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Un idéal n'est pas un objet d'échange.

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Message posté : Ven 13 Déc 2013 - 1:46 Message
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Légion des Etoiles

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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
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ϟ Nombre de Messages RP : 213
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ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
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ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Un idéal n'est pas un objet d'échange.


L’heure n’avait beau pas être des plus avancée, déjà la nuit tombait sur le quartier de la Marine. Les lourds nuages gris laissaient choir sur le sol des flocons d’un blanc immaculé se dispersant sur le gazon soigneusement entretenu d’une Villa Veidt rendue puis immaculée encore par cet ajout de blanc. Le froid saisissant ne semblait guère avoir de prise sur un imperturbable édifice moderne. Les voitures de luxe de leur propriétaire étaient soigneusement garées sur la ronde place permettant de se rediriger vers les lointains quartiers de Star City. Debout au-devant d’une des nombreuses baies vitrées ouvertes sur l’extérieur, Adriel laissait son regard bleuté dériver sur le paysage manquant progressivement de lumière. L’hiver se faisait de plus en plus proche, de plus en plus oppressant et l’on entrait dans cette période de l’année que le Golden Boy n’affectionnait pas du tout. L’approche d’une nouvelle année comme des réjouissances accompagnant la période de Noël le laissaient de marbre tant il avait l’habitude d’être seul. Atrocement seul.

Certes, il retrouverait probablement son Grand-Père pour un diner intimiste propice aux franches confessions comme à la prolongation d’une familiale relation qu’il chérissait plus que quelque autre. Mais cette réunion serait surtout l’occasion de ressentir le manque. De ressentir leur manque. L’absence de ses parents, l’absence de ses frères… L’absence de tous les autres. Il avait beau jouer les fier à bras, il n’appréciait guère la solitude et la ressentait plus encore depuis qu’il avait conçu ce double conditionné à n’être que le logique prolongement d’un Randall avec qui il fut élevé, avec qui il eut grandi… Enfanté pour éloigner une personne chère à leur cœur de tout danger –comme des affaires qu’il pouvait bien manigancé- il n’eut réussi qu’à ajouter plus de trouble dans l’âme d’un Adriel bien trop tourmenté. Bien plus qu’il ne souhaitait le laisser paraitre dans tous les cas…

Rassasié de muettes contemplations, le jeune homme ce détourna du panorama Atlantique pour s’en retourner vers le grand salon. Il passa devant l’écran d’une tablette tactile ouverte sur une impressionnante série de notes comme de codes destinés à la création comme au perfectionnement de son armure. Au sous-sol, dans son atelier, une douzaine de doubles parfaits travaillaient à la réalisation de son Chef d’œuvre. Il y avait consacré énormément d’énergie, également, mais n’avait pas trouvé la force d’y occuper son attention depuis quelques temps. Beaucoup de sentiments confus brouillaient sa réflexion. Point celle de ses doubles. Arrivé devant le bar moderne agrémentant le salon, il se glissa derrière le comptoir moderne pour se servir un Whisky. Utilisant le même verre, il y avait fort à parier que ce n’était pas le premier de la journée. Verre empli d’une boisson ambrée au creux de la main, il anima ses pas pour longer la longue baie vitrée épousant les murs de son habitat. Il se perdit dans la contemplation des placides eaux de sa piscine, s’y figurant y piquer une tête tantôt. Et ce, malgré le fait que l’eau fût probablement glaciale !

Ses yeux d’un bleu profond finirent par atterrir sur un échiquier. Les pièces y étaient disposées de façon à reproduire le gambit de Malmö. Suède, 1923, la tour noire prend la dame blanche, mettant ainsi le roi noir en échec… Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Adriel avait passé beaucoup de temps à étudier ce jeu. Un temps tout aussi conséquent que celui dévolu à l’étude du piano. Pareil instrument se trouvait d’ailleurs très proche du jeu des rois. Un instrument ayant appartenu à son arrière-grand-père d’après les dires de son dernier aïeul restant. Il s’était efforcé d’en apprendre l’usage sans pour autant chercher à devenir un virtuose quand il apprit que son père trouvait dans cette musique un semblant de refuge face à leurs activités industrielles. Un fait supplémentaire ajouté à la douloureuse constatation qu’il ne savait, finalement, rien ou presque de l’existence comme des cas de conscience de ses parents.

" V.I.S.I.O.N. J’aimerai que tu passes la musique sur Mute, je te prie ! " Et presque immédiatement, l’intelligence artificielle gérant l’intégralité de la maison accéda à la requête de son créateur. Posant son verre sur le bois lustré de l’instrument de musique, le Golden Boy finit par s’installer face aux notes bicolores. Il fit craquer ses doigts, dans un réflexe, et leva les yeux aux plafonds pour questionner ce qui lui traversait l’esprit en l’instant. Ce qui pouvait bien lui traverser le cœur. Un visage souriant s’imposa de lui-même et c’est sans coup férir que ses doigts se mirent à donner naissance à l’un de ses morceaux favoris : Nuvole Bianche. Et les notes se mirent à défiler dans le silence de la pièce, sonnant à un rythme de plus en plus soutenu alors que la neige au dehors rendait la mélodie plus profonde, semblable à une caresse. " Monsieur, il semble que quelqu’un s’aventure sur le domaine en direction de la maison… " Adriel ne sembla guère prêter la moindre attention à l’information, laissant ses doigts glisser de touches en touches. Un instant plus tard, l’intelligence artificielle revint à la charge : " Monsieur… " Une voix forte la coupa net. " J’ai entendu… " Adriel ferma les yeux tout en poursuivant son semblant de récital. Son attention vola d’un double à un autre, faisant tour à tour cesser leur existence. Il accumula le fruit de leur travaux, le fruit de leur labeur pour préserver le secret de ses capacités au ou… L’on viendrait à parcourir son atelier. La chose lui fit commettre quelques fausses notes, mais elle ne furent pas relevées par l’information acolyte questionnant : " Dois-je activer les protocoles de sécurité ? " Continuant à jouer, le jeune homme se contenta de marmonner : " Ce ne sera pas nécessaire pour l’instant… Reste donc muet et tiens-toi prêt à réagir sur mon ordre. " Il n’avait rien de suspicieux et estimait n’avoir que peu de choses à perdre désormais. Il ne savait plus très bien pour qui ou pour quoi il laissait les dernières notes s’envoler dans l’atmosphère chaude du salon. Sa composition terminée, il jeta un coup d’œil à l’échiquier sans parvenir à en déchiffrer le secret. Cette triste constatation le força à boire la moitié de son verre d’un trait. Et voilà que, déjà, ses doigts jouaient sur les haves et sombres notes pour donner naissance à un nouveau morceau. A moins que son invité ne sache faire fi des portes, il aurait à attendre que le Golden Boy eut fini de jouer pour jouir de sa présence !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Ven 13 Déc 2013 - 13:26 Message
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Franchement, ils en avaient chié dans ce putain de musée. Assez pour qu’elle n’ait aucune envie d’y retourner même comme simple visiteuse. Elle n’avait pas dit à Adriel quand elle comptait opérer – encore heureux ! – du coup, elle avait laissé les choses se tasser un peu, surtout que les journaux avaient parlé d’un vol au musée des Super. Ce n’était pas le moment de se trimballer avec des pièces venant de là-bas. L’irlandaise avait fait la morte quelques jours, se concentrant sur ses cours au manoir d’Adrian –rencontrant son assistante par la même occasion – histoire de réussir à maîtriser un minimum son côté mage qu’elle venait de découvrir. Malgré les compliments et encouragements de son prof, elle restait toujours insatisfaite de ses progrès. Un peu trop perfectionniste sur les bords, rien n’était assez bien à ses yeux à ce niveau-là.

Mais faire la morte, ça ne durait qu’un temps. Pas envie qu’Adriel soit au courant, par les journaux, que le vol avait eu lieu et qu’il pense qu’elle s’était foirée en ne la voyant pas débarquer. Elle se souvenait qu’il avait dit préféré qu’elle le prévienne plutôt que de débarquer dans son bureau à l’improviste. Et c’est avec un sourire qu’elle estima que ce qui valait pour son lieu de travail ne l’était pas forcément pour l’endroit où il vivait ! Cette idée en tête, elle chargea un sac contenant les objets intéressant Adriel, dans le coffre d’une voiture se trouvant dans le manoir où elle vivait et se rendit en ville. C’était cool de vivre aux abords de Star City dans un domaine comme celui-là mais, pour les trajets de tous les jours – surtout avec ce temps – c’était déjà plus contraignant.

Garant la voiture dans un coin du quartier où se trouvait la villa d’Adriel, Aishlinn préféra finir à pied prenant le sac dans ses mains. L’air frais avait quelque chose d’assez agréable, ce qu’elle préférait aux chaleurs de l’été – elle était Irlandaise après tout – puis elle aimait bien la manière dont ses converses crissaient sur le léger duvet blanc déposé sur le sol. S’éclatant, en bonne adolescente qu’elle était, avec le nuage blanc qui sortait de ses lèvres à chaque expiration d’air, elle arriva bien vite devant la villa de Veidt. Bien sûr, elle ne s’encombra pas de portail, de porte ou de quoique ce soit pouvant interdire l’accès à une personne normale.

Un peu enneigée, elle passa la porte d’entrée avant de secouer un peu pour se débarrasser de quelques flocons. Certains étaient pourtant restés accrochés à ses cheveux noirs laissés à l’air libre mais ils ne résisteraient pas longtemps à la chaleur ambiante. Incapable de se repérer dans une belle baraque, elle prit le chemin qui suivait la musique qui s’écoulait de l’endroit. Si Aishlinn – et Abban – n’avait jamais été une pro en classe, elle avait toujours aimé ce qui était « beau », ce qui allait des paysages, de la peinture à la musique. Alors, peut-être qu’elle n’était pas capable de jouer aux échecs mais, en revanche, elle était capable de reconnaître un air d’Einaudi, sa présence musicale dans certains films ou pub devait aider.

Elle s’arrêta dans l’encadrement d’une porte, donnant vue sur la pièce où se trouvait Adriel. Autant avouer qu’elle fut surprise de voir que c’était lui qui jouait, cela dit, elle ne se manifesta pas, déposant doucement son sac sur le sol. Son manteau toujours sur les épaules, elle s’appuya à l’encadrement de l’entrée, écoutant le son qui sortait du piano. Elle n’aurait pas cherché à l’interrompre de toute façon, se laissant un peu bercer par la musique. Elle trouva presque bizarre d’entendre ce genre de morceau venant d’un marchand d’armes, comme quoi, il avait peut-être d’autres facettes. M’enfin, ce n’était pas elle qui allait se lancer dans de la psychologie. Une fois la mélodie finit, elle récupéra le sac et s’avança dans la pièce.

« J’savais pas qu’vous jouiez du piano. »

Ce n’était pas comme si elle le connaissait en même temps, il y avait peut-être une légère tinte impressionnée dans sa voix mais elle n’ajouta rien de plus. Pas certaine d’être là pour copiner avec ce type. Ce qu’il pouvait faire de sa vie n’était pas supposé l’intéresser, en fait, elle s’en foutait même. Réflexion qui la caractérisait assez bien au final, les gens et elle, ce n’était pas vraiment une grande histoire d’amour. Comme à son habitude, elle fit un peu comme si elle était chez elle, posant le sac à ses pieds et son manteau sur le dossier d’une chaise. C’est qu’elle ne voulait pas mourir étouffer par la chaleur parce qu’elle était restée avec son manteau. D’un mouvement de tête elle désigna le sac en toile noir qui était à ses pieds.

« J’ai une partie d’ce qu’vous vouliez. » Elle haussa les épaules. « J’ai trouvé votre truc neuronal j’sais pas quoi sur l’casque, j’ai aussi l’cœur qui était dans l’truc là. » Elle désigna son torse, parce que bon, les termes techniques ça la gonflait très vite. « Par contre, pas d’trace d’gants mais, j’ai des plans par contre. »

On ne lui demandait pas de comprendre ce qu’elle volait, sinon il aurait fallu qu’elle ait une mémoire capable de tout comprendre vue les demandes variées qu’elle pouvait avoir. En attendant, elle restait quand même pro, même si elle ne saisissait pas tout, elle ne revenait jamais avec un truc qui n’avait rien à voir. Sauf si on lui donnait des descriptions pourries.
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Message posté : Ven 13 Déc 2013 - 15:16 Message
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Un idéal n'est pas un objet d'échange.


