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Ce qui est mort ne saurait mourir !

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Message posté : Sam 2 Nov 2013 - 20:45 Message
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Légion des Etoiles
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Légion des Etoiles

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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2617
ϟ Nombre de Messages RP : 244
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (80.000T)
• Super-résistance (80.000T)
• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

Ce qui est mort ne saurait mourir!


Bonnet sombre vissé sur ses cheveux courts, il trempait ses lèvres dans un café infâme. Les souvenirs de la base irakienne où il avait vu se terminer sa première existence affluèrent à son esprit, en particulier l’infâme jus de chaussette que leur servait le bleu de la bande, Gregor. Tous ses amis de l’époque étaient morts maintenant, emportés avec lui dans cet hélicoptère abattu au-dessus du désert Irakien. Pourtant, il était là… Ses yeux d’un bleu métallique rivés sur une porte qu’il savait bientôt ouverte par celle qu’il filait depuis maintenant des jours. Il trempa de nouveau ses lèvres, essuyant par la suite sa barbe de trois jours. Grelottant dans ses vêtements composés de manière à le rendre incognito – chaussures de chantier, jean ample bleuté, ceinture brune, t-shirt uni noir, chemise à carreaux délavée et long manteau usé aux mites – il noua plus serrée l’écharpe à son cou et rajusta ses mitaines sur ses doigts raidis par le froid. Dans son dos, le Glock 17 devenait de plus en plus gelé, laissant des frissons glacés courir le long de son dos. Tout comme l’autre arme harnachée à sa cheville… Focalisée sur le perron d’où elle sortirait, son attention ne manquait pas de scruter la périphérie du quartier. Il entendit donc le tenancier d’un stand de bouffe quelconque se brûler sur sa plaque chauffante. Son esprit fut, dès lors, emporté dans le passé…

* * *
La morphine avait beau l’anesthésier, ce n’était pas la douleur qui lui donnait la nausée mais l’odeur de sa chair brûlée. Il hasarda un coup d’œil sur le fer rougi qui sillonnait sa peau des blessures parcourant le corps de sa précédente incarnation. Une fois le travail de son parfait portrait terminé, il serait en tous points semblable à l’ancien. " Endure !  " Lui intima la voix d’un original tourmenté. Du fait du lien empathique qui les unisait, Adriel ressentait sa souffrance, la peine s’incrustant dans sa chair. A la différence que, pour lui, aucune morphine n’était capable d’atténuer la douleur. Elle ne perdurait, bien heureusement, pas dans le temps. Mais il vivait la souffrance lancinante de l’instant comme si le fer lacérait sa chair. En sueur et les bras crispé sur un quelconque support, il se mit à hurler quand on vint à le marquer d’une maladroite réplique d’impact de balle. Lui se contentait de sentir sa chair brûler. A défaut, il plongea ses yeux vers le tatouage ornant désormais son épaule. Fidèle réplique de celui qu’il s’était fait lors de son engagement dans le corps des Marines des Etats-Unis, il ne pouvait pas voir celui qui barrait désormais son dos. Elle ne connaitrait pas ce dernier, représentation parfaite d’une faucheuse armée propre au bataillon qu’il eut jadis intégré, mais il avait pour unique but de dissimuler les trois étoiles gravée dans la peau de l’original.

Bien des choses s’étaient déroulée depuis la fois où son créateur avait rencontré Charlie sous l’identité de Karl Malone. Du temps s’était écoulé, un temps nécessaire à la cicatrisation des plaies. Depuis qu’il était tombé sur ces coupures de presse narrant les exploits de la Texanes, il sut qu’il devait l’utiliser… Puis, vint les accords possibles sur les équipements enfermés dans le Musée et la dérangeante sensation que Charlie fouinait beaucoup trop près de ses affaires pour que la menace ne soit pas considérée. A son double désormais conditionné pour la temporaire protection de la jeune femme, Adriel confessa bien des désirs annexes comme des volontés à exécuter. Le tout alors qu’une foultitude de leurs semblables s’échinaient à faire avancer le projet « Jaeger », dans cet atelier dissimulé sous le « Manoir » Veidt.

" Ta tâche ? " Il était à genoux face à Adriel quand ce dernier lui posa la question, au dernier jour de sa préparation, il y a de cela quelques nuits. " Retrouver Charlie, la suivre et la protéger. " Il sentit son créateur sourire. Il savait qu’il souriait, il l’aurait fait aussi. " Ton but ? " Il ne répondit pas immédiatement. Cette partie-là  n’avait été décidé qu’après sa création. Si bien qu’elle n’entrait pas dans ses propres buts… Néanmoins, il répondit ce que l’original souhaitait entendre pour le bien de ses desseins supérieurs. " Chercher à ce qu’elle prenne moins de risque… Et la faire cesser de fouiner dans nos affaires. " L’ordre des réponses ne sembla pas plaire à Adriel, mais il correspondait au personnage refaçonné. En soi, la chose était parfaite. Il poursuivit : " Ton passé ? " Il répondit avec une conviction confondante : " J’ai intégré une unité spéciale sous couverture composée des meilleurs soldats, marines et snipers américains prête à tout pour protéger son pays, devenant le soldat dont j’ai toujours rêvé. Pour l’intégrer, j’ai dû simuler ma mort dans le crash de cet Hélicoptère en Irak et renoncer à mon passé. A l’amour pour ma famille comme pour ma petite-amie, j’ai préféré l’amour pour mon Pays, parce que seul celui-ci me donnait la possibilité de protéger tout le monde ! " Déambulant devant lui, Adriel ne marqua aucun temps d’arrêt avant de questionner : " Ton nom ? " Yeux rivés sur le sol, il lui répondit : " John Cassey. " Adriel se figea pour conclure : " A.K.A ? " Il redressa le visage pour lui administrer un regard brûlant forgé d’une détermination sans faille. Sa voix se fit forte lorsqu’il déclama : " Randall Veidt ! "

* * *
Il abandonna le triste spectacle du tenancier s’égosillant pour une légère brûlure. Ses doigts engourdis ne se réchauffaient plus sur le gobelet désormais tiède. Il aurait bien commandé une autre boisson chaude s’il n’avait pas été sûr qu’elle ne tarderait pas à sortir. Son conditionnement progressif lui avait fait occulté bien des souvenirs d’Adriel comme de Leonel pour se reconcentrer sur ceux uniquement vécus par Randall. Et il gardait quelques souvenirs des habitudes de la jeune femme. Il esquissa un menu sourire sous son écharpe quand il la vit enfin accourir hors du bâtiment. Toujours pimpante, toujours… Elle. Lui laissant un peu d’avance, il finit par se lancer à ses trousses, marchant le plus naturellement possible pour ne pas attirer l’attention. Prenant bien soin d’un maximum dissimuler ses traits, il ne la quittait pas des yeux…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Dim 3 Nov 2013 - 20:04 Message
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27 octobre 2013

Elle avait mis du temps mais, son appartement, avait retrouvé l’allure – pas très fière – qu’il avait avant l’affaire Graham qui, une fois de plus, avait trouvé une bonne fin grâce à l’intervention de Chase. Tout avait retrouvé sa place et il était redevenu plaisant de se lever dans ce lieu de vie qu’était le sien. Charlie y avait d’ailleurs repris ses habitudes du matin, à courir partout, une tasse de café dans la main, une autre en train d’essayer d’enfiler ses bottes, relâchant son café pour éteindre la télé allumée sur une chaine d’information, finissant son café, puis sautillant sur son pied pas chaussé pour atteindre sa deuxième botte. Toute une organisation. Sa petite veste en cuir, sous un pull en laine blanche, ne fut bouclée qu’en descendant les marches de la cage d’escalier, elle refit passer son jean par-dessus ses bottes avant de pousser la porte qui la mena dans le hall de l’immeuble et, la dernière porte qui, cette fois-ci, l’entraina dehors. Elle se figea un instant, eut un frisson à cause du froid, et enfonça un peu la tête dans son col roulé avant de reprendre sa progression.

Le jour n’était pas totalement levé, elle commençait ses journées tôt et, avant qu’elle ne se décide à interpeller un taxi pour se rendre à son bureau, un son l’interpella. Le regard de l’avocate se porta plus loin où, à un croisement, une petite tête brune dépassait de derrière un bâtiment. Abandonnant l’idée du taxi, Charlie tira sur les manches de son pull pour enfoncer ses mains dedans et se dirigea vers l’adolescente. Il ne fut pas bien longtemps à l’avocate pour reconnaitre la petite Irlandaise, passe-partout. Les raisons qui liaient l’avocate au jumeau Mac Aoidh étaient encore bien nébuleuses mais l’aide qu’avait pu lui apportait Abban n’étant pas négligeable, les garder en contact pouvait avoir un côté bénéfique pour tous les partis.

Charlie se retrouva donc à un coin de rue à échanger avec Aishlinn dans une conversation qui resta des plus secrètes et donc Charlie avait parfois un mal fou à mettre des mots sur l’accent que l’Irlandaise pouvait employer. Chase avait bien raison, les jumeaux avaient l’air d’avoir bouffé un dictionnaire d’argot Irlandais !  Un papier fut remis à Charlie et l’Irlandaise, s’éclipsa rapidement. Enfonçant le papier dans sa poche, au point où elle en était, Charlie envisagea de traverser une ruelle qui était supposée l’emmener vers une artère un peu plus grande où, de là, elle pourrait prendre un taxi.

Ce qui lui était apparu comme une bonne idée le fut beaucoup moins quand, dans cette ruelle mal éclairée et pas fréquentée, se dessina la silhouette de trois hommes. Si Charlie commençait sa journée tôt, il devenait évident que certains la terminaient. Les hommes ne marchaient pas des plus droits, ayant passé leur soirée d’after en after, pour finir rond à déambuler dans les rues de la ville. Même pas sûr qu’ils soient capables de retrouver le chemin de leur logement. En tout cas, c’était l’impression qu’ils donnaient. Charlie, en arrêtant d’être aussi stupide par moments, aurait pu trouver qu’il était bon de faire demi-tour, de se trouver un autre chemin par où passer mais, non. A croire qu’elle était incapable d’intégrer la notion de danger dans sa petite cervelle blonde. Ils étaient trois, ils avaient l’air bourré, pas de danger, elle pouvait passer sans le moindre problème. Facile !

A croire que l’avocate était incapable de retenir la moindre leçon, elle avança, sans trop de soucier de quelque chose quand, au lieu de se pousser pour la laisser passer, les trois types firent barrage. Un pas sur le côté pour passer dans un espace libre, et l’un des types s’y positionna aussi vite. Bon réflexe pour un type supposé être bourré. Elle tenta à un autre endroit, même résultat. Blasée, mais toujours pas inquiète, elle laissa passer un soupir avant de relever la tête vers un des types.

« Généralement, c’est supposé vouloir dire que je veux passer et, donc, très logiquement, que vous devriez vous pousser un peu. »

Jusqu’à preuve du contraire, elle ne demandait pas non plus un espace énorme pour passer entre une personne et un mur donc, dans son esprit, il y avait un des types qui pouvait faire un petit effort pour se pousser de sa trajectoire.

« Mais, si on veut pas que tu passes. »
« On va avoir un problème. »

Là elle comprit que tout ne se passerait peut-être pas aussi bien que ce qu’elle avait pensé. Heureusement – du moins, dans son esprit – elle avait retenu quelques petites choses et, elle enfonça sa main dans la poche de sa veste pour en sortir un spray au poivre, l’arme ultime qu’elle s’autorisait facilement. Les gars, en face, n’étaient définitivement pas imbibés d’alcool parce que l’un d’entre eux fit preuve d’un réel bon réflexe en balançant sa main sur celle de Charlie, envoyant voler la petite bombonne plus loin. Ce fut le même type qui se servit de son action, avec son autre main, pour attraper Charlie et la plaquer contre le mur en brique d’un bâtiment, l’arrière de la tête de l’avocate heurtant douloureusement ce mur. Sans le vouloir, elle laissa échapper une plainte mais, dans un réflexe, son genou remonta aussi vite et fort que possible au niveau de l’entre-jambe du type. Réflexe typiquement féminin qui, pour le coup, fonctionna très bien. Elle fut lâchée et elle ne chercha pas à comprendre : courageusement – pas du tout en réalité – elle prit la fuite.

Habituée aux talons ce ne furent pas eux qui fit ralentir Charlie alors qu’elle rebroussait chemin pour fuir les types mais, face à elle, plus loin, une autre silhouette était apparue et, dans l’esprit de l’avocate, c’était un quatrième homme appartenant au groupe des trois autres. Moment de réflexion intense pour Charlie qui, du coup, ne savait plus vers où elle devait fuir, moment d’arrêt suffisant pour se faire rattraper sans la moindre difficulté. Un des trois hommes passa un bras autour d’elle, et son autre main cala un couteau sous sa gorge, qui annihilait toute envie de se défendre. Les deux autres passèrent devant afin de faire barrage entre Charlie et le nouvel arrivant.

« Un conseil, fait demi-tour et passe par un autre chemin. »

Deux lames furent ouvertes dans les mains des deux types, cherchant à prouver leurs dires. Ce qui fit regretter Charlie de ne pas avoir tenté sa chance en continuant de courir vers le nouvel arrivant vu que, apparemment, il n’avait rien à voir avec les trois autres.
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Message posté : Lun 4 Nov 2013 - 3:12 Message
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Ce qui est mort ne saurait mourir!


Elle n’avait pas l’air d’avoir perdu ses matinales habitudes. Il en esquissa un sourire en la voyant toute pressée, tout pimpante à la fois. Une dérangeante sensation vint à envahir sa poitrine, signe des plus évidents qu’il n’avait plus rien d’un rôle de composition… Le simple fait de l’apercevoir ainsi, à la volée, suffisait à accélérer son palpitant comme à raccourcir son souffle. Il délaissa sa boisson plus que tiède désormais, la laissant choir dans une quelconque poubelle municipale à proximité pour déambuler entre les différents passants que le flot de foule lui faisait dépasser. Comme un chien dans un jeu de quille, une petite bouille familière vint à apparaitre et le double en eut des sueurs froides. Adriel n’avait pas pu avoir autant de flair que cela… S’était impossible. Elles ne pouvaient se croiser que par hasard, Charlie ne pouvait pas avoir quoi que ce soit à faire avec… Elle ! Il chercha à ne pas les quitter des yeux, à grande peine, et il ne perçut pas un mot de leur entretiens. La désagréable sensation de voir la petite britannique vendre la mèche des intentions de l’original lui donna la désagréable envie de vomir. Il espérait se tromper, vraiment… Sans quoi, l’original n’aurait pas la moindre pitié. Et cette perspective-là ne lui plaisait pas le moins du monde…

L’entretiens ne sembla pas durer, donnant au double la sensation qu’il n’y avait eu là qu’un échange commun. Presque régulier. Il se secoua la tête, visant à chasser l’idée qu’Adriel fut au centre de la conversation. Il ne pouvait pas être égocentrique à ce point, ne se figurant pas comme la principale préoccupation dans la vie de Charlie. Mais tout de même, la coïncidence était trop grosse… Un moment, il pesta de ne pas être l’original, de ne point pouvoir se dédoubler pour à la fois suivre le petit bout de femme comme l’avocate. Il jura et se demanda ce qu’Adriel aurait fait dans sa situation. Il aurait suivi la britannique, sans l’ombre d’un doute… C’est pour ça qu’il emboita les pas de la Texane, jetant toutefois un regard désabusé sur la silhouette de la très jeune femme s’éloignant de sa vue comme de sa portée.

