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Un jugement trop prompt est souvent sans justice ▬ Charlie

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Message posté : Jeu 28 Nov 2013 - 14:45 Message
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Tesla

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Depuis son arrivée en Amérique, Renan faisait tout son possible pour ne pas encourir le risque de se retrouver avec un casier judiciaire. Petit délit comme accident de la circulation, il devait simplement apparaître comme un citoyen exemplaire qui n'avait aucun goût pour les confrontations et le crime. Pour quelle raison ? Parce qu'il avait une couverture à assurer, celle d'un gentil nettoyeur de vitres, divorcé et immigré de France. Le stéréotype parfait de l'étranger en somme, qui donc irait soupçonner que cet homme était la personne la plus importante de SHADOW dans l'est des États-Unis ? Personne. C'était justement ce que l'oncle du jeune homme – son prédécesseur au poste d'officier de la pénombre – lui avait sommé de veiller à toujours rester parfaitement discret. Au fond, ce n'était pas si difficile que cela, Renan avait l'habitude d'apparaître comme une personne sans vraiment d'importance, ne marquant l'attention que le temps de lui parler avant de sortir de l'esprit de ses interlocuteurs. Une personne passe-partout était l'idéal pour diriger un organisme qui se devait d'être aussi secret que SHADOW. Nombreux étaient ceux à croire que cette opération avait disparue et même s'il savait bien – désormais – que l'UNISON soupçonnait l'existence de SHADOW à Star City, sa prudence devait rester de mise. Plus que jamais même. En somme, il fallait veiller à rester discret et surtout, ne pas prendre le moindre risque sous son identité de civil. En tant que super-vilain, c'était autre chose.

C'était donc pour cette raison que lorsque cette cliente trop pointilleuse était arrivée pour l'admonester du bas de l'échafaudage où le jeune homme était, ce dernier avait senti venir les ennuis. C'était une femme d'affaire, la quarantaine et les poches débordantes de fric, certainement le type même de nanas qui réussissaient sans avoir de vie privée. Renan n'avait rien contre ces femmes du moment qu'elles ne venaient pas l'enquiquiner, mais celle-ci s'était mis martel en tête, persuadée que les laveurs de vitres ne faisaient pas bien leur travail. Même si elle ne le disait pas, le français était persuadé que cette inquiétude n'était liée qu'au fait qu'il n'y avait presque que des étrangers dans l'équipe chargée de laver les vitres de sa luxueuse demeure. Seulement, allez le prouver.
Quoi qu'il en soit, le Breton l'avait laissée râler quelques mètres plus bas, essayant de l'ignorer comme il pouvait, mais elle s'était montrée tenace. L'espace d'un instant, le jeune homme songea à lui répondre en français pour faire croire qu'il ne parlait pas bien sa langue, c'était un excellent moyen pour apaiser la colère d'autrui et lui couper l'herbe sous le pied en général ! Seulement cette femme l'avait entendu parler avec ses collègues le matin même et bien que son accent soit clairement perceptible, elle n'était pas idiote pour autant et ne tomberait pas dans un autre gros piège. Comme elle ne cessait de piailler en le regardant, le français était finalement descendu de son échafaudage pour lui demander quel était exactement le problème. La femme lui avait rétorqué qu'ils avaient abîmé les vitres qu'ils avaient nettoyées le matin même, certainement en utilisant le mauvais produit. L'idée était saugrenue, il faisait ce boulot depuis des années et ne se priva pas de le lui faire remarquer, le tout d'un calme Olympien. La femme répliqua alors que pour rester dans ce métier pendant des années, c'était certainement qu'il devait être idiot et que ceci expliquerait qu'il ne soit pas capable de faire correctement son boulot. Ne souhaitant pas d'ennuis, Renan fit le contraire de ce qu'il aurait dû faire, il approcha de la femme en arborant une expression contrariée et elle sembla mal interpréter son geste. Reculant, elle se prit le pied dans un nid-de-poule de la cour et tomba en arrière. Il tendit la main pour essayer de la rattraper, mais à la dernière seconde, prit d'une pulsion étrange, la poussa en arrière et elle tomba finalement sur le macadam où elle se brisa la clavicule et le bras droit.

Il était coupable, c'était l'évidence même et malheureusement pour le jeune homme, ses collègues n'étaient pas présents au moment de la confrontation. Ce fut donc sa parole contre celle de la femme qui déclara qu'il avait tenté de la tuer. Bien évidemment, c'était exagéré et personne n'y croirait, mais ce qui inquiétait sincèrement le français c'était de se prendre une sanction qui figurerait dans son casier judiciaire pour coups ou violence à l'encontre d'une autre personne. Il devait donc mentir. Renan était un bon manipulateur et pouvait généralement bien se faire passer pour ce qu'il n'était pas, mais là c'était aussi l'affaire des tribunaux puisque la femme était décidée à lui faire un procès. Elle était riche et se permettait encore de pouvoir délester des malheureux travailleurs de leur argent ! Heureusement le Breton hérita d'un avocat commis d'office qui lui conseilla d'essayer de régler tout cela à l'amiable à l'aide d'une discussion avec la partie adverse. Comme le jeune homme n'était pas très calé en justice, il fit confiance à cet homme qui lui promit monts et merveilles, mais Renan déchanta vite.
Moins de deux jours plus tard alors qu'il devait revoir cet avocat, le français se rendit compte que l'homme ne croyait pas une seule seconde à son innocence. D'après ce qu'il disait, les preuves étaient contre lui et il était donc responsable de ce qu'il était accusé ! Malgré ses nombreuses tentatives, le trentenaire ne parvint pas à faire changer l'avocat d'avis et au final, il préféra lui retirer son dossier.

Le problème fut alors de retrouver un avocat qui ne le ruinerait pas. En tant que civil il gagnait à peine sa vie avec son boulot « minable » et ce ne fut que lorsque son patron lui conseilla le nom d'une avocate spécialisée dans les cas de personnes « dans le besoin » que Renan repensa à Charlie Lane. Il la connaissait assez peu, ils avaient été voisins de palier pendant quelques années, mais n'étaient jamais allés plus loin que des échanges de banalités et des discussions assez brèves autour d'une bière. Cela dit, il savait qu'elle avait été en relation avec Kailee et Renan s'était toujours demandé si la jolie blonde n'était pas au courant de certains détails concernant les affaires en lien avec SHADOW.
Faisant d'une pierre deux coups, le français avait pris rendez-vous avec elle et avait eu confirmation du jour de la rencontre quelques temps plus tard.

Le jour J, le français avait débarqué comme s'il ne se souvenait pas de la fameuse Charlie et ce ne fut que lorsqu'il la vit face à lui que son visage se marqua d'une expression de réflexion. Le silence qui précédait son salut était volontaire : il voulait laisser croire qu'il ignorait qu'ils se connaissaient lorsqu'il avait demandé un rendez-vous.

« Oh, bonjour. Désolé, je n'avais pas fait le lien, votre nom me disait bien quelque chose, mais j'avais totalement oublié d'où nous nous connaissions. » De plus, son nom apparaissait dans les journaux depuis quelques temps. Au cas où elle ne le situerait plus, il précisa quelque chose. « Nous étions voisins à l'époque ou vous étiez encore avec Scott. » Le ton était posé comme s'il était désolé de lui rappeler cet épisode – c'était connu que les ex ne s'entendaient jamais très bien. « J'ai cru comprendre que vous étiez devenue assez célèbre. Je suis venu ici parce qu'on m'a conseillé de le faire, mais j'avoue que je m'attends à ce que vous défendiez des personnes avec plus de moyens. »

La couleur était donnée, il n'avait pas beaucoup de moyens ! Cela dit s’il ne s'était pas trompé dans ses recherches, Charlie ne choisissait pas ses clients sur le critère de la grosseur de leur porte-feuille.
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Message posté : Jeu 28 Nov 2013 - 19:21 Message
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Le problème avec une certaine notoriété – elle avait toujours du mal à se faire à l’idée et encore plus à la mettre en avant – c’était le nombre de dossiers qui pouvait arriver. Ça impliquait des réunions assez régulières pour voir ce qui serait traité, ce qui ne le serait pas et, surtout, répartir les dossiers sur les différents avocats présents dans ce récent cabinet. C’est à une de ces réunions que le dossier de Renan fit son apparition. Les faits avaient été exposés rapidement et avant même qu’une discussion ne s’installe, Charlie avait relevé la tête pour dire qu’elle prenait le dossier. Sarah avait tiqué sur cette soudaine envie de prendre un dossier mais, elle avait attendu que tout le monde soit parti, après la réunion, pour interpeller l’avocate.

