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Bas les masques !

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Message posté : Mer 30 Oct 2013 - 23:26 Message
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L'homme est un être assez fascinant dans sa capacité à se déculpabiliser. Ou plutôt, dans son incapacité à reconnaitre ses torts. Ses erreurs. Dans sa faculté si limitée à se remettre en question qu'il en devient pathétique. Et plus la personne dont on parle vient d'un milieu aisé, propice à un développement psychologique optimal, plus ses capacités intellectuelles sont grandes, plus tout ce qui fait de lui un être au sommet du règne animal est développé, et plus il devient aveuglé par une assurance outrancière. Une assurance qui signe la fin de cette intelligence qui a fait de lui un être accompli quand on se fie aux critères standardisés. Argent, succès, célébrité, toutes ces récompenses ne font que gangréner l'esprit. Le rendre paresseux. Il n'y a plus aucun objectif, sinon celui de combler ses pulsions sans fournir d'efforts. Ce qui est toujours une mauvaise chose. Quand les récompenses tombent alors qu'elles ne devraient pas, c'est le début de la fin. Certains prétendent que les fainéants sont probablement les plus ingénieux. Ce qui n'est pas forcément faux. Qui, à part un fainéant, aurait eu l'idée d'inventer la roue ? Mais cette fainéantise doit être alors créatrice et une réponse exceptionnelle, et non pas se présenter à chaque fois comme un éternel ressac, auquel cas elle devient contre-productive.

Tout ceci traversait l'esprit de Sydney qui voyait tous ces hommes et toutes ces femmes, dont la principale préoccupation en cet instant était de faire transparaitre leur richesse, leur réputation, à tout prix, pour écraser celle de leur interlocuteur. Ces grands patrons, ces célébrités, ces grands esprits corrompus, ils voulaient appuyer par leur présence cette idée qu'ils étaient les plus puissants, les plus importants, les plus influents. Qu'ils voulaient définitivement laisser une marque dans tous les esprits. Une belle brochette d'hypocrites. Mais après tout, dans un gala de charité, comment pouvait-il en être autrement ? Ce n'était qu'une réunion de la haute, qui faisait bonne figure devant les plus pauvres, en prétendant être tenus dans les bonnes valeurs de la société. Générosité, bonté, et cetera. Un bon moyen de se déculpabiliser, de se regarder dans la glace le matin, et pavaner devant les autres en montrant du doigt les moins riches qui devaient faire attention à leurs économies pour pouvoir vivre et s'accorder un peu de plaisir de temps à autre. Malgré les années et le fait qu'elle baignait dans cette sphère de la société depuis sa naissance, ce genre de petites réunions, de petites sauteries, l'exécrait. Surtout que ceci la remettait face à une réalité terrifiante. Et si sa mère n'était pas morte plus jeune ? Qu'elle n'avait pas choisi cette double vie ? Serait-elle comme tous ces affreux personnages suintant la richesse à tel point qu'ils en empestaient ? Quelle horreur... ne put-elle s'empêcher de commenter à soi-même. Ce mode de vie avait beau être compliqué à gérer, autant physiquement que mentalement, il lui convenait à merveille. Surtout quand elle croisait toutes ces personnes dont la langue de bois était si pourrie qu'elle en aurait fait pâlir les champignons les plus prolifiques. Cela ne faisait que renforcer sa détermination de Super, mais également de chef d'entreprise. Quand elle repensait aux débuts de la Stevens'... Si elle n'avait pas eu l'héritage de son père, il était clair que son projet serait mort dans l'oeuf. Elle avait déjà du batailler bec et ongles pour qu'il en arrive à ce stade. Et maintenant, ceux qui se moquaient d'elle aux balbutiements de son groupe revenaient la voir en faisant les yeux doux face à sa gestion osée et basée sur la recherche de nouvelles molécules, et non pas sur un éternel recyclage de celles pré-existantes.

Ce qu'elle faisait ici ? Un simulacre de prostitution. En tout cas, pour elle, c'est de cela dont on s'approchait le plus. Elle faisait bonne figure, servait des sourires, faisait miroiter des propositions. Elle se vendait comme garantie de succès et d'opérations fructueuses. Au départ, elle avait refusé l'invitation à ce gala. Elle n'avait pas besoin de telles occasions pour démontrer sa générosité, étant donné que des dons de médicaments étaient faits relativement souvent, vu qu'ils n'empêchaient pas de faire un bénéfice largement suffisant à côté. Mais après une entrevue avec son CA, c'est presque à l’unanimité qu'elle avait été envoyée ici, pour attirer d'éventuels investisseurs qui participeraient à l'expansion des secteurs d'activité, au renouvellement des infrastructures, à l'embauche de nouvelles têtes menant des projets ambitieux pour le groupe. C'était probablement la partie qu'elle devait détester le plus dans son métier d'actionnaire majoritaire, mais elle n'avait pas vraiment le choix et devait se résoudre à l'évidence : seule, elle ne changerait pas le monde. En manipulant ces "grands" esprits pour les faire investir chez elle, elle apporterait probablement bien plus de bienfaits aux autres qu'en restant seule dans son coin.

Elle se lança finalement vers l'entrée du grand chapiteau qui reposait sur une partie non fleurie du Star Park, pour ne pas abîmer les heures de travail et d'entretien des employés de la Mairie, alors que le Soleil se couchait à l'horizon, teintant le ciel de nuances roses et orangées alors que de l'autre côté, le bleu clair faisait déjà place au marine de la nuit. Les organisateurs pouvaient toucher du bois : en cette fin Octobre, le ciel était dégagé, la température agréable et il n'y avait même pas de vent pour rafraichir les alentours. Un véritable coup de bol pour eux. Et pour elle, qui avait opté pour une robe noire qui mettait en valeur ses courbes tout en finesse, cachant parfaitement l'arme qu'elle était une fois son costume de Corbeau revêtu, avec un petit décolleté et une large ouverture dans son dos, révélant une peau satinée. A son poignet droit, elle portait un bracelet large dans lequel était caché quelques fléchettes tranquillisantes -on ne sait jamais- et sa taille était légèrement rehaussée par de discrets talons, loin des vulgaires piliers de quinze centimètres que portaient certaines jeunes femmes au bras d'un homme ayant au bas mot une vingtaine d'années de plus qu'elles. La Stevens arriva finalement devant un majordome, très classe dans son costume trois-pièces, probablement loué pour l'occasion à en juger par son aisance dedans.

- Madame... ?

Pas de perte de temps dans les politesses. Tant mieux. Elle sentait déjà la migraine venir. Elle aurait presque préféré se retrouver face à un gang du Cartel plutôt que devant tous ces investisseurs véreux, qui ne se gêneraient pas pour la reluquer, soit dit en passant.

- Mademoiselle Stevens.

Il farfouilla la liste de noms avant de hocher la tête comme pour se confirmer à lui-même qu'elle était bien autorisée à entrer. Vu le prix de l'invitation, dont une grosse partie allait probablement revenir aux organisateurs et aux artistes qui allaient animer ce gala, ce n'était guère étonnant qu'ils soient aussi méticuleux dans la filtration des invités. A la surprise de Sydney, il fouilla dans son présentoir et en sortit un masque vénitien, blanc nacré avec des arabesques dorées, qu'il tendit à la jeune femme tout en disant :

- On m'a prévenu que vous n'auriez pas la note, et les organisateurs ont agi en conséquence. Les masques sont obligatoires pour cette soirée. Pour préserver l'anonymat des généreux contributeurs à l'édification des écoles au Sahel.

Elle le jaugea une seconde du regard. Tu te fous de moi ? Sans déconner, elle ne portait pas assez de masques au quotidien comme ça ? Un large sourire poli envahit ses lèvres alors qu'elle prenait l'objet dans ses mains.

- Merci beaucoup. C'est très gentil à vous d'avoir penser à moi.

- Merci à vous de venir ce soir !

En langage codé, ça voulait dire "Casse-toi, pauvre idiote, que je puisse faire mon taff rapidos pour aller tirer ma clope !". Sydney installa donc le masque sur son visage avant d'entrer dans le chapiteau. Pour les négociations, c'était foutu. Autant dire qu'elle venait ce soir pour rien. Génial, rester avec ces personnes toute une soirée rien que pour m'amuser ! J'adore ! maugréa-t-elle intérieurement. Des lumières dorées illuminaient parfaitement bien et d'une teneur chaleureuse l'installation aux tentures rouges et or. S'il n'y avait pas eu un orchestre composé de musiciens, dont les instruments valaient probablement plus cher que la construction d'écoles au Sahel, et des gens au service trois-pièces tellement soigné que même la poussière semblait les éviter, elle se serait crue au cirque. Quoique, c'est probablement pas si différent. Pour se remonter le moral, elle se convainquit qu'au moins, affublée de ce masque vénitien, personne ne la reconnaitrait et peu de personnes viendraient à elle pour parler affaire ou à propos de son école. Et puis, ainsi, elle avait le droit de se diriger directement vers le bar.

Quoi, elle avait bien le droit de se lâcher un peu, non ?
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Message posté : Ven 1 Nov 2013 - 0:19 Message
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2548
ϟ Nombre de Messages RP : 213
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
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• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Bas les masques.


Il avait l’impression qu’une petite éternité s’était écoulée depuis qu’il était monté dans cette voiture. Si tant est que l’éternité puisse être, plus ou moins, quantifiée. Il semblait des plus à l’aide dans son costume parfaitement taillé, signe qu’il sortait qu’une quelconque manufacture artisanale de Milan ou autre… Son Grand-Père lui avait inculqué l’importance de l’apparence et la famille Veidt avait toujours dépensé énormément d’argent pour ne jamais avoir l’air de se soucier de son aspect. S’était tout un art que de trouver des vêtements hors de prix qui pouvaient, tous, leur donner l’apparence d’être magnifiques dans n’importe quoi. Pochette impeccablement garnie, chaussures vernies avec soin, Adriel avait toutes fois sacrifié à l’usage voulant que son poignet soit garni d’une montre hors de prix. Celle dont il regarder mouvoir les aiguilles ne rendait pas honneur à sa fortune. Au volant, Gustavo lui indiqua qu’ils arriveraient sous peu et Adriel le remercia avec un sourire. Ce brave Gustavo, toujours là depuis tant d’années… Néanmoins, il ne pouvait s’empêcher de river ses yeux sur le régulier défilé des aiguilles sur le cadran magnifié par des lettres argentées. Il avait beau donner le change, chausser son masque de fantasque milliardaire, il n’éprouvait qu’un plaisir modéré dans ce genre de mondanité. Il laissa un instant son esprit dériver sur la familiale propriété comme l’atelier qu’elle abritait, essayant de se figurer le spectacle de sa multitude de doubles affairés autour de son projet « Jaeger ». Il y avait, pour sa part, consacré une grande partie de son temps dernièrement, en oubliant même la notion de sommeil. Il se frotta les yeux avec insistance, comme pour chasser la fatigue qui commençait à les embuer. Ce n’était pas le moment de déconnecter…

Et pourtant, qu’est ce qu’il pouvait ardemment le souhaiter... Son esprit n’était occupé par des équations de synthèse d’éléments, des schémas d’alimentation électriques comme de leur calcul d’efficience énergétiques, des équations à un incroyable nombre de dimensions, des calculs de résistance des matériaux ainsi que de pyramides d’opérations visant à la plus pure perfection pour sa création. Il avait beau s’être dédouble quantité de fois pour mettre un indécent nombre de cerveaux sur les problèmes, user de V.I.S.I.O.N plus qu’à l’accoutumée, il n’avait pas la moindre impression d’avancer. Il était frustré, ennuyé comme enragé et ses muscles pectoraux vinrent lui rappeler à quel point il avait tenté d’évacuer toute sa contrariété. L’effort l’aider à laisser filer. Et ce jour-là, il s’était tout bonnement enragé sur son banc de musculation, démultipliant les développés couché au point de sentir son torse le tourmenter et se retrouver en sueur sous la violence de l’effort. Vint l’appel de son aïeul comme sa demande de représenter Veidt Enterprises dans un Gala de Charité auquel il ne pourrait, lui-même pas assisté. De prime abord, il eut souhaité refuser, mais son ainé ne lui en offrit pas la possibilité. Douché, rasé, parfumé et habillé, voilà donc Adriel en route pour un voyage au bout de l’ennui. C’est du moins ce qu’il pensait… Mais à la réflexion, il espérait bien profiter de cette petite sauterie pour décompresser. S’il l’estimait tant comme une perte de temps, pourquoi y être allé en personne ? Un simple double aurait pu prendre sa place… A la vérité, le Patron de Veidt Enterprises voyait en cette mondaine soirée l’occasion de… S’amuser ? Possiblement, oui…

Et la chose lui sembla tout de suite moins évidente quand le véhicule se mit à décélérer... Un parterre de photographe l’aveugla de leurs clichés alors qu’il posait à peine un pied hors de la voiture, les lèvres encore pincées d’une des sempiternelles plaisanteries de Gustavo. Il entra dans leur jeu un instant, finissant par déserter les lumières éclatantes quand on l’apostropha en lui demandant pourquoi il n’était pas accompagné ce soir. Il se contenta d’énigmatiquement hausser les épaules, aimant à jouer de sa réputation de « meilleur célibataire de Star City ». La presse papier désormais rassasiée, il s’avança d’un pas nonchalant pour passer devant quelques caméras où l’on ne manqua pas de commenter son arrivée. Il sourit au commentaire d’une des journaliste, l’apostrophant immédiatement pour la corriger :

" Milliardiare Betty, Milliardaire… " Son sourire était aussi enjoué qu’étincelant, lui donnant cet air d’insouciant playboy flambeur qu’il aimait à vendre à la face du monde. Et dans une suffisance virant à la flagornnerie, il acheva sa correction par ce petit trait : " Millionnaire c’est, depuis bien longtemps, dépassé ! " Et le suffisant personnage de reprendre sa marche en avant tout en prenant grand soin de rajuster sa cravate. Il ne tarda pas à se présenter devant l’entrée du Chapiteau dressé au beau milieu de cet agencement naturel au beau milieu de la Métropole moderne. Un simple coup d’œil de bas en haut lui fit prendre la mesure de la démesure de cet évènement mondain. Comme quoi, le genre humain savait manier la contradiction en offrant un cadre doré à ses plus riches représentants pour qu’ils se fendent de généreuses donations. Tout ça pour flatter l’égo des organisateurs… D’une tristesse sans nom pour le jeune homme au sourire enjôleur. Il se retrouva bien vite face à un homme d’un certain âge – il avait toujours été mauvais pour deviner ces choses-là de toute façon – qui l’interrogea sur son patronyme. Par pur protocole surement. " Adriel Morgan Veidt… " Souffla t’il avec une expression assez vide dans le regard. Si le sosie de pingouin lui faisant face avait une idée de ses activités comme un semblant de revendications politiques en matière d’armement, il sut le cacher à la perfection. Conditionné pour ne rien laisser transparaitre, très probablement… Il lui fallut un certain temps au larbin pour trouver son nom sur une liste d’invitée longue comme le bras. Pour cause, il ne s’y trouvait pas. Un semblant de débat apparut quand Adriel lui mentionna qu’on avait dû le prévenir de sa participation à la place d’Hans Walter Veidt. Il fallut l’intervention salvatrice d’un « supérieur » pour dénouer le problème. " C’est pas comme si je lui expliquais depuis un moment... " Grommela le jeune homme devant l’affirmation de la validité de son invitation. On lui formula de plates excuses qu’il balaya avec la conscience de celui sachant qu’elles n’étaient pas sincères et on lui présenta le masque qu’il était censé porter tout au long de la soirée. Pour préserver son anonymat, d’après l’homme au formidable costume trois pièces. Adriel mira le faciès nacré qu’il était supposé chausser et en eut une moue désagréable. Découpé de façon à épouser ses joues tout en laissant ses lèvres libres, il le trouvait affreux avec ses argentés branchages de glycine aux contours. De mauvaise grâce, il se contenta de formuler un courtois : " Merci bien ! "

Ces obligations désormais derrière lui, il prit grand soin de chausser son nouveau visage avant de pénétrer dans ce qui serait un antre pour les prochaines heures. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le luxe était de mise. Des tables somptueusement dressées se trouvaient éparpillées çà et là, comme de coquets fauteuils et canapés au cuir d’un blanc cassé accueillaient déjà les conversations. Si l’anonymat devait être conservé, Adriel n’eut aucun mal à repérer les attitudes comme des intonations de voix propres aux vieux amis de golf de son grand-père. Il prit grand soin de les éviter toutefois, pestant suffisamment quand il était obligé de subir leur présence… Le voilà donc contraint de déambuler entre les groupes déjà formé, laissant ses yeux d’un bleu métallique courir sur les formes avantageusement mises en valeur par des robes superbement taillées. Son sourire serait des plus difficiles à dissimuler… Comme de coutume lors qu’il apparaissait dans une soirée, le jeune homme se mit en quête du bar où il irait briser sa relative timidité dans le breuvage. Non loin de ce dernier, il sentit son téléphone portable frappé de la pomme vibrer. Nichant ce dernier au creux de sa main, il passa commande d’un Scotch tout en lisant avec attention le contenu numérique. Jurant, il avait oublié que jouaient ce soir les Miami Dolphins contre les Cincinnati Bengals… Il y jetterai un coup d’œil régulier, d’autant que son adversaire de Fantasy League affichait AJ Green dans son effectif. Pourvu qu’il soit bien limité.

