. C’était le surnom qu’elle utilisait la majorité du temps, lorsqu’elle commettait des crimes à la noirceur de la nuit, pour le Gang des Fables. Encore dans les petites mains, elle était décidée à monter les échelons pour prouver sa propre valeur personnelle. Elle aurait aussi pu soudoyer à sa façon le chef du gang, mais cela aurait été de manquer de respect quant à ses réussites personnelles. Toutefois, lorsque le soleil était encore bien haut dans le ciel, c’était sous son réel nom, à savoir Ginger Lucianna Pennington qu’elle commettait ses méfaits. Au vu de la fréquence des crimes et de la quantité d’argents volés au fil de temps, elle aurait sûrement dut se retrouver derrière les barreaux depuis un bon moment déjà. Toutefois, pour une raison qui échappait aux autorités de la ville, aucunes de ses victimes ne semblaient vouloir porter plainte contre elle. Comme s’ils avaient voulu qu’une telle chose arrive. Pour l’américaine, c’était tout simplement et purement de l’art. Un tableau parfait où elle s’en sortait à tous les coups. Un coup de maître, en réalité. Ayant découverte cette étrange capacité alors qu’elle était encore dans le tourbillon émotionnel de l’adolescence, elle avait bien vite remarqué l’utilité de l’hypnose, qu’elle s’amusait à dire qu’il ne s’agissait que d’une simple suggestion. Dans le domaine de la pègre, c’était tout qu’un avantage dont elle était doté, la petite. C’était sans compter ses traits fins, son visage encore jeune et sa bouille d’ange. Un sourire, quelques paroles et elle volait déjà vers sa liberté acquise depuis un bon moment déjà. Montée sur des escarpins vertigineux, elle déambulait dans les rues de Star City. Ses longs cheveux foncés glissant sur ses épaules pour venir frôler son dos, vêtues d’une paire de jeans serrés et d’un débardeur, les épaules couvertes par une veste, elle avait la classe, la Ginger. Le regard froid et hautain, elle tenta de repérer du regard qui pourrait bien être sa prochaine victime. Elle s’ennuyait, en ce moment, à Star City. Qui disait ennui disait divertissement. Et qui disait divertissement disait un vol en bonne et due forme.

Entrant dans une boutique, elle adressa un sourire charmeur à l’homme à la caisse. Se dirigeant vers l’homme, qui semblait bien être le propriétaire des lieux, elle lui fit un clin d’œil des plus adorables. C’est qu’elle savait jouer de ses atouts, en fait. Étant une femme sure d’elle-même – en apparence – et dotée d’un physique avantageux, elle s’y plaisait bien. « J’aimerais bien que vous fermiez boutique, pour quelques instants… Si vous voyez où je veux en venir » minauda-t-elle, regardant l’homme droit dans les yeux. Elle eut droit à un hochement de tête alors que le manipuler demandant gentiment aux quelques personnes dans la boutique de quitter les lieux, qu’il avait quelque chose d’urgent à faire. Un sourire satisfait apparut sur les lèvres de la voleuse, alors qu’elle voyait bien qu’elle n’avait pas perdu de son charme. Passant sur le comptoir, elle posa son fessier sur celui-ci, regardant toujours celui qui venait de se placer devant elle. Elle croisa élégamment ses jambes, ses mains posées sur ses genoux. « Je suis convaincue que tu as terriblement envie de me donner tout l’argent qui se trouve ici » commença-t-elle, regardant autour d’elle. Il s’agissait plus d’un bazar, tout et n’importe quoi s’y trouvait. Ses prunelles claires, d’un bleu perçant, tombèrent sur un collier. « Et ce collier. Tu as envie de me donner ce collier » Elle avait des goûts de luxe, en réalité. Toujours assise sur le comptoir, attendant patiemment que l’homme exécute ses moindres désirs, elle vérifia si sa manucure était toujours aussi impeccable. Elle se devait tout de même d’être à son meilleur, surtout lorsqu’elle sortait en public. Finalement, il lui tendit une liasse de billet – rien d’énorme, mais au vu de la boutique, c’était suffisant – et le collier. Enfilant le collier autour de son cou, elle sauta au sol, gratifiant l’homme d’un baiser sur la joue avant d’enfoncer les plusieurs billets dans son tout nouveau sac à main Prada. « Je promet d’essayer de me souvenir de votre aide… Du moins, pour les prochaines dix minutes. » Un doux rire franchit ses lèvres légèrement maquillées alors que, finalement, elle poussait la porte pour rejoindre l’extérieur, un tintement de cloche accompagnant son mouvement.

C’était sans compter les policiers qui se trouvaient devant l’immeuble. Elle était surveillée, maintenant ? Un soupire franchit donc ses lèvres alors qu’elle leva les yeux au ciel. « Ce n’est pas la troisième fois ce mois-ci ? » leur demanda-t-elle, un poil provocatrice. Ce qui eut tôt fait de déclencher une chaîne d’évènement pour qu’elle finisse plaquer contre le capot d’une voiture, les menottes lui glissant aux poignets. « Faites donc attention ! Je suis une fille fragile » grommela-t-elle, ce qui eut l’effet escompter. Lui permettant de se redresser, la demoiselle fusilla du regard le policier alors qu’elle prenait place à l’arrière de la voiture. Elle aurait bien pu utiliser son pouvoir en public, demander aux policiers de la laisser partir, mais il y avait trop de témoins, trop de policiers et elle ne voulait pas éveiller encore plus les soupçons. Elle se laissa donc faire alors que d’autres policiers entrèrent dans la boutique. Comme s’ils croyaient pouvoir soutirer une quelconque plainte de l’homme. Il avait eu envie de lui donner l’argent et le collier, voilà tout. Arrivés au poste de police, son sac à main lui fut confisqué. « Faites-y attention, je l’ai payé plein prix en plus. Je ne serais même pas surprise que sa valeur soit plus grande que celle de vos vies. » Insulté, le policier qui tenait son tout nouveau sac Prada ordonna à son collègue – celui qui traînait Ginger – de l’amener en salle d’interrogatoire. Sans plainte, ils ne pourraient rien lui soutirer. Entrant dans la salle, l’américaine soupira. « Vous pouvez tout de même me détacher les poignets, non ? Vous faites deux têtes que plus que moi et le triple de mon poids, alors bon… » Accédant à la requête de la jeune femme, celle-ci se retrouva finalement avec les poignets libérés. Se laissant tomber sur la chaise, elle attendit patiemment que quelqu’un vienne lui annoncer qu’elle était libérée, faute de preuve. Oh, il y avait une bonne quantité d’argent dans son sac, mais c’était bien parce que le gentil propriétaire avait voulu lui donner tout cet argent, tout simplement.

La porte s’ouvrit finalement sur un homme. « Mademoiselle Pennington, nous allons vous laisser sortir. » Victoire. « Mais avant cela, nous venons de demander à un membre de votre famille de venir vous chercher. » Ne laissant aucune émotion apparaître sur son visage, elle laissa l’homme quitter les lieux. Toutefois, cela n’empêchait pas la jeune femme d’être surprise. Sa seule famille était sa mère, qui était pourtant encore au Mexique. Elle le savait bien, elle lui avait parlé la veille. Alors qui était cet inconnu qui s’amusait à se faire passer pour un membre de sa famille ? Elle aurait pu exiger d’être libérer, mais voilà que la curiosité de la Pennington était piquée. Assise confortablement sur la chaise, elle posa ses pieds chaussés d’escarpins noirs sur la table, regardant distraitement ses ongles. La porte s’ouvrit finalement et, sans quitter sa position nonchalante, elle tourna la tête vers le nouveau venu. Il était plus vieux qu’elle, sans aucun doute. Sûrement une dizaine d’année, tout au plus. Bien que curieuse quant à l’identité de cet inconnu, elle ne lui adressa qu’un regard désintéressé. Il ne fallait pas trop en demander à Ginger non plus. Elle sentait le regard de l’inconnu poser sur elle, ce qui en devenait presque désagréable, comme s’il tentait de trouver une preuve sur ses traits. « Si tu veux, je peux aller récupérer mon sac Prada » elle insistait sur le nom, elle l’aimait bien, son nouveau sac de luxe. « Et je te refilerai une photo. Cela t’évitera de devoir me fixer comme un taré. Au moins, tu pourras le faire un peu plus discrètement. » Pour l’entrée en matière et le tact, on repassera. Regardant une nouvelle fois ses ongles, elle écouta d’une oreille attentive les dires de l’homme. « Adrian Pennington, alors ? » Ce nom ne lui disait rien. Enfin, peut-être que si, au fond. Il y était peut-être inscrit quelque part sur l’arbre généalogique de leur famille. Un album que gardait précieusement sa mère, même si Ginger pouvait bien avouer que sa mère et elle ne devaient pas être une fierté pour la famille Pennington.

Finalement, elle posa ses pieds au sol, faisant claquer ses talons dans un bruit sourd. Les bras posés devant elle, elle détailla l’homme en face d’elle, tentant de trouver un lien de ressemblance avec ce qu’elle savait de leur famille. À savoir très peu, comme sa mère avait fui Washington pour Seattle alors qu’elle n’était pas en âge de se souvenir de tout. « Peut-être que l’on est du même sang ou peut-être que c’est le fruit du hasard. Je n’en sais rien. » C’était aussi une façon peu subtile pour dire qu’elle n’en avait pas grand-chose à battre, en réalité. « De toute façon, je n’ai jamais eu de famille. » S’en était presque frappant de vérité. Son père, elle ne l’avait jamais connu. Sa mère faisait partie des abonnés absents – ou enfin, des abonnés alcooliques – depuis aussi longtemps qu’elle s’en souvient. Sortant de la poche arrière de son jeans son téléphone – qu’elle avait réussi à garder, sûrement étaient-ils convaincus de le trouver dans son sac à main – pour envoyer un message. « Ma mère ne m’a jamais permis de m’intéresser à mon arbre généalogique. Je peux toujours lui demander si elle sait quelque chose sur mon grand-père ou encore mon arrière-grand-père. Mais ça remonterait à loin alors… » Elle ne pouvait tout de même pas se douter qu’elle se trouvait actuellement face à un centenaire qui devait très certainement être en lien avec son arrière-arrière-grand-père. « Au fait, moi c’est Ginger Pennington. » Son second nom n’ayant été qu’une lubie passagère de sa mère, elle avait préféré l’ignorer. « Vous feriez mieux de simplement me sortir d’ici, autrement, ce serait une perte de temps. Après tout, tu cherches quoi, à savoir si on est du même sang ? Chose parfaitement et totalement inutile, si tu veux mon avis. » Elle n’avait jamais eu d’attache, ayant toujours vécu en tant qu’indépendante. Les seules fois où elle s’y était laissé aller, elle avait fini blessée et meurtrie. Plus jamais elle allait laisser ceci lui arriver. Jamais. « À moins que tu ne sois qu'un pauvre petit orphelin qui recherche désespérément sa famille. » Dégoulinant d’un semblant de compassion et d’une bonne couche de sarcasme, un sourire presque amusé vint tirer les traits de la demoiselle. « Auquel cas, je te dirais de cesser toute recherche. Tu es clairement mieux sans famille. » Ce qui était triste, dans un sens, pour une jeune femme de vingt-deux ans dégoutée de tout ce qui a trait à l’attachement. Très triste.
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Message posté : Jeu 16 Jan 2014 - 21:59 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
S'il avait un instant espéré tomber sur une jeune femme de bonne famille, Adrian fut forcé de constater que c'était plutôt l'opposé. Rien qu'à la manière dont elle réagit lorsqu'il la scruta – ce qui n'était pas poli cela dit – le mage comprit qu'elle allait lui donner du fil à retordre. Enfin si tant est qu'elle soit bien en famille avec lui et qu'il ne s'agissait pas d'un simple hasard. Pas démonté pour deux sous par la remarque de la demoiselle, l'Archimage fit le choix de rester silencieux face à ses remarques plutôt acides. En l'entendant parler, le centenaire se rendait compte qu'il n'avait jamais été face à une personne au fort caractère. Pourtant, Aishlinn était considérée comme telle par tous les habitants du manoir, mais il fallait avouer qu'elle était bien plus agréable que la jeune femme qui se trouvait actuellement face à Adrian. Une question se posait : fallait-il continuer sur cette voie alors qu'il apparaissait clair que les choses allaient certainement être compliquées ? Il aviserait. Pour l'instant, Eldoth restait silencieux, son habituel sourire collé aux lèvres comme s'il espérait calmer un peu les ardeurs de la demoiselle, mais ce n'était pas très probant pour le moment. Elle ne savait donc pas grand-chose de sa famille et ignorait totalement qui pouvaient être ses ancêtres. Voilà qui risquait de compliquer les choses. Hochant la tête en silence, il nota ces informations dans un coin de son esprit, constatant qu'elle oscillait entre le vouvoiement et le tutoiement comme si elle ne savait pas comment s'y prendre. Ou peut-être qu'elle s'en fichait ? Ce ne fut que lorsqu'elle lâcha les dernières phrases de son discours que le centenaire se troubla un instant. Est-ce qu'il cherchait désespérément une famille ? Non, plus depuis longtemps, mais il ne se voyait pas lui tourner le dos pour autant. Inspirant profondément, l'Archimage posa ses avant-bras sur la table, ne laissant pas son regard dévier du minois de la jeune femme.

