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En sport, si on s'arrête, on régresse!

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Message posté : Sam 16 Nov 2013 - 0:12 Message
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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
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ϟ Célébrité : Chris Pratt
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ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (80.000T)
• Super-résistance (80.000T)
• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

En sport, si on s'arrête, on régresse!


Il faisait frais sur le Star Park, presque froid. Pourtant, Adriel n’était pas plus vêtu que cela. Comme à chaque fois qu’il s’apprêtait à faire du sport, l’ancien receveur vedette des Aggies de Texas A&M semblait bouillant et débordant d’énergie. Serrant plus encore les lacets de ses baskets, claquant ses paumes sur ses mollets pour les échauffer avant de rajuster son short, il tira les pans de son maillot des New England Patriots floqué du numéro 80 de Danny Amendola. Passé sur un sweat capuche, dont il avait rabattu le couvre-chef sur ses longs cheveux blonds, le jeune homme sautillait sur place avec une fébrile excitation. Non loin, trois de ses quatre de ses gardes du corps terminaient de s’échauffer et deux d’entre eux s’apprêtaient à reconnaitre le parcours qu’il s’apprêtait à arpenter en compagnie de son partenaire du jour. Il y avait un bon moment qu’Adriel ne l’avait pas croisé, depuis ces histoires sur les attentats de la tour qu’il avait lu dans la presse. D’un coup, le Golden Boy nota qu’il serait peut être bon de le questionner sur le sujet une fois leur course débutée. Du moins, tant qu’il arrive à le suivre et à parler dans le même temps, évidement !

" T’as regardé le match hier soir? " Demanda t’il à DeAndre, l’un de ses Garde du Corps qui fit, autrefois, office de Garde Offensif pour le Quarterback des Aggies. Adriel n’avait jamais oublié ses amis comme les liens de son collectif, ayant toujours considéré ses partenaires et bon nombre de ses adversaires de sa glorieuse époque universitaire comme des membres d’une sorte de seconde famille. Quoi de plus normal que de les aider à se reconvertir une fois leurs rêves de carrières battus en brèche par le fameux plafond de verre. " Chris Johnson… Mais quelle bête ! " Et voilà qu’en sautillant sur place, en trottinant pour s’échauffer comme en multipliant les sprints en ligne droite pour s’échauffer, Adriel se mit à deviser Football avec l’un de ses Gardes du Corps. Le Match de la veille n’avait pas atteint des sommets du point de vue du jeu, mais Adriel s’était suffisamment amusé à le regarder pour en parler. L’on parla du Talent d’Andrew Luck et des choix discutables du Coaching Staff des Titans. L’analyse de son protecteur surprit le Golden Boy qui ne manqua pas de réagir avec une moue étonnée : " Depuis quand t’es aussi à l’aise tactiquement parlant ? " Le colosse aux muscles à des endroits où les autres n’ont pas d’endroits eut un sourire honteux avant d’avouer qu’il cherchait à passer des diplômes d’entraineur pour former des jeunes au jeu qui le passionnait. Adriel siffla d’admiration. " Mais il fallait m’en parler ! Je t’aurais fait cadeau de plusieurs jours pour que tu puisses y bosser ! "

Il salua de les tête les deux premiers Gardes du Corps s’élançant sur les sentiers, notant tout juste les oreillettes dépassant de leurs T-Shirt. A dire vrai, il trouvait toutes ces précautions parfaitement inutiles pour lui, mais son Grand-Père avait insisté pour que tout soit mis en œuvre pour leur sécurité. Et intimement, son petit-fils imaginait bien d’autres moyens de protection dissimulés çà et là… Quand le vieux avait une idée en tête… Bon après, il pouvait comprendre la chose pour son compagnon, mais pour lui… C’est vrai quoi, qui pouvait bien en vouloir à un Marchand d’Arme après tout ?

" T’as de la flotte ? " Ce fut Maurkice, aux côtés de DeAndre, qui lui envoya une bouteille d’eau minérale. Toujours ces petits rituels propre à la pratique du sport. Ca n’avait pas vraiment changé avec le temps. Il eut un silence face à la question lui demandant s’il connaissait bien ce fameux Greg Williams. En y réfléchissant, il ne le connaissait pas tant que ça… Mais sa réponse fut de cet acabit : " Sans plus… On a dû se croiser deux ou trois fois dans des Galas de Charité. Je sais même pas s’il voit véritablement qui je suis. Mais c’est un ponte de la finance et un sacré directeur d’entreprise ! " D’aucun aurait bien pu croire qu’il en parlait avec des étoiles dans les yeux. C’était étrange d’aborder la chose de cette façon, mais Adriel voyait un peu Greg comme une sorte de Grand-Frère que le temps comme la vie aurait éloigné. Une sorte d’idéal à singer avec qui il aurait aimé nouer une relation complice. Après tout, la majorité de ses potes n’étaient autres que ses Gardes du corps, ses deux jumeaux étaient morts et son meilleur ami était en prison… Il était bien plus seul qu’il ne voulait bien le laisser paraitre. " Mon vieux m’a demandé de l’aider à se refoutre en selle. Tu sais… Ces histoire d’attentats là, c’est lui que ça visait ! Et vu que moi et le Sport… Bon après, vu sa fortune il aurait bien pu se payer n’importe quel coach. M’enfin, j’imagine que le vieux doit pas me faire faire ça sans arrières pensées… "

Il n’avait pas vraiment idée des liens qui pouvaient unir son Grand-Père et le PDG de la Rhodes. Mais comme toujours, il se refusait à désobéir aux ordres de son unique famille encore en vie. Le regard perdu sur l’étendue d’eau au milieu du Parc, il en regarda les colonnes de fumée s’en élever et se remit à penser à la dernière personne avec qui il avait côtoyé ces lieux. Un sourire vint éclairer son visage. Puis, il entendit un bruit singulier et se tourna. Plissant des yeux, il sembla satisfait à énonçant : " Ça doit être lui ! " Iil sautilla deux trois fois sur place, impatient de commencer. Ne restait plus qu’à voir comment la chose allait se dérouler !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Sam 16 Nov 2013 - 17:28 Message
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« Ce n’est pas mon problème… » Siffla Gregory. Un téléphone haut de gamme à l’oreille, il profitait que son interlocuteur ne pouvait le voir pour réaliser un enchaînement de grimaces fatiguées. « Je sais que j’aime la course. Mais … » Il s’affala brutalement dans le cuir de son fauteuil et leva le regard dans un soupir fataliste.  « Très bien j’irais. Oui bonne journée Hans. De rien c’est bien normal. »


A peine raccroché et voilà que dans un geste semi-rageur, il lançait le mobile buter contre une pile de dossier et un costume à peine sorti d’un pressing quelconque. Le front plissé d’une certaine préoccupation, il s’amusait à faire tourner son monstre de confort sur lui-même. Ça l’aidait à réfléchir il paraissait.  Que dirait le monde si il le voyait maintenant et ainsi. Lui-même se trouvait impropre, comme s’il venait de vendre son âme au diable. Il est vrai que depuis que sa liberté lui avait été rendu et ses « ennemis » disséminés, il courait plus que jamais et ça malgré ce froid accablant de fin d’automne. Mais il courrait seul. C’était pour lui le break que le monde lui devait.

Se voir refiler le playboy Veidt dans les pattes pour jouer les mentors et pire le fait qu’il finisse par l’accepter, dérangeait son amour propre. Il frotta durement son visage et se leva pour contempler le Star Park, visible depuis cette hauteur. « Ressaisi toi Greg. C’est normal. Tu lui dois bien ça et sans lui tu serais toujours enfermé ici. »
Cette excuse lui convint. Il n’était pas un homme ingrat. Détournant le regard de la chape grise du centre-ville, il se retourna vers son immense bureau et fini par appeler les trois U.S Marshall qui continuaient de le coller. Eux ne savaient pas.


« Messieurs. Demain tenu de footing. On va courir avec Adriel Veidt. »

***

Une veste noir et or de la marque aux trois bandes et le pantalon assorti sur le dos, Gregory avançait à petites foulées vers le point de rendez-vous fixé la veille. Il écoutait son cœur, son souffle, calculait en bon statisticiens chaque impulsions de son corps. Le résultat était sans appel. Le cigare et les années venaient à bout de sa forme physique. Pourtant ce qui d’habitude était sa première préoccupation, n’apparut là que comme un simple réflexe. Non ses pensées se perdaient dans le nuage de brume qui lui éclatait au visage à chaque expiration. Qu’allait-il pouvoir dire à ce Adriel ? Lui un mentor ? Jamais il n’aurait pu s’imaginer dans ce rôle. Enfin … Le va et vient de son médaillon le ramenèrent à la réalité. Autant voir le bon côté des choses et se dire qu’il s’agissait là d’un entrainement.

Le quartier des finances passa rapidement, le centre tout autant. Son rythme s’équilibrait enfin, les douleurs musculaires d’un début difficile disparurent. Il entra finalement dans les grandes allées d’un parc en proie à un hiver qui s’annonçait rude.
Quelques minutes suffirent pour voir émerger un petit groupe à l’autre bout d’un sentier. L’instinct de Gregory lui intima qu’il s’agissait là bien de ses compagnons de course. Ils semblaient parler, se marrer entre bons amis. Le multimilliardaire ne mit pas de temps à regretter sa promesse. Il n’aimait pas courir aux côtés de quelqu’un. Au point de le regretter avant même que le footing est débuté.

Sa première impression ne l’avait pas trahi.  Son envie de les envoyer paître alors qu’il arrivait à la hauteur du blondinet explosant les records.