Il jeta un rapide coup d’œil sur le côté en rangeant son cellulaire. Puis il se figea tout à fait. Un nouveau coup d’œil lui fit prendre conscience qu’il n’avait pas rêvée et il fallut au barman deux haussements de voix pour le tirer de sa rêverie. Verre en main, il hasarda un nouveau regard vers la jeune femme qui se dirigeait vers le bar. Enveloppée dans une robe noire mettant en valeur des courbes raffermies par un semblant d’activité physique, elle n’avait rien de vulgaire et exsudait le charme alors qu’elle avançait d’un pas aérien. Sa peau satinée était un véritable régal pour les yeux tout comme ses cheveux délicatement coiffés. Et comme de coutume, Adriel feignit l’absence totale d’intérêt… Ou presque. Elle passa commande et il sembla repérer dans sa voix un semblant d’exaspération. C’est donc tout naturellement qu’il l’aborda à sa façon :

" Déjà ennuyée par nos hôtes ? " Il se maudit intérieurement pour cet affreux départ. Qui parlait comme ça de nos jours ? Surtout pour ponctuer la chose d’un sourire… Il se figura comme un vieux beau et chercha presque immédiatement à changer d’attitude. Tel était Adriel Veidt, l’excentrique milliardaire… " Pardonnez ma conclusion hative mais… C’est que vous m’apparaissez comme contrariée… " Il la trouvait un brin tendue en effet. Et un regard sur ses épaules suffit à lui en donner la confirmation. Il aurait pu être désarmé par la découverte de ses yeux mais sentit simplement germer en lui la volonté de voir ce qui pouvait bien se cacher sous cet have masque… " Peut être m’aiderez-vous à résoudre une épineuse question, mais… " Qu’il pouvait donner l’impression d’adorer s’écouter parler dans certains cas. Son rôle de suffisant connard avait de quoi en agacer plus d’un ! " Est-ce paradoxal pour un homme masqué de souhaiter déclamer qui il est ? " Il n’avait jamais été très doué pour initier les conversations…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Ven 1 Nov 2013 - 14:00 Message
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Se faufilant entre les tables dressées où reposaient d'innombrables couverts et verres avec chacun une utilité spécifique pour tel type de plat, ou tel type de boisson, Sydney espérait avoir la discrétion d'une ombre. Chose assez ardue, quand le but avoué de sa tenue et de sa coupe aux cheveux libérés, mais soigneusement arrangés, en boucles légères et accrocheuses était d'attirer le regard. Sans compter ses attributs physiques naturels dont elle n'avait pas à rougir. Elle dégageait un charme naturel, fruit d'une élégance et d'une retenue hérité de parents qui lui avaient prodigué une éducation irréprochable, bien loin de sulfureuses jeunes femmes à la poitrine outrageuse, au rouge-à-lèvres tellement pétant qu'il en agressait les yeux accrochées au bras de bonhommes bien confortablement installés dans des costumes aux prix exorbitants et qui ne devaient leur chance qu'à la taille gargantuesque de leur compte en banque. Se contenter de les regarder suffisait déjà à donner la migraine à la Stevens. Alors de là à leur parler... Autant profiter de l'anonymat tout relatif que lui procurait ce masque. Bien qu'il ne serait probablement pas si compliqué de la reconnaitre si on la regardait dans les yeux et qu'on parvenait à lui arracher une phrase.

Sur le chemin vers le bar, le Saint-Graal qui lui faisait miroiter des promesses de tranquillité évasive, un jeune homme tenta de l'intercepter, pour lui parler, vanter ses qualités, ses mérites, discuter à propos de ces formidables écoles au Sahel qui allaient être érigées grâce à eux. Pas question de se faire courtiser par un charmant spécimen de ce milieu, ou l'envie d'utiliser son entrainement quotidien aux techniques de combat aussi diverses que variées allait la démanger à un point tel qu'elle serait tentée d'y céder. Voyant que quelqu'un était déjà accoudé au comptoir en bois verni, elle fit mine de le reconnaitre et de presser le pas comme si elle allait lui parler. Du coin de l'oeil, elle vit le jeune homme s'arrêter et penser qu'elle n'était peut-être pas si seule. Et que vu la carrure du type installé tranquillement sur son tabouret haut et blanc et qui zieutait son cellulaire, il ne valait mieux pas trop tenter sa chance et jouer avec le feu. Même dans le milieu de la haute, une bonne paire de claques se distribue sans même qu'on ne la voit arriver. Elle s'installa donc, elle aussi, sur l'un des sièges sans dossier qui permettaient de s'isoler un peu de tous ces groupes déjà formés de bourgeois plus ou moins jeunes avant d'interpeller le barman qui venait de servir un scotch à l'homme juste à côté d'elle et qui lui avait servi d'alibi pour échapper à celui qui avait probablement eu l'intention de lui faire une cour minable et assommante.

- Un mojito, je vous prie.

Il hocha la tête et débuta la préparation du cocktail qui était devenu le plus populaire, l'indispensable, à travers le monde, les bars et les soirées. Frais, légèrement sucré et présentant une petite pointe acide, Sydney n'allait pas refuser de se lâcher. Elle aurait bien imité son voisin en prenant un scotch elle aussi, mais si quelqu'un venait à la reconnaitre, et la voyait avec un truc aussi fort à la main en début de soirée... On ne peut pas vraiment dire que c'était l'image que la jeune femme était censée donner en venant ici. Son regard se perdit dans les innombrables bouteilles posées sur des étagères. Derrière elles, une douce lumière semblait donner vie au contenu des différents alcools aux couleurs improbables. C'est alors que résonna une voix résonna à côté d'elle. Grave. Profonde. Dans d'autres circonstances, elle aurait peut-être même ajouter virile. Mais la première chose qu'elle pensa en l'entendant fut : Merde. Classe. Raffiné. Heureusement qu'elle contint ce juron à l'état de simple errance de l'esprit. Déjà ennuyée par les hôtes ? Elle se tourna vers lui, laissant un coude posé sur le bar, un sourire poli bien que forcé sur les lèvres. Est-ce que ce n'était pas assez évident ? Il sourit également, comme s'il avait trouvé sa réplique drôle. Elle l'examina un peu mieux. Des yeux d'un bleu métallique, une barbe finement taillée, une carrure assez conséquente... En toute honnêteté, le bonhomme ne lui disait rien. Elle était prête à parier qu'elle ne l'avait jamais rencontré. Bien qu'elle l'aurait qualifié de séduisant, de prime abord, si les circonstances avaient été autres. Il continua, se avouant presque de lui-même qu'il n'avait pas fait la meilleure des entrées en matière. Elle était plutôt agacée, en effet, et le fait que son regard se soit perdu sur la ligne de ses épaules tendues l'informa qu'il le savait. Et il enchaina sur une question assez... Étrange. Elle ne répondit rien durant un instant, l'observant. Puis son sourire devint amusé. J'ai bien le droit de m'accorder cette soirée, non ?

- C'est ça, votre technique d'approche ? lança-t-elle sur un ton plaisantin aux accents moqueurs, appuyé par un petit haussement de sourcils à peine dissimulé par son masque. Il va falloir retravailler tout ça, Monsieur... ? Elle marqua une pause d'une demi-seconde, avant de reprendre. Non. Vous savez quoi ? Ne me dites pas votre nom. Pas de suite. Si vous voulez acquérir le droit de me déclamer votre identité, il va falloir le mériter. Et je suis affreusement difficile, je l'avoue.

Le barman arriva avec le mojito, qu'il posa devant la Stevens avant de repartir laver des verres, si bien qu'elle eut à peine le temps de souffler un simple "Merci.". Elle observa les bouteilles une nouvelle fois l'espace d'une seconde avant de se concentrer de nouveau sur son interlocuteur.

- Et peut-être que si vous êtes assez intéressant, vous aurez le droit de savoir ce qui se cache sous mon masque. Elle posa un ton, avant d'insister avec un sourire volontairement sceptique : Peut-être. De toute évidence, c'était la finalité de la manoeuvre de ce jeune homme. Pourquoi chercher à le cacher ? Autant être claire dans ses conditions, non ? Elle s'appuya un peu plus confortablement sur le bar, trempant ses lèvres fines dans le liquide alcoolisé sans le quitter du regard un seul instant. Dites-moi : que faites-vous ici, vaillant héros masqué ? Vous vérifiez que le bar est au niveau de cette soirée ? Elle avait failli rire à la fin de sa première question. Appelez un simple citoyen "héros masqué", vu sa double-identité... Elle trouvait cela croustillant. Elle ne put s'empêcher de se dire que, finalement, elle allait peut-être passer une bonne soirée, et prendre du bon temps, pour une fois.
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Message posté : Ven 1 Nov 2013 - 16:01 Message
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Black Arm

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• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Bas les masques.


A peine lui eut il parlé que la désagréable impression de s’heurter à un mur vint prendre place dans son esprit. Adriel n’en laissa rien paraitre, mais il voyait sur le masque de la jeune femme s’inscrire en lettres d’or un dérangeant « Merci de ne pas venir me faire chier ». La chose le fit sourire, comme de coutume… Il avait cette faculté à prendre bien des choses à la rigolade, arguant qu’il était de toute façon préférable d’en rire que de s’en foutre. Une longue session de regard plus tard, il avait la certitude que la jeune femme sous le masque lui disait quelque chose mais qu’il n’avait jamais eu le plaisir de la rencontrer. Pour lui qui ne lisait que peu la presse – exception faite des revues scientifiques pour l’avancement de son armure et des magazines sportifs parce qu’il adorait ça – la chose semblait indiquer qu’elle était drôlement célèbre… Il en eut un de ses sempiternels sourires. Puis, il entra bille en tête dans le sujet et il sourit plus encore. Oh, il avait pleinement conscience que sa tentative d’approche était pus que minable. D’ordinaire, elle marchait sur les étudiantes rencontrées en soirée et qui collectionnaient les problèmes parentaux. Force fut de constater qu’il passait, en ce moment, plus de temps dans ces milieux là que dans celui de la haute pour se planter à ce point… Mais, comme toujours ou presque, Adriel finit par prendre la chose à la galéjade et se fit un plaisir de répondre à la jeune femme une fois son propos terminé :

" Ma plus pure technique personnelle, je le confesse… " Il lui présenta un semblant de salut scénique, comme l’aurait fait un mauvais comédien après une piètre représentation. Ce qui était relativement proche de la réalité… " Mais… Je n’ai jamais dit qu’elle était performante ! " Une à deux fois sur trois, à peu près… Pour peu qu’elle était employée sur les bonnes personnes. Pour un type à la fierté mesurée comme Adriel, enchainer les refus n’était pas vraiment un soucis tant qu’il arrivait, un moment à l’autre, à ses fins… Comment se retrouver avec des mannequins différents à chaque bras lors de ses sorties médiatiques sinon ? Il finit tourner son verre dans sa paume en crispant ses traits d’une moue contrite, laissant ses yeux donner de l’expression à son visage de nacre simplement illuminé par un sourire : " Oh… ! Mais je la travaille ! " Il chercha à se montrer persuasif dans la démultiplication des mouvements de tête. Mais il se figea bien vite, s’immobilisant tout à fait. Coryait il vraiment pouvoir tromper son monde ? Il reprit donc en haussant les épaules : " Enfin… " Ses yeux roulèrent dans leurs orbites pour montrer un semblant de désolation. Et dans un sourire : " De temps à autres ! "

C’est qu’on lui aurait presque donné le don de l’exagération permanente pour ses réactions. Tous ses gestes semblaient animés par la volonté d’appuyer, d’une façon burlesque, ses déclamations orales virant à l’absurde. Grand et musculeux, il surplombait de son sourire la jeune femme qui ne manqua pas de lui avancer un semblant de règles pour un jeu des plus intéressants. Il l’écouta avec attention, laissant son regarda rouler sur le masque féminin pour courir dans son cou et se perdre dans la courbe naissante d’une épaule avant de reprendre pied dans la réalité par l’absorption d’un soupçon de scotch à la teinte ambrée. Fruité… Excellent ! Et voilà qu’elle exigeait de lui qu’il mérite le droit de connaitre son identité en se montrant des plus… Intéressant ? Comment donner à un compétiteur l’envie de gagner ? En l’invitant simplement à une compétition… Si elle pensait le décourager, elle s’était foutrement trompée et le petit sourire d’Adriel semblait le démontrer. Et plus encore quand elle lui affirma que la suprême récompense à une exceptionnelle performance serait de lui dévoiler ce qui pouvait bien se cacher sous son masque… Peut-être. Mais ça, Adriel ne sembla pas vraiment l’avoir entendu. Il eut un vague mouvement de tête qui eut pour effet de faire craquer sa nuque et reporta son regard d’un bleu acier sur la jeune femme. Le jeu semblait déjà commencer !

" Entre autre… " Répondit-il à sa question sur sa volonté d’éprouver le bar… Il jeta un regard circulaire à la grandiloquente assemblée. " Et pour l’instant, le simple contenu de ce verre me semble infiniment supérieur à ce que peut nous proposer ce rassemblement… Ainsi, rien de tel qu’un peu de filtre de courage pour affronter ce voyage au bout de l’ennui ! " Il joignit le geste à la parole en trempant, une nouvelle fois ses lèvres, dans l’alcool des Highlands. Adriel buvait beaucoup, surtout quand d’épineux problèmes occupaient son esprit. De là à parler d’alcoolisme… " Pour être tout à fait honnête –ce qui semble requis pour entrer dans vos faveurs- je n’étais pas vraiment convié à cette soirée, Miss… " Il se stoppa et jura tout bas en se rendant compte qu’il ne connaissait toujours pas le nom de son interlocutrice… Aussi, plutôt que de chercher un semblant de désagréable surnom, il se fit fort de poursuivre comme si de rien n’était ! " Mon illustre aïeul m’a dépêché pour le remplacer à la volée. Je ne comprends, maintenant, que trop bien pourquoi il s’est fait porter pâle… " Et dire qu’il aurait pu tranquillement rester dans son canapé à regarder le Match opposant les Dolphins aux Bengals… Toutefois, il chassa bien vite cette pensée absurde de son esprit en posant les yeux sur la jeune femme. Ce spectacle-là était beaucoup plus divertissant. " Néanmoins, dans la plus ahurissante lande de médiocrité, il est possible de rencontrer une fleur de toute beauté… "

Et il la mira avec une certaine intensité au service d’un de ses sempiternels sourires badin. S’il prenait la chose au sérieux, il lui était plus que compliqué de le laisser transparaitre. Véritable avatar d’insouciance – ou véritable simple d’esprit – Adriel continuait son doux manège de déclamations sincères. La chose lui était facile, mais la situation ne semblait pas véritablement à son gout. En effet, il avait la désagréable sensation de voir la compétition biaisée. Tout ou presque jouait pour lui : le cadre mirifique, la musique douce, les verres d’alcool comme la superbe que leur apportait à tous deux leurs sublimes vêtements. S’était comme se retrouver seul et démarqué le long de la ligne de touche pour recevoir une passe Ave Maria d’un Quarterbacks sans aucune pression. Receveur vedette de son équipe de football à la Fac, le jeune homme avait des comparaisons toutes à lui dans certains cas…

" J’éprouve le grand besoin d’être honnête avec vous Miss, je n’aime pas pas vraiment faire connaissance dans ce genre de soirées… " Il s’agita un brin sur place, comme si la confession lui avait demandé un gros effort. Néanmoins, elle avait le mérite de les placer sur le plan du secret et il en profita pour s’approcher un peu plus d’elle. Qui a dit manipulateur ? " Vous voyez… " Il balaya le chapiteau alentour d’un ample mouvement de manche. " Ces grands moments romantiques sont magnifiques quand ils se produisent, mais ils ne sont pas vraiment… Réels ? " Il chercha un semblant d’approbation dans son regard, se figurant en lui-même qu’il l’aurait rencontré dans de pareilles circonstances en train de faire des claquettes, il aurait pu être tout autant « Séduit »… Ce qui correspondait, malheureusement, beaucoup trop bien au personnage. " Hélas, ce ne sont que des mirages, un peu comme si nous portions des… " Il se stoppa et commença à claquer des doigts comme pour accélérer ses pensées. Et d’un coup d’un seul, il en vint à tapoter ses doigts sur son nouveau visage nacré : " Des masques ! Des masques de soirée… " Il se trouvait particulièrement convainquant dans son argumentaire, même si ce dernier avait un peu tendance à partir dans tous les sens. Comme le lui confirma ce murmure à l’attention du charmant bout de femme : " Vous me veriez en sueur avec un T-Shirt Metallica en train de m’entrainer… Beaucoup moins romantique ! " Il esquissa un sourire avant de se remettre à faire tourner son verre au creux de sa main. Et de conclure son propos avec un semblant d’énigmatique ton : " Et c’est, en un mot, la raison pour laquelle je ne vous fais pas d’avances. "
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Le Poing de la Justice

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Message posté : Ven 1 Nov 2013 - 18:13 Message
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Bon, elle devait le reconnaitre : elle avait tiré le numéro gagnant de la loterie. Cet homme, qui qu'il soit, derrière son masque d'un blanc nacré, avait le don d'être agréable à écouter. Elle avait l'impression d'avoir pour voisin de comptoir un comédien qui tentait de la convaincre de l'embaucher à tout prix, passant par toutes les émotions possibles et imaginables, enchainant phrases et métaphores filées avec mouvements agités et expressions burlesques. En bref, un sacré personnage. Qui parvenait à arracher des sourires à la Stevens qui sentait sa tension s'envoler malgré elle en écoutant son plaidoyer complètement désorganisé. Il était marrant. De là à dire intéressant... Non, pour lui accorder ce qualificatif, elle en voulait plus. Après tout, elle avait bien précisé qu'elle était difficile, non ? Il reconnut que sa technique d'approche était loin d'être performante, mais qu'elle avait le mérite d'être de sa propre facture. Qu'il la travaillait de temps à autre. La réponse sublimée par un roulement d'yeux qui semblait s'excuser pour leur propriétaire. Elle se mordilla la lèvre inférieure pour ne pas sourire d'une manière amusée. Lui accorder ce plaisir, cette victoire prématurée, le couperait peut-être dans son élan. Et il aurait été dommage que ce soit le cas, devina-t-elle. Son regard sembla se perdre sur le haut de son corps, avant de se reprendre à grands renforts de scotch. Sydney faillit lâcher quelque chose du genre "Satyre" avant de se rétracter en se disant que lui lancer une remarque sur cette manie plus tard serait bien plus drôle. Oui, un poil joueuse et coquine, la Super. Mais tout le monde a ses petits vices, non ?