Il laissa ses doigts courir sur les haves et sombres notes, leur arrachant des plaintes que d'aucun aurait bien pu décrire comme étant une bien triste mélodie. Facade ou bien réalité ? Adriel avait, de tous temps, su s’amuser des réactions de son auditoire en chaussant un masque de circonstance. Mais qu’était-il vraiment en l’instant ? Un simple fils nostalgique des moments de son enfance passés aux côtés de ses parents comme de ses frères ? Ou bien un homme au cœur empli par une femme qu’il n’aspirait qu’à retrouver ? A moins qu’aucune de ces deux possibilités ne soit à même de correspondre à la vérité… Il en eut presque oublié l’imminente arrivée d’un visiteur, mais les finales déclamations de sa musique lui firent prendre conscience que personne n’avait encore sonné. Ni même toqué… Il finit par hausser les sourcils dès la fin de son morceau, se préparant à alpaguer V.I.S.I.O.N sur la nature de la situation quand une petite voix fluette le tira de sa concentration passagère.

Se saisissant de son verre d’alcool à moitié plein, Adriel entreprit de pivoter sur son siège pour faire face à la nouvelle arrivante. Il étira un menu sourire en reconnaissant la fine silhouette de l’audacieuse voleuse s’étant, il y a quelques temps, introduite dans son bureau pour en repartir avec un emploi… La chose improbable par excellence à l’initiation de leur discussion. Il fit tourner son verre au creux de sa paume, se contentant d’une contemplation silencieuse qui dériva vite vers le sac de toile sombre aux pieds de la jeune femme. Son sourire s’étira plus encore. Quand il avait lu dans la presse qu’un cambriolage s’était produit au Musée des Super, il eut la conviction qu’elle en fut à l’origine. Ce simple fait fut suffisant pour attiser l’espoir d’un bond en avant dans son projet Jaeger. Mais l’attente avait succédé à la constatation, si bien qu’il avait fini par penser que la jeune femme avait bien pu échouer. Fâcheux. D’autant que, dans son souvenir, il lui avait formulé le souhait de la voir prendre contact avec lui plus que de débarquer à l’improviste comme elle semblait capable de la faire avec une grande facilité. Une fois la jeune femme partie, il lui faudrait se pencher un peu plus sur ses protocoles de sécurité… Néanmoins, il s’adressa rapidement à elle dans un sourire :

" Tous les gosses de riches passent une bonne partie de leur enfance à subir des leçons dans des domaines sans grand intérêt… " C’est du moins ce qu’il se plaisait à faire croire. Son propre apprentissage lui venait des vagues souvenirs de Leonel comme des heures passées à laisser un ou plusieurs doubles s’exercer sur l’instrument pour faire de lui, non pas un virtuose, mais un joueur correct. A la lumière de ses capacités, Adriel avait découvert qu’il pouvait plus ou moins tout apprendre pour peu qu’il s’en donnait le temps comme les moyens. Des moyens prenant bien souvent la forme de doubles parfaits. " Et puis… Il serait bien dommage de tout savoir de moi sans véritablement me connaitre, n’est-ce pas ? " Il se fendit d’un sourire accompagné d’un petit rire. Ne tardant guère à porter son verre à ses lèvres, il en diminua drastiquement le contenu d’une gourmande gorgée. Le feu de l’alcool se dissipant dans sa gorge, il s’avança de nouveau vers le bar, agitant son verre en direction de la jeune femme pour questionner : " Je vous sers quelque chose, peut être… ? " Il n’attendit pas la réponse pour remplir son verre d’une nouvelle lampée de Scotch. Sans réellement y réfléchir, il se fit la muette constatation que sa consommation avait, récemment explosé… Plissant les yeux, il adressa un regard inquisiteur des plus burlesque à la britannique pour la questionner : " N’avions-nous pas convenu qu’il serait… Préférable que vous preniez contact plutôt que de vous voir surgir à l’improviste ? "

Il lui adressa un grand sourire. La situation semblait l’amuser, voir le réjouir. Non pas dans la présence pure et simple de l’adolescente –bien qu’il n’ait jamais réellement arrêté de regarder les jolies femmes- mais bien dans les conséquences de son apparition. Ce jour sonnait comme celui où il pourrait bien tourner une page de sa quête. Glissant de derrière le comptoir, l’hypothétique boisson demandée par la jeune femme en main, il passa près de son échiquier et y déposa son scotch pour déplacer une pièce dans un mouvement réfléchis de longue date. Un cavalier noir surgit donc pour barrer la route à la tour blanche, ouvrant la porte à une offensive du have fou qui pourrait bien tomber dans son piège… Dès lors, ça serait à Hans de jouer.

" Impressionnant… " Se contenta t’il de dire face aux déclamation de la voleuse. Saisissant son verre, il s’avança vers elle. " Vraiment très impressionnant… " Il n’aurait jamais pensé qu’elle puisse parvenir à lui fournir tant de pièces et se montrait ravi du résultat qui lui était exposé. Son sourire en disait long. Lui tendant son hypothétique breuvage, il reprit avec son timbre neutre : " J’ai lu vos exploits dans la presse… " Il se garda bien de mentionner que la chose lui avait fait douter de la réussite de son entreprise et lui adressa un sourire malicieux. A croire qu’il lui reprochait d’avoir fait trainer les choses en longueur… Un état de fait valable dans bien des aspects de l’existence du Golden Boy. Et voilà qu’il questionnait avec un semblant de curiosité maladive : " Les choses se sont bien passées ? Vous n’avez pas éprouvé trop de… Difficulté ? " Pas une seule fois il n’avait songé à aborder le chapitre de sa rémunération.
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Message posté : Ven 13 Déc 2013 - 19:40 Message
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Au moins, il y avait des choses qui ne changeaient pas : ce type ne pouvait pas vivre sans un verre d’alcool entre les mains. Réflexion qu’elle garda pour elle parce que ce n’était pas son problème, il pouvait bien se ruiner à l’alcool autant qu’il voulait ! Qu’il sache jouer du piano à cause d’une éducation de riche parut tout à fait logique à l’irlandaise qui s’était presque attendu à trouver un mini-golf dans le salon, vu la baraque qu’il se tapait. D’un autre côté, elle devenait bien mal placée pour juger d’une situation au regard de la maison, après tout, elle était la première à vivre dans un truc avec bien trop de pièces pour en faire le tour rapidement. Elle haussa doucement les épaules.

« Oh, j’comptais pas tout savoir mais y a toujours des informations qu’sont bonnes à connaitre. »

Le fait qu’il jouait du piano n’entrait pas dans cette catégorie mais, de manière générale, il était toujours bon de disposer d’informations. Quelqu’un lui avait dit que c’était le plus grand des pouvoirs, chose qu’elle essayait toujours de ne pas trop négliger. Quand il proposa un verre, même s’il était tourné vers le bar, elle ne put s’empêcher de sourire.

« J’ai mis autant d’temps que ça à r’venir vous voir pour qu’j’puisse avoir soudainement l’âge d’boire ? » La réflexion avait été dite de manière amusée parce que, c’était lui qui avait émis, le premier, l’avis qu’elle n’était pas en âge de boire et, elle, qui avait mis du temps à revenir avec son butin. Elle reprit tout de même de manière un peu plus sérieuse. « Non merci, ça ira. » A ne pas en douter, elle était loin d’avoir sa résistance à l’alcool et n’avait aucune envie de tester ses propres limites avec un alcool qui devait être hors de prix. Prenant un air des plus innocents pour répondre à sa question suivante, elle reprit : « Ah ? Nous avions convenus d’ça ? Il m’semblait qu’ça s’appliquait qu’pour votre bureau, pas pour votre lieu d’vie. »

Elle laissa, à son tour, passer un sourire qui, finalement, n’était pas si innocent que cela. Elle se doutait bien qu’elle aurait dû le prévenir mais, si elle l’avait fait, où serait l’amusement ? Sans parler du fait que de ne pas prévenir avait l’avantage d’éviter les plans foireux, elle ne connaissait rien de la façon de faire d’Adriel, et ne savait encore moins s’il était « honnête » dans ses propositions d’emploi. Arriver à l’improviste c’était éviter de se retrouver entouré de plusieurs types et de devoir lâcher le résultat de son vol contre rien en échange. Ne comprenant strictement rien aux échecs, elle ne porta pas de grand intérêt au mouvement qu’il venait de faire sur le truc bi-couleurs – parce que c’était comme ça qu’elle qualifiait un échiquier.

« Impressionnant ? »

Se contenta-t-elle de répéter en le regardant s’avancer sans sembler s’en inquiéter. Elle se savait toujours insaisissable si elle le voulait alors, elle n’avait pas lieu de se mettre sur la défensive. D’ailleurs si le sac était à ses pieds ce n’était pour rien. Il fallait le savoir, il fallait s’en rendre compte et trouver ça étrange – ce qui semblait un peu compliqué – mais elle avait un bout de sa chaussure sur une des lanières du sac en toile. Ça donnait l’impression qu’elle l’avait posé là, sans trop regarder où elle mettait les pieds mais, en réalité, cette simple action lui permettait de dématérialiser le sac en cas de problème. On n’était jamais trop prudent.

« A vous écouter, on dirait presque qu’vous doutiez d’ma réussite. » Sourire amusé sur le visage, évidemment qu’il avait dû en douter en ayant aucune nouvelle d’elle. Ça l’amusait. A sa dernière question, elle afficha un air assez neutre. « J’ai l’air d’mal porter ? »

Il fallait y regarder de plus près, ou y faire attention mais en réalité, elle avait la lèvre inférieure légèrement fendue. Une blessure résultant de son passage au musée mais qui avait eu le temps de se résorber un peu, laissant une marque minime qui finirait par disparaître totalement. Elle reprit donc pour continuer sur le fil de sa question.

« Les choses se sont déroulées comme il l’fallait. »

Pas vraiment en réalité mais ça ne le regardait pas. Le système de sécurité les avait un peu surpris – d’ailleurs elle ne parlait jamais de « on », ne s’impliquant qu’elle afin de ne pas laisser entendre qu’ils étaient plusieurs -, Abban avait été blessé, elle avait pris un coup mais, ils avaient réussis. C’était le plus important. De toute façon, jamais elle ne dirait que quelque chose ne s’est pas bien passé, ça ne faisait pas très professionnel. Et, en parlant affaires, sans bouger de sa position, elle reprit.