« Adriel Veidt hein. On m’a pas mal parlé de vous et de toute façon je me souviens vous avoir croisé à droite à gauche. Toujours avec votre top brésilien du galas Ross ?  »
Lâcha-il ironiquement alors qu’essoufflé et les mains sur les genoux, il tentait de se convaincre que tout ceci était une bonne idée. « Ne me regardez pas comme ça. Vous verrez quand vous aurez mon âge et mes journées. »
Son souffle reprit, sa sueur égoutté à grand coups de manches, il se releva au niveau du blondinet qui l’intéressait.  « Votre grand-père m’a pas mal poussé à venir ici. Une idée exacte de pourquoi ? Personnel … »

Sa phrase coupa net, masqué par un crissement de gravier.  Derrière eux, les trois US Marshall affectés à sa protection venaient de les rejoindre. Le PDG de la Rhodes souligna rapidement la question que quelques ’un devaient se poser. Pourquoi ce léger retard ? « Je n’aime pas courir avec les gens chargés de ma protection. Donc je leur demande de rester une vingtaine de mètres derrières. Enfin si cela ne vous dérange pas Mr Veidt. Disons que pour aujourd’hui je peux briser mes règles » Il n’était de toute manière, plus à une près


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Message posté : Dim 17 Nov 2013 - 3:21 Message
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En sport, si on s'arrête, on régresse!


Il cessa tout à fait de sauter sur place. Son regard bleuté mirant la silhouette naissant dans la brume matinale à peine percée par les rayon d’argent d’une aube tout juste fraiche. Sa première impression sembla être la bonne et lui fut confirmée par la carrure du nouvel arrivant. Le genre quarantaine bien serrée qui s’entretenait quand il le pouvait mais pas suffisamment pour passer, encore, comme un golgoth dans la fleur de l’âge. Il eut immédiatement, la conviction qu’il se dépenserait pas totalement lors de cette séance et jura tout bas sa déception. Bah, qu’à cela ne tienne, il ferait un tour en solo plus tard pour totalement se vider. Pour lui, le sport était un prétexte pour pousser son corps dans ses retranchements afin de faire bouger ses limites, de se tester sans arrêt. La culture du sport américaine un peu… Le genre qu’on vous imprime dans la tête en répétant sans arrêt « Un de plus ! » quand on vous fait soulever de la fonte sur un banc ou qu’on vous fait avaler les longueurs de terrain. Force était de constater que la chose avait bien prise sur Adriel. Au point d’en faire un partenaire d’entrainement des plus… Spécial.

" Gisele ? " Questionna t’il face à la question du Capitaine d’Industrie. Il leva un peu les yeux au ciel comme pour réfléchir au nom du dernier modèle brésilien qu’il avait trimballé en soirée. Au fond de lui, ça le perturbait un peu que Monsieur Williams le vouvoie. Il avait l’impression de passer pour un type important alors qu’il n’en avait pas réellement l’impression au quotidien. Enfin, sauf quand Veidt Enterprises était en jeu. Et là… Comprenant qu’il ne se souviendrait pas, il abandonna ses recherches au fin fond de sa mémoire pour lui servir sa réponse générique : " Oh non… Terminé depuis longtemps cette histoire ! " Il eut un sourire, pensant à tout ce que lui apportait celle qu’il fréquentait en ce moment. Tout le contraire des coups d’un soir qu’il avait enchainé et ce n’était pas pour lui déplaire. Il fut pris d’une subite envie de lui envoyer un petit message mais s’interdit de le faire. Pas maintenant du moins. Bon, en tout cas il ne semblait pas vraiment un bourreau de course à pied. Même la Joconde subit les outrages du temps. Il eut un sourire badin devant ses justification et se fendit d’une simple : " Oh… Loin de moi l’idée de juger. " Il se retint de rire, se tenant à une expression sérieuse et ravalant ses lèvres avant de lâcher sur un ton un brin moqueur : " Super survêt au passage ! "  Tellement Girly dans son esprit... Le noir et l’or comme ça lui faisait irrémédiablement penser à ces tenues dont se draper les ménagères de moins de cinquante ans quand il était temps d’aller se secouer à la salle de gym. La perspective d’imaginer le grand patron aux fourneaux avec un petit tablier provoquait sans mal sa muette hilarité. Que voulez-vous, Adriel était resté un brin gamin… " Trop aimable… "

Répondit Adriel au fait que le quadra acceptait de briser quelques règles pour l’accompagner alors que les types chargés de sa protection débarquaient. Il aurait bien aimé répondre tout de go à ses interrogations sur les motivations de son Grand-Père, se montrant d’ailleurs surpris que ce dernier ait insisté pour que Gregory n’accepte de courir avec lui. La chose le dépassait un brin mais il n’en laissait rien paraitre. Il jeta un coup d’œil à ses deux gardes du corps restant et ces derniers s’enfoncèrent dans la brume pour, à leur tour, reconnaitre le chemin. En prenant soin de s’en écarter un peu. Histoire de repérer d’hypothétiques embuscades. On était jamais trop prudent. Après tout, la dernière fois qu’il était venu ici, une rouquine avait bien essayé de réduire sa cervelle en pulpe…

" Pas de soucis pour moi. Mes gars sont déjà partis en reconnaissance de toute façon, donc si les vôtres s’occupent des arrières…  " Il lui sourit mais se garda bien de lui dire qu’il soupçonnait le vieux d’avoir, en plus de tout ça, fait appel à sa milice privée pour sécuriser plus encore les lieux. Et tant que son aïeul lui occupait l’esprit, il se fit fort de répondre aux interrogations du Capitaine d’Industrie : " Pas vraiment d’idée sur ses motivations, non. D’ordinaire, il se fout un peu de ce que je peux bien faire… " La chose n’était pas totalement vraie. Après tout, il lui avait bien fourni les concepts de l’Aigle comme les Cristaux de Daka pour son projet Jaeger et l’épaulait de ton son réseau comme de toute leur fortune quand il semblait dans une impasse. S’était plutôt pour les aspects de sa vie privée qu’il lui laissait carte blanche, ne manquant pas de le rabrouer violement quand ses actions entachaient Veidt Enterprises. Fort de ce constat, Adriel avança : " J’imagine qu’il a dû se dire que je pourrais vous aider à vous remettre en selle… Et qu’un peu de compagnie autre que ces gorilles pourraient vous faire du bien.  " Il servit une tête d’ahuri au service d’ordre, leur balançant de moqueurs coucou de la main avant de reporter son attention sur le PDG de la Rhodes. " Vous avez l’air chaud en tout cas… Bien. On va pouvoir y aller… " Il se mit à marcher sur le sentier, les gravillons crissant sous ses baskets alors que Gregory lui emboitait le pas. Il le regarda du coin de l’œil, trouvant qu’il exsudait de ce type une aura, une prestance étrange. Puis, il se mit à jouer les coachs sportifs : " On va partir tranquille pour accélérer progressivement… Je compte sur vous pour finir en beauté ! On va commencer tranquille sur du 10km/h à peu près… C’est bon ? "

Il ne lui laissa même pas le temps de répondre que, déjà, il actionnait le chronomètre de sa montre et lançait sa foulée. Longue et légère, elle participait à sa montée cardiaque sans pour autant tirer trop rapidement sur ses muscles. Rien de pire qu’une course ramassé sur soi-même. Trouvant vite le rythme recherché, il laissa Gregory se caler sur son rythme et se tint à sa hauteur. Usant de ses bras pour accompagner ses jambes, il ne semblait pas concentré sur ses gestes comme sa respiration, les deux lui apparaissant comme des plus naturels. Il devaient courir depuis moins de trois cent mètres qu’il le questionnait déjà : " Les jambes ça va ? Le cardio ? Il y a moyen de parler ? " L’effort ne semblait avoir aucune emprise sur lui que, déjà et sans attendre la réponse de Monsieur Williams, il le questionnait : " J’ai vaguement lu ce qui vous était arrivé. Sale histoire… Vous vous en sortez ? J’veux dire… Mentalement quoi… " Du Adriel Veidt dans toute sa splendeur.
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Le Poing de la Justice

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Message posté : Lun 25 Nov 2013 - 19:01 Message
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« Quel heureux hasard … » A peine prononcé, le murmure s’effaça dans la respiration roque et saccadé de Gregory. Il était à ce moment-là, toujours les mains sur ses genoux. Essoufflé comme un quarantenaire de son genre le pouvait, il observait les gouttelettes de sueurs s’écraser au sol. Un certain regret au fond de la gorge. Non décidemment, il s’en voulait d’aller les jouer les éducateurs pour un play-boy pareil. Même pas foutu de se rappeler de quelle femme quelle nuit ….

Cette petite pensée, cette impression d’avoir vendu son âme au diable, faisait son chemin dans l’esprit du milliardaire. Il haïssait ce sentiment d’impuissance. Il était bloqué avec lui, le simple temps d’un footing lui avait-on dis. Mais voilà, Greg étant ce qu’il était, ces quelques minutes lui semblaient déjà une éternité et  sa conscience mêlée à de la gratitude l’empêchait de tout envoyer paître.

