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La musique rachète l’homme.

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Message posté : Dim 24 Nov - 15:36 Message
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Légion des Etoiles

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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

La musique rachète l’homme.


Au volant de la berline sombre aux vitres fumées, Gustavo remontait l’avenue principale du Centre-Ville. Direction le Quartier des Théâtres selon les directives de son patron confortablement installé à l’arrière. Il n’avait aucune idée de ce qu’Adriel pouvait bien pianoter sur son téléphone mais éprouvait une certaine fierté comme sérénité à le voir aussi heureux en ce moment. Il soupçonnait un peu la raison comme inhérente à la rencontre d’une jeune femme qu’il avait commencé à revoir mais n’en pipa point mot, se reconcentrant sur la route.

En réalité, Adriel n’adressait aucun mot doux à quelque eurasienne réussissant à accélérer les battements de son cœur. L’envie ne lui en manquait point, mais il se contentait d’échanger des directives comme des axes de travail avec ses doubles restés dissimulés dans son atelier. Le travail sur l’armure prenait une tournure des plus intéressantes, une phase où chaque détail devenait important. A mesure que son projet avançait, il s’accordait de moins en moins de temps pour la distraction et mobilisait toujours plus de ses cerveaux autour de son soldat de métal. Les progrès étaient stupéfiants et Adriel était intimement convaincu qu’il ne lui faudrait plus beaucoup de temps pour voir ce fou projet définitivement s’ancrer dans la réalité. Mais dans quel but ? Restait à l’homme qu’il était à le déterminer…

Remettant son téléphone dans la poche de son costume sombre qui mettait en valeur son torse musclé comme ses épaules carrées, le jeune homme laissa son regard bleuté vagabonder sur les buildings alentours comme sur les piétons occupés à leurs tâches quotidiennes. Il étira un maigre sourire à la question de Gustavo visant à savoir s’il attendait un coup de fil pour ses affaires. " Non, non… J’ai tout délégué à ma secrétaire pour l’après-midi. Notre présence ici requiert plus du projet personnel. " L’homme à tout faire de son grand père sembla curieux. Il désirait savoir si l’unique famille restante d’Adriel était au courant de cette initiative. Ce à quoi le Golden Boy rétorqua : " Oui, ne t’en fais pas ! Je ne te ferai rien faire contre sa volonté. " Il eut un maigre sourire. Fou comme son Grand-Père savait imposer le respect. Voir son initiative caritative appuyée par un tel personnage avait de quoi surprendre mais le vieux n’était jamais avare de projets retors. Celui d’Adriel semblait lui convenir sur bien des plans. Lui et sa faculté à avoir toujours deux coups d’avance n’avait pas manqué de saluer l’initiative.

Et voilà que, déjà, le puissant véhicule commençait à décélérer pour finalement se stopper devant un somptueux monument. Indiquant à Gustavo qu’il pouvait disposer et qu’il le recontacterai pour rentrer, Adriel sortit de la voiture et mira la façade ouvragée. Splendide, même pour un novice en architecture. Il jeta un œil distrait sur les affiches assurant la promotion du spectacle en cours mais finit par entrer pour chercher une réceptionniste. Jeune et plutôt jolie, le Golden Boy s’adressa à elle sur un ton suave :

" Bonjour… J’aimerai voir Madame Beaudrie s’il vous plait. Et… Je n’ai malheureusement pas de rendez-vous ! " Avança Adriel en adressant un sourire charmeur à la jeune femme… Cette dernière sembla un court instant troublée avant de mentionner que sa patronne supervisait quelques répétitions et qu’elle ne serait pas libre avant un petit moment. Adriel mima les contrarié mais se fendit d’un menu sourire en avançant : " Ce n’est pas bien grave, je vais attendre… " Et le voilà donc entrain de déambuler doucement devant la réceptionniste, laissant ses yeux bleus courir çà et là d’un portrait à un autre, d’une programme à un autre. Il n’avait que peu de connaissances de cet univers de l’opéra, n’y ayant pour ainsi dire jamais foutu les pieds. Et voilà que, déjà, il revenait vers la réceptionniste pour la questionner d’un timbre timide : " En admettant qu’un homme cherche à se faire bien voir par sa petite amie et décide de l’emmener voir quelque chose de… Romantique. Qu’est ce qui pourrait bien être le plus adapté ? " Et voilà la jeune femme partie dans l’énumération de quelques pièces comme opéra qu’il aurait oublié d’ici la fin de la conversation. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les employés de ce lieux semblaient être des passionnés… Quelques minutes plus tard, il la remercia chaleureusement, échangea quelques banalités, la fit rire puis lui demanda avec une once de gêne : " Pourriez-vous m’indiquer les toilettes, s’il vous plait ? "

Renseignements pris, le voilà donc lancé dans les couloirs de l’opéra. A ceci près qu’il n’éprouve aucune envie de se soulager… Un simple prétexte pour fausser compagnie à la jeune femme sans éveiller les soupçons. Et dès lors que cette dernière ne l’eut plus dans son champ de vision, Adriel se tailla son propre chemin dans le bâtiment pour chercher à atteindre la grande salle et donc le lieu de répétition où il aurait le plus de chances de trouver la propriétaire des lieux. Guidé par des chants ou des cris des cris de torture, il finit par déboucher sur la dite pièce plongée dans la pénombre. Sur scène, un groupe de comédiens ou de quoi que ce soit répétait en compagnie d’un grand orchestre. Il n’y prêta pas vraiment attention, plus attiré par le coffre d’accessoires à proximité. Et le voilà donc entrain de fouiller là-dedans comme un gosse, finissant par faire tomber un objet au sol dans un tintement strident brisant le silence religieux. " Désolé ! " Signifia t’il en levant la main pour s’excuser auprès d’une assemblée outrée. Mais le jugement des autres ne l’avait jamais réellement préoccupé… Croisant les bras sur son torse, il essaya de se laisser porter par la musique comme les voix mais n’y trouva que peu d’intérêt. Et dès l’instant où une baisse de rythme sembla survenir, il se fendit d’applaudissement sonores comme d’un tonitruant : " Bravo, bravo ! " Avant de voir la musique repartir de plus belle, le figeant sur place. Il eut un grand sourire qui partit en fou-rire… Ce n’était définitivement pas son univers mais cela avait le don de ne pas le laisser passer inaperçu !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Lun 25 Nov - 16:27 Message
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    L'Opéra Beaudrie. Rien que la mention de cet endroit avait pour effet de rendre Melissande fondamentalement heureuse. Depuis sa naissance, elle n'avait vécu que pour cet endroit fabuleux et en vérité, elle ne le regrettait pas. La musique, l'opéra, le théâtre et le monde du spectacle ne pourraient jamais la laisser seule, l'abandonner à ses sombres pensées. Qu'elle le veuille ou non, tout cela serait toujours là. Toujours. Cela avait d'ailleurs pour la jeune femme un côté infiniment rassurant, d'ailleurs : elle se sentait portée, chaque jour, par ce bâtiment, solide comme un roc, élégant comme une Parisienne, doux comme de la soie. Finalement, l'Opéra était finalement peut-être plus sa maison que l'endroit qu'elle habitait avec sa fille de 7 ans. Ici, elle se sentait bien, à l'aise …

    Dans son bureau, elle eut un moment d'excitation, en se revoyant faire l'amour à Lukaz ici, quelques jours plus tôt. Oui, l'Opéra lui apportait beaucoup et la jeune mère ne s'en plaignait pas. L'Opéra, toutefois, était comme un amant capricieux ; il requérait une attention quasi exclusive et une passion sans cesse renouvelée, ce qui pouvait, avec le temps, épuiser ceux qui s'occupaient de lui. Mais pas Melissande. Chaque jour, elle retrouvait force et passion.

    Cette après-midi-là, d'ailleurs, elle se tenait, au premier rang de l'Opéra, observant la répétition générale qui s'étirait sous ses yeux. Le spectacle était magnifique et elle ne doutait pas que cela allait être une merveille, une fois totalement mise en scène. Pour le moment, -mais comme à chaque fois- il y avait des choses qui déplaisaient tout à la fois à Melissande, au metteur en scène et au chef d'orchestre. Bref, personne n'était pleinement satisfait et tout le monde allait devoir travailler pour améliorer l'Opéra avant la première, qui arriverait très vite.