« J’suppose qu’on est tous les deux conscients qu’ j’ vais pas simpl’ment vous laisser c’sac et rentrer tranquillement chez moi ? »

Elle ne travaillait pas réellement pour la gloire mais, ça, il devait bien en être conscient ou alors il avait une drôle de façon de gérer ses affaires. Et, quand elle voyait l’entreprise qu’il avait, elle ne doutait pas réellement de sa capacité à faire des affaires.
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Message posté : Ven 13 Déc 2013 - 23:23 Message
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Il étira l’un de ses sempiternels sourires quand la jeune femme lui indiqua qu’elle ne comptait pas tout savoir mais qu’il y avait, forcément, des informations importantes à connaitre. A croire que ses maigres talents de pianiste n’en faisaient pas parti. Ce qui n’était, accessoirement, pas vraiment un mal en soi… Il sourit plus encore quand il nota son bon mot sur l’une de ses précédentes remarques lors de leur première rencontre. Effectivement, il n’avait pas jugé bon de lui proposer de l’alcool à ce moment-là. Mais les habitudes étant ce qu’elles sont, il fêtait toujours la conclusion d’un contrat avec un bon Scotch dans ses affaires impliquant de l’armement. A croire que les habitudes ont la vie comme la peau dure… Il prit sur lui de ne pas répondre, laissant simplement un aire coupable naitre sur ses traits et trahir ses pensées. Et voilà qu’elle reprenait la main en indiquant que leur accord ne trouvait son compte que pour l’enceinte des bureaux de Veidt Enterprises. Adriel lui servit une moue contrariée et une sorte de grimace laissant à penser que la chose ne lui plaisait guère. Alors que son ton semblait quelque peu badin :

" Vous jouez sur les mots… " Avança t’il en se drapant de ces sempiternelles attitudes de comédien burlesque. En vérité, la situation ne lui déplaisait pas tant elle ouvrait l’avenir de sa création. L’on aurait même pu dire que ça ne lui importait pas du tout si la jeune femme n’était pas entrée aussi facilement dans sa demeure. " Ceci dit… " Il s’envoya une petite lampée de Whisky avant de poursuivre : " Ce n’est pas totalement faux… " De quoi donner du point à l’affirmation de la jeune femme et lui faire comprendre qu’il ne lui en tenait pas vraiment rigueur. Si tant est qu’elle en eut quelque chose à faire. " Comment pourrais-je vous en vouloir au vu de ce que vous me présentez… ? "

A croire que la faim justifiait les moyens et modelait également la tolérance du jeune homme. La perspective d’un bond en avant dans ses projets était à même de lui faire avaler pas mal de couleuvres. Tant que le petit bout de femme lui faisant face ne mettait pas la main sur bon nombre de ses secrets. Elle ne semblait pas vraiment des plus curieuses à dire vrai… Toujours ce même sourire quand elle reprit ses mots et lui demanda s’il avait, un temps, pensé à son échec. Bien évidement. Mais il ne le lui dirait pas. Après tout, sous l’identité de Karl Malone il côtoyait pas mal de malandrin ne plaisantant pas avec leur réputation et ne souhaitant pas entendre parler d’échecs hypothétiques…

Et il se figura la jeune femme comme aussi épidermique que ces semblables dès l’instant où elle lui rentra dedans en le questionnant sur son apparence. Probablement pour lui demander de juger son état physique plus que pour se rincer l’œil se figura le Golden Boy. Il la regarda vaguement, l’écoutant lui dire que les choses s’étaient déroulées comme elles le devaient. Il s’était presque attendu à l’entendre dire qu’elle adorait qu’un plan se déroule sans accroc. Cela pouvait être terrifiant d’imaginer si jeune et frêle personne capable de pareilles prouesses.

" Professionnelles jusqu’au bout, n’est-ce pas… ? " Il s’en amusait mais ne s’en formalisa pas. Il imaginait sans mal que ne pas l’entendre fanfaronner son triomphe impliquait des difficultés qui avaient, potentiellement, pu induire une certaine peur. Il se figura dès lors que le prix de sa prestation venait de grimper mais ne le montra guère. Dans le domaine de la négociation comme dans celui des affaires, il était quasiment sûr de lui être supérieur. " Vraiment ? Moi qui vous figurais des attitudes philanthropes… " Il avait prononcé ces mots avec une certaine ironie. Bien évidemment, il savait que s’entamait maintenant le chapitre de la valorisation de son travail par un salaire. S’il avait pensé pouvoir la jouer à l’économie, voir maintenant ces éléments si proches de lui pourrait bien le rendre beaucoup moins dur en affaire. " Ne vous avais-je pas dis, qu’en plus de ma gratitude, je vous récompenserai comme il se doit… ? "

Ah… Si seulement la gratitude pouvait être une monnaie d’échange valable en ce bas monde... Heureusement qu’il y avait l’argent pour aider dans ces situations. A mesure que filait le temps, l’Héritier de Veidt Enterprises avait la curieuse impression que l’argent était l’un des meilleurs pouvoirs du monde… Il n’avait pas totalement tort. Sirotant un peu son verre, il se fendit d’un mouvement de manche pour indiquer à l’adolescente britannique l’un des moelleux canapés à proximité, l’invitant à s’assoir. Adriel ne mit pas longtemps à trouver place dans un fauteuil, déposant son verre sur la table basse translucide non loin de lui.

" Je vous écoute… " Avança t’il à la jeune femme, profitant de son effet de style pour joindre ses deux mains au-devant de son menton. " A quel montant souhaitez-vous voir s’élever votre… Rémunération ? " Si le prix de ses exploits, comme de son silence, passait par un fort apport en billet vert, la jeune femme trouverait ici son bonheur. Bien sûr, un moyen de paiement sûr serait trouvé et rendrait presque impossible le suivi de la piste menant à Adriel. L’on ne devient pas numéro un mondial de l’armement sans quelques dons ni quelques précautions. Toutefois, il restait une éventualité que le jeune homme ne manqua pas d’évoquer : " A moins que vous ne désiriez un autre type de récompense… " Il avait évacué l’aspect charnel de la chose tant la donzelle l’avait envoyé chier dans son bureau, lors de leur précédente rencontre. Néanmoins, tenant le propriétaire de Veidt Enterprise entre ses mains, elle pourrait très bien lui demander quelque chose d’un peu plus exclusif. Auquel cas, un cas de conscience pourrait bien se poser. Et Adriel de conclure : " Auquel cas, il vous faudra clairement me l’expliciter… "
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Message posté : Lun 16 Déc 2013 - 20:10 Message
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Elle haussa légèrement les épaules, malgré un air un peu amusé sur le visage. Non, elle ne jouait pas avec les mots – peut-être un peu – mais, en revanche, elle cherchait surtout des moyens de ne pas se sentir enfermée dans des règles établies. Elle avait toujours eu ce besoin de se sentir libre dans ses décisions, dans ses façons d’agir, dans ses arrivées à l’improviste. Elle pouvait même donner l’impression – pour ceux qui la connaissaient – d’avoir fait des efforts en ne se pointant pas à la Veidt. En réalité, elle avait trouvé plus sûr de venir ici que dans une entreprise avec un sacré système de sécurité, même si elle se doutait que la villa d’Adriel n’était pas sans reste. Qu’il s’offense ou non de la manière dont elle s’était introduite n’avait pas de grande importance en réalité parce que, si elle avait bien compris quelque chose – lors de leur précédente entrevue – c’était qu’Adriel voulait ce qu’elle avait. Et sa première question confirma bien ce fait : elle avait ce qu’il voulait et, dans le fond, ça pouvait presque excuser certaines de ses actions. Son sourire, la façon dont elle avait légèrement haussé les sourcils, tout ça laissant entendre un « Vous ne pouvez pas m’en vouloir » qu’elle ne prononça pas pour autant.

En réalité il aurait tout à fait pu lui dire avait douté de sa réussite, qu’elle s’en serait amusée. Elle n’avait aucune raison de trouver cela vexant, essentiellement parce qu’elle avait réussi et puis, savoir les gens douter avait quelque chose d’agréable. Plus facile de créer la surprise, sans parler qu’elle aimait que les gens puissent la sous-estimer, elle avait l’impression d’avoir encore plus de cartes en main. Finalement, il n’y avait que très peu d’avis qui pouvait la toucher et, il fallait qu’ils soient prononcés par une poignée de personne à qui elle accordait du crédit. Le nombre de personnes pouvant l’atteindre, à bien y réfléchir, se comptait sur les doigts d’une seule de ses mains et, encore, elle ne le ferait pas savoir à la moitié d’entre eux. Adriel avait beau être une joyeuse distraction, elle avait beau avoir été « agréablement » surprise par leur dernière entrevue, ça ne suffisait pas pour entamer la fierté de l’Irlandaise.

Si professionnelle voulait dire ne pas se vanter ou se plaindre d’un boulot qu’on lui avait donné, alors oui, elle l’était. De toute façon, elle estimait l’être quoi qu’il arrive. Avec un sourire sur les lèvres, elle lâcha, de manière amusée, quelques mots en rapport avec ce qu’il s’était dit dans le bureau d’Adriel. « J’vous avais dit qu’j’étais parfaite pour c’poste. » Bien sûr, il n’était pas question du vol quand elle avait dit ça mais de sa recherche d’assistante-elle-ne-savait-plus-trop-quoi, comme quoi, elle pouvait s’adapter à toutes les situations. Elle haussa les épaules, un air faussement navré sur le visage de ne pas être comme il se l’imaginait. Dans le fond, peut-être qu’elle l’était un peu, impossible à dire. Mais, il était clair qu’elle ne pouvait pas être comparée aux autres voleurs qu’on trouvait habituellement. L’argent n’avait jamais été un moteur pour elle, le défi l’était bien plus. « Oh, j’m’souviens parfait’ment d’ce qu’vous avez dit mais, vous savez, y a des gens qui sont capables d’oublier leurs propres paroles. »

Tout comme il ne la connaissait pas, et pouvait s’imaginer des choses erronées sur sa personne, c’était la même chose pour elle. Aishlinn était bien incapable de savoir quel genre d’homme était Adriel. Dans son esprit, la seule chose dont elle était certaine c’était qu’il était un riche homme d’affaires, alcoolique à en juger par les boissons qu’il enchainait et, particulièrement intéressé par des pièces d’armure. Attrapant le sac – parce qu’elle n’allait pas le laisser sans surveillance loin d’elle – elle alla s’installer sur le canapé désigné, le sac à ses pieds avec toujours un contact qu’elle garda avec lui du bout des pieds. Assise, les coudes sur les genoux, elle trouva étonnant qu’il parle de montant monétaire. Avait-il déjà oublié qu’elle avait laissé entendre que l’argent ne l’intéressait pas spécialement ? Son sourire se remit en place quand il évoqua un autre type de récompense, laissant son regard sur l’homme, qu’elle sembla juger un instant, son regard finit par aller retrouver celui d’Adriel.

« L’argent n’a jamais été une motivation première. » Elle haussa les épaules. « Ça s’trouve trop facil’ment d’nos jours. »

Elle ne serait jamais aussi riche que lui, probablement mais, que ferait-elle d’une somme colossale ? Elle volait, la plupart du temps, s’incrustait à sa manière dans les endroits payants et elle bossait pour des gens qui, des fois, n’avaient rien d’autre à offrir que de l’argent. Ce n’était pas le cas de Veidt alors, quand ce genre d’opportunité se présentait, ni elle, ni son frère n’allait vers une rémunération monétaire. Une méthode de fonctionnement qui leur avait permis d’avoir Macha, cette voiture qu’elle préférait largement à de l’argent. Elle reprit assez rapidement sur ses envies.

« En r’vanche, avec votre métier, vous possédez des équip’ments qu’sont bien plus intéressants que d’l’argent. » Elle se souvenait aussi de son envie de vouloir savoir où se trouvaient ses armes, ce qu’elle associa comme une envie de ne pas voir son matériel offensif se balader dans les rues de Star City. « Et, j’vous parle pas d’armes, bien qu’certaines d’entre elles soient intéressantes… » Et à la manière dont c’était dit on pouvait largement comprendre qu’elle parlait de celles qu’elle avait volé, les seules qu’elle pouvait réellement juger pour les avoir eu en main. « Ça n’figure pas dans ma façon d’fonctionner. J’cherche quelqu’chose d’plus défensif. » Cela pouvait paraitre étonnant en vue du métier qu’elle faisait mais, attaquer n’avait jamais été dans ses habitudes. La violence n’était pas une façon de faire selon elle. Avis que ne partageaient pas toujours les gens qu’elle volait, ou le système de sécurité mit en place. « J’recherche quelqu’chose d’innovant, comme vous savez si bien l’faire, et qui permette d’se défendre sans pour autant envoyer les gens dans l’cimetière l’plus proche. » Elle soupira en s’enfonçant dans le canapé, son pied toujours au sol sur la lanière de son sac. « J’suppose qu’vous n’avez pas d’catalogue particulier à fournir à ceux qui vont voler quelqu’chose pour vous ? » En gros, elle ne semblait vouloir quelque chose « tout public ».
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Message posté : Mar 17 Déc 2013 - 0:29 Message
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• Eveil au Qi (champs protecteur)

Un idéal n'est pas un objet d'échange.


Dire qu’il appréciait la nature de leurs échanges était un euphémisme. Basés sur un jeu permanent, une recherche de la relative irritation de son interlocuteur comme des tentatives badines, discuter comme échanger avec la jeune femme le changeait de ces sempiternels échange avec une bande de faux-jetons qui ne parasitaient que trop son existence. Alors si, en plus, elle était à même de lui fournir l’objet de son désir… Il étira plus encore son sourire quand elle lui mentionna qu’elle lui avait, précédemment dit qu’elle était parfaite pour le poste. Taquin, il ne manqua pas de surenchérir : " Il est toujours vacant au demeurant, si le cœur vous en dit… " Une proposition vide de sens, jamais Adriel n’embaucherait une voleuse comme collaboratrice. Leurs rapports professionnels actuels lui convenaient parfaitement et il ne trouvait pas nécessaire de plus encore risquer le diable en sa compagnie.