Il continua, inarrêtable, déterminé à conquérir l'intérêt de la jeune femme dont il ne connaissait pas le visage. Donnant son avis sur la soirée sur des fonds de phrases aux allures semi-poétiques, bien loin d'une trivialité courante. Il baignait depuis un certain temps dans le milieu des plus riches, visiblement. Peut-être avait-il hérité ça de son aïeul. Sydney regretta l'espace d'une seconde de ne pas avoir pris le temps de consulter la liste des invités -à sa manière, discrètement- pour avoir une idée ou une liste de possibilités quant à l'identité de son interlocuteur. Avant de se dire que non. Une partie du charme de ce captivant -elle ne pouvait dire le contraire, à présent- inconnu était le mystère de son nom. De son histoire. Peut-être jouait-il un personnage, après tout. Mais elle appréciait ce personnage. Quand il tenta un compliment métaphorique, la Stevens l'observa une demi-seconde, un réel sourire amusé sur les lèvres -elle n'avait pas pu le retenir celui-là- avant de lâcher sur un ton à mi-chemin entre la moquerie et le rire sincère :

- Quel délicieux poète vous faites !

Après avoir lancé sa petite pique, elle avala une gorgée de son mojito, savourant la fraicheur qu'il apportait. Prétextant un besoin d'être honnête, il en profita pour se rapprocher la jeune femme et murmurer quelque phrase un poil vraie. Se pliant volontiers à sa demande tacite, elle se pencha pour entendre son murmure, accentuant la proximité entre les deux joueurs de "Qui est-ce ?". C'est alors seulement qu'elle sentit son parfum. Masculin, sans tomber dans la virilité débile qui fait mal au crâne à la première inspiration. Il avait un nez fin, visiblement. On peut apprendre certaines choses sur une personne rien qu'à son odeur. Ou plutôt, déceler des incohérences. Quelqu'un de relativement timide n'irait pas mettre le même parfum qu'un adepte de la musculation qui a une assurance telle qu'elle en devient outrancière. C'est quelque chose d'assez difficile à expliquer, quelque chose d'empirique, acquis au fil des rencontres. Et ce qu'elle pouvait dire, c'était que son parfum agréable collait parfaitement au personnage qu'il incarnait. Il devait donc être plus ou moins comme ça naturellement. Bien qu'elle devinait qu'il forçait la chose dans le seul but de lui arracher un sourire et de se rendre intéressant. Mais après tout, n'était-ce pas ce qu'elle avait exigé de lui ? Il continua de filer sa métaphore, reprenant le concept des masques pour lui donner de la consistance. Chose qu'elle ne pouvait qu'approuver. Avant d'avancer le fait qu'en T-Shirt Metallica -détail qu'elle nota dans un coin de son esprit, ce n'est pas n'importe quel riche qui écoute ce genre de groupe- trempé de sueur en train de s'entrainer, elle le trouverait moins romantique, raison pour laquelle il ne lui avait fait aucune avance. "Explicite" faillit-elle ajouter. Ses regards coulants étaient bien assez flatteurs pour se priver de mots. Elle ne put s'empêcher de penser la même chose que lui. Et s'il la voyait revenir d'une mission de la Légion périlleuse couverte de bleus et de blessures en tout genre, la trouverait-il toujours aussi séduisante ? Son sourire s'élargit.

- La bestialité peut avoir son charme, vous savez, lança-t-elle d'un ton innocent avant de rouler des yeux comme si elle n'avait rien dit. Et puis, Metallica n'est pas un si mauvais groupe que ça. Inhabituel, pour les gens que nous côtoyons. Mais cela n'en fait pas un mauvais groupe pour autant. Elle s'accorda une nouvelle gorgée de mojito. Bien que leurs T-Shirts soient relativement moches. Petit rire. Durant tout ce temps, elle n'avait quitté son interlocuteur des yeux qu'à de très courtes reprises et commençait à se faire à son regard bleu métallique tout à fait charmant, partagé entre sérieux exagéré et rire sincère depuis le début de cette conversation. Qui vous dit que cette rencontre et l'intérêt de cette conversation n'est pas réel ? Qui vous dit que je ne suis pas une honnête femme qui apprécie qu'un homme à la langue aussi bien affutée que la votre lui fasse la conversation ? Elle marqua une pause, posant son index sur sa joue en levant les yeux tout en fronçant les sourcils d'une manière qu'elle savait adorable, faisant mine d'être dans une profonde réflexion. D'un autre côté, je suis peut-être la femme d'un de vos pires concurrents, d'un de vos pire rivaux, qui ne vient ici que pour vous déconcentrer et exacerber la jalousie de son homme qui tentera de vous écraser à votre prochaine rencontre. Elle posa de nouveau un ton, revenant se plonger dans les yeux de son interlocuteur. Votre avis se penche de quel côté de la balance ?

C'est ce moment-là que choisit le jeune homme qui avait voulu l'intercepter quelques minutes plus tôt pour revenir, tendant sa main en disant : "Splendide muse, m'accorderiez-vous cette danse ?" Sydney cligna des yeux à toute vitesse avant de se rendre compte que l'orchestre avait initié l'ouverture du gala avec un morceau enjoué. Et que serait un gala sans danse ? Particulièrement dans ce milieu qui baignait dans les coutumes anciennes. Comme la danse entre cavaliers et cavalières. Elle se préparait à le rembarrer avec un sourire poli, quand une idée lui vint à l'esprit. Elle l'observa et répondit d'une voix mélodieuse :

- Mais avec grand plaisir ! Elle se leva, se laissant cueillir la main. Alors qu'elle allait suivre son cavalier, bien heureux d'avoir réussi son pari, pour entrer dans la danse, elle se pencha d'une manière telle que seuls elle et son interlocuteur masqué puissent voir et/ou entendre qu'elle avait soufflée une dernière chose à sa connaissance de bar. Prouvez-moi que vous êtes réellement digne de connaitre mon nom, maintenant.

Puis elle se laissa entrainer par son cavalier inconnu parmi les robes et les costumes qui dansaient d'une manière quasi-uniforme. La mélodie était agréable, rythmée, de celles qu'on joue en début de soirées, quand les corps sont encore plein d'énergie. Sydney était vraiment curieuse de savoir si son vaillant interlocuteur allait venir la chercher une fois de plus. Il avait l'air d'apprécier le défi. Et il savait qu'une récompense l'attendait à la fin, s'il le relevait. Surtout que son cavalier actuel était plus un prétexte qu'autre chose pour tester celui avec qui elle avait réellement envie de danser. Petit brun au corps maigre, un petit regard victorieux et vicieux caché sous un masque nacré, il n'avait franchement rien pour lui. L'avantage, dans ce genre de soirées, c'est qu'on pouvait changer de cavalier et de cavalière sans avoir à se justifier. Les danses s'enchainent et on échange parfois en plein milieu d'une musique, guidé par un tempo frénétique ou langoureux. Inutile de préciser qu'en sentant la paume moite de son danseur se poser sur le haut de ses fesses, à la limite de la décence, la Stevens attendait impatiemment que la musique lui permette de changer. Et que son compagnon de bar se présente à elle, tel le héros masqué qu'elle espérait.
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Message posté : Sam 2 Nov 2013 - 0:30 Message
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• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Bas les masques.


Sa remarque le fit sourire et le ragaillardi dans le même temps. Sourire car Adriel ne se découvrait aucun talent d’orateur. Il n’avait jamais été un grand manieur de mots dans sa jeunesse, ni un leader par le discours, mais se fendait toujours de diatribes sincères qui avaient le don de toucher. Le monde des affaires dans lequel il évoluait avait le don de lui offrir un terrain d’entrainement aux joutes verbales. De là à dire qu’il avait développé une certaine éloquence… Il y avait un pas qu’il ne franchirait pas. S’entendre associer le mot poète lui plaisait cependant, laissant au jour une parcelle romantique de son existence qu’il n’avait dissimulé que depuis trop longtemps. Et puis, il y avait le ton qu’elle avait eu de le déclamer… Un semblant de sucré qui semblait bien lui indiquer qu’elle n’était pas aussi froide et désintéressée que ses attitudes pouvait bien indiquer. Il en étire plus encore son sourire et teinte son regard de gourmandise à la lecture de ces beaux yeux verts aux flavescentes paillettes. Elle semblait entrer dans son jeu dans des déclamations qui ne firent que, plus encore, exciter sa curiosité alors qu’il trempait ses lèvres dans son scotch. Et le jeune homme de poursuivre une fois que sa mirifique interlocutrice eut terminé :

" Oh, mais je ne remets pas le moins du monde en doute votre interet pour mes déclamations. Je les espère, par ailleurs, plus que douce à vos oreilles. Simplement… Bien que vos traits se soient quelque peu déridés, vous semblez toujours renvoyer les signaux comme quoi vous êtes irrémédiablement fermée… " A ses yeux, le panneau « va te faire foutre » qu’elle avait accroché sur son masque était toujours présent quoi que ses propos l’eurent, quelque peu, fragilisé. Ne tenait plus qu’à lui de poursuivre cette douce œuvre de destruction pour arriver à découvrir la femme dissimulée sous le masque. Une femme qui ne manquait pas d’audace et d’inventivité à tous points de vue : " J’aime à voir la balance pencher du côté de l’intérêt ! " Il semblait petre un éternel optimiste au sourire enjôleur ravi de pouvoir poursuivre : " Pour la simple et bonne raison que je pourrais être un de ses sempiternels courtiers à la réussite insolente dans le milieu des affaire, jouissant d’une petite fortune et marié à une petite amie rencontré à l’université dont il n’est, déjà, plus sous le charme… Si bien que je pourrais chercher une échappatoire à cette morne monotonie dans la passion d’une rencontre sans lendemain. " A sa manière, Adriel pensait avoir décrit une bonne partie des couples qui s’étaient présentés à la devanture du chapiteau pour mieux se séparer à l’intérieur, à l’abri des flash comme des objectifs de télévisions. Il souffla dès lors sur le ton du secret : " J’ai bon espoir que vous ne me perceviez… " Ses yeux rivèrent la jeune femme d’un intense regard. Il se dressa dès lors et prononça dans un sourire : " Vous auriez, dès lors, raison ! "

C’est, malheureusement, l’instant que choisit un quelconque trublion pour venir gâcher l’instant. Immédiatement, Adriel le darda de ses yeux bleus et ne manqua pas d’intérieurement moquer son verbe. Un comble pour celui qui, quelques instants auparavant, jouait des mots pour capter l’attention de sa muse. Le Propriétaire de Veidt Enterprise ne goutta pas la mélodieuse voix qu’employa la belle pour favorablement répondre à l’invitation. Il eut déjà eu le nez dans son alcool l’eurasienne ne l’avait pas apostrophé dans un murmure qu’elle ne réserva qu’à lui et qui ne manqua pas d’aiguiser son esprit de compétition. Il étira un sourire, regarda le jeune couple s’élancer vers la piste et leur adressa un bien neutre :

" Appréciez la danse ! " Avant de reporter toute son attention sur le fond de son verre. La puissante liqueur racla sa gorge quand il la descendit d’un trait, espérant qu’elle tuerait dans les même temps les insupportables crincrins d’une musique qu’il ne portait pas particulièrement dans son cœur. Se tournant vers le Barman, il commanda un double et en profita pour sortir son cellulaire, mirant d’un œil les résultats du Football. D’un regard, il suivit la progression de la belle et de son bête cavalier avant de se saisir du verre qui lui était proposé. Il ne lui faudrait guère longtemps pour le vider… " L’ami ! " Adressa t’il au Barman qui lui répondit avec courtoisie comme spontanéité… " Si je venais à, malencontreusement, amener mon poing au coin de la mâchoire de ce détestable personnage… M’arrêteriez-vous pour, disons, cent dollars ? " Toujours la même placidité dans la réponse de l’employé quand il mit en lumière le cruel déficit de gabarit dont il souffrait pas rapport à l’ancien receveur vedette des Aggies de Texas A&M. Ce dernier ne manqua pas de sourire. " Contentez-vous de dire « Fidelio » et je m’arrêterai de moi-même… " Il vida son verre d’une traite et ne manqua pas d’agiter sa tête pour faire, plus facilement, passer l’alcool. Ses cheveux blonds frémirent en bataille alors qui jetait un regard glacial vers les maladroites tentatives du danseur. " Préparez-moi la même chose… " Déclama t’il froidement en reboutonnant sa veste, prenant soin de rajuster sa cravate. Il s’avança d’un pas décidé vers la piste avant de tourner sur lui-même en claquant des doigts pour apostropher le Barman de son timbre puissant : " Et un nouveau Mojito pour la dame ! "

Serpentant entre les convives comme les tables désormais bien garnies, il prenait son de ne pas quitter le petit couple des yeux. Il sourit en se demandant si la jeune femme avait tout prévu de sa réaction. Si ce n’était pas le cas, elle pourrait bien être surprise… La musique l’irritait quelque peu tant elle n’entrait pas dans les canons de celle qu’il écoutait au quotidien, mais il se fit fort de s’adapter à la mesure pour chercher l’opportun moment d’intervenir. Ce dernier sembla intervenir quand la mesure se fit différente et que bon nombre de couples délaissèrent leur partenaire pour nouer leurs bras autour d’un autre. Néanmoins, celui de la douce eurasienne semblait se faire aussi collant qu’insistant, refusant de délaisser ce qu’il devait considérer comme une prise. C’est l’instant que choisirent cinq doigts pour se refermer sur son épaule et, d’une pression habituée à s’exercer pour ne point laisser échapper un ballon, s’enfoncer dans l’absence de muscle du malheureux danseur.