    Concentrée, Melissande avait devant elle une petite table, ce qui lui permettait de prendre des notes pendant la répétition. Exceptionnellement, dans ces circonstances, son téléphone était en mode silencieux, ce qui montrait bien combien elle estimait cette activité, car en général, Melissande avait le téléphone greffé à la paume de la main, estimant qu'elle devait être joignable à tout moment du jour ou de la nuit. Elle portait ce jour-là un tailleur ajusté, d'une couleur jaune paille, que peu de femmes se seraient osées à mettre, mais Melissande, elle, s'en fichait. Elle avait d'ailleurs trouvé une paire d'escarpins magnifiquement assorties et elle estimait que c'était tout ce qui comptait. Ses cheveux roux, eux, étaient remontés dans un chignon un brin compliqué, qu'elle avait réalisé avec l'aide de sa fille ce matin-là -Salomé avait parfois quelques avantages, dirait-on.

    Profondément prise par la scène qui se jouait sous ses yeux, elle sursauta violemment en entendant quelqu'un applaudir en plein milieu de la répétition. Se retournant, elle aperçut une silhouette qu'elle n'avait pas pour habitude de voir à l'Opéra. Se levant donc, Melissande se dirigea d'un pas aussi vif que ses talons aiguilles le lui permettaient jusqu'à cette personne qui semblait déranger la répétition. A cause de la pénombre, ce ne fut qu'en arrivant tout près de lui qu'elle le reconnut. Adriel Veidt. Bien sûr, il n'y avait que lui pour déranger ainsi une répétition. «-Mr Veidt … Peut-on savoir ce qui nous vaut ce plaisir ? » Le ton était acide, mais Melissande était d'assez fort mauvaise humeur de cette interruption de la répétition. On n'était pas au cirque, ici, mais à l'Opéra, et Mr Veidt allait devoir l'apprendre très vite, si il voulait que les choses se passent bien.

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Message posté : Lun 25 Nov - 21:48 Message
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La musique rachète l’homme.


Il n’avait, pour ainsi dire, pas la moindre idée de ce que pouvait bien représenter les personnages sur scène et leurs chants ne lui évoquaient pas grand-chose mais il continuait d'applaudir. Par politesse ou par provocation ? Il ne le savait pas vraiment lui-même mais voir tous ces visages offusqués avait de quoi l’amuser. Il n’avait jamais vraiment aimé les gens se prenant trop au sérieux et prenait un malin plaisir à les moquer. Sourire aux lèvres, il finit par se dire qu’il pourrait bien céder à sa petite amie pour un spectacle de ce genre. A condition que l’enjeu en vaille la chandelle et qu’il puisse s’enivrer d’un peu d’Airbourne ou d’ACDC par la suite…

Il n’avait pas imaginé que son petit jeu fasse venir à lui la patronne des lieux en grande pompe. Et ce n’est pas peu dire qu’il eut à prendre sur lui pour étouffer un rire devant la tenue qu’elle pouvait bien arborer. A croire que personne ne lui disait rien… L’association de couleur entre ses cheveux roux comme son tailleur jaune lui évoquait de prime abord des motifs d’un papier peint bon marché… Mais ça, il se garderait bien de le lui déclamer ! Son ton acide ne réussit qu’à élargir son sourire. Piquant d’entre que s’était un plaisir de le voir en ses lieux alors qu’elle avait clairement une pancarte frappée d’un gigantesque « va te faire foutre » en travers du visage. Adriel n’avait jamais vraiment apprécié les faux semblants mais ne manqua pas d’entrer dans son jeu. Après tout, il se trouvait bien dans un théâtre… Ou tout autre truc du genre !

" Je ne trouve pas le moindre plaisir dans votre voix mais il serait bien maladroit de ma part de vous contredire, Madame ! " Il lui adressa un sourire qu’il lui laissait la liberté d’interpréter. Fou comme le jeune homme parvenait, parfois, à rebondir sur une simple mimique pour se rendre détestable… Si tant est que cela marche ! Et le voilà dans lancer pour surenchérir : " Mais il m’est allègre de penser que ma présence ne vous laisse point de marbre… " Le tout était désormais de savoir à quel point. D’ordinaire, il était source d’embarras comme de gêne pour des idéalistes aux idées courtes et en manqua d’arguments face à la réalité de son secteur d’activité. Bien souvent, on ne lui opposait que la sempiternelle ritournelle d’un argent fait par la vente d’objets de morts… Piquant pour des petits bourgeois dont l’essentiel de la fortune pouvait venir de positions acquises durant la traite des noirs. A croire que le passé est bien plus oubliable que le présent !  " A dire vrai, je venais pour vous rencontrer… J’en ai même fait la demande à la charmante jeune femme à l’accueil – votre directeur des ressources humaines a très bon gout – mais, vous me connaissez, je ne supporte pas l’oisiveté alors… J’ai décidé de précipiter un peu les choses ! " Son ton était aussi calme que posé et assuré, comme si aucune honte n’était en mesure de le toucher. Un visage comme un masque taillé pour les affaires qu’il aimait à employer avec assurance pour faire fi de ses doutes. Et le Golden Boy de poursuivre : " Croyez bien que je suis désolé de vous interrompre devant récital aussi… " Il se pencha sur le côté pour mirer les chanteurs comme musiciens d’un œil particulièrement vide se faisant l’écho d’un bien creux : " Passionnant… "

Pas la moindre conviction dans la voix comme dans le geste alors qu’il se redressait pour esquisser un regard sur le visage de la Beaudrie. Il ne doutait pas que discuter avec elle de ses positions sur le monde du spectacle reviendrait à se la mettre à dos. Du moins jusqu’à ce qu’il ne fasse miroiter une donation avec une demi-douzaine de zéro, au bas mot… Est-ce que cela expliquait son sourire comme ses grands airs assurés ? Probablement… Après tout, il était Adriel Veidt, le Milliardaire excentrique. Et pour tenir son rôle, il se fendit donc d’un regard dans le corsage de son interlocutrice en marmonnant :

" A vrai dire, je comptais sur un entretiens au sujet de votre fondation… " Il laissa ses yeux dériver loin de sa poitrine pour chercher l’inspiration dans les dorures du lieux, à la recherche du nom de la caritative création. Impossible de s’en souvenir, même à grand renfort de claquements de doigts. Estimant qu’il n’en avait pas besoin, il se contenta donc de murmurer sur le ton du secret : " Une bien formidable initiative de mon point de vue… " Il le pensait sincèrement mais son comportement pouvait laisser planer le doute. Et voilà qu’il se faisait grandiloquent en avançant à grand renfort d’emphase : " Il se trouve que je suis à même de mettre en place un moyen de lever des fonds pour votre association. Tel fut l’objet de ma visite. " Super-Vitesse, Super-Force, Vol comme Téléportation… Le meilleur des Superpouvoirs restait foncièrement l’argent ! Et c’est donc en prenant un petit air navré qu’il se mit à déclamer : " Mais je m’en voudrais de vous arracher à quelques importantes activités… "
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Le Poing de la Justice

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Message posté : Mar 26 Nov - 18:00 Message
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    Alors qu'elle accueillait cet homme qui s'invitait sans la moindre gêne à une répétition de la plus grande importance et surtout, sans aucune invitation de la part, ni de Melissande, ni de qui que ce soit d'autre ici -d'ailleurs, seule Melissande prenait ce genre de libertés-, il était là, face à elle, sans aucun malaise. De son côté, Melissande, elle, avait l'impression que cet homme avait un visage fait, non pour aimer, embrasser ou cajoler, mais pour enchaîner avec une acuité et une vivacité certaine, un geste de la main assez communément appelé la claque. Oh oui, si elle l'avait pu, Melissande Beaudrie aurait levé ses jolies mains manucurées d'un rouge profond et aurait planté l'une de celles-ci sur la joue gauche de Adriel Veidt, avant de continuer par la gauche. Un aller retour parfaitement bien équilibré.

    Néanmoins, bien sûr, la charmante et aguicheuse directrice de l'Opéra ne le fit pas. Elle prenait beaucoup de libertés, en temps normal, mais là, la jeune mère avait conscience que cela aurait été poussé le bouchon un peu loin. Melissande se contenta donc de serrer les dents en entendant les paroles de Adriel. Bien entendu, qu'il n'entendait pas de plaisir dans la voix de la directrice ; il s'imposait alors qu'elle n'était pas en mesure de s'occuper de lui. Haussant un sourcil, la rouquine se demanda si il osait vraiment se moquer d'elle, ainsi, alors qu'il lui faisait face. Mais visiblement, cet homme osait tout -qu'il en soit maudit d'ailleurs. Elle était agacée, furieuse presque.

    Cependant, elle n'allait pas faire de crise, là. Oh non, elle ne donnerait pas ce plaisir à tous ceux qui étaient présents. Serrant les dents et les poings, dans un geste qui exprimait pleinement sa frustration face à cette situation, Melissande entendit chaque mot de Adriel avec acuité. Il se moquait de tout, ne respectait rien. Ni elle, ni cet Opéra, ni ces professionnels du spectacle en train de travailler dur, en face de lui. Désireuse que les choses se calment -car elle sentait sur eux les regards de tout le monde, Melissande émit une espèce de grimace qui pouvait ressembler à un sourire. « -Dans ce cas, si vous voulez bien me suivre ... » Oui, cet homme avait le pouvoir de la faire délaisser une répétition pour laquelle elle avait coupé son téléphone. Connaissant Melissande, c'était important.