Immédiatement, il pesta contre le choix d’emprunter cette ruelle. Il avait oublié combien Charlie pouvait se montrer inconsciente, tête brûlée… Pour avoir rencontré une partie de ses frères, il avait compris qu’elle fut protégée toute son enfance et que cela avait particulièrement biaisé sa notion du danger. Pour elle, traverser une ruelle sombre et clairement isolée pouvait bien s’apparenter à une promenade de santé. Elle se trompait. Et il eut tôt fait de le constater, se mordant la lèvre pour ne pas ronchonner contre son manque flagrant de discernement. Et il jura plus encore en l’entendant prendre le taureau par les cornes, affrontant le problème plutôt que cherchant à le contourner… Dieu bénisse le Texas ! Son sang ne fit qu’un tour quand il vit l’acier brandi et il se mit à bondir en direction de la scène mais se figea bien vite tout à fait. Voilà qu’il redevenait aussi impulsif qu’avant… Et son action semblait avoir attirer l’attention de celui qu’il imaginait être le triste leader de ce malheureux trio. Il reprit son avancée, d’un pas calme et discipliné, prenant soin de laisser courir ses yeux sur le trio composé. Deux couteaux de plus vinrent à voir le jour et les menaces ne tardèrent pas à fuser. IL continua de s’approcher, finissant par se figer non loin des deux gorilles qui pointaient leurs dards de métal vers sa poitrine. Il n’eut guère besoin de moduler le timbre de sa voix pour retrouver celui de l’homme qui, autrefois, partagea la vie de la Texane. Et Randall de froidement déclamer :

" Je regrette, mais je ne vais pas pouvoir faire ça… " Il sentit l’ensemble des muscles du haut de son corps se tendre. Ses pupilles se dilatèrent sous l’afflux soudain d’adrénaline. Bien des souvenirs comme des sensations lui revinrent en mémoire. De ces pugilats virils à la caserne où il avait tout appris aux empoignades fraternelles. Il avança : " J’imagine que cela va poser problème.. " Et sans autre forme de procès, il envoya son poing voler à la face du premier agresseur. Il sentit son nez craquer sous ses phalanges comme son visage s’inonder de son propre sang. Dans un réflexe humain, il laissa choir sa lame pour prendre son visage au creux de ses paumes. Son collègue ne manqua pas de riposter, mais Randal se fendit d’un mouvement de bassin pour esquiver. Ces types étaient mauvais… Il bloqua le coup d’estoc qui lui était destiné qu’une clé de bras, forçant son agresseur à relâcher sa lame qu’il récolta au creux de sa main. Le malandrin hurlait. Il hurla plus fort encore quand Randall eut finit d’appuyer son Kimura, lui brisant le poignet. D’un revers de bras, il envoya le tranchant de sa main heurter la pomme d’Adam du pauvre ère, le jetant au sol sous la violence du choc. Son collègue semblait vouloir le venger mais le militaire n’était pas en reste, figeant la lame précédemment récoltée dans la cuisse du malheureux qui chuta sous le poids de la douleur lancinante.

Il redressa son visage, laissant ses yeux d’un bleu métallique se figer sur le leader éloigné de Charlie. Il ne savait comment, mais la Texane était parvenue à se sortir de ses griffes et il en étira un sourire en dépliant ses jambes. Il le heurta avec violence, plaçant son épaule dans son bas ventre pour un Takedown ressemblant plus à l’un des plaquages qu’il avait pour habitude de délivrer sur un terrain de football. Charlie l’avait-elle déjà vue disputer la moindre rencontre ? Il le domina au sol, de toute sa taille… Et son poing fermé vint à heurter la mâchoire du malchanceux. Plusieurs fois. Avec une violence insondable. Quand il eut terminé pour se relever, les deux compagnons du pauvre ère avaient pris la fuite… Il haletait, expulsant sa rage dans son souffle effréné. Se tournant vers Charlie, il la saisit par les épaules, souhaitant plus que tout la serrer dans ses bras. Il se garda de cela, se contentant d’un doux : " Tout va bien, Charlie… Tout va bien ! " Sur ce ton qu’il ne réservait qu’à elle. Sur son visage, le sourire qu’il étirait quand il cherchait à chasser ses peurs, du temps où ils étaient tous deux à l’université… Il respirait son parfum, se sentant grisé et plus vivant qu’il ne l’avait été depuis bien longtemps. Et dans un réflexe malvenu : " Tu n’as toujours pas appris à faire attention… " Toujours ce sourire entre la tendresse et la dureté qu’il lui réservait après qu’ils se soient disputés. Ce double n’avait plus rien d’Adriel désormais. Il était un Randall ressuscité…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Lun 4 Nov 2013 - 4:44 Message
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Un abonnement. Elle aurait dû prendre un abonnement aux « mille et une façon de se faire menacer », entre le fait de se retrouver attaché dans un fourgon et amener dans une salle de jeux clandestine, se retrouver chez elle avec un homme armé, se faire attaquer par un type qui en voulait à son frère et, plus récemment, manquer de se faire tuer par un juge véreux…  Elle commençait à avoir une panoplie assez intéressante des situations foireuse en moins de deux mois. Un nouveau record à établir peut-être ? Charlie s’était dit qu’elle finirait par s’y faire, qu’elle ne paniquerait plus avec le temps mais, non, rien à faire. Son cœur s’était emballé sous le contact du métal froid qui, pourtant, n’entaillait rien. Elle avait l’impression d’avoir gardé toute sa tête mais quand elle associa la voix de l’inconnu à celle de celui qu’elle avait connu jadis, elle comprit qu’elle était en train de perdre pied sous le coup de la panique. Elle devait tellement avoir envie qu’on vienne à son secours – même si cette idée avait quelque chose de vexant pour sa fierté – qu’elle en imaginait les voix qui avaient toujours su la mettre à couvert d’une façon ou d’une autre.

Elle fut dans les premières à être surprise par l’attaque menée par l’inconnu, sur lequel elle ne porta pas plus d’attention que cela. Elle l’aurait fait en temps normal mais, l’homme derrière elle marquait des signes d’inquiétude en voyant la manière dont les évènements se déroulaient, voyant ses hommes se prendre des coups comme de vulgaires pantins, sans qu’aucun ne réussissent à porter un coup à l’inconnu sorti de nulle part. Dans un moment de lucidité, elle voulut profiter de ce moment et en profita pour aller écraser son pied, aussi fort que possible sur celui de l’homme. Elle remerciera, un jour, le créateur de ses bottes pour avoir fait des talons aussi fins, l’homme lâcha une exclamation en se reculant, laissant passer une insulte au passage. Dans son mouvement de recul, le couteau qu’il avait, entailla très superficiellement le cou de Charlie, sous l’adrénaline, elle ne sentit rien, cherchant à se dégager encore mieux. Dans ses mouvements, complètement désordonné, elle arriva à mettre un coup de coude, parfaitement involontaire à l’homme, qui se dégagea distinctement d’elle.

Elle se poussa d’un pas sur le côté quand les deux hommes se foncèrent dessus, le regard de l’avocate se posant sur les hommes au sol en déglutissant difficilement. Les cris de douleur poussés ne l’aidèrent absolument pas à retrouver son calme. Elle se sentit trembler, sans réussir à se contrôler encore plus en voyant l’inconnu qui, de plus en plus, ne lui était pas si inconnu. La voix qu’il avait, sa facilité à se défendre, la manière dont il avait foncé sur le dernier homme. Les yeux de l’avocate se fermèrent, et elle sursauta à chaque coup que l’homme mettait sur celui qui était au sol. Elle se sentit ouvrir la bouche pour dire d’arrêter, que ça semblait être suffisant mais, elle comprit vite qu’aucun son n’était sorti.

Il se retourna vers elle, son cœur manqua un battement, elle oublia ce qu’il fallait faire pour respirer, s’accordant seulement un pas en arrière comme réaction. Impossible. Son cerveau venait de disjoncter, c’était la seule explication normale, logique et possible qui s’offrait à elle. Les mains sur ses épaules, et un frisson lui parcourut l’intégralité de moelle épinière alors qu’elle se mise à trembler encore plus. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ? Envie de hurler, de pleurer et, accessoirement de taper du pied mais, tout ce qu’elle réussit à faire, fut de rester là, plantée, sans aucune réaction que ses yeux écarquillés à le dévisager en se répétant que ce n’était pas possible. Il lui fallut quelques secondes pour qu’elle se mette à secouer la tête, pour aller dans le sens de ses pensées. Pourtant, tout était là pour prouver qu’il s’agissait bien de lui. Rien n’allait bien… Rien du tout !

« Je… quoi ? »

Charlie plissa les yeux, elle cligna même des paupières deux fois de suite pour essayer de reconnecter quelques neurones en plus. Et, finalement, toute une logique défila dans son cerveau. Elle se rappela d’Adriel singeant son frère qui était mort dans un accident d’hélicoptère, la facilité avec laquelle il pouvait reprendre ses sourires, certains de ses gestes. Elle arriva à se sentir stupide d’avoir pu penser, pendant quelques instants que Randall était revenu par miracle, ce n’était rien de tout cela. Adriel lui avait bien dit qu’elle n’imaginait pas à quel point il pouvait se défendre alors, cette théorie n’avait rien de folle, elle était même bien plus logique que de voir surgir quelqu’un d’entre les morts.

L’air paumé et désabusé qu’elle pouvait avoir avait complètement disparu pour laisser une expression colérique et méprisante. Il venait peut-être de la sauver d’une mauvaise situation mais le faire sous les traits de son frère défunt, c’était bien plus qu’elle ne pouvait le supporter, surtout avec des nerfs déjà mis à rude épreuve par ce qui venait de se passer. Elle releva les deux mains pour virer celle de celui qu’elle croyait être Adriel et, l’action faite, ses mains allèrent directement le repousser en allant s’appuyer sur le torse de l’homme.

« T’es qu’un putain de tordu Adriel, tu le sais ça ? » Le timbre de sa voix était haut dès le départ et, pour ceux qui la connaissaient bien, il était facile de savoir que les insultes, les grossièretés n’étaient employées qu’en cas de réellement énervement. « Bordel à quoi tu joues ? » Et puisqu’elle était énervée, elle le poussa – tenta de le faire – de la même manière que la première fois. « Imiter ses sourires, certains de ses gestes, ça te suffit par, faut que tu l’imites complètement maintenant. » Elle s’en voulait, en avait même honte, mais difficile de cacher une larme ou deux s’échappant de ses yeux. La faute à la situation stressante qu’elle venait de vivre, elle préférait de loin se donner cette excuse plutôt que d’avouer que c’était la faute d’Adriel qui rouvrait des blessures qu’elle avait tenté d’étouffer depuis des années. « Je t’ai fait quoi pour que fasse ça ? »

Parce que, à ses yeux, rien ne justifiait une telle torture de la part du marchand d’arme, même elle qui le détestait ne trouverait jamais de raison valable pour le tourmenter de la sorte. Elle ponctua sa phrase en cherchant à le repousser encore un peu, au moins ça lui passait les nerfs, ça lui évitait de s’effondrer et de garder un minimum de contenance.

« Tu peux pas, juste, oublier que j’existe ! »
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Message posté : Lun 4 Nov 2013 - 22:40 Message
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Il encaissa mal ses insultes, sachant plus que quiconque – ou presque – qu’elle était loin de les avoir faciles. A quoi s’était-il attendu après tout ? A ses yeux comme aux yeux de tous, il était mort depuis des années désormais… Il était même mort tout court. Il se souvint à l’instant qu’il n’était que le fruit d’une vaste manipulation de l’original mais repoussa le tout dans un coin de son esprit aussi tortueux que torturé. Il n’était pas une copie, il était l’original retourné à la vie ! Ce qui est mort ne saurait mourir mais se dresse à nouveau… Tel lui avait dit Adriel et si le double connaissait l’origine de ces mots, il ne pouvait s’empêcher de leur accorder toute leur importance. Il avait pleinement conscience que son existence était limité au temps qu’il mettrait à la réalisation de la tâche donnée et la peur du néant lui enserra alors les entrailles. Mais ce ne fut rien comparé au malaise que lui imposait la détresse de la jeune femme. Elle parvenait, pourtant, à rallumer en lui la flamme d’une passion disparue depuis bien longtemps chez Adriel mais toujours vivace et éternelle dans l’esprit de Randall. Il encaissa ses coups sans broncher, la regardant du haut de ce corps solide et taillé par un entrainement qui n’avait plus rien de militaire dans la forme mais le singeait dans son efficacité. Il ne bougea pas d’un iota, laissant son visage et sa mince barbe se peindre d’un masque désolé alors qu’elle se faisait fort de l’engueuler, de le détester… Son accusation lui fit mal. Il prit conscience que l’original était peut être bien plus tordu qu’il ne se l’avouait lui-même pour oser torturer ainsi une Charlie qu’il soupçonnait juste de faire… Son travail au nom de ses convictions ? Il crispa sa mâchoire, s’interdisant à maudire Adriel. A se maudire lui-même. Mais la détresse de Charlie avait le don de le foutre méchamment en rogne… Contre lui-même. Et lui administra un dernier coup avant de lui demander ce qu’elle lui avait fait, retombant dans le mutisme. Un mutisme qui sembla bien durer une éternité. Randall resta figé face à Charlie, s’interdisant de laisser libre court à sa passion… Il eut un haut le cœur et soupira avec difficulté. Puis, il se mit à fredonner, dans un murmure chevrotant :