Bloqué … Bloqué avec cet énergumène. Le pire dans cette histoire était sûrement qu’Adriel Veidt n’améliorait pas son cas. Que ça soient ces petites grimaces pleines de sourire retenus ou ces remarques sans queue ni tête. Le flambeur n’apparaissait que comme un héritier un peu stupide de plus aux yeux du multimilliardaire.
Une pulsion soudaine l’envahit. Celle qui vous prend à bras le corps, qui vous soulagerait d’un poids monumental si vous lui donniez une occasion de s’exprimer.  Il se voyait bien lui dire de se taire. De se la fermer même peut être. De lui balancer clairement qu’il n’avait pas de temps à perdre pour un homme sans intérêt là où il n’en accordait déjà pas à ceux qui en possédaient un peu. Il se voyait calme et incisif comme il aimait l’être pour donner une leçon. Il se voyait rebrousser chemin à petites foulées et oublier cette erreur.  


Seul un soupir brumeux sortit de sa gorge. Et abordant son masque d’homme publique, il se contentait de sourire passe partout et de phrases légères sans relance de discussion possible, pour répondre à son interlocuteur. Des années de pratique et de maîtrise de l’hypocrisie travaillée, digne d’un conseil d’administration houleux. Gregory Williams se donnait envie de vomir.

Hans Veidt lui avait demandé un service. Il l’honorerait du mieux qu’il pouvait. Que le blondinet soit un cas perdu d’avance ou non. Il ferait de son mieux.  D’un geste de la main, il envoya ses protecteurs une dizaine de mètre plus loin. Enfin seul à seul. Son cœur qui ralentissait doucement, le froid qui commençait à le piqueter. A froid, il se décida à reprendre de volet le délicat sujet des motivations de son nouvel ami. « Je ne sais pas vraiment ce qu’il vous a dit. On en discutera plus tard.»
Ce gamin de la trentaine avait-il seulement fait attention à ce qu’il venait de dire ? Pas sûr vu la passion qu’il mettait à narguer leur arrière-garde. De toute façon, il aurait pu renchérir que le multimilliardaire l’aurait ignoré. Au final la course reprit son droit. Les légères foulées, les muscles qui tirent légèrement. Tout aurait pu être parfait si un bruit de fond ne perturbait pas l’ensemble. Le sport était son exutoire.  Son moment de paix personnel. Il vivait bien assez dans les chiffres, les  prévisions et les résultats pour en entendre ici. D’un hochement de tête machinale, Gregory accepta les propositions sans les écouter.

Quelques centaines de mètres suffirent au jeunot pour revenir à la charge. Il n’y couperait apparemment pas. Et de toute manière ces remarques sur sa forme physique commençaient à le perturber. « J’ai quarante ans et suis chef d’entreprise. Pas croulant. Bien sûr que je peux parler. »

Le quadra regretta directement cette révélation. Ses derniers mois n’étaient pas un sujet qu’il aimait particulièrement aborder.  Mais après tout la situation s’y prêtait. La question était légitime. Gregory rongea un peu plus son frein et pris sur lui.

« Je survis on va dire. C’est moyennement facile de vivre en sachant qu’on veut votre mort à tout prix. Alors on s’arrête de vivre tout simplement.  Le plus dur c’est la privation de liberté et l’incompréhension. Votre grand-père m’a sauvé la mise sur ce coup là. »

Le footing continuait. Les graviers roulaient sous les impulsions de pieds cadencés. Gregory laissait son regard se perdre dans le paysage. L’air libre lui avait manqué. Pris d’une soudaine nostalgie. Il s’obligea à se ressaisir. Les derniers mois n’étaient vraiment pas un sujet à aborder et détourner la conversation semblait être le mieux à faire. Il avait après tout une mission à réaliser.

« Vous devriez pas dire que votre grand-père s’en tape. Je croirais entendre ma fille. Sauf qu’elle, c’est une ado. »
Lui aussi remarque. Une pensée volatile qui arracha un sourire à Williams. « Pas la peine de se plaindre d’un manque d’attention. Il suffit de le voir, là où il est. Je ne sais pas ce que vous a dit Hans et je m’en fou un peu. Mais moi, il m’a demandé de vous mettre dans le droit chemin. Vous êtes sa dernière famille. Son héritier, l’héritier de votre nom.  Là non plus pas la peine de se plaindre. Je sais ce que c’est que d’en porter un lourd. »

Il se tût un instant, reprenant  sa si magnifique éducation. Porter un nom pouvait être une malédiction, à chacun de choisir de le renier ou de le porter. Mais il réfutait l’entre deux que tous ces blancs-becs choisissaient.

« Ce que je veux dire, c’est qu’il est votre seule famille et qu’il aimerait bien avoir autre chose qu’un flambeur pour lui succéder et je le comprend. A vous de choisir ce que vous voulez être. Mais quitte à le décevoir autant le faire maintenant. »
Il marqua sa phrase d’un regard poussif et assez dur qui se radoucit brutalement à lorsqu’il croisa celui d’Adriel. Une soudaine mélancolie l’envahit. « Par contre. Ne faites pas la même erreur que moi. Moi je n’ai eu personne pour me prévenir qu’il y avait un choix de possible. Alors réfléchissez-y au moins trente secondes. »


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Message posté : Mar 26 Nov 2013 - 0:25 Message
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Il étira un sourire dès l’instant où Greg se fendit d’une répartie cinglante pour lui indiquer qu’il avait encore du souffle malgré son âge comme des activités. S’il ne focalisait pas son souffle en une respiration régulière, il aurait volontiers éclaté de rire pour souligner la justification de son ainé. Il n’y avait aucune honte à galérer un peu au début de son point de vue, surtout quand on pouvait bien mener son train de vie. Il jeta un coup d’œil et son sourire s’élargit en voyant que le quadra s’accrochait, ne voulait pas laisser tomber. Bien. Quand tête veux, corps veux ! Sauf que Gregory n’avait pas vraiment l’air d’être là pour courir et la chose perturba un brin Adriel alors qu’il l’écoutait déclamer son récent passé.

" Du moment que vous vous ouvrez à nouveau, j’imagine que c’est que vous allez mieux… " Il passa sous silence la remarque sur son grand-père, ayant appris avec le temps qu’Hans Veidt ne faisait rien qui ne lui soit pas profitable. De la race des prédateurs, il n’était pas vraiment du genre à dépenser du temps comme de l’énergie à des causes philanthropiques comme humanitaires. Et aux yeux d’Adriel, Gregory apparaissait comme un semblant de cause humanitaire… Il avait beau dire comme faire, le jeune homme le trouvait toujours un brin dévasté. Une sorte de vestige du portrait glorieux qu’on avait, jadis, pu lui présenter. Et la chose l’attristait. " Elle a l’air marrante votre gamine ! " Lâcha t’il dans un semblant de rire, entre deux inspirations. Voilà donc que la conspiration se mettait au jour et elle avait pour mérite de figer les traits d’Adriel dans une expression de froide comme de sourde colère. Il parviendrait à se contenir pour ne pas afficher son relatif mécontentement. Comme toujours, le vieux estimait qu’il était bon de le rabrouer comme de le corriger pour qu’il retrouve la voie de leur glorieuse société. Et le jeune homme d’avancer : " Je me disais bien qu’il ne pouvait pas avoir une idée innocente à me proposer... " Il ne pipa point mot, laissant le richissime propriétaire de la Rhodes lui donner la leçon. Il la garda au coin de sa tête et ne manqua pas de riposter : " Et vous vous faites souvent un avis aussi arrêtez sur les gens que vous venez tout juste de rencontrer ? " Il n’y avait pas réellement d’agressivité là-dedans, juste le désagréable constat que Gregory semblait déjà s’être forgé une opinion toute faite de sa personne et qu’il lui faudrait déployer des trésors d’ingéniosité pour s’en débarrasser. " Me remettre dans le droit chemin… "

La chose pouvait paraitre bien présomptueuse pour l’héritier d’un empire industriel qui avait fait son argent sur la vente d’outils de mort. Le propriétaire de la Rhodes était-il conscient que s’était le remettre sur ces sentiers-là ? Surement… Et il en devenait donc plus froid et insensible que ne pouvait l’être son Grand-Père. Imperceptiblement, Adriel allongea un peu la foulée pour progressivement faire monter le rythme de leurs pas. Petit à petit, de façon à faire progressivement monter le rythme cardiaque ! Il éluda volontairement le couplet sur le manque d’attention, pensant que son interlocuteur n’en aurait rien à foutre de ses histoires de jumeaux. A défaut, il attaqua bille en tête sa répartie :

" Mais quel droit chemin… ? Celui qui consiste à finir seul –comme vous deux- au sommet d’une putain de tour où l’on vous respecte mais c’est bien tout ? A vivre en solitaire face à ses regrets car l’on prend tout ce que la vie peut apporter avec un sérieux exagéré ? " Il n’avait aucune idée de comment pouvait bien être Gregory dans le civil mais s’en foutait bien vu qu’il passait là pour un messager. Ce qu’il avait décrit-là n’était autre que l’existence de son Grand-Père… Morne et triste. Adriel en vint à se demander s’il l’avait déjà vu chercher de la compagnie depuis sa naissance. " J’ai pas envie de suivre à la lettre ses pas pour me retrouver au crépuscule de mon existence à rêver ma vie… J’ai l’ambition de vivre mes rêves et je pensais qu’il l’avait compris ! " Et qu’il le soutenait. Il lui avait fourni tant de chose pour mener à bien le projet Jaeger qu’il le pensait fier de ce qu’il avait bien pu réaliser. Mais là, il semblait que non. Ça lui importait bien peu de passer pour un connard aux yeux du Président de la Rhodes. Après tout, il avait abordé le sujet de lui-même… " La Famille est Tout ! Je sais… Il n’arrêtait pas de nous le répéter quand on était gosses… J’ai jamais souhaité le décevoir mais lui ne s’est jamais posé la question de ma propre déception à son égard. " Il lâchait les mots entre deux souffles, s’aidant de ses bras pour avancer alors que sa foulée l’amenait à développer un rythme un peu plus soutenu qu’auparavant. " Einstein disait qu’il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé… Avec mon père, ils nous ont forgé ce préjugé de froids vendeurs de mort qui nous colle à la peau ! Vous n’imaginez pas à quel point ça peut être usant de voir des gens se parer de dégout à la simple évocation de votre nom… " Après tout, peut-être qu’il le savait… Dans un monde de technologie comme d’information, il était bien rare de trouver des gens qui ne s’arrêtaient pas à la première image en face de leurs yeux. Plus rare étaient encore ceux qui essayaient de gratter la peinture pour se figurer la réalité. Adriel avait eu la chance de " Apprendre ce qu’il y a à apprendre ne me pose pas de problèmes tant que je peux l’appliquer à ma manière. Et puis, en toute honnêteté… On vous aurait présenté les choix possibles, vous y auriez prêté toute votre attention ? "