    La jeune mère avait déjà tourné les talons, donc, quand Adriel Veidt commença à lui parler de la raison de sa venue. C'était donc ça ? Il se croyait tout permis parce qu'il venait lui proposer quelque chose de financier ? Ah mais, ça ne marcherait pas comme ça ! Melissande Beaudrie aussi, avait de l'argent, et elle ne permettrait pas qu'on la ridiculise, elle, son opéra et cet art, parce qu'on avait les poches pleines de dollar. Continuant à avancer sur ses hauts talons, la rouquine arriva bientôt à la porte d'entrée de la salle de spectacle. Ils étaient maintenant dans le hall et elle darda son regard sur cet homme qui visiblement, se permettait toutes les audaces. Après avoir une nouvelle fois envisagé la solution violente mais efficace de la claque sonnante et trébuchante, Melissande répondit, avec le plus d'allant possible. « -Allons dans mon bureau, nous y serons mieux ! ». Et sans un mot de plus, elle se dirigea vers l'ascenseur qui servait à atteindre les bureaux du personnel administratif, imaginant qu'il allait la suivre, bien entendu. Déjà, l'ascenseur descendait, pour s'ouvrir devant Melissande et sans doute, Adriel. Elle avait certaines choses à dire à cet homme, mais elle souhaitait le faire en privé. Seul à seul. Mais le plus vite possible car sinon, elle avait l'impression qu'elle allait étouffe de rage. Vite, vite, que cet ascenseur monte.

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Message posté : Mer 27 Nov - 1:36 Message
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Il sourit intérieurement en voyant son interlocutrice faire preuve d’une admirable contenance face à son attitude. Les réflexes militaires de son frère trépassé lui avaient appris à ressentir une certaine forme de tension pas absente de leur échange depuis quelques instants. Et le coup d’œil jeté aux poings fermés de la Beaudrie lui fit, finalement, esquisser le petit sourire qu’il tentait, tant bien que mal de dissimuler. A quoi bon, son rôle semblait déjà suffisamment agacer la rouquine après tout… Un peu plus ou un peu moins ne ferait surement pas de bien grande différence !

Et voilà qu’elle lui commandait de le suivre en grande pompe sur un timbre frôlant la suffisance. Il aurait ris aux éclats si ce n’avait pas été de l’ordre d’épandre du sel sur les plaies ouvertes. Il emboita donc le pas de directrice de l’opéra – si tel était bien son titre- adressant de vagues « au revoir » de la main aux comédiens comme à l’orchestre bien trop concentrés sur les réactions de leur patronne. A croire qu’il était face à un sacré numéro ! En tout cas à un sacré caractère. Et voilà qu’il laissait ses yeux se balader à droite à gauche alors qu’ils éloignaient leurs pas de la salle principale de l’Opéra. Dans un silence tout juste brisé par le fredonnement d’One de Metallica par Adriel.

Le lieu puait le luxe, le passé déchu qui tentait de se raccrocher au présent par des moyens tape à l’œil. A croire que la bonne femme lui servant de guide en faisait l’éloge dans sa tenue comme dans son allure. Bon, Adriel ne se priva pas d’un coup d’œil sur sa croupe pour étira un sourire mais n’éprouva pas grand-chose à cette vision. Et les voilà tous deux figés devant un ascenseur désormais. Le jeune homme cessa immédiatement tout fredonnement, se contentant de croiser les bras dans son dos et en rivant ses yeux bleu sur le défilé des étages. Un semblant de sourire au coin des lèvres, il sentait toujours une certaine tension à ses côtés mais s’en moquait. De son propre aveu : mieux valait en rire que de s’en foutre ! Finalement, la mécanique termina son trajet et les portes s’ouvrirent sur une belle cage dorée vide. N’oubliant pas les convenances inculquées par un Grand-Père élevé dans les principes de l’école anglaise, il se fendit d’une parodie de courbette pour lui indiquer :

" Après-vous, Madame, je vous prie ! " Il lui adressa un sourire en appuyant vaguement d’un mouvement de manche. La rouquine dans l’ascenseur, il finit par lui emboiter le pas et se figea à ses côtés. Prenant soin de rajuster son nœud de cravata alors qu’elle indiquait l’étage, sentit ses appuis fourmiller dans l’édifice se mit à s’élever et marqua un temps de pause avant de dire : " Il m’était venu à l’esprit un questionnement à mon arrivée en ces lieux… En admettant qu’un homme cherche à se faire bien voir par sa petite amie et décide de l’emmener voir quelque chose de… Romantique. Qu’est ce qui pourrait bien être le plus adapté ? " Il avait essayé de donner du sérieux à son propos, ne cherchant pas à passer pour un éternel bouffon aux yeux de celle qu’il projetait de rallier à son projet. Mais, un petit peu à l’origine de ce projet, se trouvait une belle eurasienne à laquelle il ne manquait point de penser… Ses questionnements terminé, le voilà reparti dans la formulation d’éloges. Ou assimilé.  " Je tiens à vous assurer que l’on ne m’a dit que du bien de votre association. Ce serait un plaisir de travailler à vos côtés et de vous associer au All-Star City… " Le nom était lâché et pourrait bien amener des questionnements chez la plantureuse rouquine qu’Adriel ne regardait que biais. Non pas qu’il cherchait à désamorcer une quelconque bombe, mais il était temps de commercer à tâter le terrain des affaires. Après tout, il était bien là pour ça, non ? Mais, il ne manqua pas de questionner en tournant son visage vers la responsable de l’Opéra : " Dites-moi si je me trompe mais… Vous ne m’aimez pas beaucoup, n’est ce pas ? "
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Message posté : Dim 1 Déc - 12:37 Message
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    Sans daigner répondre à son interlocuteur, la jeune femme monta dans l'ascenseur dont les portes s'étaient fort judicieusement ouvertes au moment-même où elle croyait qu'elle allait finir par cracher à la figure de ce type dont les bonnes manières ne faisaient en rien oublier son incroyable arrogance et condescendance. Oh, il avait beau être le patron de la Veidt, cela ne suffisait EN RIEN à satisfaire Melissande. Si il était Adriel Veidt, elle était Melissande Beaudrie et l'un valait bien l'autre. Voire, elle le surpassait. Fière de cette conclusion venue fort à propos alors qu'elle avançait d'un pas assuré dans l'ascenseur, sur ses escarpins jaunes, elle réussit à ignorer la présence de cet homme dans l'habitacle réduit qui allait les mener à son bureau. Oh, elle l'aurait bien mis dehors, mais elle supposait qu'il avait quelque chose à lui proposer et Melissande ne laissait pas ses sentiments contrebalançaient les offres commerciales. Si l'Opéra se portait bien et sa fondation également, elle savait que tout pouvait basculer d'un moment à l'autre et c'était pourquoi elle ne négligeait aucune piste pour améliorer l'un et l'autre. Appuyant sur le bouton menant à l'étage, Melissande ferma les portes de l'ascenseur alors que Adriel posait sa première question.

    C'est alors que l'homme lui posa une bien étrange question. Du romantisme ? Il était vraiment en train de … De lui demander conseil à propos de sa petite amie ? Melissande haussa un sourcil ironique, mais ne fit tout d'abord aucune remarque, attendant de voir la suite. Il était venu là pour savoir quel spectacle était bien pour sa petite amie. Melissande aurait pu s'étouffer de rage. Si c'était là ce qu'il appelait une transaction d'affaire, elle allait lui faire payer cher le renseignement. Finalement, toutefois, elle finit par répondre. «-Nous avons un très grand choix de spectacles pouvant convenir, néanmoins, il me faudrait savoir si vous préféreriez de l'Opéra, de la danse, un ballet peut-être même … Ou encore autre chose. Nous mettons un point d'honneur à diversifier notre offre. Je demanderais à mon assistante de vous envoyer la documentation. » Oui, visiblement, sa chère assistante avait laissé cet monsieur rentrait alors elle serait adorablement ravie de s'occuper de cela, à n'en pas douter.
    La conversation continua et Melissande ne fut pas dupe. Ainsi, il la flattait ? C'était un peu tard pour cela. Si elle avait été moins agacée, elle aurait très certainement beaucoup apprécié cet effort, mais là, cela arrivait clairement trop tard. Le cher homme devrait apprendre à mettre de l'ordre dans sa manière de mener ses affaires. D'abord la flatterie, après on attaquait sérieusement. Mais visiblement, il ne maîtrisait pas tous les usages. Toute à sa fureur, Melissande ne releva même pas l'événement dont il lui fit part

