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L'information est l'oxygène des temps modernes ▬ Aishlinn

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Message posté : Sam 11 Jan - 17:54 Message
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Tesla

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L'artefact en possession d'Aishlinn intéressait toujours autant Renan, mais il avait pris son mal en patience en sachant qu'elle devait d'abord « réfléchir » aux informations qu'elle souhaitait lui demander. En vérité, le français savait bien que c'était une excuse pour s'entretenir avec quelqu'un, mais par manque de données « légales » il n'en savait pas plus à ce propos. Tout ce que le trentenaire pouvait faire étant de supputer, il ne s'était pas trop attardé sur ces détails. Si jamais l'Irlandaise décidait de travailler de manière plus récurrente pour SHADOW – même sans connaître son existence – il verrait à ce moment comment mettre ces détails à jour. Mais pour le moment c'était sans intérêt.

Le Breton avait donc reçu l'appel de la jeune femme qui l'informait qu'elle voulait des données sur son organisme. Avant qu'il ne puisse lui rappeler que c'était malheureusement impossible, la donzelle lui avait souligné qu'il avait interdit qu'elle se renseigne sur lui et non sur le groupe pour qui il travaillait. Bien évidemment, en tant qu'Officier de la Pénombre Renan était étroitement lié à SHADOW, mais étant donné qu'il se faisait passer pour un simple homme de main il était évident qu'elle ne s'en doutait pas. La faute lui incombait, il avait été trop léger sur les instructions par désir de ne pas la braquer et elle en profitait. Soit ! Il avait décidé de jouer le jeu, du moins en partie, en lui servant ce qu'ils réservaient habituellement aux mercenaires ou autres qui travaillaient pour le compte de SHADOW. Il était bien évidemment hors de question de mettre une simple voleuse au courant d'un secret qu'ils gardaient depuis des décennies ! Ce ne serait pas un mensonge comme il l'avait promis lors de leur précédente discussion, mais il s'agirait bien de véritables informations. Celles de façade.

Le français l'avait donc informée qu'ils se verraient d'ici quelques jours à l'endroit habituel, à comprendre dans la ruelle où ils s'étaient croisés les deux fois précédentes. Pas de date précise pour éviter les mauvaises surprises, mais cela poussait par contre Aishlinn à avoir l'artefact sur elle les soirs où elle finirait tard. Un mal pour un bien au final, elle allait gagner quelque chose d'intéressant en échange ! Renan patientait sur le toit en face de celui de la fois précédente et lorsque la silhouette d'Aishlinn se présenta, seule, il en profita pour l'interpeller.

« Quel plaisir de te revoir ! »

Une légère pique quant au fait qu'elle, de son côté, ne pouvait que voir une silhouette sans personnalisation. Sautant au bas de son perchoir – il avait bien retenu la leçon – Renan s'approcha d'elle tout en conservant une certaine distance pour éviter qu'elle ne se sente oppressée. Le trentenaire ne perdit pas trop de temps et avec lenteur, de manière à bien lui faire comprendre qu'il ne comptait pas l'attaquer, il glissa sa main jusqu'à une petite sacoche qu'il portait. Celle-ci contenait le dossier avec les informations demandées. Il se contenta de la retirer pour lui lancer, la sacoche ce serait cadeau pour le dérangement occasionné avec l'absence de date pour le rendez-vous.

« Ce que tu as demandé. Même si tu as un peu triché. Tu aimes jouer sur les mots ? C'est bon à savoir pour la prochaine fois... » Il n'avait pas l'air vexé pourtant. « Tu peux t'estimer heureuse, habituellement ils n'acceptent pas de donner ça aussi facilement. Je te conseille par contre de le garder pour toi. Enfin... pour ta famille. »

Une légère provocation comme pour la faire réagir et qu'elle sache qu'il avait des informations à ce propos – même si ce n'était pas totalement vrai. Le dossier donné à Aishlinn présentait avant toute chose un organisme comparable au Cartel Rouge, mais qui opérait de manière un peu plus discrète. Il était fait état d'actions terroristes qui avaient déjà fait pas mal de dégâts et de victimes et qui laissaient penser que le groupe n'hésitait pas à faire preuve de violence si nécessaire. Il était aussi signalé que certaines personnes extérieures pouvaient apporter leur aide et qu'elles gagnaient à être fidèles à leur parole et surtout, à ne rien dire de ce qu'elles savaient sans quoi des sanctions pouvaient être prises. Bien évidemment, le tout était présenté de manière plus subtile et ressemblait à un dossier que l'on fournirait à quelqu'un qui venait de rejoindre l'organisme. Ce n'était pas – encore – le cas d'Aishlinn, mais Renan ne perdait pas espoir. Après une légère pause, l'homme enchaîna.

« Satisfaite, ou est-ce que je n'ai pas été à la hauteur de tes attentes ? »

Le ton n'avait pas l'air anxieux, il était même plus amusé comme si cette idée était ridicule.
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Message posté : Dim 12 Jan - 17:47 Message
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Elle n’allait pas lui en vouloir de ne pas donner de date et d’heure précise pour un rendez-vous, elle était la première à agir de cette manière – un certain Veidt pouvait en témoigner. Mais, avoir un artefact en permanence sur soi, ce n’était pas le genre de chose qu’elle appréciait. Personne n’était à labris d’un vol – le comble pour une voleuse – ou d’une simple perte. Du coup, par précaution, l’irlandaise avait décidé de ne pas garder l’objet sur elle, de ne pas se balader avec tous les soirs où elle finissait tard. Comme pour le téléphone qu’il lui avait donné – et dont l’unique appel avait été passé – elle l’avait planqué dans le garage où elle travaillait. La ruelle où ils avaient l’habitude – enfin, habitude est un bien grand mot – de se retrouver étant proche, elle pourrait toujours aller le chercher en peu de temps. En passant dans la ruelle en question, elle ne put s’empêcher d’avoir un léger sourire quand elle fut interpellée. Lui, au moins, pouvait la voir, contrairement à elle qui faisait toujours face à un masque. C’est en posant son regard sur lui, alors qu’il avait quitté son perchoir qu’elle décida de lui répondre.

« J’commençais à croire qu’j’allais plus entendre ta voix. »

Air faussement triste à cette idée. Lui avait un visage, elle avait une voix – une fausse, tu parles d’un avantage ! Plutôt habile – normal pour une voleuse – elle n’eut pas tellement de difficulté à rattraper la sacoche qu’il venait de lui envoyer précisant que c’était ce qu’elle avait demandé. Elle haussa les épaules avec un léger sourire amusé quand il annonça qu’elle avait un peu triché. Elle trouvait surtout que c’était de bonne guerre et, surtout, ça avait été le choix le plus logique. Un choix qui se confirma quand il parla de « prochaine fois », parce qu’elle devait bien savoir où elle mettait les pieds. Il y avait eu une brèche dans son discours alors, elle avait tenté le coup. Honnêtement, elle ne pensait pas qu’il accepterait, c’était donc une bonne surprise.

Le mot « famille » la fit un peu tiquer et elle eut, pendant une fraction de seconde, un regard à la fois perplexe et interrogateur. Jamais elle ne parlait de « famille » comme elle se résumait à son jumeau, elle avait plus tendance à employer ce terme. Qu’il connaisse l’existence d’Abban ne l’étonna pas – elle supposait qu’il parlait de lui – avoir le nom de l’un et il était facile de les associer tous les deux, surtout quand on pouvait avoir des informations facilement. Plus par réflexe que véritable envie de vérifier, elle avait ouvert la sacoche pour voir ce qui se trouvait à l’intérieur, sans lire, elle réserverait ça pour plus tard. Elle n’allait pas non plus lui demander de rester là à patienter pendant qu’elle se tapait une session lecture.

