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Et, sinon, on fait comment pour rentrer ? #Adrian

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Message posté : Mar 22 Oct 2013 - 21:04 Message
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Loin de son jumeau – notion toute relative quand ce dernier est capable de se téléporter – Aishlinn prenait un soin tout particulier à s’entrainer, à tester son pouvoir, de provoquer ses limites et, si elle avait décidé de faire ça dans le quartier du front de mer, la raison était des plus évidentes : il y avait de ces baraques dans une des rues qui nécessitaient forcément un repérage de sa part. Du coup, après s’être amusée à dématérialiser tout ce qui lui tombait sous la main – avec plus ou moins de succès selon la taille et le poids de ce qu’elle avait touché -, elle déposa les écouteurs de son lecteur Mp3 sur les oreilles, laissant brailler une musique à fond. Converses aux pieds, les mains dans les poches de sa veste en cuir et le bas de son jean trainant un peu trop sur le sol. Aishlinn, marchait sur la Kane Street, ressemblant à toutes les filles de son âge. Ce qui aurait dû être une simple ballade de repérage se transforma assez vite en autre chose d’indéfinissable.

Tout se passait bien, elle marchait tranquillement, son regard passant d’une maison à une autre et puis… Sensation étrange, le truc qui ne lui était jamais arrivé avant. Son premier réflexe fut de regarder ses mains en les dématérialisant, passant une main dans l’autre, pour s’assurer que tout fonctionnait bien. Sa main droite retrouvant sa matière d’origine, elle la porta à son front mais, là, non plus, rien à signaler. En même temps, elle ne se sentait pas mal, elle se sentait juste étrange. Secouant la tête, elle décida de faire taire cette sensation pour continuer d’avancer et, à la hauteur d’un manoir, ce fut comme un frisson qui lui parcourut la colonne vertébrale. En réalité, elle aurait été incapable de poser des mots sur ce qu’elle ressentait mais, c’était ce qui s’en rapprochait le mieux. Doucement, elle laissa glisser son casque autour de son cou et se tourna pour se trouver face à une demeure impressionnante.

Ok, c’était très étrange, même pour elle. A croire que la maison était en train de l’appeler, chose illogique. Ce n’était que des pierres empilées les unes sur les autres. Son regard braqué dessus, elle se décida à conclure que c’était stupide, sur quoi elle enfila à nouveau ses écouteurs et reprit son chemin. Elle n’avait même pas fini de faire le deuxième pas qu’elle soupira et se tourna à nouveau vers le manoir pour s’en approcher. Elle s’arrêta à deux mètres, pour lever les yeux.

« T’sais, qu’cest’un appel au vice ! »

Tout va bien, elle était en train de parler à une maison, en justifiant le fait qu’elle allait entrer dedans. Évidemment que la maison ne lui parlait pas vraiment, cela aurait été trop bizarre mais, elle ne pouvait pas nier ce besoin d’y entrer. Ce n’était pas de sa faute à elle, on s’en doute bien. Retirant une nouvelle fois ses écouteurs après avoir coupé le son de sa musique, elle inspira profondément comme pour se donner du courage. D’un pas décidé, elle avança, se dématérialisa à moins d’un mètre de la porte et…

« Bordel ! »

Aishlinn, une main sur le nez à cause de la porte qu’elle venait de se prendre, resta interdite sur le palier. Contrariée, en se frottant le bout du nez elle soupira sans comprendre ce qui venait de se passer. Depuis quand une porte pouvait lui résister. Loin d’avoir dit son dernier mot, l’Irlandaise dématérialisa sa main, vérifiant se fait en la passant dans son bras opposé, et chercha à lui faire traverser la porte. Sans succès. Une insulte lui échappa. Vexée, elle fit de pas en arrière pour dévisager ce manoir qui ne voulait pas la faire entrer.

« Ah ouais, t’veux jouer à ça ? Très bien. »

Dans 10 minutes, quelqu’un pouvait appeler l’hôpital psychiatrique le plus proche vu la manière dont elle se mettait à causer à un tas de pierres. Elle abandonna l’idée de passer par la porte et, fit un nouvel essai sur un mur mais le résultat fut le même. Aishlinn tapa du pied, jamais ce genre de chose ne lui était arrivé. Là, elle n’avait plus seulement envie d’entrer, elle le devait, c’était réellement devenu comme un besoin. De nouveau devant la porte, elle resta quelques secondes interdites. Mince, comment on faisait pour entrer chez les gens ? Crocheter la serrure lui passa par l’esprit mais, trop de passage, niveau discrétion ce n’était pas au point. Il lui fallut plusieurs longues secondes pour trouver le truc qui servait de sonnette… Ben, c’était qu’elle n’en avait jamais réellement l’usage alors, il ne fallait pas lui en vouloir.