    Mais alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient, il posa une dernière question. Si elle ne l'aimait pas ? Sortant de l'ascenseur, la jeune femme se considéra dispenser de répondre. « -Si vous voulez bien me suivre, c'est par là ! ». Ils arrivèrent bientôt dans son bureau et elle le fit entrer. La pièce était à son image, vive et pleine de couleurs... Souriante, Melissande apprécia cette atmosphère et alla s'asseoir derrière son bureau. « -Je vous en prie, prenez place, Monsieur Veidt. De quoi donc vouliez vous me parler qui soit suffisamment important pour que ma chère assistante vous laisse gâcher une superbe répétition ? » . Qu'il parle maintenant ! Ou qu'il se taise à jamais …

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Message posté : Mar 3 Déc - 20:24 Message
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Si la haine avait été un concept matériel plutôt que moral, nul doute qu’elle aurait empli l’espace de cet ascenseur d’une importante quantité de sa substance. Souriant comme de coutume, Adriel avait pourtant pleinement conscience de toute l’inimité qu’il pouvait provoquer chez cette poule aux grands airs et la situation ne manquait pas de l’amuser tant elle semblait du genre à respecter l’étiquette. Et il prenait un malin plaisir à s’en amuser… Elle ne répondit pas à son questionnement sur l’inimité qu’il lui procurait mais lui indiqua tout une série de spectacles qui pourraient bien correspondre à ses attentes. Professionnelle jusqu’au bout… Et froide au possible. La chose s’annonçait bien moins amusante que prévue au final… Il soupira en levant les yeux au ciel, comme si son absence de réaction suffisait à le contrarier. Puis il engagea de nouveau la conversation. Ou plutôt le monologue :

" Trop amiable à vous… Je ne doute pas trouver son bonheur dans toute cette diversité dont vous vous vantez… " Le bonheur de sa mirifique eurasienne comme son malheur et son propre ennui personnel… Pour elle, il concevait bien des sacrifices comme des expériences qu’il n’aurait jamais fait en solitaire, mais ce n’était pas pour autant qu’il y prendrait un grand plaisir. Les porte de l’ascenseur s’ouvrirent sur un nouveau couloir quand il en vint à se demander s’il ne pourrait pas user d’un double pour subir les voix de castrats d’éphèbes en tenues moulantes à sa place. Non… Ça serait tricher. Et il lui devait d’être honnête.

S’il voulait bien la suivre ? Allons, allons… A quoi bon poser la question ? Semblait-il du genre à s’être déplacé en personne pour finalement rester éloigné du centre des décisions ? Fou comme, parfois, les gens avaient des questions stupides au nom de manières comme d’une étiquette complétement désuète. Qu’il pouvait abhorrer ce monde de courtisans ! Il suivit donc ses pas, poussant quelques sifflements d’admirations à la vue d’œuvres d’art dont il ne comprenait pas grand-chose mais qui lui évoquaient des sensations passées… Il était plus voyage que contemplation muette ! Et voilà qu’ils finirent par atterrir dans le bureau de la matrone. A son image… Beaucoup trop vif et coloré au gout d’Adriel qui étira une moue oscillant entre la moquerie et le dégout à la vue du tailleur jaune vif au beau milieu de ce spectacle sémillant. L’on aurait pu se croire au milieu d’une toile avant gardiste.

" Oh ! " S’exclama t’il en réaction aux propos de Melissande, empoignant le dossier d’un siège dans lequel il comptait s’installer. " A la vérité, votre assistante ne m’a pas vraiment laissé passer… Disons que j’ai un petit peu jouer de mes talents pour lui faire baisser sa garde et passer entre les pattes de votre joli cerbère pour venir directement vous trouver. " Il lui adressa un sourire en appuyant vaguement d’un mouvement de manche, espérant que cela n’entrainerai pas de fâcheuses complications pour le petit bout de femme qu’il avait berné. Rajustant sa cravater et croisant les jambes en prenant soin de s’installer confortablement sur son siège, il finit par joindre les mains au-devant de son visage pour y dissimuler un sourire. Puis, il se fit fort d’enfin véritablement expliquer le pourquoi de sa venue : " Comme vous devez le savoir, j’ai bon nombre de… Relations dans le milieu du Sport. Ce réseau est à la base de notre initiative : le All-Star City ! Je ne vous apprends rien en disant que cette ville aime ses champions… Ce projet a pour but de montrer à quel point ces Champions aiment leur ville. " Il avait déclamé l’ensemble de ces mots d’un ton monocorde, s’imaginant pertinemment que la bonne femme n’avait aucune idée des champions dont il pouvait bien parler. C’est pour cela qu’il avait soigneusement évité de mentionner le nom du moindre sportif, s’imaginant qu’elle n’aurait aucune idée de qui il pourrait bien parler. Il la détailla de haut en bas. Non. Elle n’avait pas vraiment l’air d’être une adepte de l’effort physique. Il poursuivit : " Avec l’accord de toutes les Franchises professionnelles, j’y ai longuement travaillé, l’idée est d’organiser un tournoi sportif dans leurs enceintes mettant aux prises des équipes d’entreprises comme de services… La Veidt, la Rhodes, la Police ont déjà manifesté leur intérêt. Football, Basket Ball, Base-Ball, Hockey, Soccer, Athlétisme… Il y en aura pour tous les gouts ! Une vaste campagne de communication associant nos plus prestigieux sportifs aura pour vocation de remplir les stades comme les salles. Les recettes de la billetterie comme de toutes les ventes annexes étant reversée à une association charitative… " Il leva les yeux pour planter son regard cerné d’ombre dans celui de la rouquine lui faisant face, déclamant sans ménagement : " Je suis ici pour voir si votre Association pourrait en être l’unique bénéficiaire… " Il laissa planer un court silence mais un silence suffisant pour envisager la masse d’argent que pouvait soulever pareil évènement. Une recette se chiffrant en millions quand l’on prenait en compte les donations, la recette du jour come la négociation de droits télés comme de créneaux publicitaires. Et Adriel d’en terminer par quelques exigences : " Dans la mesure où l’argent récolté serve à la ville comme à l’éducation des plus défavorisés et non pas à la restauration de ce grandiloquent vestige doré… " Il déplia les bras pour désigner l’Opéra alentours et conclut dans un sourire : " Cela va de soi ! "
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Message posté : Mer 4 Déc - 17:49 Message
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    Cet homme l'agaçait au plus haut point. Cela en devenait presque physique : rien que croiser son regard ou voir sa démarche -assurée- la rendait folle. Et certainement pas folle de désir. Ah ça non. Ce type arrogant, très peu pour elle. Melissande aimait d'autres types de personnes. Elle avait de toute façon suffisamment d'assurance pour deux et n'avait nul besoin d'un petit coq à ses côtés. Fort heureusement, de toute façon, cet homme n'avait pas l'air là pour lui conter fleurette et au moins, sur ce point ils étaient d'accord. Entre eux, aucune ambiguïté. Il ne risquait pas d'y avoir de malentendus, c'était le moins qu'on puisse dire. Cherchant toutefois à garder son calme et à ne pas hurler sur le directeur d'une aussi importante entreprise de Star City -les journaux people en feraient leurs choux gras, si ils l'apprenaient.

    Elle faisait donc son mieux pour le renseigner et voilà que monsieur trouvait qu'elle se vantait. Melissande était chaque seconde un peu plus furieuse que la précédente. Elle ne faisait que dire la vérité et si cet monsieur était trop bête pour s'en rendre compte, c'était bien dommage pour lui, mais en attendant, l'Opéra Beaudrie était réputée de manière extrêmement vivace et ce n'était pas cet idiot inculte qui allait la faire changer d'avis. Décidant de répondre cette fois-ci ; elle ne pouvait pas laisser passer cette moquerie, elle s'appliqua pour garder un ton neutre. « -Sachez que ces propos ne viennent pas que de ma bouche mais bien de très difficiles critiques … Notre Opéra a une très bonne réputation mais je comprends que vous ne puissiez tout savoir, bien sûr … L'humanité a ses limites ! ». Son sourire reflétait très certainement une part de la rage qu'elle ressentait face à la situation mais elle avait essayé de limiter cette émotion au maximum

    Tandis qu'elle s'asseyait, l'homme commença à discuter. Ah tiens, il avait donc réussi à passer outre l'assistante de Melissande ? Intéressant. Il fallait être très déterminé. Pourquoi l'était-il suffisamment pour se faire recevoir ainsi alors qu'il aurait pu avoir un rendez-vous facilement, rien qu'à l'énoncé de son nom ? Melissande n'en savait rien et préféra donc lui laisser le temps d'exprimer les raisons de sa venue. All-Star Cirty. A priori, les épreuves sportives n'étaient pas les préférées de Melissande, hormis si elles se passaient dans une pièce fermée et intime, agrémentée d'un lit si possible. A cette pensée, une image délicieuse de Lukaz, son ancien amant, lui vint à l'esprit. Du sport, ils en avaient fait dans cette pièce-même. Cela avait été une expérience extrêmement sympathique et Melissande aurait mille fois préféré réitérer plutôt que d'écouter les bêtises de cet Adriel. Sincèrement. Elle avait un peu perdu le fil de la conversation quand elle entendit « unique bénéficiaire ». Hum ? Pourquoi ? Quelle était la raison qui le poussait à proposer cela à son association ? Melissande avait beaucoup de questions et elle pinça les lèvres quand il se moqua -une fois encore de l'Opéra.