« Tu as vu les éléments, il n’y a rien qui plaide vraiment en sa faveur. »
« Je sais. »
« Alors pourquoi on le prend ? Tu sais le nombre de dossiers qu’on doit traiter ? »

Sarah était l’assistante juridique parfaite selon Charlie. Elles avaient commencé à travailler ensemble dans l’ancien cabinet où était embauchée Charlie et, il n’avait pas été possible d’envisager l’ouverture de ce cabinet sans voir Sarah la suivre dans cette aventure. Sarah avait ce qu’il manquait à Charlie, entre autres choses, elle ne possédait pas cette certaine naïveté que pouvait avoir Charlie à croire que tout le monde avait une bonne raison de faire quelque chose. L’avocate avait pris le temps de réfléchir à sa réponse avant de relever les yeux sur Sarah.

« Parce que je connais la personne dont il est question. »

Connaître était un bien grand mot. Elle avait mis un peu de temps, pendant la réunion, à se demander où elle avait entendu ce nom – elle voyait tellement de dossiers passer qu’il n’était pas toujours évident de remettre des visages sur des noms – et quand ça lui était revenu, elle ne se voyait pas refuser. En réalité, et si elle devait rester logique, elle ne le connaissait pas. Une relation de bon voisinage était plus adéquate mais, la plaignante disait qu’il avait voulu la tuer, chose que Charlie trouvait absolument absurde. Et si personne ne croyait cette théorie, Charlie avait un peu du mal à croire qu’il avait seulement voulu lui faire du mal de façon volontaire. A aucun moment Renan ne lui était apparu comme quelqu’un de potentiellement dangereux – elle aurait pourtant dû apprendre, depuis le temps, que les apparences et la réalité étaient parfois très différentes. Accepter le dossier avait été une sorte d’évidence pour l’avocate qui chargea Sarah de prévenir celui qui risquait de devenir son client et de convenir, avec lui, d’un jour de rendez-vous.

Le jour du rendez-vous arriva et, comme pour tous les autres, Renan avait dû être accueilli par Sarah qui l’avait entrainé jusqu’au bureau de Charlie à l’heure convenue. L’assistante s’était éclipsée aussi vite qu’elle était venue, pendant que Charlie s’était levée pour saluer le nouvel arrivant. A la tête qu’il faisait, elle comprit assez rapidement que si elle avait fait le lien entre son nom et un ancien voisin, la réciproque n’était pas vraie. Loin de s’en sentir offensée, elle laissa passer un sourire, s’apprêtant à se resituer mais, il prit la parole en premier. Elle secoua légèrement la tête, gardant un sourire, comme pour lui faire comprendre qu’il n’y avait pas de souci. Laissant, par la même occasion, comprendre qu’elle se souvenait de lui.

Évoquer Scott ne sembla pas la perturber, ils étaient restés en bon terme et continuaient de se voir. A partir de là, elle n’avait pas tellement de raisons de se sentir triste, coupable, ou tout autre sentiment de ce genre. De toute façon, sa vie personnelle n’avait pas tellement sa place dans ce bureau. Un sourire amusé passa sur le visage de l’avocate aux derniers mots de Renan. Marrant parce que, beaucoup de gens avaient tendance à se faire cette réflexion. A croire que, le fait d’être connue obligeait à s’occuper d’une élite plus riche.

« Je suppose qu’il y a déjà bien assez d’avocat pour s’occuper de ce genre de personne. » Elle haussa les épaules, le ton toujours léger. « Du coup, je reste dans les dossiers que j’ai l’habitude de prendre. » Le ton était léger parce qu’il était évident que ses motivations étaient bien plus sérieuses mais, elle n’était pas là pour parler de ces choix de carrière et de client. Elle désigna la chaise devant le bureau. « Si vous voulez vous asseoir. »

En tout cas, elle ne comptait pas rester debout, ce n’était pas ce qu’on faisait de plus pratique. Elle s’installa donc, le dossier devant qu’elle ouvrit sans pour autant regarder à l’intérieur. Elle l’avait lu tellement de fois qu’elle aurait été capable de le réciter, peut-être pas mot pour mot mais elle avait un peu plus que les grandes lignes en tête. Joignant les mains devant elle, posées sur le bureau, son regard alla trouver celui de Renan.

« J’ai regardé votre dossier. » Encore heureux ! « Et, honnêtement, ce n’est pas ce qu’on fait de plus engageant. Les cas, d’une parole contre une autre, sont souvent problématiques. » Elle n’allait quand même pas lui promettre que tout se passerait bien, sans en être certaine. « Je vais sûrement vous poser des questions que l’on vous a déjà posées mais, je vais en avoir besoin. » Elle s’excusa dans un regard accompagné d’un sourire pour le côté rébarbatif que ça pouvait avoir mais, Charlie n’avait aucune envie de se fier à des notes prises par un prédécesseur. « Dans un premier temps je vais avoir besoin de votre version des faits et, si la personne qui vous accuse a une raison particulière de vous en vouloir ? »

Même si elle avait déjà une idée de ce qui s’était passé – du moins, elle avait deux versions différentes – elle avait toujours préféré entendre les faits de la bouche des personnes. Souvent plus révélateurs que des mots écrits dans un dossier.
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Message posté : Jeu 28 Nov 2013 - 21:03 Message
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Il semblait que Charlie se souvenait bien de lui ce qui était une excellente chose. D'un autre côté, le simple fait qu'elle ait pu retenir son dossier qui n'était pas du tout bien engagé, soyons honnêtes, montrait qu'elle devait avoir quelques brefs souvenirs de l'époque où ils avaient été voisins. Il ne restait qu'à espérer que les choses se passent bien, rien n'était moins sûr avec la justice. Renan ne souhaitait pas mettre en danger sa couverture officielle pour glaner quelques informations sur Charlie, la pérennité de son anonymat devait primer sur le reste. La jeune avocate confirma ce que le français pensait et savait déjà : elle s'occupait des cas qui l'intéressaient et pas forcément de ceux qui rapportaient le plus d'argent. Si tel était le cas, elle avait plutôt mal commencé sa carrière en aidant les délinquants en difficulté, ce n'était pas ce qui payait le mieux dirons-nous ! Avec de telles affaires, elle avait au moins autant de chances que lui de devenir un jour millionnaire.

Après l'invitation de Charlie, Renan s'installa sur la chaise face au bureau et posa ses yeux sur elle. Il ne cherchait pas à fuir son regard tout simplement parce qu'il n'avait rien à se reprocher pour cette fois-ci. Le français avait décidé de lui dire toute la vérité de manière à ce qu'elle puisse l'aider au maximum. La justice ça n'avait jamais trop été son rayon, excepté sur les détails comme la lecture mentale illégale et les choses de ce type. Charlie commença son exposé en lui avouant de but-en-blanc que son dossier n'était certainement pas gagné d'avance, au contraire. Le visage du Breton resta neutre : il s'y attendait et ce n'était donc pas une surprise. Le fait de répéter encore une fois tout ce qu'il avait déjà dit ne l'indisposait pas, c'était un peu ce qu'il faisait avec chaque nouvelle recrue de SHADOW dans un sens. Alors qu'elle lui posait une dernière question certainement importante, le français prit le temps d'y réfléchir sérieusement avant de répondre.