« Donc j’ai l’droit à une sorte d’traitement d’faveur ? Intéressant. » Pas vraiment sérieuse, c’était surtout pour rebondir sur ce qu’il avait pu dire sur le fait qu’elle pouvait s’estimer heureuse. A sa dernière question, elle fit mine de réfléchir un instant avant de répondre. « Pas trop mal. » Elle secoua légèrement la tête avant de reprendre plus sérieusement. « En fait, j’pensais surtout essuyer un refus, pour être honnête. » Haussement d’épaules. « Il fallait qu’j’tente, j’suis étonnée d’avoir ces informations. »

Cela dit, elle restait lucide, ne pensant pas avoir en main suffisamment d’informations pour retrouver cette organisation et encore moins pour remonter jusqu’à lui. Le but était quand même là pour l’irlandaise : savoir à qui elle avait affaire. Les gens négligeaient toujours le pouvoir que pouvaient avoir des informations – pas le cas de l’homme masqué – et s’il avait des infos sur elle, Aishlinn devait en avoir autant. Une façon d’équilibrer les choses et, surtout, de pouvoir se protéger en cas de problème. Alors, même si elle n’avait pas grand-chose, elle espérait bien pouvoir gratter deux trois infos de plus ici et là, s’ils devaient continuer à se revoir ponctuellement.

« J’ai pas l’artefact sur moi. » Autant être honnête assez rapidement. « Il est au garage, comme j’savais pas quand j’allais t’croiser, j’ai préféré le laisser dans un endroit sûr. C’est qu’il est si facile d’perdre des choses. » Elle pointa la direction du garage, pas très loin. « T’préfères quoi : qu’j’y aille rapid’ment et que j’te l’ramène, ou qu’on y aille ensemble ? »

Qu’il se pointe là-bas n’était pas un problème, plus personne ne s’y trouvait. Cela dit, elle aurait difficilement accepté en pensant pouvoir se retrouver dans un piège. Mais, il n’était pas elle et pouvait voir les choses différemment – c’est qu’elle n’était pas très impressionnante et inquiétante du haut de ses 19 ans. Et, la laisser faire l’aller/retour c’était risquer qu’elle s’en aille avec les informations mais, là encore, il savait où la trouver, ça ne devait pas lui poser trop de problèmes. Bref, elle ne savait rien de lui et préférait proposer les deux options.
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Message posté : Lun 13 Jan - 16:40 Message
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Aishlinn ne parlait pas sérieusement en émettant l'hypothèse qu'elle bénéficiait d'un traitement de faveur, pourtant c'était presque le cas. En temps normal, Renan aurait refusé que ces données soient transmises à quelqu'un qui n'adhérait pas davantage aux idéaux de SHADOW, cela même si la couverture de l'organisme ne permettait pas de faire le lien avec eux. C'était une question de sûreté. Bref, pour l'Irlandaise il avait fait une exception. À la fois parce qu'elle l'intéressait, mais aussi parce qu'il pensait qu'il y avait beaucoup à gagner de ce côté. Le français n'avait-il pas parlé d'un investissement lors de leur dernière discussion ? Au moins Aishlinn restait-elle consciente qu'elle avait de gros risques pour qu'il refuse de lui donner de telles informations. Le fait qu'elle tente tout de même plaisait bien au Breton : c'était le signe qu'elle avait du mordant et qu'il ne devait pas être facile de se débarrasser d'elle. Typiquement ce qui lui plaisait chez les autres – d'un point de vue professionnel bien évidemment – c'était le même trait de caractère qui l'amusait chez Evey. À la fin de sa déclaration, Renan hocha légèrement la tête, signe qu'elle avait raison d'avoir pensé ça.

« En temps normal je n'aurais pas été aussi gentil. Mais ton audace m'amuse assez, j'ai... plaidé en ta faveur dirons-nous. J'espère simplement que je n'ai pas eu tort d'agir ainsi. » Il marqua une légère pause. « Je n'aime pas refuser des choses à des personnes aussi charmantes que toi. »

Le ton était ironique bien évidemment, on ne pouvait pas dire que leur entente était parfaite depuis le début. Il y avait fort à parier qu'ils ne s'entendraient jamais au point de pouvoir se faire confiance, mais Renan pouvait bien s'accorder quelques remarques de ce type. Elle ne s'en privait pas de son côté.

Toujours est-il que les choses se compliquèrent lorsque la jeune femme avoua qu'elle n'avait pas l'artefact avec elle. Une vague de contrariété passa dans le regard du français, heureusement masqué par ce qu'il portait. Elle ne voulait pas le garder sur elle ? Très bien, c'était une excuse compréhensible et valable. Renan avait hésité à lui imposer cette manière de faire parce que c'était effectivement un risque pour l'artefact, mais il s'imaginait mal la voir accepter de le recevoir chez elle pour lui donner l'artefact. Quant à lui fixer un lieu et une heure de rendez-vous, c'était hors de question : sécurité oblige. En bref, même si cette idée le contrariait, il la comprenait. Maintenant les choses se compliquaient, soit il acceptait de la suivre et encourait le risque de tomber dans un piège – même si c'était peu probable – soit il la laissait y aller avec le risque qu'elle s'envole avec et les infos et l'artefact. Ce serait assez stupide vu qu'il avait des informations sur elle et la retrouverait sans peine, mais bon !

« Tu avais peur que je demande à mes collègues de s'en prendre à toi sur le chemin du retour ? » Le ton était léger et amusé, mais la phrase pouvait être véridique. « On va y aller ensemble. Je dois pouvoir te faire... confiance. »

Pourtant, ce n'était pas dans ses habitudes. Renan lui fit signe de passer devant, lui emboîtant le pas de manière à ne pas la perdre. Il avait pris soin de parler de « ses collègues » tout comme il avait veillé à présenter le don des informations comme venant d'une personne qui lui était supérieure. L'essentiel dans leur collaboration c'était qu'elle ne comprenne jamais où était réellement sa place. Le plus gênant dans le fait de devoir suivre Aishlinn jusqu'à son garage, c'était de devoir passer par des zones bien éclairées. La ruelle était relativement obscures et sa tenue qui le masquait complètement passait donc beaucoup plus inaperçue que s'il se promenait devant un garage ou au milieu d'une pièce. Mais il fallait faire avec et de toute manière, l'Irlandaise ne pourrait pas se faire une idée de son apparence même avec des spots braqués sur lui. Alors qu'ils arrivaient près du garage, le français s'autorisa quelques remarques.