« C'est bien pessimiste comme discours. Surtout pour une personne aussi jeune que vous. Normalement à votre âge on est censé voir les choses du bon côté. Il la vouvoyait par respect, même s'il n'avait pas relevé qu'elle se montre plus familière avec lui.
Je trouve ça très important au contraire, de pouvoir savoir si nous partageons quelque chose. Peut-être que ça vous semble futile, mais c'est toujours bon de savoir qu'on a quelqu'un de sa famille quelque part, non ? Il s'attendait à une réponse négative vu ce qu'elle venait de lui déclarer, mais il ne perdait rien à demander.
Vous n'avez pas de parents en ville ? L'agent Quinn m'a dit qu'il n'y avait personne de signalé dans la liste des individus à prévenir en cas de problèmes. Ce qui servait généralement pour les jeunes comme c'était son cas à elle.
C'est votre mère qui porte ce nom ? Elle n'a jamais donné le nom de son père ou de son grand-père ? »

Adrian savait qu'en général, dans sa famille il était de tradition d'appeler au moins l'un de ses fils comme l'homme de la famille. Ainsi son frère aîné portait le même prénom que leur père et il était donc fort probable que le grand-père de la demoiselle puisse aider à situer dans quelle branche elle était. Adrian quitta finalement le visage de Ginger du regard. Il était vrai qu'il culpabilisait beaucoup d'avoir délaissé sa famille au profit de son rôle d'Archimage, mais que voulez-vous ? Lorsque vous n'étiez qu'un petit jeune avide de reconnaissance qui se découvrait tout à coup un talent aussi grand pour la magie, vous perdiez le reste de vue. Puis avec le temps, vous finissiez par oublier que les autres n'étaient pas immortels et que les années défilaient. Et enfin, lorsque vous vous retourniez finalement, ils avaient tous vieilli et vous avaient oublié. Oui, il culpabilisait et il avait envie de se rattraper, mais pas que. Les yeux du centenaire se promenèrent sur la table où de nombreuses traces indiquaient qu'ils n'étaient pas les premiers à discuter en tête-à-tête ici.

« Je ne pense pas que nos liens puissent être récents, enfin s'il y en a. Même si je suis né à Washington, ma famille n'y vit plus depuis bien longtemps et je doute que nos parents aient été amenés à se croiser. Les histoires de famille sont parfois compliquées.... Il leva les yeux vers elle, hésitant un bref instant.
Vous n'avez pas l'air d'avoir une bonne opinion de la famille, mais je ne crois pas que nous puissions vraiment nous considérer comme tels non ? Autant dire que c'est comme si nous commencions à zéro. Pas sûr que l'argument soit valable, mais qui ne tente rien n'a rien après tout !
D'ailleurs, désolé si la manière dont je vous ai regardé vous a dérangée, je cherchais simplement des ressemblances avec les portraits que j'avais pu voir des autres Pennington. Et pas uniquement des portraits d'ailleurs.
Vous avez les mêmes yeux bleus que l'un d'entre eux. Mais difficile à dire pour le reste, le fait que vous voyez une fille change pas mal la donne. Nouveau sourire qui disparaissait rarement plus de deux minutes.
Je peux vous aider à sortir, je connais bien l'agent Quinn, mais j’aimerais pouvoir vérifier si nous avons un lien de parenté. Si pour vous c'est quelque chose d'inutile, pour moi ça ne l'est pas. »

Et tant pis s'il passait pour un crétin qui adorait sa famille, c'était bien loin d'être le cas, mais pour une fois qu'il avait une chance de retrouver un membre de sa famille – même éloigné – il ne comptait pas le laisser filer aussi facilement. Et cela même si la demoiselle en question avait l'air désagréable au possible.
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Message posté : Sam 18 Jan 2014 - 18:25 Message
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Les jambes croisées, ses pieds chaussés de talons hauts posés sur la table, les bras posés devant elle, ses yeux clairs observent celui qui se trouve en face d’elle. Dotée d’un caractère bien trempé, il était évident que l’homme avec qui elle discutait n’allait pas l’avoir facile. Ginger avait une sainte horreur de la famille. Ou tout ce qui signifiait attachement et engagement pour tout dire. Elle ne devait rien à personne et elle le vivait très bien ainsi. Elle eut un sourire sarcastique alors qu’il lui mentionnait qu’une demoiselle de son âge devrait être un peu moins pessimiste. Lorsque depuis toujours, tout ce que l’on connaît s’appelle l’abandon, il était normal, en quelque sorte, qu’elle répugne toutes relations. Et puis, pour qui se prenait-il pour lui faire la morale de la sorte ? Ils avaient peut-être bien le même nom de famille. Et puis après ? Cela ne les engageait en rien. Elle ne comprenait même pas pourquoi est-ce qu’il agissait de la sorte. Il aurait très bien pu ne pas se soucier d’elle et simplement la sortir d’ici. Malgré tout, elle le laissa finir, bien qu’elle fût tentée, à quelques reprises, de le couper pour contredire ses propos. Pour une jeune femme ayant vécue dans la crainte d’être rejeter, vivant d’indépendance depuis toujours, ce qu’il racontait ne correspondait en rien à sa mentalité. « Ma mère s’appelle Gabrielle. » Ce qu’ignorait la jeune Pennington, c’était que ce nom était aussi celui de son grand-père et de son arrière-grand-père. Après tout, elle n’avait jamais eu accès à son arbre généalogique. « Gabrielle Pennington. » C’était d’elle qu’elle tenait le nom. Après tout, elle n’avait jamais eu de nouvelle de son père, de ce qu’elle se souvenait. Son père n’était qu’un lâche qui avait préféré fuir plutôt que d’assumer ses responsabilités.

« Et il est normal qu’elle ne soit pas sur la liste des personnes à contacter, elle est au Mexique. C’est là-bas que j’étais, avant. » Avant de suivre comme l’innocente naïve qu’elle était celui qu’elle avait cru être l’amour de sa vie, celui qu’elle aurait épousé et avec qui elle aurait but son thé, sur la terrasse, sa tête parsemée de cheveux clairs. « Concernant ta vision quelque peu utopique sur la famille, je crois qu’il est bien plus aisé de vivre sans eux. Cela évite des déceptions non désirées. » Le fait de n’avoir jamais pu mettre un visage sur celui qui aurait dut jouer le rôle de son père était sûrement la plus grande déception et la plus grande déchirure de la demoiselle. Si en vieillissant, elle pouvait tenter de se convaincre que, ceux qui partaient, c’était parce qu’elle n’était pas assez parfaite, elle ne correspondait pas à leurs attentes. Tandis que son père, lui, elle ne pouvait rien se dire pour tenter de justifier son acte. Il était parti, sans même avoir prit la peine de tenter de la connaître. Et elle l’haïssait pour ça. « Je ne te dois rien et c’est mieux comme ça. La vie est d’autant plus facile sans attache quelconque. Vivre seule évite bien des désagréments. » Donc la crainte qu’on lui tourne le dos, qu’on la trahisse et qu’on lui enfonce un couteau dans le dos. Paranoïaque par moment, elle ne pouvait empêcher ces pensées de venir la torturer lorsqu’elle se retrouvait avec d’autres personnes. La suite donna envie à Ginger de lui éclaté de rire au nez. Ce qu’elle ne se gêna pas de faire, en fait. Un rire bien sarcastique. « Qu’est-ce qui te fais dire que j’ai envie de partir à zéro et d’apprendre à te connaître ? Après tout, tu arrives, la bouche en cœur, m’apprenant qu’on a peut-être un lien de parenté. Mais tout ça, j’ai jamais rien demandé. » Le fait qu’elle ressemble de prêt ou de loin à un Pennington qu’il avait déjà vu sur les cadres affichés chez lui ne l’intéressait guère. Son téléphone vibra sur la table et elle l’attrapa. « Bizarre comme concept. Mon grand-père et mon arrière-grand-père s’appelait aussi Gabriel. Elle n’a pas voulu poursuivre la tradition, cependant. Ce que je comprends, c’est complètement dépassé comme idée. » Ginger n’avait pas pour habitude de mâcher ses mots, à vrai dire.

Un agent entra dans la salle, voir si tout se déroulait bien. Après tout, bien qu’aucune plainte n’avait été déposée vis-à-vis la criminelle, les agents de la paix avaient plutôt peur pour celui qui se trouvait en face d’elle. Qui sait ce dont elle était capable. « Oh, vous » dit-elle en s’adressant à l’agent. « Vous avez envie de venir me porter un café, n’est-ce pas ? Après tout, vous me retenez ici sans aucune raison, sachant qu’aucune plainte n’a été déposée et que je ne cesse de vous répéter que je ne suis pas coupable. » L’homme hocha de la tête et sorti de la pièce. Un sourire vint étirer les lèvres de la demoiselle. Quelques instants plus tard, l’homme revint, une tasse de café fumant entre les mains. « Merci bien. » Il vint déposer la tasse en face d’elle et s’apprêta à partir. « Ne revenez pas. Je crois même que là, tout de suite, vous avez envie de partir d’ici et de retourner chez vous. Votre émission va commencer sous peu.» L’homme quitta les lieux alors que Ginger prit la tasse entre ses doigts et but une gorgée. Si jamais Adrian venait qu’à poser une question quelconque sur ce qui venait de se dérouler, elle pourrait très bien régler ce souci un peu plus tard. « Il a oublié le sucre, l’imbécile… » Ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait ici contre son gré, alors que les policiers tentaient vainement de trouver une preuve, quelconque pouvant l’inculper. « Bon, nous en étions où ? » Reposant ses pieds sur le sol, elle fit face au trentenaire qui, semblerait-il, pourrait être un cousin éloigné, d’une quelconque façon que ce soit. « J’imagine en fait que tu ne me laisseras pas filer si je ne coopère pas, c’est bien ça ? » Perspicace qui plus est.

Quelques voix se firent entendre de l’autre côté de la porte. Si la zone était étonnamment calme en règle générale, semblerait-il que c’était particulièrement agité. « Y a-t-il, quelque part dans l’arbre généalogique Pennington, quelques personnes portant le nom de Gabriel ? » Comme ça, ils seraient fixés. Toutefois, elle tenta de prêter attention à ce qui se disait à l’extérieur, leur porte ayant été malencontreusement laissé entrouverte par le policier qui avait quitté quelques instants plus tôt. « Avez-vous vu l’agent Grant ? » « Non. Il devait venir ici, vérifier que tout allais bien puis il a disparu. Il devait revenir me voir pour un compte rendu mais il n’a rien fait de ça. » « C’est étrange. Essayez de le rejoindre sur son téléphone portable. » « Aucune réponse, monsieur. » « Et chez lui ? » « Ce serait insensé ! » « Essayez tout de même. » Cette petite discussion eu tôt fait de faire apparaître un doux sourire sur les lèvres de la brune. « Je suis surprise, en fait. Pourquoi veux-tu tant savoir si nous appartenons à la même famille ? Tu dois certainement avoir des parents, des frères et des sœurs, peut-être des enfants, j’en sais rien. Mais ces personnes sont pourtant bien plus intéressantes, point de vu familiale, que la pseudo-criminelle arrêter pour quelque chose qu’elle n’a pas fait. Non ? » Elle était entièrement et totalement coupable de tous les crimes dont elle était accusée. Mais faute de preuves, de plaintes et de témoignages, impossible que de l’arrêter pour l’enfermer à double tours. Elle était libre comme l’air, vivant comme elle l’entendait, sans restriction aucune, sans devoir se soucier de quiconque. C’était un mode de vie qui correspondait à la demoiselle. Ainsi, elle n’avait pas à craindre de craquer, que de devoir faire face à quelque chose qu’elle ne pourrait pas contrôler ni contenir. Comme ses émotions, par exemple, qu’elle enfouissait sous un masque froid et désintéressé.

La porte s’ouvrit une nouvelle fois. « Mademoiselle Pennington, qu’avez-vous fait à l’agent Grant ? » « Encore et toujours des accusations sans fondement. Il faudrait revoir votre registre, agent Quinn » railla-t-elle, peu soucieuse à savoir si elle pourrait être insultante ou pas. « Vous ne sortirez pas d’ici sans m’avoir expliqué ce qu’il se passe. J’en ai assez de tout ça. Des victimes qui disent ne pas en être et maintenant notre agent qui est chez lui. Vous jouez avec nos nerfs, c’est ça ? » « Je n’ai rien à dire, sachant que je ne suis coupable de rien. Peut-être bien que l’agent Grant voulait être sur de ne pas rater son émission favorite. Et là, maintenant, vous dérangez une discussion importante. Je suis sur le point de peut-être trouver une famille alors que la mienne est dissoute depuis des années déjà. Ne comprenez-vous pas l’importance que cela à pour moi ? » Grande manipulatrice, la Ginger. Vers la fin, le ton s’était quelque peu fait larmoyant, comme si, réellement, cette rencontre pourrait changer radicalement quelque chose dans sa vie, comme si elle y tenait réellement. Ah ce qu’ils pouvaient se montrer dupe ! « Sachez que nous n’en avons pas fini avec vous. » « Que bien vous en fasses. » Et ils partirent, encore une fois, faute de preuves pouvant la rendre coupable de quoique ce soit.
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Message posté : Dim 19 Jan 2014 - 17:08 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Gabrielle, le fait que Ginger parle de sa mère étonna un peu Adrian. Ne devait-elle pas son nom de famille à son père ? Pour lui, resté bloqué dans les années vingt, des parents étaient forcément mariés et les enfants héritaient du nom de leur géniteur. Il fallait croire qu'avec la jeune femme, les choses seraient légèrement différentes. La tradition avait au moins été respectée puisque l'un des frères d'Adrian s'appelait effectivement Gabriel, bien que le reste de l'arbre Pennington restait inconnu pour Eldoth. Il aurait pu se renseigner depuis, voir si ses frères avaient eu des enfants et des petits-enfants, mais il avait toujours repoussé ça au lendemain pour finalement ne jamais le faire. Le regard de l'Archimage restait posé sur le minois de la donzelle alors qu'il emmagasinait les informations pour les mettre bout-à-bout et essayer de se faire une idée d'ensemble. Sa génitrice était donc au Mexique et laissait sa fille se débrouiller seule, c'était du joli ! Enfin Adrian pouvait difficilement critiquer ce comportement vu qu'il avait fait de même avec les siens. Le silence persistait même lorsque Ginger avoua qu'elle préférait rester sans famille pour éviter des déceptions et de la tristesse. C'était étrange, mais il était un peu dans le même cas, sauf que lui évitait de se faire des amis parce qu'il savait qu'il allait les voir mourir alors que lui resterait ici. La situation était différente, mais le résultat semblait être le même : ils s'isolaient tous les deux. Malheureusement c'était une chose qu'il ne pouvait pas avouer aussi simplement puisqu'elle se poserait forcément des questions le concernant Adrian se contenta donc de la regarder alors qu'elle critiquait sa manière de faire et de débarquer pour lui proposer de devenir amis alors qu'elle ne voulait rien de tel. Certes, c'était étrange, mais il voyait mal comment présenter les choses différemment.