« Personnelle, aucune. Après, ce n'est que des rumeurs qui circulaient lorsqu'on était sur le chantier, mais certains autres employés ont dit qu'apparemment elle était très raciste. Tous les employés qui n'étaient pas américains avaient le droit à un regard désagréable, mais je crois que ça n'est jamais allé plus loin. Enfin, avant ce problème, je n'avais rien vu. » Autant être franc jusqu'au bout. « Et je ne lui ai jamais parlé personnellement avant cet incident, c'était le chef de chantier qui s'occupait de ça. Donc non, je dirais que mis à part le fait que je sois étranger, elle n'a certainement aucune raison de m'en vouloir. »

Il pouvait toujours inventer des choses, trouver des excuses pour justifier ce qu'il avait fait, mais Renan se doutait que le mieux était d'être totalement franc et de ne rien dissimuler à Charlie. Enfin, en ce qui concernait cette affaire évidemment ! Pour une fois dans sa vie, le français allait faire preuve d'une totale franchise, il ne restait qu'à espérer que ce soit probant, sans quoi c'était l'évidence même qu'il n'était pas près de recommencer ! Après une brève hésitation, le Breton reprit la parole.

« Je vais être franc maître, j'ai fait une connerie et elle a certainement ses raisons de me coller ça. Mais je ne vous mens pas en vous disant que je n'ai pas voulu lui faire de mal. » C'était vrai, pour une fois il n'avait pas songé à mal en tendant la main pour l'aider. « Elle était verbalement agressive alors j'ai essayé de m'approcher pour la calmer et elle a reculé, elle avait certainement cru que je voulais la frapper. » Le ton était un peu contrarié, il n'avait pas l'air d'un homme violent pourtant. « Elle a glissé dans un nid-de-poule et elle est tombée en arrière. J'ai tendu la main pour l'aider, mais je ne sais pas pourquoi, finalement je l'ai... poussée. Enfin, j'ai frôlé son épaule et elle est tombée. Mais ça revient au même. »

Il fixa un bref instant le visage de la jeune femme dans l'idée de chercher des traces de contrarié ou quelque chose qui l'informerait que c'était foutu d'avance. Difficile de se dire qu'il dépendait de quelqu'un alors qu'il n'avait toujours compté que sur lui. Au final, le français conclut d'un ton un peu troublé.

« Si c'est fichu, vous pouvez me le dire. Si je n'ai pas de chances de sortir blanchi, je préfère le savoir. Avec la situation actuelle je ne trouve déjà pas de boulot mieux payé que laveur de vitres alors avec ça dans mon casier judiciaire, je peux directement retourner dans mon pays. »

Le ton était légèrement ironique sur la fin, pourtant le léger sourire qu'il affichait en coin semblait indiquer qu'il savait relativiser. Ou du moins voulait-il le faire croire.
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Message posté : Ven 29 Nov 2013 - 1:11 Message
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Avant de l’entendre, Charlie avait attrapé un stylo pour se mettre au-dessus d’une feuille blanche dans son dossier, préférant noter les informations qui sembleraient importantes. Elle n’avait pas de mémoire défaillante, pas encore – elle l’espérait en tout cas – mais, elle préférait être prévoyante plutôt que d’oublier quelque chose. Ou pire, confondre deux affaires. Le problème, avec ce genre de métier, c’était qu’il n’y avait plus rien d’étonnant à entendre quelqu’un dire qu’une personne pouvait être raciste. Ça l’était d’autant plus que cette excuse servait à tort et à travers dans pas mal d’histoires, non pas qu’elle doutait des paroles de Renan mais, elle avait toujours préféré mettre une certaine réserve sur un discours. De toute façon, et c’était presque cynique, son boulot ne consistait pas à croire ou non une personne mais à la défendre du mieux possible. Étrangement, chez elle, les raisons d’un acte avaient bien plus d’importance que la vérité en elle-même.

Elle tiqua, une courte seconde, sur le « Maitre » employé par Renan. Déjà qu’elle avait du mal avec ce titre mais venant d’un ancien voisin qu’elle avait pu côtoyer rapidement, ça lui était encore plus étrange. Ne préférant pas l’interrompre, ni même le reprendre, elle resta concentrée sur ce qu’il pouvait lui apprendre laissant, fatalement, le côté très protocolaire de ce rendez-vous prendre le dessus. Elle cessa de prendre des notes, pour le regarder, quand il assura ne pas lui mentir. Allez savoir pourquoi, elle avait eu l’occasion de remarquer que, quand les gens donnaient leur histoire de manière sincère – ou semblant le faire de cette façon – ils avaient tendance à préférer quelqu’un qui les regardait plutôt qu’une personne plongée dans ses notes.

Elle n’afficha pas d’air contrarié, en revanche, elle fut surprise en l’entendant admettre avoir poussé/frôlé l’employeuse. Réaction qu’elle n’aurait probablement pas eue avec un autre client mais, là, disons qu’elle imaginait assez mal Renan pousser quelqu’un qui était déjà en train de tomber. Enfin, disons que ce n’était pas l’image qu’elle s’était faite de lui mais restait consciente sur le fait de ne pas le connaître outre mesure non plus. Gardant ses interrogations pour elle, pour le moment, elle le laissa poursuivre dans un discours qui aurait pu paraitre assez fataliste si un léger ton ironique ne s’était pas fait entendre. Charlie posa son regard sur ses notes, plus pour réfléchir un instant que pour réellement les relire avant de relever les yeux vers l’homme.

« Non, je ne dirais pas que c’est fichu, juste que ça risque d’être compliqué. En réalité, dans des cas comme celui-là, ça se joue essentiellement sur les antécédents des personnes, à défaut d’avoir des témoins qui peuvent appuyer une version plus qu’une autre. » Afin de donner des exemples, elle continua pour expliquer les différences démarches qui pouvaient être faites. « Vous avez l’avantage de ne pas avoir le moindre casier judiciaire. » Vérification qui était faite systématiquement à l’obtention d’un dossier. « Ce qu’il faudra démontrer c’est que cette femme est réellement raciste et que ça aurait pu la pousser à venir vous agresser verbalement. Ce qui va essentiellement consister à interroger les personnes qui ont pu travailler pour elle. »

Une partie du boulot qui n’avait rien de simple parce que, si elle s’en prenait aux personnes étrangères il y avait fort à parier qu’elles ne voudraient pas spécialement parler ou déposer un témoignage écrit. Généralement ces personnes préféraient restée dans leur coin plutôt que d’avoir des « ennuis » avec la justice.

« Et, votre supérieur aussi qui sera sûrement la personne la plus apte à parler de votre façon d’être sur votre lieu de travail. »

L’idée c’était qu’en l’absence d’antécédent chez Renan, mais présents chez l’accusatrice, il était déjà plus facile de monter un dossier et de le soumettre à la partie adverse pour un arrangement à l’amiable sans avoir à passer par le procès. S’il fallait en venir là, ok mais, Charlie préférait éviter. Une parole contre une autre, même avec un dossier, ça restait trop aléatoire devant un jury.

Ce qui compliquait l’affaire c’était surtout le fait qu’il admette ne pas avoir cherché à l’aider en la voyant tomber, au contraire. Dans les faits ça le positionnait en tant que coupable. Ça ne serait pas la première fois qu’elle défendait quelqu’un qui n’était pas totalement innocent mais, elle avait besoin de comprendre. Là, avec ce qu’elle savait, elle penchait sur le fait qu’il avait pu être énervé par le fait de se faire agresser verbalement mais, le mieux était encore d’aller chercher les informations à la source.