    Se décidant finalement à attaquer, la rouquine commença à poser ses questions. «- Pourquoi souhaiteriez-vous que cet événement qui sera sans doute très médiatisé soit au profit d'une association de démocratisation de la culture ? » En gros, pourquoi elle et pas une autre des dizaines d'associations qu'on trouvait à Star City. « -Bien entendu, notre fondation fonctionne très bien et donne de bons résultats, mais pourquoi l'éducation en particulier ? C'est votre nouveau cheval de bataille ? » Elle était sceptique. Certes, des nouveaux fonds étaient toujours les bienvenus, mais elle voulait savoir exactement ce qui se cachait derrière cette offre avant d'accepter. Cet homme ne lui disant rien qui vaille ...

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Message posté : Mer 4 Déc - 21:30 Message
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Il s’amusait définitivement de la situation, semblant apprécier le petit jeu mental qu’il délivrait à la tenancière de l’Opéra. Elle avait beau lui servir les répliques les plus acides du monde comme les airs les plus offusqué, il ne la craignait pas plus que ses hypothétiques réactions car elle était à l’image de ces lieux : d’un autre temps ! Il avait désormais la certitude de faire face à une femme éduquée dans des principes dorés d’une époque révolue, pesant le pour et le contre de chacune de ses décisions comme de chacun de ses mots. Si bien qu’elle n’intentera presque rien envers lui. Ce fut, du moins, son intime conviction… Il eut un menu sourire en repensant aux justifications de la bonne femme, elle se vantait d’un presse flatteuse et il ne pouvait pas lui donner tort. Il s’en foutait simplement… L’opéra n’était clairement pas sa tasse de thé et elle pourrait bien le qualifier d’inculte qu’il lui rétorquerait sa propre ignorance face à la physique nucléaire comme à na National Football Ligue. Chacun ses centres d’intérêts !

" Oh mais il le sera… Il le sera… " Répondit-il à sa remarque à propos de l’hypothétique médiatisation du All-Star City. Il avançait progressivement ses pions, rendant la chose de plus en plus concrète autant que complexe et gargantuesque. A dire vrai, il était fier de la dimension trouble de cet évènement qu’il considérait, intérieurement, comme une excellente action sociale comme caritative. Mais il était Adriel Veidt, le Marchand de Mort, et il ne pouvait rien proposer au public sans y ajouter une nuance de gris à même de jeter le trouble sur ses initiales ambitions. L’on ne devient pas le numéro un de l’armement mondial en pavant chacune de ses actions de seules bonnes intentions !

Il ricanait intérieurement, constatant silencieusement qu’une bonne partie de la haine qu’il pouvait susciter s’était envolée à l’évocation de gros sous… Mais tout la suspicions qu’il l’entourait ne s’était pas évaporée pour autant et il en étira un énigmatique sourire en rajustant, -une nouvelle fois- sa cravate sur sa chemise immaculée. Il haussa les yeux à ses questions répétées, comme s’il les trouvait agaçantes et mal placées. Finalement, il se contenta d’un vague soupir avant d’agiter la main avec lassitude pour l’accabler d’un lancinant :

" Et bien… " Il mua ses traits en une moue contrite avant de reprendre son allègre faciès. " J’imagine qu’il faut bien commencer quelque part… " Il lui adressa un haussement d’épaules. Elle pourrait bien l’interpréter comme elle le souhaiterait, il se contentait d’être honnête. Dire qu’en cette période de leur histoire, la société –et donc cette ville- traversait des problématiques accablantes n’avait rien de l’alarmisme. Son action aurait tout aussi bien pu cibler le Domaine de la Santé ou bien même de l’Environnement que l’on aurait, probablement, rien trouvé à redire. Même le secteur de la construction souffrant des capacités de bon nombre de Super Vilains aurait bien pu accepter cette donation. Alors pourquoi la culture et l’éducation ? Il tenta de l’expliquer avec un semblant de franchise : " J’appartiens à une famille qui aime son héritage, aussi trouble soit il… J’appartiens à une communauté qui est fière de son histoire. En ces temps de… Crise, j’imagine qu’il est bon de favoriser la diffusion de la culture comme de l’espoir pour que les plus jeunes d’entre nous ne perdent pas espoir… "

Il joignit ses doigts devant son menton, plongeant à nouveau son regard en direction de celui de la rouquine… Pour une fois, il n’avait aucune envie de se perdre dans le décolleté de son interlocutrice. A croire que certaines choses avaient changé dans son existence. De sa propre expérience, il était bon d’aller chercher dans les récits du passé pour construire au présent les fondations du futur. C’est ce que son père faisait et ce que son Grand-Père fait. Ce qu’il fait également dans l’établissement de son projet Jaeger. Et il n’y avait pas de raison qu’il soit le seul à en bénéficier ! Il se fit fort de poursuivre :

" Ce n’est pas mon nouveau Cheval de Bataille. J’entends d’ailleurs diversifier les donations de ces recettes à mesure que cet évènement se démultipliera dans le temps. Car, oui, je ne compte pas ma limiter à une seul édition. Et vous n’êtes pas sans savoir qu’il est bien des problèmes de cette société qu’il conviendrait de combattre par la solidarité comme la charité… " Un étranger dans cette pièce aurait bien eu du mal à croire l’image de froid capitaine d’industrie opportuniste qu’on pouvait bien peindre de lui dans la presse. Sans défaillir le moindre instant mais en s’adossant plus profondément dans son siège, Adriel poursuivit…" De plus, vous n’êtes pas sans savoir que nous participons déjà à bon nombre d’œuvres de Charité. Nous sommes, ainsi, l’un des mécènes principaux d’Handicap International… " Piquant pour l’un des plus gros producteur de mines anti personnelles au monde… " Et je ne pouvais décemment pas reverser les bénéfices de ces actions à une association ciglée Veidt. Vous imaginez bien la mauvaise presse… " Il eut un sourire somme toute des plus froids. Son argumentaire touchant à sa conclusion, il fit preuve d’un vague effet de manche pour amener le point final à son monologue : " Il allait donc de soi que j’associe à ce projet une association à la coruscante renommée. Et vous n’êtes pas sans ignorer que votre nom jouit d’une excellente presse dans cette ville… " Il lui adressa un sourire. Sur l’échiquier des négociations, il avait terminé ses premiers déplacements.
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Message posté : Sam 7 Déc - 14:22 Message
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    Adriel Veidt et Melissande Beaudrie ne devait rien avoir en commun. C'était la l'amère conclusion que fit la directrice de l'Opéra face au patron de la célèbre entreprise Veidt. Non seulement ce personnage était grossier mais la vie qu'il menait était totalement à l'opposé de ce que Melissande appréciait pour sa propre vie. Il était triste, grossier, vulgaire, sans intérêt. Inintéressant, voilà le mot parfait pour décrire ce type. Melissande avait mis le doigt là-dessus. Il n'y avait en lui aucune finesse, aucun art, aucune émotion digne d'être exploitée et Melissande en était presque choquée. On sentait chez lui une telle... rationalité. Oui, c'était ça. C'était un homo economicus quand Melissande aurait tant aimé voir un artiste, avec une flamme qui brille au fond des yeux – et pas celle allumée par la perspective de dollars ou de pouvoir. Malheureusement, visiblement, ce ne serait pas possible. Cette constatation la mettait mal à l'aise, en vérité. Cet homme dégageait des ondes qui mettaient profondément mal à l'aise Melissande.

    Son projet en lui-même ne lui disait rien qui vaille pour le moment. Si elle écoutait, c'était pour le moment plus par curiosité que par réelle envie de s'associer. Certes, ce serait une merveilleuse couverture médiatique pour la cause qu'elle défendait, mais elle n'accepterait que si elle était totalement convaincue par ce qui allait se passer durant cet événement. Et pour cela, elle devait donc questionner -ou même passer à la question- ce cher Adriel.