« C'est plutôt surprenant que tu travailles honnêtement à côté. Ton patron aussi est du Cartel, ou c'est simplement une manière de te donner bonne conscience ou de te trouver un alibi en cas d'arrestation ? » C'était une question, mais le ton laissait entendre qu'il connaissait déjà une partie des réponses, si ce n'est toutes. « À moins que ce soit une manière de te rapprocher de la figure paternelle, les hommes aiment tellement les véhicules, les clichés ont la vie dure on dirait. » Provocation, encore et toujours. « Mais si tu es encore ici, c'est que tu dois être plutôt douée il faut croire. »

Est-ce qu'il parlait de son talent de voleuse ou de mécanicienne ? Au fond, Renan faisait comme à chaque manipulation : il lançait des évidences, des hypothèses basées sur des majorités et des statistiques. Il était évident que les pères s'intéressaient plus aux voitures que les mères, si Aishlinn avait été cuisinière il aurait parlé de sa mère. En vérité Renan ignorait beaucoup de choses sur ce plan – si ce n'est tout – il était donc inutile de dire qu'il allait un peu à la pêche aux informations. À sa manière bien sûr.
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Message posté : Mar 14 Jan - 22:27 Message
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Il confirma que les informations qu’elle avait demandées n’étaient, apparemment, pas facilement accordables. L’idée qu’il ait pu « négocier » pour elle ne l’enchantait pas tellement, en réalité. Enfin, ce qui la dérangeait c’était surtout de savoir que des gens pouvaient avoir entendu parler d’elle, sans qu’elle ne sache de qui il s’agissait. C’était d’autant plus vrai quand la personne qui plaidait en sa faveur disposait d’informations sur son compte. Aishlinn n’avait aucune idée de l’endroit où elle mettait les pieds, ça rendait la manœuvre périlleuse et un peu trop aléatoire à son goût. Avait-elle seulement le choix ? Elle garda ses craintes et ses interrogations pour elle afin de ne pas lui donner plus de « pouvoirs » sur elle et se contenta de sourire quand il s’amusa à dire qu’on ne pouvait lui refuser quelque chose, elle était si charmante. Évidemment elle ne prenait pas ça au sérieux, le ton qu’il employait était là pour le prouver et, de toute façon, « charmante » n’était pas vraiment le qualificatif le plus adéquat pour la gamine au caractère un peu trop entier.

« J’m’en voudrais d’te décevoir. C’est que j’commence à m’habituer à ces petites visites nocturnes dans une ruelle déserte. »

Pas vraiment en réalité. Elle commençait même à comprendre pourquoi il pouvait être désagréable pour ses clients de la voir débarquer à l’improviste, à n’importe quel moment. Mais ce n’était pas le genre de chose qu’elle allait lui dire. Elle fut incapable de savoir qu’il trouvait contrariant qu’elle ne possède pas l’artefact avec elle. En même temps, qu’elle puisse le savoir ou non, ne changeait absolument rien. Elle faisait les choses comme elle le voulait, ce n’était pas négociable. Dans le fond ça l’arrangeait bien de ne pas l’avoir parce qu’elle laissait entendre, indirectement, qu’elle restait décisionnaire sur sa façon d’agir. Un demi-sourire sur les lèvres, elle semblait trouver ridicule d’idée d’avoir peur qu’il puisse lui envoyer des personnes pour récupérer l’artefact. Elle savait se défendre, enfin, elle savait surtout fuir.

« Non. D’ailleurs, j’aurai même trouvé ça cool. J’veux dire, être poursuivis par un groupe d’types masqués, ça fait partie d’mes fantasmes. » Histoire de prouver que, vraiment, ce n’était pas ce qui l’inquiétait. « Sérieus’ment, trimballer un objet à longueur d’journée, c’n’est pas ce qu’on fait d’plus sécuritaire. »

Et, étrangement, elle préférait le contrarier en n’ayant pas l’objet plutôt que de lui apprendre qu’elle l’avait perdu au détour d’une ruelle. Pour le fait de la suivre, elle ne savait pas vraiment qui devait faire le plus confiance à l’autre. Passer devant lui impliquait de devoir lui tourner le dos et ce n’était pas une idée qui l’emballait plus que ça. Cela dit, elle s’efforça de ne rien laisser paraitre même si, clairement, on pouvait la sentir sur ses gardes alors qu’elle prenait le chemin de son lieu de travail. Une voiture aurait klaxonné au loin qu’elle se serait dématérialisée dans la seconde tellement elle se parait à agir au moindre bruit. Les questions qu’il posa par la suite étaient étranges. En fait, elle ne savait pas trop comment elle devait répondre. Il avait l’air de connaitre les réponses, du coup, elle se demanda si c’était pour voir si elle allait lui répondre sincèrement ou pas. Sinon pourquoi poser des questions dans les réponses étaient déjà connues ? Elle haussa les épaules.

« Faut bien justifier d’un salaire pour louer un appartement. »

Là, au moins, elle ne s’avançait pas trop. Trouver l’adresse de son ancien logement – qu’elle avait gardé en couverture – ne devait pas être compliqué pour lui. Et, c’était une réalité, au début, avoir un boulot c’était surtout pour justifier des dépenses légales. Pour ce qui était de se rapprocher des figures paternelles, honnêtement, il y avait peut-être un peu de vrai mais c’était typiquement le genre de réflexion qu’elle refusait de se faire.

« Ou alors, juste j’aime bien la mécanique et qu’ça m’plait d’réparer des trucs. » Elle haussa les épaules, ça aussi c’était une vérité. Devant la porte du garage, elle se tourna vers Renan et tendit la main dans sa direction. « Ah moins qu’tu puisses traverser les murs, il va falloir qu’tu m’fasses… Confiance, une nouvelle fois. »

Les clés, elle les avait mais il y avait aussi un système de sécurité qui apprendrait qu’elle avait ouvert le garage hors des heures prévues. Elle pourrait le justifier en disant qu’elle avait oublié quelque chose sans le moindre problème mais, le choix qu’elle était en train de faire était parfaitement volontaire. Aishlinn cherchait réellement à éprouver la « confiance » que Renan pouvait avoir. Parce que, il ne fallait pas être stupide, le toucher c’était pouvoir le dématérialiser et le laisser dans le sol ou même dans un mur. Mais là, elle cherchait à savoir le nombre de risques qu’il était prêt à prendre pour l’artefact. Si lui manipulait pour avoir des réponses, de son côté, Aishlinn cherchait d’autres genres d’informations.

« Enfin, sauf s’tu crains qu’j’te laisse à moitié dans un mur. » Elle haussa les épaules. « Les pouvoirs, des fois, c’est un peu capricieux. »

Ok. Là, le ton était un peu dans la provocation. Chacun ses méthodes, non ?
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Message posté : Mer 15 Jan - 17:14 Message
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Renan avait pris pour habitude de ne jamais se fier totalement à ce que les gens lui disaient. Lorsque la jeune femme déclarait ne pas avoir peur de se faire poursuivre par des hommes masqués, il voulut bien la croire, mais le fait qu'elle présente les choses sous un angle aussi « détendu » laissait peut-être penser qu'elle avait quelque chose à cacher de ce côté. Ou pas. Être d'une nature manipulatrice était à la fois une bonne et une mauvaise chose. Le français se perdait parfois dans ses analyses totalement vaines sur une parole qui n'avait aucun double sens. Mais lorsque vous étiez vous-même du genre à glisser des informations dans ses mots apparemment anodins, il était plus que logique de voir la même chose chez d'autres personnes, non ? Pour le coup, le trentenaire se contenta d'un sourire, qu'elle ne vit bien évidemment pas.