« Mais pourquoi vous avez fait ça ? » Le ton n’était pas accusateur mais réellement intéressé, pour comprendre. « Si vous étiez parti pour l’aider, pourquoi avoir changé d’avis au dernier moment ? » Charlie avait besoin de plus de précision sur un point, c’est pourquoi elle reprit rapidement. « Et, dans les faits, pousser et frôler quelqu’un, ça ne revient pas au même. Du coup, vous avez fait quoi exactement ? »

Ça devait être un truc d’avocats, les mots choisis avaient leur importance. Frôler impliquait qu’avec ou sans son « aide », la femme serait quand même tombé. Pousser, en revanche, pouvait laisser croire qu’elle n’aurait pas fait de chute, ou peut-être pas assez violente pour se casser un bras et une clavicule. Les mots étaient importants.
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Message posté : Ven 29 Nov 2013 - 17:27 Message
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La première réplique de Charlie fut assez rassurante. Renan avait toujours eu en comportement exemplaire d'un point de vue civil – enfin depuis sa majorité, avant c'était autre chose – et visiblement ça allait lui servir. Comme quoi, son oncle ne s'était pas trompé en lui disant qu'un comportement exemplaire pourrait finir par lui être utile. Le français ne la quittait pas du regard alors qu'elle enchaînait en montrant qu'elle avait bien fouillé son passé pour vérifier « son cas » avant d'accepter son dossier. Chose compréhensible. La suite fut un peu moins réjouissante : devoir prouver que la femme était une personne qui se montrait souvent raciste. Elle était snob, nul doute qu'elle devait avoir un tas de détracteurs, mais est-ce que la parole de nombreux immigrés – parfois illégaux – vaudrait celle d'une femme aussi riche ? Renan n'en savait rien et pour une fois, il commença sérieusement à se demander si le fait qu'il soit du genre à ne pas marquer l'attention n'allait pas lui retomber dessus au final. Dire qu'il s'escrimait à agir de la sorte depuis qu'il était avec son oncle...

Le silence persista jusqu'à ce que la jeune femme pose une question qui avait son importance. Pourquoi ? Lui-même l'ignorait, il avait toujours eu une parfaite maîtrise de lui-même et n'avait jamais commis de telle faute. Mais là... les récentes informations qui mettaient à mal le secret de SHADOW, des difficultés avec certains agents qui commettaient des fautes tellement énormes qu'il en venait à se demander ce qu'ils faisaient au sein de SHADOW.... Puis une légère lassitude d'une journée particulièrement éprouvante – laver des vitres l'extérieur avec un vent froid n'était pas agréable – tout cela mit bout-à-bout faisait une « bonne » raison de s'énerver. Sauf que venant de Renan ce n'était pas normal et il avait du mal à l'admettre. Pourtant, le Breton n'avait pas trop le choix, bien qu'il n'allait pas pouvoir donner toutes les raisons de cette irritation à Charlie, pour des raisons évidentes. Il décida donc de répondre en premier à la question qui déterminait sa manière d'agir.

« Elle serait tombée sans moi si c'est là le sens de la question. Elle avait perdu l'équilibre en reculant et j'ai avancé la main pour attraper son bras, mais je ne l'ai pas fait à la dernière seconde et à la place, j'ai repoussé sa main tendue. » Il n'était pas sûr que ce soit très clair, tout avait été si rapidement qu'il avait encore du mal à se remémorer le moment avec exactitude. « Quant au pourquoi.... » Il soupira légèrement, son expression montrait clairement que lui-même se posait la question. « J'étais fatigué, j'ai passé une sale semaine et la journée avait été épuisante. Les critiques m'ont poussé à bout, je voulais juste qu'elle arrête de hurler. » C'était ce que les tueurs disaient pour justifier lorsqu'ils étranglaient quelqu'un, pas sûr que ça plaide en sa faveur. « Je ne sais pas moi-même pour tout vous dire. Je n'ai jamais eu de geste pareil avec qui que ce soit avant et pourtant, ce n'est pas la pire cliente qu'on ait eu. »

Et il avait toujours parfaitement réussi à se maîtriser, même à l'époque où il était encore marié et pourtant dieu savait que parfois son ex-femme pouvait être insupportable ! Comme quoi, Renan restait humain – même muté – et apparemment les réactions d'impulsivité ne lui étaient pas épargnées. À son grand regret. Est-ce que le fait qu'il ait toujours été le voisin calme et posé allait jouer en sa faveur auprès de Charlie ? Elle avait déjà l'air de le croire et c'était une bonne chose, ça n'avait pas été le cas du précédent avocat qui s'était occupé de ce dossier....

« Vous en pensez quoi ? Je veux dire... personnellement, pas en tant qu'avocat. » La question pouvait être étrange, aussi précisa-t-il un point. « Le précédent avocat en charge de ce dossier croyait que j'avais fait ça volontairement, pour le plaisir. Je ne nie pas avoir ma part de faute là-dedans, mais je n'ai pas envie que la personne chargée de me défendre s'imagine que je blesse les gens pour le plaisir. » Même en tant qu'officier de la pénombre il ne le faisait pas, c'était uniquement pour le bien de SHADOW. « Je vous donnerais bien des noms de personnes qui pourraient témoigner de ça, mais... » Il marqua une pause, fronçant légèrement les sourcils. « Mis à part mes collègues, je n'ai pas de relations qui me connaisse personnellement. Et je ne suis pas très... proche de mes autres collègues. Cela dit, je n'ai jamais rien fait contre eux. » Renan soupira avant de conclure. « Est-ce que le témoignage des autres employés sur son racisme suffira, ou est-ce que je devrai aussi prouver que je ne suis pas comme elle le décrit ? »

Il pensait déjà avoir sa réponse, mais sait-on jamais. Là, il risquait d'être dans les emmerdes, sauf peut-être avec Evey. Mais l'idée de la mêler à cette affaire ne l'enchantait guère.
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Message posté : Ven 29 Nov 2013 - 21:33 Message
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Le fait qu’elle ne soit pas tombée avec l’action de Renan était une bonne chose. En fait, ce qui aurait été parfait – et c’était presque malheureux à dire – ça aurait été de n’avoir aucun réflexe ou geste envers cette femme, afin d’éviter tout contact qui pouvait, aujourd’hui, poser problème. On ne revenait pas en arrière. Elle garda un peu mieux pour elle ses réactions mais, elle trouva étonnant qu’il ait pu ne plus vouloir l’aider. Ça pouvait se comprendre, bien qu’il était difficile pour elle de juger ce point n’ayant pas été présente et ne sachant pas exactement ce qu’avait pu dire l’accusatrice. Peut-être que Charlie n’était pas des plus objectives dans le sens où, il était question d’un homme qui ne lui était jamais apparu comme un danger. Au contraire. Comme quoi on ne connait jamais ses voisins – ou, anciens voisins dans le cas présent.

Charlie, qui voyait les choses de manières professionnelles, prenait les informations qu’il lui donnait pour, mentalement, les transformer en ce qui pourrait servir de défense. Les stratégies pouvaient être nombreuses, allant de celle qui laissait Renan admettre ses torts, jusqu’à celle où il était possible de nier l’action qu’il avait eue. Une dernière option pas très morale sur le papier mais, admettre qu’il avait pu l’aider et qu’il ne l’avait pas fait, c’était un argument de poids pour la partie adverse. Et, alors qu’elle réfléchissait à tout ça, elle fut surprise par la question de Renan qui demandait son avis personnel. Le truc c’était que l’avis d’un avocat, hors boulot, ne comptait pas réellement et elle aurait rapidement balayé cette question si ça avait été une autre personne mais l’« inquiétude » qui marqua la suite de ces propos incita Charlie à lui répondre.