    En vérité, l'homme avait l'air assez à l'aise avec son projet qu'il défendait. Mais pas de manière convaincante selon la directrice de l'Opéra qui aurait apprécié qu'il y mette ses tripes. C'était trop lisse... Ennuyeux en vérité. Oui, cet homme était ennuyeux comme la pluie en plus d'être inintéressant et la bientôt quarantenaire qu'elle était commençait vraiment à se demander si tout Adriel Veidt qu'il était, elle n'allait pas finir par le mettre à la porte. Il était d'une suffisance extrême et cela lui ferait certainement beaucoup de bien de redescendre sur terre. Tandis qu'elle y réfléchissait très sérieusement, Melissande écoutait d'une oreille les développements concernant le All Star City.

    La flatterie concernant sa réputation laissa Melissande froide. De glace. Un peu surprenant quand on savait à quel point elle était capable de s'enflammer comme de l'amadou. Malheureusement, rien de tel avec Adriel Veidt. Quel dommage … Il aurait été tellement plus intéressant de s'occuper autrement que par cette vaseuse discussion. Enfin... Puisqu'il fallait se replonger dans tout cela, Melissande essaya de se concentrer et d'arrêter de laisser ses pensées vagabondes. Finalement, elle opta pour une attaque franche. « -Si il s'agissait de financer l'Opéra, vous seriez déjà dehors. Mais comme il s'agit d'une fondation … Je ne peux pas vous dire non. » Elle était franche et directe. «-La fondation et les enfants de Star City ont trop besoin de l'aide que vous pouvez apporter par cet événement. Mais j'exige d'avoir un droit de regard sur l'organisation. Je ne veux rien qui puisse nuire à l'association. » Pas de vulgarité. Pas de stupidité. « -Je pense que le personnel et les bénévoles de la fondation seront ravis de participer au tournoi, si cela est envisageable. » Oui, Melissande ne voulait pas tout recevoir sans rien faire. Il fallait qu'ils participent et qu'ils s'engagent. La question maintenant était … Comment allait réagir Adriel Veidt au défi que lui présentait Melissande ?

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Message posté : Mar 10 Déc - 17:38 Message
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Cela aurait pu en agacer plus d’une de voir initiative aussi louable et philanthrope moquée comme non considérée par une poule aux atours vestimentaires visiblement pensés pour la dissimuler dans un champs de tournesol. Mais Adriel ne semblait pas s’en offusquer, se contentant de garder contenance tout en laissant un léger sourire étirer ses lèvres en une expression énigmatique. Il était semblable à toujours : porteur d’une plaisanterie particulièrement hilarante qu’il était le seul à connaitre… L’impression de rire de tout, de n’avait aucune véritable emprise sur la réalité. Et voilà que la rouquine cherchait à lui répondre sur un ton qui ne lui convint pas vraiment. Il n’en laissa toutefois rien paraitre, préférant garder pour lui ses opinions et offrir visage affable à sa fonction. De la contenance, de la contenance… Et quand elle eut terminé de déclamer ses exigences, il se pencha quelque peu vers l’avant, arquant un sourcil en questionnant :

" Vraiment…? " Répondit-il avec une expression effarée, comme si les propos de la jeune femme le laissaient dans la plus extrême perplexité. Il gigota sur son siège, semblant mal à l’aise, claquant de sa langue sur son palais avant de se pencher une nouvelle fois, servant à la régente des traits encore plus sévères et inquisiteurs. Puis, il se contenta de questionner : " Il y a vraiment des gens qui payent pour financer cet endroit… ? " Il en semblait choqué. De deux choses l’un : ces donations laissaient supposer que la matrone n’était pas capable de dégager suffisamment de bénéfices pour faire perdurer son commerce et il trouvait particulièrement piquant de voir la gestionnaire d’une œuvre de charité détourner des dons caritatifs pour une cause qui, foncièrement, n’intéressait que les plus aisés… Dans un sourire, il se contenta de grommeler : " Preuve est faite que visage dévot et pieuses actions nous servent à enrober de sucre le diable lui-même… "

Il sourit, étouffant un rire dans sa barbe en passant sa paume sur ses lèvres… Elle l’amusait cette dame se donnant des grands airs. Foncièrement, elle n’était pas vraiment différente de toutes les femmes de pouvoir qu’il avait rencontrées. Imbues de leur petit succès et s’estimant bien supérieure à lui du fait que leur secteur d’activité s’affichait comme bien plus, moral, que le sien. Mais en fin de compte, lequel de leurs deux secteurs amenait le plus de salaires dans des foyers répartis sur les cinq continent ? Pas besoin de le mentionner, vous le savez déjà…

" Laissez-moi donc être honnête… " Comme il le fut lors de la déclamation de son projet. " Je me moque de vos exigences et n’y céderai pas sous prétexte que vous employez avec moi de grands airs… " Elle jugerait son sourire suffisant et son ton glacial, il s’échinait à les rendre aussi rudes que cassants. L’on ne devient pas leader mondial d’un secteur où la concurrence se résume à affronter des bancs de requis dans une mare pour ravaler dignité comme fierté devant la première bourgeoise venue. " Je ne suis pas là pour vous proposer une quelconque fusion, simplement une alliance d’intérêt aussi momentanée qu’elle vous sera financièrement profitable. Jouons cartes sur tables : vous avez besoin de ces ressources… Besoin de mes ressources ! "

Il accompagna son propos d’un vague mouvement de manche en s’enfonçant quelque peu dans son siège, savourant le contact du dossier sur ses lombaires… Il savait combien l’appât du gain pouvait amener les gens à changer leur façon de penser, surtout quand s’était dans l’intérêt du plus grand nombre. Et cette simple perspective lui autoriserait le luxe d’analyser de quel matériau pouvait bien être faite la rouquine lui faisant face. Sans grand ménagement, il reprit son propos.

" Rien d’autre qu’un échange équivalant… Votre nom apporte une crédibilité à mon action alors que mes revenus vous permettent de pérenniser les vôtres. " Le message pourrait bien être reçu froidement, il avait le mérite d’être aussi franc que réaliste. Et Adriel de poursuivre : " Pour ce qui est de votre implication, je peux vous céder une place au directoire ainsi qu’une voix lors des prises de décisions… Je n’y jouis d’aucun privilège et nous serions au même niveau. " Seule concession qu’il était disposé à lui céder… Il avait pour lui de connaitre tous les autres membres de la cellule de décision et de les avoir dans la poche pour s’en être fait des amis de longue date. Tous issus du milieu du sport. " Et si vos… Employés souhaitent participer, cela sera avec grand plaisir… " Bien qu’ils n’aient pas vraiment l’air d’avoir jamais tenu un ballon dans leurs mains ? Cette pensée effleura son esprit un instant. Il resta calme par la suite, se murant dans le silence pour mieux reprendre. Froidement. " Appelez-moi opportuniste ou cynique, je m'en moque bien tant que ces actions seront bénéfiques à notre communauté... Dans le travail comme dans l'amour je profite simplement de la volatilité des valeurs pour obtenir un rendement net. " Pour simplifier : un jour il baise la Corée du Nord, un autre jour il baise la stagiaire... Bien que ce dernier fait ne soit plus vraiment d’actualité. Finissant par soupirer, il conclut son propos par une tentative de conciliation : " Alors… Ces termes vous conviennent ils au point de pouvoir, enfin, commencer à parler business ? " Agiter la crête comme montrer les plumes devenait lassant. De là à dire qu’elle s’en était mise quelques-unes dans le derrière pour ressembler à un coq…
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Message posté : Dim 15 Déc - 11:56 Message
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    Melissande Beaudrie et Adriel Veidt étaient sans doute aussi différents qu'il était possible de l'être à Star City. Deux êtres irrémédiablement opposés, qui peinaient à se comprendre voire à se supporter. La jeune femme, doublement divorcée, mère et également directrice d'un Opéra -beau palmarès, il faut le reconnaître- avait des idées diamétralement différentes et opposées à Adriel Veidt, le patron d'une entreprise portant son nom. Tiens, en voilà là une coïncidence amusante: tous deux étaient à la tête d'une entreprise portant leur nom. La société Veidt, l'Opéra Beaudrie. Bien entendu, aux yeux de Melissande, l'art, la musique et tout ce qu'elle soutenait: la culture en un mot, était bien plus important que tout ce que pouvait faire cet imbécile d'hommes avec son commerce d'armes.