" I see a red door and I want it painted black… " Il avait toujours été un bien piètre chanteur… Même fredonner l’hymne de la nation lui était douloureux à l’écoute. Mais pour Charlie… Il s’appliquait plus que de raison. " No colors anymore I want them to turn black… " Ses bras restaient balant le long de son corps alors qu’il laissait ses yeux se poser sur le visage de Charlie. Dans son souvenir, s’était sa chanson préférée… Et il avait essayé de la lui chanter la première fois qu’il l’avait invitée à sortir. Ça avait dû la faire rire. " I see the girls walk by dressed in their summer clothes. " Il s’hasarda à faire bouger son bras, amenant sa main au menton de la Texane. " I have to turn my head until my darkness goes. " Il prit avec une infinie douceur le menton de la jeune entre son pouce et son index, cherchant à doucement incliner vers luis son visage pour qu’il puisse la regarder dans les yeux… Il aurait besoin de bien plus que des mots… Et ses yeux lui donneraient le courage de déclamer des choses, qu’au fond de lui-même, il n’avait jamais oublié…

" Tu mets ton index devant ton nez pour éviter d’éternuer… " Il n’eut pas à fouiller bien longtemps sa mémoire pour retrouver des détails comme des souvenirs de choses qu’ils n’avaient que tous les deux vécu. Un maigre sourire sur lequel se lisait un semblant de peine vint compléter : " Mais... Ça ne marche pas beaucoup. " Il fit mine de rire mais se ravisa de lui-même. Il n’en avait pas beaucoup envie de toute façon… Ses traits trouvèrent bien vite un sérieux nouveau quand il déclama : " Tu détestes le chou-fleur… " Souvenir hérité d’un quelconque buffet où il s’était permis de lui composer une assiette qui avait eu le don de la révulser. Une nouvelle fois, le souvenir lui donnait envie de sourire, ce qu’il contint à grand peine… " Tu n’arrêtes pas de faire tourner la pointe de ton pied au sol quand tu culpabilises ou que tu es en faute… " Ce qui en faisait, à ses yeux, une bien piètre menteuse et pouvait amener à des parodies de disputes dégénérant souvent en hilarités franches. " Et tu… " Iil déglutit avec difficulté, détournant son regard avec un semblant de honte pour ce qu’il allait lui avouer dans l’espoir qu’elle le considère enfin comme véritable. " Tu as froid aux pieds après un orgasme. " Il sentit ses pommettes s’enflammer et sa peau rougir sans que cela n’ait quoi que ce soit à voir avec le froid ambiant. Il laissa un temps mort dans son propos, conscient qu’il serait surement difficile à avaler. Il finit par la regarder de biais, tremblant légèrement alors qu’il lui murmurait : " Et mon frère ne sait rien de tout ça, Charlie. "

Il avait la voix tremblante, signe que ses confessions lui étaient bien plus difficiles qu’il ne se l’était de prime abord imaginé. Randall pouvait imaginer à quel point la chose pouvait être inconcevable pour la jeune femme. Aussi inconcevable que pour lui… Mais il joua de ses habitudes quand il était avec la jeune femme. Plaquant doucement ses mains sur ses épaules, il se pencha vers elle pour lui servir un regard embué… De tristesse ? Il tremblait, comme sanglotant alors qu’il ouvrit plusieurs fois la bouche sans qu’aucun son ne parvienne à en sortir. Et quand ce fut le cas, ce fut sur le ton de la coupable hésitation : " Je suis désolé, Charlie… Mais c’est compliqué ! C’est tellement… Tellement compliqué ! Je te jure que je suis désolé ! " Il se pencha plus encore, mêlant son souffle au sien avant de se raviser, sans vraiment savoir sur quel pied danser. Il la regardait, hésitait, ne savait vraiment que faire. Avec toutes les peines du monde, il cessa d’être droit pour déposer son front sur le sien et murmurer : " Crois-moi… Je ne voulais pas que ça se passe comme ça !… " Putain… Qu’est ce qu’elle lui avait manqué !
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Message posté : Mar 5 Nov 2013 - 2:42 Message
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Le regard baissé, face à Adriel, elle essayait vraiment de retrouver une certaine contenance, trouvant qu’il allait beaucoup trop loin. Ses nerfs ne pouvant pas supporter ce genre de situation puis, il se mit à fredonner et elle se figea, oubliant de respirer par la même occasion. Elle se mordit la lèvre inférieure quand, cette chanson, la ramena en arrière quand Randall l’avait chanté, touchant, mignon mais amusant aussi. Sa première idée avait été de hurler plus fort, de lui dire d’arrêter mais, un doute… Un foutu doute dans son esprit l’empêcha de faire quoi que ce soit : comment Adriel aurait pu savoir ça ? Elle ferma les yeux, essayant de rendre compatible ce qu’elle entendant, ce qu’elle voulait croire avec ce qui était impossible. Une main sur son menton, elle se laissa faire, un regard d’incompréhension se posant sur… Merde, elle ne savait même plus qui elle avait en face d’elle. En fait, elle l’avait compris depuis le départ, son cerveau avait juste refusé de croire à cette hypothèse.

Elle n’était plus en colère parce que, celui qui était la cible de ce sentiment n’était pas présent. La chanson, un de ses gestes, de petits éléments anodins qui laissait définitivement disparaître Adriel de la vision qu’elle avait en face d’elle. Un sourire, bref et un peu coupable, se dessina un instant sur son visage quand il annonça que sa super-technique ne fonctionnait pas tellement. Plus il avançait dans ces petites choses qui la décrivait d’une manière qui n’était pas donnée à tout le monde, elle se sentait flancher. Un regard interrogateur se forma chez Charlie en le voyant détourner le regard, geste qu’elle comprit assez rapidement en l’entendant donner l’ultime argument prouvant, sans le moindre doute possible qu’il s’agissait bien de lui. Une phrase qui laissa Charlie virer écarlate alors qu’elle sentit son pied se mettre sur la pointe des pieds pour commencer à tourner légèrement. Geste qu’elle arrêta très vite, en se rendant compte de ce qu’elle faisait, comme une preuve que certaines choses qu’il avait dites étaient vraies. Elles l’étaient toutes.

Le silence qui suivit avait quelque chose d’appréciable, le temps pour elle de retrouver des couleurs plus naturelles, que son cerveau encaisse ce qui était maintenant une évidence. Elle avait les yeux qui lui piquaient, se retrouver face à Randall lui laissaient un tas de sentiments intenses mais contradictoires. Besoin de comprendre par quel foutu miracle il pouvait être là, bien présent et bien réel dans cette ruelle. Toutes les questions qu’elle pouvait avoir se retrouvèrent étouffé par le fait qu’il était là, que c’était le plus important parce que, sur le moment, elle se foutait de ne pas comprendre et de ne pas savoir. Il était là et… ses yeux s’embuèrent lamentablement.

Elle ne comprenait pas plus pourquoi son frère n’était pas au courant, encore moins en quoi c’était compliqué mais, bordel, qu’est-ce qu’elle pouvait bien s’en foutre. Elle n’avait pas imaginé à quel point, lui, il lui avait manqué, ses gestes, son souffle, le simple contact de son front contre le sien. Il pouvait bien lui dire tout ce qu’il voulait, pour l’instant, ça n’avait pas la moindre importance. Il n’avait aucune raison qu’être désolé parce que, pour l’heure, elle était seulement prête à tout lui pardonner, les questions viendraient plus tard, sûrement accompagnées de doutes. « Randall » Même pas une question, juste un besoin de le dire à voix haute pour rendre tout ça bien réel. Un simple murmure que leur proximité avait dû rendre audible. Charlie se hissa sur la pointe de ses pieds, ses bras allant s’enrouler autour du cou de l’homme qui, déjà penché vers elle rendait l’action plus facile. Elle avait cessé de réfléchir, nichant sa tête sur l’épaule de Randall, s’approchant plus de lui dans une étreinte qu’elle avait rêvée après avoir regretté de ne pas pouvoir l’avoir fait avant son départ qui l’avait entrainé dans cet hélicoptère.

Elle profita de ce moment un instant, refoulant un tas de questions avant qu’elles ne deviennent impossibles d’oublier. Le relâchant, presque à regret, ses talons trouvèrent à nouveau le sol pour se reculer d’un petit pas. Elle se posait un tas de questions et, elle avait imaginé laisser retomber ses bras le long de son corps, sans prendre conscience que l’une de ses mains avait été cherché celle de Randall pour garder un contact, par peur inconsciente qu’il ne disparaisse à nouveau. Son regard bleu, embué, se posant sur l’homme qu’elle pensait perdu à jamais. Elle ouvrit la bouche une première fois sans réussir à sortir le moindre mot, un temps mort des quelques secondes fut nécessaire avant qu’elle ne se lance dans une nouvelle tentative.

« Com… » Elle ferma les yeux, secoua la tête et se plongea à nouveau dans les yeux de Randall. « Comment c’est possible ? » Sa main se libre passa sur le coin de son arcade sourcilière. « L’hélicoptère. Ils ont dit que… » Pas la peine d’essayer, elle n’arriverait jamais à dire qu’il était supposé être mort, pas alors qu’il se trouvait en face d’elle. « Pourquoi ? »

Pourquoi maintenant, s’il n’était pas mort, de nombreuses années s’étaient écoulées. Pourquoi elle alors que, la relation avec son frère devait être bien plus fusionnelle. Elle détourna le regard un instant pour réfléchir quand son regard tomba sur le type qui était au sol. Un semblant de lucidité venait de lui traverser la tête. Elle relâcha la main de Randall, comprenant par le même instant qu’elle avait gardé un contact, ce qui eut le don de la faire rougir, se sentant un peu stupide d’avoir refusé de le lâcher. D’une main elle alla récupérer son téléphone portable, d’une autre main elle demanda un instant à Randall.

« Une ambulance. Faut que j’appelle une ambulance. » Même si le type en question l’avait menacé, il était évident qu’elle était incapable de le laisser là, avec ses blessures, sinon elle aurait fini par culpabiliser. Un appel fut passé, bref, exposant l’état de la personne et l’adresse. Elle raccrocha, releva les yeux vers Randall. « Je n’habite pas loin, on devrait bouger avant qu’ils arrivent, dis.. » Se mordant doucement la lèvre, une gêne évidente se pointa sur son visage. « Tu ne vas pas disparaître, hein ? » Pas tout de suite en tout cas, pas sans la laisser sans réponse… Pas sans la prévenir.
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Message posté : Mar 5 Nov 2013 - 19:06 Message
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Il resta muet et silencieux après ses aveux. La regarder était une douce torture tant il avait à refreiner les pulsions lui intimant de tendrement la serrer contre lui pour lui démontrer à quel point elle avait bien pu lui manquer. A un point inimaginable, même pour le double d’un playboy richissime passé aux bras de nombreuses filles et conditionné dans un clandestin atelier. La Revoir ainsi, être si près d’elle au point de sentir sa chaleur comme son parfum, de pouvoir détailler toutes les menues tâches d’azur dans ses yeux bleus semblait être le meilleur moyen d’à nouveau éprouver une foule de bien doux sentiments. Il frémit en entendant ce prénom, sentant plus que jamais le passé de ce trépassé s’imprimer dans sa chair grelottante sous le froid comme l’émotion de l’instant. Il sentit sa gorge se nouer alors qu’elle drapait ses épaules de ses bras fins, montant sur la pointe des pieds pour déposer son crâne sur son épaule large. Il se souvint avoir rêvé bien des fois pareille étreinte dans les dortoirs de cette foutu base militaire en Irak, bien des fois l’avoir regretté comme lui avoir griffonné des mots qui ne seraient jamais partis au courrier… Il avait toujours préféré le papier. Hasardeux, il se contenta de maladroitement nouer ses bras autour de sa taille, la plaquant plus tendrement encore contre lui pour s’abreuver de sa présence. C’était comme retrouver son essentiel…

Mais vint presque immédiatement l’instant où elle chercha à se détacha de lui. Il la laissa faire, crispant toutefois sa mâchoire dans un rictus de manque évident. Le temps passait toujours trop vite entre ses bras… Il se perdit dans son regard, constatant qu’il était aussi embué que le sien et en eut un pauvre sourire. L’envie de glisser un pouce à sa joue pour sécher la naissance d’un semblant de larme était grande, mais il n’en fit rien. De la contenance, faire preuve de contenance… Il sentit sa main prendre la sienne avant qu’elle ne laisse glisser ses doigts sur son arcade sourcilière, comme si elle cherchait à éprouver la vérité de l’instant. A vérifier qu’il était bien vivant. Au fond de lui, une voix hurlait… Mais quel monstre il était ! Mais il plissa les yeux sous ce doux contact, se laissant porter par la magie de l’instant. Il l’entendit questionner et chercha à répondre immédiatement, mais aucun son ne sortit de sa bouche ouverte. Il laissa un regard fuser à gauche et son jumeau faire de même à droite, répétant la manœuvre avant de porter toute son attention sur la jeune femme. Il semblait presque aux abois, comme récalcitrant à parler dès maintenant…

" Je sais Charlie… Je… Je sais… " Il avait les plus grandes peines du monde à s’exprimer avec clarté, comme si le simple fait d’évoquer ce passé et de lui mentir –il ne fallait pas se leurrer après tout- lui était des plus douloureux. Des plus indélicat. Il reprit son propos, tentant de se justifier: " Mais je… J’ai dû faire un choix… C’est pour ça que… " Une nouvelle fois, il regarda de biais, jetant un regard noir aux passants qui déambulaient sans vraiment prêter attention à la scène. Mais quelques curieux ne tarderaient pas à noter le désordre dans l’allée et viendraient irrémédiablement sur le théâtre des atrocités. Reportant toute son attention sur la Texane, Randall se fit fort de déclarer : " Personne ne doit savoir... Personne ! " Sous entendant par la même qu’il devait en être de même pour son frère. Tant de mystère avait de quoi soulever l’interrogation, aussi le jeune homme ne manqua t’il pas de déclamer sur un ton assuré, alors que ses mains se rivaient de nouveau sur les épaules de la belle : " Je t’expliquerai tout, je te le promet, mais… " Il ne termina pas sa phrase, jetant un coup d’œil dans les environs comme l’imposait son rôle de composition. Force est de constater qu’il maniait à merveille les attitudes militaires de l’original comme la relative paranoïa d’un Adriel en cavale, il y a des années de cela… Une maigre souffrance vint étreindre son cœur quand elle rompit le contact pour faire main basse sur son cellulaire, arguant qu’il était prioritaire d’appeler une ambulance pour les malfrats qu’il avait gratifié des fruits de son rigoureux entrainement. Son regard se fit dure, aussi implacable qu’autrefois face à la compassion envers le… Crime ? Il regarda le premier sbire au sol avec l’envie de violement lui deviser la tête d’un coup de ses semelles renforcée mais se figea tout à fait. Il resta fidèle à son image d’autrefois –franc et immédiat- quand il lui énonça…