« Personnellement ? … Je ne peux pas juger d’une situation que je n’ai pas vue. Cela dit, si je pensais que le but était de lui faire du mal pour le plaisir, je n’aurais pas accepté le dossier. »

C’était l’avantage de son statut, elle avait le choix de ses dossiers, lui évitant de devoir défendre des gens qu’elle n’avait pas envie de défendre. Une loi à la noix – pas si mal faite en réalité – qui obligeait les avocats à défendre leurs clients du mieux qu’ils pouvaient. Loi un peu bafouée à en croire le dernier avocat que Renan avait eu. Elle se garda de lui dire que, pour elle, chacun avait le droit à une autre chance. Que les gens restaient humains et qu’ils avaient le droit à des écarts de conduite. Il n’y avait pas mort d’homme, apparemment maltraiter ses employeurs n’était pas un sport pour lui alors, oui, elle estimait qu’il devait être défendu correctement. Et si elle garda ce mode de pensée pour elle c’était parce que, en y réfléchissant bien, c’était presque de l’incitation à faire des écarts de conduite.

« Dans un premier temps, les témoignages d’autres employés devraient suffire. Votre ancien avocat avait conseillé un arrangement à l’amiable et, honnêtement, c’est le mieux à faire. Éviter un procès est toujours plus avantageux pour les partis. » Souvent long, laborieux, et soumis à la fin, à un groupe de personnes qui, en l’absence de réelles preuves, allait juger aussi sur la sympathie qu’inspirait les deux personnes. « Dans le meilleur des cas, lui dire qu’on peut prouver sa tendance à dénigrer toutes personnes n’étant pas américaine, ça pourrait la pousser à trouver un arrangement. Si on peut ajouter à ça les témoignages d’autres employés qui peuvent dire qu’ils ne vous ont jamais vus avoir une réaction de ce genre, ça peut jouer pour tenter de lui faire comprendre que personne ne va la croire. »

Clairement, la première approche était surtout très psychologique. Laissez entendre à la partie adverse qu’elle n’avait pas beaucoup de chance de gagner pour l’orienter vers une solution à l’amiable. Après, en théorie c’était très beau mais, en pratique, si cette femme avait décidé de vouloir ennuyer Renan jusqu’au bout, toutes les preuves pouvaient lui être présenté qu’elle ne lâcherait pas l’affaire.

« Prouvez quelque chose sur votre façon d’être, ça sera surtout utile en cas de procès. » Où, là, il faudrait faire comprendre à des gens qu’il n’était pas comme ça dans la vie. « Et si on doit en arriver là... » Elle prit conscience du fait qu’il avait dit n’avoir personne pour le connaître personnellement. Et, à bien y réfléchir, elle n’avait jamais entendu parler d’une famille, hormis son ex-femme, ou des amis. « Vous n’avez pas de la famille ou des amis qui pourraient dire comment vous êtes au quotidien ? »

Tout le monde avait forcément quelqu’un pour le connaître, généralement les gens n’avaient simplement pas envie d’impliquer des amis ou de la famille dans un procès mais, ils avaient quelqu’un. Si jamais ça devait aller au procès, il fallait qu’il ait quelqu’un parce que l’accusation se ferait une joie de pointer du doigt le fait que personne ne l’entourait et que c’était une preuve qu’il n’était pas si « bien » que ça. Comme le fait qu’on soulignerait sûrement son divorce pour faire une preuve de plus.

« Mais, voilà ce que je propose si ça vous va. D’abord on cherche parmi vos collègues si quelqu’un a pu avoir des problèmes de ce genre avec la plaignante. J’aurais besoin de leurs noms. Je vais aussi chercher parmi les anciens employés de cette personne, voir si quelque chose peut aussi sortir de ce côté-là. » Elle s’arrêta deux secondes, prit le temps de réfléchir et releva les yeux sur Renan. « J’ai une question qui peut sembler étrange mais, est-ce que vous seriez prêt à porter plainte contre elle si on a assez d’éléments ? Le but ce n’est pas d’en arriver là mais de laisser entendre qu’on peut avoir assez d’éléments contre elle. »

Et accessoirement négocier que la plainte soit retiré afin d’éviter l’autre de voir le jour. Il était beaucoup plus facile d’essayer de « jouer » sur les penchants racistes de cette femme, plutôt que d’expliquer pourquoi Renan n’avait pas cherché à l’aider pour qu’elle puisse éviter la chute.
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Message posté : Sam 30 Nov 2013 - 13:12 Message
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Le fait que Charlie ne le considère pas comme quelqu'un de sadique était déjà une bonne chose. Le terme était peut-être mal adapté à la situation, mais c'était ce qu'il avait pensé en entendant le précédent avocat lui lancer une telle remarque en plein visage. Le plus « injuste » dans l'histoire au fond, c'était de se voir être considéré comme un coupable alors que, pour une fois, il n'avait strictement rien fait. Sachant qu'il avait souvent agi en super-vilain sans rien encourir, c'était plutôt ironique en un sens. Cela ne ferait que confirmer qu'il devait profiter de sa position d'Officier de la Pénombre pour remettre les pendules à l'heure ! Renan ne répondit rien à cette déclaration et se contenta d'attendre la suite qui ne tarda pas à arriver. Le français fut assez rassuré de savoir qu'elle ne comptait pas aller jusqu'au procès – chose qui lui aussi voulait éviter à tout prix – et qu'il n'aurait pas besoin de donner le nom de personnes qui pourraient témoigner de son naturel pacifique. Le français hocha la tête pour faire comprendre qu'il avait bien cerné où elle voulait en venir et une chose était sûre : il avait vu défiler de très nombreux employés depuis qu'il travaillait dans cette entreprise et plus de la moitié était étrangère.

Charlie se renseigna tout de même sur les connaissances qu'il pourrait avoir. Pas de famille, sauf si l'on comptait son grand-père maternel qui vivait dans une maison de retraite et à qui Renan n'avait plus rendu visite depuis une dizaine d'années.... Pas l'exemple parfait en somme ! Avant de répondre, le trentenaire laissa l'avocate enchaîner pour lui résumer ce qu'elle pensait être la meilleure marche à suivre et cela ne fit que conforter le Breton dans l'idée que Charlie était la personne parfaite pour cette affaire. La dernière question qui lui fut posée l'étonna toutefois, il n'y avait pas songé. Renan marqua un temps d'arrêt, hésitant brièvement avant de finalement répondre.

« Et bien... je n'y ai pas songé, je préfère généralement éviter la provocation... » Inutile d'être un génie pour remarquer qu'il avait l'air d'être du genre à faire profil bas. « Mais si vous considérez que ça augmentera nos chances de ne pas aller jusqu'au procès... je vous fais confiance sur ce point. » C'était donc une sorte d'approbation, il n'avait pas vraiment le choix dans un sens. « En ce qui concerne le reste, je n'ai plus de famille sur ce continent, plus que je fréquente du moins. Quant aux amis... j'ai seulement une amie que j'aimerais éviter de mêler à cette affaire. Elle est du genre un peu... rentre-dedans et j'ai peur qu'elle ne prenne mal ce qui s'est passé et qu'elle essaye de le régler à sa manière. »

Evey avait un côté très expéditif parfois, il se souvenait encore de la manière dont elle avait lourdement insisté pour se débarrasser de son ex-femme de façon définitive et non en subtilité comme il essayait de le faire. S'il allait lui raconter qu'il avait des emmerdes avec une riche raciste, la jolie blonde était bien capable d'aller s'assurer que cette femme ne serait plus dans la capacité de porter plainte. Plus de plaignante, plus d'ennuis ! Dans un sens c'était vrai, mais cela risquait surtout d'attirer l'attention sur lui et c'était à l'opposé de ce qu'il recherchait. Cela dit, est-ce que l'avocate pourrait-elle comprendre cette position ? Parfois les hommes et femmes de loi ne voyaient que la surface et n'imaginaient pas qu'une adorable jeune femme comme Evey puisse être plus dangereuse qu'un homme armé.