Le silence d'Adrian lui permit d'observer le manège d'avec l'agent sans se faire remarquer. Il était évident qu'il y avait quelque chose d'anormal dans le comportement du policier face à la demoiselle et aussitôt le mage commença à soupçonner que sa descendante indirecte puisse avoir des talents de mentaliste. Tout s'expliquerait : elle usait de son don pour pouvoir manipuler les gens et leur ôter toute envie de porter plainte contre elle. Un joli minois ne suffirait jamais pour faire ce dont elle était capable. Bien qu'Eldoth n'approuvait pas le comportement de Ginger, il ne l'interrompit pas alors qu'elle était en train de renvoyer l'homme chez lui – il n'y avait pas mort d'homme – et attendit qu'elle en revienne à lui. Lorsqu'elle se ré-intéressa à lui pour lui demander s'il n'allait l'aider que si elle coopérait, Adrian haussa légèrement les épaules, répondant très brièvement.

« Ça dépend. »

Mais la porte avait été mal renfermée et malgré la question que lui posa Ginger, le mage entendit une bribe de conversation des agents qui se tenaient dans le couloir et semblaient se demander ce que leur collègue était devenu. Au moins profiterait-il de sa journée.... Avant qu'il n'ait le temps de répondre, la demoiselle reprit la parole pour le questionner sur les raisons qui le poussaient à agir de la sorte, mais Adrian n'avait pas une seule seconde pour ordonner ses pensées. En effet, l'agent Quinn refit son apparition pour « accuser » la Pennington d'avoir fait quelque chose à leur agent serveur de café. Une fois de plus, Adrian ne se mêla pas de la discussion, laissant Ginger gérer la situation à sa manière, chose qui lui permit de comprendre qu'elle n'hésitait certainement pas à utiliser ses dons pour se tirer du moindre mauvais pas. Finalement, l'Archimage attendit que l'agent Quinn quitte la pièce avant de répondre – enfin – à la jeune fille.

« Vous ne devriez pas agir comme ça. Il plongea son regard dans celui de Ginger.
Vous ne pouvez pas imposer votre volonté aux autres pour faire ce que bon vous semble. Ce ne sont pas vos jouets, ce sont des personnes à part entière et vous pouvez leur attirer des ennuis en agissant comme vous le faites. Imaginez que l'agent Grant se fasse renverser en rentrant chez lui alors qu'il aurait dû être ici, vous seriez responsable de sa mort. Son ton avait l'air paternaliste, mais il n'était pas hostile ou moralisateur, c'était plutôt destiné à lui faire prendre conscience de quelque chose.
Et vous devriez vous méfier, vos petits tours de... charme ne fonctionneront pas toujours, pas sur tout le monde. »

Un léger sourire naquit sur ses lèvres comme s'il essayait de lui donner des conseils. Mais quelque chose lui disait qu'une tête brûlée comme Ginger ne voudrait rien entendre à ce qu'il venait de dire, certainement trop persuadée d'être invulnérable et de pouvoir faire ce que bon lui semblait sans risquer quoi que ce soit. Les jeunes se pensaient toujours immortels et sur-puissants, mais lorsqu'ils comprenaient ce qu'il en était réellement, c'était bien souvent trop tard. Haussant les épaules, Adrian enchaîna sur la suite.

« Il y a eu des Gabriel, oui. Mais ça remonte aux années dix-neuf-cent environ. Je ne sais pas s'il y en a eu d'autres entre-temps, je n'ai pas surveillé ce côté-ci de l'arbre généalogique, mais uniquement le mien. Qui était totalement faux, puisqu'il l'avait inventé pour justifier son apparence qui n'était plus vraiment compatible avec son âge réel.
C'est à votre mère que vous devez votre nom ? Mais elle n'était pas mariée lorsqu'elle vous a eue ? Est-ce que vous savez si elle a des frères ou des sœurs ? Le ton restait calme, bien qu'Adrian avait une multitude de questions à poser.
J'ai du mal à croire qu'elle peut vous avoir laissée partir sans s'inquiéter pour vous. Vous êtes à peine majeure, depuis combien de temps est-ce que vous êtes arrivée à Star City ? Vous n'avez plus du tout de famille dans les environs ? J'ai cru comprendre que votre mère n'était pas en très bons termes avec ses parents.... Enfin, c'était ce qu'il avait déduit de ce qu'elle lui avait dit.
Même si vous ne vous appelez pas Gabrielle, vous avez tout de même un prénom en « G », on peut considérer que c'est un peu la même chose, non ? Il esquissa un léger sourire.
Cela dit, je n'ai pas de vision utopique sur la famille. Juste la vraie. La famille est là pour aider et pour apporter du soutien en cas de besoin, c'est peut-être vous qui voyez les choses sous un angle trop sombre et non le contraire. Vivre seul c'est tout de même pesant non ? Surtout à votre âge. Ça lui allait bien de dire ça, mais elle n'en savait rien, il pouvait s'autoriser le luxe de prétendre avoir une vie sociale.
Je n'ai pas d'enfants, si je m'intéresse à notre probable lien de parenté c'est parce que je considère que les gens d'une même famille doivent se connaître tout simplement. Je ne pourrai pas continuer tranquillement ma vie si je savais que j'ai une personne, même éloignée, de ma famille qui s'attire des ennuis avec la police. »

Il marqua une légère pause, constatant bien que c'était beaucoup de questions et d'informations en même temps, mais c'était plus fort que lui. Après avoir passé autant d'années à se dire qu'il n'y aurait plus de Pennington en lien avec lui, voir qu'il s'était trompé le perturbait forcément. Essayant de retrouver un ton plus posé, le centenaire termina finalement sur une note plus encourageante – du moins l'espérait-il.

« Qu'est-ce que vous avez à perdre d'accepter de me parler ? Vous avez tellement peur que ça de rencontrer des étrangers ? »

Une légère provocation vu que les jeunes avaient tendance à imaginer n'avoir peur de rien, peut-être qu'elle voudrait lui prouver qu'elle n'avait rien qui puisse l'effrayer ? Puis sinon, il ne restait qu'à espérer qu'elle fasse preuve de bonne volonté. Il y avait peu de chances cela dit.
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Jeu 23 Jan 2014 - 3:38 Message
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Manipulatrice depuis presque toujours, la jeune Pennington ne se gênait pas pour user de ses charmes – et de certaines capacités dont elle était dotée – pour arriver à ses fins. Ayant très peu de conscience morale et un égoïsme à toute épreuve, Ginger vivait pour elle et rien que pour elle. Les autres ? Ils n’en valaient pas la peine. Elle vivait très bien de cette solitude imposée. De ce fait, elle éviterait que quiconque puisse lui tourner le dos ou encore lâchement l’abandonner. C’était franchement plus sain pour elle, ce mode de vie où elle ne vivait sans aucune considération pour quiconque. Glissant une main autour de son cou, elle s’assura que le cadeau – si elle peut appeler cela ainsi – du vendeur se trouvait toujours autour de son cou. Alors que l’agent Quinn quittait finalement la pièce, ruminant dans sa barbe inexistante, les prunelles claires de la demoiselle se posèrent sur la silhouette du trentenaire en face d’elle. Elle le laissa parler sans tenter de l’interrompre. Si elle savait que ce n’était pas bien d’agir de la sorte ? Tout à fait. Si elle en avait quelque chose à faire ? Absolument pas. Et puis, elle était l’une des premières à savoir que ce petit tour de passe-passe ne pouvait pas fonctionner sur n’importe qui. Elle-même dotée d’un bouclier mental assez développé, avec le temps, elle était à même de résister à toutes sortes d’assauts mentaux ou encore toutes sortes de suggestions quelconque. Elle considéra cependant l’éventualité que ce dénommé Adrian puisse faire parti de ces quelques personnes immunisés à ses capacités. Il lui faudrait éventuellement tester. Non pas maintenant, cela manquerait cruellement de subtilité. Mais elle se fit une note, quelque part dans son cerveau qui regorgeait d’informations diverses et variées, de faire le test sur Adrian. Ce pourrait être intéressant. Ais-je précisé qu’elle n’avait aucune conscience morale ? Sûrement.

« S’il venait qu’à mourir ? Ce ne serait la cause que d’un simple concours de circonstance. En quoi devrais-je m’en sentir coupable ? » Et c’était frappant de vérité. Avec le temps, elle avait fini par se détacher complètement de ses émotions et de ses sentiments. Forgeant une carapace autour d’elle, elle s’efforçait de la sorte à n’avoir de considération pour personne. Ce qui l’empêchait, bien évidemment, de s’attacher. Elle haussa donc les épaules dans un geste désinvolte, passant ensuite une main dans sa chevelure brune. « Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un en mesure de résister à mon charme. J’imagine que c’est parce que l’homme est faible, tu ne crois pas ? » En même temps, peu avaient la capacité de résister à Ginger, lorsque cette dernière avait une idée ou encore une envie derrière la tête. Elle aviserait lorsqu’elle ferait réellement face à une telle personne. Pour le moment, elle se contentait d’afficher un faible sourire et de fixer de ses iris bleus celui qui se trouvait face à elle, de l’autre côté de la table. Lorsqu’elle s’était installée en ville, elle n’aurait jamais cru tomber sur quelqu’un arborant aussi le nom Pennington. Ce n’est pas comme si elle en connaissait plusieurs non plus, s’étant vu grandir qu’avec sa mère, cette dernière ayant coupé tous les ponts avec sa famille depuis des années déjà. Ce qui avait empêché la jeune demoiselle que de rencontrer quiconque portant la même génétique, ou presque, qu’elle.

Son sourire s’effaça cependant presque immédiatement. Son regard devint dur, froid et glacial. Elle n’eut cependant pas le temps de répondre qu’il enchaînait. Et pourtant, elle resta concentrée sur l’une des premières phrases. Sa mère n’était pas mariée, lorsqu’elle est tombée enceinte. Aurait-il fallu ? Peut-être que oui, peut-être que non. Peut-être que Ginger n’aurait pas mal tourné, peut-être qu’elle n’aurait jamais rencontré Juan Pablo, peut-être qu’elle n’aurait jamais vécu avec cette insécurité chronique qui la tuait à petit feu. Peut-être. Elle resta de marbre, le laissant finir, totalement inexpressive. Elle était peut-être devenue blême, aussi. Ginger, c’est une grande émotionnelle. Mais de celles qui sont incapables de gérer leurs émotions. Et donc, elle se ferme, elle se braque. Finalement, elle laissa échapper quelques mots d’une voix lointaine. « Je n’ai pas de père. » Ou enfin, si, elle en avait un. Il était simplement disparu depuis presque toujours et elle ne l’avait vu, ne serais-ce qu’en photo. À défaut d’avoir eu un père présent et aimant, elle avait eu une mère alcoolique et dépressive, grande adepte des abonnés absents. Une mère qui avait réalisé bien trop tard qu’elle avait perdu sa fille entre ses déboires et l’alcool qui coulait à flot. Cette absence de père avait très certainement été l’élément déclencheur de la chute aux enfers de la demoiselle, ce qui l’a poussé à chercher amour et réconfort dans les bras de n’importe qui, quitte à s’y perdre elle-même. Elle accusait l’absence de son père de tous ses maux. Et ce, même si elle tentait de se persuader qu’il n’existait pas, ce père dont elle n’avait jamais connu ne serais-ce que le nom. Car s’il existait, il serait très certainement l’homme dont elle se verrait haïr le plus. « Elle n’a pas trop eu le choix. Je lui ai fait comprendre que je serais mieux si j’étais loin d’elle, si j’étais plus libre. » Sa mère, lorsqu’elle avait réalisé qu’elle avait perdu sa fille, s’était montrée des plus envahissantes. « Donc je suis venue m’installer seule à Star City, ayant besoin de ce changement de décor. » Elle y était venue avec Juan Pablo, croyant poursuivre son conte de fée ici. Mais ça, elle préféra ne pas le mentionner. Ce serait en total opposition avec l’air parfaitement neutre qu’elle affichait actuellement et cette image de femme distante qu’elle se donnait depuis qu’elle était ici. Sans l’avoir voulu, Adrian venait cependant de lancer un froid dans la conversation. Aborder le sujet de la famille, cela allait encore, elle était capable de gérer cela. Aborder le sujet d’un père cruellement absent, c’était une toute autre histoire. Beaucoup trop difficile pour la jeune demoiselle qui s’efforçait de rester le plus impassible possible pour ne pas craquer.