" Ils t’ont agressé et tut e préoccupes de leur état de santé… " Il en étira un de ses sempiternels sourire face au comportement de la Texane qui avait, dès le premier jour, réussi à le séduire. Il en vint à remettre en cause bien des pensées d’Adriel tant il estimait Charlie incapable de leur causer du tort mais n’en pipa point mot. A défaut, il se contenta d’un rictus amusé et souffla d’un airé désabusé : " Tu n’as vraiment pas changé... " Toujours ce sens aigu des autres, cette vocation à l’aide qui lui avait fait embrasser une brillante carrière. Bien sûr, il jouait les ignorants sur ce point mais était pleinement conscient de la réussite de la jeune femme puis qu’Adriel en était lui-même conscient… Les joies d’une personnalité multiple et tortueuse ! Un sourire s’élargit à ses lèvres quand elle lui indiqua qu’elle n’habitait pas loin. Ca, il le savait aussi… Il se fit donc fort de lui emboiter le pas quand elle se tourna pour le questionner de la façon la plus douce qui soit. " Non… " Dit il dans un sourire, s’avançant vers la Texane pour poser le dos de ses doigts sur sa joue. Il lui souriait comme il lui souriait autrefois, de cette rieuse façon qu’il ne semblait destine qu’à elle. Il ne sait pas pourquoi, mais son corps lui commanda de doucement se pencher pour déposer ses lèvres à son front, en un chaste baiser. Pourquoi ? Il avait lu la presse pourtant, tout ce qui était disponible à son sujet… Il s’en voulait mais ne laissa rien transpirer, préférant poursuivre dans un sourire :" Non, je ne vais pas disparaitre… "

Pas immédiatement du moins. Au fond de lui, il savait son espérance de vie limitée à la tâche qu’Adriel lui avait confié et s’était suffisamment douloureux en soi de s’imaginer délaissant la belle, une nouvelle fois… Alors, il lui mentit pour la préserver et l’accompagna jusqu’à son immeuble, s’enfonçant avec elle dans le rez de chaussé. Ils entamèrent l’ascension quand il n’y tint plus, devant lui parler même si s’était risqué. Il prit soin de vérifier qu’il n’y avait point d’oreilles indiscrètes avant de proclamer… " Je… Je ne voulais pas que ça se passe comme ça… " Il pouvait bien parler de leur adieux, de sa disparition comme de celle de son frère qu’il pouvait maladroitement s’imputer. Qu’il allait maladroitement s'imputer lui murmurait la tortueuse voix de sa principale personnalité. " J’ai eu un choix à faire, le plus dur que l’on m’ai jamais donné… " Un choix qu’il aurait pu regretter dans ses conséquence –s’il était toujours en vie- mais qu’il n’aurait jamais remis en doute par le bien qu’il était à même de provoquer. Après tout, s’il l’avait fait ou l’aurait fait, ce n’était pas pour rien… Et alors qu’ils semblaient arrivés à l’étage fatidique, il se fit Randall jusqu’au bout des ongles, plaisantant d’un sujet qui ne prêtait pas à rire : " Au moins… S’eut été un bel enterrement… " Non. Il savait bien que non.
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Message posté : Mer 6 Nov 2013 - 18:20 Message
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Elle ne comprit rien à ses explications. Non, en fait, ce n’était même pas des explications parce que rien n’était dit. Mais c’était Randall et, dans l’immédiat, elle était juste prête à lui prêter une confiance aveugle, sans la moindre raison, sans la moindre explication, seulement pour s’assurer qu’il n’allait pas disparaître au moment où elle détournerait le regard. Ce fut son insistance sur le fait que personne ne devait être mis au courant qui l’inquiéta un peu, qui la fit culpabiliser aussi. Elle avait beau détester Adriel, de ce qu’elle avait compris de ses dires, la disparition de ses frères n’avait rien d’anodine. Ce qu’elle pouvait parfaitement comprendre. Et, de savoir qu’il vivait mal un fait qui, finalement, n’était pas réel vu la présence de Randall, la rendait un peu mal à l’aise. Soudainement, elle se sentit en contradiction dans ses ressenties. Partager entre la joie de savoir Randall en vie et, apparemment en bonne santé vue la démonstration qu’il venait de faire et l’envie de lui en vouloir, au moins un peu, de la mettre dans une confidence la laissant mal à l’aise.

Un sentiment qui ne s’arrangea pas quand il assura de tout lui expliquer, sonnant atrocement comme une phrase dite par son jumeau. Un jour tu comprendras. Pas frères pour rien les deux et, elle se retrouvait au milieu sans rien avoir le droit de dire. Alors que la situation ne s’y prêtait absolument pas, tout ce que Charlie trouva à se dire c’était qu’elle devait absolument éviter Adriel jusqu’à la fin de ses jours. Elle serait bien incapable de se retrouver face à l’homme d’entreprise, se servant continuellement de ses frères comme excuses, en sachant que l’un des deux était en vie, sans ressentir une horrible culpabilité. Ça n’aurait pas été Randall, qu’elle aurait pu le détester de le mettre dans une telle position mais, sérieusement, comment est-ce qu’elle pouvait espérer lui en vouloir, à lui ?

Elle releva un regard vers lui, sans savoir si elle devait être désolée ou fière de s’inquiéter de la vie de quelqu’un qui l’avait agressé. Incapable de se décider, elle lui assura un sourire désolé, tout en haussant les épaules pour dire qu’elle n’y pouvait rien, qu’elle était comme ça. Elle aurait très bien pu partir dans une longue explication sur le fait qu’elle ne voulait pas se sentir coupable de la mort de quelqu’un mais, franchement, même si c’était le cas, elle n’avait aucune envie de se pencher sur le type au sol. Il y avait bien trop de questions et de sentiments à gérer sur le moment pour se préoccuper plus en détails de ce type. Puis, elle fut encore plus loin de ce genre de considérations quand, d’un revers de main sur son visage, Randall lui annonça ne pas disparaitre. Un sourire, comme rarement elle était capable d’en faire, se posa sur ses lèvres, incapable de douter de ce qu’il venait de lui dire, ne voulant même pas envisager que ça puisse être un mensonge ou juste une situation temporaire. Pas pour le moment en tout cas.

Trop idéalement rassurée, Ils avaient trouvé le chemin de son immeuble. Arrivés au deuxième étage alors, qu’elle allait pour se diriger vers la porte de son appartement, elle fut distraite par la reprise des explications de Randall. Comment aurait-elle pu douter de ce qu’il lui disait ? Il avait vraiment l’air d’avoir voulu que les choses se déroulent différemment alors, lui faisant face, dans un sourire qui se voulait rassurant, elle prit une inspiration.

« Crois-moi quand je te dis que j’ai un tas de questions à te poser mais… » Elle secoua un peu la tête, gardant son sourire sur les lèvres. « Tu es en vie et, là, tu vois, je crois que c’est le plus important. » C’était sûrement le truc le plus débile au monde mais, elle se foutait qu’il ait même pu l’abandonner volontairement, du moment qu’il était toujours en train de respirer. Un sentiment qu’elle garderait forcément, sauf si c’était pour le voir passer ses années de vie sous une torture quelconque. Mais son regard se plissa bien vite dans une moue contrariée, avant de balancer doucement sa main sur l’épaule de Randall à sa dernière phrase. « Redit un truc comme ça, et je te jure que j’organise ton vrai enterrement ! »

Elle secoua la tête dans un soupir, même si elle garda un très léger sourire sur le visage avant de se détourner pour atteindre la porte de son appartement. La clé dans la serrure, elle tenta de la tourner mais en vain. Un soupir s’échappa de ses lèvres et se sentant un peu stupide de galérer à ouvrir sa propre porte, elle se sentit obligée de se justifier de la manière la plus débile qu’il soit.

« Désolée mais, on a forcé ma serrure il n’y a pas longtemps. Depuis, ça galère un peu. »

Jouant du poignet et un peu de l’épaule, la porte finie par céder. Oui, oui, elle le savait, elle devait revoir ce foutu verrou, revoir la sécurité de son appartement et ainsi de suite, un mentaliste, vivant chez un voleur, un étage au-dessous, lui rappelait assez souvent ce fait. La porte s’ouvrit sur un appartement qui n’avait rien de bien glorieux. L’entrée donnait sur un salon qui était des plus banals. Un meuble-télé, une table basse, un canapé et une infiltration d’eau sur le mur en face de la porte. Une étagère, avec un tas de bouquins essentiellement sur le droit et pas de photos dispersées partout, juste une. Elle, ses quatre frères devant une baraque pourrie située au Texas, autant dire qu’elle datait, elle ne devait pas être âgée de plus de 15 ans sur cette photo. Le salon et la cuisine – à droite de l’appartement - étaient ensemble, seulement séparés par le comptoir blanc et, il fallait passer par une porte à gauche pour débouler sur un couloir qui renfermait le reste des pièces habituelles.

Entrant dans l’appartement, elle le laissa faire de même avant de refermer la porte derrière eux et de se débarrasser de sa veste sur le porte-manteau près de l’entrée. Lui faisant face, elle se sentit soudainement redevenir une adolescente, avec ses questions, sans trop savoir par où commencer, quoi dire, quoi faire. Un sourire, un peu gêné passa sur ses lèvres alors qu’elle baissa les yeux. Au moment même où elle tomba sur les mains de Randall, ce fut l’inquiétude qui reprit le dessus, lui dictant le reste de ses mouvements. Elle s’approcha pour prendre l’une des mains de l’homme, son regard ne se détachant pas des petites tuméfactions présentes. D’un regard sans appel, qu’elle releva sur Randall, elle désigna le canapé dans le salon.

« Installe-toi, je reviens. » Deux minutes plus tard, elle était de retour avec le nécessaire de soin qui trainait dans sa salle de bain et qui, ses derniers temps, avait eu l’occasion de servir à de nombreuses reprises. Elle trouva une place sur le canapé, à côté de lui, assise sur une jambe qu’elle avait repliée sous elle, Charlie avait déposé la trousse à pharmacie sur la table basse. « Donne-moi ta main. » Son regard levé sur celui de Randall, une pointe d’inquiétude fut des plus visibles. « A part tes mains, ça va ? Je veux dire, tu n’as rien ? » Elle s’en voulait de ne pas s’être inquiétée de tout ça avant, privilégiant la joie de le retrouver, plutôt que l’inquiétude des dégâts qu’avaient pu être occasionnées par ses actions. « Une chance que tu sois passé par-là. » Un sourire sur les lèvres, cette introduction servait à le remercier par la suite mais, en s’entendant parler elle comprit très vite que, c’était bien trop gros pour que ce soit seulement une coïncidence. Son sourire disparut un peu, laissant place à une incertitude. « Comment tu t’es retrouvé là, d’ailleurs ? »

Elle releva les manches de son pull, sans pour autant le quitter des yeux, ne réfléchissant même pas au fait que son action allait laisser vu à de nombreuses coupures qu’elle avait sur les avant-bras. Vestige d’une rencontre avec une table basse en verre, sur laquelle on l’avait poussé de manière peu humaine. Chose dont elle ne se souciait même plus, préférant de loin, entamer le nettoyage des mains de Randall.
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Message posté : Mer 6 Nov 2013 - 22:28 Message
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Ce qui est mort ne saurait mourir!


Elle n’aurait pas pu trouver mots plus doux à ses oreilles comme plus à même de faire naitre un sourire sur ses lèvres. Un sourire qui sonnait malheureusement faux à son esprit. Etait-il réellement en vie ? Etais ce si important que cela ? Dans quel état la laisserait-il quand il viendrait, inéluctablement, à disparaitre ? Tant et tant de réponses auxquelles il ne souhaitait trouver aucune réponse, auxquelles il ne souhaitait donner aucune réponse. Pour l’heure du moins… Il était simplement heureux de la retrouver et en oubliait presque le pourquoi de sa création, l’origine de sa mission. Plus il y pensait, plus il pouvait trouver son original modèle détestable, se rappelant toutefois que sa création fut à l’origine dans le but de préserver la jeune femme. Avant qu’Adriel le pervertisse la chose. Comme de coutume, avait-on envie de dire… Ou l’art d’arriver à rendre une louable initiative des plus détestable en la saupoudrant d’un intérêt tout ce qu’il y a de plus personnel. Elle le gratifia de ses manies faussement agacées et il se sentit irradié par sa chaleur quand elle le menaça de le tuer s’il venait à, une nouvelle fois, aborder le sujet de ses funérailles… Il sentit un léger sourire étirer ses lèvres alors qu’elle soupirait et la regarda se braquer sur cette porte. Pour arquer un sourcil. Et sentir son ventre se nouer…

Il n’avait aucune idée de ce qu’il pourrait bien trouver derrière ce panneau de bois, le redoutant presque. Depuis qu’Adriel l’avait parachuté dans le quartier, il s’était renseigné sur l’endroit de vie de la jeune femme, l’avait épié et avait même vu ce blondin entrer dans l’immeuble. Tout un tas de fois. Tous les jours ou presque. A croire que, pour une fois, la presse people ne disait pas que de la merde… Il jeta un coup d’œil à droite et un autre à gauche, amorçant un pas en arrière. Comme pour prendre la fuite. Mais il se ravisa dès que la jeune femme vint à bout de la serrure. Il n’avait plus vraiment le choix désormais. Il lui emboita le pas et découvrit son entre. Simple et épuré, l’on y retrouvait pas la moindre fantaisie et Randall eut l’impression d’être plongé des années en arrière, quand il vagabondait jusqu’à son logement universitaire. La seule photo attirant son attention fut celle de Charlie avec ses frères. Il eut un sourire en se remémorant la rencontre avec certains des membres de la fratrie Lane… Elle lui commandait de s’installer alors qu’il se débarrassait de sa large veste aux multiples poches. Seul dans cet espace inconnu, il finit par se débarrasser de son bonnet en constatant que personne n’épiait aux fenêtres d’en face. Il déambula un court temps, finissant par faire claquer ses paumes entre elle. Il était plus nerveux qu’il ne le laissait paraitre en s’asseyant sur le canapé. Un dérangeant contact vint lui refroidir le dos. Il avait oublié le Glock qui y était planqué… Il n’eut pas le temps de s’en débarrasser que, déjà, Charlie revenait. Il l’accueillit avec un petit sourire aux lèvres. Il se sentait tellement étranger à ce foyer…