" Fort aimable à vous d’avoir accepté cette danse. " Il se fendit d’un sourire étincelant, jouant le rôle d’un homme sachant pertinemment combien sa chère et tendre pouvait aimer danser. Pas un instant, l’étreinte de ses doigts ne vint à se desserrer. " Navré de t’avoir fait attendre, Chérie… " Oui, oui. Chérie. Ce terme parfaitement désuet que n’employaient qu’entre eux les couples au long passé commun. " …Mais cela n’en finissait pas ! " Il agita de son autre main son téléphone portable frappé d’une pomme. " Tu sais comment sont nos affaires… " Il se montra désolé comme éploré, prenant finalement place aux côtés de la belle et relâchant l’épaule du pauvre homme. Il se contenta d’une poignée de main franche. De celles qu’il délivre en traitant ses affaires, capable de vous broyer les phalanges. " Un grand merci à vous en tout cas… " Il ne chercha pas à connaitre son nom, n’en ayant foncièrement pas grand-chose à faire. Il se contentait d’une expression allègre comme d’un large sourire. " Néanmoins… " Une insondable froideur vint à s’emparer de son regard alors qu’il levait un doigt semblant accusateur vers le pauvre homme. Il s’adressa à lui sur un ton glacial désormais : " Veillez à ne plus laisser trainer vos pattes sur mon aimée où je me ferais un plaisir de vous enfoncer quelques dents au fond de la gorge… Savourez bien cette soirée ! "

La fin de son propos fut allègre là où la première partie ne semblait relever que de la colère froide. Dénudé, le bas de son masque avait laissé transparaitre une agressivité incroyable au service d’un cou tendu à l’extrême. Maintenant, il n’y avait plus de la jovialité dans le sourire qu’il adressait au mal venu, gratifiant ce dernier d’une bourrade à l’épaule pour définitivement lui signifier qu’il pouvait prendre congé… Se tournant vers la jeune femme, il lui offrit un visage contrit et des yeux de gamin excité alors que son sourire témoignait d’un grand amusement. Espiègle, il se fendit d’une simple…

" En aurais-je... Trop fait ? " Adriel souriait grandement, prenant sur lui de ne pas rire à ses propres propos. Intérieurement, il espérait simplement qu’elle n’abhorrerait pas le rôle qu’il lui avait composé pour une comédie instantané. D’autant qu’il n’était, à la vérité, pas certain que le petit maigre ne revienne pas tenter sa chance sous peu… " Milady… " Il se fendit d’une parodie de salut, s’inclinant devant la jeune femme pour délicatement se saisir de ses doigts. Et dans un souffle déclamer : " M’accorderiez-vous cette danse ? " Iil  n’avait pas encore lu son visage ni entendu sa réponse qu’un retors mécanisme venait déjà de le frapper : celui de la peur… Bien que le rythme lui soit infiniment plus famillier, Adriel avait l’impression d’être un exécrable danseur... Toute sa belle assurance affichée depuis leur rencontre fondrait bien vite sur cette piste de danse. " Je tiens quand même à préciser que je suis un bien piètre danseur… " Marmonna t’il en cherchant à étreinte du mieux qu’il put sa belle cavalière. Gauche mais appliqué, il prit grand soin de ne pas la brusqué et déploya des trésors de délicatesse pour laisser ses paumes épouser ses reins comme ses mains… Sous son masque, le malaise semblait bien présent…  " Des fois que mon étreinte vous soit désagréable… " Il se tut immédiatement, jurant silencieusement sur la bêtise de son propos. Il n’avait pas vraiment besoin d’être perçu comme un satyre dans ses propos…
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Message posté : Sam 2 Nov 2013 - 11:27 Message
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Appréciez la danse... Il faut parfois sacrifier un peu de bon temps pour pouvoir mieux préparer et savourer le temps suivant. En l'occurrence, danser avec un homme aux pensées lubriques transparaissant dans sa gestuelle et sa respiration légèrement saccadée, pour mieux profiter de son lyrique inconnu par la suite. Le forcer à se dévoiler et à prendre un petit risque pour venir libérer sa belle de l'affreuse bête. Qui a dit que l'archétype de la princesse en détresse était dépassé ? Bien que la princesse en question était capable de faire don à son partenaire de danse actuel de l'incapacité de marcher en deux ou trois mouvements. Mais chut. Cela gâcherait le plaisir de se faire sauver par son preux chevalier masqué. La musique ne la gênait pas, sans qu'elle ne l'apprécie, n'ayant pas d'affinités naturelles avec. Ses parents avaient pris grand soin de l'habituer à presque tout type de musique, si bien que du classique au métal, en passant par le jazz, presque aucun des différents styles musicaux ne la dérangeaient. Même si certains restaient définitivement... Opaques à ses oreilles. Le rap, particulièrement le rap vulgaire, qui ne se targuait même pas de vers poétiques, se contentant d'enchainer insultes et instrumentales déplorables, en tête de liste. Autant dire qu'à côté, la musique de l'orchestre relevait de la tendre caresse.

Sydney pensait à tout cela pour oublier le bonhomme qui semblait apprécier la fermeté de son corps travaillé par des heures d'entrainement et, quand elle sentit sa main débuter la descente périlleuse de son fessier -pensait-il vraiment que la danse la déconcentrerait à ce point ?-, elle attrapa d'un geste élégant et rapide son bras qu'elle remonta sèchement. Et c'est ce moment-là que choisit son preux chevalier pour reprendre sa dulcinée. Quel sens du timing ! s'amusa-t-elle intérieurement. Il attrapa le cavalier intrépide en posant une main assurée -et, elle n'en doutait pas une seule seconde, dotée d'une poigne broyeuse- sur son épaule frêle, lâchant que c'était fort aimable d'avoir accepté cette danse. Il prétexta avoir été occupé par les affaires, ajoutant un petit "Chérie" qui arracha un nouveau sourire à la jeune femme. Ce jeu du chat et de la souris commençait vraiment à lui plaire. Aussi, ne s'offusqua-t-elle pas quand son preux chevalier rembarra son cavalier en le menaçant. En temps normal, elle aurait vivement protesté, voire se serait indignée d'un tel comportement. Mais elle ne pouvait s'empêcher de savourer cette victoire à juste titre, et ce, même si un lubrique individu en faisait les frais. S'il avait un joli portefeuille, il trouverait bien une nouvelle danseuse, au moins pour la soirée. Néanmoins, la Stevens s'étonna de l'agressivité, qui ne lui semblait plus tellement factice, de son sauveur, dont les muscles du cou étaient tendus d'une manière qui connotait d'un véritable agacement, et elle devinait qu'en cet instant, son regard devait être meurtrier. Toutefois, quand il se tourna de nouveau vers elle, elle eut le droit à des yeux rieurs et un sourire amusé. Et sur un ton espiègle, il demanda s'il en avait trop fait.

- Même si c'était le cas, je suis bien trop heureuse de vous voir revenir à moi, mon cher et tendre, répondit-elle d'un ton innocent, enchérissant sur le "Chérie". Rassurez-moi : les affaires marchent bien ? Il se fendit d'un salut plus burlesque qu'autre chose, s'attirant des regards courroucés des plus âgés et traditionnels danseurs, et saisit délicatement les doigts de la brunette. Et, lui répondant sur le même ton qu'il avait employé pour l'inviter, le murmure de la confidence -à un amant ?- sortit des lèvres de la demoiselle. Avec grand plaisir. Mon bon Satyre.

Le dernier adjectif était complètement gratuit, mais elle était sûre qu'à l'instant où leurs regards se croiseraient, il comprendrait qu'elle ne le pensait pas un seul instant. Et que cette attitude n'était pas pour lui déplaire, en vérité. Il confessa être un piètre danseur, mais Sydney sentit qu'il s'appliquait du mieux qu'il pouvait tout de même. Il posa ses mains au niveau du creux de ses reins. Après une hésitation d'une fraction de seconde, elle les replaça un peu plus bas, à la naissance de ses hanches, laissant par la suite ses propres mains se placer autour de ses larges épaules aux muscles tendus. Même après avoir été aidé dans le placement de ses mains, il n'était toujours pas à l'aise, c'était flagrant. Elle lui servit un regard intense après avoir vérifié la position de son précédent cavalier. Et avoir compris, du même coup, qu'il allait sans nul doute revenir à la charge pour reprendre cette sublime cavalière. Le tout avant de le diriger dans la danse. Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait avec quelqu'un n'étant pas coutumier de l'art de la danse. Il pouvait se vanter d'être chanceux que la musique qui passait en cet instant soit un simple slow, bien loin d'un rock qui l'aurait achevé -et probablement ridiculisé aussi-.

- J'ai connu pire, dirons-nous, lança-t-elle d'un ton plaisantin en désignant d'un mouvement quasi-imperceptible le bonhomme qui n'attendait que la prochaine mesure pour tenter sa chance une nouvelle fois. Et, pour être honnête avec vous, je n'ai pas tellement envie de quitter votre étreinte dans l'immédiat. Or, cet importun personnage compte bien venir à nouveau me demander une danse. Vous serez alors obligé de... Comment avez-vous déclamé cela ? Lui enfoncer quelques dents dans la gorge, n'est-ce pas ? Elle marqua une pause, son sourire arborant des allures moqueuses. Ma foi, une femme est toujours flattée qu'un homme se batte pour elle, mais cela m'ennuierait au plus haut point de vous apporter des problèmes en cette belle soirée. Je ne vois donc plus qu'une solution pour dissuader notre cher et intrépide cavalier masqué de rester bien gentiment dans son coin. S'il n'est pas idiot, bien entendu. Elle posa de nouveau un ton, avant d'enchainer avec un sourire à présent mystérieux : Voyez cela comme une récompense pour votre témérité.

Laissant glisser ses bras sur les épaules de son héros masqué pour souder ses mains derrière sa nuque, Sydney se dressa sur la pointe des pieds pour cueillir un petit baiser, sentant la barbe taillée de son cavalier la chatouiller un peu. Le genre de baiser que l'on fait à celui que l'on connait bien. Le genre de baiser destiné à un mari, qui sait que bien d'autres peuvent suivre en privé. Le genre de baiser habituel, pour dire bonjour, au revoir, ou encore en première récompense qui sous-entend qu'une autre encore plus agréable pourrait suivre. En bref, le genre de baiser qui laisse clairement penser qu'on a à faire à un couple. La Stevens reprit sa position originelle, plaçant ses bras autour des épaules de son homme, servant un regard amusé à son compagnon de fortune. Comme l'aurait fait sa femme, en vérité.

- Ne vous emballez pas. J'ai fait cela uniquement pour avoir la paix. Bon d'accord, c'était une semi-vérité. Elle ne l'aurait pas fait si elle n'en avait pas eu envie. Mais elle devinait qu'il laisserait cette semi-vérité tacite. Du moins, pour le moment. Et si, à présent, je vous autorisais à déclamer votre identité, quelle serait votre réponse ? Après tout, il avait largement relevé le défi, non ?

Le slow commença à ralentir -et ceci n'est pas qu'un mauvais jeu de mot se basant sur la dualité franco-anglaise !-, signe que la musique allait prendre fin incessamment sous peu. Sydney laissa le choix à son compagnon : soit il pouvait la trainer au bar et éviter de se ridiculiser dans une danse qu'il ne connaitrait probablement pas, soit il jouait avec le feu et tentait sa chance dans les mouvements coordonnés divers et variés en rythme avec la musique. Bien qu'elle se doutait de quelle option il allait choisir. Ou alors, peut-être allait-il la surprendre une fois de plus. A ses frais.
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Message posté : Sam 2 Nov 2013 - 15:28 Message
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Black Arm

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• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Bas les masques.


A croire qu’elle avait la surprenante faculté te toujours amener ses lèvres à se dérider en un étincelant sourire. Toujours cachée sous son masque, la mirifique demoiselle semblait réceptive à ses plaisanteries comme à toutes ces actions balbutiantes que le jeune homme pouvait bien lui servir. Car aussi surprenant que cela puisse paraitre, Adriel n’était en rien confiant dans sa démarche comme dans ses mots. Il se laissait – comme toujours dirons-nous – porter par un instinct féroce, un sens aigu des choses le poussant sur la voie de l’impulsivité. Et l’amenant, par fierté comme par défi, dans ses situations point enviables par instants. Mais il semblait s’en sortir avec les honneurs pour l’instant : son sourire l’indiquait comme tel en tout cas ! La partie de son visage sembla dès lors s’illuminer à la simple mention du ravissement de la jeune femme quant à son retour. Et Adriel de poursuivre dans son rôle absurde qui semblait, déjà, en agacer plus d’un alentours :

" Il m’est des plus désagréable de vous faire mentir, mais… Tendre n’est pas vraiment l’épithète qui me dépeint le mieux !  " Son have sourire illumina, une nouvelle fois, le doux visage nacré de la jeune femme. Après tout, elle devait bien le sentir désormais, à quel point il semblait tendu, épais et rude sous ce costume hors de prix. Non pas qu’un quelconque stress soit à l’origine de sa rudesse, simplement la conséquence d’exercices comme entrainement répétés lui ayant offert le luxe de muscles solides et développés au point de le faire paraitre… Ferme ? Sa confondante maladresse dans l’exercice de la danse lui donnerait, surement, son lot d’indication. Vint l’instant où elle le questionna sur les affaires. " A Merveille ! " Lui répondit-il avec franchise. Mais bien vite, son visage se modula sous la contrariété exagéré, comme si un détail parvenait à le chagriner. " A dire vrai, notre conseil d’administration m’épuise… Cette sempiternelle quête de la performance comme de la réduction des coûts… Figurez-vous qu’ils me proposent un plan de licenciement pour maximiser nos profits… Qu’ils aillent au diable, nous gagnons déjà bien assez ! " La chose pouvait paraitre surprenante quand l’on connaissait la réputation du bonhomme comme son surnom dans le milieu des affaires, mais Adriel se refusait toujours à sacrifier des salariés pour un tas de billets supplémentaire. Le fruit de ses années d’errance dans les bas-fonds du continent américain où il avait pu juger de l’importance d’un emploi dans un foyer, très probablement… S’il n’aimait pas particulièrement converser de son business, il fut ravi d’aborder un tout autre sujet. Mais il fit preuve d’une réaction parfaitement exagéré devant le qualificatif que lui servit la belle. Comme l’aurait fait un burlesque comédien. " Hé là… Bien triste opinion de moi… Mais dans ce cas… " Il laissa rouler ses yeux bleus sur le visage de sa cavalière, glissant sur sa nuque pour finalement se perdre sur sa poitrine. Avant de vivement animer sa nuque pour projeter son visage de biais, s’éloignant irrémédiablement de ce doux paysage. " Non ! Quoi que… " Ses yeux roulèrent dans leurs orbites pour, en quoi, jeter un regard au décolleté. Mais dans une déclamation comme réaction exagérée, Adriel s’en détourna une nouvelle fois : " Non… Définitivement non ! "

Sa moue semblait grincheuse mais son ton était des plus badin. A croire que ce personnage aux gestuelles bouffonesque aimait se jouer des apparences pour livrer une acerbe et permanente critique de sa propre personne. Il lui servit un petit rire franc, de ceux que l’on laisse éclater quand l’on se sait ridicule au plus haut point. Puis, ce sempiternel sourire concluant ses plaisanteries plus ou moins drôles. Son registre d’acteur pouvait sembler des plus inépuisable ! Bercé par la musique et guidé par la jeune femme, le capitaine d’industrie savourait l’instant, se mettant même à apprécier les notes jouées par l’orchestre assemblé pour l’occasion. Cherchant à se faire agréable dans son étreinte et le moins gauche possible dans ses pas, il accueillit avec satisfaction la remarque de la demoiselle. Mais il pensait, à tort ou à raison, qu’elle mentait un peu… Il ne devait guère y avoir plus mauvais danseur que lui !

" Je n’ai pas la moindre envie de vous voir la quitter également… " Murmura t’il en réponse à la jeune femme… L’expérience était pour lui aussi troublante qu’enrichissante mais elle avait le mérite de lui offrir un de ces moments magiques que seules ces grandes soirées aux décors romantiques savaient sublimer. Il sourit en la voyant reformuler ses menaces à l’encontre du prédateur alentour, servant à la douce un visage catégorique sous son have masque quand ses mots se firent implacables quoi que badins : " Et je maintiens toutes les menaces que j’ai pu adresser à ce détestable personnage ! " Comme s’il pouvait, objectivement, le décrire d’une autre façon… A la vérité, il ne connaissait pas le moins du monde ce jeune homme et il aurait bien pu être des plus charmants et de bonne compagnie qu’il n’aurait pas changé son portrait d’un iotat. Adriel avait le don de la radicalité. Temporairement toutefois. " Ne vous inquiétez guère de ce genre de problème… " Il se fendit d’un monstre sourire, comme si la perspective d’émailler cette soirée d’un semblant de bataille ne l’effrayait guère. " Néanmoins, je vous accorde que le spectacle ne serait, surement pas, au gout des autres convives… " Euphémisme tant ces derniers l’avaient fusillé du regard pour son manquement aux convenances. Et puis, n’étais ce pas un Gala ce Charité en faveur de la paix ? Ou d’autre chose… ? Adriel n’en avait pas réellement le souvenir à dire vrai, son attention était pour le moins troublée par de beaux yeux verts aux flavescentes paillettes d’or… " Vous attisez ma curiosité… "

Euphémisme également. Entre deux pas de danses, le propriétaire de Veidt Enterprises se laissa griser par le doux parfum de sa cavalière entreprenante. D’eux même, ses yeux se voilèrent dès l’instant où une douce étreinte vint à masser sa nuque. Leurs lèvres se touchèrent et le jeune homme savoura un court instant des saveurs aussi fruitées que délicieuses. Ce prélude à la tendresse lui fut des plus agréable, tout comme le visage dissimulé sous un have voile de nacre qu’il se mit à tendrement mirer à la conclusion de ce doux baiser… Il aurait bien pu se mettre à désirer ce doux manège, ces habitudes héritées d’une longue et amoureuse relation. Les mots de la belle le firent toucher terre, une terre qu’il n’avait, toutefois, jamais réellement quitté.