« Je réitère ce que j’ai dit, tu as une vision beaucoup trop utopique de la famille. Ils ne font que faire semblant d’être présents pour finalement te tourner le dos lorsque tu as besoin d’eux. » Depuis toujours, sa mère l’avait abandonné aux aléas de la vie. Alors qu’elle avait eu besoin d’elle pour grandir et s’épanouir, elle s’était vue rejetée au profit d’une bouteille de whiskey. Dur pour une gamine qui peinait alors à comprendre pourquoi est-ce que sa mère pleurait seule le soir ou pourquoi est-ce qu’elle avait la tête plongée dans la toilette. « J’imagine que le vieux dicton mieux vaut être seul que mal accompagner s’applique alors dans mon cas. Je vis très bien tout en étant seule. Je te l’ai dit, un peu plus tôt. Je préfère encore me retrouver seule, cela évite quelques désagréments des plus désagréables. » Un soupire franchit cependant ses lèvres alors qu’elle levait le regard au ciel. Elle ignorait ce que cherchait cet Adrian, mais elle n’aimait pas du tout cela. N’avoir aucun attachement était sa règle d’or. Et lui, portant le nom de Pennington, tentait de la faire déroger de cette règle qu’elle s’était elle-même imposée avec le départ de Juan Pablo. « Et puis, ce que j’ai à perdre ? Du temps, vois-tu. Une femme comme moi est passablement occupée. » Et impliquée dans divers vol. « Mais j’imagine que comme je suis aux prises ici pour un petit moment comme ils sont trop cons pour trouver les véritables coupables, je peux bien discuter encore quelques instants. » Il n’y avait pas d’autres coupables, de toute façon. Mais mieux valait jouer son rôle de jeune demoiselle innocente jusqu’au bout. Après tout, il n’y avait aucun témoin et aucune preuve qui pouvait réellement l’incriminer. « Tu fais quoi dans la vie, en fait ? » Voilà qu’elle tentait de faire preuve de bonne foi. Ce qui était rare. Peu à peu, elle se détendait, tentant de faire abstraction au précédent sujet, oubliant tout au sujet d’un possible père. C’était mieux pour elle.
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Message posté : Ven 24 Jan 2014 - 23:27 Message
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ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
La jeune femme face à Adrian ne semblait pas avoir beaucoup de respect pour la vie d'autrui. Lorsqu'elle déclara qu'elle ne voyait pas pour quelle raison elle devrait se sentir coupable, Adrian chercha à sonder son regard pour voir si elle disait vrai ou si ce n'était qu'un mensonge destiné à la faire passer pour quelqu'un d'insensible. À regrets, il fut forcé de constater qu'elle avait l'air très convaincante. Il fallait malheureusement qu'il comprenne que tout le monde n'avait pas les mêmes scrupules que lui à se comporter de manière répréhensible. Et il fallait que ce soit une Pennington inconnue au bataillon qui lui tienne ce discours ! Eldoth la dévisageait avec insistante alors qu'elle prétendait que l'homme était faible pour être incapable de lui résister. Était-ce vrai ? Assurément non. Ginger avait beau être particulièrement ravissante, elle restait une femme parmi d'autres. Une femme que certains trouveraient désirable et d'autre qui ne s'y intéresseraient pas. Les goûts étaient trop variés pour qu'elle satisfasse tout le monde. Non, la belle ne devait son succès auprès de la gente masculine qu'à son don. Il secoua la tête en signe de dénégation.

« Non, je ne crois pas. Vous avez beau être très charmante, la beauté est trop relative pour que vous puissiez plaire à tous les hommes. Vous ne devez votre succès qu'à votre.... don. Je suis certain que même les femmes ne vous résistent pas, mais vous serez totalement démunie face à un autre mentaliste. Ce n'est pas une question de charme, c'est juste une question de chance. Un simple concours de circonstances qui vous a donné ce pouvoir. »

Il abusait peut-être un peu. Habituellement Adrian était plutôt du genre à encourager les talents des gens en leur montrant qu'ils étaient capables de faire bien mieux que ce qu'ils faisaient à l'heure actuelle. Cependant, avec Ginger c'était différent. Eldoth était persuadé que s'il agissait comme à l'accoutumée, la demoiselle allait essayer de prendre le dessus. Lui montrer qu'elle n'était pas unique, mais qu'il existait des tas d'êtres comme elle à travers le monde permettrait à Adrian de la mettre à son niveau. Puis ensuite de pouvoir discuter d'égal à égal. Mais quelque chose lui disait que les choses ne seraient pas aussi aisées qu'elles en avaient l'air sur le papier.

Quoi qu'il en soit, le sujet du père semblait être gênant pour Ginger. C'est du moins ce que son « cousin » éloigné déduisit en voyant l'expression froide qu'elle arbora suite à une question le concernant. Ainsi donc, il ne s'était pas trompé : la famille était un sujet épineux pour elle. Ça leur ferait un point commun. Mains toujours posées devant lui, le centenaire observait le minois de sa descendante avec sérieux. Elle n'avait pas de père. Vu que sa mère était une Pennington, elle devait forcément avoir été abandonnée par son « copain » en imaginant que ce n'était pas juste un coup d'un soir. Bref, Adrian comprit assez rapidement qu'il risquait d'avoir des ennuis avec Ginger si elle méprisait tous les hommes en raison de cette absence de présence paternelle. Il n'avait jamais été très doué en psychologie, peut-être qu'il se plantait totalement en réalité. Un léger froncement de sourcils fut la seule réponse d'Adrian pendant quelques instants, puis il reprit enfin.

« Et elle n'a rien dit ? Même si l'un de mes enfants décidait de vivre sa propre vie, je ne le laisserais pas tomber comme ça. Vous devez bien lui donner des nouvelles de temps en temps non ? Vous avez bien un numéro de téléphone où la joindre ? Histoire qu'elle ne comprenne pas qu'il voudrait lui parler de sa fille, Adrian inventa une excuse.
Elle sera certainement plus qualifiée que vous pour répondre aux questions concernant l'arbre généalogique. Je pourrai vous laisser tranquille ensuite, c'est ce que vous voulez non ? Enfin, sauf si vous êtes venue ici avec quelqu'un. Vous vivez seule ?  »

On aurait presque dit qu'il essayait de lui faire du plat, mais c'était loin d'être le cas. En tous les cas, leurs visions de la famille semblaient être bien différentes. L'Archimage croisa finalement ses bras, prenant appui sur la table tout en écoutant avec attention ce que Ginger pouvait lui dire. La pauvre avait dû avoir une vie de famille plutôt agitée et s'il espérait tisser quelque chose avec elle, ce sera certainement plus compliqué que prévu. La jolie demoiselle se montrait toujours aussi distante et malgré la question qu'elle posa à Adrian, ce dernier éprouva quelques difficultés à imaginer qu'elle était réellement intéressée par la réponse. Lui de son côté, préférait largement explorer son passé à elle.

« Ce n'est pas difficile d'avoir une vision utopique à côté de la vôtre. Ma manière de voir les choses est celle de nombreuses personnes. C'est plutôt... lâche de vouloir fuir les relations avec les autres. Pour quelqu'un qui prétend pouvoir charmer n'importe qui, je m'attendais à mieux. Finalement, vous n'êtes pas plus sociable que la moyenne et on en revient à ce que je disais avant : heureusement que vous avez votre don pour manipuler les autres, sinon ce serait bien compliqué pour vous... Il esquissa un léger sourire. C'était mesquin de sa part de parler de fuir les relations alors qu'il faisait de même, mais c'était pour la bonne cause.
Pour le moment les policiers ne savent pas ce que vous utilisez comme.... truc. Mais si quelqu'un leur donnait une piste, vous pourriez perdre bien plus de temps qu'en me parlant vous savez. Que les choses soient claires : je ne vous menace pas. Mais vous avez un comportement vraiment.... inquiétant et je ne compte pas vous laisser filer comme ça. Il secoua la tête. Elle risquait de faire bien trop de dégâts vu son absence de conscience.
Les mentalistes sont soumis à des lois très strictes. Vous risquez gros. Très gros. Il existe des moyens de se protéger de votre don vous savez. Son ton était presque soucieux, il ne voulait pas la menacer, juste la mettre en garde. Après une pause il reprit.
Je suis archéologue. Et professeur quelques heures par semaines. Vous, vous avez l'air d'avoir une vie bien plus remplie. Comment vous appelez ça ? Ce n'est pas du vol à proprement parler, mais ça y ressemble. »

Adrian n'aimait pas devoir parler comme ça avec les gens, mais il savait bien que les techniques habituelles avorteraient rapidement avec Ginger. Il fallait un peu varier et croiser les doigts pour trouver le bon filon. Sinon il ne lui resterait plus qu'à piste la demoiselle jusqu'à ce qu'elle accepte de lui reparler.
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Message posté : Sam 25 Jan 2014 - 22:22 Message
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Alors il savait ? Un sourire étira ses lèvres. Qui pouvait-il bien être pour avoir conscience que certaines personnes autour de lui pouvaient être dotées de telles capacités ? Bon, d’accord, les super-héros tout comme les super-vilains semblaient avoir de plus en plus d’influence et de pouvoir, toutefois, elle était surprise d’avoir été démasquée aussi facilement. Elle haussa les épaules. Peut-être n’étais-ce qu’un simple concours de circonstance si elle était née avec de telles capacités. Sûrement même. Ce n’était cependant pas de sa faute. Et si elle pouvait influer autrui, il n’y avait aucune raison pour qu’elle n’en profite pas, non ? Dans d’autres circonstances, elle aurait pu être terrifiée par son pouvoir ou encore tenter de faire quelque chose de bien avec. Le fait est que, en l’ayant découvert avec Juan Pablo, qui l’avait entraîné dans un tourbillon infernal, une descente directe aux Enfers, elle ne faisait que ce qu’elle avait toujours connu. Parce qu’elle ne savait rien faire d’autre. Son sourire disparu presque immédiatement lorsque le sujet de son père vint sur la table. Son regard devint froid et elle s’immobilisa, toisant simplement celui qui était très certainement un membre de sa famille éloignée. S’il y avait bien un sujet qu’il valait mieux ne pas toucher, pour la santé mentale de la demoiselle, c’était très certainement la famille. Sa mère étant une alcoolique maniaco-dépressive et son père porté disparu, elle n’avait jamais sut ce que c’était que d’avoir une famille. Quant à sa belle-famille, elle ne les avait jamais connus, son ancien petit-ami ne cessant de lui répéter que ses parents étaient ennuyants et inutiles. À l’époque, tout comme aujourd’hui en fait, elle n’en avait rien n’eut à faire, simplement heureuse avec Juan Pablo. Ce qu’elle avait pu être naïve et imbécile dans cette histoire ! Elle se calma quelque peu, tentant de se détendre, malgré qu’elle ait violemment serré ses poings, blanchissant ses jointures.

Les dents serrées, elle l’écouta parler, ou enfin, plutôt monologuer. Elle jeta un coup d’œil à son téléphone. Sa mère lui avait envoyé une photo. Acceptant le transfert, ses yeux clairs retombèrent sur Adrian. « Elle n’a rien pu dire. » Elle sous-entendait par là qu’elle n’avait pas hésité à utiliser son don pour pouvoir fuir la maison familiale, si elle pouvait appeler ça une maison familiale, pour fuir jusqu’ici. C’était mieux pour elle, qu’elle avait dit. En réalité, cela avait été mieux pour l’hypocrite de mexicain qui lui avait servi de copain pendant un bon moment à vrai dire. « On verra quant au numéro. Ma mère vient de m’envoyer quelque chose. Ce qui répond aussi à votre première question, j’ai gardé contact avec ma mère, malgré mon départ. » Parce que, au fond, elle n’avait pu se résoudre à abandonner réellement sa mère. Car elle savait ce que l’abandon pouvait faire sur une personne. Elle s’appuya contre le dossier de la chaise, s’étant quelque peu calmer. Elle passa de nouveau une main dans sa longue crinière brune, chose qu’elle avait retenue de sa mère aussi. « Je vis seule, en effet. Ou enfin, ça dépend des soirs. » Sourire enjôleur sur les lèvres, elle jeta de nouveau un coup d’œil à son téléphone. Après tout, elle était une jeune demoiselle jolie et avec du charme, qui savait profiter de ses atouts. Et elle ne parlait pas nécessairement de ses talents en hypnose, mais bien de son corps qui pouvait être aisément mis en valeur. Elle s’attarda ensuite à sa manucure, annonçant finalement que la vision qu’avait l’homme sur la famille était beaucoup trop utopique. Pour une demoiselle qui avait vu la sienne être détruite avant même d’avoir vu le jour, c’était presque normal que sa vision des choses soit aussi pessimiste. Tentant de faire preuve de bonne foi, elle le questionna concernant son travail. Il avait l’air propre sur lui, peut-être un homme d’affaire. L’idée qu’il soit un richissime homme d’affaire effleura l’esprit de la belle et cela semblait intéressant.