Le bouton pressé, la mine vexée, elle se pointa juste devant la porte et, quand celle-ci s’ouvrit, dans un air et un geste de parfaite incompréhension, Aishlinn ne prit pas le temps d’attendre une éventuelle question de la personne qui avait ouvert la porte, elle ne s’embarrassa pas, non plus, de formule de politesse. Elle avait un problème bien plus grave à gérer.

« Pourquoi j’peux pas entrer ? » Ses pouvoirs faisaient tellement partie d’elle, qu’il était évident qu’elle parlait de son incapacité à traverser un mur ou la porte d’entrée, en oubliant que cette évidence n’était pas toujours partagée. « ’Voyez, r’gardez. » Elle leva deux mains intangibles qu’elle passa l’une dans l’autre à trois ou quatre reprises. « J’peux entrer mais là… » Elle lança un regard des plus contrariés à la bâtisse « C’tte baraque, elle n’veut pas qu’je rentre alors, qu’elle m’demande limite l’inverse. » L’air toujours agacé, elle reporta son regard sur l’homme qui avait ouvert la porte. « Si ‘voulez mon avis, c’est louche tout ça. » Elle hocha la tête plusieurs fois, convaincue par ce qu’elle venait de dire, sans se soucier du fait que vouloir entrer sans permission était encore plus douteux. « Très suspect même ! » Elle arrêta ses mouvements de tête. Ce n’était pas la première fois qu’elle regardait l’homme à la porte mais, cette fois-ci, elle sembla réellement le remarquer, lui apportant un air des plus suspicieux. « Z’êtes qui vous, d’bord ? »

Question qui pouvait être étrange en sachant que c’était elle qui venait de sonner à la porte mais, dans son esprit, il en était tout autrement. Cette maison étrange refusait de la laisser entrer – oui, elle avait décidé que le problème venait de la maison qui devait avoir sa propre conscience – alors, le propriétaire devait l’être tout autant. Il était évident pour elle que, si c’était lui qui avait ouvert, c’était qu’il était la personne occupant ces lieux, aucune autre théorie ne lui traversa l’esprit.
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Message posté : Mer 23 Oct 2013 - 14:29 Message
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Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Les journées au manoir se suivaient et se ressemblaient de moins en moins. Depuis que l'Archimage avait décidé de s'intéresser à l'éducation et s'était proposé comme professeur à Star High, son emploi du temps s'était grandement compliqué. Cela dit, ce n'était pas forcément pour lui plaire, Adrian avait constaté que la conversation qu'il avait eue avec Charlie, une jeune femme qui s'était abritée chez lui suite à une averse, était parfaitement véridique. Faire des promesses à d'autres – en l'occurrence la responsable de l'école – le poussait à tenir ce qu'il se fixait comme projet. Il retrouvait toutefois le silence de son manoir avec plaisir : bien que les élèves étaient relativement aimables, Eldoth avait toujours du mal à se faire à l'idée qu'il avait leur éducation magique en charge. De plus, son travail d'Archimage n'attendait pas vraiment, chaque fois qu'il rentrait d'une journée à l'école Adrian constatait que les manifestations magiques ne l'attendaient pas pour se développer un peu partout à travers le monde. En somme, il avait de quoi s'occuper ! À défaut de faire des sorties pour le loisir, c'était déjà un excellent moyen de ne jamais s'ennuyer.