Elle lui servait une moue navrée pour appuyer ses paroles et il se contenta de vider un peu plus de son verre. Désormais face à face et confortablement installés, les négociations pouvaient commencer. Et sa tentative de détourner le débat de la rémunération sur des montants de billets verts ne fut guère concluante. La jeune femme lui mentionna qu’il était des plus aisé de trouver de l’argent actuellement et il ne lui donna pas tort. Il l’écouta donc avancer ses exigences et quelques sueurs froides vinrent à glisser le long de son dos. Dans un premier temps, il avait craint qu’elle n’exige de lui des armes mortelles semblables à celles qu’elle avait pu lui dérober. Il faudrait, un jour, qu’il règle cette question d’ailleurs… Mais elle sut réorienter son propos sur un domaine qui, s’il ne le débarrassait pas de tous ses cas de conscience, avait le mérite de lui apparaitre comme plus raisonnable. Ecoutant religieusement les exigences de la jeune femme, Adriel fit tourner son verre au creux de sa main en mirant les reflets de la boisson ambrée. Il se demanda si la jeune femme avait déjà eu pareils équipements entre les mains pour se rendre compte à quel point le descriptif pouvait être contradictoire. Mais il ne pipa point mot, estimant qu’il ne s’en sortirait pas avec de la vulgaire camelote. Il devait partir du principe que la jeune était une experte dans son propre domaine.

" Vos éxigences méritent… Considération." Avança-t-il quand elle eut fini de passer commande. Uun semblant de dilemme se déroulait dans son esprit. Avait-il le droit de laisser une de ses créations entre les mains d’une personne dont il ne savait, finalement rien ? Mais d’un autre côté, avait-il également le droit de laisser s’éloigner des pièces que le rapprocheraient irrémédiable de son but suprème. Soupirant après une longue gorgée, il murmura : " Et vos conditions me semblant, pour le moins… Acceptables. " Il s’envoya une nouvelle lampée de Whisky pour finir son verre. Déposant le récipient sur la table basse les séparant, Adriel se redressa lentement et adressa un sourire à la jeune femme en lui indiquant : " Si vous voulez bien me suivre, Mademoiselle… "

Il lui laissa le temps de se saisir du sac qu’elle protégeait avec une bien belle ardeur, au point qu’il en venait à se demander si elle comptait le lui céder un jour, avant d’animer ses pas pour prendre la direction de l’escalier central. Il jouait un jeu dangereux mais laissait à V.I.S.I.O.N le temps de verrouiller les parties les plus sensibles de son atelier : là où se trouvait son serveur principal ainsi que le lieu de conception de l’armure. En tout état de cause, l’adolescent Britannique ne découvrirait qu’un vaste atelier abritant quelques voitures de luxe et moto en cours de restauration, agrémenté d’atelier divers et variés comme d’écrans de télévision et d’ordinateurs. Ne rencontrant pas la moindre barrière de sécurité désactivée pour l’occasion –un moyen comme un autre de ne pas éveiller les soupçons- Adriel dévala les dernières marches en claquant plusieurs fois dans ses mains. Aussitôt, l’Atelier s’illumina pour révéler son contenu.

" Ne faites pas attention au désordre… " Indiqua-t-il en désignant d’un vague mouvement de manche des établis où s’entassaient des papiers aussi divers que variés au milieu d’outils de mécanique comme d’instruments de mesure propre à ses études scientifiques passées. Sur les écrans de télévision, un match opposant le Thunder d’Oklahoma City aux Orlando Magics vit le jour et un morceau rock’n roll assez discret sembla bien vite emplir l’atmosphère sonore du lieu. " Attention les pieds… " Indiqua t’il alors qu’ils dépassaient l’Harley-Davidson Dyna-glissent, plus spécifiquement une Super Glide Sport, qu’il s’échinait à réparer. Un problème de carburateur qui lui imposait un sacré foutoir d’outils à même le sol. Un coup à s’entraver et à se faire une cheville… " J’ai peut-être quelque chose par… Là ? "

Du genre à ramener du boulot à la maison ? A n’en pas douter. La chose étonnante venait du fait qu’il s’agissait là d’un domaine plus proche de la Recherche et de Développement que du plus pur outil financier. Que voulez-vous, Adriel restait un manuel malgré sa position au sein de son entreprise. Se figeant devant un plan de travail où trônait une pièce unique, le jeune homme la saisit avec précaution avant de la montrer à son malandrin favori. Semblable à un gant fait d’un matériaux composite et accompagné d’un canon d’avant-bras comportant un sinueux système de rouages comme de vérins, s’était l’un des pièces qu’il avait composé pour son armure mais qui s’était retrouvée abandonnée suite à de meilleurs concepts, des impossibilités techniques ou bien un aspect désuet. Peut-être que cela suffirait au bonheur de la jeune femme…

" J’ai jamais vraiment réussi à lui trouver un nom… " Il n’avait pas beaucoup cherché non plus. " Mais, concrètement, ce petit bijou est capable d’annihiler un impact physique direct en vue de le transformer en énergie cinétique pure accumulée. " Pressentant que les sciences comme la technique lui passeraient au-dessus de la tête, Adriel passa le dispositif à son bras droit et se contenta d’expliquer : " Concrètement, le système développé dans la paume va produire un effet ressort décuplé qui va se transmettre dans tout le système du canon d’avant-bras pour accumuler l’énergie d’impact et la stocker… " Il appuya son propos en percutant violement sa paume de son poing opposé. " Ceci fait, l’énergie fournit est disponible dans le dispositif et peut être restituée sous forme d’une onde de choc par la simple contraction des premières phalanges de vos doigts… " L’inconvénient principal du dispositif étant donc la nécessité d’avoir les doigts tendus en permanence. Du moins lors de l’utilisation… Cherchant à appuyer sa démonstration, Adriel approcha la paume protégée par le dispositif d’une tasse de café froid oubliée depuis bien longtemps. A la contraction de ses doigts, cette dernière fut arrachée du bureau et projetée jusqu’au mur le plus proche où elle s’exploser, laissant grimacer le Golden Boy devant la tâche induite. " Il va falloir que je nettoie ça… " Ca semblait le déranger… Il finit par reporter son attention sur son invitée. " La Force pouvant être accumulée n’est pas sans limite et je doute que le dispositif résiste aux plus puissant des légionnaires mais… C’est la chose la plus singulière et innovante que j’ai sous la main ! " Et ça lui coutait un peu de s’en débarrasser…
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Message posté : Mer 18 Déc 2013 - 19:27 Message
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Un sourire sincèrement amusé passa sur les lèvres de l’adolescente quand Adriel ne manqua pas de rappeler que le poste était toujours vacant. A aucun moment elle ne prenait sérieusement ce genre de discours, l’embaucher aurait été un bien mauvais investissement de toute façon. Et puis, il le savait pour l’avoir embauché pour un vol, ses activités annexes étaient peu compatibles avec un boulot à plein temps et prenant. De toute façon, maintenant qu’elle avait changé d’emploi – légal – elle s’y sentait particulièrement bien et n’avait aucune envie d’en changer. Bosser dans un garage, c’était quand même du fait sur mesure pour elle. Du coup, elle n’avait rien répondu, se contentant de ce sourire amusé qui, dans le fond, était bien plus appréciable qu’une phrase de surenchère qui risquait de casser un peu le ton de leur conversation.

Elle n’avait rien dit mais trouvait plus intéressant, pour lui, de trouver ses conditions acceptables. Pas qu’elle allait lui sauter dessus en lui arrachant les cheveux un à un pour avoir ce qu’elle voulait mais… peut-être qu’il était plus judicieux d’accéder aux demandes d’une gamine qui avait été capable de prendre une caisse d’armes, s’obstiner dans un refus c’était presque une invitation, pour elle, d’aller chercher par elle-même ce qui pouvait lui convenir. Puis, de toute façon, elle s’estimait plutôt honnête dans sa démarche étant donnée qu’elle était loin de lui demander une arme de destruction massive pour faire joujou dans les rues de Star City. Elle avait donc hoché la tête, dans un sourire satisfait en l’écoutant dire que ça pouvait lui convenir et, dans le même mouvement, elle se releva en attrapant le sac.

Un sifflement, sincèrement admiratif, passa entre ses lèvres en arrivant dans l’atelier du marchand d’armes. Son regard passant forcément, en premier lieu, sur les voitures et les motos présentes qui semblaient avoir bien plus d’intérêts pour elle que le système informatique présent. Adriel l’a perdit un peu quand elle passa devant la Harley en cours de réparation. Professionnelle, elle l’était… Jusqu’à ce que ses yeux tombent sur un engin de ce genre. Bon, la Dyna ne gagnait pas les suffrages dans le cœur de l’Irlandaise, essentiellement parce que cette moto avait de « sport » que le nom. Une moto qui avait un peu de mal avec les accélérations prolongées et les freinages trop brusques, et dont l’appui trop prononcé sur le guidon déséquilibrait un peu l’ensemble de l’engin. Niveau sport, on avait déjà vu mieux. Cela dit, elle restait très bien pour les trajets tranquilles le long des routes comme les États-Unis savaient offrirent… A condition de ne pas être à deux dessus. Quelqu’un s’est déjà assis sur le côté passager de la Glide sport ? Un vrai désastre.

Secouant la tête et enjamba quelques outils, elle alla rejoindre Adriel et regarder l’objet qui lui désigna. Posant le sac à ses pieds, elle écouta les explications du constructeur – puisque c’était, également, ce qu’il était. Pas totalement butée, ou avec une envie de garder un air détaché à tout, Aishlinn sembla assez impressionnée par l’objet. Pour elle, il était clair que ça valait bien mieux que de l’argent parce que c’était le genre de matériel qu’on ne trouvait pas sur le marché et qu’il était difficile de se faire construire. Elle apprécia également de ne pas être noyée sous un flux d’informations techniques qui l’aurait ennuyé très rapidement, préférant de loin la démonstration, plus que la théorie. Bon, en voyant la tasse voltiger contre un mur, elle trouva le concept un peu violent quand même mais, le fait de pouvoir convertir des coups restait intéressant.

« J’trouve ça cool. » Pas très pro comme phrase mais typiquement adolescente qui prouvait une certaine sincérité. « C’la dit… » Elle regarda sa main, faisant plier et déplier ses doigts avant de relever les yeux vers Adriel. « Y a possibilité d’revoir la manière dont s’déclenche l’onde d’choc ? » Le ton employé n’apportait aucune critique mais une réelle interrogation et, pour le prouver elle leva sa main pour lui expliquer. « Voyez, j’passe pas mal d’temps à crocheter des serrures et, ça d’mande pas mal d’mouvements. » Ses doigts firent plusieurs mouvements pour appuyer ses propos. « Si j’pouvais éviter d’défoncer une serrure à cause d’un mauvais mouv’ment, ça s’rait cool. » Il restait la possibilité d’enlever et remettre le dispositif au besoin mais ce n’était pas plus pratique. Toujours pas critique mais vraiment interrogative, elle continua. « Alors j’sais pas mais, y a possibilité d’l’faire s’déclencher euh… » Elle prit le temps de réfléchir un instant. « J’sais pas, par exemple, en pliant les doigts et en ouvrant rapidement la main à la suite ? »

Dans son ton, on sentait clairement que ce n’était pas elle la technicienne et qu’elle ne savait pas ce qui était possible ou non, même si elle pensait qu’en étant le créateur de ce genre d’objet, il devait bien pouvoir changer la façon dont ça fonctionnait. Évidemment, elle ne lui demandait pas de le faire dans la seconde, si elle devait attendre et récupérer l’objet plus tard, elle serait s’en accommoder. De son point de vue, il était un peu inutile de prendre un objet qui risquait de l’handicaper plus qu’autre chose. Quoiqu’elle avait toujours la possibilité de refiler le truc à son jumeau, qui le transmettrait à Neutron-Grey pour qu’il fasse des arrangements mais, dans un souci de « respect » elle préférait que les inventions d’Adriel reste son secret plutôt que de filer le truc à quelqu’un d’autre pour une étude poussée.