Il sentait le vent du matin glisser sur son visage et le baigner de la fraicheur relative à l’ombre automnale. Les feuilles crissaient sur leur passage alors qu’il cherchait à vois l’essence même du mouvement de son grand-père. Il le connaissait plus que tout et savait pertinemment que sa première intention pouvait en masquer une seconde. Voir même une troisième. Tournant la tête vers Gregory, il se rendit compte qu’il le devançait maintenant d’un bon mètre. Il sourit et décida de jouer sur le ressort de la fierté : " Vous vous trainez… " Et il le mettait face à ses propres cas de consciences, ceux qui lui permettaient de construire l’homme avant de se figurer le Super qu’il pourrait bien devenir une fois engoncé dans son armure…
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Message posté : Jeu 28 Nov 2013 - 21:17 Message
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Le tact n’était pas le trait de caractère dominant de Williams. N’importe qui ayant travaillé avec lui pouvait vous dire que sa diplomatie parfois si soignée, cachait en réalité un manque de délicatesse virant du peu présent en temps normal à l’inexistence dans ses mauvais jours. Son petit speech montrait à lui seul ce deuxième cas  de figure. Le multimilliardaire s’en rendit compte lui-même. Mais voilà qui lui importait peu. Il venait de réaliser ce travail de messager qu’on lui avait gentiment refilé. Rien d’autre ne comptait vraiment à cet instant.
La réaction ne mit pas de temps a arrivé et le Adriel joviale qui se tenait à ses côtés dans sa petite course perdit d’un seul coup de sa splendeur.  Les vieux démons familiaux qui revenaient. Pendant quelques secondes le jeune flambeur lui rappela sa propre personne face à son père, une vingtaine d’années plus tôt.
« Oui » Fut tout ce qu’il répondit à la question – pourtant sûrement rhétorique – du jeunot. Oui il jugeait souvent les sur les premières impressions. Il avait toute une philosophie à ce sujet. Sans le moindre doute, le milliardaire en aurait rajouté une couche pour pousser sa réflexion. Mais un souffle court s’était cruellement insinué dans ses poumons. Courir et parler s’avéraient plus dur qu’il ne le pensait et d’un geste de la main il balaya son propos. Peut-être pour le mieux.

Il tentait de reprendre le dessus sur sa condition physique. De ne rien laisser paraître. Maîtriser sa respiration. Éviter à tout prix le point de côté. Le quarantenaire se débattait pour garder la tête hors de l’eau. Pourtant et malgré ses efforts intenses, il ne perdait pas une miette de ce que déblatérait le jeunot  à peine essoufflé. En plein combat contre lui-même, il réussit à sortir difficilement un
« Peu de personne me respectent vraiment mais passons … ».  Il restait au niveau, avec difficulté certes mais au niveau. « Est-ce qu’il faut faire passer la famille avant ses rêves ? » Questionna le PDG. Une réplique sans appel le titilla directement.  Être présent pour sa famille était d’une importance sans égale. Surtout pour ce genre de lignée. On vous incluait ça tout jeune et Greg le savait mieux que personne. Pourtant, le blondinet n’avait pas tort et le multimilliardaire se revit encore quelques secondes. La ressemblance était troublante au point qu’il se demandait si, rongé par l’amertume, il en aurait oublié ce qu’il avait été. Oui bien sûr que oui. Il avait renié toutes ces histoires de rêve depuis des décennies. Un bon moyen de ne plus être déçus.
Adriel continua dans sa lancée. Une citation d’Einstein surprit son partenaire de course qui en esquissa un sourire. Pourtant ce gamin semblait oublier à qui il parlait. Et lui coller l’étiquette du martyr haït par tous avait semblé lui faire oublier qu’il n’était pas le seul à partager ce genre de peine. Gregory était sur le point de lui rappeler, concentrant son esprit sur son souffle pour tenir le choc. Trop tard, l’autre avait déjà enchaîné sur une interrogation bien plus délicate.


« Non ! Clairement non. On prend trop souvent les gens qui nous offrent des conseils à la légère. Moi le premier. Une question d’égo je suppose.  Alors justement, c’est trop demandé de ne pas vouloir que vous fassiez la même erreur ? Je ne suis pas du côté de votre grand-père, je n’ai pas de côté. Mais je suis passé par là et je regrette assez de chose pour ne pas y mettre ma patte. A vous de voir si vous êtes borné au point de me prendre comme un de vos aïeuls ou si vous allez au moins m’écouter. » Lâcha-t-il du tac au tac. Une phrase qui était sortie seule, d’une traite. Au point de lui couper son rythme. La douleur apparue violemment. Un coup aux côtes qui se transformait en gêne soutenue. Le multimilliardaire n’abandonna pas pour autant, ralentissant seulement. Délaissant son partenaire qui filait sans même le regarder.
Il tentait de maintenir ses foulées. Respirer était la clé. De longues secondes ou minutes de labeur qui payèrent  alors qu’il se sentait reprendre ses moyens. Le jeunot ne manqua pas de remarquer sa traîne et lui fit d’ailleurs remarquer.


« Eh ! Avec un partenaire on s’adapte. Oublié un peu le sport et mettez-vous à mon niveau. Un peu de respect pour les - finalement – légèrement croulant. »
Le tout accompagné de signes de la main racoleurs. Si la discussion devait se poursuivre sur le gravier. Il fallait ralentir le rythme.

« Déjà arrêté de jouer les martyrs effarouchés et incompris. On est quelques un, mais on est tous passé par là. Votre père, votre grand-père, moi … Tout les enfants de bonnes lignées. Certains, acceptent ce destin tout tracé les bras grands ouverts. D’autres – comme nous – sont un peu plus réticent. D’où cette belle pression familiale. Vous n’êtes pas un cas à part. »
Et dieu sait à quel il haïssait ces méthodes. Sa vision d’Adriel n’était toujours pas aux anges. Mais il se refusait de l’abandonner entre les griffes de ce système. Il craignait déjà bien assez de voir Allison prendre la relève des Sanders haut la main. «  Je ne parle pas souvent de moi, mais au point où j’en suis. » Il reprit quelques inspirations. Se préparant à tenir une conversation dans le froid et la sueur. « J’étais un peu dans le même genre. Vouloir vivre ses rêves. Tout ça c’est bien beau. Et puis j’ai découvert que les … MES rêves étaient de la foutaise livrées aux griffes de notre magnifiques mondes de cuillères en argent. » Eve … C’était bien sûr d’elle qu’il parlait. Les joies d’un mariage hors du commun. Trop hors-norme pour faire partie de sa réalité. « Alors je me suis retranché sur mes valeurs sûres. J’ai suivi les traces de mes aïeux au plus grand plaisir de mon père. Puisse ce con se retourner dans sa tombe et ça malgré le bien qu’il me voulait. Il m’arrive souvent de le regretter et de faire quelques folies pour ne pas oublier que je suis encore en vie. Mais, je m’y suis fait et vu ce que le monde m’a prouvé, ça me convient. »

Il s’arrêta de blablater quelques secondes. Trop parler rappelait la douleur et quelques difficultés pulmonaires encore trop forte.
« Si vous continuez, vous finirez soit en faux-riches renié qui finira par se faire virer de son entreprise par un conseil d’administration trop regardant. Soit – je pense -  comme moi. Mais je vous rassure. Vous ne serez jamais comme votre grand-père. Vous n’êtes pas de la même matière. » Une expiration brumeuse lui éclata au visage. Le ciel de novembre était morose à en mourir. Accordé aux souvenirs du multimilliardaire en somme.  «  Pourtant j’ai peut-être une idée. On peut essayer de vous faire passer entre les mailles. J'ai appris à le faire un peu tard. Trouver l’équilibre. Vous voulez apprendre ? On peut essayer. Vous m’avez demandé si je jugeais toujours aux premiers abords. En effet. Parce que ce que les gens montrent. C’est ce qu’ils veulent être. Forcer le trait du flambeur richissime pour retrouver sa liberté face à son destin c’est se leurrer. On ne peut pas l’éviter sans le perdre. Faut savoir jouer des deux. Sérieusement, ça vous plaît d’être vu par le monde comme je vous vois moi ? »


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Message posté : Sam 30 Nov 2013 - 22:20 Message
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En quelques mots, le propriétaire de la Rhodes réussit à calmer son coup de sang, lui faisant hausser un sourcil à la simple audition de ses propos. S’il n’avait pas pour habitude de juger les gens sur une première impression, force fut de constater que les attitudes du magnat de la finance avaient suffi pour le faire, plus ou moins, sortir de ses gonds. Une raison pour le voir progressivement accélérer, dans l’espoir d’amener Gregory à demander grâce dans une foulée bien trop poussée pour un train de vie qui l’avait abimé… Ses propos parvinrent à le toucher, notamment le couplet sur les erreurs, et lui fit suffisamment confiance pour croire qu’il n’était pas une simple marionnette entre les mains de son grand-père. Ce qui serait un comble pour celui que l’on décrivait comme étant l’homme le plus puissant de Star City. Ou presque…