Ce jour-là ne faisait pas exception, le fait qu'Adrian ne doive pas se rendre à Star High ne l'empêchait pas d'être débordé. Coincé dans son bureau depuis le milieu de la nuit – impossible de dormir avec ce qui lui trottait dans la tête – il remarquait à peine son intendant et ami qui s'affairait en silence autour de lui. La présence de Sallah était comparable à celle d'un fantôme, parlant peu, faisant à peine du bruit, Adrian avait parfois le sentiment de vivre seul dans son grand manoir ! Ce n'était pas pour lui déplaire cela dit, il avait au moins l'occasion de réfléchir en toute quiétude. Enfin, c'était ce qu'il croyait jusqu'à ce que la sonnerie de l'entrée ne se fasse entendre. Eldoth ne réagit pas tout d'abord, puis il se souvint que son ami venait de lui annoncer qu'il descendait à la cave pour régler un problème qu'Adrian avait déjà oublié. Délaissant ses recherches, l'Archimage enjamba les tas de livres et cartons posés un peu partout dans son bureau pour atteindre l'entrée quelques instants après que la sonnerie eue résonné pour la première fois. Est-ce que le visiteur – qui pouvait venir lui rendre visite d'ailleurs ? – était encore là ?

En ouvrant la porte, le centenaire fut assez étonné de poser les yeux sur une jeune femme qu'il ne connaissait pas. L'espace d'un instant il se demanda si c'était une élève de l'école avant de se souvenir qu'ils ne connaissaient pas son adresse. Ses réflexions furent rapidement interrompues par la voix de l'inconnue qui ne s'embarrassa pas de formule de politesse pour entrer directement dans le vif du sujet et d'une manière plutôt... originale. Les démonstrations qu'elle fit permirent à Adrian de comprendre qu'elle avait visiblement tenté d'entrer dans son manoir en utilisant ce que la nature lui avait offert comme don. Un léger sourire en coin se dessina sur les lèvres du mage lorsqu'il imagina la surprise que cela avait dû être de se cogner le nez contre le mur au lieu de le traverser ! Cela dit.... la suite fut d'autant plus étonnante. Le manoir lui demandait de rentrer ? Il fronça légèrement les sourcils en se demandant si elle parlait de côté cossu qu'il dégageait – peut-être était-ce une voleuse en herbe ? – ou autre chose. Quoi qu'il en soit, la jeune femme avait l'air plutôt à l'aise, car malgré le fait que ce soit elle qui vienne sonner chez lui, elle osa lui demander qui il était. La logique aurait voulu que ce soit elle qui se présente en premier, mais bon... Sans se départir de son calme naturel, Adrian répondit à cette mystérieuse inconnue.

« Bonjour, pour commencer. Le ton n'était pas critique, il voulait juste savoir ce qu'elle désirait réellement.
Je suis le propriétaire des lieux, je m'appelle Adrian si vous voulez tout savoir. Mademoiselle... ? Une manière de lui faire savoir qu'elle était aussi invitée à se présenter.
Si vous n'avez pas pu entrer, c'est parfaitement normal, ce manoir est protégé contre les voleurs ou les jeunes femmes trop curieuses. Ne me dites pas que c'est la première fois que ça vous arrive ? Cette fois-ci, le ton était légèrement amusé.
Vous savez, ce qui est louche c'est plutôt d'entrer dans les maisons sans sonner avant. Ou de demander aux gens qui y vivent qui ils sont. Mon nom est noté sur la boîte-aux-lettres si vous vouliez avoir cette information. Pourtant, quelque chose lui disait que ce n'était pas vraiment son genre d'agir de la sorte.
Et qu'est-ce que vous vouliez dire par « elle me demande l'inverse » ? Qu'est-ce que ma maison peut bien vous demander ? J'avoue ne pas parler tous les jours avec elle, peut-être qu'elle a oublié de me confier ses secrets récents. »

Il réfléchit rapidement, logiquement les personnes attirées par sa maison n'étaient pas très nombreuses : il s'agissait surtout des mages et des esprits liés à la magie. Le nexus magique qui se trouvait sous le manoir attirait beaucoup et le fait qu'il use souvent de la magie ne faisait qu'accentuer tout cela. Cela dit, Adrian ne sentait aucune magie émaner de cette jeune femme et il considérait donc qu'elle était plutôt là par intérêt matériel : un manoir comme le sien attirait forcément les voleurs. Observant la demoiselle quelques secondes, il fit comme à chaque fois qu'une personne « non invitée » se présentait sur le pas de sa porte : il la laissait à l'extérieur jusqu'à être certain de ce qu'elle voulait réellement. Hésitant brièvement, il haussa finalement les épaules avant de poser une dernière question.