Il détourna brièvement son regard de la citoyenne pour réfléchir à ce qu'il pouvait bien avoir entendu lorsqu'ils travaillaient là-bas. Dans la logique, Charlie n'aurait pas trop de difficultés à trouver quelques personnes pour témoigner en défaveur de la femme, mais s'il pouvait aider... Reportant son attention sur son avocate, le français reprit.

« Je crois que certains de mes collègues ont dit qu'elle et son mari avaient d'autres maisons où ils employaient beaucoup de personnel. Je ne peux pas dire si c'est la vérité vu que c'est des paroles rapportées, mais de ce que j'ai entendu, elle a toujours refusé d'aller dans celle qu'ils ont près du Mexique à cause des employés qu'ils ont là-bas. Des mexicains j'entends. » Si elle était déjà raciste avec des gens de son continent, avec des français n'en parlons même pas. « Ce n'est pas la première fois qu'ils font appel à nos services d'ailleurs, mon oncle avait travaillé pour elle il me semble, vous pourriez peut-être passer par mon chef pour savoir s'il y avait eu des problèmes ? Il n'était pas français, mais peut-être qu'il avait signalé des choses comme ça avec d'autres personnes. Enfin je ne sais pas si tout ça aura de la valeur comme ça date et que c'est d'autres états. »

Et en y réfléchissant bien, son oncle évitait soigneusement de se faire remarquer lui aussi, il n'aurait certainement pas signalé une faute pareille et pris le risque d'être cité comme témoin.... Ironique quand tu nous tiens, son excès de prudence risquait bien de coûter cher à son neveu.
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Message posté : Mar 3 Déc 2013 - 17:25 Message
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On ne lui connaissait pas d’antécédents, elle n’avait jamais trouvé qu’il était particulièrement violent ou impulsif et il préférait éviter la provocation : à se demander comment un type comme Renan pouvait se retrouver avec une plainte sur le dos. Bien qu’elle le garda pour elle, parce que ça ne prenait pas qu’un avis purement professionnel, elle ne douta pas une seule seconde que la plaignante avait été particulièrement virulente pour en arriver à cette situation-là. Charlie était incapable de lui promettre d’éviter le procès, ce qui dépendait essentiellement de la détermination de la femme à faire preuve de mauvaise foi.

Renan, dans sa vie, ne sembla pas des plus entourés. Elle n’allait pas le blâmer, à croire que ces derniers temps, elle avait pour habitude de discuter avec des personnes qui vivaient un peu coupées des autres. Si elle trouvait ce fait un peu dommage, cette réflexion était purement personnelle et n’avait pas sa place dans cette conversation. Sur un point de vue professionnel c’était un peu ennuyant si l’affaire devait être portée devant un tribunal. Surtout avec, pour seule amie, une personne « rentre-dedans ». Bien qu’intriguée parce que pouvait être la manière de faire de cette amie, Charlie préféra s’abstenir de toute question pour le moment. Elle reviendrait probablement dessus si cette amie devait utile à Renan concernant cette plainte. Charlie hocha la tête.

« Très bien alors, on va essayer de rester que sur le plan professionnel pour le moment, et tenter d’éviter le procès. Par contre, si cette femme décide d’aller jusqu’au procès, ça va être difficile d’y échapper. » Impossible même, à moins de ne pas se présenter mais ça risque d’être encore pire pour lui par la suite. « Si on doit en arriver-là, je ne vous obligerais pas à demander à votre amie de témoigner. » Il restait encore libre de ses choix et l’amie en question aussi. « On envisagera nos possibilités à ce moment-là, si ça vous conviens. »

Ce n’était pas qu’elle avait envie de perdre du temps inutilement mais plutôt que ça ne servait à rien d’inquiéter plus de personnes que nécessaires sans avoir l’issue de ce que pourrait donner une tentative d’arrangement à l’amiable. Un procès ne se faisait pas en deux jours, ils auraient forcément le temps de se retourner si la décision n’apparaissait pas comme convenable. Reprenant son stylo elle prit note des informations qu’il était en train de lui fournir sur les rumeurs entendues et sur un oncle – finalement, il avait de la famille sur le continent – qui avait également travaillé pour cette femme. Elle nota mentalement que si Renan parlait de son oncle, il demandait quand même à ce qu’elle passe par son chef et non pas par lui directement. A croire que, chez lui, la famille c’était compliquée. Elle pouvait évidemment se tromper, raisonner de travers mais elle faisait avec les paroles qu’on lui donnait.

« Tenez. » Elle fit glisser une feuille et un stylo à Renan. « Est-ce que vous pourriez me noter les noms de vos collègues susceptibles d’avoir quelque chose à dire. J’ai celui de votre supérieur. » Qui était noté quelque part dans son dossier, le laissant faire elle entreprit de lui expliquer comment allaient se passer les choses par la suite. « Ensuite je constituerais le dossier pour votre défense et je demanderai une date pour un rendez-vous avec tous les partis. » Une confrontation mais le terme n’était jamais très engageant. « Dès que j’ai une date, je vous préviens et je vous tiens au courant des évolutions des éléments que je pourrais avoir. » Dans la foulée, elle attrapa une carte pour lui tendre. « Et si vous avez des questions, ou quoi que ce soit, n’hésitez pas à m’appeler. »

Parce qu’elle était quelqu’un de sociable – quand elle quittait son appartement ou son bureau – elle aurait aimé lui demander comment il allait mais : d’une la question aurait été déplacé vu le contexte. Deux, ça restait un rendez-vous pro et elle aurait été mal avisée de se laisser aller à ce genre de question. Du coup, n’ayant pas d’autres interrogations fautes d’éléments pour le moment, elle s’engagea à faire du mieux qu’elle pourrait pour, enfin, le laisser repartir s’il n’avait plus de questions non plus.

Les jours suivants avaient servi à Charlie pour aller rencontrer le supérieur de Renan et quelques employés de cette entreprise pour en savoir un peu plus. Elle avait également misé sur d’autres employés, d’autres entreprises. Une personne comme la plaignante avait une palette impressionnante d’employés divers et variés que ce soit ponctuellement ou plus régulièrement.

Lancer de dés #1
RÉUSITE : Elle trouve une personne qui avait porté plainte pour propos raciste.
ÉCHEC : Elle ne possède que quelques témoignages basés sur la parole des gens.

Lancer de dés #2 (si réussite #1)
RÉUSSITE : La plainte a donné raison à l’employé
ÉCHEC : La plainte n’a rien donné faute de preuves.


Les recherches n’avaient pas été aussi probantes que ce qu’elle aurait souhaité, ne possédant que la parole de personne et pas de preuves qui auraient pu avoir un poids juridique plus important. C’est avec ce dossier qu’elle avait accueilli Renan, quelques jours après leur rendez-vous, dans une salle de réunion du cabinet ou la plaignante et son avocat arriveraient sous peu. Elle avait donné rendez-vous à Renan un peu avant pour lui expliquer comment cette confrontation allait se dérouler, ce qu’elle entreprit de faire après l’avoir invité à s’installer.