« Rien à voir mais… » C’était plus fort qu’elle. Elle se tourna légèrement pour désigner la moto en réparation un peu plus loin. « Un problème avec l’carburateur, ou vous cherchez juste à faire les réglages pour une bonne carburation ? » Elle reporta son attention sur Adriel. « Parc’que les Harley sont cool, en général, mais d’puis qu’ils essayent d’se la jouer moins polluants, ça cause pas mal d’soucis. »

Essentiellement une surchauffe du moteur à cause d’un mauvais mélange entre l’air et l’essence qui est pauvre, afin de protéger la nature et tout ce bordel – enfin sur le papier c’était pour produire moins de résidus tout en brûlant dans les échappements des éléments de combustion. Après, pour peu qu’on change quelques pièces, et le rapport devenait encore plus pauvre. Elle haussa les épaules.

« J’vous imaginais plus moto d’sport qu’celle-là. » Pas une critique, juste une surprise mais ce n’était clairement pas le genre de moto qu’elle aurait prise pour elle. Ou juste pour le côté un peu « collection » des 100 ans d’Harley.

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Message posté : Dim 22 Déc 2013 - 11:14 Message
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Un idéal n'est pas un objet d'échange.


Sa mince démonstration terminée, Adriel prit le temps d’examiner l’éclat de tasse comme la tâche de café froid maculant désormais son mur. Comme si la simple utilisation de sa création ne lui avait fait ni chaud ni froid mais qu’il regrettait plus le semblant de dégâts en résultant. Se grattant la nuque, il en vint à se demander comment il pourrait bien rattraper le coup et limiter les dégâts. Après tout, il était en passe de terminer une armure de hâte technologie. Nettoyer une tâche de café et quelques morceaux de porcelaine bon marché ne devrait pas représenter pour lui défi des plus insurmontables… A croire que le ménage comme l’entretien des lieux n’était pas vraiment sa tasse de thé.

Pas mécontent de son petit effet, il prit une position d’observateur pour accueillir les réactions de la jeune femme aux allures d’éternelle adolescente, comme le sous entendait sa réaction première. Il en étira un petit sourire, satisfait de voir l’offre commerciale les liant se concrétiser peu à peu. Néanmoins, il nota rapidement les réserves émises par sa nouvelle cliente. Elle avança un point de détail qu’il n’avait pas vraiment pris en compte lors de la conception première de l’objet. En effet, le dispositif ne semblait pas vraiment disposé à se coupler parfaitement aux compétences premières de la jeune femme. " Mmh… " Grogna t’il en passant une main autour de son menton. Ses yeux démultiplièrent les allers retours entre l’objet et l’une des fines mains de son interlocutrice. Présenté sous cette forme, le problème était des plus clairs et il ne manquerait pas d’être résolu avec un semblant de jugeote. Adriel eut un sourire à la proposition de la britannique, ne lui répondant pas immédiatement. Prenant le dispositif en main pour le soupeser, il finit par le déposer sur le bureau le plus proche, se tournant vers la jeune femme pour lui répondre :

" Je pourrai changer la fréquence de relâche en me basant sur vos remarques, en effet…" Avança-t-il sans grande conviction. Non pas que la chose lui était impossible, mais il semblait un petit peu désabusé de voir la solution lui être donnée par une gamine qui n’avait, déjà, que trop empiété sur son territoire en usant de capacités qu’il n’avait toujours pas clairement identifié. Frottant sa barbe entre deux doigts et levant les yeux vers le plafond, il réfléchit à haute voix : " Ou alors je pourrais monter une sorte de bouton poussoir sur le flanc qui actionnerait la relâche sur une simple pression… " Il semblait établir des schémas comme calculer des variables dans sa tête alors même que les mots quittaient ses lèvres. Un rapide mouvement de tête allant de droite à gauche semblait indiquer la chose comme réalisable, bien que mobilisant dès lors des deux bras de l’utilisatrice en phase « offensive » de l’armement… Elle serait, de toute façon, l’ultime décisionnaire et il se plierait à sa volonté. Ceci étant, il ne manqua point d’ajouter : " Quoi qu’il en soit, je ne pense pas vraiment pouvoir opérer ces changements en un instant. Malheureusement… "

Cela semblait clairement sous-entendre que les deux parties intéressées seraient amenées à se revoir si le contrat passé les satisfaisait. Aux yeux d’Adriel, ne restait plus qu’à savoir si, cette proposition actée, la jeune femme lui céderait les pièces qui attisaient sa convoitise ou bien s’il devrait encore attendre pour mettre la main sur l’objet de son désir qui lui permettrait un incroyable bond technologique dans sa quête de progrès.

Alors qu’il regardait toujours le dispositif dont il risquait de se séparer, avec l’œil tendre d’un créateur voyant s’envoler sa créature, Adriel fut tiré hors de sa rêverie par un phonème de la jeune femme. Et sa surprise alla grandissante quand le sujet de la conversation se centra autour de son Harley-Davidson Dyna-glissent Super Glide Sport. Arquant un sourcil, il ne s’était pas vraiment imaginé le petit bout de femme comme étant intéressée par la mécanique. Le terme intéressée semblait même un peu faible tant elle lui avança des arguments qui lui arrachèrent un sourire. Passionnée semblait plus à propos. Il haussa les épaules à sa dernière remarque qu’il ne perçut guère comme une critique mais qui eut le don de le faire réagir :

" Je ne vous imaginais pas férue de mécanique… Comme quoi, tout arrive ! " Indiqua-t-il dans un sourire. Son affection pour ce modèle ci, et pour la marque Harley-Davidson en règle générale, relevait plus de son road trip passé sur le continent américain qu’autre chose. La majeure partie de ce dernier s’était fait en chevauchant une bécane de la marque, le réflexe était alors resté. " J’ai beau aimer la vitesse, je me risque pas des masses en deux roues… J’y tiens plus par nostalgie qu’autre chose. " Avança-t-il donc sans pour autant ouvrir un chapitre de sa biographie… Pour ce qui est de la vitesse en elle-même, il usait de ses bolides à quatre roues pour s’en enivrer. Un dandy britannique en avait fait les frais il n’y a pas si longtemps que ça d’ailleurs… Vint enfin l’instant où il se décida à répondre à sa question : " Un peu des deux… Le carburateur me pose quelques problèmes mais la vrai merde vient du compresseur. Que je le retrouve… "

A proximité de l’engin, il se pencha à terre pour examiner l’unde des nombreuses pièces du moteur en grande partie démonté au sol. Une rapide analyse plus tard, il brandit un des pistons en direction de la jeune femme. Bien que nettoyé, la surface en contact avec le mélange de carburant sensé s’enflammer pour actionner le moteur montrait des traces d’usures monstres, comme rongé par les flammes d’un mélange non homogène. Ce qui était parfaitement le cas. Considérant depuis longtemps la pièce comme foutue, et disposant d’un lot de pistons neufs à proximité pour remonter un moteur « neuf » une fois le problème résolu, Adriel le jeta avec une froide rage par terre, grommelant :

" Foutu cliquetis… " Le problème comme son bruit métallique caractéristique en marche avait le don de l’énerver. Et sa résolution lui apparaissait comme aussi compliquée que la conception d’une armure… " Leur mélangeur est à chier… Je travaille dessus depuis un petit moment, mais pas moyen d’améliorer drastiquement le taux de compression. Du coup, le mélange essence plus air est dégueulasse et je me retrouve avec des pistons endommagés à long terme en plus de voir la puissance réduire à chaque sortie… " D’aucun aurait bien pu se demander pourquoi il se préoccupait tant de la chose alors qu’il avait grandement les moyens de faire réparer son engin à chaque perte significative. Mais Adriel considérait un peu la moto comme son « bébé » ou du reste un membre de sa famille… Il la bichonnait plus qu’à son tour en prévision du retour prochain de son meilleur ami. " Après reste le carburateur en lui-même… Je ne me suis pas des masses penché dessus. Des fois que vous ayez une solution… " Le phénomène du cliquetis lui avait mangé pas mal de temps de réflexion. Mais peut être qu’elle pouvait l’aider à en venir à bout tout en s’occupant du carbu dans le même temps. Interessé et son exposé terminé, Adriel ne manqua pas de la questionner vaguement : " Pilote ? " Progressivement et autour d’un semblant de passion commune, la barrière du vouvoiement tombait…
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Message posté : Jeu 26 Déc 2013 - 21:23 Message
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« Oh, ou alors… » Elle leva, une fois de plus sa main pour l’approcher d’Adriel, afin de lui désigner le côté extérieur de son index. « Une sorte d’bouton, juste ici. » Appuyant son pouce – de la main qu’elle montrait – sur l’endroit indiqué, elle continua. « Comme ça, ça permet d’toujours garder une main d’libre et, en même temps d’ne pas actionner l’dispositif accidentell’ment. » C’est en relevant les yeux sur Adriel qu’elle fut, soudainement, un peu moins sûre d’elle. Après tout, ce n’était pas son domaine et, ce qu’elle pensait être une bonne idée ne l’était peut-être pas. « ‘fin, vous savez sûr’ment mieux qu’moi ce qui est possible, et c’qui est mieux. » Ce n’était pas de la flatterie, elle ne donnait pas dans ce genre là mais, c’était une réalité. Adriel ne lui apprendrait pas comment forcer une serrure, elle ne lui apprendrait pas comment faire son boulot. C’était juste de la logique pure. Et, avec cette même logique, elle haussa les épaules quand il annonça ne pas pouvoir lui faire les changements dans la minute. « Ouep, ça j’ m’en doute. Vous pensez en avoir pour combien d’temps ? »

Une réponse qui définirait essentiellement sa décision, ou non, de lui laisser un des objets en guise de bonne foi. Bien que, en réalité, ce n’était pas à elle de prouver quoi que ce soit, étant donné qu’elle avait rapporté ce qu’il voulait. Elle avait encore un peu de temps pour réfléchir à ce qu’elle allait faire mais, en tout cas, il semblait évident qu’elle était d’accord pour cet échange. Sans faire confiance aux gens, les échanges de bons procédés pouvaient être payants des fois, elle verrait bien. La discussion avait dérivé sur la moto – un peu par sa faute à elle – et elle marqua un sourire à la première réplique d’Adriel. Elle ne l’avait pas imaginé pianiste. Un point partout. L’écoutant et regardant un instant la pièce qu’il avait montrée, ce fut à son tour de partir dans un schéma mental qui mêlait moteur, papillon, gicleur, diffuseur, …

« J’suppose que, avant d’tout démonter, vous avez essayé juste en nettoyant l’filtre à air ? » Étant donné le boulot d’Adriel, la manière dont le moteur était démonté, elle posa la question plus pour la forme qu’autre chose. C’était une des premières choses à vérifier et elle pensait bien qu’il l’avait fait. Elle cherchait seulement à en être sûre à 100 %. Elle secoua la tête en comprenant qu’elle était prête à se lancer dans des explications à ne plus en finir alors qu’il avait fini son exposé par une question, composé d’un seul mot. « Disons que j’aime bien tout c’qui a un moteur des roues. » Difficile pour elle de se définir comme une pilote. En réalité, elle se débrouillait très bien mais, elle vivait avec un type doué de super réflexe qui le rendait bien meilleur qu’elle. Du coup, difficile de chercher à se vanter de quelque chose alors que, contre Abban, elle était certaine de perdre.

« Mécanicienne ? » Elle haussa les épaules. « Ouais, ça s’rait peut-être plus juste pour m’définir. » C’était même son métier, enfin, celui qui était légal et qui lui assurait une vie « normale » aux yeux de l’administration de ce pays. Chose qu’elle ne comptait pas dire à Adriel. Il y avait un tas de mécaniciens en ville mais, ça restait une information bien trop sectorisée pour qu’elle se permette d’en parler. C’est qu’elle tenait, un minimum à son anonymat ! Son regard se porta à nouveau sur la moto alors qu’elle repartait un instant dans ses réflexions. Quelques instants plus tard, désignant la moto, elle se décida à dire ce qu’elle aurait fait en cas de problème similaire.