" Désolé… Faut croire que j’ai un peu perdu l’habitude de travailler en équipe. " Confessa t’il en décélérant le rythme de ses jambes, parvenant à une foulée de croisière plus semblable à celle du capitaine d’industrie l’accompagnant dans cette course bucolique. Lui qui fut, autrefois, un parangon du collectif dans la pratique du Football Universitaire se voyait, maintenant, être un modèle d’égoïsme dans la conception de ses ambitions. Un rapide bilan vint heurter son cerveau, lui ouvrant les yeux devant les pratiques qu’il eut utilisé pour la gestation de son projet Jaeger : il s’était fait égoïste à souhait. Passant la ligne jaune quelques fois avec la simple ambition de nourrir sa réussite, il n’était pas vraiment fier de son comportement mais faisait l’éloge de son bilan. Ses résultats parlaient pour lui alors que ses méthodes l’accablaient… Bien des cas de conscience en perspective. Depuis quand avait-il ainsi changer ? Depuis qu’il était en prison ? Ou bien depuis leur disparition ? Il n’aurait su le dire véritablement… " Et qui parle de jouer les martyr ? Un type qui est resté cloitré dans sa cage dorée pendant une éternité ? " Lâcha t’il sèchement. Il avait du mal à encaisser la critique et pouvait se montrer des plus acides mais s’était fait bien plus blessant qu’il ne le souhaitait au départ. Il regretta immédiatement ses propos mais ne pipa pas immédiatement mot. Son souffle saccadant son propos alors qu’il sentait ses jambes lui intimer de cavaler plus vite, Adriel finit par lâcher : " Veuillez m’excuser... Je ne voulais pas me montrer si… " Sec ? Stupide ? Entier ? Autant de qualificatifs qui pouvaient bien le décrire dans son quotidien de playboy flambeur joué pour tromper son monde… Un rôle composé avec un semblant de vérité semblait il… Adriel se garda bien de terminer sa phrase, n’ayant jamais su présenter de belles excuses. " J’arrête de vous interrompre sans cesse. "

Et il se tut tout à fait, prenant bien soin de laisser son esprit quitter le sinueux du chemin pour porter une attention des plus nécessaire aux propos d’un mentor en devenir. Il se montra donc des plus attentifs, haussant les sourcils et prenant une moue des plus surprises quand le PDG de la Rhodes leur prêta des traits similaires. Il ne l’aurait pas imaginé mais ne manqua pas de noter que le quarantenaire avait, également, connu son lot de rêves. Comme de désillusions d’après son propos… La chose ramena un peu Adriel sur terre. Certes, l’échec avait toujours fait partie intégrante de sa psychologie, mais cette notion s’était progressivement effacée devant l’accumulation de bons points dans son avancement. Une claque salvatrice de la part de Greg donc. Un geste qu’Adriel n’oublierait point. Sa surprise grandit plus encore quand son interlocuteur vint à directement insulter la mémoire de son propre père. Par ce simple fait, il gagna immédiatement la sympathie du Golden Boy. Que l’on ne s’y trompe pas : Adriel aimait énormément ses parents mais pouvait en venir à abhorrer leur héritage comme leur disparition qui l’avait laissé sans le moindre conseil pour gérer leurs activités des plus… Douteuses ?

" Et de quelle matières est-il fait ? De quelle matière pensez-vous que je puisse bien être fait ? " Et de quelle matière pouvait-il bien être fait, lui ? Ce surprenant partenaire de course... La chose était difficile à admettre, mais Adriel appréciait les énonciations de son compagnon d’un jour. Il lui trouvait une aura certaine comme une sagesse propre à bien peu d’hommes. Ses questions n’avaient pas grand-chose de rhétorique mais il était curieux de connaitre le point de vue de Gregory. En son for intérieur, il avait une idée des matériaux faisant son aïeul. Il n’était rien d’autre que le Fer incarné : dur et rigide, qui rompt plutôt que de plier. " J’en sais rien… Je peux pas vous dire très clairement si cela me plait ou pas. Ça m’est utile dans un domaine mais extrêmement désagréable dans un autre… " La vérité, ni plus ni moins… Il s’était forgé ce masque de froid connard arrogant suffisant par son argent pour tenir la dragée haute à une assemblée de requins propre à son domaine d’activité. Hans lui avait appris que les magnats de l’armement se repaissaient de la moindre faille comme de la moindre faiblesse alors il finit par se construire cette image, ce rôle… Un rôle qui avait déplu de prime abord à une belle eurasienne assez persévérante pour gratter la surface et mettre à jour son moi véritable. Et il n’avait que très rarement aimé plus qu’en ces instants. " Jouer un nouveau rôle, c’est ça ? Qu’aurai-je à y gagner ? Je veux dire... " Il lâchait les mots entre deux souffles, s’aidant de ses bras pour avancer alors que sa foulée l’amenait à développer un rythme soutenu mais appréciable pour son partenaire. Il avait retenu la leçon, mais son temps mort ne manqua pas de trahir son hésitation. Il poursuivit donc : " Sans vouloir vous offenser, j’ai pas grand-chose à foutre de l’avis des autres ! Il n’y a guère qu’une poignée de personnes pour qui je serais susceptible de changer et cela m’amène à vouloir vous questionner… " Une nouvelle fois, son hésitation put aisément se lire sur ses traits comme dans le timbre de sa voix. Il riva son regard azur sur les traits de Gregory, cherchant à éprouver sa confiance en lui ou quoi que ce soit d’autre. Puis, il questionna enfin : " Notre image… Tout ce que l’on renvoi… Est-ce que ça impacte vos proches ? Je veux dire… Votre gamine. Elle souffre des propos comme des actes de son père ? Et puis votre femme là… C’est à cause de ce que vous êtes devenu qu’elle s’est tirée ? Parce que c’est bien beau de vouloir trouver l’équilibre mais… Si c’est pour finir aussi seul que je le suis déjà ! "

Il ne voulait pas être blessant ou quoi que ce soit d’approchant. Il appréciait l’attention de son partenaire de course mais n’était pas prêt à vendre son âme au diable sans avoir la moindre idée de ce qui pouvait bien l’attendre. Et avant que la moindre réponse ne lui soit accordée, il se fendit alors dans un souffle : " Je veux bien apprendre et je vous remercie de me le proposer. Mais est ce que ça vaut vraiment le coup si ma principale motivation n’est pas moi-même mais… Une autre ? " Et il vit passer devant ses yeux le visage de Sydney.
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Message posté : Dim 8 Déc 2013 - 17:51 Message
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Une petite remarque houleuse de plus et le multimilliardaire avait pu se lancer dans son speech. Les phrases tombaient une par une. Williams ouvrait son âme et ses réflexions avec aisance. Loin de lui d’être un grand philosophe. Mais combien de fois avait-il analysé sa propre vie et sa façon d’être un verre à la main.
Alcoolique ? Son foie douloureux à chaque foulés au sol et la quantité de bouteille de single malt qu’il vidait ces derniers temps tendaient à le faire douter. De toute manière, il n’était pas le sujet de la conversation. Les deux hommes courraient depuis une bonne vingtaine de minute maintenant. Côte à côte, il avait parcouru une bonne partie du Star Park pour arriver face aux imposantes serres du jardin botanique. La course n’était plus qu’un réflexe et ils semblaient enfin avoir trouvé un rythme de croisière. Le quadra ne l’avait même pas remarqué, trop happé par la discussion et ses pensées.


« Je ne saurais dire … Votre grand-père est un homme bien particulier. Je le respecte énormément pour ce qu’il est. Pour ce qu’il fait et pour ce qu’il a fait pour moi. Mais je suis réaliste. Il y aura toujours un fossé entre nous. »
Par reflexe, il s’arrêta quelques minutes le temps de reprendre son souffle pour mieux continuer. « Soyons sérieux trente secondes. Si vous étiez comme lui. Vous ne seriez pas en train de courir avec moi à cet instant même. »

Ne serait-ce qu’à imaginer cette scène. Williams afficha un sourire crispé. Sans le moindre doute, le simple footing aurait rapidement tourné au débat sanglant. La voix du blondinet attira son attention, transformant son rictus en rire rauque et mal retenu. C’était nerveux. Purement nerveux et il fit en sorte de se calmer le plus rapidement possible avant de s’excuser platement. Le voir si hésitant sur une question si simple lui avait rappelé que ce qui lui semblait bien simple aujourd’hui. Ne l’avait pas toujours été.
« Oubliez ces histoires de … » Il allait dire rôles. Mais n’en avait pas eu le temps. Adriel avait directement repris le flambeau et s’attaquait à un sujet des plus sensibles. Gregory se renferma aussitôt. Son regard se porta vers le bout du chemin. Il observait le gravier, la brume portée par son souffle, les autres joggeurs et tout autre chose qui lui aurait permis d’éviter d’écouter.
Veidt ne lâcha pas pour autant le morceau et en remis une couche. Le multimilliardaire grimaça et secoua la tête en soupirant. Il se mordait les lèvres, son rythme cardiaque accélérait. La douleur de son abdomen s’amplifia d’un coup, paralysant son côté droit. Acculé, il stoppa net sa course en envoyant battre ses baskets contre la caillasse.
« On fait une pause. »

A moitié plié en deux et une main sur ses organes flottants, il ne manqua pas pour autant de lancer un regard accusateur à ce qu’il considérait désormais comme son poulain.
« Vous serez gentil, évitez de parler de ma famille. » Haletant quelques secondes. Williams parvint tout de même à se redresser à temps pour faire signe à ses chiens de garde de rester en arrière.
Chose faite, il retourna son attention vers son partenaire.
« Soyons bien clair. On peut parler de moi. Mais pas de tous les sujets. » Une voix agacée, voir presque énervée. D’un revers de manche, il essuyait son front et son visage. Un geste salvateur qui suffit à faire retomber légèrement la pression. A y repenser, il ne pouvait pas vraiment savoir. Et au final, si le vieux Veidt l’avait foutu là-dedans. C’était bien lui seul qui avait décidé de le prendre totalement sous son aile. Restait à assumer.