« Entre ça et la morsure de la fois dernière, je vais finir par me poser des questions sur tes penchants. »

Et il pourrait bien se renseigner. Mais pas sur ses penchants bien sûr, c'était juste une manière de lui faire comprendre qu'à trop le titiller elle finirait surtout par lui donner envie d'explorer certains aspects de sa personnalité. Au final, il y avait fort à parier que même si la jeune Irlandaise restait dans les chemins balisés, Renan finirait par trouver une raison de vouloir chercher telle ou telle chose la concernant. Il était d'une nature curieuse et estimait que pour bien manipuler quelqu'un, il fallait savoir des choses sur cette personne. Tout comme il l'avait fait avec son ex-femme en jouant le rôle de l'homme en retrait – pour ne pas dire soumit – histoire de coller à son côté dominateur, il répondait aux provocations d'Aishlinn qui avait l'air d'être branchée sur ces piques provocatrices. Ce n'était pas pour le déranger d'ailleurs, il avait toujours apprécié de mode d'échange, même si à ce jour il pouvait difficilement l'employer sans attirer l'attention sur lui – chose qu'il évitait soigneusement.

Après quoi, le silence faisait écho aux répliques de l'Irlandaise. Renan ne répondit rien à propos de la location de son appartement, pas plus qu'au fait qu'elle pouvait apprécier la mécanique et que ça justifierait sa présence ici. C'était probable oui. Il n'était pas du genre à s'arrêter au sexe d'une personne pour juger de sa qualité, la preuve avec Evey qui, même si elle était une femme, était aussi sa plus proche collaboratrice et la seule personne en qui il avait totalement confiance. Ce mot semblait d'ailleurs revenir un peu trop souvent à son goût dans la discussion avec Aishlinn. Elle cherchait certainement à le tester en lui proposant d'entrer dans le bâtiment à l'aide de son don à elle. Lui ne pouvait malheureusement pas devenir intangible et il était vrai qu'il devait compter sur elle pour y arriver, mais est-ce que ça en valait la peine ? C'était très risqué, mais pour elle aussi. Loin d'avoir l'air anxieux, le français tourna simplement la tête vers la porte du garage avant de répondre.

« Pourquoi ? Tu n'as pas les clés ? Je croyais que tu étais la dernière à quitter les lieux ? À moins que ce ne soit à fermeture électronique, j'ai du mal à comprendre ce qui t'empêche de déverrouiller la serrure. » Le ton restait très calme. « Tu as peut-être peur de devoir justifier ce retour chez ton patron ? Ne me dis pas que mentir t'effraie, parce que je serais bien déçu.... » Cette fois-ci, il était légèrement moqueur. « Tu me demandes beaucoup de confiance pour quelqu'un qui ne m'en accorde aucune, tu ne trouves pas. Et c'est quoi la prochaine requête, te donner mon numéro de téléphone pour que tu puisses entendre le son de ma voix avant de t'endormir ? »

Il n'avait toutefois pas refusé. Ses bras restaient le long de son corps tandis qu'il reportait son attention sur la jeune femme. Finalement, il ne voyait pas de raison de décliner la proposition. Certes il risquait gros, mais Aishlinn le prenait pour un simple homme de main et il semblait clair qu'il n'était pas le seul au courant de leur petite affaire. S'en prendre à lui reviendrait donc à devenir une cible prioritaire pour l'organisme auquel Renan appartenait et c'était peu probable que la demoiselle puisse prendre ce risque juste pour l'ennuyer. Mais comme tout le monde pouvait se montrer prévisible, mieux valait rappeler ce détail avait d'accepter.

« Étant donné que te débarrasser de moi reviendrait à devenir la cible prioritaire de l'organisme pour lequel je travaille, je pense que tu es assez intelligente pour ne pas faire cette bêtise. Et assez douée pour maîtriser ton don. Sauf si tu m'as trompé sur la marchandise bien sûr. »

Remettre ses talents en doute la pousserait peut-être à lui prouver qu'elle était plus douée qu'il ne le pensait. Ou peut-être pas. Il verrait bien le moment venu. Renan tendit finalement la main pour attraper celle, toujours tendue, de la demoiselle. Advienne ce qu'il pourra, il n'avait qu'à espérer ne pas s'être planté en lui faisant confiance !
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Message posté : Jeu 16 Jan - 21:56 Message
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Pour toute réponse à sa phrase sur ses penchants, Aishlinn s’était contentée de hausser les épaules dans un sourire. Au moins, il ne savait pas tout, même si elle doutait franchement qu’il ait été se renseigner à ce point. En fait, c’était ça le problème, c’est qu’elle ne savait absolument quelles informations il pouvait disposer ou non. Ça se trouve, il n’avait rien, que son prénom et son lieu de travail et, elle flippait toute seule dans son coin en imaginant qu’il pouvait en savoir plus. Elle détestait être dans l’incertitude, surtout quand ça la concernait. L’Irlandaise avait beau être jeune, se croire invincible, et douée, elle n’en restait pas moins réaliste : on ne restait pas en vie sans se protéger un minimum. Et, surtout, on ne donnait pas trop de pouvoir à quelqu’un, sinon c’était le début de la fin.

Devant la porte du garage, elle trouvait logique de l’entendre poser des questions. Honnêtement, elle n’aurait pas donné sa main à la place du type, trop risqué. Ou alors, elle n’était pas objective parce qu’elle savait très bien ce qu’elle comptait faire. Devant les interrogations de ce type masqué, elle ne changeait pas d’attitude mais se contenta de hausser les épaules. Dans le fond, il avait quand même une façon d’annoncer les choses qui la faisait marrer, un peu dans la provocation mais elle se garda bien de lui faire savoir qu’elle appréciait cette façon de faire.

« Mentir n’pose pas l’moindre souci mais, moins j’ai à l’faire et moins j’prends d’risques. » les mensonges n’avaient jamais été le problème mais elle partait du principe qu’en créer inutilement était un risque pour ne plus être crédible. Chacun voyait les choses à sa manière, si ce n’était pas son cas à lui, c’était son affaire. « Et j’crois qu’on a un point d’vue bien différent sur la confiance. » Mais elle y reviendrait plus tard. « C’la dit, j’adore qu’on m’raconte des histoires avant qu’j’me couche alors, j’ne dirais pas non à un numéro d’téléphone. »

Ce qui n’était pas vrai, pour les histoires du soir mais, ça devait être sa manière de communiquer. Rien de réellement sérieux, à moins que ce soit un moyen, involontaire, de brouiller les pistes. Si on lui avait dit que ça risquait surtout d’attiser de la curiosité, elle se serait contentée de rester silencieuse. Elle écouta ses « conseils » et ses provocations sur son pouvoir avant qu’il ne tende la main. Du coup, elle l’entraina pour traverser le mur mais, au moment où elle en était sortie, elle s’arrangeant – à coup de pouvoir – pour se dégager de l’homme qui gardait, lui, une partie de son corps emprisonnée dans le mur du garage. Ouais, elle n’aurait jamais accepté de faire ce qu’il avait fait. Se reculant de quelques pas, libre de ses mouvements, elle croisa les bras pour poser son regard sur l’homme.

« J’trouve quand même déconné de dire qu’c’est toi qui dois apporter ta confiance. Parc’que si on r’prend un peu l’historique, j’t’ai quand même laissé des documents sans avoir d’paiement en échange et, à moins qu’j’me trompe, ou qu’on ait un dictionnaire différent, ça d’mande forcément un minimum d’confiance. »

Autant en profiter pour rétablir les faits, non ? Cela dit, ce n’était pas ça qui l’intéressait dans cette action. Aishlinn pouvait être quelqu’un d’assez déterminée quand elle voulait savoir quelque chose, encore plus avec un type qui avait laissé entendre qu’il pouvait se pointer chez elle pour atteindre un objet. Quitte à se débarrasser des gens sur son passage. Même si les choses s’étaient relativement bien passées par la suite, elle ne pouvait pas oublier les premières paroles échangées.