« J’crois que j’commencerais par m’occuper du débit d’essence, en vérifiant, après un essai à plein régime d’quelle couleur est l’électrode d’la bougie. » la couleur donnerait une indication sur le débit du gicleur principal, ce qui était déjà un bon début. « Puis après j’verrais c’tte histoire d’boisseau. Vu qu’chez Harley ils ont une tendance à faire un mélange pauvre d’base, j’testerai direct en changeant pour un plus petit. Du coup, dans la foulée, s’occuper d’l’aiguille pour régler la carburation. » Elle reporta son attention sur Adriel, hochant la tête, convaincue par ce qu’elle venait de dire avant de finir. « Puis la vis d’air et d’ralenti en dernier. »

Histoire de finir de régler son mélange selon ses rapports. Il faut croire, aussi, qu’elle était partie du principe qu’Adriel comprendrait forcément de quoi elle parlait. En tout cas, elle l’espérait sinon c’était un peu étrange de démonter un moteur entier, sans trop savoir ce qu’il pouvait y trouver ou non. Quoique, pas si étrange que ça, la première fois qu’elle avait voulue réparer une voiture dans le garage de son père, elle s’était surtout contentée de démonter tout ce qu’elle pouvait, en se disant qu’elle verrait bien sur le tas. Même si son père lui avait déjà de solides notions en matière de mécanique, son essai avait été un échec cuisant. Heureusement, depuis, elle savait très bien ce qu’elle faisait. Les moteurs de ce type, ça allait. Si elle devait galérer dans un domaine, c’était bien celui de la nouvelle voiture d’Abban qui fonctionnait à l’énergie solaire. Putain de bordel, là-dedans !

« J’aurais bien proposé un coup d’main mais… Enfin, j’sais qu’j’aime pas qu’on touche à la mienne et que j’préfère m’prendre la tête dessus plutôt que d’voir d’autres mains se balader dessus. »

Discours qu’elle tenait parce qu’elle se savait capable de se débrouiller, même si ça devait prendre du temps. Cela dit, parler de ce qu’elle n’aimait pas était surtout une façon de laisser entendre que s’il voulait un coup de main, elle se sentait disposée à l’aider. Voir une moto démontée c’était un peu triste quand même.
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Message posté : Ven 27 Déc 2013 - 1:44 Message
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Un idéal n'est pas un objet d'échange.


Il arqua un sourcil quand elle vint à lui faire part de ses considérations techniques pour ce qui est de l’amélioration de sa création. Mentalement, il dressait quelques pyramides de calcul dans un coin de son esprit alors que dans un autre il procédait à de la résistance des matériaux pour trouver le compromis dans le positionnement du bouton en question. L’idée, en elle-même, n’était pas irréalisable mais demanderait des efforts tant l’équilibre autour de la mécanique du gant restait fragile. Il lui faudrait peut-être renforcer l’armature afin de mieux protéger le dispositif comme poser une double dérivation afin de ne pas perturber les flux d’accumulation. Pour elle, le changement serait surement des plus profitables. Pour lui, ça représenterait un peu plus de travail, voilà tout.

Il ne répondit guère dans un premier temps et le duo se déplaça jusqu’à la moto préférée d’Adriel. L’exposé technique de ce dernier terminé, la donzelle y alla de son grain de sel. Muet, il répondit positivement d’un hochement de tête à sa question sur le nettoyage du filtre à air. Rien de ce côté-là, évidemment. Du coup, il était parti sur d’autres pistes et ça avait impliqué le démontage complet de l’engin. Adriel et ses frères avaient toujours aimé bricoler, depuis leur plus tendre enfance. S’il s’était fendu d’une passion pour les motos, ses frères préféraient surtout les voitures et il en avait entassé un bon nombre de son garage après leur mort. Parmi ses petits plaisirs simples se trouvait l’entretien des bolides. Il pouvait passer des heures à jouer avec la mécanique… Au fond, c’est un peu ce qu’il faisait quand il bossait sur l’armure. Avec la proximité d’un semblant de réacteur nucléaire en plus et de quoi faire péter la moitié de la ville aussi…

Il la regarda de biais quand elle lui indiqua qu’elle aimait plus ou moins tout ce qui avait des roues et un moteur. Cela ne le surprenait qu’à moitié après tout, ses quelques recherches ne pouvaient lui avoir fait voir que la partie émergé de l’iceberg. Il ne s’en plaignait pas et gardait cet atout maitre dans sa manche. Et voilà qu’elle lui servait un diagnostic complet qui lui fit étirer un sourire alors qu’il croisait les bras sur son large torse. Elle employait des termes techniques qu’une profane ne pouvait pas connaitre. De là à dire qu’elle bossait là-dedans… Néanmoins, il ne manqua de réagir dès qu’elle mentionna l’électrode de la bougie :

" Juste mécanicienne, hein… ? " Avança-t-il avec un semblant d’air sarcastique. Il resta par la suite silencieux, se rendant compte que leurs deux diagnostics concordaient presque en tout point si ce n’est que le sien semblait beaucoup plus… Professionnel. Points par points, elle valida sa démarche et il finit par la regarder d’une œil un peu différents. De ce genre de regards que s’échangent ceux qui vivent d’une passion commune, qui peuvent bien parler des heures autour d’un sujet. Il fut intimement persuadé qu’il aurait bien pu lui montrer l’armure et qu’elle aurait salué l’effort technique mais lui aurait balancé des améliorations. Ou alors, s’était la surestimer… Toujours est-il qu’il finit par soupirer : " On m’aurait un jour dis qu’une gamine me donnerait la leçon… " Non pas que la chose le dérangeait, il s’était depuis longtemps fait à l’idée que des gens beaucoup plus jeunes que lui avaient développé des dons bien plus impressionnant que les siens. A défaut, ça le motivait à persévérer dans la voie qui était la sienne. Sans toutefois y voir une claire finalité… " Quand je disais professionnelle tout à l’heure, je m’attendais pas à ce que ce soit à ce point… Impressionnant. Vraiment… Très impressionnant ! "

Il avait un peu l’impression de se répéter. Il lui réservait des compliment semblables à ceux qu’il avait pu lâcher dans un phonème lors de son arrivée. Ce n’était pas pour autant qu’ils n’étaient pas sincères et ne témoignaient pas d’une agréable surprise. Dans un sens… Il écouta son dernier propos et ne manqua pas d’en étirer un petit sourire. Elle avait vraiment l’air mordue et foutre les mains dans le cambouis devait la démanger bien plus qu’elle ne voulait bien le laisser croire. Sur le fond, ça ne posait pas problème à Adriel de voir quelqu’un tripoter un peu sa bécane. Surtout si ce quelqu’un avait dans son sac des pièces qui pouvaient lui permettre d’en terminer, ou presque, avec un projet presque vieux de deux ans et qui ne semblait pas vraiment enclin à les lui lâcher sans une contrepartie qu’il n’était pas réellement en mesure de lui offrir immédiatement. Il se gratta la nuque, jetant un coup d’œil sur sa bécane désossée et finit par soupirer en marmonnant :

" Si le cœur t’en dis et si tu veux que je bosse immédiatement sur ton nouveau jouets, tu peux y mettre les mains… " Indiqua-t-il en désignant la moto d’un mouvement de menton. Il avait fini par faire sauter les limites du vouvoiement. Après tout, il n’était pas vraiment entrain de traiter d’un marché de l’armement avec un ponte comme un haut dignitaire. Imaginant que ça devait également plus la faire chier qu’autre chose, Adriel avait agis dans un semblant de reflexe hérité de ses vadrouilles sur le continent américain où l’on s’ouvrait facilement autour d’une bière comme d’une conversation au sujet des moteurs. " Et pour répondre à ta question, le coup du bouton à cette position ça me parait jouable. Ca va demander des ajustements et quelques efforts, mais ça devrait être jouable… " Il en était convaincu mais faire passer la chose pour un authentique exploit donnait plus de poids à son entreprise. Elle ne pourrait pas avancer qu’il n’y mettait pas du sien au moins. En revanche, la question du temps de boulot nécessaire soulevée précédemment restait à éclaircir : " Pour ce qui est du délais, j’imagine que ça dépendra du nombre de… " Il se stoppa en jurant silencieusement. Dans le feu de l’action comme le début de complicité, il avait failli dire du nombre de doubles qu’il pourrait mettre sur l’affaire. Prétextant que rien ne s’était passé, il reprit de plus belles : " D’heures pendant lesquelles je pourrais me concentrer sur les plans et les calculs. La modification comme la réalisation en elle-même ne devrait pas prendre tant de temps que ça. Je dirais un ou deux jours au grand maximum. " User de ses doubles aurait drastiquement réduit le temps de réflexion. Mais tant qu’elle resterait là, il ne pourrait pas vraiment en user. Il allait devoir faire contre mauvaise fortune bon cœur et désigna le sac de toile de mouvement de manche avant d’avancer : " J’imagine que je foutrais, de toute façon, pas la main sur un de ces petits bijoux avant d’avoir payé… " A sa place, c’est ce qu’il aurait fait.
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Message posté : Ven 27 Déc 2013 - 20:09 Message
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Son exposé finit, elle leva les yeux vers Adriel – bien plus grand que l’Irlandaise – lui offrant un sourire et un haussement d’épaules à sa question. L’air de dire : peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Une situation qui, dans un certain sens l’amusa, essentiellement à cause de ces petites phrases échangées sur un ton parfois amusé, parfois ironique. D’un point de vue technique et logique, ils ne se connaissaient pas, ça semblant donc évident que quelque chose puisse surprendre l’autre. Jamais elle ne l’aurait imaginé en train de jouer du piano même si, avec les explications qu’il avait données, ce n’était pas si surprenant que ça. Finalement, c’est avec ce même raisonnement qu’elle décida de lui apporter plus de précisions, même si le ton restait un peu amusé.

« Oh, ça n’a rien d’impressionnant en réalité. » Elle se tourna légèrement pour désigner l’endroit où se trouvait le gant – logiquement, sa future acquisition. « ‘Savez bien construire vos propres armes en cas d’nécessité. » Elle se doutait bien que pour un boulot à la chaîne, il devait avoir du personnel. Mais elle ne douta pas que la base, l’invention et l’idée venaient de lui. « C’est l’même chose pour moi, il faut bien qu’j’sache comment fonctionnent certaines choses. » Qu’elle donne dans le vol n’était pas un secret puisque qu’elle venait d’officier pour Adriel. « J’ai commencé avec l’vol d’voiture, c’est mieux d’connaître l’fonctionnement pour gagner du temps. »

Voilà qui pouvait sembler logique, il s’agissait d’étudier un sujet pour pouvoir mieux le voler, le trafiquer un peu et le retaper pour que cette nouvelle voiture/moto ne soit pas facilement repérable. Ce qu’elle garda pour elle, en revanche, c’était que le vol de voiture remontait à quelques années maintenant – hormis Macha mais les circonstances étaient différentes. Donner cette information serait laisser entendre trop facilement, et de manière certaine, qu’elle ne débutait pas dans les vols et que, malgré son âge, elle exerçait depuis plusieurs années. Il y a des gens qui commencent leurs activités professionnelles au berceau. Le fait d’être considéré comme une « gamine », pour reprendre ses mots à lui, ne semblait pas l’avoir perturbée outre mesure. Il n’était pas le premier à mettre son jeune âge en avant et, il ne serait probablement pas le dernier. C’était le problème des jumeaux, devoir être obligés de faire leurs preuves pour prouver que l’âge n’avait pas d’importance dans leurs activités. Question d’habitude.

Elle posa un regard particulièrement étonné sur le marchand d’armes, non pas à cause du tutoiement soudainement opéré – c’était même plus simple pour elle – mais, surtout, pour le fait d’accepter de la laisser regarder la moto de plus près. Un étonnement qui s’était fini dans un sourire, les yeux particulièrement brillants comme une enfant à qui on venait d’offrir le jouet de ses rêves. Finalement, elle en aurait presque oublié pourquoi elle était là, sous ce point commun pour la mécanique. Mais, Adriel eut très vite fait de lui rappeler le but premier de cette rencontre, ce qui, dans un réflexe, fit retrouver un semblant de sérieux chez l’Irlandaise. Arquant légèrement un sourcil à son rattrapage, elle sembla vouloir l’interroger sur ce qu’il voulait dire mais resta pourtant silencieuse. D’une ça ne la regardait pas et, de deux, le rattrapage était suffisamment convaincant pour qu’elle ne cherche pas plus loin. Elle hocha la tête pour accepter muettement le délai qu’il proposait. De toute façon, elle n’avait pas tellement le choix et elle le trouvait même relativement court tant l’exercice de modification lui semblait compliqué. Son regard dévia sur le sac en toile quand Adriel le désigna et, elle finit par hausser les épaules.