« Alors déjà oublié ces histoires de rôles. De … Bref tout ça. On s’embrouille. Et pour vous répondre … » Il inspira doucement et baissa rapidement le regard. « Oui ma fille en souffre. Et non ma femme s’est ‘’tirée’’ comme vous dites avant tout ça. » Il reprit une légère pause. Repassant un coup sur les gouttes perlant autour de son visage. « Si elle vaut le coup. Alors oui. C’est même le meilleur des motivants. Ça rappelle que l’on n’est pas seul au monde. » Et c’était vrai. Greg lui-même aurait pu finir ado trentenaire si Eve n’était pas passée par là. « Mais de toute façon y’a un truc qui ne va pas dans votre discours. J’en ai rien à foutre de ce que pensent les autres … » Il ne savait trop bien à quel point ce genre de discours ne tenait pas dans leur monde. « Je m’explique. Vous avez un nom. Vous avez donc une responsabilité. Voulu ou non, on s’en tape. Et quand on est responsable d’autres personnes. On prend ça à cœur. Ne serait-ce que par respect. Et pour le coup vous en devez une à votre grand-père et à Veidt Entreprise. Offrez leur ce qu’ils veulent et après vous faites ce que vous voulez. Il est là l’équilibre. »

Le temps qu’il parle, son corps se refroidit rapidement. Un frisson parcouru son échine, le glaçant de haut en bas. Réflexe humain, il rechercha du regard un endroit chaud qu’il trouva en la présence d’un petit vendeur de café entouré de braséros.
« J’ai plus envie de courir. Suivez-moi … » Après une tape dans le dos et sans attendre la réponse. Williams partait en continuant ses explications. « Vous voulez vous taper des top-modèles ? Faites-le discrètement. La flemme des galas, des conseils d’administrations et des interventions publics. Allez y quand même et mettez-y du votre en souriant. » Il s’arrêta trente seconde et plongea son regard dans celui du blondinet. « Faites juste ça. Prenez un peu sur vous. Faites votre devoir, oubliez vos rêves. Et alors, vous serez aussi libre que l’air de faire ce que bon vous semble avec votre autre personne. Alors oui c’est la meilleure des motivations. » Le stand de café s’était d’un coup bien rapproché. « Un Irish pour moi …. Et un moka pour lui. »

« Ce que vous ne semblez pas comprendre mon cher Adriel. C’est que moi j’ai souhaité être seul pour mes raisons. Et ça me convient parfaitement. Par contre je fais mon boulot. Je ne laisse pas empiéter ce que je veux être sur ce que les autres attendent de moi et que j’ai accepté d’être. On me dit que je suis un enfoiré solitaire et amer. Qui peut m’en vouloir. Qui peut le prouver. Mon image publique est parfaite. Et on me laisse tranquille, le reste – ma fille, ma femme - ne regarde que moi. »
Tout en parlant, il sortait de sa poche son portefeuille et en extirpa un billet de vingt qui s’écrasa contre le comptoir alors qu’arrivaient les deux cafés brûlant.


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Message posté : Mar 10 Déc 2013 - 23:50 Message
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Adriel s’abreuve des propos du PDG de la Rhodes. Non pas qu’il lui trouvait des talents d’orateur à même de saisir une foule d’attention, mais il devait bien lui reconnaitre une connaissance du monde que lui-même ne possédait pas. Et si jamais la possibilité d’une leçon de vie comme de morale l’avait rebuté, dans un premier temps, il se concentrait moins sur sa foulée désormais pour garder une oreille attentive sur ce que pouvait bien dire le quadragénaire. Il lui reconnaissait des propos cohérents quoi qu’intrigants. Quel pouvait bien être l’intérêt d’avancer que lui et son grand père était taillés dans un matériau différent sans même pouvoir identifier l’un des deux ? D’aucuns l’aurait pris pour un charlatan, Adriel n’en fit rien et continua de religieusement écouter les déclamations aux allures de conseils. Sans porter de grande attention sur son souffle comme sa foulée, il continuait à garder un rythme soutenu. Il arqua bien vite un sourcil quand Gregory marqua soudainement le pas, se stoppant. Il lui aurait bien crié dessus qu’ils devaient continuer, qu’en abandonnant une fois il abandonnerait toute sa vie, mais les propos du Capitaine d’Industrie le crispèrent. Puis lui arrachèrent un sourire… Ainsi donc, il n’était pas de bon ton d’aborder tous les sujets en sa compagnie. Intéressant… Vraiment très intéressant ! Il sautillait sur place pour rester chaud, espérant que son interlocuteur en aurait bientôt fini de son coup de mou. A défaut, il se fit un devoir de répondre à chacune de ses interrogations avant d’aborder le sujet du regard des autres. Un simple thème central qui suffit à attirer toute l’attention d’un Adriel qui ne perdit pas le moindre mot prononcé par le responsable de la Rhodes. Avant de se figer tout à fait face à la déclamation du quadragénaire visiblement bien refroidit par son discours.

" Mais… " Adriel avait envie de se révolter, de lui dire qu’il n’avait pas le droit d’abandonner même si c’était plus dur qu’il ne se l’était imaginé. Envie de lui ressortir son discours précédent sur le partenaire comme la course en équipe. A contrario, il se fendit d’une mine désabusée semblable à celle d’un môme que l’on privait de son activité préférée avant de vaguement bouder : " Je veux courir moi… " Il laissa son regard courir sur le point d’impact où Gregory l’avait accablé d’un amical contact. Il ne savait pas vraiment comment interpréter la chose mais se mura dans un semblant de mutisme pour marcher dans les pas de son compagnon de… Comment appeler ça désormais ? Il n’était même pas émoussé physiquement, n’avait guère l’impression d’avoir fait le moindre effort. Une fois le multimilliardaire parti, il s’astreindrait à une séance du tonnerre pour compenser sa temporaire oisiveté. L’inactivité lui déplaisait… Heureusement qu’à l’heure actuelle, bon nombre de ses doubles planchaient sur son projet ! " Tss... " Pesta t’il en écoutant les conseils de Gregory. Rien de ce qui pouvait être avancé par le capitaine d’industrie ne lui apparaissait engageant. Il en vint à se demander si le quarantenaire arrivait à faire une seule chose par passion dans son existence tant tout semblait bien dicté par le sens du devoir. Le sens du respect d’un nom que d’autres avant lui s’étaient échinés à faire briller. Et Adriel de grommeler un semblant de question : " A vous entendre, vous aimeriez pouvoir vous démultiplier afin d’envoyer une de vos copies assister à tous ces événements barbant qui ne trouvent guère grâce à vos yeux… "

Il laissa son rire courir sur la brume cotonneuse du Matin. La remarque relevait de la boutade, du fantasme… Mais le PDG serait bien loin de se douter qu’elle convenait à une réelle capacité d’un Adriel trouvant un nouvel intérêt à ces capacités qu’il ne cessait d’explorer, de perfectionner comme de transcender… Il se mura une nouvelle fois dans le silence pour écouter la relative sagesse parler. Il s’abreuva des propos de Gregory et formula progressivement un semblant d’argumentaire dans son esprit qu’il viendrait éprouver à la raison de son interlocuteur. La seule chose qu’il trouvait à ce dire pour l’instant s’était que le Responsable de la Rhodes lui apparaissait désespérément comme… Comme une coquille vide. Sans passion pour ce qu’il pouvait bien faire, sans autre motivation d’un devoir que lui avait imposé son nom comme son héritage mais qu’il n’avait pas choisi de sa propre initiative. Comme si toute notion de libre arbitre fut à jamais absente de sa vie. Adriel trouva le constat… Triste. Et il en vint à ce dire que si s’était le destin que le Capitaine d’Industrie se proposait de lui façonner, il refuserait tout de go d’y plonger. Il jeta un coup d’œil soupçonneux au Moka, se demandant bien pourquoi Gregory avait pu commander ça pour lui, avant de saluer le vendeur d’un vague mouvement de main accompagné d’un sourire. Il trempa vaguement ses lèvres dans le breuvage chaud, en appréciant la saveur tout en écoutant le milliardaire palabrer. Puis, dès lors qu’un semblant de calme fut revenu, il se fendit d’un questionnement somme toute des plus entier :