Il ne fut cependant pas de cet avis, préférant se concentrer sur ce qu’avait pu vivre la demoiselle. Chose qui était passablement agaçante, comme elle répugnait de parler d’elle ou de ce qui avait pu lui arriver. Alors qu’elle avait réussi à se détendre, elle serra de nouveaux des poings, fusillant du regard celui qui se trouvait devant elle. Plus il parlait et plus elle se tentait, prête à exploser à tout moment. Elle ne savait pas trop comment est-ce qu’il s’y prenait, mais il arrivait à lui faire confronter tout ce qu’elle détestait le plus chez elle. Ginger resta cependant silencieuse, les prunelles sombres. Le pire était qu’il osait la menacer ! Comme si elle risquait réellement de finir ses jours en prison ? Jamais de la vie. Le sourire qu’il abordait donnait l’impression à la jeune demoiselle que jouer avec ses nerfs l’amusait. Désormais, elle était totalement fermée à toute discussion. Il voulait des réponses ? Qu’il aille les chercher ailleurs. Puis, comme si de rien n’y était, il répondu à sa première question. Déjà qu’il mettait ses nerfs à vif, s’il n’avait pas de richesse dont elle pourrait profiter, il n’y avait aucune raison pour qu’elle s’attarde un peu plus. Voyant sur son téléphone que l’imagine de sa mère avait fini de transférer, elle préféra s’y attarder plutôt que d’ouvrir les lèvres et d’exploser. Elle a toujours eu cette image de femme confiante et en contrôle d’elle-même. Elle ne devait pas perdre la face aujourd’hui, surtout pas devant cet Adrian. « Oh, j’en ai parfaitement conscience, qu’il est possible de se protéger. » Elle la première, étant dotée d’un bouclier mental particulièrement effectif, que ce soit pour lorsque quelqu’un cherchait à lire dans sa tête ou tout assaut mental quelconque. « Quant aux règles… J’imagine qu’une personne qui peut assurer ses arrières n’a pas tant besoin de s’y intéresser, tu ne crois pas ? » Cela faisait des années qu’elle était dans le domaine. Elle n’allait très certainement pas se faire attraper maintenant. « Sauf si tu comptes me dénoncer. Toutefois, la famille n’est pas là pour s’aider et se supporter en cas de besoin ? » répéta-t-elle en une pâle imitation de ce qu’il avait dit plus tôt. Ginger était une profiteuse, une manipulatrice qui ne faisait que ce qui lui chantait, se souciant peu des autres. Adrian allait malheureusement se rencontre compte que ce n’était pas tous les Pennington qui étaient aussi aimable que lui.

Elle ouvrit l’imagine sur son téléphone. Elle avait délibérément ignoré le point où il l’accusait de n’être qu’une pauvre lâche qui fuyait les autres. Ce qui était vrai. Elle avait peur. Peur d’être abandonner. Et cette peur était encore plus terrible que la crainte de la solitude, ce qui la poussait à s’isoler et à se manipuler quelques personnes, que ce soit avec ou sans l’aide de son don, histoire d’avoir l’impression de ne pas être totalement laisser à elle-même. Sur la photo se trouvait une page de l’arbre généalogique des Pennington. Ce dernier commençait avec sa mère pour s’élever avec son père, ses oncles, son arrière grand-père et ainsi de suite. Elle regarda l’imagine, s’attardant aux noms, voyant que, effectivement, tous les hommes de son côté de famille se nommaient Gabriel. Un nom attira son attention et elle tendit le téléphone à Adrian. « Tiens, un de mes arrière-arrière-grand-oncle s’appelait aussi Adrian. C’était franchement moche comme tradition, en fait. » Elle ne releva cependant pas à voix haute le fait que la ligne ne continuait pas, sous le nom d’Adrian Pennington de l’année 1900. Peut-être que sa mère n’avait que la ligne concernant son côté de famille, ce qui n’était pas impossible. « Et au passage, je ne suis pas une voleuse. Dans toutes ces histoires, j’étais parfaitement innocente. » Elle était consciente qu’il n’était pas dupe. Mais c’était vrai, elle n’avait en aucun cas volé ces tierces personnes qui n’avaient pourtant rien demandé. « Ce n’est pas ma faute s’ils aiment faire des cadeaux aux jolies demoiselles. » Un sourire espiègle vint fendre son visage, contrastant avec le regard tempétueux qu’elle lui avait lancé. Elle avait reprit le dessus sur ses émotions, le contrôle sur elle-même. Il fallait simplement espérer qu’Adrian ne pousse pas le bouchon trop loin. Pour la santé mentale de la demoiselle. Elle prit une gorgée de son café, gentiment amené par les agents. Elle allait mieux. Du moins, un peu. « T’es archéologue ? Tu dois donc avoir des antiquités, non ? » Et des trucs qui valent beaucoup d’argent. Sur le coup, la demoiselle était un peu plus intéressée.
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Message posté : Dim 26 Jan 2014 - 15:47 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Le simple fait que Ginger avoue sans honte qu'elle avait empêché sa mère de dire quoi que ce soit, renseignait Adrian sur ce qui risquait de lui arriver. Si elle n'avait pas de scrupules à abuser de sa mère, pourquoi en aurait-elle avec un type qu'elle connaissait à peine – même s'il partageait des gènes avec elle ? Le fait qu'il soit lui aussi doté d'un pouvoir mental lui permettrait de se protéger des incursions mentales de sa descendante ? Il n'en avait strictement aucune idée. Peut-être que se renseigner auprès de Chase pourrait être une bonne chose. Eldoth conserva le silence sur ses pensées, préférant la regarder avec calme alors que son interlocutrice faisait preuve d'entêtement en disant « qu'ils verraient » pour le numéro. Non, elle lui donnerait. Même si le centenaire ne pouvait pas l'y obliger, il comptait bien pouvoir entrer en contact avec la mère de Ginger, ne serait-ce que pour la rassurer comme elle devait certainement s'inquiéter pour sa fille et cela même si cette dernière le niais. Ce n'est que lorsque la demoiselle parla de ses... fréquentations d'un soir qu'Adrian tiqua. Il lui décrocha un regard interrogateur comme s'il cherchait à vérifier qu'elle disait bien la vérité et vu le sourire qu'elle arborait, c'était fort possible.

« Ça dépend des soirs ? Ça ne serait pas plus agréable d'avoir une présence régulière plutôt qu'enchaîner les... présences ? »

C'était une question rhétorique, Adrian ne se posait pas réellement l'interrogation : il était convaincu qu'un compagnon régulier et fixe était bien mieux que des conquêtes d'un soir. Sauf que les jeunes semblaient avoir une vision de l'amour bien particulière à cette époque. En tous les cas, Ginger avait l'air sensible aux remarques qui la visaient directement. Eldoth ne manqua pas de remarquer le regard noir qu'elle lui lança, même si son sourire semblait dire qu'elle se moquait de tout ceci. Qu'est-ce qu'elle pensait réellement ? Il resta muet alors qu'elle enchaînait en lui faisant savoir qu'elle se moquait des règles étant donné qu'elle savait se protéger. Trop sûre d'elle. La chute était d'autant plus difficile lorsque vous étiez aussi convaincu qu'elle d'être invulnérable. La dernière remarque dessina un léger sourire sur les lèvres de l'Archimage.

« Je croyais que la famille ne vous intéressait pas ? Vous avez... lorsque vous voulez quelque chose, il faut tout prendre et pas seulement ce qui vous intéresse. Vous aurez mon soutien à la condition d'accepter tout ce qui va avec. À savoir, les rencontres familiales et les choses de ce type. Et ma présence bien entendu. »

Si elle espérait n'avoir que les bons côtés – selon elle – Ginger se fourvoyait. Adrian ne refusait jamais d'offrir son aide ou son soutien, mais il n'était pas totalement idiot pour autant, il exigeait quelque chose en retour. Tout comme avec Aishlinn par exemple. La discussion continuait de tourner autour de la famille puisque la demoiselle tripatouillait son téléphone portable en le regardant comme si ce qu'elle y voyait était plus intéressant que ce qu'Eldoth avait à dire. Il ne s'en formalisa pas et assez rapidement, Ginger l'informa de ce qu'elle avait en sa possession. L'arbre généalogique des Pennington ? Forcément sa branche devait s'arrêter assez tôt puisque les « enfants » de cet Adrian avaient été inventés et qu'il s'était débrouillé avec des connaissances pour obtenir des papiers qui justifiaient sa fausse identité. Lorsque la demoiselle lui montra l'image, il y jeta un coup d’œil pour constater que Ginger était bien la descendante de l'un de ses frères. Drôle de hasard. C'était bizarre de se dire qu'elle avait quelque chose des siens. Il ne reconnaissait rien dans son caractère et s'en était déstabilisant. Son silence s'obstina malgré les quelques questions et déclarations de la jeune femme jusqu'à ce qu'il reporta son attention sur elle.

« Les traditions ne sont pas moches, elles sont juste là pour offrir de la stabilité aux gens. Mais ça n'a pas l'air d'être votre fort de ce que j'ai cru comprendre. Le ton n'était pas critique, il souriait même un peu.
L'arbre n'est pas entier, mais ce n'est pas très surprenant, je sais qu'il y a eu quelques... disputes entre certains d'entre eux à une époque. Et vu que votre mère a l'air en froid avec sa famille, j'imagine que vous n'avez jamais entendu parler d'autres personnes, des cousins éloignés ou des choses de ce type ? Il aurait pu se renseigner depuis le temps, mais n'en avait jamais eu le courage. Là, c'était un peu différent.
En ce qui vous concerne... l'innocence est très relative. Dans les faits, oui vous l'êtes. Personne n'a porté plainte et vous ne pouvez donc pas être accusée, mais ça ne vous a pas empêché d'avoir ces choses de manière malhonnête. Est-ce que vous ne vous demandez jamais ce que vos actions peuvent déclencher ? La question était franche.
Si l'un de ces hommes est marié et que sa femme apprend qu'il vous a offert un bijou, vous ne pensez pas qu'elle risque de se poser des questions ? Sachant que vous abusez de votre don et non de vos charmes, vous ne pouvez pas vous réfugier derrière votre beauté. Si vous l'aviez eu pour votre joli minois, ce serait différent. Là, au final, vous faites la même chose qu'un braquage à main armée : vous ne leur laissez pas le choix. Son ton n'était plus aussi critique qu'au début, comme s'il s'adoucissait.
Vous agissez comme ça avec n'importe qui ? Même votre mère ? Votre famille n'a donc aucune importance pour vous ? Pourquoi garder contact avec elle dans ce cas, je ne comprends pas. Il inspira un peu avant de conclure.
Et oui. Je vois des antiquités. Je cherche aussi, mais pas pour les mêmes raisons que vous je crois. Moi c'est plutôt pour les confier à ses musées et pas pour décorer mon intérieur. »

Il lui décrocha un regard scrutateur, se demandant pourquoi est-ce qu'elle pourrait bien s'intéresser aux antiquités. Sauf pour les « emprunter » bien entendu.
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Message posté : Dim 26 Jan 2014 - 20:45 Message
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Il ne fallait pas chercher plus loin. Ginger vivait sans attache, libre comme l’air. Et donc, elle aimait bien parfois enchaîner les relations, qui se terminaient le lendemain matin et qu’elle oubliait le soir venu. Il y en avait peut-être qu’un seul qui était plus régulier, qu’un seul vers qui elle se tournait plus souvent – trop souvent même – et qu’un seul chez qui elle se rendait lorsque la solitude lui pesait. Si elle vivait seule la majorité du temps, dans un appartement trop souvent trop grand pour sa petite personne, elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait rappliqué chez le jeune Sloan pour rejoindre son lit et profiter d’un peu de compagnie et de chaleur. Parce que, au fond, Ginger n’est qu’une femme abandonnée et larguée dans un monde beaucoup trop vaste pour elle, un monde inconnu et bien trop dangereux. « Tu n’as rien entendu de ce que je t’ai dit ? L’avantage d’enchaîner les présences sans s’en soucier, c’est que cela ne t’engage en rien. Tu devrais essayer, peut-être bien que ça te décoincera. » S’il avait espéré tomber sur une fille de valeurs et de mœurs, il s’était fourvoyé. Elle n’était rien de ces jeunes adultes en quête du prince charmant. Ou enfin si, peut-être bien qu’elle l’était. Peu importe ce qu’elle osait se faire croire, au fond, elle recherchait peut-être qu’un peu de l’attention qu’elle n’avait jamais reçu, de l’amour qu’elle n’avait jamais connu. Au fond, elle n’était qu’une gamine qui espérait que quelqu’un la remarque parmi tous ceux qui peuplaient les rues de Star City. Mais il était inutile de s’attarder. Elle se contenta de lui adresser un sourire enjôleur, comme si ce qui lui disait concernant ses relations lui passait six pieds au-dessus de la tête. Ce qui était vrai, en réalité. Après tout, qui était-il pour elle ?

Ignorant superbement les attaques dédiées à sa personne, qui avaient sûrement cherché à trouver une faille dans la carapace qu’elle s’était façonnée avec le temps, elle ne fit qu’afficher une moue presque désolée, imitant le Pennington qu’elle avait face à lui en reprenant ses paroles, comme quoi la famille devait se soutenir. Ses sourcils se froncèrent à sa réponse et un rire s’échappa de ses douces lèvres, alors qu’elle inclinait doucement la tête. « Et puis quoi encore ? Tu comptes me sortir un contrat à me faire signer, comme quoi, si je veux bénéficier de ton soutient, il va falloir que je me plis à tes règles ? Non mais t’es marrant toi » siffla-t-elle, totalement et parfaitement sarcastique. Il s’attendait à quoi ? À ce qu’elle accepte de jouer à la parfaite petite cousine lointaine avec lui alors que, au fond, ils n’avaient absolument rien en commun ? Si lui semblait être un homme de cœur, de son côté, elle n’était qu’une criminelle parmi tant d’autres qui essayait de se faire une place dans ce monde trop grand dans tous sont trop souvent ignorés. « Et par rencontre familiale, tu attends quoi ? » Un sourire ironique prit place sur ses lèvres, alors que ses yeux clairs rencontrèrent le regard d’Adrian. « Tu comptes poster une annonce dans le journal en disant que tu recherches tous les Pennington et que tu veux les convier à un petit repas en famille ? » La famille n’était pas une valeur qu’elle portait dans son cœur. N’ayant jamais eu de réelle famille, elle n’avait jamais sut ce que c’était que d’avoir un foyer familial où il faisait bon y vivre. Ginger a toujours vécu seule, entre l’absence de son père et les bouteilles de Whiskey de sa mère. Difficile la vie de gamine, en réalité. « J’hésite entre croire que t’es vachement con ou franchement trop naïf. » Personne n’a jamais dit que Ginger se devait d’être polie et aimable avec les étrangers. Soupirant, elle ne put retenir ce rire sarcastique qui se voulait un brin dédaigneux. Et puis quoi encore ?