« Ç’serait anti-productif pour moi d’agir différ’mment. » En plus de témoigner d’une trop grande confiance, qu’elle ne lui accordait pas, ça posait un autre souci majeur. «J’veux dire, j’me doute bien qu’tu demandes ces pièces pour quelqu’chose en particulier, pas seul’ment pour les encadrer et les afficher dans ton salon. » Elle était jeune, mais ça ne voulait pas dire qu’elle était plus stupide que les autres. Ce n’était pas parce qu’elle n’avait pas posé de questions qu’elle ne se doutait pas qu’il bossait sur un projet. Elle ne poserait, d’ailleurs, toujours pas de question. En plus de ne pas être son rôle, ce n’était pas très professionnel. « Du coup, si j’te les laisse, j’vais probabl’ment voir l’délai pour le-super-gant-sans-nom rallongé. » Question de logique, si elle lui filait ses trucs, il aurait envie de se pencher dessus et c’était du temps qui ne serait pas accordé à l’évolution du gant. Elle pouvait s’introduire chez les gens, pas connaître tous leurs secrets, ni même leur pouvoir. Qu’il puisse mettre une team sur le gant, une autre sur les pièces nouvellement acquises, ne lui traversa pas l’esprit.

« Pour la moto. » Elle regarda l’engin avec un léger sourire, avant de soupirer. « ’risque d’ne pas opposer beaucoup d’résistance à l’idée d’mettre les mains dedans, mais… » Mais il l’avait proposé dans un soupir, dans une phrase plus marmonnée que dite franchement. « T’as sûr’ment des choses à faire, j’ voudrais pas non plus tuer ton planning. » Un sourire, un ton un peu amusé. Oui, elle savait très bien qu’elle débarquait à l’improviste et que sa phrase pouvait paraitre un peu abusive. Mais si elle était d’accord pour s’imposer à l’improviste pour les affaires, c’était bien différent quand ça sortait de ce cadre. Elle ne croyait pas une seule seconde qu’il allait la laisser là, dans son atelier, sans la moindre surveillance. Elle ne lui accordait pas sa confiance, il était évidemment pour elle que la réciproque s’appliquait. Après un instant de réflexion à regarder la moto, elle laissa passer une information en termes de temps. « J’en aurais au moins pour deux heures alors franch’ment, si t’as des trucs d’prévus, ça m’semble un peu compromis. »
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Message posté : Ven 27 Déc 2013 - 22:58 Message
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Il ne savait pas vraiment comment prendre sa remarque, s’il devait l’accepter comme une marque de modestie ou bien comme une manière détournée de lui faire croire qu’il n’y avait rien d’impressionnant chez la jeune femme. Peut être qu’il réfléchissait trop, peut-être qu’il s’efforçait un peu trop à voir le mal partout et qu’il s’inventait des chimères menaçantes. Mais une gamine qui avait réussi à s’infiltrer dans son bureau et dans sa maison coup sur coup n’était pas à prendre à la légère… Pas du tout même !

Il eut un sourire quand elle avança qu’il savait bien construire ses propres armes en cas de nécessité. Pas seulement. L’Armure en était la preuve et peu importe les talents de la jeune femme, si elle s’en donnait les moyens elle aurait probablement pu trouver l’emplacement où il l’entreposait pour l’heure. Note pour plus tard : renforcer la sécurité des lieux. Et étudier des solutions de protection autres que les mesures techniques et scientifiques qu’il avait pour habitude d’user. Adriel n’avait rien d’un grand mystique, ne croyant en rien à part lui-même, mais il y avait peut-être des idées à puiser dans des sources d’inspiration diverses et variées. Sonder le terrain de l’Atlantide avec Dana était, peut-être, un début de piste… Il continua de regarder l’adolescente britannique de son œil scrutateur, comprenant la démarche mais trouvant qu’elle ne s’appliquait guère à sa personne. Bah, après tout, elle ne possédait guère toutes les données du problème Adriel Morgan Veidt. Et puis, elle n’avait pas vraiment l’air de chercher à le résoudre non plus. Un semblant d’avantage pour lui.

Il ne répondit rien, se contenant de garder sa position d’observateur. Il avait avancé suffisamment de pièces sur l’échiquier pour pouvoir prendre le temps de voir la partie évoluer durant quelques tours, quelques répliques. Le fait qu’il accepte de laisser la gamine bricoler sa moto semblait surprendre cette dernière au plus haut point. Il nota, toutefois, dans ses attitudes un semblant d’intérêt pour la chose. L’idée de se retrouver avec une voleuse cloitrée dans son atelier ne lui plaisait pas réellement, mais si ça lui permettait de foutre plus vite la main sur les équipements de Dédale après tout. Parfois, il faut bien faire des sacrifices pour une cause qu’il estimait supérieure.

" J’ai pas dis le contraire. " Avança-t-il à son affirmation disant que l’opération serait contreproductive pour elle. Mais que voulez-vous, en tant qu’homme d’affaires, on pouvait toujours tenter d’obtenir ce que l’on voulait dans les conditions les plus favorables, n’est-ce pas ? Il frémit quand elle avança qu’elle imaginait bien qu’il avait des projets pour ces pièces. Ça devenait problématique, elle commençait à avoir un peu trop de pièces du Puzzles en main, beaucoup trop d’éléments qui pourraient lui donner des indications sur lui et ce qui suivrait. Et si elle s’était montrée intéressée par une caisse d’arme, il n’était pas exclu qu’une armure Hi-Tech la titille plus encore. Extrêmement problématique donc. " Parce que tout ça ne t’as pas encore convaincu que j’étais un simple collectionneur… ? " Déclama t’il en usant d’un vaste mouvement de manches pour désigner tout ce qui pouvait bien composer son atelier. Des bolides en cours de réparation aux trophées de football sur les murs comme aux différentes pièces sportives faisant office de décoration. Rien de bien convainquant en soi… Ce qui étira son sourire. " A croire que je ne suis pas un très bon comédien… " Il eut un pauvre sourire et enfonça nonchalamment ses mains dans ses poches, haussant négligemment les épaules d’un air désolé. D’un pas lent et accablé, il entama la marche qui devait l’amener derrière l’un de ses établis, non sans prononcer : " Ton raisonnement se tient… "

Il n’allait pas jusqu’à lui affirmer qu’il était juste. Qu’elle en sache autant était un problème, mais il avait conscience de ça dès l’instant où il l’avait engagée pour ce travail. Enfin engager… Qu’elle s’était imposé comme une évidence pour le travail par sa simple présence. De toute évidence, il ne toucherait donc rien ce soir et aurait tout le temps de plancher sur ses concepts pour l’armement de la jeune femme. Qui sait, peut-être pourrait-il l’appliquer à son armure même après tout… Il l’écouta donc poursuivre et ses arguments comme ses dires étaient tout ce qu’il y a de plus logique. L’ayant pris au dépourvu, elle empiétait un peu sur emploi du temps classique. Ce qu’il ne lui avouait pas, c’est qu’il n’avait pas grand-chose à faire de sa journée pour l’instant. Hormis une vidéoconférence avec la branche communication basée en Chine. Se grattant la barbe, il finit par répondre :

" Deux heures ça parait, effectivement long… D’autant que seul un fou laisserait une voleuse trainer près de ses bijoux en son absence ? Sans vouloir t’offenser biensur… " Indiqua-t-il dans un sourire. Son diagnostic concordant au sien, il aurait tout loisir de s’occuper de sa bécane une fois ses autres projets avancés comme terminés. Sans prévenir, il donna un gros coup d’avant-bras sur le bois composant la base rectangulaire de son établi. S’ouvrit un petit frigo. " D’autant que j’attends mon Grand-Père pour une réunion d’affaire et que ça m’ennuierai qu’il me voit en ta compagnie… Non pas que tu ne réponds pas à tes critères, mais la dernières fois qu’il m’a vu avec une fille de ton âge, ou presque, j’ai eu droit à un défilé en règle de tout le service juridique de la Veidt. En plus d’une sacrée engueulade… " En boite, elle lui avait dit qu’elle avait 21 ans. Comment il aurait bien pu comprendre de lui-même qu’elle en avait facilement trois de moins ? Faut dire que les filles d’aujourd’hui s’habillent d’une de ces façons… A son époque, il avait connu pareilles choses durant le Spring Break uniquement. Et encore, la plupart étaient beaucoup plus prudes… Il s’extirpa une bière du petit frigo et questionna : " Soda… ? " Il décapsula sa bouteille par la force de l’habitude et s’accouda à l’établi, regardant la jeune britannique derrière celui-ci. Il soupira avant d’avancer : " Dans un ou deux jours donc… Ca devrait être bon. Enfin, je ne préfère pas te donner de délais précis, des fois que je rencontre quelques soucis… " Plus que quiconque, elle devait savoir que la mécanique d’innovation n’était pas une science exacte. Il s’envoya une gorgée de bière et tout semblait les emmener vers la fin de leur entretien. Il suffit d’un sourire d’Adriel pour qu’il ne murmure dans un phonème : " Tu devrais recevoir ça en personne dans les deux ou trois jours, Aishlinn… " Il lui souriait… Encore et toujours.
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Message posté : Dim 29 Déc 2013 - 18:33 Message
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Justement, pour elle, l’atelier dans lequel elle se trouvait, servait de preuve qu’il n’était –seulement ? – un collectionneur. Le gant par exemple, elle n’en avait jamais vu, c’était une innovation. Et puis ce type se prenait la tête depuis un moment – à l’écouter – sur sa moto qu’il avait préféré réparer seul plutôt que l’emmener dans un garage. Bref, il aimait bidouiller. Avoir des pièces spécifiques d’anciens projets de Dédale, enfin, pour elle c’était logique qu’il allait les trifouiller pour en faire quelque chose. Après, ce n’était pas son problème, si elle commençait à mettre le nez dans tous les boulots qu’on lui filait, elle pouvait dire adieu à sa clientèle. Et comme pour prouver qu’elle se fichait bien de ce qu’il pouvait faire des pièces qu’elle avait apportées, elle se retrouva à hausser les épaules, sans trouver utile de dire à voix haute son état d’esprit. Peut-être qu’elle aurait dû, que ça l’aurait rassuré dans une certaine mesure mais, ignorant qu’elle mettait le doigt sur un sujet sensible et secret, elle avait gardé le silence.

A ce stade de la conversation, elle trouva encore le moyen de sourire en le suivant du regard, nullement offensée par le fait qu’il ne veuille pas laisser une voleuse dans son atelier. C’était bien pour cette raison qu’elle trouvait la réparation compromise. « J’crois qu’il va m’en falloir un peu plus pour être vexé. » Toujours un sourire accroché aux lèvres, elle continua en reprenant une de ses phrases. « Ton raisonnement s’tient. » Elle n’aurait laissé personne dans son univers, à elle, sans la moindre surveillance alors, peu de chances de lui en vouloir. Puis, dans le fond, ce n’était pas bien grave : ce n’était pas sa moto, à elle, qui était démonté sur le sol.

Ça la fit marrer d’apprendre qu’il pouvait avoir eu des problèmes à cause d’une fille de son âge, surtout venant de quelqu’un de sa propre famille. Enfin ce n’était pas spécialement drôle, ça l’aurait saoulé que sa propre famille lui tape un scandale sur ses choix puis, bon, si la fille avait vraiment son âge, fallait pas déconner, elle devait être assez grande pour prendre ses propres décisions, non ? Mais c’est amusé, qu’elle avait répondu très rapidement. « Et, ça va, pas trop dur d’devoir choisir qui t’as l’droit de ramener en fonction d’ton grand-père ? » Le ton amusé, plus taquin que sérieux, montrait qu’elle n’attendait pas réellement de réponse. C’était sa vie, il la gérait et acceptait ce qu’il voulait.