« J’suppose qu’j’ai ton attention, là ? » Ironique, évidemment. « Non, parc’que, t’vois, j’ai une tendance à prendre assez mal quand quelqu’un débarque et semble savoir des choses sur moi alors qu’j’n’ai rien en retour. » elle haussa les épaules comme si c’était tout à fait normal. « Du coup, à moins d’vouloir finir emmuré pour d’bon, c’est l’moment où tu m’dis c’que t’sais sur moi et pour qui tu travailles. Enfin, toutes les informations qui n’sont pas là-dedans. » Elle désigna la sacoche parce qu’il était évident que tout n’était pas dit à l’intérieur. « Oh et, pour l’truc là, où j’suis supposée m’inquiéter des répercussions s’il devait t’arriver quelqu’chose, franch’ment, tu croyais vraiment qu’ça allait m’inquiéter ? T’es qu’un homme d’main, non ? On te remplacera facil’ment. »

Puis bon, elle avait volé un artefact devant le nez de son équipe de bras cassé, et c’était elle qu’on avait envoyé cherché des documents. Dans son esprit d’adolescente invulnérable, pourquoi elle s’inquiéterait de ce qui pouvait lui tomber dessus, hein ? Et, si quelqu’un se pose la question : oui, elle avait bien songé à lui retirer son masque, au moins pour être sur un plan d’égalité mais, il faut croire qu’elle voulait quand même faire les choses bien.

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Est-ce qu'il avait douté de sa décision en lui prenant la main ? C'est l'évidence même ! Renan n'aurait certainement jamais accepté cette offre si elle venait de la part de l'un de ses hommes, donc autant dire que le faire avec une gamine visiblement sûre d'elle, c'était contraire à sa manière de faire. Mais Aishlinn l'intriguait et s'il fallait qu'il prenne quelques risques pour essayer de voir ce dont elle était capable ma foi.... il voulait bien le faire. Sauf qu'à l'instant où il sentit la main de la jeune femme se dérober, Renan regretta d'avoir accepté. Elle n'en valait pas la peine et si ça se trouvait, elle allait en plus en profiter pour lui causer des emmerdes. Une chance qu'il n'ait jamais rien qui puisse le relier à SHADOW, sur lui ! Aishlinn aurait aussi bien pu décider de lui régler son compte qu'il n'aurait pas été en mesure de lui offrir plus d'informations qu'en étant en vie. Pour avoir trop fait confiance, il se retrouvait donc avec une partie de la jambe et le bras de coincés à travers le mur. Inutile d'essayer de se dégager, Renan savait très bien qu'il n'y parviendrait pas.

Son attention se porta donc naturellement sur le minois de la jeune femme qui se tenait à quelques mètres de lui, les bras croisés comme s'ils étaient en pleine discussion autour d'un café. Elle n'avait pas tort sur le fait qu'elle lui avait déjà fait confiance, mais contrairement à lui, elle de son côté ne respectait pas celle qu'il venait de lui donner. Une chose était certaine : après cet épisode il n'accepterait plus de lui faire confiance et cela même si la vie de la gamine en dépendait. Mais le français ne dit rien à ce propos, se contentant de rester silencieux alors qu'elle déversait tout ce qu'elle avait en tête. Elle voulait donc un topo intégral sur SHADOW et sur ce qu'il savait ? Non, mais elle rêvait un peu là. Même pour se débarrasser de ce mur le Breton n'était pas prêt à dire quoi que ce soit. Il décida de rester silencieux jusqu'à ce qu'elle termine son petit laïus, après quoi il secoua la tête comme si tout ceci ne l'inquiétait pas outre mesure.

« Tout le monde se remplace, homme de main comme grand patron. La chose que tu n'as pas l'air de comprendre, c'est que t'en prendre à moi revient à t'en prendre à l'organisme pour lequel je travaille. Si tu t'imagines que toi, une simple gamine, tu pourras rivaliser face à tout un groupe, laisse-moi te dire que tu te mets le doigt dans l’œil et jusqu'au coude. Il n'est pas question de moi dans cette affaire, mais plutôt de toi et de mon organisme. Et pour le moment tu t'es lamentablement plantée. »

Le ton restait étonnamment calme et posé. Est-ce qu'elle comptait le libérer de ce mur ? Peu importait, si Aishlinn décidait de s'en-aller, Renan ferait intervenir les hommes de SHADOW avec qui il était perpétuellement en contact, puis sils iraient récupérer l'artefact directement chez la jeune femme. Il aurait perdu beaucoup de temps à essayer de copiner avec elle, mais tant pis, c'était le jeu ! Sauf qu'ils n'en étaient pas encore là, pour le moment il cherchait surtout à lui faire comprendre la connerie qu'elle était en train de faire.

« Si tu crois qu'il suffit de me coincer dans ce mur pour que je lâche tout, tu risques d'être déçue. Je ne vais rien te dire de plus que ce qui est là-dedans. Enfin si. Une chose. À toi de le prendre comme une menace ou non. » Il inspira légèrement. « Le Cartel Rouge a compris qu'ils gagneraient à collaborer avec mon organisme parce que nous étions en mesure de nous débarrasser d'eux si nous le voulions. Est-ce que tu crois encore une seule seconde que tu as une chance de gagner dans cette affaire. »

Pour le coup, il ne disait pas la vérité. Le Cartel Rouge n'était pas forcément mis en danger par la présence de SHADOW, même s'ils pouvaient se mettre des bâtons dans les roues bien évidemment ! Mais disons que l'organisme de l'Ombre pouvait poser pas mal d'ennuis à celui d'Atia – ou des autres branches du Cartel. Le but était uniquement de lui faire comprendre à quoi elle s'attaquait, libre à Aishlinn de le croire sur parole ou non. Toujours est-il que la patience du trentenaire était passablement titillée par le fait de ne pas pouvoir se mouvoir comme il le voulait et c'est donc avec un ton légèrement moins compatissant qu'il reprit.

« La différence entre toi et moi, c'est que moi je n'ai pas trahi ta confiance. Tu as eu ce que tu demandais et même plus. Moi je te donne simplement la main et en moins de dix secondes tu réussis à trahir ma confiance. Alors franchement, qui de nous deux est le plus douteux ? »

Histoire de la convaincre qu'il était temps pour elle d'arrêter ce petit manège, Renan décida de lui accorder une démonstration qui devrait la persuader qu'elle risquait gros à continuer sur cette pente. Usant de son contrôle environnemental, le français commença à soulever les objets métalliques qui se trouvaient dans le coin. Il ne les contrôlait pas, il agissait simplement comme si la gravité venait de disparaître et dans un garage, ce n'était pas les objets métalliques qui manquaient !

« Maintenant, si tu ne veux pas devoir expliquer à ton patron pourquoi tout le garage est sens dessus dessous, te je conseille de terminer ce que tu as commencé. »

À comprendre lui faire traverser ce foutu mur !
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Message posté : Dim 19 Jan - 16:39 Message
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Si l’homme n’avait pas l’air de s’inquiéter de la situation, c’était la même chose du côté d’Aishlinn, du moins en apparence. Elle se permit même un haussement de sourcil, presque ironique, pendant son laïus sur le fait qu’elle allait se retrouver avec toute une organisation sur le dos. Dans son esprit, elle leur avait volé un objet sous le nez, et on l’avait probablement envoyé chercher des documents parce que son équipe à lui n’en était pas capable. C’était faux mais, par manque d’informations, c’était de cette manière qu’elle voyait les choses. Alors, vraiment, pourquoi elle s’inquiéterait de cette organisation ? Tout ce qu’elle lui accordait c’était le fait de pouvoir posséder beaucoup d’informations et, si ça pouvait être très dangereux, elle ne les voyait pas capable de l’atteindre physiquement. Du coup, elle ne se sentait pas tellement en danger enfin, c’était un peu plus compliqué que ça mais elle n’avait pas besoin de le faire savoir.