« J’ai cherché des traces d’une plainte qui aurait pu être déposée contre la plaignante mais je n’ai rien trouvé. En revanche, j’ai quelques témoignages d’employés, anciens et en cours, qui se plaignent des propos qu’elle peut leur tenir. » Bien que ce n’était pas spécialement de sa faute, elle s’excusa presque de ne pas avoir mieux. « En gros, voilà comment ça risque de se passer. On va essayer de prouver qu’elle vous a agressé verbalement alors que eux, de leur côté, vont essayer de prouver que vous l’avez poussé volontairement. » Elle prit une inspiration. « Si jamais elle cherche à vous provoquer, ou même son avocat, quoi qu’il arrive il ne faut pas y répondre. Vous avez des questions ? »

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Message posté : Mar 3 Déc 2013 - 17:25 Message
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Message posté : Mer 4 Déc 2013 - 14:40 Message
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Charlie n'insista pas à propos d'Evey et Renan en fut assez soulagé. Dans les mensonges le plus embêtant était qu'en donner un vous poussait forcément vers un autre et ainsi de suite. En évitant de mêler son amie à cette situation, il évitait aussi que leur relation ne soit passée à la loupe et que certains finissent par trouver quelques éléments étranges qui montreraient qu'ils n'étaient pas tous les deux très nets. Même si leur couverture était relativement bien pensée et qu'elle avait été approfondie au fil des années, ils n'étaient pas à l'abri d'un incident après tout ! Le français se contenta de hocher la tête lorsque l'avocate lui fit savoir qu'ils verraient ce problème en temps et en heure si jamais ils devaient en arriver ici. Renan croisait simplement les doigts pour qu'ils soient capables de régler cela à l'amiable et si jamais ils devaient en arriver au procès et bien.... Il faudrait peut-être se débarrasser de la plaignante. Qui irait croire qu'un simple laveur de vitres pouvait avoir quoi que ce soit à voir dans la mort d'une telle femme alors qu'il ne risquait même pas la prison ? Personne, mais s'il pouvait éviter de laisser un mort de plus dans son sillage, ce serait une bonne chose. Les cadavres réapparaissaient toujours tôt ou tard.

Après que la blonde eut tout noté, elle glissa un style au français qui s'exécuta en inscrivant l'identité de ses collègues qui étaient présents le jour de l'incident. Quant aux autres qui avaient pu bosser avant.... Renan se souvenait seulement du nom d'un ancien collègue de son oncle qui travaillait encore sur place, mais sans être certain que ce soit probant. Une fois que ce fut fait, il repoussa la feuille vers Charlie et attrapa la carte qu'elle lui tendait. Fidèle à lui-même, le français se contenta d'un hochement de tête relativement neutre avant de la remercier pour ce qu'elle faisait – et allait faire – pour lui.

« Je vous remercie. Bon courage pour les recherches. »

Qui risquaient d'être compliquées étant donné que certains étaient là de manière illégale et qu'ils ne voudraient donc certainement pas se mouiller en témoignant pour un type qu'ils ne connaissaient pas réellement. Même Charlie les comprendrait : ils avaient été voisins un bon moment et pourtant ils ne connaissaient finalement rien l'un de l'autre, preuve qu'il n'était pas le type d'hommes « attachant » que les autres adoraient.

Attendre que Charlie cherche de son côté fut très difficile. Renan avait l'habitude de tout diriger, aussi ne pas mener la danse le perturbait beaucoup. À plusieurs reprises il songea à intervenir, mais se retint autant pour éviter d'attirer l'attention d'Evey sur cette affaire que pour faire involontairement échouer les recherches de son avocate. Quoi qu'il en soit, lorsqu'il arriva le jour du rendez-vous, le français était inquiet. Réellement inquiet. Ce qui n'était qu'un risque de blâme pour certains pouvait se transformer en véritable catastrophe pour lui. Le Breton s'installa aux côtés de son avocate après l'avoir salué et ce qu'elle lui annonça ne fut pas très encourageant pour débuter. Aucune trace de plaintes, juste des témoignages. Est-ce qu'il était le premier à qui elle faisait un procès, ou le premier à réagir face aux provocations ? Il hocha la tête, essayant de conserver une expression aussi neutre que possible, bien que cette situation était relativement nouvelle pour lui. Au terme des explications, le trentenaire se contenta de hausser les épaules.

« Pas de question à laquelle vous ayez une réponse malheureusement. » Comme le fait de savoir pourquoi il était le premier. « Je n'y connais vraiment rien, je vous fais confiance. Et ne vous inquiétez pas pour les provocations, c'est la seule fois en près de trente ans que ça m'est arrivé, je ne suis pas près de recommencer. »

Là ce n'était pas vrai, en France pendant son adolescence il le faisait quotidiennement, mais c'était il y a bien longtemps. Quelques instants plus tard, l'avocate et la plaignante arrivèrent enfin. Tout d'abord l'homme qui, au vu du regard qu'il jeta à Charlie et Renan devaient les mépriser sans les connaître, puis ensuite sa cliente qui avait revêtu une tenue qui montrait clairement le gouffre qu'il y avait entre eux. Elle avait presque l'air apprêtée pour une soirée de gala.

      Lancer de dés #1 :
      RÉUSSITE : Sa blessure semble assez peu grave.
      ÉCHEC : Elle a tout le bras immobilisé et semble en mauvais état.


Une seule chose détonnait dans sa tenu : un bandage qui lui immobilisait tout le bras ainsi qu'un teint particulièrement pâle, comme si elle sortait d'une maladie particulièrement épuisante. Renan fronça légèrement les sourcils au moment où son regard croisa celui de la plaignante qui fut aidée par son avocat pour s'installer. Lorsqu'ils furent prêts à parler, ce fut lui qui prit la parole en premier.

« Avant toute chose, je tiens à vous informer que les faits ont légèrement évolués depuis le dépôt de plainte. La blessure de ma cliente a subi quelques complications qui rendent l'utilisation de son bras pratiquement impossible et cela a déclenché une déprime chez elle qui lui complique grandement la vie. Je crains que les charges ne sont alourdies. »

Renan ne répliqua rien, mais il était pratiquement persuadé que ce n'était que du pipeau.
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Message posté : Mer 4 Déc 2013 - 14:40 Message
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Message posté : Mer 4 Déc 2013 - 17:24 Message
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Renan avait l’air d’être inquiet, ce qui paraissait plutôt normal à l’avocate qui avait rarement vu des gens parfaitement serein à ce genre de rendez-vous. Le problème c’était qu’elle était dans l’incapacité d’essayer de lui faire perdre cette inquiétude en lui promettant que tout allait bien se passer. Elle n’en avait aucune certitude et le mensonge n’était pas tellement dans ses habitudes. Faire croire monts et merveilles à quelqu’un, c’était prendre le risque que la déception soit plus grande si les choses ne se déroulaient pas comme prévu. Elle ne s’inquiétait pas vraiment du fait qu’il puisse répondre à une provocation. Cela dit, vu les raisons qui l’avaient entrainé dans cette situation, elle préférait prévenir. Ça allait être aussi le rôle de l’autre avocat de provoquer pour prouver que Renan avait pu agir contre sa cliente.

L’autre avocat, Maître Miller – au nom bien américain à ne pas en douter – arriva avec sa cliente qui avait le bras immobilisé. Bien que Charlie n’eut pas de réaction particulière, elle nota quand même ce fait qui semblait être bien plus important que ce que pouvait dire le dossier. Les deux installés en face de Renan et de Charlie, Miller ne tarda pas à attaquer sur les blessures de la plaignante et des conséquences que ça avait pu avoir sur son moral. Une façon même pas voilée pour expliquer que la situation avait évolué de manière, a priori négative, pour Renan.

« Je ne suis pas certaine de comprendre en quoi Monsieur Le Guerec peut être responsable d’une complication dans la blessure de votre cliente. » Un truc d’avocat de parler comme si les clients n’étaient pas là. « Parce que, vous êtes tenu de me tenir au courant des changements, ce que vous n’êtes pas sans savoir j’en suis certaine. Si vous ne l’avez pas fait plutôt cela veut dire que cette évolution de blessure est toute récente. » Elle marqua un air interrogateur, presque innocent alors qu’elle savait très bien où elle voulait en venir. « Madame Howard n’était pas supposée faire attention et préserver sa blessure initiale ? »

La manière dont les avocats allaient exécuter leur défense, ou leur attaque, était à leur bon vouloir et ils n’avaient pas de compte à rendre à ce niveau-là. En revanche, tous éléments nouveaux à un dossier devaient être transmis à tous les partis. Plusieurs choses à comprendre à partir de là : soit la blessure avait réellement empiré et il y avait de grandes chances que ce soit de la faute de la plaignante et de ses activités, donc Renan ne pouvait pas en être responsable. Soit la blessure était plus importante que le premier diagnostic mais, dans ce cas-là, Charlie aurait dû être informée. De toute façon, il n’y avait pas cinquante façons de savoir ce qu’il en était.