Finalement, après avoir observé la photo que venait de lui envoyer sa mère, elle tendit son téléphone à Adrian. Il était possible de voir au moins une ou deux personnes sous chaque nom, bien que la lignée des Gabriel était la mieux rédigée. Ce qui n’était pas surprenant, comme cela s’était passé de génération en génération de son côté de famille. Tandis que, le seul nom sans aucune descendance, d’après l’arbre qu’elle avait, était celui d’Adrian Pennington. Ce qui était surprenant. Au vu de l’importance que portait l’Adrian devant elle, elle aurait cru que cela lui serait venu de ses parents, de ses grands-parents peut-être même. « Tu parles de conflit mais seul ta ligne, si on en croit la tradition, ne possède pas de suite. Il s’agirait donc de ton arrière-grand-père qui aurait été en conflit ? » Elle n’avait pas pour habitude de réellement s’intéresser à la famille, mais cela venait d’éveiller sa curiosité. Elle haussa les épaules suite à sa question. Autre sa mère, elle n’avait jamais eu de lien avec quiconque qui portait le nom de Pennington. Adrian était le tout premier et elle espérait sincèrement qu’il soit le dernier. Parce que, franchement, si toutes les réunions de famille se devaient d’être ainsi, elle s’en passerait volontiers. Quoique, généralement, cela n’avait pas lieu dans la salle d’interrogatoire d’un poste de police, alors qu’elle était retenue captive contre son gré tandis que les policiers tentaient de l’inculper en vain.

C’est que, franchement, il devenait ennuyant. Il essayait quoi, de lui faire la morale ? Ils se connaissaient à peine, pour ne pas dire pas du tout que, déjà, il essayait de la changer. Si la seule personne qu’elle pourrait éventuellement considérer comme un ami n’y arrivait pas, il y avait de fortes chances pour qu’Adrian ne s’affronte qu’à un mur buter. C’était une perte de temps qui ne faisait qu’agacer Ginger qui vivait très bien du mode de vie qu’elle avait. Elle haussa une nouvelle fois des épaules, l’aire désintéressée par ce qu’il racontait. « J’imagine qu’ils finiront sûrement par divorcer et ils vont réaliser que la vie est bien plus facile si l’on n’a pas besoin de se soucier de quiconque. » Parce que, effectivement, la jeune demoiselle avait la mauvaise habitude d’imposer sa façon de voir la vie aux autres. Ou plutôt. Elle n’en avait rien à faire de ce que les autres pensaient, elle vivait sa vie comme elle l’entendait, sans règle et sans remord. Et elle vivait très bien ainsi. Son teint devint un peu plus pâle lorsqu’il demanda clairement pourquoi, si elle n’avait rien à faire des autres et de la famille, elle restait obstinément attacher à sa mère, qu’elle avait quitté sans lui laisser le choix, imposant le sien. « Je ne voulais pas l’abandonner » répondit-elle d’une voix blanche, avant de prendre une nouvelle gorgée de café, comme si cela allait lui permettre de faire passer le malaise qui se faisait sentir en elle. L’abandon. Sûrement la pire chose qu’un être humain pouvait vivre.

La plus grande peur de la jeune Pennington. Si elle avait trop souffert d’être trop souvent abandonner, elle refusait d’infliger cela à sa mère. Donc elle était partie, avec ce cruel besoin de liberté et de changement, sans pour autant réellement couper les ponts avec cette dernière. Elle en aurait été incapable, de toute façon. Elle resta de marbre lorsqu’il parla des antiquités, même si, inévitablement, quelques idées germèrent dans son esprit. C’est que certaines antiquités valaient une petite fortune sur le marché noir. Non pas qu’elle avait réellement besoin d’argent, mais elle le vol était sa spécialité. Et même si elle n’était pas en mesure de manipuler Adrian par son don – elle aurait le loisir de tester un peu plus tard – elle avait un argument béton. Ils étaient de la même famille. Et au vu de l’importance qu’il y accordait, avoir sa confiance pourrait s’avérer presque aisé, pour peu qu’elle y mette un peu du sien. « Non mais, c’est que les antiquités, ça me passionne. Ça révèle beaucoup, que ce soit sur les anciennes civilisations ou notre passé. » Cela sonnait clairement faux, tant le ton était exagérer. Pour une demoiselle qui n’arrivait pas à se soucier de son voisin, il aurait été absurde que de croire qu’elle pouvait s’intéresser aux peuples qui s’étaient trouvé ici avant eux. « Et sinon, t’es prof de quoi ? » Voilà, elle faisait preuve de bonne volonté. « T’as la tête d’un prof d’histoire. » Elle garda cependant pour elle que cela signifiait avoir l’air barbant et ennuyeux.
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Message posté : Lun 27 Jan 2014 - 22:14 Message
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ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
La réponse que Ginger lui fit à propos de ses soirées en compris de « presque inconnus » ne manqua pas d'arracher une moue d'incompréhension à Adrian. Oui, il ne comprenait pas qu'une jeune femme qui avait tout pour plaire puisse préférer avoir une collection interminable d'amants plutôt que d'en choisir un seul et unique qui saurait s'occuper d'elle comme elle le méritait. C'était une mentalité qu'il ne pouvait pas accepter et qu'il n'approuvait absolument pas. Cela dit, elle était libre de faire ce que bon lui semblait. La dernière remarque qu'elle lui fit le poussa tout de même à répliquer quelque chose.

« Il n'est pas question d'être coincé ou non. Mais plus d'avoir du respect pour soi. Vous ne devez pas avoir une grande estime de vous si vous êtes prête à faire profiter des inconnus de vos charmes. Si pour vous le fait de ne pas céder à toutes ses envies signifie être coincé, alors je suis ravi de l'être. »

Ces paroles étaient peut-être dures, mais le centenaire n'avait jamais vraiment pu accepter ce type de « déviances ». Il regrettait que la jeune femme ne fasse pas preuve de plus de... retenue ? C'était le mot oui. Adrian trouvait dommage que cette jeune femme ne préfère pas se ranger à une vie plus « normale » et éviter de faire profiter la moitié des hommes de cette ville de ses talents à l'horizontale. La manière dont la société évoluait sur ce plan-là laissait Eldoth assez perdu. La liberté que les jeunes – hommes comme femmes – prenaient en matière de relations intimes ne l'enchantait pas et quitte à passer pour un coincé, il préférait que ce soit moins banalisé. Obtenir les faveurs d'une femme devenait aussi facile que d'avoir le droit de lui offrir un café, tout l'intérêt de la séduction était perdu. Une chance qu'il ait mis tout cela de côté depuis belle lurette !

Quoi qu'il en soit, en ce qui concernait de lui apporter son aide, il semblait que la jeune femme n'était pas prête à accepter une sorte d'entente cordiale. Le visage de l'Archimage se marqua d'une légère déception, mais ce n'était pas vraiment surprenant. Elle avait l'air d'être de ceux qui voulaient, mais refusaient de donner en échange. Compte tenu de la nature altruiste du mage, réussir à obtenir quelque chose d'elle allait se transformer en véritable parcours du combattant ! Même s'il avait prétendu vouloir la laisser en plan si elle ne jouait pas le jeu, il en serait tout bonnement incapable. Soupirant légèrement, Adrian la regarda alors qu'elle se moquait ouvertement de lui. Était-il naïf ? Ou « con » ? Certainement les deux, parce que même face à ces remarques peu aimables, le centenaire se voyait être dans l'impossibilité de planter la jeune femme ici.

« Non, pas de contrat. Je voyais plutôt... une entente parfaitement normal, quelque chose de basé sur la confiance. Est-ce que vous savez ce que c'est ? Vous allez certainement me trouver encore une fois naïf ou... con, mais j'accorde pas mal d'importance à la confiance. Il leva les yeux vers elle après avoir contemplé les aspérités de la table quelques instants.
Et encore une fois non pour l'annonce. Si j'avais eu l'intention de regrouper les Pennington, je l'aurais fait depuis longtemps étant donné que je sais qu'ils sont originaires de Washington. Non, je pensais simplement à la possibilité de nous revoir, juste vous et moi vu que vous n'avez pas l'air de vouloir que votre mère soit mêlée à cette affaire. Même si elle allait certainement dire non, il ne lâcherait pas l'affaire.
Je n'ai pas l'intention de vous imposer quoi que ce soit Ginger. Je vous propose simplement, mais il semblerait que ce ne soit pas la bonne manière d'agir avec vous. Alors, c'est quoi le mode d'emploi ? Ne pas imposer, ne pas proposer, il existe une autre possibilité ? »

La question était sincère, il voulait savoir comment s'y prendre avec elle. Même si Adrian avait remarqué qu'elle était indifférente à beaucoup de choses, il semblait que le problème de son prétendu arrière-grand-père l'intéressait. Une dispute et son attention était éveillée ? Et bien, il aurait un sacré paquet à lui conter s'il n'y avait que ça pour qu'elle accepte de parler avec lui....

« Oui, c'est bien lui. Mon père m'a raconté qu'il a eu un désaccord avec sa famille, à la fois à cause de son mode de vie, mais aussi parce qu'il avait fait un choix de.... métier qui ne leur plaisait pas. Il a fini par faire sa vie de son côté et lorsqu'il a voulu revenir vers eux, c'était trop tard. La moitié de ses frères ainsi que ses deux parents étaient décédés et les autres ne voulaient plus entendre parler de lui. Il la regarda avec sérieux.
Vous avez peut-être hérité de quelques traits de cet Adrian si j'en crois votre mode de vie actuel. »

Un léger sourire se peignit sur ses lèvres, mais s'évapora rapidement dès que la brunette l'informa que les couples qu'elle mettait dans les emmerdes finiraient par divorcer. Décidément, elle avait une vision bien noire des relations et des attaches. Le mariage avait toujours semblé important à Adrian et il était assez... troublé, de voir cette jeune femme le chasser d'un simple geste de la main. Il ne répliqua rien, même lorsqu'elle parla de sa mère sur un ton qui exprimait du regret : inutile de la malmener à ce propos, elle semblait déjà assez culpabiliser toute seule. Le sujet des antiquités revint sur le tapis et Ginger lança quelques excuses qui, même auprès de quelqu'un de naïf, ne trouva pas la moindre crédibilité. Il esquissa un léger sourire avant de reprendre la parole.

« Les antiquités vous plaisent ? On pourra toujours avoir de très longues et très passionnantes discussions à leur propos alors si vous voulez. Le ton montrait bien qu'il n'avait pas gobé son excuse.
Et c'est quoi « la tête d'un prof d'histoire » exactement ? Vu que vous dites êtes passionnée par les antiquités, je pourrais imaginer que ça veut dire que je vous passionne, mais je pense plutôt que ça signifie que j'ai l'air vieux, ennuyeux, du genre « à éviter à tout prix » je présume ? Il n'avait pas l'air vexé. Adrian esquiva toutefois la question puisque sa matière de prédilection ne regardait que les élèves de Star High.
Et vous avez fait des études ? Vous n'avez pas l'air d'être à court d'idées, puis si j'en crois les policiers, vous avez un goût sûr pour les bijoux. Vous n'avez jamais pensé à travailler dans ce domaine ? Sans utiliser vos charmes pour avoir ce que vous voulez j'entends. »

Il avait l'air de prendre tout ça sur un ton assez léger, bien qu'en réalité Adrian était assez largué dans cette situation pour le moins inhabituelle pour lui.
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Message posté : Mar 28 Jan 2014 - 1:54 Message
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L’estime d’elle-même. Non, elle n’en avait aucune. Qu’une gamine trop souvent abandonnée, elle en était venue à se croire incapable, bonne à rien. Née par erreur, elle en avait trop souvent souffert. Si elle poursuivait dans le crime, c’était par manque de choix et d’options. Elle ne connaissait rien d’autres. Elle ne pourrait rien faire de mieux que ça, de toute façon. Elle y était habituée, elle s’y était faite. La manipulation était sa seule porte de sortie, la seule façon dont elle pouvait potentiellement se sentir presque apprécier, même si ce n’était pas réel. La demoiselle avait aussi peu de confiance en elle-même qu’elle en avait envers les autres. À la limite de la paranoïa, elle était tout simplement de croire que quelqu’un pouvait réellement avoir bon fond. Incapable de simplement croire en quelqu’un, ayant toujours cette crainte de voir cette fausse gentillesse se retournée contre elle. Tout comme Adrian, avec son sourire presque rassurant, comme il essayait de baisser sa garde. L’air désintéressé, les insultes crachées, cette façon dont elle avait de se fermer à tout ce qu’il disait. Elle se protégeait. Il ne cherchait qu’à l’approcher, l’adoucir, pour finalement lui enfoncer un couteau dans le dos. De toute façon, pourquoi est-ce que quelqu’un cherchait à l’aider ? Elle n’était qu’une bonne à rien, une cause perdue d’avance. Cette fausse sympathie dont faisait preuve celui qui prétendait être un cousin éloigné la rendrait presque malade tant elle n’y croyait pas. Il faisait semblant. Semblant d’avoir une certaine considération pour elle. Peut-être qu’il était affilié avec la police. L’approcher, faire croire qu’il pouvait être là pour elle, qu’il cherchait à l’aider alors qu’elle ne cherchait pas à être sauver. Pour finalement qu’elle lui fasse confiance et qu’elle crache le morceau. Et qu’au final, elle croupisse dans une cellule pour le restant de ses jours. Jamais elle ne se ferait avoir.