    Les remarques d'Adriel sur l'Opéra qu'elle aimait tant firent réellement réagir la jolie Melissande. La façon dont il abordait quelque chose qui était primordial pour elle était à pleurer. Relevant le menton, la jeune femme laissa Adriel terminer de détruire tout ce à quoi elle avait consacré sa vie. Des gens qui payaient pour l'Opéra ? Bien entendu. L'Opéra était une vraie fierté de Star City. Une parfaite fierté. Et Adriel détruisait tout cela d'un mouvement de main condescendant. Incroyable. Furieuse désormais -et ne le dissimulant pas, Melissande darda son regard sur cet homme qui osait juger d'une manière aussi vile la fierté de Melissande. “-Vos insinuations sont abjectes, monsieur. Sachez que je ne vous laisserais pas insulter de pareille manière cet endroit qui est pour beaucoup une fierté. Une réelle fierté.” Le regard amusé et le petit rire de Adriel suffit à remettre le feu au poudre. “-Je ne vois pas ce qui vous permet d'émettre de pareilles accusations... Si ce n'est votre totale ignorance et inculture”. Il était en train de réveiller la furie qui sommeillait en elle, et si il continuait ainsi, Melissande allait lâcher les chevaux furieux et il serait alors trop tard pour l'arrêter, elle.

    La suite des propos d'Adriel ne fut pas pour rassurer ou calmer Melissande. Tout en elle était blessé par la manière dont cet homme s'adressait à elle et semblait vraiment dédaigner tout ce qui faisait la vie de la jeune femme. Furieuse et blessée, donc, elle affronta le regard du jeune homme. Besoin de lui ? Il se flattait. Elle était suffisamment riche pour ne pas se sentir l'obligée de qui que ce soit, fut-ce donc pour sa fondation. Elle refusait cette situation désagréable.

    Tendue, le menton en avant, prête à en découdre, Melissande le laissa parler. Jusqu'au bout. Et il s'ensuivit alors pour elle un instant d'attente. Le silence vint remplir la pièce tandis qu'elle fixait Adriel Veidt. Elle le détestait à cet instant. Parler business ? Comme cela sonnait vulgaire dans la bouche du Veidt. Les arguments de Adriel Veidt n'étaient pas suffisants pour convaincre Melissande, pour le moment. Elle était dans l'expectative. Finalement, elle prit la parole “-Je vous écoute !” Le ton était glacial. Mais malgré tout il lui restait un brin de curiosité. Et c'était cela. qui la poussait à prendre sur elle pour le laisser parler. Néanmoins, elle ne put s'empêcher d'ajouter. “-Mais ne prenez pas cela pour un accord en bonne et due forme. J'écoute simplement ce que vous avez à me dire.”

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Message posté : Dim 15 Déc - 17:31 Message
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Là où se montrait froid et impassible à des énonciations que d’aucun pourrait bien qualifier de provoquante, elle s’engageait beaucoup trop et perdait peu à peu la mesure de son propos. Mais Adriel ne le lui reprocherait pas tant il trouvait, lui-même son propos pour le moins suffisant. Il était simplement plus facile de manipuler quelqu’un de parasité par la colère comme l’amertume qu’une personne seine d’esprit. Il était même étonné de voir que la gérante de l’opéra se laissait avoir par des manœuvres aussi grossières. Voguer dans le monde des affaires avait, finalement, quelques avantages…

" Abjectes…? " Répondit-il avec une expression confuse, comme si l’adjectif prononcé par Madame Beaudrie lui semblait hors de propos. A la vérité, il aurait bien pu qualifier son propos plus violement mais s’en garda bien. Il était important qu’elle entre dans son jeu. Sur l’échiquier des manipulations, elle avait avancé son premier pion. Et en amateur d’échec, il lui répondit par un Gambit : " Je n’entendais pas… Veuillez m’excuser si vous percevez dans mon propos une quelconque offense… Je vous prie de me pardonner. " Sacrifier son amour propre comme son franc parler pour permettre à ses manœuvres de se mettre en place et autoriser à ses propres pièces une avancée. Savoir faire le dos rond pour attendre une ouverture était aussi gratifiant que camper sur ses positions pour faire valoir ses valeurs. Du point de vue d’Adriel, bien entendu… Avenant, il tenta dès lors d’avancer : " Considérez donc ceci comme étant le résultat de ma totale inculture comme de ma plus profonde ignorance… J’espère que cela ne sera pas à même de compromette nos affaires comme notre alliance. "

Pourquoi ne pas jouer de son principal rôle après tout… Il n’était rien d’autre qu’Adriel Morgan Veidt, le Milliardaire excentrique voguant de femmes en femmes… L’Archétype du Sportif populaire à l’Université que le Sport occupait à longueur de temps et qui n’y connaissait pas grand choses dans bien d’autres domaines. Candide ? En surface seulement… Tout l’art de dissimuler un Tigre dans un Chat en somme. Et si ses manœuvres ne seraient pas à même de rallier la rouquine à sa cause, pour le bien des citoyens les plus défavorisés, il comptait s’appuyer sur un discours des plus pragmatique pour enfoncer le clou et la plier à un partenariat doublement profitable.

" Bien… Cela va de soi. " Répondit-il à son propos. Il pressentait des négociations tendues mais ne s’enfermait pas dans le défaitisme. Comme toujours, il s’estimait de taille à relever le défi. Et la jeune femme maintenant son refus, alors cela pourrait bien dire qu’elle n’avait que peu d’estime pour les actions de son association… Dans l’esprit du Golden Boy, évidement. " Je n’entends pas retirer un quelconque bénéfice des sommes qui seront récoltées, pas même un pourcentage… " Il rajusta sa cravate avant de poursuivre. " Les couts liés à l’infrastructure comme à l’organisationnel seront pris en charge par mon Fondation ainsi que par les différentes Franchises et Clubs Professionnels associés au Projet dans une proportion que nous sommes en train de déterminer. "

A n’en pas douter, bien des choses avaient déjà été décidées pour ce pharaonique projet… Adriel se félicitait d’avoir un coup d’avance mais il restait tant à faire. Blottissant plus encore son dos sur son dossier et nouant ses doigts sous son menton, il poursuivit son propos :

" Cela vous laissera dépositaire de l’intégralité des recettes. Une somme que j’entends voir entièrement reversée à votre association. Par la suite, je ne demande aucun droit de regard sur la façon dont vous utiliserez cet argent… J’aimerai juste que soit mentionné le fait que cela fut rendu possible par le All-Star City et par les donations de nos concitoyens. " Des exigences simples qu’il formula en la regardant droit dans les yeux. Il n’avait rien à lui caché et entendait faire preuve d’un semblant d’honnêteté dans la chose lui serait profitable. Il poursuivit : " Vous n’êtes pas sans savoir que mon Entreprise ne jouit pas d’une image des plus flatteuse auprès du grand public… C’est en partie pour cela que je souhaite m’associer avec vous. Voir que nous travaillons « main dans la main » encouragera les participations et sera à même de lever le doute sur l’utilisation des fonds levés. Et ce, pour le plus grand bien de la communauté qui viendra à en bénéficier… " Il avait foncièrement besoin de la virginité du nom Beaudrie pour offrir à son initiative une chance de réussir comme de s’installer dans la durée. Elle devait avoir besoin de ses fonds… Peut-être parviendraient ils à accoucher d’un mariage forcé les menant sur une union mutuellement profitable. " Tels sont mes termes… " Souffla t’il. Finalement, ils n’étaient pas si nombreux que cela. Et après avoir écouté, il serait temps pour elle de s’exprimer quand il vint à déclamer : " Et je suis disposé à écouter les vôtres. "
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Message posté : Lun 16 Déc - 16:02 Message
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    Melissande n'était pas une fine manipulatrice. C'était une femme pleine, entière, dans la forme comme dans l'esprit et qui appréciait les plaisirs de la vie. Elle savait voguer dans les eaux troubles de Star City et gérait son Opéra avec habilité, mais elle n'était pas pour autant capable de rivaliser avec un géant comme Adriel Veidt. Oh, bien entendu, ce n'était absolument pas son style de le reconnaître, bien au contraire, Melissande se battait jusqu'au bout des ongles, elle donnerait tout. C'était une femme, sous ses dehors superficiels, qui avait une réelle opiniâtreté. Toutefois, elle avait bien du mal à garder son calme, son sang chaud se réveillant inexorablement à la moindre provocation. Face à Adriel, elle était bouillonnante d'une énergie qu'elle ne maîtrisait pas tout à fait. Et ce n'était malheureusement pas une énergie sexuelle, qu'elle aurait tant préféré à cette violence qu'elle ressentait, à cette blessure ouverte sur laquelle Adriel essaimait lentement du sel qui la faisait peu à peu souffrir plus. Il se moquait de tout ce qui faisait l'essentiel de la vie de Melissande et cette attitude était insupportable.