Aishlinn avait espéré qu’il donne des informations mais, est-ce qu’elle y avait réellement cru ? Non mais, comme tout, elle se devait d’essayer. Tant pis si ça ne plaisait pas à l’homme, elle n’avait pas pu passer à côté de cette occasion. Et puis, elle n’était pas non plus sans la moindre information. Il venait bien de dire que le Cartel Rouge collaborait avec son organisation, non ? Du coup, ça lui donnait un endroit où commencer à chercher de son côté. Vrai ou non – elle n’avait aucun moyen de le savoir – c’était un début de piste. Si son organisation possédait vraiment pas mal d’informations, elle trouvait même logique qu’il puisse avoir une prise sur le Cartel Rouge qui ne devait pas avoir envie que certaines infos filtrent. Du coup, elle haussa les épaules, nullement impressionnée, quand il lui demanda si elle comptait s’en sortir contre son organisation. C’était un peu comme demander à une adolescente si elle comptait mourir en traversant la rue. Elle ne pouvait pas mourir, elle avait juste une vie entière devant elle, Aishlinn était jeune, douée, et avait un pouvoir bien pratique. Pourquoi craindre quelque chose, si ça devenait trop compliqué, au pire, elle changerait d’endroit, se ferait oublier quelque temps et puis voilà. Elle ne savait vraiment pas où elle avait mis les pieds !

Et elle n’irait pas le plaindre non plus parce qu’il avait accepté de lui donner la main pour traverser un mur, il connaissait les risques. De là à dire qu’elle était la plus douteuse, c’était quand même gonflé de son point de vue mais, avant qu’elle ne partage sa vision des choses un tas d’objet se mirent à quitter le sol. Par réflexe, elle avait décroisé les bras pour se mettre sur ses gardes. On ne survivait pas sans faire un minimum attention. Ok, c’était impressionnant, surtout en sachant qu’il était à moitié enfoncé dans un mur mais elle se garda de le faire savoir. Au lieu de ça, elle conserva un air neutre.

« J’expliquerais rien du tout et, si vraiment il prend trop la tête, j’aurais juste à changer d’boulot. T’crois vraiment qu’je n’suis pas capable de m’adapter ? » Ça valait pour son boulot et aussi pour le fait de devoir trouver des solutions si elle devait avoir des gens sur le dos. « Puis, t’vois, j’sais pas comment on t’a élevé mais, logiqu’ment on apprend très vite qu’il faut mettre un « s’il te plait » à la fin d’une demande. » Elle qui parlait de politesse, ce n’était forcément pas sérieux sinon ça serait vraiment du foutage de gueule. « Et, sérieux, dire qu’j’ai eu c’que j’voulais et encore plus, c’est quand même un peu exagéré. Parc’que, t’vois, j’ai volé l’artefact, j’ai été prendre les documents et, en échange j’ai juste des informations sur un truc et, potentiellement, un client à qui j’dois expliquer qu’je n’ai pas ce pour quoi il m’a embauché. C’est pas c’que j’appelle être équitable. » Deux missions pour un paiement, le calcul était vite fait, non ? « Dire qu’c’est moi qui suis douteuse alors qu’c’est toi qui t’pointes dans une ruelle sans prévenir et en étant masqué, c’est quand même une p’tain d’mauvaise foi venant d’ta part. Oh et pendant qu’on y est, faut vraiment qu’je signifie qu’virer c’tte inégalité avec ton masque aurait pu être facile en t’coinçant un peu mieux ? »

Remettre la « confiance » d’Aishlinn en doute était, selon elle, un peu exagéré parce qu’elle aurait pu se servir de cet avantage pour en savoir plus, au moins mettre un visage sur la silhouette de l’homme. Mais dans le fond, tout ça, ce n’était qu’un test. Une façon de voir si elle pouvait en apprendre plus, pour savoir s’il parlait en se sentant piégé, savoir comment il réagissait quand la situation lui échappait un peu et voir ce qu’il était prêt à accepter pour la suivre à l’intérieur. Et, ses réponses, elle les avait. Son regard se posa sur une partie de son environnement en suspension dans les airs – et elle le pensait capable de contrôler les objets pour leur faire prendre la direction qu’il voulait – avant de reporter son regard sur l’homme.

« Étant donné qu’t’as fait tes recommandations, avec ton organisation toussa toussa. » le « ton organisation » ne voulait pas dire qu’elle l’association à l’homme, c’était juste une façon de parler. « C’est à mon tour. La gamine qu’j’suis. » Pour reprendre ses termes à lui. « Fait c’qu’elle veut, quand elle veut. Dire qu’une organisation risque d’me tomber dessus n’sera jamais un moyen de pression sur moi. » Comprendre qu’elle ne sera jamais un pantin qu’on peut manipuler en la menaçant d’une façon ou d’une autre. « Maintenant, si on est OK sur c’point-là… »

Elle haussa les épaules et avança en direction de l’homme masqué pour tendre la main. Elle attendit d’avoir celle de l’inconnu et pouvoir le dématérialiser avec elle pour le faire sortir du mur avant que les deux ne retrouvent leur consistance naturelle.
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Message posté : Dim 19 Jan - 22:08 Message
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Si Aishlinn avait eu peur ou avait été étonnée par la « démonstration » de Renan, elle n'en montra rien. Juste qu'elle était sur ses gardes et prompte à réagir. Ce n'était pas vraiment très surprenant dans un sens et le trentenaire resta silencieux alors qu'elle répondait d'un air buté. Renan retint un soupir de lassitude. La manière de penser des jeunes le dépassait ! Pourtant, il n'était pas si vieux, mais il fallait croire qu'il n'avait jamais vraiment été adolescent puisque même dans ses années de « rebelle » il ne s'était jamais comporté de la sorte. Ou peut-être que si, allez savoir. Quant à la remarque sur son prétendu manque de politesse, il ne se donna même pas la peine de lever les yeux au ciel : c'était uniquement de la provocation et rien de plus ! Aishlinn marquait toutefois un point en soulignant qu'en lui rendant cet artefact, elle risquait de perdre un bon client qui ne reviendrait plus auprès d'elle suite à cet « échec ». Mais elle avait bien plus à gagner, bien qu'elle l'ignorait à ce moment précis. C'était ça les investissements : avoir des surprises lorsqu'on s'y attendait le moins. Le français ne réagit pas lorsque l'Irlandaise lui fit savoir qu'elle aurait parfaitement pu le débarrasser de son masque si elle l'avait souhaité. Il savait que c'était vrai et à ce moment, il aurait dû faire un choix cornélien : lui faire « confiance » et la laisser avec cette donnée en sa possession – après tout elle ne connaissait pas le nom de son organisme. Ou alors se débarrasser d'elle pour éviter des fuites. Connaissant ses collègues, Evey par exemple, ils auraient voté pour la seconde possibilité. Prudence est mère de sûreté.