Il était con. C’était la seule explication logique et rationnelle que trouvait Ginger face au comportement du trentenaire. La confiance c’était pour les imbéciles qui n’avaient toujours pas appris que la vie savait se montrer particulièrement cruelle. Que les humains étaient cruels, qu’ils étaient prêts à tout pour leur propre confort. Ginger en faisait parti, de ces égoïstes qui se croient tout permis et qui n’hésitent pas à blesser les autres, si c’était pour elle-même. En agissant de la sorte, elle ne pouvait que croire que tous étaient prêts à en faire de même. Et puis, Adrian en mettait trop, niveau confiance. C’était clair comme de l’eau de roche, qu’il voulait se jouer d’elle. Elle eut presque envie de croire qu’il n’était pas réellement de sa famille, que ce n’était qu’une stupide façon de tenter de la faire faiblir. Elle n’y connaissait rien, en famille. Elle qui avait toujours souhaité en avoir une. Elle qui avait toujours voulu savoir ce que ce serait, de rentrer chez elle et d’y voir un père et une mère aimants, des personnes qui pourraient la motiver et être fiers d’elle. « Tu n’imposes rien, tu ne proposes rien, tu la fermes et tu me laisses tranquille. Il me semble que ce serait déjà très bien… » Elle devrait au moins essayer de faire preuve de bonne volonté, pour une fois dans sa vie. Toutefois, elle n’y arrivait pas. Il fallait qu’elle le repousse, qu’elle lui montre qu’il n’arriverait jamais à l’approcher. Elle était insaisissable, impossible à dompter. C’était une façon de se protéger, le seul qu’elle avait trouvé. Et si cela signifiait vivre seule et se manipuler quelques amis, elle était prête à faire les sacrifices.

Toutefois, elle fut intéressée par la querelle familiale. À croire que les relations familiales n’étaient pas le fort de la famille Pennington. La curiosité attisée, elle adressa sa question à Adrian. Après tout, c’était de l’ancêtre du professeur dont ils parlaient. Il devait très certainement en savoir plus qu’elle. Elle qui n’avait connu que comme seule Pennington une femme alcoolique et dépressive. « Ah, c’est beau l’esprit de famille ! Mettre de côté un fils parce qu’il ne satisfait pas les exigences. Et tu tentes encore de me faire croire que la famille est là pour se supportée et s’aidée ? » Ces paroles furent presque crachée. Elle aurait limite préféré que son père l’abandonne pour quelque chose qu’elle aurait fait. Là, elle n’avait pas eu le choix, même pas eu le temps de tenter sa chance auprès de lui. Il était parti, sans vouloir de cet enfant qui était pour le sien. Sa vision des relations étaient entachée par trop de mauvaises expériences. Pour quelqu’un comme Adrian, ces paroles pouvaient sembler insensées. Alors que pour elle, elles prenaient tout son sens. Le plus grand problème qu’ils allaient sûrement rencontrer, c’était cette difficulté à communiquer. Trop différents sur trop de points, elle beaucoup trop bornée pour tenter de prendre en considération ce qu’il lui racontait. Faisant finalement preuve d’un peu de bonne volonté, elle tenta de s’intéresser à lui. Archéologue ? Peut-être avait-il quelques objets de valeurs chez lui… L’idée semblait presque intéressante pour la grande manipulatrice qu’elle était. Elle entama donc un discours sur Ô combien elle pouvait apprécier les antiquités. C’était à un tel point faux qu’il était évident qu’il n’avait pas dut y croire un seul instant. Après tout, elle ne se souciait même pas de ceux qui l’entouraient. Alors le passé ? Jamais de la vie. « Oh, tu sais, ça me ferait plaisir que de débattre de longues heures et de discutés sur l’importance qu’ont les antiquités dans nos vies. Vois-tu, j’y trouve une grande importance, à ce qu’ils peuvent nous raconter. » Et elle beurrait épais, en plus, ce mensonge éhonté qui ne bernerait personne. Elle ne cherchait pas non plus à le berner. Il avait dut rapidement se rendre compte qu’elle était sans scrupule, lorsqu’elle désirait quelque chose. Qu’elle était prête à tous les coups bas, à manipuler tous ceux qui se trouveraient sur sa route. Son don user à outrance, sans compter son charme, elle en abusait sans remord, aucun.

« Voilà. Le genre de type barbant qui a un don particulier en ce qui concerne me faire chier. Le genre de personne inintéressant dont je me passerais bien. » Le regard rivé sur sa manucure, elle ne portait plus grand attention à ce que le professeur racontait. Après tout, elle voulait bien jouer les gentilles filles, mais ce n’était pas pour elle. Elle pouvait se montrer ignoble, poser des actes que beaucoup trouveraient répréhensibles. Et puis, s’il avait réellement envie que d’apprendre à connaître la Ginger, à savoir comment elle fonctionnait, autant qu’il réalise de suite que le chemin allait être ardu et la tâche difficile. Autant s’armé d’ore et déjà de patience. « Je n’ai pas fini le lycée. » Rapidement, elle avait arrêté ses études pour vivre un amour qu’elle croyait éternel. Naïve gamine qu’elle était. Et jamais elle n’avait eu l’envie de reprendre et de faire quelque chose de mieux de sa vie. « Quant aux bijoux, je suis une demoiselle qui aime les belles choses, ce qui brille, ce qui a la classe en fait. » Il était rare de ne pas l’apercevoir avec un sac de marque, ou encore une paire d’escarpin qui devait valoir une fortune. Toujours des objets volés, bien évidemment. Elle haussa un sourcil quant à la proposition d’Adrian. « Alors, ça jamais. Il est hors de question que j’aie une vie ennuyante et bien rangée. » Hors de question qu’elle suive les traces de David, qu’elle tentait de ramener vers le côté sombre de la force. Hors de question qu’elle ait de ces vies bien rangées, une carrière, quelques amis. Elle en serait incapable, de toute façon. « J’aime m’amuser, profiter de ce que la vie m’offre. La vie m’a offert un don. Ce n’est sûrement pas pour que je ne l’utilise pas, tu ne crois pas ? Et puis, une vie avec un métier, quelque chose… Non, ce n’est pas pour moi. Peut-être pour les vieux coincé comme toi, mais moi, j’ai besoin de quelque chose pour me divertir. » Elle fit mine de réfléchir quelques instants, un sourire malicieux sur les lèvres. « Comme abuser à outrance de mon don et peut-être ruiner quelques vies au passage. » Elle haussa des épaules, comme si rien de cela ne la concernait.
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Message posté : Mar 28 Jan 2014 - 20:21 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Ginger n'y allait pas avec le dos de la cuillère lorsqu'elle lui répondait. Le centenaire la regarda simplement d'un air parfaitement neutre, encaissant les mots vulgaires sans ciller. Est-ce qu'il était si insupportable que ça ? Pourtant, même avec Aishlinn qui était assez vive de caractère, Eldoth n'avait jamais eu autant de difficultés à communiquer. Il baissa finalement les yeux vers ses mains tandis qu'elle reprenait pour critiquer la réaction que les frères d'Adrian avait eu à son encontre. Il est vrai que vu la manière dont il avait présenté les choses, il semblait que c'était leur faute si les choses s'étaient déroulées ainsi, mais ce n'était pourtant pas le cas. Il secoua la tête avant de redresser la tête pour la regarder dans les yeux au moment où il répondait.

« Non, vous m'avez mal compris. Il n'était pas question de ne pas satisfaire des exigences, il est question du fait qu'il avait tourné le dos à sa famille pour se concentrer sur sa vie personnelle et qu'il n'est revenu vers eux que plus tard. S'il avait fait l'effort de les mêler à son métier et à sa passion dès le début, les choses ne se seraient pas passées ainsi. Le ton était convaincu.
À force de repousser les autres, il s'est retrouvé tout seul. Et il ne s'en est pas mieux tiré vous savez. »

C'était valable aussi bien pour l'ancien Adrian que pour Ginger. Il apparaissait assez clair que la jeune femme refusait de voir les gens s'approcher d'elle et le mage ne pouvait pas lui en vouloir. Lui non plus ne voulait plus d'amis et de proches parce qu'il ne tenait pas à les perdre ensuite, mais avec la jeune rebelle, c'était différent. Elle ne voulait plus de proches parce qu'elle avait visiblement été déçue par le passé. Du peu qu'il avait appris, c'était en lien avec ses parents et peut-être même ses grands-parents. Ginger s'était braquée lorsqu'Adrian avait abordé le sujet du père et elle s'était rebellée lorsqu'il avait parlé de l'exclusion d'un proche. Est-ce qu'elle avait vécu cette situation ? Quelque chose lui disait qu'il allait devoir l'apprendre en fouillant leurs discussions – car il y en aurait d'autres – et non en lui demandant directement. La demoiselle n'avait pas l'air d'être du genre à se confier.

En ce qui concernait les antiquités, Ginger persistait dans l'idée qu'elle était tout bonnement passionnée par l'histoire et tout ce qui tournait autour. Quelle drôle d'idée, rien qu'à la manière dont elle parlait il était évident qu'elle était plus du genre à vouloir savoir combien valait le bijou de sa voisine que de connaître l'histoire de sa famille. Cela dit, si elle avait envie de jouer là-dessus, ce n'était pas Adrian qui allait protester ! Lui, l'histoire le passionnait réellement et il n'avait donc rien contre l'idée de discuter de ce sujet avec elle. Il ne répondit toutefois rien, gardant cette histoire de côté pour pouvoir la réutiliser plus tard lorsque l'occasion se présenterait. Ginger avait de toute manière embrayé sur quelque chose de plus... vulgaire. Elle faisait clairement comprendre à son ancêtre qu'il l'emmerdait et qu'elle n'en avait rien à faire de lui. Au moins ça avait le mérite d'être clair. Une fois de plus, la manière dont elle s'adressait à lui ne manqua pas de le perturber : il n'était pas habitué à ce qu'on lui manque de respect de la sorte. Même les gens qui n'étaient pas d'accord avec lui se montraient plus... délicats ? Eldoth soupira simplement alors qu'elle contemplait ses ongles avant de l'informer de quelques autres détails. Il resta silencieux jusqu'à ce qu'elle termine ses remarques, puis prit la parole d'un ton légèrement perdu.

« Qu'est-ce que vous espérez au juste ? Que je m'énerve parce que vous m'insultez ? Que je considère que vous êtes une cause perdue et que je vous plante pour retourner à ma petite vie parfaite ? J'ai un peu de mal à vous cerner, je ne vois pas pour quelle raison vous avez besoin d'être aussi méchante avec quelqu'un qui n'a rien fait d'autre que s'intéresser à vous. Les intonations étaient sincères.
Je suis vraiment navré, mais si vous comptez sur votre comportement pour me faire partir d'ici, vous vous y prenez mal. Très mal même. Les insultes ne me touchent pas, alors si ça vous soulage de me traiter de tous les noms, libre à vous de le faire. Mais vous gaspillez simplement votre salive. Il lui offrit un léger sourire.
Vous avez un problème Ginger. Vous êtes peut-être très douée pour manipuler les gens, mais vous avez l'air parfaitement perdue lorsqu'il s'agit d'avoir une relation franche avec quelqu'un. Je ne fais qu'imaginer ça à partir de ce que vous m'avez dit, je peux me tromper, mais je pense avoir raison. Il savait ce que c'était puisqu'il avait agi de la même manière à une époque.
Il y a de nombreuses manières d'utiliser un don. Vous vous cachez derrière l'idée que vous l'utilisez de la bonne manière, mais en fait vous l'utilisez uniquement de la manière qui vous évite d'avoir à parler franchement aux gens. Après tout, avec votre pouvoir, personne ne cherche à vous connaître plus loin que l'apparence. Comment est-ce que faites le jour où quelqu'un s'intéresse à vous et pas à ce que vous voulez montrer ? Il recula légèrement, croisant ses mains sur son ventre.
Pourquoi est-ce que vous n'avez jamais fini le lycée ? Choix conscient ou concours de circonstances ? Au final, vous ne vivez pas vraiment, vous survivez plus. Ce n'est pas en fuyant que vous arriverez à faire quelque chose vous savez. À choisir entre ma vie de vieux coincé et celle de jeune femme qui subit, je n'hésiterais pas une seconde. Je ne vous envie pas. Je vous plains plutôt. »

Il y avait beaucoup d'hypothèses dans ses paroles, mais c'était sans importance. Ginger ne lui confierait rien d'elle-même alors il devait explorer pour savoir où aller. C'était risqué, il pouvait toucher un point sensible, mais il n'y avait pas vraiment d'autre solution pour le moment.
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Message posté : Ven 31 Jan 2014 - 1:07 Message
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En repoussant les autres, il s’était retrouvé seul. N’étais-ce pas ce que la brune s’entêtait de faire depuis déjà trop longtemps ? Semblerait-il que ce trait de caractère ne soit pas inconnu des Pennington. Toutefois, une idée se forma dans son esprit. Une idée qui allait jusqu’à en lui tordre les trippes. Il y avait une autre chose qui ne semblait pas inconnue aux Pennington. Quelque chose qu’elle connaissait que trop bien. « Il a repoussé tout le monde ? Même sa propre famille ? » Le ton se faisait presque mauvais alors que les poings de la demoiselle se serrait. « Il a abandonné ses propres enfants ? » Elle avait craché ces paroles avec un tel venin qu’il était hors de tout doute que cela venait d’une souffrance enfouie. L’abandon de son père, le fait de ne jamais avoir connu cette figure paternelle. Elle n’avait jamais été comme ces autres enfants, même si elle l’avait longtemps désiré. Elle avait osé une fois aborder le sujet avec sa mère, se demandant innocemment pourquoi est-ce qu’elle n’était pas comme tous ceux de sa classe. Plus jamais elle n’avait fait une telle erreur. Elle dévisagea Adrian, attendant une réponse de sa part. Si l’histoire de sa famille ne l’intéressait que trop peu, cette partie avait sut attirer son attention en attisant une vieille douleur enfouie, une cicatrice qui n’avait jamais guérie. Ce n’était pas faute d’avoir essayer, mais inlassablement, elle en revenait à cet abandon. Le premier d’une longue suite qui avait fini par la détruire toujours un peu plus.