" Ouais… Ouais ça va… " Il sourit en constatant qu’elle était toujours la même ou presque, inquiète pour pas deux et attentive au possible. Dans son souvenir, elle n’avait jamais vraiment aimé le retrouver au soir d’un match avec le corps ecchymosé. A moins que ce ne soit Andrea ? Il voyait ses souvenirs s’embrouiller et cela l’inquiétait. " J’ai connu pire, tu sais… " Finit-il par déclarer pour éloigner du doute le flot de ses pensées. Un de ses sempiternels sourires aux lèvres, il laissa les mains fines de la jeune femme se saisir des siennes. Plus larges, plus rugueuses… Vint l’instant où il sut qu’il allait devoir commencer à lui mentir et cette pensée se mit à le miner quand elle avança la chance qu’il avait eu de passer dans cette ruelle. Il laissa ses yeux bleus rouler dans leurs orbites pour river le sol. La chose lui semblait pénible à avouer : " Ce… C’était pas de la chance… " Il semblait penaud et tourmenté : dans son rôle. Un rôle consistant à rendre ses confessions difficiles pour lui, comme s’il avait à briser une multitude de serments. Charlie savait qu’il était le genre d’homme d’honneur à en formuler, suffisamment vertueux pour venir à se miner à l’aube d’en briser un seul. Alors quand il pouvait bien s’agir d’une foule entière… " Je travaille dans le quartier, sous couverture, depuis maintenant un mois… " Les dates n’étaient pas bonnes mais le concept véridique. Il se fit fort de continuer, de sa voix tremblante :

" Quand je suis arrivé, je suis tombé sur un quelconque papier disant que tu habitais à proximité…  " La renommée de l’avocate grandissante, il pensa qu’elle n’aurait aucun mal à trouver cette version crédible. Il baissa les yeux, omettant volontairement de parler de son fiancé, pour continuer : " La première fois, j’avais juste envie de te revoir... Et puis… " Il déglutit avec difficulté, comme si la confession lui était de plus en plus difficile. Mais étais ce en raison de son mensonge ou en raison de son côté aussi puéril que stupide ? " J’ai eu le besoin de venir tous les matins… Rien que de te voir s’était… Rien que de te voir… " Dit-il dans un triste sourire, il avait le plus grand mal à la regarder en face, baissant la tête pour ne pas subir la pression de ses beaux yeux. Quand il la releva, il avait peint ses traits de ce sempiternel sourire qu’il utilisait pour dédramatiser des situations par le passé. Mais ses yeux, embués, semblaient à eux seul révéler toute la vérité. " J’attendais au café du coin… Leur capuccino est plutôt pas mal !  "

Il se fendit d’un petit rire avant d’exprimer une grimace exagérée quand la jeune femme appuya un peu plus pour nettoyer. Il avait toujours aimé les douillets avec elle pour attirer ses moqueries… Il lui présenta un visage agréablement agrémenté d’un sourire avant de se pincer la lèvre en constatant que son cou était égratigné d’une superficielle lacération. Il hasarda lors : " Tu as… Attends… Laisse-moi faire. " Il se saisit du matériel médical, se faisant le plus doux possible pour passer le coton sur la mince plaie en vue de la désinfecter. Son geste l’amena à être toujours plus proche de la jeune femme, sentant faiblement son souffle lui glisser sur le cou. Il se fendit de petits contacts doux sur la plaie pour ne pas l’accabler. Ses yeux plongés dans ceux de Charlie, il la questionna dans un souffle : " Quelqu’un qui te… Maltraite ? " Il déglutit avec difficulté à cette idée, jetant un coup d’œil sur ses avants bras abimés pour lui indiquer ce qui l’avait amené à penser cela. Il se saisit d’un pansement qu’il déplia rapidement, l’apposant tout doucement sur la peau fine et duveteuse de la jeune femme. Il sentit ses doigts toucher son cou et ressentir les battements de ses veines. Les battements de son cœur. Au point d’en accélérer le sien. Il avait le souffle de plus en plus court à force d’être de plus en plus proche et lâcha rudement : " Je devrais y aller… Des fois que… Ton fiancé… " Il n’arriva pas à terminer sa phrase tant la chose était improbable. S’était les premières heures du jour et elle était censé être à son cabinet… Pourquoi quelqu’un viendrait il maintenant dans son appartement ? Il se sentait de plus en plus proche de craquer, voulant l’enserrer de ses bras pour lui dire combien elle lui avait manqué. Alors, à défaut, il lui offrit son regard azuré comme son ton chancelant : " Et tu dois, surement, aller travailler… "
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Message posté : Jeu 7 Nov 2013 - 1:36 Message
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Aucune idée de la manière dont Andrea se comportait avec Randall mais, il était évident, que Charlie avait toujours eu une tendance à s’inquiéter pour un oui ou pour un non. Avec les frères qu’elle avait, ce n’était pas tellement étonnant. Elle ne comptait plus les ongles qu’elle s’était bouffé, sur les gradins, à regarder un match qui l’avait angoissé plus qu’amusé. Un «    mouais » un sceptique mais, quand même un peu amusé, avait traversé les lèvres de l’avocate quand il avait dit bien aller, alors qu’elle se concentrait sur des mains, différentes que dans ses souvenirs. Les vestiges des années et de tellement d’autres choses, pourtant, à aucun moment, les mains de Randall lui semblèrent étrangères. Sensation plutôt étrange qu’elle n’eut pas le temps de chercher à comprendre qu’il disait déjà avoir connu pire. Sans attendre, elle releva un regard un peu sévère sur lui, les sourcils froncés.

«   Ce n’est pas comme ça que tu vas me rassurer ! »

La moue boudeuse, employée pour répondre, se transforma bien en un sourire alors que, doucement, elle reprenait son activité visant à soigner les mains de Randall. Elle avait, un instant, relevé les yeux sur lui dans un sourire rassurant parce qu’elle se doutait bien que ce n’était pas de la chance mais, elle voulait juste lui prouver que ça n’avait pas d’importance, qu’elle ne lui en voulait pas. Comment aurait-elle pu ? Il aurait pu lui dire qu’il avait décidé de la suivre depuis des jours et des jours, qu’elle trouverait le moyen de ne pas du tout, trouver ça flippant. D’ailleurs, ce n’était ce qu’il était, un peu, en train de lui dire ? De manière très égoïste – et, donc, qui avait tendance à la faire culpabiliser – elle ne put s’empêcher d’être heureuse, voire flatté, d’avoir un tel traitement de faveur. Un psy, ne lui ferait pas de mal.  

Son regard se posa sur Randall qui, lui, ne semblait pas être des plus à l’aise dans ses révélations. Randall avait, pour l’heure, cette formidable faculté à répondre à une question pour laisser cinq nouvelles questions arriver dans l’esprit de la texane. Sous couverture de quoi ? Il avait lu quoi pour savoir vers où elle habitait ? Pitié… Pas la presse à scandales, rien qu’à cette pensée, elle se mise à rougir, se sentant fautive, un peu mal à l’aise. Si sa pseudo relation avec le mentaliste lui avait servi dans beaucoup de situations, pour le coup, elle regrettait de ne pas avoir fait de fameux démenti. Et, tout en se sentant coupable, elle trouvait le moyen de sourire, un peu connement, à l’idée qu’il n’ait, seulement, pas pu s’empêcher de venir la voir tous les matins. A la fin de son explication qu’elle avait pris soin de ne pas interrompre, elle ne put s’empêcher de laisser passer un léger rire.

«   Le café en bas ? T’es sérieux, elles sont infectes les boissons qu’ils font ! » Ce qui la fit encore plus sourire parce qu’il avait bien dû s’en rendre compte mais, il avait quand même continué à les prendre là-bas. Dans un réflexe qu’elle ne contrôla pas, elle passa son pouce sur le coin de l’œil de Randall, à cause de ses yeux embués, parce qu’elle n’avait pas envie qu’il se sente coupable. «   Tu sais, je ne pensais pas dire ça un jour mais… » Elle fronça un peu les sourcils dans une moue incertaine. «   C’est normal de ne pas flipper en sachant que quelqu’un attendait que je sorte de chez moi ? » Un peu plus et elle douterait presque de sa santé mentale, parce que, au contraire, elle trouvait ça… Euh… Plaisant ? Enfin, parce que c’était Randall, sans quoi, elle aurait eu une réaction bien différente. «   Tu n’as pas à te sentir coupable, enfin, je ne sais pas mais, la situation n’a rien d’évident. Alors, je crois que je comprends. » Et un jour, cette faculté à tout bien vouloir comprendre, finira par la perdre. «   Mais, par contre, je ne suis pas certaine d’être rassurée à l’idée que tu sois sous couverture. »

Pour qui ? Pour quoi ? En général ça n’annonçait jamais un boulot sans risque. Et, vraiment, elle se força à ne pas le bombarder de questions parce que, couverture, voulait souvent dire confidentialité. Elle avait tellement peur de l’ennuyer avec des questions et de le voir s’enfuir, qu’elle préféra s’abstenir. A sa grimace, elle attrapa le flacon de désinfectant, pour lui montrer l’écriture en gros dessus.

«   Ça pique pas, c’est écrit noir sur blanc ! » Elle regarda le flacon «    Bleu sur gris, enfin, c’est pareil. » Plissant les yeux, faussement vexée, elle reposa la bouteille pour coller son regard dans celui de Randall. «   T’es pire que les mômes, je n’ai même pas appuyé fort ! »

Laissant passer un large sourire, elle s’était retenu de lui dire de laisser tomber pour son cou, qu’elle allait bien mais, il trouverait encore le moyen de lui balancer quelque chose. Puis, de toute façon, elle n’était pas certaine d’avoir la force de repousser un contact, même « médical », avec lui alors, elle pencha un peu la tête sur le côté pour le laisser faire. Preuve qu’elle avait besoin d’un psy, elle en était presque à vouloir plusieurs coupures pour prolonger cet instant. Des baffes… Elle méritait des baffes ! Une envie qui s’envola aussi vite à la question de Randall concernant une maltraitance quelconque. Elle ne comprit pas tout de suite sa question, ce ne fut qu’après avoir suivi son regard qu’elle capta. Ses avant-bras. Charlie chercha comment l’informer de ce qui s’était passé, émit l’hypothèse de lui mentir pour ne pas l’inquiéter mais, avant de s’arrêter sur une décision, il disait déjà vouloir y aller. Non, non, non. Elle redressa la tête, presque paniquée à cette idée.

«   Mon fian.. ? Quoi ? » Elle secoua la tête avant de passer une main sur son propre visage. Son fiancé ? Trois secondes le ton que ça monte à son cerveau. «   Chase ? » L’idée lui paraissait tellement absurde et, bordel, ça devait se voir sur son visage. « Randall ? » Elle eut un air complètement désabusé. «   C’est un ami, c’est juste qu’on passe pas mal de temps ensemble et que la presse en a conclu des choses mais, c’est tout. Sérieusement, est-ce que cet appartement ressemble vraiment à celui d’un couple sur le point de se marier et d’avoir un gamin. Puis, il a 21 ans ! »  L’argument le plus évident pour elle. Elle adorait Chase, il avait dépassé le stade de simple ami depuis longtemps – le fait qu’il lui ait sauvé la vie plusieurs fois, devait y être pour quelque chose – mais jamais elle n’avait envisagé les choses autrement avec lui. Puis, de toute façon, le sexe féminin n’était pas vraiment son truc. «   Puis le travail, peu attendre, là. » Combien de fois elle avait dit ça dans sa vie ? ça devait se compter sur les doigts d’une main mais, la situation était exceptionnelle. «   Ce n’est pas tous les jours que quelqu’un est ramené à la vie. » Et dans, l’histoire, elle avait oublié de répondre au sujet des coupures. Bravo ! Son regard se plongea dans celui de Randall. «   Ne pars pas. S’il te plait. »
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Message posté : Jeu 7 Nov 2013 - 2:54 Message
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• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

Ce qui est mort ne saurait mourir!


Elle avait le foutu don de le faire sourire, le don d’apaiser tous ses troubles en un instant et en une ou deux paroles. Il avait l’impression que rien n’avait changé, que tout était semblable au passé dans lequel il l’avait abandonné. Il s’en voulait un peu pour ça… Avant de réaliser qu’il n’avait pas vraiment eu le choix, après tout… Randall ne releva pas sa relative inquiétude après qu’il eut mentionné la presse, se contentant d’un sourire qui se mua en rire aux remarques de la jaune femme. Il lui répliqua avec son ironie habituelle : " Je t’inviterai dans un régiments d’US Marines… Tu verras qu’après ça, n’importe café te semble bien meilleur ! " Il sourit en repensant à ce passé puis laissa son visage se parer d’un masque troublé. Il venait de l’inviter… En soi, imaginer un avenir à ses côtés lui était des plus agréable, mais il savait la chose impossible tant sa durée de vie sur cette terre était des plus limitée.

Elle s’appliquait à soigner ses phalanges quand il sortit de sa torpeur, cueilli par une interrogation de la jeune femme. D’abord songeur, il la prit rapidement à la galéjade et dévoila ses dents en un sourire charmé autant qu’amusé. Elle n’avait rien perdu de son piquant. " J’imagine que c’est parfaitement sensé ! " Souffla t’il dans un sourire, pas du tout convaincu par ce qu’il pouvait bien avancer. " J’imagine que je suis aussi coutumier du fait ! " Il sourit plus encore, prenant soin de se remémorer la façon dont il s’y était pris pour charmer la belle. Il lui laissait le soin de réinterpréter la scène alors qu’il lui murmurait des plus tendrement : " Et j’imagine que c’est, un petit peu, ce qui t’avait autrefois charmé… " Il la dardait de son regard bleuté se perdant dans le sien, éprouvant une envie des plus féroce de la serrer tout contre lui.