" Cela coule sous le sens... " Il se fendit d’un sourire aussi étincelant que rieur, se penchant plus encore vers la belle pour lui murmurer au creux de l’oreille : " Croyez bien que j’en aurais fait de même… " Avec, surement, bien moins de subtilité. Mais cela aussi devait couler sous le sens… Il l’imaginait en tout cas. Et voilà qu’elle souhaitait désormais connaitre son identité. Coïncidence ou pas, c’est l’instant que choisit l’orchestre pour se fendre d’une nouvelle musique. L’échappatoire idéale en somme… Néanmoins, Adriel semblait aimer les défis – comme toujours – tant il étira son sourire alors qu’il serait plus encore la jeune femme contre lui alors qu’il animait ses pas pour la guider dans une nouvelle danse que, cette fois, il semblait connaitre. Maladroitement, toujours, mais connaitre… " Je m’en voudrais de vous priver du plaisir de danser… " Adriel avait l’impression que s’était un exercice apprécié par la jeune femme. Aussi, il se faisait fort de se plier à ce plaisir, gageant qu’elle apprécierait peut être l’effort comme l’audace. En dépit de ses gauches talents. " A la réflexion… N’est ce pas paradoxal de demander à un homme masqué qui il est ? " Il lui servit un charmant sourire. Après tout, si elle appréciait le masque, peut être qu’elle abhorrerait l’homme caché derrière. Il sembla la sonder de ses yeux d’un bleu d’acier et garda le silence pendant de longues mesures. A ses yeux, il n’y avait plus que les siens alors qu’ils tournaient sur la piste à un rythme ne laissant pas vraiment de place à ses errances. Et, sans parvenir à se défaire du doux spectacle de ses pupilles, le jeune homme vint à déclamer :  " Adriel Veidt. "
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Sam 2 Nov 2013 - 23:57 Message
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Son commentaire sur le "tendre" ne fut visiblement qu'à moitié de son goût. Sydney était prête à parier que s'il avait prononcé par les lèvres d'un ou d'une autre que la jeune femme qui était sa cavalière de la soirée, il aurait refusé purement et simplement le qualificatif. A son comportement face au pauvre hère qui avait osé lui demander une danse, et au toucher des muscles tendus, bien cachés sous un costume trois-pièces, par un entrainement qui devait être quotidien, elle devinait qu'elle n'avait pas à faire à un enfant de coeur qui se laissait marcher sur les pieds, sans faire face à une brute écervelée, sa dextérité à la langue de Shakespeare la prouvant largement. Il enchaina, répondant à sa question sur ses affaires. Elle avait dit ça en plaisantant, si bel et bien qu'elle se demanda s'il était sérieux en racontant son anecdote sur les employés conservés, en refusant une liasse de billets alléchante. Elle repensa à tout ce qu'il avait dit. L'aïeul qui s'était fait porter malade en tête de liste. Oui, ça avait l'air plausible. Son comportement assuré était celui d'un féroce entrepreneur. Toutefois, elle se demanda si sa petite anecdote sur son CA était vraie. Soit elle l'était, et dans ce cas-là, la Stevens ne regrettait décidément pas de ne pas l'avoir envoyer bouler au bar, soit elle était fausse, et il l'avait étonnamment bien comprise. Enfin, ce n'était pas comme si elle avait tenté de cacher son caractère après tout et son dégoût face à la richesse et le profit à tout prix devait être assez flagrant.

- Les joies de l'administration... Vous consommez combien de tubes d'aspirine après chaque conseil, vous ? plaisanta-t-elle avec un petit rire, ne connaissant que trop bien ces sempiternelles et interminables réunions, autant pour la gestion de son groupe que pour celle de son école. Et, en toute honnêteté, elle n'aurait su dire laquelle des deux était la plus compliquée. Les jeunes Supers, ça fait souvent des boulettes. Il s'amusa du titre de satyre qu'elle lui avait envoyé dans les gencives, rentrant parfaitement dans le rôle en roulant les yeux dans des endroits inappropriés. Elle eut presque envie de poser son index droit entre ses deux yeux pour le forcer à regarder ailleurs, mais diriger la danse l'en empêchait. Quand il joua le rôle de l'indigné et féroce chevalier se consacrant corps et âme à sa dulcinée, il arracha de nouveau un petit rire à la demoiselle, se fendant d'un large sourire quand il entendit l'inquiétude de sa cavalière qui ne voulait pas le mettre dans les ennuis en se targuant d'une réplique digne de n'importe quel film un tant soit peu cliché. Mais le cliché est appréciable parfois, non ?

S'ensuivit la tendre caresse du baiser. Il répliqua à son avertissement que c'était plus qu'évident et que, bien entendu, il en aurait fait de même. Mais ce petit murmure à l'oreille de la brunette eut le mérite de lui faire courir un frisson sur l'échine. Depuis combien de temps ne lui avait-on pas susurrer de la sorte de tendres mots ? Elle restait plutôt fermée dans sa vie sentimentale, refusant de passer pour une femme facile, sans pouvoir engager une relation quelconque à cause de sa double-vie. Elle aurait pu chercher un compagnon dans la Légion, ou parmi les quelques Supers Indépendants qu'elle connaissait, mais... Ils représentaient plus une famille ou des collègues de travail qu'autre chose. Il était déjà arrivé qu'un soir par-ci par-là, avec certains avec qui elles possédaient des affinités toutes particulières, que des soirées plus qu'agréables se soient déroulées. De la à avoir une relation stable avec l'un d'eux... Il y avait un fossé d'une profondeur abyssale. Une fois de plus, son chevalier masqué s'amusa à la surprendre en restant sur la piste pour continuer à danser. Même si cela était loin d'être parfait, il s'en sortait beaucoup mieux. Il semblait apprécier les danses plus soutenues, avec un peu plus de répondant. Ce qui correspondait bien à ce qu'il acceptait de dévoiler sur son caractère, en vérité. Sa main gauche enserrée dans celle de son preux inconnu, sa droite sur son épaule tendue, elle se laissait à présent guidée par ce fougueux personnage qui donnait le tempo -tout en suivant celui de la musique-. Il répliqua à sa proposition qu'il était peut-être paradoxal de demander à un homme masqué qui il est.

- Seriez-vous en train de vous faire désirer ?

Elle scruta profondément les yeux aux iris d'un bleu métallique, sombre, cherchant à mettre à nue cette identité qui se cachait derrière ce blanc nacré aux dorures travaillées. Un silence s'installa entre les deux danseurs. Un silence tendu. Bien loin de la tension que l'on ressent quand la colère nous empare. Non, c'était un tout autre genre de tension qui s'installait là. Celle de la séduction. Celle de deux êtres, deux électrons libres aux charges changeantes, s'attirant inexorablement pour se repousser une fois trop proches, recommençant inlassablement ce manège jusqu'à trouver la bonne distance. Le tout sublimé par un décor des plus romantiques, collant parfaitement à la situation par sa décoration d'outretemps. Et alors que leurs deux regards coulaient l'un dans l'autre, un contact fusionnel, uni, des syllabes franchirent les lèvres du cavalier. Adriel Veidt. Embrumé par l'intensité du moment, le cerveau de Sydney, eut dans un premier temps, quelques difficultés à interpréter l'information. Qu'est-ce que c'était que ça, Adriel Veidt ? Ah oui, son nom. Des échos remontèrent du fond de sa mémoire. Un Golden Boy qui faisait la joie de la presse people. A la tête de Veidt Entreprises. Marchand d'armes. Marchand de mort. La Stevens sentit de nouveau un frisson parcourir son échine, plus intense cette fois-ci, alors que son sourire se fanait pour laisser place à un masque d'horreur, en-dessous du vénitien. Par simple réflexe, elle se libéra de l'emprise du jeune homme à la chevelure blonde cendrée qui lui semblait, à présent, abominable. Ébahie, elle se toucha du bout des doigts les lèvres.

- Non... Non... Comment avait-elle pu tomber sous le charme d'un être aussi sordide ? Aussi cynique ? Aussi terrible ? Elle aurait du s'en rendre compte au moment où des menaces avaient franchi ses lèvres ! Mais non, idiote qu'elle était, elle s'était laissée aller. Quelle honte ! Elle déshonorait son nom de Stevens, mais aussi de Corbeau, son héritage même, en fricotant avec un tel individu ! Elle cligna des yeux rapidement, observant une seconde son interlocuteur avant de lâcher : Je dois m'absenter. Veuillez m'excuser.

Et sans un regard de plus, elle tourna le dos à son compagnon de soirée... Non, elle ne pouvait plus le qualifier ainsi, désormais. Cette soirée n'avait jamais existé, n'était qu'une mascarade. Elle ne comprenait même pas comment son CA avait pu l'envoyer dans un tel gala en sachant pertinemment qu'elle serait masquée, et donc, beaucoup moins efficace pour faire bonne figure et attirer des investisseurs. Elle se dirigea donc vers la sortie, où un majordome tenta de l'arrêter en s'interposant. Mauvaise idée de vouloir stopper une Stevens en furie. D'un geste fluide, elle décala le bras de l'homme qui avait pourtant l'habitude d'arrêter des gens qui partaient sur un coup de têted'un ample mouvement, ignorant royalement ses injonctions. Une fois sortie, après quelques mètres, persuadée qu'aucun regard ne la verrait ici, elle ôta son masque comme s'il était une malédiction et le jeta d'un geste rageur dans la pelouse entretenue du Star Park.

La nuit avait finalement pris place, berçant Star City de sa voûte étoilée, une légère brise arrachant un doux murmure aux feuilles aux teintes orangées pour certaines. Plus personne ne trainait dans le parc à cette heure-ci, mis à part quelques clodos ronflant sur des bancs après avoir vidé un cubit de vin rouge au goût acide, mais procurant une sensation de chaleur bienvenue quand on n'a pas de couverture, mais uniquement un simple et piètre carton à disposition. Sydney laissa son regard vagabonder sur l'étendue stagnante sur sa gauche. Personne ne la dérangerait ici. L'esprit ailleurs, elle laissa ses jambes la porter jusqu'au lac artificiel au rebord pavé. Une fois dessus, elle ôta ses talons, perdant par la même quelques centimètres -rien de bien gênant en soi, bien au contraire-, avant de s'asseoir et de laisser la pointe de ses pieds goûter l'eau glacée. Le contact n'était pas des plus agréables, mais eut au moins pour mérite de la sortir de sa torpeur. Elle leva son visage, observant les myriades d'étoiles étincelantes, savourant l'air frais de la nuit qui emplissait ses poumons. Elle ferma lentement ses paupières, se laissant transporter par ses souvenirs. Et dire qu'il y a plusieurs mois, elle se trouvait dans cette étendue déserte, sans son, sans chaleur, sans consistance, qu'était l'espace. Un nouveau frisson fit frémir ses épaules, à cause de ses pensées intemporelles, mais aussi à cause du froid qui l'entourait, bien loin de la température agréable qui régnait avant son entrée dans le chapiteau. Elle pouffa, un petit sourire cynique lui échappant malgré elle.

- On peut dire que j'ai le nez creux avec les Hommes...

On ne pouvait pas qualifier la Stevens de chanceuse en amour. Chose démultipliée par le secteur dans lequel elle avait étudié. Les futurs professionnels de santé n'étaient pas exactement les plus prudes personnes. Bien loin de là. Bien qu'à l'époque, ce n'était pas pour lui déplaire. Mais, avec la trentaine qui s'entamait tranquillement, et Georges qui lui faisait parfois la remarque, mi-taquin, mi-sérieux, elle devait avouer que la perspective d'une relation durable, stable, l'enchantait, se faisait de plus en plus présente, désirée, dans son esprit. Comme un rêve inaccessible à cause de son sacrifice pour les autres. Oh, elle ne remettait pas en cause ceci. C'était un choix qu'elle avait fait en âme et conscience, et elle ne reculerait jamais si elle devait le refaire. Mais combien de choses devrait-elle sacrifier encore ? Sur combien d'hommes décevants devrait-elle s'échouer ? Un profond soupir s'échappa de ses lèvres, la ligne de ses épaules s'affaissant un peu, à peine soutenue par ses mains posées contre le rebord pavé derrière son dos.
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Message posté : Dim 3 Nov 2013 - 4:59 Message
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Bas les masques.


L’étreinte qu’ils s’autorisaient tous deux avait le don de plaire au jeune homme. Si bien qu’il aurait très bien pu se faire à l’habitude de démultiplier la chose avec sa douce cavalière. Elle réussissait à la faire prendre gout à un exercice qu’il avait fort longtemps détesté par la simple saveur de son sourire, le simple spectacle de ses doux yeux. Il aurait très bien pu se perdre fort longtemps dans cette mirifique contemplation. Mais alors que la musique l’entrainait toujours plus sur le rythme de l’affection, il la trouva badine et mutine quand elle questionna ses maux de crâne en clôture des sempiternels Conseils d’Administration. Il en conclut qu’elle était, également, coutumière du monde des affaires et qu’elle jouissait de valeurs semblables aux siennes. Quand bien même il prenait grand soin de les masquer sous un masque de requin pour garder l’avantage dans un milieu de l’armement qui n’autorisait pas la faiblesse comme le doute. Il lui renvoya un sourire tout comme quelques mots lâchés sur le ton de la douce galéjade : " J’en suis arrivé à un point où il n’est plus de médecine capable de me soulager…  " La chose n’était pas totalement erronée. Et le Playboy Milliardaire de poursuivre sur sa lancée : " Invariablement, j’éprouve le désir de m’entrainer à en souffrir pour exsuder tous le dégout qu’ils ont su m’administrer…  " Quand se terminaient ces effroyables journées, il n’était point rare de le voir passer plus de temps sur ses bancs de musculation comme sur un sac de frappe. Quand il ne chaussait pas ses baskets pour avaler l’asphalte dans des courses effrénées. Sportif jusqu’au bout des ongles, Adriel trouvait dans l’effort le moyen d’expulser tous les actes qu’il réprouvait mais que son rôle lui obligeait à accepter. Les changements qu’il opérait, progressivement en sous-main seraient peut-être un jour capable de le faire se regarder dans une glace sans éprouver le moindre malaise. Aussi infime soit il… Mais la chose n’était pas encore d’actualité…

Il savoura le moment présent les unissant dans une tension propre au jeu de séduction. Ses mots provoquèrent l’intérêt d’une nymphe qui ne manqua pas de le moquer. Mais déjà, toute son attention se trouvait accaparée par le mirifique spectacle d’un regard dans lequel il aimait à se noyer. L’instant était sublime, intemporel et éternel dans sa beauté alors que le monde semblait s’être arrêté de tourner pour les deux jeunes gens amourachés. Il ne suffit que de deux mots. Deux mots qui soufflèrent l’édifice mirifique comme la brise eut soufflé un château de carte. Il sentit ses muscles se nouer, ses épaules se tendre alors que les traits de la belle passaient du bonheur à l’horreur. Il sentit toute chaleur déserter son corps pour ne lui laisser que l’apparente d’un pantin de glace. Il se figea de stupeur comme d’accablement quand elle se défit de son emprise. Il souhaitait hurler, lui déclamer de rester mais pas un son ne vint à passer l’étau de sa gorge qu’un simple geste avait réussi à nouer. Adriel venait de lire tout le dégout qu’il avait su lui inspirer alors qu’elle tâtait du bout de ses doigts les lèvres qu’il avait embrassé. Elle semblait aux portes d’un cauchemar, cherchait à s’éveiller dans la répétition des battements de ces cils. Autant de désagréables échardes qu’elle vint figer dans son âme comme de perfide lame qui lacérèrent… Quoi donc au juste ? Chacune des négations qu’elle se mit à déclamer le tourmenta plus qu’il ne l’eut imaginé et son absence totale de regard alors qu’elle le fuyait achevait de le convaincre qu’il souffrait de ses réactions. Le voilà maintenant seul au milieu d’une piste de danse hantée par un fantôme et peuplée par des couples trouvant sa solitude dérangeante. Il la mira s’éloigner, ne la perdant des yeux qu’un instant où fut prise sa décisions.

" Laissez moi deviner… Stanford? " Il n’avait pas eu grand mal à la retrouver, le parc alentour s’affichant comme désert ou presque. A croire que le temps était aux ambiances romantiques. Les marbrures dans le ciel comme les étoiles naissantes donnaient au lac une enchanteresse apparence. Bien plus agréable que les mots d’Adriel aux oreilles de la jeune femme, probablement… " Baylor ? " Deux verres en mains, il déclamait un nouveau nom d’Université prestigieuse. De celle dont il savait les Professeurs particulièrement hostiles à la vocation comme aux méthodes marketing de son entreprise. " Harvard peut être ? " Il avait maintenant la certitude que la jeune femme était d’un milieu des plus aisé, tout autant que le sien si ce n’est plus. Un verre d’alcool dans chaque main, il avait pris son temps pour la retrouver mais ne s’attarda pas sur son visage dévoilé. Tout comme le sien désormais. Il ne pouvait la regarder alors qu’elle ne semblait éprouver que mépris et dégout pour lui. Il ne savait pas si la jeune femme avait, autrefois, fréquenté l’un des trois établissements qu’il avait présenté, mais il était maintenant à sa hauteur. Déposant un verre à sa merci, il souffla dans un sourire qui n’avait plus rien d’étincelant : " Vesper… Un simple Mojito n’aurait pas aidé à vous requinquer. " Au shaker, trois mesures de Gin Gordon's, une mesure de vodka, une demi mesure de Kina Lillet, servi frappé avec un citron zesté très fin. Un cocktail très James Bond mais bien plus consistant et à même d’aider la jeune femme à traverser la situation dans laquelle il l’avait plongée. Il se tourna pour laisser la douce se remettre de ses émotions, admirant le paysage comme la quiétude alentour. Quel plaisir de ne plus porter ce masque, d’enfin pouvoir sentir le vent sur sa peau… " Le voilà… Ce regard… " Glissa t’il dans un souffle alors que ses yeux bleus se posaient sur le faciès de la jeune femme. Son double whisky ne serait pas de trop pour l’encaisser mais il se fit fort de la devancer, arguant : " Je le vois si longtemps, visages après visages… Vous me méprisez tous… « Marchand de Mort »… « Marchand de Mort »… Un homme sans honneur pour une entreprise sans honneur.  "

La chose était avérée, confirmée par la plupart des personnages qu’il avait bien pu croiser. Tous le regardaient comme s’il était le plus répugnant des monstres. Charlie en avait fait de même récemment. La chose était toujours plus désagréable quand le mépris venait de personnes qu’il estimait comme appréciait. Mais la presse s’était fait les choux gras de son activité comme de sa vocation, lui offrant une détestable publicité. A qui la faute ? Ne l’avait-il pas cherché en figeant sur son visage ce cynique masque de marchand d’arme pour survivre dans un milieu des affaires ne pardonnant aucune faiblesse ? Au point de s’oublier lui-même… Peu de gens semblaient en mesure de comprendre qu’il n’avait point fait cela par choix mais par devoir. Pour assurer à son entreprise la conservation des contrats qui lui assurait de fournir les Défenseurs d’une Paix qu’il, de son côté, entendait bien conserver comme pérenniser.