" Et ça vous emmerde pas ? Que votre fille souffre de votre image et qu’elle puisse vous percevoir comme un connard solitaire et amer ? Un peu comme tout le monde on dirait… " Il le questionna du regard, trempant de nouveau ses lèvres dans son café gratuit. Demander à Adriel de ne pas faire quelque chose était très probablement le meilleur moyen de s’assurer qu’il le fasse. Si possible en y mettant les deux pieds dans le plat… Gregory Williams l’enverrait probablement chier pour ça. Ou alors, il lui laisserait le temps de poursuivre dans un souffle accompagné des vapeurs induites par la fraicheur de l’aube : " Ok… Changer pour elle est probablement la plus belle et noble des motivations qui soit. J’ai compris… Mais pour en faire quoi ? M’enfermer dans le devoir ? Dans l’immobilisme induit par une lignée qui s’est échinée à suivre les mêmes démarches et les même process tout au long de son existence ? " C’était comme concevoir que chaque personne avait un rôle prédestiné dans cette société et qu’elle ne pouvait pas y échapper. Aux yeux d’Adriel, Gregory avait perdu plus que de la confiance dans ces attentats. Il avait également perdu la part de choix, de hasard… Si tant est qu’il l’eut, un jour, possédé. " Alors oui... J’ai une responsabilité. Je sais que je suis responsable d’autres personnes. Que j’ai un devoir moral envers mon entreprise, envers ma famille… Mais eux, ils n’ont pas aussi des devoirs moraux envers moi ? Je veux dire… Parce que mes arrières grands-parents ont débarqué d’Allemagne pour aider les alliés à botter le cul des Nazis, je devrais rester dans leurs pas et ne surtout pas ouvrir mon champ de vision ? Et si j’avais d’autres rêves que ceux imposés par la société ? Et si j’avais de plus grandes aspirations ? "

Il était riche, jeune, en bonne santé et avait traversé la mort deux fois dans deux vies différentes. Bien plus de fois que ne pourrait le traverser les autres êtres humains de cette terre. Il avait voyagé de par le monde et s’était fait une opinion de ce dernier, de la façon dont il pourrait aider au soulagement de ses maux. Son projet Jaeger comme les manœuvres qu’il avançait à son Conseil d’Administration étaient le symbole de ses convictions. Des convictions qu’il gardait pour lui. Parce que passer pour un salaud lui était des plus profitables d’un certain point de vue… Ce n’est pas vraiment nouveau… Il était prêt à parier que si l’on repartait à l’Antiquité écouter deux Centurions qui montent la garde, ils bavasseraient sur le jour où Gaius a coupé de cou à des prisonniers Carthaginois. Peut-être qu’ils continuent de bavasser parce que Gaius n’a jamais prétendu le contraire. Probablement... Mais peut être que Gaius voit un intérêt à ce que les hommes pensent qu’il est le salopard le plus vache des légions Romaines.

" Je chéris vos conseils. Vraiment… Vous m’en aurez beaucoup appris sur la représentation comme sur l’art de feindre pour ne pas froisser les sensibilités de ceux dont nous avons la responsabilité. " Feinter d’une main pour mieux frapper de l’autre était pourtant l’un des premières choses que lui avaient appris les Arts Martiaux… Voir ces connaissances validées par l’expérience, par le vécu d’un homme avec qui il puisse avancer sur les chemins de l’existence tout en lui vouant du respect suffisait à le rassurer. Toutefois, il en parvint pas à s’empêcher de dire : " Mais vous n’avez pas l’impression de vivre enfermé dans votre devoir ? Je ne sais pas mais… Vous ne dégagez rien… Pas la moindre passion ! Vous êtes… Froid ! C’est donc ça que je dois devenir ? Un type qui vit uniquement dans les jalons que lui impose la société comme sa société sans jamais passer la ligne jaune ? Quand est-ce que vous avez abandonné votre passion ? " Très peu pour lui ! Il but une nouvelle gorgée de son café en ayant l’intime conviction que Gregory Williams était une coquille vide avançant sans passion dans la vie, se déplaçant à la seule force du devoir… Et il n’aimait pas ça car il le respectait… Et l’admirait un peu. Au point de s’être fait à l’idée qu’il conviendrait, peut-être, de le singer. Rivant ses yeux dans ceux du PDG, Adriel en vint à conclure son houleux propos : " Je sais pas ce qu’on a pu vous raconter sur moi… Ce que vous avez pu lire… A vrai dire, je m’en fous pas mal. Mais je suis presque sûr qu’il y a une chose que vous ne savez pas : j’adore viscéralement ce que je fais ! Et ce n’est pas du devoir, bien que l’opinion des autres puisse me peser parfois, c’est bien de la passion… Celle qui me fait me regarder en face chaque jour en me disant que je suis le meilleur à ce que je fais et qu’à ma place, d’autres vendraient la mort sans scrupule pour un gros chèque. " Peu importe leur violence, peu importe leur immoralité : chaque action qu’il eut jamais entrepris depuis son retour fut pour le bien du plus grand nombre. Il avait un devoir envers eux. Un devoir dérivé d’une passion née de leur rencontre.
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Message posté : Lun 16 Déc 2013 - 0:42 Message
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Juste légèrement alcoolisé, teinté du goût si particulier d’un whiskey Irlandais, Gregory appréciait avec un plaisir réel sa boisson chaude du moment. Adriel pouvait bien grommeler autant qu’il voulait, le breuvage réconfortant valait bien cette pause. Et puis soyons réaliste, il l’avait quelque peu cherché. Sans réellement s’en rendre compte certes, mais tout de même. La famille était un sujet sensible chez Williams.
Avec beaucoup d’espoir, le PDG de la Rhodes avait tenté de le faire comprendre en une simple phrase. Autant dire qu’il manqua de peu de s’étouffer au milieu d’une gorgée quand Veidt relança sa fille au cœur de la discussion. S’en était presque désespérant et le multimilliardaire peina à finir sa gorgée pour lancer un regard perplexe au trentenaire.

« Sérieusement. De vous à moi, vous me gonflez. » Et dieu que c’était sincère. Pourtant, aucune colère, aucun énervement. Quelque chose l’avait fait tiquer dans la phrase du blondinet. Sur la piste d’un sens caché plus que d’un foutage de gueule total, il lui balança simplement un petit geste de tête. « Bref … Qu’est-ce que vous voulez dire ? »

Et là … Et bien là ce fut Noël avant l’heure. Adriel commença un speech. Un speech digne de Gregory lui-même. On s’enfonçait dans des idées étranges. Valeurs, famille, responsabilité et devoir s’entrechoquaient dans un quiproquo qui s’il était une montagne, serait l’Everest. Le quadra porta à ses lèvres le gobelet fumant. A grandes lampées brûlantes, il noyait son désarroi qui ne faisait que croitre alors que Veidt parlait.
Et pourtant il ne disait rien. Se contentant d’écouter entièrement ce qu’il avait à lui dire. Ingérant un par un les mots de son poulain. On réussit même à caler les nazis. Un point Godwin magnifiquement marqué qui laissa Greg au fond du gouffre. Etait-ce lui qui n’arrivait pas à se faire comprendre ? Etait-il devenu socialement inapte à ce point ? C’était ça ou Adriel était stupide. Dans le bénéfice du doute, il se décida à partager les torts. Une bonne discussion de sourd.


D’une main rougie, d’un hochement de tête, il invitait sans arrêt Veidt à continuer sur sa lancée. A lâcher tout ce qu’il avait à dire. Ce genre de situation méritait d’être clarifié. Il fallait repartir sur de bonnes bases et pour cela, savoir jusqu’où la mésentente était allée. Il manqua même de rire lorsque le gamin le remercia. Bon côté des choses, il en apprenait beaucoup sur Adriel et au passage sur lui-même. Mais le sujet de la discussion n’était pas sa personne et ce ne le serait jamais. Aussi se décida-t-il à ne retenir que ce qui l’intéressait. Son poulain devait à son regard, juste redescendre un peu de son nuage.

Une ou deux gorgées plus tard et son Irish touchait à sa fin. Il en était de même pour la tchatch d’Adriel. L’heure était de remettre les pendules à l’heure. Tout du moins d’essayer. Si Gregory parlait encore dans le vent. Ma foi le monde n’en serait pas bouleversé.


« Bon je crois qu’on s’est mal compris. On va trop loin, beaucoup trop loin. Alors autant reprendre au début. Je vais essayer d’être clair dans ce que je raconte. »
Il broya rapidement le gobelet et la balança dans la première poubelle venue, alors qu’ils recommençaient à marcher tranquillement dans les allées du Star Park.

« Vous croyez que je me suis laissé enfermer dans mon héritage ? Loin de là. Au contraire si je l’avais suivi je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. Si je suis triste, si je suis vide et morne. Encore une fois c’est par choix. Ce à quoi moi j’aspire c’est qu’on me foute la paix. Que quel que soit ma fortune, ma puissance et tout ce que je peux représenter on me laisse porter mon regard désinvolte sur le monde. Qu’on me laisse être amer et odieux jusqu’à me traiter de misanthrope. Parce que c’est ainsi que je veux être. Réfléchissez deux secondes. Vous croyez qu’une personne ne ma trempe devrait être comme ça ? Avec un rôle si représentatif, si publique. Que dalle. Mais on me laisse faire. Tout simplement parce que je fais mon taf. Parce que je fais ce que l’on attend de moi. Jamais que ce soit la Rhodes ou mon nom de famille n’a brillé ainsi. C’est ça, l’équilibre. C’est ça, passer entre les mailles. Mes relations avec ma fille ou mon ex-femme viennent bien de mes propres choix et son mon problème. »
Il soupira légèrement. Le goût du café partait doucement et – au final - il en aurait bien pris un deuxième.