Il éluda volontairement les questions qui suivirent, préférant garder les plus tortueux aspects de l’affaire pour plus tard. D’autant qu’ils lui demanderaient plus encore de mensonges que les précédents et cette idée était des plus désagréable à l’esprit du jeune homme revenu d’entre les morts. Il sourit une nouvelle fois, amusé par les dons de comédienne de la jeune femme hantant son âme quand elle se fit comique pour lui indiquer qu’il n’avait aucune raison d’avoir mal. Il resta muet, singeant l’attitude de l’enfant boudeur désirant un biscuit pour soulager sa peine une fois le traitement fini. Puis vint l’instant où il entreprit de s’occuper de ses superficielles blessures, abordant le sujet de ses bras, de son fiancé comme la possibilité de la laisser. Il fut surpris par sa vive réaction, la jeune femme se dressant comme pour lui intimer de rester sur place ! Il trouva sa surprise sincère, ce qui le fit douter. Elle jeta un nom à la volée qu’il oublia presque aussitôt après qu’elle lui eut demandé si l’appartement ressemblait à l’appartement de quelqu’un sur le point de se marier comme d’avoir un enfant. En toute sincérité, il n’eut aucun mal à entrer dans son rôle pour lui répondre :

" J’en sais rien, Charlie… " La théorie voulait qu’il eut passé les années après sa disparition dans différents camps militaires clandestins et dans des planques dévoués à l’organisme qu’il avait rejoint. La pratique comptait de grands manoirs et penthouse vides de présence féminine régulière ainsi qu’un road trip au fin fond des bas-fonds de tout le continent Américain… " Je n’ai pas connu beaucoup d’appartements ces dernières années. " Il eut une moue un peu gênée mais ne parvint pas à faire fuir le contact de sa main du cou de la jeune femme. De sa peau douce comme des palpitations de son corps. Il baissa les yeux, murmurant : " J’avais imaginé… " Il regarda de biais, prit une profonde inspiration et n’eut pas le courage de la regarder en déclamant avec honte ou presque : " J’avais imaginé que tu aurais refait ta vie et que tu m’aurais… Oublié. " Peut être l’aurait-il préféré dans un sens. Dans la mort, il aurait surement aimé la savoir heureuse au bras de quelqu’un d’autre. N’était-ce pas ce que l’on pouvait citer à quelqu’un que l’on aimait sans avoir plus jamais la possibilité de l’avoir à ses côtés ? Il la laissa terminer son propos et eut un pauvre sourire. Il se fit fort de le montrer en essayant de peindre ses traits de ce masque de constante jovialité. Son index libre vint à doucement tapoter le bout de son petit nez, comme il le faisait jadis lors de leurs plus minimes disputes.

" Allons, Maitre… N’est ce pas contraire à un quelconque contrat de travail que de ne point vous présenter à votre cabinet ? " Il se mit à doucement rire, laissant sa main chuter doucement pour enserrer l’un de Charlie. Ses doigts posés sur son cou se mirent doucement à courir sur sa peau, laissant sa main tendrement envelopper sa mâchoire alors qu’il s’abreuvait du regard de la jeune femme. Sa voix se fit chevrotante : " Charlie… Je ne suis pas sensé te voir… Je ne suis même pas sensé te laisser soupçonner que je suis encore en vie… " Il déglutit sa confession avec difficulté, comme s’il était conscient de trahir bien des serments sacrés. Sur sa peau, elle pourrait sentir ses doigts trembler. Il poursuivit avec la sempiternelle difficulté qui semblait bien entourer le sujet : " Personne ne doit savoir… " Il l’avait déjà dit une fois, mais cela ne semblait pas suffisant dans son esprit. Au point qu’il sembla muettement reproduire la phrase sur ses lèvres. Il pencha un peu son visage de biais sans jamais quitter des yeux la belle texane. " Les gars pour qui je travaille, ils… Ils ne plaisantent pas avec ça ! "

Il essayait de manier le mensonge avec parcimonie. Dans un sens, il travaillait en effet pour plusieurs personnes… Pour plusieurs lui-même. Et celui à leur tête serait des plus contrarié d’apprendre qu’il n’avait pas rempli les objectifs qu’il lui avait fixé. Et il l’apprendrait. Oh oui, il l’apprendrait… Il reprit sur un ton où semblait palpable la peur : " Je devrais partir… Je devrais mille fois partir ! " Alors pourquoi semblait il indiquer l’inverse ? Pourquoi ce magnétisme intangible semblait il le faire s’approcher doucement d’elle, sans qu’il ne soit un instant capable de la quitter des yeux. Sa main sur sa joue la cajola d’une caresse avant de lui offrir une poigne tendre mais ferme. Sa déclamation suivante parut perdue dans les limbes quand il lui soupira : " Mais je ne veux pas t’abandonner… " Pas immédiatement du moins. Il s’approchait de son visage, magnétisé par tous les doux sentiments qu’il semblait lui porter. Il n’avait aucune idée de sa raction mais en l’instant, il était Randall ! Plus que jamais ! Un Randall d’il y a quelques années, trop heureux de retrouver sa Charlie lors d’un Week-End de permission et amené à la revoir sur le quai d’une gare comme le terminal d’un aéroport pour tendrement lui murmurer ces mots éthérés : " Tu m’as tant manqué… " Et tendrement déposer ses lèvres sur les siennes.
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Message posté : Ven 8 Nov 2013 - 18:44 Message
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« Dans un régiment, avec plein de militaires super-virils partout ? » elle joua d’un sourire amusé « Intéressant. » Réplique qu’elle regretta presque aussi vite, tellement elle avait été naturelle et spontanée, comme elle aurait pu le faire des années en arrière.  Sauf que voilà, ils n’étaient pas des années en arrière et, une phrase qu’elle aurait dû prendre de manière légère, laissa un tas de questions derrière elle. C’était pour eux qu’il était sous couverture ? L’invitation, alors qu’elle aurait voulu que ce soit le cas, ne fut pas prise de manière sérieuse. Juste une phrase, juste de vieilles habitudes. Si des années ne s’étaient pas écoulées, il aurait été facile de croire qu’il revenait pour une permission et que, finalement, rien n’avait changé.

Elle retrouva bien vite ce sourire qu’elle était capable de lui accorder, qu’à lui, se mélange d’amusement et d’attendrissement et l’envie d’en profiter le temps que ça dure. Finalement, si elle ne pensait pas à son départ – qui viendrait, elle en était consciente – c’était sûrement à cause de cette facilité qu’elle avait de se retrouver dans le passé, de savoir qu’il était toujours là pour un temps donné, qu’il finissait toujours par repartir. Jusqu’au jour il n’était plus revenu. Pensée qu’elle chassa, enferma dans un coin de sa tête, en l’écoutant lui retracer, par de petites phrases, une approche qui semblait lointaine et proche à la fois. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, incapable de s’échapper de son regard azur.

« Peut-être un peu. » Elle créa un tout petit espace entre son pouce et son index. « Mais, juste un peu. »

Le ton, le sourire, le regard qu’elle avait, tout semblait dire qu’elle minimisait ce « un peu ». Randall avait probablement été la personne avec qui Charlie avait été la plus réticente, preuve, chez elle, qu’elle lui trouvait bien de l’intérêt avant que quoi que ce soit ne se passe. Elle avait des frères, bien trop protecteurs à cette époque qui avaient une fâcheuse tendance à traumatiser tous les petits-amis qu’elle avait pu avoir – pas si nombreux que ça. Sa première réticence avait été à cause d’eux, ne voulant pas les voir tomber sur le dos de Randall… Il savait être convaincant.

Elle comprit assez vite qu’elle n’aurait pas les réponses à ses interrogations, pas tout de suite du moins mais, il était là, avec son air faussement boudeur et, tout ce qu’elle trouva à faire, ce fut de rire en secouant doucement la tête. Il était horrible comme personnage, agréablement horrible, parce qu’elle était bien incapable de camper sur une position ou une question face à lui. Il fallait qu’il aborde le sujet d’un départ imminent pour qu’elle retrouve son sérieux et ses craintes, presque soulagée de ne pas le voir se lever franchement et partir sans plus de cérémonie. Elle regretta aussi vite la référence à son appartement, se trouvant stupide de s’en être servi comme une excuse alors que lui, comme il sut lui rappeler, n’était pas coutumier des appartements. Un air désolé se figea sur le visage de l’avocate, n’ayant pas souhaité aborder un point qui aurait pu être sensible. L’envie de s’excuser fut intense mais elle la maîtrisa quand il évoqua la possibilité qu’elle ait pu refaire sa vie.

Charlie, bouche ouverte, s’apprêta à répondre sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche. Refaire sa vie, elle avait essayé, ça n’avait pas fonctionné. Peut-être que ça aurait fini de la même manière avec Randall s’il n’avait pas disparu de cette manière, ou peut-être qu’il était une blessure qu’elle refusait d’effacer en s’empêchant de réussir avec quelqu’un d’autre. Aucune idée, elle ne s’était jamais posé autant de questions et… En réalité, elle ne trouva même pas utile de parler des échecs qu’avaient constitués sa vie sentimentale, s’accrochant à la seule excuse qu’elle servait, dont elle avait réussi à se convaincre avec le temps. Elle haussa les épaules, sachant déjà qu’elle n’était pas la plus honnête dans l’excuse qu’elle formula d’une petite voix en détournant légèrement le regard. Piètre menteuse.

« J’ai été prise par beaucoup, vraiment beaucoup, de travail. »C’était pourtant une excuse qui aurait pu fonctionner, pour peu qu’on ne la connaisse pas réellement, qu’on soit incapable d’interpréter des gestes trahissant ses pensées. Trop nombreux. Elle se retrouva bien vite à loucher sur le doigt d’Adriel, dans une moue d’enfant se faisant engueuler, pas réellement frustrée. Elle mit sa main devant sa bouche pour laisser deux toux qui n’avaient rien de crédible. « Je crois que je couve quelque chose. » Elle toussa deux fois de plus. « Je crois que ça ne serait pas raisonnable d’aller travailler. [/color]» Doucement, elle releva doucement les yeux vers lui, un regard interrogateur et amusé, cherchant à juger de sa prestation, largement exagérée.

Plus aucune envie de sourire quand il revint sur le sujet fâcheux. Incapable pour autant de se refermée comme une huître, le contact de la main de Randall, sur son cou, l’empêchant de voir les choses de manière trop négative. « Tu es en train de me dire que, si je n’avais pas eu de problème dans cette ruelle, tu ne serais pas là en ce moment ? » Parce que c’était comme ça qu’elle comprenait les choses et, ce n’était pas une bonne chose. Charlie, loin d’apprécier ce fait, se retrouvait bien souvent, ces derniers temps, dans des situations compliquées. Là, tout ce qu’elle voulait entendre c’était que ce n’était pas grave, qu’elle s’en foutait de courir tous les dangers du monde si ça faisait dépasser, à Randall, le stade de la suivre dans l’ombre. Son rythme cardiaque se mit à accélérer à l’idée de le voir travailler pour des gens qui, à ses dires, ne plaisantaient pas. Une idée bien loin de lui plaire et qui laissa, immanquablement, un air de franche inquiétude s’installer sur son visage.

Mais déjà il disait devoir partir, qu’il devrait le faire et, voilà, qu’elle avait déjà posé sa main sur celle de Randall, comme pour chercher à le dissuader de se tenir à ce qu’il devait faire. Le regard de Charlie semblait vouloir le hurler de ne pas le faire, s’il ne voulait pas l’abandonner, alors qu’il reste. Le contact de sa main, son rapprochement, son souffle, comment est-ce qu’il espérait qu’elle le laisse partir sans rien dire ? Le visage de Randall était tellement proche qu’elle avait envie d’en sourire mais, ce furent les mots qu’il prononça qui la fit céder et sans qu’il ne lui laisse le temps de répondre. Elle ne s’en plaignit pas. En réalité, son action, ses lèvres… Sa réponse à elle se fit dans la manière dont elle posa ses deux mains sur le visage de Randall, encadrant sa mâchoire, pour lui rendre ce baiser. Le temps se figea dans une action qu’elle avait pensée perdue à jamais. Relâchant un peu de son étreinte, elle s’éloigna, sans pour autant s’écarter, gardant un visage proche, où meurs souffles s’emmêlèrent. Son front presque contre celui de Randall, ce fut dans un souffle qu’elle reprit.

« Tu sais ? Je te trouve quand même beaucoup mieux ici, qu’à boire un café horrible. » Elle laissa passer un sourire, sans se reculer davantage. Et bordel, si l’inquiétude d’une phrase de Randall n’avait pas pris le dessus, elle serait restée là pour les 5 prochaines années à ne pas bouger. Au lieu de ça, elle se recula un peu plus, pour plonger son regard dans le sien. « Tu as des problèmes… Enfin, je veux dire, je peux faire quelque chose ? » Très drôle, avec ses petits poings, elle n’allait pas vraiment pouvoir faire grand-chose. Mais, elle ne savait même pas pour qui il travaillait, elle s’en foutait, elle voulait bien se lancer dans des années et des années de procédure judiciaire si c’était pour s’assurer qu’il allait et qu’il irait bien.
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Message posté : Sam 9 Nov 2013 - 13:37 Message
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Ce qui est mort ne saurait mourir!


Ce fut impressionnant de sentir en lui poindre la jalousie à la simple évocation d’un intérêts pour d’autres hommes par Charlie. Randall n’avait jamais fait montre d’une jalousie excessive alors qu’il sortait avec la belle, mais leur longue séparation semblait avoir, quelque peu, changé la donne. A moins que ce ne soit le caractère d’Adriel ? Il n’aurait su le dire… Il riposta d’un sourire à son affirmation qu’elle ne succombait qu’un petit peu à son charme. L’envie de l’embrassait devenait de plus en plus intenable et le soldat semblait avoir le plus grand mal à garder sa réserve comme sa contenance. Il fit preuve d’une certaine empathie pour elle dès lors qu’elle lui mentionna le travail qui l’avait assailli et empêché, semble t’il de refaire sa vie. Instinctivement, il laissa son pouce glisser sur sa main dans ces rassurantes caresses qu’il pouvait lui administrer pour apaiser ses mots dans le passé. Dans un sens, il était content de savoir qu’elle ne l’avait pas oublié. Dans un autre, il regrettait de ne pas la savoir heureuse et épanoui sans lui… S’était probablement se donner beaucoup trop d’importance, mais ne pouvait-on pas souhaiter à l’être aimé d’être le plus heureux qui soit quand vous avez l’impossibilité de lui offrir vous-même cette félicité ? Il étira un sourire des plus amusé quand la jeune femme se mit à simuler un semblant de toux, constatant qu’elle éprouvait toujours les pires difficultés dans le mensonge. Il chercha à se donner visage plus sérieux que jamais pour corroborer ses constatations : " Oh… Oui ! Je crois que ça ne serait pas des plus raisonnables également… " Il lui présenta des traits sévères, comme s’il réprouvait l’idée de la voir mentir pour rester à ses côtés… Puis il changea du tout au tout, lui servant un faciès aussi rieur qu’enjoué et reconnaissant de ne pas le délaisser. Il n’avait que trop souffert de son absence et n’aspirait plus qu’à s’abreuver de sa présence.