" Avez-vous déjà entendu parler d’Equilibre de la Terreur… ? " Murmura t’il à la jeune femme, faisant tourner son verre dans sa paume… Une doctrine de stratégie militaire de dissuasion nucléaire selon laquelle l'utilisation à grande échelle de l'arme nucléaire par l'un des deux belligérants provoquerait la destruction des deux camps. Une forme extrême de la dissuasion nucléaire où les bénéfices d'une attaque seraient invalidés par les pertes, puisqu'il y aurait annihilation de chacun des antagonistes. A son niveau, Adriel usait de cette doctrine pour participer au pacifique équilibre du monde. " Ceux qui affirment que la paix n’a guère besoin des armes mentent. La Paix nécessite des outils de mort suffisamment intimidant pour que personne ne se risque à la briser sous peine d’être annihilé… " Il but une longue gorgée de son scotch en regardant au loin, en regardant les gratte-ciels comme les lignes d’arbre de ce parc où résonnait la quiétude. " Tout ce que l’on peut raconter, sur Veidt Enterprise… Tous les ragots visant à affirmer que nous cédons nos armes au premier gros chèque venu… Ils sont faux, Miss… Foutrement faux. " Ses yeux s’inclinèrent vers son verre, mirant le contenu ambré agité par le mouvement permanent de ses doigts. Son regard vint bien vite trouver celui de la belle quand il affirma avec force et conviction : " Nous n’oublions pas pour qui nous travaillons… J’en fais une affaire personnelle et n’équipe au mieux que les artisans de la pays. " Une formule courtoise pour définir l’armée du Pays l’ayant vu naitre comme grandir. Piquant pour décrire une armée ayant usé de deux engins atomiques pendant la seconde guerre mondiale et balancé des tonnes d’agent orange comme de napalm sur les populations vietnamiennes… Malheureusement pour lui, Adriel n’avait pas la main sur tout ce qui pouvait bien se tramer dans les coulisses de son entreprise. Mais ça, la jeune femme l’ignorait tout autant que lui. Adossé au petit muret les séparant du lac, il laissa sur elle courir son regard plus vide qu’auparavant, reprenant son propos sur un timbre visant à l’explication sans tomber dans l’abandon de ses responsabilités :

" D’aucun disent de moi que je suis le mal absolu... " Par extension, ce propos s’appliquait à son entreprise. Si ce n’est à elle uniquement. Adriel haussa mollement les épaules avant de marmonner : " Mais j’imagine que je suis un mal nécessaire… " S’était sa vision du monde comme sa vision des choses, une conviction profonde et détestable qui permettait encore de se regarder dans un miroir. Il chercha à se redresser, visant à reprendre la forte position qui fut la sienne lors de leur principale rencontre. L’homme sous le masque avait bien réussi à la séduire après tout. Et il n’avait fait qu’être lui-même. " Je sais mon propos détestable et mon argumentaire abominable, faisant assurément de moi un être ignoble… " Adriel avait pleinement conscience que c’est ce qu’elle devait penser de lui, formatée par les différents articles de presse qui avaient, déjà, dû peindre de lui un sanglant portrait.  " Je suis simplement honnête. C'est notre monde qui est ignoble. " Il serait extrêmement difficile de lui prouver le contraire. Plus encore à la face de ce chapiteau richement dressé pour rappeler à la classe la plus aisée son simple devoir de solidarité. Le jeune homme en avait terminé de son propos mais n’avait pas achevé ses paroles. C’est ainsi qu’il se fit fort de prononcer : " Voilà toute les choses que je tenais à vous déclamer. Car aussi surprenant que cela puisse vous sembler… " Il lui sourit mornement tant sa fuite échevelée l’avait éploré. " Votre perception ne m’est pas indifférente. "
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Dim 3 Nov 2013 - 14:33 Message
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Le calme. La paix. Le silence de la nature, à peine brisé par les spectres sonores du chapiteau animé qui semblaient vouloir l'empêcher d'oublier celui qu'elle avait fini par apprécier au cours de la soirée. La fraicheur de la nuit, l'humidité doucement agitée dans un frêle soupir. Son visage fixement dirigé vers les étendues infinies du ciel étoilé, paupières toujours closes, Sydney parvenait enfin à se détendre. A sortir ce personnage manipulateur de sa tête. Ou plutôt, à l'enfoncer profondément derrière une couche de logiques et de pensées aussi diverses que variées, à étouffer son image masquée, son odeur enivrante, sa voix rassurante, sa carrure enchanteresse. Seule, elle se fit la réflexion que cela faisait bien trop longtemps qu'elle ne s'était posée ainsi, sans autre plaisir que celui de sentir la nature environnante. Même si celle-ci était plutôt artificielle, plantée au milieu d'une ville composée de vitres, de métal, de goudron et de béton. Elle ouvrit les paupières lentement, observant la lune qui devait se refléter sur l'étendue calme et sombre du lac, pâle copie déformée par un remous d'un poisson trop vivace. Il y a même des poissons là-dedans ? La Mairie de Star City ne reculait décidément devant rien pour offrir des instants de paix à ses citoyens.

Puis, alors que ses yeux décryptaient tranquillement chaque cratère, chaque trace salissant la clarté grisâtre lunaire, sa voix résonna de nouveau. Les muscles de la Stevens se tendirent presque instantanément, comme une réaction physiologique aux ondes sonores qu'elle venait de percevoir. Il était là. Derrière elle. Probablement sans son masque. Elle savait déjà à quoi ressemblait le Golden Boy de Veidt Entreprises. Mais elle ne put s'empêcher de se demander s'il dégagerait le même charme naturel sans son masque d'une pureté blanchâtre, cachant l'horreur de sa personne, la corruption noirâtre de son âme. Qui peut vendre des engins de mort et se regarder dans la glace, tout en ayant de l'amour-propre ? Elle ne se tourna pas, se contentant de baisser la tête pour plonger son regard dans l'eau reflétant un ciel qui lui paraissait, à présent, peuplé de ténèbres, bien loin de la représentation idyllique qu'elle s'en faisait quelques secondes plus tôt. Sa voix grave citait des noms d'université prestigieuse, plus proche à chaque fois. Elle se leva à son approche, toujours pieds nus, ses talons à côté d'elle. Il lui tendit un vesper, cocktail à la naissance assez atypique, devinant qu'un simple mojito ne lui aurait pas suffi. Elle l'observa, ne laissant aucune émotion transparaitre tant dans sa gestuelle que dans son regard, avant de s'en saisir. Il marquait un point. Elle avala une gorgée, accueillant à bras ouverts la chaleur que lui procurait la boisson. Qui balaya la boule qui s'était formée dans sa gorge au passage.

- Rien de tout cela, murmura-t-elle d'une voix plus faible et enrouée qu'elle ne l'avait voulu. Je suis née à Star City, et j'y suis restée pour étudier. Si cela pouvait sonner comme un relent de fierté citadine, il y avait, en vérité, une autre raison à sa présence quasi-permanente dans la ville. Elle aurait très bien pu se tracer un chemin parmi toutes ces universités prestigieuses, ses capacités intellectuelles n'étant pas en reste, mais elle avait choisi de rester dans le berceau de sa naissance pour une raison : Star City était un foyer à Supers. Autant bons que mauvais. Et elle n'aurait pu se regarder dans la glace en abandonnant sa chère cité. Le Corbeau II était un pilier parmi les Héros de tout poil, membre fondateur de la Légion qui avait pris la suite du Corbeau premier du nom. En délaissant sa ville, elle aurait craché sur l'héritage de son père, qu'elle avait choisi de reprendre en dépit de l'interdiction de son paternel. Sa décision de rester à Star City pour étudier coulait sous le sens en sachant tout cela. Mais bien peu de ses connaissances connaissaient sa double-identité, si bel et bien qu'on la prenait pour une idiote d'être rester dans un lieu ne lui permettant pas de développer son potentiel intellectuel à plein régime. Chose qu'ils avaient pensé jusqu'à voir le développement de son groupe.

Leurs regards se croisèrent de nouveau. Elle eut un pincement au coeur en voyant qu'il était aussi charmant sans son masque, peut-être plus avec son sourire qui avait tout de même perdu de la superbe. Avait-il été affecté par la froideur de la jeune femme ? Ou, une fois de plus, n'était-ce que subterfuges et manipulations pour attraper sa proie et combler ses désirs de mâle volage ? Adriel soupira en voyant l'expression de la Stevens, visiblement habitué à cette image de "Marchand de mort" qui lui collait à la peau. Puis il demanda à la brunette si elle connaissait le principe de l'équilibre de la Terreur. Evidemment, quelle question. Bien qu'elle se doutait qu'il parlait de celui à l'échelle mondiale. Elle le vivait quotidiennement. Pourquoi le Cartel Rouge et la Légion des Etoiles étaient tous deux encore debout ? Tout simplement car une guerre sanglante les annihilerait tous deux. Des informations circulaient sur les identités véritables des Supers, et chaque opération était menée avec une finesse sans commune mesure pour ne pas déclencher un conflit ouverte à même de mettre le monde à feu et à sang. Certes, il y avait eu... Certaines exceptions. L'assaut sur la Tour de la Paix en tête de liste. Sydney en vivait un exemple flagrant quotidiennement avec son grand-père. Tzin Ming était loin d'être un personnage inconnu, mais chacune de ses opérations illégales était couverte de telle sorte qu'il était impossible d'accumuler la moindre charge contre lui. Mais s'il tentait d'assassiner sa petite-fille, qui saurait plus que probablement se défendre face à d'éventuels agresseurs, il se condamnait tout seul. Et ce n'était qu'un exemple parmi tant d'autres.

Adriel marquait un point en déclarant que ceux qui pensaient que la paix se faisait sans armes étaient des menteurs. La Stevens aimait se bercer d'illusions face à cette immonde vérité, et penser que son utopie, celle d'un monde en paix désarmé, serait un jour possible. La réalité était, bien entendu, toute autre. Il continua, soutenant mordicus que toutes les rumeurs prétendant que des armes étaient vendues au premier venu étaient totalement fausses et qu'il n'oubliait pas pour qui il travaillait : sa patrie. Mais la patrie peut-elle se vanter de ne faire aucune erreur ? N'était-ce pas elle qui avait bombardé le Japon à grands renforts d'armes dévastatrices -ce qui avait, certes, mis un terme à une guerre sans fin- ? Au fur et à mesure qu'il continuait son plaidoyer, elle sentait ses réticences, ses à priori, chuter les uns après les autres. Probablement charmée plus par l'homme que par sa profession. Elle cligna des yeux, tentant vainement de se reprendre. Depuis quand fondait-elle de la sorte aux charmes d'un individu aussi répugnant que lui ? Et pourtant... Elle sentait dans sa voix, dans son regard, une petite étincelle qui semblait pleine de vérité. Il croyait en ce qu'il disait. Il voulait prouver qu'il n'était pas aussi détestable que le laissait penser sa réputation, son métier. Et quand il acheva en déclarant que l'avis de la jeune femme lui importait, elle eut du mal à retenir un petit sursaut de surprise. Silencieusement, elle laissa son regard le détailler, son sourire morne, son regard qui semblait las de ces affreux préjugés qui le poursuivaient. La brunette but une nouvelle gorgée, avant de lâcher :

- Qu'est-ce qu'un homme comme vous fait-il dans un tel milieu ? Pourquoi fallait-il qu'un être aussi cultivé, qui semblait si attirant, soit obligé d'exécuter une telle besogne ? Le monde a beau être ignoble, comment pouvez-vous décemment participer, en âme et conscience, à la préservation de cette horreur ? Elle marqua une pause, son regard fouillant celui de son interlocuteur. Les... Produits que vous réalisez ont beau être au service de la Patrie, ils restent des abominations. Ils ont beau être du bon côté de la balance, ils distribuent la mort. Elle-même se battait avec des armes, mais elles étaient toutes non-létales. Les lames de ses sabres étaient inversées, son pistolet-grappin était un simple taser, elle disposait d'un arsenal de grenades aux effets divers et variés, des fléchettes tranquillisantes... Elle ne s'imaginait pas tuer un criminel. Sauf un, mais elle refusait d'y penser pour le moment. Ne craignez-vous donc pas que tout ceci ne vienne à corrompre votre âme elle-même ?

Elle s'approcha un peu plus de lui, posant sa paume gauche au niveau de son palpitant. Malgré le costume, elle pouvait sentir la chaleur qui émanait de son corps. Sans quitter un instant son regard, elle continua d'une voix tranquille, qui devenait de plus en plus douce sans même qu'elle ne s'en rende compte.

- Ce coeur, battant, plein de vie, il est humain. Il peut apporter la bonté, la félicité, la générosité. N'avez-vous donc pas peur de perdre votre qualité primaire, celle qui vous permet d'être un être à part entière, plutôt qu'une bête ? Ne pensez-vous pas qu'apporter la vie est de loin préférable que contribuer à la mort, même de personnes aux désirs inconcevables et à l'esprit corrompu ? Elle baissa son visage quelques instants, toujours aussi proche de lui, cherchant ses mots. Adriel... souffla-t-elle, sa voix se mêlant à la brise et au bruissement des feuilles environnantes, Que vous dit votre coeur d'homme en cet instant ? Elle releva la tête, plongeant ses prunelles aux dorures pleines de vie dans les iris bleu métallique du jeune homme.

Plus loin, dans le sillage des arbres, des silhouettes se mouvaient silencieusement dans l'ombre, vérifiant leur équipement, passant leurs mains sur les cagoules qui masquaient leurs visages. De sombres pensées flottaient en cet endroit, concentrées en un épicentre de puissance mentale non-négligeable. Si un Mentaliste s'était promené dans le coin en cet instant, probablement aurait-il senti ce magnétisme psychique corrompu, plus qu'alarmant, et aurait prévenu les autorités d'un danger imminent dans le Star Park. Mais personne ne circulait à cette heure-ci. Et personne ne pouvait soupçonner le danger qui rôdait sur le chapiteau à la musique enjouée, ni sur les deux êtres s'attirant par leurs différences qui semblaient enfermés dans une bulle intemporelle.
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Message posté : Dim 3 Nov 2013 - 18:30 Message
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• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Bas les masques.