« Bien sûr j’aurais pu juste tout laisser tomber. Mais pour des raisons personnelles, j’ai décidé de vivre avec et je l’assume. Si vos aspirations et vos envies peuvent se faire sans votre nom et votre fortune. Alors cassez-vous. C’est le meilleur conseil que je peux vous donner. Mais sinon, il va falloir lâcher un peu de lest. Hans et la Veidt vous offre beaucoup si vous n’avez pas remarqué. De l’argent par millions, de quoi réaliser vos désirs, du soutiens jusqu’à débaucher l’une des plus grandes fortunes de la ville pour un footing. Vous pensez le mériter ? »


Instinctivement, il sentit qu’Adriel pouvait s’emballer à cette question plus rhétorique qu’autre chose. Il leva même la main face au blondinet pour couper un début de prise de paroles potentiel.


« Votre grand-père voudrait que vous soyez comme lui. C’est normal. Mais ce n’est pas la seule finalité. Si vous faites le strict minimum, ce que vous décidez à côté peut lui déplaire autant qu’il le veut. Mais il n’aura rien à vous dire et vous serrez libre d'être avec votre belle. C’est ça feinter. Au moins le strict minimum. Sinon vous pouvez continuer ainsi et au final, lui et la Veidt en auront marre de brasser de l’air pour vos beaux yeux et vous finirez viré de votre propre domaine. Et ils auraient raison. On n’a rien sans rien. »

Il s’arrêta brusquement et lança un regard désolé au blondinet.
« Trois choix Adriel. Ou vous abandonnez tout ce qu’on vous offre et vous ne devez plus rien à personne. Ou vous le gardez longtemps mais devez faire l’impasse sur quelques petites choses. Ou vous continuez à en profitez totalement et Veidt Entreprise n’aura un jour de Veidt plus que le nom. Ce n'est pas en étant le contraire de ce qu'ils attendent, que vous serez libre. Loin de là. Pour des gens comme nous qui avons déjà tout, c'est la liberté se mérite.»



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Message posté : Lun 16 Déc 2013 - 23:07 Message
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Sans réellement savoir pourquoi, il étira un sourire un brin narquois dès l’instant où Gregory vint à avancer le fait qu’il commençait à l’agacer. Comme si le simple fait d’être en porte à faux avec un semblant d’autorité suffisait à le rendre plus vivant que ne l’avait jamais été. A moins que ce ne soit pour autre chose. Il remercia silencieusement le PDG de la Rhodes pour son mutisme alors qu’il se fendait d’un monologue que d’aucun aurait pu décrire comme étant particulièrement ennuyant. Il avait beau savoir manier les mots, Adriel n’avait pas grand-chose de l’orateur mirifique, bien au contraire de son propre aveux… Une fois son propos terminé, il tiqua de la répartie immédiate du quarantenaire et se fendit d’un semblant de réponse immédiate :

" Vous avez éveillé par mal de doutes comme de questions… " Véritablement. Bien plus qu’il ne le pensait, Gregory Williams avait imposé une réflexion profonde chez le jeune homme et elle ne le quitterait pas de sitôt. Alors voir son semblant de réflexion balayé d’un revers de propos condescendant aurait suffi à la mettre hors de lui. Mais cette fois, il parvint à garder contenance, se contentant de regarder son semblant de mentor droit dans les yeux. Il y avait un je ne sais quoi dans cette situation qui ne lui plaisait pas. Il avait l’impression de se voir appliqué une sorte de méthodologie classique pour les mômes à problèmes et la chose suffisait à l’irriter. Cependant, il accorda à son interlocuteur le bénéfice du doute et se fit fort de lui indiquer : " Allez-y… Je me fait fort de ne pas vous couper ! "

Après tout, il le lui devait bien tant son interlocuteur s’était montré patient lors de ses propres déclamations. L’argumentaire de l’homme de pouvoir se placa, dans un premier temps, sur une description de sa situation comme de ses propres choix. D’ordinaire, Adriel aurait très bien pu l’envoyer chier tant l’existence de ses comparses –pour qui il n’avait que peu d’affection- l’indifférait proprement. Mais il écouta d’une oreille attentive à cause d’une chose : il ne voulait pas ressembler à ce mec-là ! Pas le moins du monde et plus que jamais après qu’il n’eut confirmé par sa totale absence de réaction à ses saillies qu’il n’était qu’un être froid. C’est du moins comme cela qu’il percevait les choses. Il trouva, cependant, particulièrement intéressant le point amenant Gregory à lui indiquer l’importance de ses apparitions publiques et cerna beaucoup mieux la chose que lors de sa précédente intervention. Un constat s’imposait de lui-même : il savait de quoi il parlait.

Il éprouva un semblant de satisfaction quand le Capitaine d’Industrie lui indiqua que son aspect solitaire comme ses relations avec femme et fille n’étaient que le fruit de ses choix et non une donnée irrémédiable à leur situation commune. Dès lors, il se fit plus attentif, l’oreille aux aguets et buvant presque le propos sage de son compagnon de course. Qui ne courrait plus beaucoup par ailleurs… Pragmatique, il lui redonna une certaine notion des réalités. Pouvait-il se permettre de tout perdre du jour au lendemain ? Non… Clairement non. Il allait répondre du tac au tac à la rhétorique question de Gregory –ne saisissant pas le caractère rhétorique d’ailleurs- mais fut coupé par un geste du multimilliardaire. Il aurait pu le détester pour ça mais, à contrario, il fut pris d’un semblant de… Respect.

Il écouta la suite du propos, fronçant les sourcils à mesure que le PDG de la Rhodes lui exposait la situation comme les choix qu’il pourrait bien faire. Singer son grand père dans les grandes lignes pour acheter un semblant de « paix sociale » et continuer à mener son existence comme il l’entendait. Il avait beau le nommer autre, Adriel se figurait toujours que ce n’était –ni plus, ni moins- que jouer un rôle. Selon le multimilliardaire, trois choix s’offraient à lui. Il les écouta tour et tour et laissa planer un instant de silence après que Gregory eut fini son propos. Laissant ses idées trotter dans sa tête, il finit son gobelet presque froid désormais et le laissa tomber dans la poubelle la plus proche. Puis, au bout d’un instant relativement long, il en vint à déclamer :

" J’entends ce que vous me dites… " Et, en lui-même, l’aveux était un sacré pas en avant fait par le Golden Boy de Veidt Enterprises. Mais cela semblait le chagriner de déposer les armes si vite. Au point qu’il se sentit une obligation d’avancer : " Je n’approuve pas… Complétement, mais j’entends tout ça. " Il semblait avoir pris conscience de bien des choses qui ne lui plaisaient pas mais s’en sortait plutôt bien. Jetant un coup d’œil au loin, par-delà les cimes des arbres et dans une direction où il estimait se trouver l’une des plus prestigieuses écoles de la cité, Adriel finit par retourner toute son attention vers le PDG de la Rhodes. " Qui serait assez con pour ne pas choisir l’option trois de toute façon… " Haussant les épaules, il apparaissait un peu comme résigné mais n’entendait pas devenir l’exact portrait du quarantenaire ravagé qu’il avait face à lui. L’admiration avait les limites de la raison. " Mais franchement… Tout ce que vous me dites. Ça revient à jouer un semblant de rôle… "

Il n’en démordait pas, visant à faire valoir son point de vue préalablement foulé aux pieds par son illustre compagnon de footing. Tous deux marchant sur l’un des principaux sentiers, Adriel se rendit compte qu’il avait perdu tout rythme et toute envie de courir. Il le maudit un instant pour ça et se fit la promesse de courir à s’en faire exploser les poumons une fois son semblant de mentor reparti… La leçon lui fut profitable, mais il subsistait toujours quelques points d’ombre. Et ces points d’ombre trouveraient peut être leurs réponses à la lumière des éclaircissements que lui donnerait son interlocuteur. Il le questionna donc :

" En admettant que je fasse ce que vous m’indiquez… Que j’accepte de feinter dans le but d’en partie marcher dans les pas de mon Grand-Père. De quels sacrifices parle-t-on ? Qu’est-ce que je vais bien être contraint de leur abandonner ? " La perspective de sacrifier tout un pan de son existence aux requins peuplant son conseil d’administration lui était des plus désagréable. Et de nouvelle craintes ne tardèrent pas à surgir : " Qu’est-ce que ça va changer dans mes relations de travail ? Dans mes relations publiques ? Dans… -il déglutit avec difficulté-Dans mes relations avec les autres ? " Il pensa à son meilleur ami derrière les barreau, au visage de la belle eurasienne… Il ne se sentait pas prêt à sacrifier tout ce qui était de plus positif dans son existence à l’heure actuelle. Puis, il ne manqua pas de sourire avec une arrogance certaine. Une arrogance certaine découlant d’un projet Jaeger qu’il était bien le seul à connaitre en compagnie de son Grand-Père. " Vous savez… Le vieux n’arrêtera jamais de me soutenir. J’ai quelque chose qu’il veut… Quelque chose qu’il désire. J’ai l’avenir de notre secteur industriel à portée de main et il le sait… " Au point de lui offrir toutes les ressources dont il avait jamais nécessité. Et s’il avait une confiance aveugle –à tort- envers son aïeul, Adriel était un homme précautionneux toujours sensible aux portes dérobées. Aussi, il termina son propos sur ce psaume : " Mais être semblable à ce qu’il veut que je sois… QU’est ce qu’il va falloir que je fasse ? Qu’est ce qu’il va falloir que j’apprenne ? Mais surtout… Est-ce que ça sera suffisant pour commencer à réorienté la vocation première d’une industrie comme la nôtre ? " En lui tenant son précédant discours, Gregory Williams n’aurait probablement jamais pensé obtenir telle réponse… Comme de telles confessions.
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