« Non, ça va. » En réponse à la proposition de soda venant d’un frigo sorti de nulle part. D’une, cette entrevue semblait toucher à sa fin et, de deux, si elle n’avait jamais rien bu en présence d’Adriel ce n’était pas pour rien. Pas envie de laisser son ADN un peu partout dans cette baraque, comme le fait qu’à aucun moment elle n’avait touché au gant qu’il lui avait montré, où à la pièce de moteur qu’il avait présenté. Réparer la moto aurait mis cette prudence à mal mais, comme la question ne se posait plus elle ne s’en inquiéta pas. Comment est-ce qu’elle aurait pu savoir que toutes ces précautions étaient inutiles ? Du coup, avec son manque de délai précis – ce qu’elle comprenait – elle afficha une moue qui semblait prouver qu’elle était déjà en train de réfléchir à un moyen pour savoir quand ça serait prêt, sans avoir à lui donner le moindre numéro ou moyen de la contacter. Elle n’allait pas se pointer tous les deux jours pour voir l’avancée des travaux.

Ses pensées furent interrompues par la dernière phrase d’Adriel, en plus du fait de pouvoir recevoir les choses personnellement, il avait ajouté son prénom comme pour prouver que l’identité de l’Irlandaise n’était pas un problème. Si Adriel avait un sourire accroché aux lèvres, ce n’était absolument pas le cas de l’adolescente. Bras croisés, les yeux légèrement plissés, ce genre de phrase était comme une attaque caractérisée sur sa personne. Ça semblait évident qu’elle tenait à son anonymat et que cette donnée soit mise à mal par le marchand d’armes ne lui convenait pas du tout. Étrangement, elle ne s’inquiétait pas trop sur le fait qu’il sache où elle vivait. Elle venait de changer de lieu de vie et le manoir n’était relié d’aucune façon aux jumeaux. S’il devait avoir une adresse, c’était soit celle de son boulot, soit celle de leur dernier appartement qu’elle avait gardé pour des raisons pratiques. Mais, dans tous les cas, il en savait trop et venait, soudainement, de passer du statut de client à celui de menace.

« Et moi qui trouvais que, jusqu’à présent, ça s’passait pas si mal qu’ça. » C’était de la logique, SA logique à elle. Du moment qu’Adriel n’était pas une menace, elle n’avait aucune raison de chercher à avoir un moyen de pression sur lui. Si elle ne se montrait pas curieuse sur un tas de choses c’était surtout pour cette raison. Là, en une phrase, il venait de changer la donne. « C’n’était pas une très bonne idée d’fouiller sur mon compte, encore moins d’le faire savoir. » Merde, il y avait des règles après tout, quand on embauchait quelqu’un qui ne donnait pas son prénom où son nom, c’était bien pour une raison ! Il pouvait prendre ce qu’elle venait de dire comme il voulait, ça n’avait plus vraiment d’importance. Pas vraiment imposante, trop jeune, elle n’impressionnait que rarement ses interlocuteurs. Dans le fond, ce n’était pas une mauvaise chose, ça lui laissait plus de marge de manœuvre. « T’es conscient que, jusque là, j’me sentais pas obligé d’avoir des informations pour m’protéger en cas d’problème ? » Ok, elle s’était introduite chez lui et dans son bureau mais, il devait bien se rendre compte qu’elle n’avait posé aucune question sur le boulot qu’il lui avait donné. « Et qu’là, tu viens d’changer la donne. » Il avait ouvert les hostilités, du point de vue de l’adolescente. « Ça n’change rien à notre contrat. » Parce qu’elle restait une professionnelle. « Mais si j’devais t’donner un dernier conseil… T’devrais revoir ton système d’sécurité et rapid’ment. »

Il voulait fouiller dans sa vie, très bien… Elle pouvait aussi faire la même chose parce que maintenant, elle allait bien devoir se protéger si jamais Monsieur décidait d’en dire un peu trop sur elle.
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Message posté : Dim 29 Déc 2013 - 22:22 Message
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Il étira un sourire suite à sa remarque visant à avancer qu’il lui serait inconfortable de laisser une voleuse en plein milieu de ses affaires. Elle ne le prenait pas mal et il trouvait la chose des plus amusantes. Comme si un semblant de relation différente de celle unissant un acheteur d’un revendeur se nouait progressivement, Adriel la trouvait d’agréable compagnie. Il ne serait pas allé jusqu’à dire qu’il aurait pu supporter longtemps sa compagnie, mais la gamine avait le don de lui offrir une sorte de parenthèse intéressante dans son existence toute entièrement vouée à son entreprise comme à ses projets personnels. Plus ou moins avouables d’ailleurs.

La suite dériva sur la possible arrivée de son aïeul et sur les serres dans lequel ce dernier tenait Adriel enfermé. Ouvrant sa bière, il haussa les épaules et se contenta de marmonner : " C’est pas vraiment le soucis avec lui. Ça fait un petit moment que ses savons me remuent plus les tripes comme avant… " A une époque, Hans Walter Veidt avait inculqué à ses petits-enfants que « la famille est tout » et il l’avait fait froidement, à son image… Il l’avait longtemps craint, autant que ses frères à en juger par leur souvenirs. Mais maintenant, il était sa seule famille et celui qui avait mis Veidt Enterprise dans sa confortable position sur le marché mondial. " De son point de vue, j’ai des obligations morales envers notre entreprise et je peux pas me permettre de faire n’importe quoi… Du moins, je peux le faire tant que personne ne me grille. Et là… Il me prendrait la main dans le sac. " Il adressa un semblant de clin d’œil complice à la britanniques, lui indiquant un peu plus à quel point il pouvait être seul impliqué dans cette histoire.

Puis il lâcha ce qui semblait être une bombe pour la jeune femme et il ne manqua pas de sentir une monstrueuse tension grandir face à lui. Un court instant, la pensée d’avoir donné un prétexte à une gamine, aux capacités surnaturelles dont il n’avait aucune connaissance, pour le liquider le fit frissonner. Il s’astreint juste à descendre une gorgée de sa bière en la regardant toujours de ses yeux bleu métallique. Excellente par ailleurs. Il essayait d’analyser ses attitudes et ce qu’il voyait n’était pas vraiment de nature à le rassurer. Mais il était Adriel Veidt, n’avait foi qu’en lui et pensait toujours avoir les moyens de se sortir d’une situation désagréable en repoussant ses limites. Il soupira.

" Il y a pas vraiment de raison que ça change. " Avança-t-il en réponse à son propos disant que, jusqu’alors, les choses ne se déroulaient pas si mal. Il garda son sourire amène et continua à écouter son propos qu’il jugeait de plus en plus agressif, croisant les bras sur son large torse. Mensonge, perversion, tromperie et séduction… Il allait probablement devoir user de tout ça pour se sortir de la situation dans laquelle il s’était mis. Dans laquelle elle les mettait avec son comportement qu’il n’expliquait qu’en partie. Il chercha à laisser passer l’orage en silence, mais ne cessa guère de réfléchir. " Tu sais… T’as pas besoin de montrer les crocs comme ça… " Déclama t’il avec l’assurance d’un type qui n’a absolument rien à cacher alors que c’était tout le contraire. Il s’accouda sur l’établi, la regardant avec un sourire qui n’avait plus grand-chose d’arrogant mais pouvait apparaitre comme un brin désolé. Mais désolé de quoi ? " Relax… " Ses méninges carburaient pour essayer de mettre au point un scénario plausible. S’il avait déjà songé à la chose pour compartimenter ses informations et ne pas dévoiler tous ses atouts d’un coup d’un seul. Il regarda donc la jeune femme aux yeux clairs et lui indiqua dans un phonème : " D’autant que, très chère, j’ai pas eu à fouiller… "

Il espérait simplement que cette petite phrase balancée à la volée serait suffisante pour la calmer. On était pas vraiment des plus efficace dans l’écoute quand on avait le sang qui vous battait fort aux tempes. Adriel apparaissait des plus calmes, il allait simplement lui resservir quelques faits accommodés à sa sauce. Après tout, elle n’était pas vraiment sensée tout savoir des systèmes de Sécurité de Veidt Enterprises. Et V.I.S.I.O.N avait été suffisamment performant pour la détecter dans son bureau alors qu’il montait dans l’ascenseur. Il avait toujours moyen de romancer un peu la chose. Et ça commençait par énoncer une vérité sur le ton de la sincérité :

" Deux fois t’as réussi à déjouer ma sécurité… Je sais pas comment tu t’y es prise, je ne sais pas ce que tu peux faire mais ça te place clairement comme une pointure, malgré les apparences. Mais même les plus grands maestro ont des failles. " Il se stoppa pour aller se rafraichir d’une lampée de bière. Il n’était absolument pas sûr que sa version convainque la jeune femme et qu’elle laisse tomber l’affaire. Ses menaces ne lui plaisaient pas alors il garderait pour lui le reste des informations à son sujet. Pas besoin d’agiter un mouchoir rouge quand vous faites face à un taureau, n’est-ce pas ? " J’ai aucune idée de comment t’es arrivée dans mon bureau et je te mentirais pas en te disant que ça m’intrigue, mais t’as commis une erreur une fois dedans : te croire arrivée et en sécurité. Elles sont pas faciles à détecter, mais il y a quand même pas mal de caméras qui quadrillent les lieux, rapport à tous les dossiers que j’y entrepose, entre autre… " La chose était fausse, mais elle ne pourrait pas le savoir. La raison était simple : il refusait d’avoir des preuves, même à sa disposition, indiquant qu’il était doté de capacités surnaturelles. Le voir se dédoubler sur une bande lui aurait été des plus préjudiciables si cette dernière se retrouvait entre de mauvaises mains. Il se mit en tête de poursuivre : " Résultat : le mec de la sécurité a juste fait son boulot et a comparé ton portrait avec pas mal de bases de données. " Il passa la main dans un tas de papiers et en tira un feuillet auquel était agrafé un portrait en gros plan de la jeune femme : la photo qu’Adriel avait pris avec son portable. Coupée de cette façon, elle donnait illusions d’une capture d’écran plus ou moins grossière et accompagnait un document des plus officiel : un dossier de l’immigration. " Vu qu’on est les principaux fournisseurs de l’armée et que tu as pu voir combien nos équipements sont efficaces comme prisés au marché noir, on a quelques passes droits au niveau des recherches. Notamment avec l’immigration. Histoire de nous prévenir du tourisme terroriste parait-il… Quoi qu’il en soit, c’est comme ça qu’il a obtenu ton prénom. Et à en juger par ta réaction, ça a pas l’air d’être un blaze d’emprunt… Mais c’est assez joli. " Cherchant toujours à dédramatiser l’affaire, Adriel glissa le papier sur l’établi en direction de la jeune femme. Il bu une nouvelle fois au goulot de sa bière, laissant aux choses le temps de se reposer un brin. Si son histoire arrivait à tenir la route comme à la convaincre, il pourrait vraiment songer à se reconvertir dans les arts de la scène.

" Je sais pas comment t’es entrée dans le pays et je m’en cogne. J’imaginais même que tout sur ce papier n’était qu’un ramassis de conneries… " Si la situation telle qu’il la décrivait était survenue, il l’aurait sincèrement pensé. Mais il avait pour lui des informations qu’il garderait silencieuses. Il était grand temps de porter l’estocade et voir si la chose réussissait à ébranler les velléités de l’Irlandaise : " Quoi qu’il en soit, je leur ai dit de laisser tomber l’affaire… Légalement, j’en ai le droit et ils n’ont rien à me contester. Tu m’es beaucoup plus utile libre de toute façon… " Pour appuyer son propos, il désigna le sac qu’elle gardait toujours précieusement avec elle. La chose était claire, elle lui avait sorti une sacré épine du pied comme donné un sacré coup de fouet à son projet. Du moment qu’elle lui laisse les pièces. " Ca me donnait, éventuellement, un moyen de te retrouver parce que j’ai potentiellement d’autre boulot à te proposer. Et vu la façon dont tu t’en es sortie, je serais bien bête d’aller chercher un autre fournisseur ! " Du bon sens, tout simplement. Son argumentaire touchant à sa fin, il se contenta de plonger son regard dans les océans de la jeune femme pour avancer dans un phonème : " On reste cool et tu te remplis pas le crâne de mauvaises idées ? Parce que dans cette affaire, qui a le plus à perdre… ? Toi qui a juste commis le larcin ou moi qui l’ai commandité ? " A ses yeux, la réponses était limpide et se conjuguait au masculin.
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Le Poing de la Justice

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