Son discours terminé, le jeune homme trempa ses lèvres dans son puissant alcool ambré. Il en savoura le feu consumant sa gêne, débridant sa peine et inhibant sa honte face à la perception que la mirifique muse pouvait avoir de lui. Il n’avait aucune idée du pouvoir de persuasion qu’il avait employé. Il ne savait pas si ses propos l’avaient touché mais esquissa un semblant de sourire face à la réaction de la belle eurasienne quand il lui eut déclamé son intérêt pour ce qu’elle pouvait bien penser de sa personne. Un instant de surprise où elle avait fait choir son masque de maitrise, témoin silencieux qu’elle pouvait bien détester le personnage mais apprécier l’homme qui l’avait accompagné tout au long de ce prélude à nuit étoilée. En y repensant, il fut surpris que la jeune femme n’eut pas suivi de cursus universitaire dans l’une des plus prestigieuses du Pays. D’ordinaire, les riches familles n’hésitaient pas à exiler leurs enfants pour qu’ils jouissent de la plus parfaite éducation. Il n’y apporta aucun jugement de valeur, imaginant simplement que la détestation qu’elle lui vouait était le pur fruit de sa réflexion comme de ses valeurs et non de l’endoctrinement d’un des professeurs de ces prestigieuses universités abhorrant tant la familiale politique. A ses yeux, elle restait brillante, peu pouvait bien importer son cursus scolaire… Après tout, lui-même n’avait obtenu qu’un diplôme de la faculté de Texas A&M pour pouvoir continuer à jouer au Football. Il ne fit montre d’aucune gêne quand elle se mit à le détailler, comme si ce rituel n’avait plus d’emprise sur ce qu’il pouvait bien être. Et voilà que la jeune femme se remit à lui parler. Mélodie des plus agréables qui lui eut manqué s’il n’avait pas perçu dans son ultime gorgée la volonté de se donner du courage. Comme si un âpre combat les attendait tous deux… Il se fit fort de l’écouter, laisser ses yeux déambuler sur un faciès des plus charmant qu’il n’avait pas, encore, prit le temps d’admirer. Il exsudait chez la jeune femme une trompeuse fragilité, de celle qui vous intime de tendrement l’étreindre alors qu’elle fut capable de vous broyer dans ses propres anneaux… La chose pouvait paraitre effrayante, mais elle plaisait à Adriel. Il eut, toutefois, un misérable sourire quand elle eut terminé le prélude à sa démonstration. Vint, en suivant, le plaidoyer de son existence :

" Miss… Je n’y suis guère par choix. " La plus pure vérité… L’on ne choisissait pas la famille dans laquelle l’on venait au monde et le jeune homme, comme ses jumeaux trépassés, n’avait pas choisi de voir le jour dans une famille qui deviendrait le Parangon de la vente d’arme mondiale au fil des ans. Nerveusement, il fit une nouvelle fois tourner son verre entre ses doigts avant de poursuivre : " Je suis né dans ce milieu et je mentirais en disant qu’il ne m’a pas façonné... Je n’ai découvert le monde qu’à l’âge d’homme, et alors, il m’a juste paru… Effrayant. " Bien des souvenirs de ses années sur les routes, chevauchant une grosse cylindrée, vinrent émailler cette douloureuse déclamation... Un mot qu’il eut du mal à articuler tant il abhorrait encore de ces souvenirs tissés au vil des routes comme des villes et villages traversées. La violence des Favelas comme la crainte inspirée par ses jeunes semblables. Il eut un haut le cœur qu’il dissimula dans un soupir. Il est des choses qu’il lui était impossible de feindre. " Miss… " Hasarda t’il sans encore connaitre le prénom de sa mirifique interlocutrice. " J’y participe car, si je ne le faisais pas, d’autres le feraient à ma place... " Il en était convaincu. Après tout, son secteur d’activité ne manquait pas de ces « Seigneurs de la Guerre » ayant fait main basse sur des stocks d’arme désuets comme dépassés qu’ils revendaient à des dictateurs en puissance contre des chèques conséquents. L’effondrement du bloc de l’Est avait vu cette pratique se démultiplier comme se radicaliser. Et il n’était pas impossible de voir pareil personnage à la tête d’une industrie semblable à la sienne. " Croyez-le ou pas… Je n’ai confiance qu’en moi sur ce domaine-là. Je sais que je ne suis pas parfait, mais je sais aussi que jamais je ne franchirai la ligne jaune dans ce domaine. Alors que d’autres… D’autres utiliseraient les rouages de notre domaine pour à la fois contrôler l’offre et la demande, générant des bénéfices que mon Conseil d’Administration souhaite en rêve. " La vérité était brutale et cruelle mais Adriel savait qu’il faisait partie d’un système qui n’éprouvait aucunement le besoin de se justifier. Un système qui vouait un culte aux saints dollars et qui n’avait cure de la destination des armes qu’il produisait. Son entreprise s’en souciait. Autant qu’il le sache du moins. Et elle faisait tout pour phagocyter des marchands isolés afin de les absorber et mettre fin à leur tortueux marché. A son sens, la croissance de son entreprise était la meilleure chose qui pouvait arriver au secteur de l’armement et qui lui donnait une raison de se regarder avec une once de fierté dès lors qu’il se forçait à contempler son reflet. " J’y participe pour ne pas voir un patron sans âme et sans scrupule à ma place. "

Il avait foi en ses propos, foi en ses déclamations, mais il ne manqua pas de tremper ses lèvres dans son verre. Une nouvelle fois. Comme de coutume, ces argumentations le rendaient las et l’affligeaient. Il était à l’origine de sa mauvaise presse comme de froid rôle de salopard qu’on lui peignait dans le monde des affaires. Mais s’était pour mieux dominer ce dernier. Il imaginait facilement que l’on pouvait trouver des cas semblables dans tous les siècles ayant émaillé d’histoire. Des cas d’homme ayant cherché à singer le diable pour parvenir à leurs fins. Il ne s’était pas attendu un seul instant à ce qu’elle fasse preuve d’un geste tendre. Le simple contact du bout de ses doigts suffit à accélérer son palpitant, donnant à son cœur un rythme entrainant. Il la regardait avec intrigue, prenant soin de ne pas se perdre dans ses grands yeux. Bien que l’envie de lui ne manquait point. Elle l’avait qualifié de poète, il pouvait lui retourner le compliment. Ses déclamations étaient douces à ses oreilles, mais elle se trompait d’homme comme de cause. Elle l’avait traité d’héro-masqué lors de leur dance, mais elle se trompait… Il n’était pas un héros. Et ce constat l’accablait :

" Mon cœur dit que je ne suis pas le Commandeur… Pas Lady Patriot… " Point encore Repsteel, Iron, Megatron ou quelque autre surnom que trouverait la presse lors de sa première apparition. Il n’avait rien d’un Super, ne savait pas bien pour quel idéal il combattrait… Il savait simplement qu’il s’attachait à façonner l’homme qui se cacherait sous l’armure. " Je n’ai pas leur emprise sur ce monde… Pas leur aura comme leur portée. Pas leur capacité à le changer… " Il avait beau penser que l’Argent restait le plus fabuleux des Super-Pouvoir, la conscience héroïque comme l’exemple véhiculé étaient des moteurs bien plus puissant au changement de leur époque. A la fin de leurs problèmes. " Il me dit qu’à mon niveau, je ne fais que prodiguer des emplois... Des salaires… Des situations stables à des foyers qui en ont bien besoin dans cette période troublée. " Une des raisons pour laquelle il s’interdisait toujours de licencier. Il avait, au Panama, pleinement pris conscience de la détresse d’un peuple souffrant de n’avoir aucun emploi. Et des conséquences que cette souffrance savait provoquer. " Il me dit que c’est surement pour quoi j’ai encore une âme... " Et il en était persuadé… Respirer le parfum de la belle ne faisait que plus le griser, renforçant son magnétique attrait. Imperceptiblement, il s’approchait d’elle, s’abreuvant de sa chaleur, de sa lumière comme de sa peau satinée. Il sentait son cœur battre fort dans sa poitrine alors qu’il se perdait une nouvelle fois dans ces émeraudes pailletées d’or pour un voyage qui l’emmenait aux confins de la pensée comme du temps. Il frissonna quand ses doigts vinrent se nouer à ceux de la belle, que son souffle se mêla au sien et qu’il lui murmure, tout penché qu’il fut en sa direction : " Et m’intime de vous embrasser... " Mais il se figea tout à fait. Parcouru d’un semblant de frisson, les souvenirs comme les dogmes et attitudes militaires de son disparu frère lui firent percevoir qu’il y avait quelque chose d’anormal. Quelque chose de pas net. Quelque chose de dangereux. Un murmure s’était emparé du chapiteau et un silence de mort planait maintenant sur le parc. Il ne regardait plus la belle, s’était redressé pour mieux laisser son ouïe s’abreuver de la mélodie aux allures de vent de panique. Et dans un murmure inquiet, Adriel de prononcer : " Vous avez entendu ? "
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Message posté : Dim 3 Nov 2013 - 20:35 Message
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Certains auraient probablement été excédés par la manière dont insistait la Stevens, auraient lâché l'affaire en entendant l'avalanche de questions arriver. Mais pas lui. Il restait là, planté et droit comme un piquet, fier bien que las, les subissant sans se braquer, répondant avec un calme olympien. Sydney devait bien l'avouer : c'était impressionnant. Et ça remettait sérieusement et définitivement en question la réputation du Golden Boy. Qu'en était-il de tous ces mannequins, différents à chacune de ses photos, et à chacun de ses bras -sur la même photo, bien entendu- ? Qu'en était-il de cette aura de salop' qui était censée émaner de sa personne ? Rien ne collait, et pourtant, le personnage qu'elle avait connu en cette soirée lui semblait atrocement réel. Etait-elle naïve et bernée, ou était-elle la seule à laquelle il avait osé se dévoiler, au moins en partie ? Toutes ces questions qui s'enchainaient dans son esprit lui firent se mordiller la lèvre inférieure, signe évident de son hésitation, tandis qu'elle écoutait attentivement ce qu'il répondait. Figure du héros sans nom qui n'avait pas choisi son destin, mais qui acceptait la tâche ingrate de voir son nom sali pour contenir le mal, sans recevoir de gratitude, de récompense autre que l'argent, la solitude et la lassitude d'être haï.

Durant un instant, c'est bel et bien de la pitié qui enserra le coeur de la brunette en entendant cette triste explication du pourquoi du comment. Elle ne put s'empêcher de se faire la réflexion que même elle avait une position bien plus enviable que lui. Certes, elle ne recevait pas de reconnaissance dans sa vie civile -et c'était tant mieux, elle ne voulait pas prendre le risque que cela lui monte à la tête-, mais la gratitude qu'elle percevait dans le regard des personnes qu'elle avait sauvées lui suffisait amplement. Alors que lui ne pouvait même pas se satisfaire de cela. Personne ne savait qu'il pouvait refuser des contrats en CA, alléchants, mais aussi à la frontière de l'éthique et/ou de la légalité. Et ses "produits" étaient, en soi, bien suffisants pour parvenir à lancer d'acides critiques à son encontre, même s'ils revenaient à sa patrie qui était censée les gérer avec parcimonie et sagesse. La jeune femme se demanda si son groupe ne se limitait qu'à cela. Vu le personnage, elle en aurait été franchement étonnée. Il avait dû investir dans d'autres domaines, mais elle n'avait jamais creusé la chose, n'envisageant pas une seule seconde qu'elle se rapprocherait un jour d'un tel homme.

Et la voilà presque serrée contre lui, sentant la respiration mesurée du PDG de Veidt Entreprises légèrement vibrante, son coeur battre à un tempo que le chef d'orchestre qu'était son cerveau devait refuser catégoriquement, mais subissait sans rien y faire, comme si un membre de son gigantesque groupe venait d'être pris d'un coup de folie et décidait qu'il était temps d'envoyer tout valser, leurs yeux retrouvant ce contact fusionnel qu'il y avait eu quelques minutes plus tôt, avant qu'il ne révèle le lourd secret de son nom. Il répondit, citant des noms de Légionnaires reconnus à travers le monde. Le Commandeur, véritable figure paternelle pour la jeune femme. Lady Patriot, une femme forte en qui elle voyait une soeur, autant de coeur que d'armes. Avouant son impuissance de simple Humain, simple patron d'entreprise qui ne pouvait qu'espérer que ses employés puissent vivre confortablement grâce à sa direction avisée. Que c'était sûrement cela qui lui permettait de se sentir encore âme, encore capable de se regarder dans la glace le matin, encore capable de sentiments...
Encore capable de l'embrasser.

En temps normal, les yeux de la demoiselle se seraient écarquillés en entendant cette phrase. Elle n'avait même pas fait attention au fait que leurs doigts s'étaient entrelacés dans une tendre et chaude caresse. Non, son esprit était déjà ailleurs. Une demi-seconde avant Adriel, son instinct de Super, de Légionnaire, aguerri par des années d'expérience l'avait faite se redresser, sourcils froncés, face au soudain silence qui régnait sur le parc, sur les cieux eux-mêmes. Encore quelques instants auparavant, un oiseau solitaire chantait comme pour coller au tableau romantique qui se dressait aux abords du lac. Même lui s'était soudainement tu. Seuls semblaient flotter quelques murmures dans le chapiteau, mais l'orchestre s'était brutalement fait plus lent. Comme si les artistes manipulant leurs instruments hors de prix étaient soudainement pris d'une léthargie pathologique. Adriel demanda si elle avait entendu, son ton volontairement inquiet. Instinctivement, elle s'était détachée de lui, bandant ses muscles pour parer à tout type d'assaut. Elle l'avait oublié, le temps d'une seconde. Et sa présence allait être plus que... Gênante, si jamais elle devait en venir aux mains. Elle l'observa une fraction de seconde, son visage aux traits fins se barrant d'un sérieux qu'on ne lui connaissait que dans deux situations : quand elle revêtait son uniforme de Légionnaire, ou quand elle négociait un contrat avec un investisseur particulièrement véreux.

- En effet, c'est un sil... Elle ne put finir sa phrase, une terrible migraine lui tambourinant le crâne. Le souffle court, les yeux exorbités, elle se saisit à deux mains la tête, manquant de s'effondrer purement et simplement. Le cours de ses pensées ralenti, elle en vint à se demander s'il n'allait pas gelé complètement. Un Mentaliste... souffla-t-elle d'une voix à peine perceptible. Elle mobilisa toute la concentration dont elle était capable pour réciter les effets voulus et secondaires, précautions, excipients, principes actifs de médicaments qu'elle connaissait par coeur. Elle avait rencontré plusieurs Mentalistes dans sa vie, particulièrement à la Légion, et tous lui avaient dit que le meilleur moyen d'endiguer l'attaque de l'un d'entre eux était de se focaliser sur quelque chose sans se laisser déconcentrer une seule seconde. Cela ne suffirait pas à repousser un assaut direct, car c'était là loin d'être une barrière mentale, mais un assaut direct ne lui aurait pas permis de penser à tout cela, malgré sa difficulté à rester consciente. Quelque chose clochait. Elle n'avait jamais été confronté à cela. Et la seule chose qui pouvait la faire céder en cet instant, c'était bien son inquiétude.

Dans le chapiteau, une demi-douzaine de silhouettes, taillées comme des armoires à glaces, armées, aux visages masqués, entrèrent, observant les mouvements ralentis, les regards vides, des invités du gala. Ils semblaient tous amorphes, et les quelques uns qui semblaient essayer de parler voyaient leurs lèvres se décoller d'à peine quelques millimètres, si bien qu'un simple gargouillement s'en échappait. Parmi toutes ces bonnes gens, l'intrépide cavalier qui avait osé demander une danse à la Stevens semblait encore le plus réactif. Le regard voilé, le visage inexpressif, il observa ce qui semblait être des invités clandestins se disposer en arc de cercle, barrant l'unique sortie. Il n'eut pas plus de réaction quand une septième personne entra, incontestablement plus féminine malgré sa vision qui semblait pâtir d'un déficit nouveau, son visage pas le moins du monde masqué, dégageant une assurance et un charme certain. La dame à la chevelure enflammée et aux sulfureuses courbes balaya du regard la petite assemblée et s'arrêta sur ce jeune homme qui semblait résister à sa pression mentale. Sur ses lèvres pulpeuses au rouge délicieusement provoquant se figura un sourire. Elle s'approcha de lui, étonnée qu'un Mentaliste au potentiel si minable qu'il n'en avait même pas conscience puisse se trouver en un tel lieu. Le bruit de ses talons aiguilles résonna dans le calme soudain du gala et elle s'arrêta devant lui, cueillant son menton entre son pouce et son index. Puis elle l'embrassa, langoureusement, semblant aspirer l'énergie vitale du bonhomme. Ce qui n'était pas fondamentalement faux. Le regard du jeune homme se fit encore plus absent, et un sourire béat flotta sur son faciès masqué. Elle le détailla une seconde et, un petit rire au passage, lui tourna le dos, s'éloignant de lui.

- Tuez-le, ordonna-t-elle d'une voix aussi impérieuse que mélodieuse.

L'homme masqué le plus à droite leva machinalement son arme. Le mit en joue. Ôta la sécurité.

Et une détonation résonna dans la quiétude du Star Park. Sans que personne ne s'en inquiète.
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Message posté : Lun 4 Nov 2013 - 20:58 Message
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• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Bas les masques.