    Les excuses du milliardaire n'apaisèrent pas Melissande, qui sentait poindre sous ces allures de pitié, une certaine malhonnêteté. La méfiance la fit se carrer encore plus dans son fauteuil, comme si elle voulait mettre le plus de distance possible entre elle et cet homme qui lui déplaisait. Pourquoi avait-elle un pareil sentiment- fort en plus,- contre Adriel Veidt ? Melissande aurait été bien en peine de l'expliquer. Mais elle était une femme de sentiments et aimait à les suivre. Elle attendit donc la fin de cette tirade hypocrite avant de hocher brièvement la tête. Sa raison lui commandait de faire affaire avec ce milliardaire tandis que ses sentiments la poussaient à s'enfuir loin de cet homme -ou mieux encore, à le faire jeter dehors, histoire de réparer sa fierté blessée. Mais elle ne fit ni l'un ni l'autre, se plaçant dans un entre-deux qui ne lui plaisait guère.

    La proposition d'Adriel était alléchante. Bénéficier des fonds d'un pareil événement pour aider les enfants de la ville, c'était tout à fait dans l'idée de Melissande. La jeune femme n'en retirait aucun plaisir personnel, en vérité. Si elle acceptait de traiter avec Adriel Veidt, ce serait là un grand sacrifice que seule la cause qu'elle défendait pourrait expliquer, car en général, elle se refusait à toute collaboration qu'elle ne ressentait pas au plus profond de ses tripes. Lorsqu'on parlait art, c'était une nécessité, jugeait-elle car si elle-même ne vibrait pas, le public ne le ferait pas non plus. Mais ici, c'était un tout autre cas de figure. Est-ce-que cela valait le coup ou plutôt le coût ? Très certainement.
    Ce qu'elle pourrait apporter aux enfants à travers cette récolte d'argent serait tout à fait conséquent, et ce d'autant plus si Melissande n'avait pas à justifier à un quelconque administrateur ses actions : certains hommes ne comprenaient pas les actions menées par la Fondation Beaudrie, trouvant qu'on ferait mieux de faire travailler scolairement ces enfants plutôt que de les envoyer au musée, au théâtre ou au cinéma. Mais Melissande n'en démordait pas. Elle estimait que l'art était vitale. Utile.
    Nécessaire. Prenant finalement la parole, Melissande Beaudrie décida de poser ses questions de manière franche. « -Votre mauvaise réputation a sans doute quelques raisons d'exister. J'aurais besoin de savoir à quelle genre d'entreprises je vais m'allier. Plus précisément, je veux dire. Pouvez-vous me donner de quelconques gages de bonne foi ? » Car oui, s'allier à la Veidt ne serait pas sans conséquence et Melissande devait garder ses arrières. Se levant, elle alla jusqu'à la fenêtre qui donnait sur Star City. La fraîcheur de l'air traversait la vitre et pendant une seconde, elle se revit avec Lukaz, à cet même endroit. Un sourire lui échappa, tandis qu'elle posait les paumes sur la vitre, avant de se retourner pour regarder Adriel Veidt. Melissande avait besoin de bouger et pouvait difficilement rester en place trop longtemps. « -Que diriez-vous de visiter les locaux de la Fondation Beaudrie ? Vous vous feriez alors peut-être une idée plus juste des causes que vous vous apprêtez à mêler à votre entreprise. » Et elle voulait être certaine qu'il suivrait leur accord et ne se mêlerait de rien. Si il avait confiance dans ce qu'elle faisait, ce serait plus facile. Déjà, elle s'approchait de sa veste et de son sac, pour quitter l'Opéra jusqu'au lieu où était installée la fondation.

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Message posté : Lun 16 Déc - 19:30 Message
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• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

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Au langage corporel comme aux déclarations de la bonne femme, il eut l’intime conviction qu’il fut à l’origine d’une sorte de conflit dans son âme. De ceux qui peuvent opposer la conscience et l’intérêt. C’était, par ailleurs, bien souvent le cas lorsque l’on mettait en perspective des sommes d’argent aussi importantes que celle qu’il venait d’avancer à la gérante de l’Opéra Beaudrie. Il aurait pu en étirer un sourire coupable, carnassier, de ceux que l’on exprime quand l’on voit sa proie se battre dans les mailles du filet dressé pour la capturer, pour la faire chuter. Mais il n’en fit rien, gardant un visage neutre et une expression d’observateur propre à celle qu’il adoptait dans le monde des affaires. Semblable à un squale porté par les courants, il n’attendait plus qu’une vague odeur de sang pour délivrer la morsure fatale.

Cependant, il avait la désagréable sensation de faire face à un mur de glace de répondant à aucun de ses appels. Ce n’était pas faute de montrer patte blanche ou de se montrer affable. Le Golden Boy avait répondu aux exigences de la Matronne, lui exprimant ses volontés au point de la voir souffrir d’une semblant de cas de conscience. C’est du moins ce qu’il se plaisait à croire. Mais quand il lui demandait d’en faire de même en retour, la voilà qui jouait les filles de l’air et détournait son propos vers d’autres sujets. Ou même d’autres cibles visuelles. Il soupira à sa remarque disant que sa mauvaise réputation devait être méritée et la regarda se lever avec un petit regard satisfait. Se détourner de son interlocuteur relevait, de son point de vue, d’un terrible aveu de faiblesse. Rajustant son nœud de cravate, il se contenta donc de prononcer :

" Ce fameux couplet… Mon entreprise a la réputation que lui offre son secteur d’activité. Rien de plus, rien de moins… Soyons honnête, il est bien plus vendeur pour la presse de parler de certaines dérives du secteur de l’armement que des pratiques constatées dans quelques manufactures faisant travailler leurs employés dans des conditions mettant en danger leur santé… " Répondit-il avec franchise. Sur de son propos, il avait depuis longtemps accepté le régime de faveur que lui appliquait la presse à scandale. Alors que des problèmes autrement plus importants auraient pu être traités par cette dernière. Offensif mais affable, il poursuivit : " Expliquez-moi donc en quoi il est moins noble de faire financier vos actions caritatives par une entreprise d’armement que par une chaine de restauration rapide nourrissant les poulets servant à leurs préparations par du soja planté sur des terres issues de la déforestation amazonienne et où sont employés des travailleurs suivant les circuits de l’esclavage moderne ? " De quoi avancer le fait que certaines entreprises –notamment celle marquée d’un M jaune- s’offrent une image de marque par des actions généreuses alors que leurs pratiques quotidiennes sont bien loin de tout reproche. Sa saillie terminée, le jeune homme mit un point finale à son argumentaire : " Je tiens à votre disposition notre charte d’entreprise ainsi que toutes les actions que j’ai eu le temps de mettre en place depuis ma prise de fonction. Des éléments factuels corroborés par des cabinets d’avocats extérieurs à nos services. De quoi vous assurer que, de tous vos prétendants, nous sommes loin d’être les pires… "

Il croisa les bras sur son large torse et la regarda s’écarter du bureau pour prendre la direction de la fenêtre… Restant silencieux, il pesa progressivement le pour et le contre de ses actions à venir pour prendre l’ascendant dans les négociations à venir. C’est alors qu’il prit conscience de cette faculté dérangeante à pervertir les actions les plus louables. En fin de compte, son action des plus louable se voyait altérée par sa volonté de prendre le dessus, de ne pas lâcher beaucoup trop de compromis… Que voulez-vous, l’on ne change pas totalement qui l’on est. Ou qui l’on s’efforce d’être pour les besoins d’un secteur d’activité peuplé de fauves et de prédateurs plus dangereux les uns que les autres. Bizarrement, son regard fut attiré par le fessier de la tenancière et il quitta bien vite cette vision en pensant à une belle eurasienne. Elle ne méritait pas ça.

" Volontiers. " Répondit-il en se relevant de son siège, accompagnant la rouquine vers la porte de son bureau. Suivant les préceptes de l’éducation anglaise qui avait bercé son enfance, il lui ouvrit la porte et accompagna le tout d’un sourire. Affable, il avança : " Les Dames d’abord … " Il se mura dans le silence le temps qu’ils parcourent le couloir les menant à l’ascenseur qui les avait vu débarquer en ces lieux. Un silence qu’il jugea trop lent et se fit un devoir de briser. Ajoutait-il une nouvelle pierre à son édifice de manipulation ? " Veuillez m’excuser si je me suis montré trop… Vif. C’est que, voyez-vous, je suis quelque peu las de voir notre réputation constamment portée au pilori là où nous avons consenti tant d’efforts pour nous défaire des dérives passées. Contrairement à ce que beaucoup pensent, j’ai une profonde considération pour le genre humain et mes employés. A croire que cela ne suffit pas toujours… "

Devant les portes closes de l’ascenseur, il se contenta de river son regard sur l’indicateur des étages. Point de sourire en coin, mais une satisfaction progressive. Les choses semblaient se présenter de mieux en mieux.
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