Aishlinn posa enfin ses conditions avant de lui tendre la main pour lui permettre de quitter la situation désagréable dans laquelle il se trouvait et Renan ne se fit pas prier. Il avait beau ne pas aimer l'idée de lui faire une nouvelle fois confiance, disons que le français n'avait pas vraiment le choix. Puis si elle avait eu l'intention de se débarrasser de lui, elle l'aurait fait avant. Le Breton nota d'ailleurs qu'il ignorait totalement si la demoiselle était capable d'agir de la sorte. Ôter la vie à quelqu'un n'était pas chose aisée et peut-être que bien que ce n'était pas son dada. Pourtant, avec un tel don les possibilités étaient nombreuses. Renan attendit d'avoir retrouvé une consistance normale et d'avoir reposé tous les objets à leur place, plus ou moins, avant de répondre enfin à tout ce qui avait été souligné.

« Je n'essayais pas de faire pression sur toi en parlant de mon organisme. Je me contentais de te dire ce que tu risquais. » Le ton était très calme et posé. « Tu es libre de faire ce que tu veux et je ne dis pas le contraire, je voulais juste m'assurer que tu savais ce que tu encourais si jamais tu décidais d'agir de manière.... radicale dirons-nous. » Un léger soupir alors qu'il ajoutait un détail d'un ton amusé. « Je n'ai pas peur de mourir. Mais je ne sais pas si tu es capable d'aller jusque là cela dit. »

Son ton badin et le fait qu'il n'ait pas paniqué lorsqu'elle l'avait coincé dans le mur laissait penser qu'il disait vrai. Renan avait été entraîné ne pas avoir peur de la mort et même s'il souhaitait l'éviter autant que possible, il saurait rester « digne » le jour où ce moment se présenterait. Son regard se promena sur les environs alors qu'il faisait signe à Aishlinn de lui montrer le chemin, il était venu jusqu'ici pour avoir son artefact et n'allait donc pas poireauter au milieu du garage en attendant qu'elle daigne revenir vers lui. Alors qu'il la suivait, le français reprit la parole d'un ton toujours aussi calme, bien que teinté d'une dose d'amusement et de provocation.

« Je ne vois pas en quoi le fait de voir mon visage changerait quelque chose pour toi. Tu comptes me pister pour me retrouver et m'espionner, ou c'est juste par curiosité ? » Il avait une petite idée sur la question. « C'est bizarre, j'ai toujours entendu dire que le côté mystérieux plaisait aux filles. Tu devrais être contente de croiser un homme masqué du coup. » Comme s'il pouvait s'amuser à apparaître de la sorte juste pour jouer les Don Juan. « Je te l'ai dit, je suis d'un naturel très timide, je préfère éviter de me montrer. »

Bien sûr, rien n'était vrai dans tout ce qu'il venait de dire, mais n'était-ce pas la manière de parler d'Aishlinn ? Elle avait l'air d'aimer tourner autour du pot en provoquant l'autre juste pour le plaisir. Renan aussi. La provocation, c'était son truc, même si au fond il n'avait que rarement l'occasion d'en profiter. Quand bien même la demoiselle réussirait-elle à le repérer en civil, il y avait peu de chances pour qu'elle pense avoir réellement affaire au même type que dans la ruelle : il était bien trop passif et soumit en tant que Renan. Tesla, c'était autre chose. C'était le véritable lui. Alors qu'ils arrivaient dans la zone où la jeune femme avant stock l'objet, ou du moins Renan le pensait, il termina son petit discours d'un ton toujours aussi léger.

« Et ne t'en fais pas. Je t'avais parlé d'investissement, c'est la même chose pour toi. Pour le moment tu as l'impression de perdre un client en me donnant cet artefact, mais dans quelques temps tu verras ce que tu as réellement gagné. Et quelque chose me dit que tu vas aimer. » Ou pas en vérité. « Puis au pire des cas, tu as le plaisir de passer des moments en ma compagnie, ça vaut largement un artefact, non ? »

Lorsqu'on était aussi vaniteux que lui, ces paroles prenaient leur sens.
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Message posté : Lun 20 Jan - 16:52 Message
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Ben, chez elle, expliquer les risques c’était comme menacer, surtout dans ce genre de milieu. Et, elle n’aimait pas tellement ça. Quand il expliqua ne pas avoir peur de mourir, avant de laisser planer un doute sur le fait qu’elle n’était peut-être pas capable d’être aussi radicale, Aishlinn croisa les bras, haussant un sourcil, son regard se rivant sur l’homme.

« Va savoir… Se rematérialiser dans quelqu’un est si vite arrivé. »

Si elle en n’était incapable, il était hors de question de lui dire ou de le faire comprendre. Ne pas tuer était considéré, par certains, comme une faiblesse. Elle ne laisserait pas quelque chose de ce genre apparaitre dans son discours. Elle n’avait pas dit en être capable mais elle n’avait pas dit le contraire non plus. Qu’il continue à se poser la question, ça lui allait bien. Ce qui était certain, par contre, c’est qu’il n’était pas du genre à paniquer et, ça, ça n’avait rien de rassurant. Les gens avec une bonne maitrise d’eux-mêmes, ça laissait souvent sous-entendre qu’ils savaient ce qu’ils faisaient. Peut-être qu’il n’était qu’un homme de main mais il en valait plusieurs du même rang au cartel Rouge par exemple. Son organisation n’était probablement pas à sous-estimer.

Gardant ses réflexions pour elle, l’irlandaise s’avança dans le garage, prenant sur elle de lui tourner le dos pour qu’il puisse la suivre. Surtout après ce qu’elle venait de faire. Et dire qu’on lui reprochait de ne pas faire confiance ! Voir son visage, ça changeait tout. S’il était un homme de main, il devait bien avoir une vie en dehors de cette organisation et, même si ça devait lui prendre 10 ans, elle finirait bien par retrouver une trace de cette vie civile, non ? C’était un début pour avoir des informations.

« On oublie toujours la voix des gens en premier, quand on cesse d’les croiser pendant longtemps. Ça s’rait tell’ment une déception d’ne plus entendre la tienne, qu’j’aurais au moins l’plaisir d’me souvenir d’un visage. Ça semble évident pourtant ! »

Oui elle était dans la provocation, cela dit une gamine de 19 ans ne savait pas forcément ce qu’on oubliait en premier chez les gens, à moins de l’avoir vécu. Alors, dans les phrases qu’elle pouvait lâcher, il y avait quand même des informations à chopper, même si ça restait sur un ton ironique. Elle s’arrêta près d’un mur et se retourna vers Renan qui expliquait qu’elle aurait des choses à gagner, qu’un client de perdu n’était pas si grave avec ce qu’elle avait gagné. Un sourire ironique se posa sur son visage.

« T’as quand même l’air bien sûr d’toi, sur c’que j’vais aimer ou non. » Même elle, elle n’était pas certaine de savoir ce qu’elle aimait « gagner » dans un boulot. Le défi, c’était ça qui la motivait plus que la récompense. « J’vais finir par croire qu’tu m’connais mieux qu’moi. » Elle haussa les épaules. « Mouais, en fait c’est surtout toi qui n’peux plus t’passer d’moi. »

Le ton n’avait rien de sérieux, comme lui en fait. Elle se tourna vers le mur, sembla calculer un angle et plongea sa main à l’intérieur. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu’elle ressorte avec, dedans, l’artefact dont il était question. Inspirant, elle se retourna une nouvelle fois vers Renan et, après une légère hésitation, elle finit par tendre l’objet dans sa direction pour lui donner. Voilà comment on disait adieu à un client juste parce qu’un type masqué c’était pointé, un jour, dans une ruelle déserte !