Un lancinante douleur vint à assaillir son esprit. Lente et progressive, faisant l’effet d’une mèche de perceuse d’enfonçant progressivement dans sa conscience. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, lançant un grand regard étonné en direction de la demoiselle sans nom toujours si proche de lui. Il en vint à se demander si elle n’était pas responsable de son trouble momentané mais balaya vite l’hypothèse. Son parfum l’envoutait toujours, subtil autant que sa présence qui réchauffait sa silhouette. Elle aussi semblait aux prises avec un abominable tourment mental et Adriel en vint à jurer, espérant sincèrement qu’elle n’eut pas à souffrir de la situation. Il n’avait aucune idée de ce qui pouvait bien se passer, aucune connaissance sur les pouvoirs mentaux comme la façon de les combattre et vit son visage déformé par la douleur, crispant ses traits en une expression de pure peine. Il jura puis hurla alors que son verre chutait de sa main, se brisant au sol en une série de menus copeaux. Sa vue vint à se troubler, déformant irrémédiablement le portrait de la douce muse qu’il souhaitait à son bras et l’éloignant de cette dernière alors qu’il prenait sa tête entre ses doigts. Il avait mal, de plus en plus mal… Se tordant sur lui-même, il n’aurait pas su dire combien de temps avait duré son trouble alors qu’il tombait à genoux, cherchant à se rattraper de ses mains crispées par la douleur. Puis ses mots mentaux cessèrent tout à fait quand il rida son visage d’une moue de douleur. Un regard de ses yeux bleus métalliques se riva sur sa main gauche… Et le morceau de verre qui y était figé, laissant couleur son sang dans une peine lancinante. Il avait mal dans sa chair et plus dans son esprit désormais. Adriel se questionna durant une fraction de seconde… Que s’était-il passé ? Etait-ce la peine physique qui avait su le détourner de son illusoire tourment ? Puis il réalisa… Sa mirifique cavalière ne semblait pas au mieux également, un instant auparavant…

" Miss ! Vous… " Il ne termina pas sa phrase, ses yeux ne parvenant à se poser sur aucune silhouette non loin de lui… Interdit, il haleta un temps, clairement inquiet de cette absence. Il posa les yeux sur les chaussures à talon abandonnées par la belle et crut distinguer une silhouette courant au loin. Etais ce-elle ? Il n’en savait rien… Il espérait que ce fut elle quand la douleur commença de nouveau à l’assaillir. Il avait maintenant la désagréable sensation qu’une voix lui murmurait de rejoindre le chapiteau. Lui intimait de rejoindre le chapiteau… Cela existait il ? Des Super capables de vous faire agir contre votre volonté ? Il ne le savait pas mais commençait à le penser. D’un coup d’œil, il aperçut le fond de son verre dentelé de verre brisé et tranchant… " Putain ! " Grogna t’il en s’enfonçant l’objet sur le dos de son poignet, appuyant plus encore pour que le verre eut le temps de lacérer sa chair. Son sang se mit à couler en un mince filet et il haletait pour canaliser sa douleur, dénouant d’une main libre sa cravate. Il l’enroula autour du verre comme de la plaie, serrant à l’aide de ses dents pour maintenir la blessure comme la douleur vivace. Il n’avait aucune envie de se voir contrôlé et se redressa d’un bond. Dans un réflexe citoyen, il se saisit de son Smartphone et composa le 911. L’attente ne fut pas longue, un officier de Police au bout du fil. " Je me trouve au Star Park, au Star Park, et il y a une attaque de… " Il sécha complétement sur le coup, marquant un temps de silence gêner avant de reprendre à toute blinde :. " De je ne sais pas quoi qui vise le Gala de Charité ! On a besoin… " Le bruit d’une détonation le glaça d’effroi. Il restait indifférent aux questionnements de la fonctionnaire au téléphone, lui demandant s’il allait bien, alors qu’il regardait d’un œil choqué le chapiteau illuminé. Il l’entendit vaguement dire qu’ils arrivaient et qu’il ne devait rien tenter de stupide. Sa réponse fut simple et directe : " Dépêchez-vous d’arriver… "

Il raccrocha immédiatement sur ce fait et ses jambes le portèrent dans un réflexe vers l’immense tente colorée. La détonation eut tôt fait de réveiller bien des souvenirs. Avec leurs lots de connaissances comme de compétences. Une part importante de sa personnalité comme de ses habitudes s’était effacée pour laisser place à la militaire rigueur de son « frère » Randall trépassé. La douleur à son poignet comme l’adrénaline qui le parcourait semblait le guider alors qu’il fondait vers cette tente des horreurs. Non loin de la première entrée, un homme armé semblait monter la garde. Il le mira avec une mauvaise intensité mais ralenti son pas, singeant l’attitude d’un zombie commandé par une supérieure volonté. La chose ne sembla pas perturber la sentinelle qui le vit arriver jusqu’à sa hauteur. Semblant serein et désarmé, Adriel trompa son monde en envoyant un formidable coup de paume au visage de son adversaire, prenant en main le canon de son arme pour l’éloigner – non sans ressentir une vive douleur dans son poignet – et enchainant d’un direct qui lui fit compter trente-six chandelle. Se saisissant du fusil d’assaut, il jeta un coup d’œil au type au sol. S’était comme si ce dernier émergeait d’une vilaine cuite, demandant ce qui se passait. Pour seule réponse, Adriel lui grogna :

" Fallait acheter du Veidt Enterprises ! " Et envoya la crosse cogner la tempe du sbire pour définitivement le sonner. Dans un réflexe dévolu à ceux qui, de longue date, avaient baigné dans le milieu de l’armement, il démonta l’arme en un temps record et la laissa éparpillée à même le sol. Son poignet comme sa main le lançait. Il espérait ne s’être rien cassé mais ne jura de rien. Passant le malandrin inconscient sur ses épaules, il le transporta vers un recoin extérieur du chapiteau où il était sûr de ne pas être vu. Un coup d’œil à gauche et un autre à droite lui assurèrent qu’il ne risquait. Malgré le désespéré de la situation, il ne voulait pas compromettre son secret. Il ferma donc les yeux et les rouvrit un instant plus tôt, mirant son parfait reflet… " Dépouille le et grime toi comme lui puis prends sa place ! " Son parfait double physique ne se fit pas prier, autant déjà sa veste hors de prix. Derrière la tenture, il entendait un murmure menaçant. Pour lui en tout cas. Il se pinça la lèvre, jurant qu’il n’avait rien d’un héros. Ce n’était pas le cas de son frère et dans ces situations désespérées ses réflexes militaires comme son honneur de servir se faisaient toujours plus présents, occultant presque sa propre personnalité. Il frissonna en imaginant ce qui pouvait bien se passer à l’intérieur et eut une sueur froide en imaginant sa douce interlocutrice sans nom au beau milieu de cet enfer. Elle comme tous les autres. Il finit par se relever d’un bond. " Et vite ! "

Il se mit à courir pour atteindre une zone un peu plus éloignée éloignée du Chapiteau, sachant que son double passerait par l’ouverture qu’ils avaient identifiés. Se lovant au sol, il souleva la tenture pour glisser un œil, constatant qu’aucun gorille ne regardait en cette direction. Roulant au sol, il finit par pénétrer dans le lieu investi par des malfrats, se relevant discrètement, pour faire en sorte que personne ne le voit. Ce fut comme si le temps s’était arrêté, chacun des invités semblant suspendu aux actes d’une femme au centre du dôme de toile. Non loin de ses pieds, le corps de l’homme qu’il avait brusquement rembarré. Adriel eut un haut le cœur et en crispa sa mâchoire de rage. Il ne savait pas vraiment quoi faire mais se devait d’être là, prêt à aider quand surgiraient les forces de l’ordre. Il singea donc les attitudes de l’assemblée, se faisant zombie parmi les zombies et déambulant lentement entre les tables pour se mettre à proximité d’un des pékins armés. Il jeta un coup d’œil pour voir que son double, désormais cagoulé, faisait son entrée pour s’approcher d’un de ses semblables qu’il pourrait, surement, neutraliser de lui-même… Il ne voulait pas se l’admettre dans sa fierté masculine, mais Adriel avait foutrement la frousse. Il se maudit d’être aussi sujet à l’intrépidité et aurait bien pu tuer pour disposer de son armure terminée. C’est alors, qu’à l’autre bout du chapiteau bondé de convive, il discerna un mouvement. Le mouvement d’un semblant de métaphorique volatile au plumage de jais…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 5 Nov 2013 - 15:01 Message
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En cet instant, Sydney aurait préféré avoir à faire à un Mentaliste lambda, qui vous fouillait le crâne avec finesse, vous manipulait sans se servir de votre tête comme d'une sorte de punching-ball usagé dont le contenu s'évaderait par un trou dans la poche censée être imperméable. Et encore, elle savait comment gérer cela. Même si elle avait l'impression qu'on était en train de lui fendre le crâne, la douleur, même psychique, elle y était habituée. Elle préférait de loin la douleur physique que la mentale, car son corps s'était renforcé au fil des années et s'y était habitué. Les douleurs provoquées par la puissance psychique d'un autre être, elle n'y avait été confronté que plus rarement. Maintenant toute son attention sur la récitation exhaustive des notices du Tylenol et de tous ses joyeux dérivés dont le principe actif résidait dans le paracétamol, elle observa Adriel pris, lui aussi, dans une tourmente mentale. Elle voulut parler, le rassurer, lui dire que tout allait bien se passer, qu'il n'avait qu'à courir prévenir les autorités, mais au moment où ses lèvres se décollèrent et que la première syllabe les franchissait, elle sentit la douleur s'accentuer et sa conscience sur le point de s'effacer, comme si on la forçait à s'endormir. Elle reprit son récital, véritable poésie de noms barbares et impropres à autant à l'oreille qu'à la pensée, fruit de nomenclatures surcodifiées, et ne put que jeter un regard désespéré vers celui avec qui elle avait passé la soirée. Elle ne pouvait pas l'abandonner. Pas prendre le risque qu'il se blesse. Mais elle n'avait pas le choix. Elle ne pouvait rien pour lui. Pas sans pouvoir se dévoiler. Et plus elle y réfléchissait, plus elle sentait sa concentration faiblir, et l'écrasante présence psychique broyer sa conscience fébrile.

Mâchoires serrées, elle tourna le dos à son partenaire, déchira le bas de sa robe hors de prix d'un coup sec pour ne pas être entravée dans ses mouvements, attrapa l'émetteur plat qui était caché dans une doublure dans son soutien-gorge -les cachettes les plus classiques sont les meilleures- et piqua un sprint en envoyant un signal d'urgence à Georges et un autre à la Légion pour qu'elle dépêche un autre Super sur les lieux. Elle n'avait aucune idée de qui viendrait, ni dans combien de temps. Ce qu'elle savait, en revanche, c'est que Georges n'était jamais loin lorsqu'elle se retrouvait dans ce genre de soirées, avec son costume protecteur, son pistolet-grappin et sa ceinture utilitaire bien cachés dans un compartiment blindé de la voiture noire qui coûtait un bras et qu'il utilisait couramment. Bientôt, une diode rouge s'alluma sur le petit transpondeur, signe qu'on tentait de communiquer. Ca ne pouvait être que son majordome, car ces transpondeurs émettaient sur une onde spécifique que la Légion ne connaissait pas. Toujours en train de courir, elle installa une oreillette-micro miniaturisée qui était contenue dans le transpondeur. Alors qu'elle allait parler, elle se rendit que sa douleur au crâne diminuait au fur et à mesure qu'elle s'éloignait du chapiteau, et qu'elle pouvait relâcher un peu sa concentration. Le souffle calé sur le rythme de ses pas rapides, elle lança :

- Combien de temps avant que tu ne sois devant l'entrée du Star Park ?

- J'y suis déjà. Vous avez pu envoyer un message à la Légion ?

- Oui. De là à savoir s'ils pourront réagir rapidement...

Elle avait haussé un sourcil, amusée malgré le terrible de la situation que Georges soit arrivé si rapidement. Il avait encore du se faire un sang d'encre -à croire que c'était cela qui le faisait vivre aujourd'hui !-, à raison cette fois-ci. Sydney ne put qu'apprécier une nouvelle fois le professionnalisme de son majordome, son ami d'enfance. Malgré leur proximité et l'inquiétude qui devait lui peser sur les épaules, il n'avait rien laissé transparaitre, n'avait pas perdu de temps à lui demander si elle allait bien, à savoir de quelle teneur était la menace. Non, c'était à la Stevens de gérer cela. Lui, il n'était là qu'en soutien et support. Ce n'était pas lui le Héros, et si la jeune femme qu'il connaissait depuis qu'elle était arrivée sur Terre décidait qu'elle devait sauver des vies, il se saignerait aux quatre sangs pour suivre cette volonté. Car c'était ainsi qu'il avait agi pour Scott Stevens. Et il agirait de la sorte pour Sydney Stevens. Gênée par sa robe, elle fut presque heureuse de le voir se tenant debout près de la porte du conducteur après le portail en fer forgé du parc. A sa vision, il se précipita vers le coffre et commença à déverrouiller les différentes serrures du compartiment blindé dans lequel résidait le plus lourd secret et le plus précieux héritage des Stevens. Au moment où elle arriva à l'arrière de la voiture, il avait terminé. Elle se mit à l'intérieur, profitant de l'intimité des vitres teintées pour se changer alors qu'il fermait le coffre, vérifiant que personne n'avait vu toute la manoeuvre. Par chance, la rue n'était pas spécialement fréquentée à cette heure-ci et personne ne se hasardait à faire de balades nocturnes en cet instant.

Une trentaine de secondes plus tard, le Corbeau sortait de la voiture et repartait en direction du chapiteau, filant comme une ombre pressée, bien plus à l'aise dans son costume de super-Héros couleur nuit moulant que dans la robe élégante dans lequel il se trouvait auparavant. En moins d'une minute et demi, la Stevens se trouvait de nouveau dans la surface de pression psychique qui s'exerçait dans ces lieux. Plus elle s'approchait de son épicentre, plus la pression semblait s'accentuer, sans qu'elle n'en ressente de douleur toutefois. Comme si avoir revêtu son costume de Super n'avait fait que renforcer sa détermination. Ou peut-être était-elle préparée psychologiquement à subir un assaut. Ou peut-être que subir la pression la seconde fois faisait qu'elle en ressentait moins les effets. Peut-être. Elle rangea toutes ces hypothèses dans un coin de sa tête, bien plus préoccupée par la façon d'aborder le problème. Elle savait qu'il y avait un ennemi. De nature psychique. Mais elle ignorait si d'autres Supers se trouvaient sous le chapiteau qui était à coup sûr la cible, ou si des sbires armés tenaient en joue les civils. Trop de facteurs inconnus qui empêchaient un assaut frontal. Aussi fut-elle étonnée quand elle constata que personne ne gardait l'entrée. Quel imbécile rentrait dans un chapiteau avec une unique sortie pour la garder ? Ca sentait foutrement le piège, mais... Un piège pour qui ? Elle fouilla dans une de ses ceintures utilitaires et en sortit une mini-caméra qui disposait de petites roues -un véritable bijou miniature hors de prix-, la posa sur le chemin menant au chapiteau et la fit rouler en la commandant depuis un PDA miniature qui lui affichait également une image de bien piètre qualité, la faute à une miniaturisation poussée dans ses retranchements. Ainsi, elle apprit que sept hommes et une femme se tenaient tranquillement dans le chapiteau, disposés autour de la foule qui semblait trop calme. Elle fit reculer rapidement la caméra silencieuse pour ne pas être repérée, enregistrant dans un coin de sa tête l'endroit qui semblait être l'angle mort de toute la petite foule et où elle pourrait pénétrer sans être vue. Bien sûr, vu son accoutrement et son visage masqué, elle serait vite reconnue -un comble, pour quelqu'un qui cache son identité !-, mais elle pourrait les prendre par surprise si elle faisait vite.

C'est ainsi qu'elle se retrouva, grenade aveuglante à la main, à se faufiler sous les tentures du chapiteau. Elle allait balancer l'objet assommant sans prévenir quand elle reconnut Adriel dans la foule. Et lui aussi, l'avait vue, démontrant par la même qu'il avait encore un semblant de conscience. Elle posa un doigt sur l'endroit où se situaient ses lèvres sous son masque, lui intimant le silence, avant de montrer la grenade dans sa paume, espérant qu'il reconnaitrait l'objet et qu'il agirait de façon adéquate, avant de la lancer là où elle ferait le plus de dégâts, où elle aveuglerait le plus d'ennemis possible. En temps normal, elle aurait privilégié une fumigène, mais elle avait peur de la réaction des gorilles qui auraient pu ouvrir le feu pour blesser les civils. Là, elle aurait quelques secondes durant lesquelles ils seraient tous trop sonnés pour songer à appuyer sur la gâchette. Toutefois, à huit contre une -elle était prête à parier que la femme était le Mentaliste, rien que par son accoutrement et sa façon de se comporter-, ça promettait d'être tendu. Elle mémorisa les positions de chacun avant de fermer les yeux, plaquer ses paumes contre ses oreilles et de tourner le dos à toute l'assemblée le temps que ça pète. Et quand la détonation résonna, puissante malgré son atténuation par les mains de la Stevens, elle s'élança, sortant ses deux sabres aux lames inversées pour avoir une capacité offensive optimale.

Ses jambes se transformant en de véritables ressorts, elle se retrouva presque instantanément face à deux des gorilles qu'elle assomma de coups bien placés des lames dans les mâchoires. Pas tranchantes dans leurs lignes droites, elle ne pouvait que casser des os dans le pire des cas, et ne courait pas le risque des les couper, même en y allant de toutes ses forces. Elle continua, enchainant avec un coup de pied retourné sur le bonhomme le plus proche encore debout et sauta sur deux autres armoires à glaces... Pour constater qu'elles se mettaient sur la tronche ? Tant mieux, elle n'allait pas s'en plaindre. Ils commençaient à reprendre leurs esprits. L'un des deux derniers encore debout -si on omettait ceux qui étaient en train de se battre- la mit en joue, mais, lâchant ses armes, elle attrapa le canon, soulevant l'arme pour être hors de sa vision, et lui décocha un uppercut dans le menton qui le fit vaciller, sur quoi elle enchérit avec un puissant enchainement mêlant son talon rencontrant la tempe de l'individu et un direct dans le foie. Se servant de lui comme couverture juste le temps qu'il tombe, elle sortit des bolas qu'elle fit tourner dans sa paume d'un geste fluide et grâcieux et les projeta sur le dernier encore sur ses pieds, si bien qu'au moment où il appuya sur la gâchette de son fusil automatique, le fil aux extrémités alourdies par deux espèces de boules tourbillonnantes vint enserrer sa gorge, coupant sa circulation sanguine le temps de le faire rejoindre Morphée et ses tendres bras, le faisant tirer en l'air. Durant toute l'action, elle n'avait pas réussi à voir la rouquine de Mentaliste.

Et alors qu'elle pensait à cela, une force extraordinaire frappa son dos encore tendu sous l'effort, la faisant voler au travers du chapiteau, tandis qu'un violent marteau semblait déterminer à lui briser le crâne.
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