Et comme de coutume, elle sembla perdre tous ses atouts rieurs lorsqu’il revint au sujet sérieux occupant le centre de leur rencontre. Il tortilla un brin sur place, se faisant violence pour lui mentir une nouvelle fois. Rester dans le rôle qui lui fut composé et ne surtout pas laisser son cœur se livrer. Pas immédiatement du moins. Il prit soin de regarder en biais, évitant de perdre son regard dans ces doux yeux qui savaient le faire fondre à souhait. " Oui… J’imagine que je me serais contenté de te regarder et que je serais parti ensuite… Comme je l’ai toujours fait. " Souffla t’il sans le moindre sourire. En réalité, il aurait trouvé le moyen de l’aborder avec un semblant de théatralité. Mais rien n’aurait pu égaler cette rencontre là… Il se fit néanmoins sévère, comme il savait l’être quand il convenait de la rabrouer avec la tendresse propre à un petit-ami inquiet. Un instant, son esprit se mit à l’interroger. Petit-ami… L’était-il encore dans son esprit ? " Mais que cela ne te donne pas le droit de courir plus de risques que tu n’en prends déjà… " C’est-à-dire beaucoup trop dans son esprit ! Il lui servit faciès inquiet et mornes yeux pour conclure son propos : " Je ne serais pas toujours là… " Euphémisme.

Son esprit sembla, dès lors, s’acharner à lui faire oublier les instants qui précédèrent leur baiser, si bien qu'il ne semblait garder aucun souvenir de ce qui avait bien pu les amener à ainsi se retrouver.... Il savoura chaque instant de ce contact, sentant son cœur bondir hors de sa poitrine quand Charlie enserra de ses mains son visage. Il goutait ses lèvres avec le plaisir décuplé de l’attente, la puissance décuplée de l’attente… Comme de l’absence. Il aurait aimé de jamais sortir de l’instant, ne plus vivre qu’en miroir de le belle, au rythme de son cœur comme de son souffle amène. Il la sentit s’éloigner sans pour autant le quitter, rouvrant les yeux sur ce visage souriant qu’il avait tant espéré pouvoir à nouveau mirer. Son sourire s’étira dès lors qu’elle le piqua de son petit trait d’esprit. Il pencha légèrement son visage pour appuyer leurs deux fronts et plongea son regard dans le sien. Il pourrait y lire bien des choses et en particulier la véracité du propos qui quitta, dans le même temps, ses lèvres légèrement ourlées :

" Je me trouve également bien mieux ici… Sans la moindre envie de vouloir jamais te quitter. " Pourquoi avoir eu le besoin de lui dire ça ? Car s’était la vérité ? Probablement… Mais une vérité qui souffrirait rapidement le pouvoir de la réalité quand le jeune homme se verrait contraint de disparaitre une nouvelle fois de son existence. Avec toute les peines que cela impliquerait pour lui. Et les conséquences de son retour dans l’esprit d’Adriel. " Non Charlie. " Répondit-il à sa question. Il déposa doucement ses mains sur les siennes pour les enserrer et délicatement les ôter de son visage. Elle pourrait sentir les battements de son cœur agitant son sang quand il lui répondit doucement : " Je n’ai que les problèmes que je me suis créé et tu ne peux pas m’aider… " Le constat semblait froid et sans appel, au point que Randall resserra l’étreinte de ses doigts sur les mains de Charlie. Il eut un pauvre sourire et un regard triste qu’il dirigea droit sur la jeune femme. Son souffle se fit soupir quand il déclama : " Au yeux de tous, je suis mort. Et je dois le rester… " Bien que cela puisse sembler le tueur intérieurement, bien que cela semblait lui déplaire dans la façon qu’il avait de l’étreindre. Comme s’il ne souhaitait plus jamais avoir à s’éloigner d’elle. Il la mira un instant et constata qu’il y avait entre eux bien des mystères sans réponses… Il soupira, estimant qu’il était temps de lui raconter sa petite histoire. Adriel avait redoublé d’inventivité. Il avait simplement omis d’impliquer l’implication de son cœur comme de ses sentiments.

" En Irak, j’ai été approché par un officier. Il m’a parlé d’une Unité Spéciale chapotée par une Agence Spéciale regroupant les meilleurs Soldats, Marines comme Snipers des Armées Américaines, prêts à tout pour protéger leur Pays. Et il m’a dit que cette Unité me voulait… " Il eut un maigre sourire. La chose n’était qu’une illusion mais Randall ne pouvait s’empêcher de se la figurer comme son rêve de soldat ou ses aspirations de fantassin devenant réalité. Peut-être bien que Charlie pourrait également l’imaginer. Il poursuivit : " Seulement… Il m’a dit que pour intégrer ce corps et servir… J’aurais un sacré choix à faire. " Le choix de rentrer au Pays sous une identité ou une autre. Bien que la chose n’avait jamais réellement eu lieux, peut être que la jeune femme aurait en mémoire la dernière fois qu’ils s’étaient parlés au téléphone. Quand Randall lui avait parlé de ses dernières patrouilles à faire avant de rentrer et de l’hypothèse de ne jamais rentrer. Dans son souvenir, elle l’avait engueulé… " Soit rentrer au Pays avec ma famille ou alors devenir le soldat dont j’ai toujours rêvé… " Le simple fait d’évoquer tout cela lui était difficile, le forçait à ne pas la regarder dans les yeux. Il semblait culpabiliser au plus haut point et la belle pourrait sentir ses mains trembler à mesure que ses paroles s’égrenaient. Il finit par de nouveau la regarder dans les yeux et mentionna d’une voix froide mais chevrotante : " Alors il m’a demandé si j’étais prêt à mourir. "

Il essayait de manier le mensonge avec parcimonie mais éprouvait les pires difficultés à lui déclamer son histoire. Il regardait ses yeux bleus embués et crispa ses traits dans un masque qui ne pouvait que signifier le reproche envers lui-même… Il ouvrit la bouche une fois, puis une seconde mais aucun son n’en sortit. Il finit par rassembler son courage et lui offrit ces mots : " Je… Je suis désolé Charlie… Je n’ai jamais été dans cet Hélicoptère… J’ai dû simuler ma mort dans le crash de cet Hélicoptère en Irak et renoncer à mon passé. A l’amour pour ma famille comme pour ma petite-amie, j’ai préféré l’amour pour mon Pays, parce que seul celui-ci me donnait la possibilité de protéger tout le monde ! " Dans sa tête, il essayait d’imaginer ce que pouvait bien penser la belle face à lui. Elle en viendrait irrémédiablement à se figurer que sa situation était des plus dangereuses. Elle aurait raison. Alors autant lui faire prendre conscience immédiatement ou presque. Il délaissa une de ses mains pour amener son bras dans son dos. " Nous sommes de fantômes… Des fantômes voués à protéger les vivants sans qu’ils ne le sachent… Nous n’avons pas d’existence, pas de véritable identité et travaillons jamais plus de trois mois avec la même personne. De façon à ne pas nous lier pour ne pas avoir à faire de choix si la Nation était en Danger. " La chose pouvait sembler inhumaine, mais elle représentait tout ce pour quoi Randall fut, jadis, prêt à se battre comme mourir. D’un geste, il déposa son Glock sur la table basse. " Tu ne peux pas imaginer tout ce que nous vous avons évité… " Rien en vérité, cette histoire n’étant qu’un vaste mensonge. Dans l’esprit d’Adriel, l’Agence à laquelle appartenait son frère combattait les cellules terroristes dormantes comme les menaces intérieures aux Etats-Unis. Elle devait forcément être efficace puisque rien n’était venu agiter la paix depuis des années. Logique imparable… Désemparé face à la Texane, Randall chercha à lui reprendre la main, bafouillant : " Il ne se passe pas un jour sans que je regrette de t’avoir abandonné… De vous avoir tous abandonné… Je ne pouvais pas imaginer que Leonel se tuerait et que mon frère se trouverait seul… Vraiment seul… " Il baissa les yeux puis la tête, semblant abattu au plus haut point. Et dans un murmure, il se contenta d’expier : " C’est l’existence que j’ai choisi mais j’espère que tu pourras pardonner mon égoïsme… "
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Dim 10 Nov 2013 - 5:44 Message
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Charlie était majeure, vaccinée et responsable – notion de danger mise à part – alors, quoi qu’il arrive, elle avait déjà pris sa décision concernant sa journée de travail. Peut-être pas raisonnable mais elle savait aussi que personne ne lui en tiendrait vigueur et, même s’il partait sur le champ – ce qu’elle ne laisserait pas faire aussi facilement – elle se savait incapable de se concentrer sur une affaire après cette rencontre venue d’un autre temps. Impossible. Au regard sévère qu’il lui offrit, elle y répondit par une petite moue faussement navrée qui avait pour but de lui faire comprendre que sa décision était déjà prise. Elle ne lui demandait pas son avis mais, apprécia de retrouver un sourire sur ce visage qu’elle avait envie d’imprimer,  à défaut de pouvoir le garder pour une durée illimitée. Elle refusait d’admettre cette réalité à vive voix mais, elle en restait pleinement consciente avec les petits éléments qu’il avait pu lui donner.

Le sérieux, ce fut ce qui repassa en premier plan, lui laissant l’impression de faire du yoyo inconstant entre l’envie de rire, le besoin de s’inquiéter, l’irréalité de cette rencontre et la réalité qu’elle mettait en avant. Elle n’arriva pas à cacher un visage un peu déçu, même si elle comprenait, à l’idée qu’il ne se serait pas présenté à elle en cas de problème. Plus tard, bien plus tard, quand il aurait à nouveau disparu, elle en viendrait sûrement à ce dire qu’elle aurait préféré ne pas savoir mais, dans l’immédiat, elle était bien loin de ce genre de pensée. Elle le détesta, gentiment, parce qu’elle avait l’impression qu’il avait gardé cette capacité à lire en elle avec une facilité déconcertante. En une question qu’elle lui avait posée, il avait suivi le cheminement dans ses pensées pour lui demander de ne pas se mettre en danger. Baissant le regard coupable, les derniers mots de Randall finirent par lui arracher le cœur… Et contribua grandement à ce rapprochement, revenu avec un naturel qui aurait presque pu être déconcertant.

Yoyo émotionnel. Alors qu’elle était là, tellement bien, front contre front, elle eut envie de lui répondre de ne plus partir, de rester là. S’il n’avait aucune envie de la quitter alors, qu’il reste mais, aucun son ne sorti de sa bouche parce qu’elle savait, tristement consciente des choses, que ce n’était pas aussi simple que ça. Que tout ne dépendait pas uniquement de la volonté des gens, pourtant, elle l’aurait souhaité. Rarement, Charlie, en petite humaine qu’elle était, avait souhaité avoir un pouvoir quelconque. Ce fut le cas à cet instant, être douée de n’importe quel don lui permettant de le garder, de ne plus avoir à le voir partir. Ne partageant pas cette pensée, elle ne put s’empêcher d’un sourire triste et désolé de ne pas pouvoir faire quoi que ce soit allant dans ce sens. A cette culpabilité, s’ajouta la réponse, sans appel, de Randall, l’informant de son incapacité à faire quelque chose pour l’aider. Jamais elle ne s’était sentie aussi impuissante face à une situation. Elle en aurait hurlé, contre une injustice la rendait incapable de faire quelque chose pour quelqu’un à qui elle tenait bien plus qu’elle l’avait imaginé, qu’elle pensait avoir enterré sentimentalement et dont la présence n’avait servi qu’à faire ressurgir des sentiments bien présents, bien réels.

Encore cette recommandation, ce rappel qu’il était mort, au moins sur le papier. Elle ferma les yeux, se concentrant sur les mains qui enserraient les siennes. Elle sentait les révélations arriver et, finalement, elle n’était plus certaine de vouloir les entendre, pas certaine de laisser une réalité la rattraper. Est-ce qu’ils ne pouvaient pas profiter de ce moment, encore un peu, dans l’insouciance de la réalité qui les entourait. Du moins, la réalité qu’il était en train de construire autour de son personnage, qu’elle allait croire sans la moindre réserve, parce que c’était lui, parce qu’il avait sa confiance aussi aveugle que déraisonnable, parce qu’elle était incapable de l’imaginer lui mentir. Elle ne trouva rien d’étonnant dans le fait qu’il puisse avoir été approché par une unité spéciale, c’était Randall. De manière parfaitement égoïste, elle aurait dû aimer qu’il soit un peu moins patriote mais, bordel, même ça, elle en était incapable. Elle sentit ses doigts se crisper légèrement, sous les doigts tremblants de Randall, comprenant où il voulait en venir. Comprendre et l’entendre étaient deux choses tellement différentes, elle eut l’impression que tout le monde, dans les 10 km à la ronde, avait pu entendre son cœur se rompre. Charlie ferma les yeux, cessa de respirer et encaissa.

Tout un monde qui, d’une certaine manière, l’avait un peu façonné s’écroula sans qu’elle ne puisse rien y faire. Une annonce de mort, un enterrement, le chagrin qui avait suivi… Tout ça, n’était que le résultat d’une simulation. Une vie entière, la sienne, à lui, abandonnée pour son pays, laissant les gens derrière lui dans le deuil d’une perte qu’ils avaient tous cru bien réelle. Il pouvait chercher son regard qu’il ne le trouverait pas, baisser sur le canapé sur lequel ils étaient installés, Charlie avait besoin d’encaisser les paroles de Randall. Elle comprenait, c’était bien ça le problème… Elle le comprenait mais, elle était consciente d’un certain égoïsme dont elle faisait preuve qui, lui, l’empêchait d’accepter les choses comme elle aurait dû. Des nuits à regretter que leur dernière conversation soit cette engueulade, parce qu’elle ne voulait pas l’entendre quand il disait ne peut-être jamais revenir. Des journées à essayer de refaire les choses autrement, à imaginer comment elle aurait pu essayer de le convaincre, en vain, de laisser tomber. Elle sentit la main de Randall chercher la sienne mais l’écarta aussi vite, rien n’allait, encore moins l’arme posé sur sa table basse. Bien des frères, incapable, l’un comme l’autre de se balader sans être armé. Elle avait seulement envie de le détester, de ne pas lui trouver la moindre excuse mais en était incapable. Charlie savait qu’elle devait répondre quelque chose à ce qu’il avait dit mais, au lieu de ça, sans relever les yeux, elle souffla seulement quelques mots.

«    Donne-moi deux minutes, juste deux minutes. » Et la pire excuse qu’il soit suivi rapidement. «    Besoin d’un café. »

Elle laissa sa dernière main s’échapper de l’étreinte de Randall en sachant pertinemment qu’elle n’avait que faire d’un café. Elle se leva dans la même action pour quitter le salon et rejoindre la cuisine, ouverte sur la première pièce. Les deux mains en appui, de chaque côté de l’évier, la tête penchée en avant, Charlie ferma les yeux le plus fortement possible, ravalant toutes larmes ou sanglots qu’elle avait pourtant envie de laisser échapper. Et, parce qu’elle se voulut crédible, elle tendit la main pour ouvrir un placard, ses tremblements l’empêchèrent d’attraper une tasse convenablement. Elle abandonna cette idée, restant dos au salon, et ouvrit la bouche pour un hurlement des plus muets, passant le revers de sa main sous ses yeux pour effacer toutes traces de larmes qui, finalement, avaient trouvé le moyen de se frayer un chemin sur ses joues.