« Et maint’nant, ça s’passe comment ? J’dois essayer d’multiplier les horaires d’nuit pour qu’tu puisses m’croiser si jamais un boulot s’présente ? » Toujours le même problème de moyen de communication. Après tout, elle avait épuisé son seul appel possible – dont elle n’avait rien réussi à tirer d’ailleurs – c’est lui qui avait toutes les clés en main. « T’es conscient que ça n’se passera pas comme ça à chaque fois ? Si jamais j’dois m’retrouver sur l’même objet qu’toi et qu’c’est quelqu’un d’autre qui m’emploie, n’t’attend pas à c’que j’te refile l’truc à chaque fois. » Elle n’allait pas perdre son carnet d’adresses petit à petit pour un type masqué. « Et quand j’dis « toi » c’est toi ou n’importe qui de c’tte organisation dont tu fais partie. »

Ne voyant pas tellement de raison de rester dans le garage maintenant qu’il avait l’objet, elle désigna l’endroit par où ils étaient rentrés pour qu’il passe devant et qu’ils puissent s’y diriger. Le truc c’était qu’il allait, une fois plus devoir passer le mur avec elle quand ils seraient devant. Mais, elle l’avait laissé coincer une fois dedans, il n’y avait aucune raison pour qu’elle le fasse une deuxième fois. Ça n’aurait rien de justifié.
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Message posté : Mar 21 Jan - 14:52 Message
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Si Aishlinn espérait réellement convaincre Renan de lui montrer son visage, elle perdait son temps pour rien. Pour un agent SHADOW, son identité civile était plus précieuse que tout – que sa vie même. Lorsqu'en prime vous étiez l'Officier en charge de la cellule de Star City et des environs, ces choses étaient encore plus importantes. Par conséquent, à moins d'un accident il n'y avait aucune chance pour que l'Irlandaise puisse un jour avoir un aperçu des traits de son mystérieux interlocuteur. Ce besoin que les gens avaient tous de voir le visage des autres dépassait le français, lui se fichait pas mal de savoir quel était le physique de ses cibles ou alliés. Tout ce qui importait, c'était leurs compétences ! Ajoutez à cela que de nombreux mutants avaient le don de modifier leur apparence physique – ou que des dispositifs existaient pour y arriver – et vous compreniez d'autant plus la position du trentenaire. Mais dans le cas de la jeune femme, le français mettait davantage cela sur le désir de le coincer dans son identité civile et c'était d'autant plus important pour lui de conserver le secret sur son apparence.

Comme la jeune femme poursuivait en lui soulignant qu'il était un peu trop sûr de lui, le Breton s'accorda un sourire amusé – qu'elle ne vit pas, bien évidemment. Oui, il était certain de savoir qu'elle apprécierait ce que SHADOW pouvait lui apporter, parce que si ce n'était pas le cas, Aishlinn ne serait pas celle qu'il avait imaginée. Comme cela signifierait qu'il s'était trompé, Renan refusait tout simplement d'envisager cette possibilité ! Au terme de ses provocations, le trentenaire lâcha simplement quelques mots.

« Que veux-tu, j'ai un don pour deviner ce que les femmes aiment. Puis vu l'aperçu que tu m'as donné, j'ai une petite idée sur la question. »

Là, il s'agissait d'une pique destinée à lui faire croire qu'elle en disait bien plus qu'elle ne le pensait. D'un côté Renan risquait de la faire se braquer, mais de l'autre elle allait aussi se mettre à réfléchir à chaque mot qu'elle disait et il pourrait essayer de cerner ce qui l'inquiétait sincèrement. Elle avait forcément quelque chose à cacher. Tout le monde avait des choses à dissimuler ! Le trentenaire devait simplement pousser ses investigations plus loin avant de reprendre contact avec l'Irlandaise. Pour le moment leur discussion était bon enfant et provocatrice, mais suivant l'évolution de leur collaboration, elle serait aussi amenée à le craindre ou à l'apprécier. Tout dépendrait d'elle au final.

Aishlinn utilisa à nouveau son don pour récupérer l'artefact qu'elle avait dissimulé à un endroit où personne ne pourrait mettre la main dessus. Bonne technique. Renan nota ce détail dans un coin de son esprit avant de tendre la main pour récupérer l'objet. Il avait noté la légère hésitation qu'elle avait eue, comme si elle n'était pas totalement convaincue de ce qu'elle faisait. Au moins restait-elle de son côté, c'était déjà ça ! L'inévitable question liée à leur prochaine prise de contact revint sur le tapis. Il sourit une énième fois tandis qu'elle émettait des hypothèses et lançait quelques « menaces » sur une éventuelle prochaine rencontre dans des camps opposés. C'est avec naturel qu'il répondit.

« Oh, mais tu as eu de la chance la première fois ma jolie. La prochaine rencontre ne tournera pas en ta faveur. Mais ne t'en fais pas, je ne t'abîmerai pas trop, histoire que tu puisses encore bosser pour nous. »

Là, c'était de la provocation pure et simple. Mais si Aishlinn et Renan partageaient bien quelque chose, c'était une certaine assurance en leurs capacités. Le trentenaire était convaincu qu'il arriverait à lui passer devant s'ils étaient à nouveau opposés. La fois dernière l'Irlandaise s'en était tirée uniquement parce que l'Officier de la Pénombre n'avait pas souhaité la tuer, sans quoi elle serait restée sur le parquer là-bas – du moins en était-il persuadé. Ce sujet réglé, ils se dirigèrent vers le même endroit que celui par lequel ils étaient arrivés et comme, bien entendu, le français doutait un peu de sa collègue, il hésita avant de réitérer le passage du mur en sa compagnie. Cependant, elle n'avait aucune raison de le coincer une seconde fois et Renan lui tendit finalement la main pour un dernier passage en sa compagnie. Une fois de l'autre côté, il glissa – doucement pour qu'elle ne s'effraie pas – sa main vers l'une de ses poches pour en tirer un nouveau téléphone et lui tendit.

« C'est le modèle au-dessus celui-là. Tu ne pourras pas composer d'autre numéro que celui programmé dedans, il te redirigera automatiquement. In-traçable, donc inutile de t'inquiéter, personne ne retrouvera ma trace avec lui. » Il se moquait d'elle au cas où elle aurait dans l'idée de le pirater pour trouver la source. « Tu pourras appeler autant de fois que tu le souhaiteras et je pourrai te joindre dessus. Un conseil : ne le perds pas, ce sera ton seul moyen de communication avec moi. » L'artefact fut rangé. « Tu vois, tu n'es pas prête d'oublier ma voix. Et maintenant, même si j'adore ta compagnie, il est temps qu'on se dise au revoir. Pour cette fois-ci. »

Et sans le dire clairement, il recula d'un pas avant de s'éloigner, utilisant son don histoire de rejoindre un toit non loin d'ici – les gens pensaient rarement à regarder en hauteur lorsqu'ils marchaient, la preuve avec leur première discussion !

Spoiler:
 
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Ich will dass ihr mir vertraut, ich will dass ihr mir glaubt, ich will eure Blicke spüren, jeden Herzschlag kontrollieren. Ich will eure Stimmen horen, Ich will die Ruhe storen. ♦️ ©️ Rammstein





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