Faisant preuve d’un peu de bonne volonté, pour une fois, elle tenta de s’intéresser à la vie du professeur. Du moins, c’était ce qu’il avait dit être, en plus d’être archéologue. Ce dernier point pouvant être intéressant, considérant le fait que des antiquités pouvaient valoir beaucoup sur le marché noir. Tentant vainement de s’y intéresser, d’un ton qui se voulait plus moqueur que sérieux, elle aborda le sujet avec une touche d’ironie propre à elle-même, peut-être avec un air hautain qui plus est. Finalement, elle en vint à la conclusion, qu’elle énonça à voix haute sans une once de honte, qu’Adrian était simplement le type d’homme barbant dont elle se passerait bien. Il était pire encore que ce qu’elle croyait. Déjà qu’elle avait pour habitude d’exécrer tous ceux qui tentaient de lui faire la morale, ce dernier tentait de lui faire changer ses habitudes de vie ? Il rêvait en couleur alors, son supposé cousin éloigné. Elle n’aimait pas ce type de personnes. Ils faisaient mine de s’intéresser à elle, sûrement pour faire leur bonne action de la journée et ils lui tournaient dos dès qu’elle se montrait un peu difficile. Parce que, au fond, ils n’en avaient rien à battre d’elle. Elle était une cause perdue, à s’enfoncer dans ses vieilles habitudes sans tenter de les changer. Personne n’avait envie de perdre son temps avec elle, ce qui la satisfaisait. Adrian aurait dut faire de même. Réaliser dès la première phrase qu’elle n’était que bonne pour l’abandon. Qu’il n’y avait plus rien à faire avec elle. Que, peu importe ce qui arriverait, elle ne souhaitait même pas s’en sortir. Quand bien même que le seul à qui elle croyait réellement tenir faisait un changement à cent quatre-vingt pour avoir une meilleure vie, elle en était incapable, de faire un tel changement.

S’attardant sur sa manucure, alors qu’elle avait repris son calme depuis quelques instants déjà, elle s’attendait déjà à pouvoir s’échapper dans les instants qui suivraient. Il allait bien finir par réaliser qu’elle était une cause perdue, qu’elle ne désirait aucunement une main salvatrice pour la sortir dans cette misère dont elle s’enfonçait consciemment. « Que t’abandonnes » laissa-t-elle entendre, le coupant dans sa phrase. C’était ce qu’elle espérait, en faisant preuve d’une telle arrogance, en utilisant des mots crus et en tentant les insultes. Au moins avait-elle la satisfaction de savoir qu’il n’arrivait pas à la cerner. Et le ton employé laissait présager que ce n’était pas commun, comme situation. Après tout, au vu de son ton et son attitude, la majorité des personnes devaient se montrer un peu plus respectueuses vis-à-vis le trentenaire. Cependant, il semblait tenace. Il ne souhaitait pas lâcher le morceau. Comme si cela allait réellement changer quelque chose à la vie de la jeune Pennington qui vivait dans la solitude depuis déjà trop longtemps. Et elle vivait bien mieux seule, sans attache, sans famille. Ce n’était pas parce qu’ils portaient le même bagage génétique qu’elle allait immédiatement lui sauter au cou. Quoique, au vu de sa naïveté – ou alors c’était simplement qu’il était con – elle aurait été prête à parier qu’il avait dut envisager la possibilité.

La suite se fit plus épineuse. Et bien difficile à supporter pour la mentaliste. Elle se leva de sa chaise, frappant durement la table des paumes de sa main. Il cherchait quoi au juste ? À l’énerver ? À lui faire cracher une douloureuse vérité ? Au fond, malgré la colère qu’elle ressentait au fond de ses trippes, malgré les airs qu’elle se donnait, elle était surtout terrifiée. Il avait sut, en une brève conversation, dévoiler au grand jour ce qu’elle détestait le plus chez elle. Cette crainte de l’inconnu, cette paranoïa qui la poussait à éviter tous ceux qui tentaient de s’inviter dans sa vie, cette façon qu’elle avait de se défiler en utilisant son don. Elle évitait ainsi à ce que quelqu’un s’intéresse plus profondément à qui elle était, jouant de ses charmes pour qu’ils ne s’intéressent qu’au superficiel. Et c’était bien assez pour elle. Ses sourcils étaient froncés alors qu’elle le fusillait du regard. Debout, perchée sur ses talons, elle était inclinée vers l’avant, les mains toujours posées à plat sur la table. Elle tremblait légèrement, de colère et de peur mélanger, ne sachant pas trop comment réagir à ce que venait de lui dire Adrian. « Ça t’amuse, hein ? » fut tout ce qu’elle fut en mesure de lui cracher au visage, toujours sur la défensive, même si elle sentait ses barrières s’effondrer les unes après les autres. Personne ne s’était jamais assez intéresser à elle pour en sortir un portrait aussi juste de sa personne. Elle qui s’était toujours efforcée de jouer derrière un masque se voyait perdre tous ses repaires face à un qui avait sut lire derrière son masque arrogant et sa façon vulgaire de s’exprimer. Il avait raison. Elle n’était pas à envier, mais bien à plaindre.

« La raison pour laquelle je n’ai jamais fini le lycée ne te regarde en rien. » Elle était déjà bien assez énervée, mieux valait éviter de mettre le sujet Juan Pablo sur le tapis. Sans quoi elle risquait de réellement s’emporter et de fuir au pas de course. Auquel cas, ce serait dommage que d’abandonner son nouveau sac à main Prada. « De quel droit tu te permets de jouer à ça, hein ? Je suis sure que ça t’amuse, tout ça. Au fond t’es pas mieux que les autres. Tu fais semblant, comme si tu t’intéressais vraiment à moi pour finalement mieux pouvoir m’enfoncer un couteau dans le dos. » Ses paroles étaient emplies d’une haine qu’elle se connaissait peu. Son masque se brisait, se craquait, sûrement plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. Elle n’aurait surtout jamais cru qu’il puisse être aussi fragile, son équilibre mental aussi précaire. Jamais personne n’avait tenté de la forcer. Elle se retrouvait face à une situation où elle perdait le contrôle. Elle ne menait pas la danse. Chose d’inhabituelle pour la trop confiante Ginger. « T’es même pire qu’eux. J’t’imagine bien, à rire de tout ça. Et c’est quoi, tu vas m’annoncer que tu t’appelles pas vraiment Adrian Pennington ? » Elle se redressa, tentant de calmer les tremblements de son corps, alors qu’elle croisait les bras sur sa poitrine. Son regard était noir et était fixer sur Adrian. Bien qu’au fond des prunelles, il était possible d’y voir de la crainte. Pour la première fois, elle était prise à son propre piège. « Ta pseudo famille soudée qui doit se soutenir et se serrer les coudes, tu peux bien te la mettre où est-ce que je le pense. » Au moins, Adrian pouvait-il se considérer chanceux qu’elle n’avait pas tenu entre ses doigts sa tasse de café. Sans quoi il y avait toutes les chances que ce dernier se soit violemment écraser sur la table.
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Message posté : Ven 31 Jan 2014 - 21:44 Message
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ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
C'était étonnant de constater que Ginger ne s'intéressait qu'aux échecs d'une personne et non au reste. En parlant de ses propres erreurs, même s'il les imputait à quelqu'un d'autre, Adrian avait visiblement réussi à mettre le doigt sur un sujet douloureux pour la jeune femme. Rien qu'à la manière dont elle cracha la dernière question, il comprit pour quelle raison elle avait perdu le contrôle lorsqu’il avait demandé des renseignements sur le père de la demoiselle. Certainement que son géniteur devait les avoir abandonnées, elle et sa mère, ce qui expliquerait qu'elle imaginait aussitôt que c'était aussi le cas du Adrian de l'arbre généalogique. La vraie réponse était négative pour la bonne et simple raison qu'Adrian n'avait jamais eu d’enfants. Mais le mensonge qui lui servait de couverture l'obligeait à donner l'excuse habituelle : les Pennington avaient une forte tendance à faire des enfants – toujours un fils du même prénom afin de garder son identité – et à les confier à la garde de leur mère jusqu'à leur décès. C'était pour cette raison que les voisins d'Eldoth avaient été étonnés le jour où ils avaient vu Adrian sortir de chez lui et leur donner l'excuse qu'il était le fils de l'ancien propriétaire des liens. L'avantage, c'est que personne ne se souciait de ses voisins au point de remarquer la ressemblance frappante des deux hommes. Il n'y avait qu'à espérer que la mère de Ginger n'avait pas quelques photographies de famille où cette étrangeté pouvait être remarquée. C'est donc à regrets qu'il balança l'excuse habituelle à Ginger.

« Il ne s'est concentré que sur son travail pendant toute sa vie. Il y a des gens qui sont comme ça malheureusement, on ne choisit pas vraiment. »

Il avait l'air de trouver des excuses à cet Adrian – et donc à lui – mais en réalité c'était plus pour pousser la jeune femme à reprendre le sujet en main et à lui parler de son propre père. Le ferait-elle pour autant ? C'était une autre histoire et pour être franc, Adrian n'y croyait pas trop, mais qui ne tente rien n'a rien.

Quand bien même échouait-elle avec cette tentative, la demoiselle perdit rapidement patience à force de le voir chercher à la comprendre. Lorsqu'elle se redressa pour frapper la table, le mage leva les yeux vers elle, la regardant d'un air attentif comme s'il cherchait une indication que la manière dont il devait réagir avec elle. Mais rien. Enfin, juste de l'énervement et peut-être un fond de crainte, il n'en était pas sûr. Une seule chose était certaine : la jeune femme était sur la défensive et n'avait pas bien pris l'incursion de l'Archimage dans sa propre vie. En fait il était étonné qu'elle ne se jette pas sur lui pour tenter de le tuer vu la manière dont elle le regardait à cet instant précis ! Eldoth resta silencieux alors qu'elle était en train de peindre un tableau bien sombre de ce qu'elle pensait de lui. Il apparaissait clair qu'elle avait un sérieux problème avec la confiance et la trahison, mais avant de comprendre pourquoi, il ne pourrait pas faire grand-chose. Son mutisme ne prit fin que lorsque la jeune femme terminait sur une note toujours aussi noire. Inspirant profondément, le centenaire s'avança légèrement, comme pour lui montrer qu'il n'avait pas eu peur de sa réaction.

« Je ne crois pas que l'on puisse réellement parler de famille ne fait. Il n'y a que vous, puis moi. Puisque votre mère ne semble plus faire partie de vos proches, je crois que ça se limitera à ça pendant un bon moment. Il confirmait donc ce qu'elle avait dit plus tôt : qu'il était bel et bien seul.
En tous les cas, je m'appelle bien Adrian Pennington, si vous voulez je pourrai vous fournir tous les extraits de naissance histoire que vous puissiez voir si je dis vraiment la vérité ou non. Le ton était calme, il savait qu'elle s'en moquerait, mais c'était histoire de prouver sa bonne foi.
Cela dit, je trouve que vous jugez un peu rapidement. Vous ne me connaissez pas. Vous ne savez pas si je suis du genre à tourner le dos ou à lâcher l'affaire facilement, comment est-ce que vous pouvez me dire que je m'intéresse à vous uniquement pour vous trahir ? Il haussa les épaules, croisant les bras sur la table.
Je vais vous dire une chose Ginger : vous êtes une femme compliquée et certainement très difficile à vivre. À l'heure actuelle, si je cherchais quelqu'un à blesser pour satisfaire mes tendances sadiques, je vous planterais ici et j'irai chercher une femme moins compliquée quelque part dans un bar. Je n'ai rien à gagner à rester ici, si ce n'est vos insultes. Et peut-être un peu de votre temps plus tard, si vous acceptez un jour de me revoir bien entendu. »

Il se doutait que la logique n'aurait pas grande prise sur la jeune femme, elle risquait bien de l'envoyer bouler en disant que ce n'était que des paroles ou que sais-je encore. Histoire de ne pas lui laisser le temps d'embrayer sur un nouveau flot d'insultes, Adrian décida de l'appâter à sa manière. Elle avait l'air attirée par la richesse et l'argent facile, pourquoi ne pas lui mettre quelque chose d'intéressant sous le nez ? Avant qu'elle ne reprenne, Eldoth relança un autre sujet sur la table.

« J'ai cru comprendre que vous aviez déjà un endroit où vivre, mais sachez que si jamais vous avez de problèmes à ce niveau-là, vous pouvez venir vous installer au manoir quelques temps. Il y a des tas de chambres de libre, ce n'est pas la place qui manque, même si c'est un peu le bazar avec mes recherches. »

Logiquement, les mots « manoir » et « recherche » devraient finir par faire leur petite effet. Seuls les riches avaient des manoirs et un archéologues effectuait des recherches sur des antiquités, deux choses que Ginger avait l'air d'aimer.
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt




Les pires histoires sont des histoires de famille ▬ Ginger

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