Elle resta bien plus de deux minutes dans cet état, à relativiser les choses, à prendre conscience qu’il était question de Randall, qu’il était fait pour ça et qu’elle n’avait aucun droit de lui en vouloir. Il n’avait pas écrit les règles, ni le scénario, il avait seulement accepté ce qu’on lui imposait pour qu’il puisse faire ce qu’il voulait dans la vie. Il ne resterait pas, c’était devenu une certitude qui la brisa mais, elle se devait de le garder pour elle, ne pas rendre les choses plus compliquées. Elle inspira sous une nouvelle volonté, essuya à nouveau ses larmes et se tourna pour sortir de la cuisine, passant l’ouverture quand Randall fit la même chose dans le sens inverse. Un rire, un brin nerveux passa entre ses lèvres alors qu’elle releva son regard sur lui, un sourire sur le coin des lèvres, sa main allant chercher celle de Randall.

«    Écoute… » Elle prit une inspiration. «    Je comprends. » Faciliter les choses, voilà ce qui était important. «    Je veux dire, c’est toi, tu es fait pour ça, t’en vouloir serait probablement la chose la plus égoïste que je puisse faire. Alors, ça va, ne soit pas désolé de faire ce que tu as envie de faire, de te trouver là où tu es le plus utile. C’est important pour toi, c’est ce qui compte. » Chaque mot hachurait un peu plus son cœur, de manière logique c’était ce qu’elle pensait réellement. Émotionnellement non, il était clair qu’elle mourrait d’envie de lui dire de tout plaquer et de rester là. Sa main de libre alla trouver la joue de Randall. «   Je suis morte d’inquiétude à l’idée de ce que tu peux faire mais, je préfère de loin te savoir quelque part, à faire ce que tu as toujours voulu, plutôt qu’au fond d’une tombe. » Un sourire rassurant se dessina sur ses lèvres dans une répétition. «   Je comprends, vraiment. » Mais à aucun moment elle ne pourrait ouvertement lui dire qu’elle l’acceptait sans la moindre réserve. «   Tu restes combien de temps ? » Ca se comptait en quoi ? Minutes, heures, jours ? «   Une permission, on n’a qu’à dire que ce n’est qu’une permission comme tu en as déjà eu et, après, je te laisserais partir. Ça te va ? »

Juste qu’ils profitent de cet instant sans tout ce que ça impliquait derrière. Sa dernière permission. Se surprenant elle-même, c’est Adriel qui traversa ses pensées, sûrement à cause de ce que Randall avait dit un peu plus tôt. Adriel qui vivait avec la mort de ses frères, sans la capacité de savoir l’un d’eux en vie. Elle maudissait cette situation. Elle s’excusa déjà du regard pour ce qu’elle allait lui demander.

«   Est-ce que… » Elle s’interrompit, jamais elle n’aurait pensé prêcher pour Adriel. «   Est-ce que tu ne peux pas le dire à Adriel, juste à lui, il saura sûrement garder ce secret et… Je crois que ça ne lui ferait pas de mal. Je l’ai croisé, un peu ces derniers temps et, il ne tient pas une conversation sans parler de toi et de Leonel, j’imagine que ça l’aiderait à être un peu moins… » Con, froid, insensible ? Les qualificatifs étaient nombreux. «   Un peu moins Adriel Veidt »
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Message posté : Lun 11 Nov 2013 - 17:38 Message
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Ce qui est mort ne saurait mourir!


Il avait fini… Fini de ces déclamations qui achevèrent de briser son cœur en une succession de miettes balayées aux quatre vents. Randall n’avait plus rien du double d’Adriel Veidt alors que tous les doux sentiments qu’il eut jamais nourris pour la jeune femme se voyaient mis dans la balance de son éphémère existence. Le constat fut brutal et implacable : il avait eu beau lui servir une histoire des plus triste et courageuses, il ne pouvait chasser tout ce qu’il éprouvait pour la jeune femme. Tous ces sentiments qui la rendaient à ses yeux indispensables et qui assuraient à Charlie son absolue fidélité. Dans cette vie comme dans l’autre. Dans son plan mettant en jeu une de ses copies, Adriel n’avait simplement pas pris soin d’évaluer le pouvoir de la vérité. En son for intérieur, le Double se mit à songer que l’original aurait bien fort à faire quand arriverait le temps de le réabsorber. Sa réalité s’en trouverait irrémédiablement modifié… A n’en pas douter ! Il sentit un incalculable nombre d’échardes s’enfoncer profondément dans son âme quand Charlie rompit une première fois le contact, éloignant sa main de la sienne. Randall prit conscience de tout le mal qu’il pouvait bien lui faire en déformant la réalité qui l’avait façonné et il se mit à se détester comme à détester l’instigateur de ces retrouvailles forcées. Voir ainsi Charlie tourmenté le faisait souffrir et ne lui intimait que la volonté de la serrer tout contre lui pour la réconforter. Il ne le fit pas, se tenant à cette réserve propre aux moments de doutes comme aux difficiles aveux. Au fond de lui, une petite mort vint à se prononcer quand elle s’éloigna de lui totalement, se levant et s’éloignant en prétextant un besoin qu’il ne comprenait que trop bien. De café n’était pas la question mais bien de temps… Ce baume si délicat et à même de cicatriser toutes blessures comme peines de cœur. Il resta ainsi figé, immobile et fissuré à la mirer s’éloigner sans l’espoir de pouvoir la réconforter.

Il prit soin de ne guère plus la regarder, sachant pertinemment que ce spectacle ne serait qu’à même de le torturer. Il souffrait bien plus qu’il ne le montrait, faisant preuve de cette pudeur misogyne à même de dissimuler tous sentiments dans des faciès de rage comme de colère. De la rage, il en avait peint ses traits et elle se ressentait au travers de son poing serré. Il eut envi de subir la plus violente raclée du monde pour ce qu’il venait de faire, pour ce semblant de supplice mental infligé à l’être qu’il aimait le plus. Contrairement à Adriel, Randall ne semblait pas doté d’une conscience allant toujours dans le sens de son intérêt. Alors, il enveloppa son visage dans ses paumes, sentit ses paupières se refermer et sa poitrine se soulever méchamment dans le râle de colère qu’il vint à expirer. Une colère sourde qu’il s’adressait à lui-même et qui avait le ton de faire battre puissamment le sang dans ses tempes. Il resta ainsi figé, laissant son esprit égrené tous les plus beaux souvenirs de son existence qu’il avait, irrémédiablement, gâté de ses confession marquées par le sceau du mensonge… Il pensa rester ainsi pendant une éternité, mais son caractère direct et immédiat prit rapidement le pas…

Il se leva alors d’un bond, bien décidé à effacer le trouble qu’il venait de causer. Une évidence en tête, il ne cessa dès lors de penser qu’il était fou amoureux de la Texane. Plus qu’il ne l’avait jamais été. Si le scénario qu’il lui avait présenté s’était, effectivement, produit dans la réalité alors nul doute qu’elle aurait été au centre de son possible refus mais aussi de tous ses regrets à venir. Il ne la trouva pas surplombant l’évier mais tous deux se retrouvèrent dans l’encadrement de la porte, alors que Charlie lui revenait… " Je... " Avança t’il en espérant prendre les devants mais elle ne lui en laissa pas le temps. Déjà, la belle lui déclamait ses pensées. Et chacune des phrases qu’elle avança ne fut qu’une braise de plus destinée à définitivement le faire fondre. Il n’avait aucune idée de l’authentique véracité de la chose mais, comme toujours, il se fiait aveuglément à tout ce qu’elle pouvait bien dire. Il en avait toujours été ainsi et la chose ne semblait pas sur le point de changer. Alors, il se laissa reconquérir par la force de son univers comme la douceur de sa voix. Elle parvint à ôter toute colère dans son regard mais pas cette once de culpabilité comme ce soupçon de regret qu’il pouvait bien avoir après l’abandon de ce petit bout de femme. Des regrets qui ne firent que s’accentuer quand il reprit conscience de l’éphémère de la situation… De sa situation. Sans que son esprit ne lui commande, ses mains vinrent à se saisir de celles de Charlie, lui communiquant une étreinte douce et chaleureuse à la fois. Il serra un peu plus fort quand elle lui fit part de son inquiétude mais étira un sourire à la simple évocation de son soulagement de le voir toujours en vie. Il la remercia silencieusement pour ses mots où elle lui indiquait comprendre ses choix mais souffrit du nombre de fois où elle les prononça, prenant conscience du point auquel elle ne les approuvait pas… Il laissa alors ses mains glisser hors de ses doigts pour doucement enserrer sa taille et l’approcher de lui pour l’envelopper de ses bras comme de son attention. Déposant un baiser sur son front, de sa sempiternelle façon, il lui murmura alors :

" Je t’aime Charlie... " Il avait besoin de le lui dire. Besoin de lui répéter après toutes ces années passées à garder ce sentiment enfermé au plus profond de sa poitrine, dans les noirceurs oubliées d’une mémoire qu’Adriel s’efforçait de contenir pour ne point la voir le dévorer… " Je t’aime depuis que je t’ai rencontré, à un point que tu ne peux pas soupçonner et j’aimerai tant rester pour chaque jour te le démontrer... " Poursuivit il alors que son regard se faisait embué, que sa voix semblait chevrotante et que son cœur ne cessait d’accélérer. Ses bras puissants la blottirent plus encore contre lui, comme s’il cherchait à se nourrir d’une sensation qu’il n’avait plus connu depuis une éternité. Sa confession leur ferait, probablement, mal à tous deux mais il avait besoin de le lui avouer maintenant qu’il savait que, plus jamais, il ne serait amené à la côtoyer une fois cette existence terminée. Randall l’aimait et continuerait à l’aimer. Dans cette vie comme dans une autre… " Et bien que cela ne soit pas possible, il est quelque chose que je peux t’affirmer : tu seras la seule à jamais compter pour moi… " Point besoin de faux semblant comme de mensonges lors de cette formulation, si bien qu’il ne manqua pas de l’appuyer par ce regard bleu déterminé qu’il employait à chaque fois qu’il lui était nécessaire de formuler des promesses comme d’étayer un fait. Il usa d’un doigt pour tendrement redresser le menton de sa belle, de façon à ce que leurs yeux se fassent miroirs et que leur soufflent se mêlent dans d’amoureuses saveurs. " Mais si tu te montres mortes d’inquiétude à l’idée de ce que je peux bien faire, je me fais un sang d’encre à l’idée de te savoir en danger comme prenant des risques contre lesquels je ne serais pas à même de te protéger… " La psaume pouvait paraitre des plus suffisant mais Randall s’était toujours figuré comme un rempart pour celle qu’il aimait. Aussi, il lui demanda dans un semblant de supplication : " J’aimerai tant te faire jurer de ne plus prendre de risques inconsidérés… Mais nous savons tous deux que ça ne serait d’aucune utilité ! " Par cette formulation au travers d’un sourire, il espérait la toucher plus efficacement que dans un reproche qui n’aurait point eu sa place dans la situation actuelle. Tous deux vivaient leurs existence avec un éthique les poussant au danger dans le suivi du chemin qu’ils arpentaient. Une nouvelle fois, Randall se mit à regretter de ne pas pouvoir tout lui avouer comme de ne pas pouvoir rester à ses côtés, le temps d’une vie…

" Tu connais mon frère… " Avança t’il en éludant, pour un temps, la question de son temps de séjour. " Il ne comprendrait pas… N’accepterait pas... Au point de chercher à remuer ciel et terre pour me faire rester… Au point d’époumoner tous nos secrets et voir nos opérations irrémédiablement altérées… " Il savait que Charlie ne portait pas Adriel dans son cœur… Ne le portait pas dans son cœur. Aussi, il lui servit plus ou moins ce qu’elle avait envie d’entendre sans réellement altérer la vérité. C’est alors que son esprit fut pris d’une tortueuse idée. De toutes les personnes qu’il connaissait, Charlie serait une des plus à même de le faire changer. D’aiguiller sa vie sur une voie différente de celle dans laquelle il s’engageait. Il ne réagit pas au fait qu’elle lui énonça avoir eu une conversation avec Adriel –le sachant lui-même- mais lui servant un regard comme un visage légèrement sévère après ses ultimes déclamations. " C’est mon frère Charlie… Il a beau être décrit comme la pire des ordures, je me refuse à totalement le croire. Mais je ne peux pas t’en vouloir de le penser. J’ai bien cru que tu étais enceinte et au bras d’un fiancé… " Il lui sourit, déposant d’une manière fugace ses lèvres sur sa peau comme pour s’excuser d’avoir été aussi stupide… Espérait-il que ces quelques mots soient à même de mettre Charlie sur la voie d’un rôle tenu par l’original ? Sur ce moi véritable qu’il prenait soin de cacher derrière un masque de froid salopard ? Possible… Après tout, Adriel lui avait déjà fait voir bien des talents de comédiens. " Quoi qu’il en soit, il s’est engagé dans une voie que –sans approuver- je suis dans l’impossibilité de faire changer… "

De là à dire qu’il espérait bien que Charlie puisse le faire… Mais ce sujet n’avait plus lieu d’être alors qu’il enserrait la jeune femme de toute cette attention qu’il aimait à lui prodigué du temps de l’université, de cette époque où il pouvait rester des heures blottie contre elle à débattre de tout et de rien pour simplement entendre son rire cristallin. C’est donc l’instant qu’il choisit pour répondre aux questions de la jeune femme à propos du temps qui lui était imparti. " Oui… Ca me va… " Bien que ça l’horrifie en soi. Mais à ses yeux, peu pouvait bien importer la durée de sa vie. Que pouvait bien être le temps face à un instant en sa compagnie ? Passer moins d’une heure en sa compagnie lui était préférable à une éternité de solitude. Si bien qu’il lui murmura de ce ton suave qu’il n’avait que pour elle : " Je compte bien rester autant de temps que je le pourrais ! " Lui murmura t’il en amorçant ce mouvement destiné à l’embrasser. Il n’avait jamais cru en un Dieu quelconque mais se mit à prier pour qu’Adrile le laisse ici à jamais…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"



Ce qui est mort ne saurait mourir !

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