« Vous avez le dossier médical concernant cette évolution ? »

Lancer de dés #1 :
RÉUSSITE : L’avocat n’a pas la preuve médicale de l’évolution de la blessure.
ÉCHEC : Il possède un avis médical prouvant l’évolution.

Lancer de dés #2 (Si échec) :
RÉUSSITE : La blessure s’est aggravée suite à de mauvais mouvements fait par la plaignante.
ÉCHEC : Le diagnostic fait état d’une blessure minimisée au premier passage chez le médecin.


« Les examens supplémentaires sont en analyses pour le moment mais je ne manquerais de vous les faire parvenir quand ils seront là. »

La thèse sur le fait que la blessure était volontaire accentuée, fut de plus en plus évidente. L’avocat en face de Charlie fut bien incapable de lui sortir la moindre preuve que sa cliente avait effectivement vu sa blessure évoluée. Il avait beau se défendre en disant que c’était en cours, Charlie n’y croyait pas une seule seconde. L’avocate se garda bien de sourire à cette annonce, gardant un air parfaitement neutre alors qu’elle posait à nouveau son regard sur Maitre Miller.

« Étant donné que cette évolution n’est pas recevable, je suppose qu’on va en rester aux charges initiales à l’encontre de monsieur Le Guerec. » Elle marqua un temps d’arrêt, prenant faussement un air de réflexion contrit avant de poursuivre. « D’ailleurs, concernant son implication dans la chute de votre cliente. Vous avez des preuves concrètes ou c’est comme pour la blessure, c’est en analyse ? » La provocation était clairement établie dans le but que la cliente en question s’énerve un peu et, avec de la chance puisse lancer un propos ou deux qui laisseraient entendre ce qu’elle pense des étrangers. « Parce que, de notre côté, il est facile de prouver que Monsieur Le Guerec n’a jamais eu d’ennui de ce genre avec les divers employeurs qu’il a pu avoir. »

Elle laissait volontairement supposé que ce n’était pas le cas de la plaignante qui, de son côté se retrouvait avec quelques personnes pouvant dire qu’elle pouvait se montrer virulente dans ses propos. Heureusement que Renan n’avait aucun casier ou une trace de plainte à son encontre. Ça jouait clairement en leur faveur. Ce qu’elle attendait surtout, plus que les paroles de l’avocat, c’était la réaction de la femme. Son avocat lui avait sûrement dit de ne pas répondre à la moindre provocation mais avec un peu de chance, elle n’en ferait qu’à sa tête. D’ailleurs si elle devait s’énerver il y avait de grandes chances qu’elle s’en prenne directement à Renan.
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Message posté : Mer 4 Déc 2013 - 17:24 Message
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Message posté : Mer 4 Déc 2013 - 18:24 Message
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Apparemment Charlie partageait les pensées de Renan concernant le peu de crédibilité de la « blessée ». Elle ne pouvait pas s'être fait ça juste parce qu'il avait refusé de la rattraper, ou alors c'est qu'elle avait fait en sorte que les choses s’aggravent juste pour lui nuire. Mais est-ce que cette femme pouvait être assez folle pour agir de la sorte ? Il avait du mal à y croire, ce n'était pas du tout logique, il n'était rien de plus qu'un simple laveur de vitres, pas un riche à qui elle pourrait soutirer des dommages et intérêts. Conformément aux instructions de son avocate, Renan resta parfaitement silencieux, même si son regard se fixait assez fréquemment sur la plaignante qui n'hésitait pas à lui jeter des coups d’œil assassins dès qu'elle en avait l'occasion.

Lorsque l'avocat avoua qu'ils n'avaient aucune analyse à présenter pour le moment, Renan sentit son inquiétude s'alléger un peu : les choses n'allaient pas s'aggraver, même s'ils étaient finalement au même point qu'avant cette entrée pour le moins originale. Il était encore accusé de lui avoir fait volontairement causé cette blessure. Le regard du français se détourna de la plaignante pour se poser sur le profil de l'avocate qui chassa la tentative de son adversaire d'une simple phrase. Elle avait un réel don c'était évident, le français regretta qu'elle soit aussi respectueuse des lois sans quoi elle aurait été d'une grande aide pour SHADOW. Mais là n'était pas le sujet et la suite se montra suffisamment animé pour que le trentenaire se concentre sur la situation actuelle : la plaignante dévisagea Charlie avec une hostilité plus qu'évidente avant de regarder son avocat – qu'elle devait payer cher – comme si elle attendait un miracle.

      Lancer de dés #1 :
      RÉUSSITE : La femme s'énerve.
      ÉCHEC : La femme reste parfaitement calme.


La réaction fut rapidement et relativement inattendue. Tout à coup, la plaignante se redressa sur son séant en jetant un regard plus qu'hostile à Renan. Il apparaissait clair qu'elle ne détestait alors qu'il n'y avait aucune véritable raison à ça – ou du moins, le français n'en voyait aucune.

« Mais comment osez-vous ! » Son regard fusilla Charlie. « Vous savez qui je suis ? Vous connaissez mon nom ?! N'importe qui en ville connaît mon époux, je ne vois pas pour quelle raison est-ce que j'aurais besoin de preuves pour montrer que j'ai parfaitement raison ! » L'avocat essaye de tempérer sa cliente.
« S'il vous plaît, calmez-vous, vous savez que... » Le résultat ne fut pas probant, la plaignante le dévisagea elle aussi avant de reprendre.
« Taisez-vous ! Je vous paye assez cher et vous laissez cette garce et son immigré me cracher dessus ! » Son regard se reporta sur Renan. « Vous avez essayé de me tuer parce que vous êtes mauvais, c'est comme ça. Je connais les gens comme vous, j'ai dit à mon mari de ne pas employer de telles personnes et voilà où on en est ! » Renan fronça légèrement les sourcils. Il ne répondit pas, mais quelques mots sortirent de sa bouche.
« Des gens comme moi ? » Une question en apparence innocente, mais qui semblait idiote aux yeux de la femme.
« Des étrangers ! Soit vous épousez des américaines, soit vous en tuez pour ramasser leur argent. Mais vous avez fait le mauvais choix avec moi, je ne me laisse pas faire comme ça. »

C'était peut-être ça, le fait que Renan ne s'était pas laissé faire et qu'il lui avait répondu. En temps normal le français aurait fermé la bouche et se serait laissé hurler dessus, mais il semblait que ce jour-là avait été particulier. Est-ce que ça allait lui porter chance ou non ? L'avocat de la plaignante intervint alors pour lui imposer le silence et reprit la parole.

« Ma cliente non plus n'a jamais eu ce genre de problèmes avant, si elle a été blessée par votre client c'est par sa faute c'est évident. Même ses collègues n'ont eu aucun ennui, preuve que le problème est lié à une personne et non à la manière de faire de ma cliente. »
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Ich will dass ihr mir vertraut, ich will dass ihr mir glaubt, ich will eure Blicke spüren, jeden Herzschlag kontrollieren. Ich will eure Stimmen horen, Ich will die Ruhe storen. ♦️ ©️ Rammstein



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Message posté : Mer 4 Déc 2013 - 18:24 Message
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Un jugement trop prompt est souvent sans justice ▬ Charlie

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