« Vous vous sentez bien ? »

Après tout, elle avait peut-être une réelle raison d'être ici.
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Mer 23 Oct 2013 - 15:59 Message
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« Hein ? » Elle porta sur l’homme un regard de parfaite incompréhension. Elle était là, à lui expliquer que sa baraque refusait de la laisser entrer et, lui, il parlait formule de politesse. Trop bizarre ce type. M’enfin, si ça pouvait lui faire plaisir, elle haussa les épaules. « Mouais… B’soir »

Parce qu’il n’était plus vraiment l’heure de dire « bonjour », quitte à jouer sur les mots autant le faire à fond. Cela dit, rien d’agressif dans sa façon de faire, c’est juste qu’elle fût bien plus préoccupée par son problème que par tailler le bout de gras avec un parfait inconnu… Logique un peu étrange étant donné qu’elle était bien forcée de lui parler pour comprendre ce qui lui arrivait. Elle l’avait bien entendu se présenter, pas de soucis mais, sa concentration s’était déjà perdue sur un mur du manoir, qu’elle regarda avec une certaine vexation. Elle reconnecta son esprit à l’homme quand il parla de normalité, Aishlinn donna l’impression d’halluciner complet à cette annonce. Il n’y avait rien de normal à une protection empêchant les gens intangibles de passer ?! Elle n’avait jamais vu ça de sa vie. Des deux mains, elle se désigna, l’air des plus sérieux.

« Est-ce qu’j’ai une tête qui donne l’impression qu’ça m’arrive souvent d’rester à la porte ? » Elle accentua son côté contrarié pour bien montrer que, non, ça ne lui arrivait pas. Jamais… Jusqu’à ce soir. Le ton était toujours des plus calme, simplement tinté de perplexité et de frustration parce qu’elle avait été recalée d’un endroit. Elle laissa retomber ses mains, pour prendre un visage un peu plus proche du neutre. « Ça n’a rien d’normal vot’e truc là, d’protection, enfin… S’rieux, qui s’protège d’cette manière et, surtout, comment ? »

Hannn… C’était donc ça. Ce type, là, en fait, il devait bosser pour le gouvernement, le genre de truc top secret qui met au point des nouveaux systèmes de défense. Il avait dû équiper sa baraque avec ce nouveau système pour se protéger ou pour le tester et, merde, si c’était le cas, ça craignait grave pour elle. Si tout le monde se mettait à avoir des systèmes de sécurité contre l’intangibilité, elle allait se retrouver en difficulté. Elle secoua la tête à cette idée – et sans raison apparente pour la personne qui la regardait -, elle était irlandaise, elle trouverait bien une solution. Une fois de plus elle apporta un regard étonné à l’homme. Comment ça c’était louche de rentrer sans permission ? Elle faisait ça tout le temps, que ce soit pour voler, pour regarder la déco de quelqu’un ou même aller chercher des œufs. C’était tout ce qu’on pouvait faire de plus normal ! Elle se tourna un instant pour regarder ladite boîte aux lettres avant de conclure, par un haussement d’épaules, que le nom des gens n’avait pas de grande importance. Ce n’était pas son nom qui l’intéressait mais qui il était pour avoir une baraque aussi bizarre.

Quand il annonça ne pas parler avec sa maison, elle crut devenir folle. Dans un soupir, elle se gratta l’arrière du crâne, en se sentant un peu stupide. Évidemment qu’une maison ne parlait pas mais, elle était bien incapable d’expliquer ce qui était en train de lui arriver. Son regard se perdit dans le vague alors qu’elle essaya de se concentrer pour comprendre ce qu’elle ressentait. Pour le coup, elle avait l’air paumée la gamine de 19 ans. L’image de sa mère, se faisant interner, lui revint en mémoire. La folie, c’était un truc héréditaire ? Est-ce qu’elle commençait à le devenir ? Est-ce qu’elle aussi on allait l’enfermée ? Et Abban, il deviendrait quoi ? Plus que paumée, elle se mise à flipper un peu, passant d’un pied à un autre. Fuir, voilà, c’était une bonne idée mais, elle était incapable, toujours ce besoin inexplicable de comprendre quelque chose sans être capable de l’identifier. La dernière question du dénommé Adrian la sortit de ses pensées.

« Non. » Elle ferma les yeux, s’engueulant mentalement de ne pas réfléchir avant de répondre. « Oui. » Bonne pour l’asile. Elle lâcha un soupir, ses épaules s’affaissant dans le même temps avant de relever les yeux vers l’homme. « J’en sais rien. C’est-à cause d’elle aussi ! » Elle désigna, d’un mouvement de main, la maison. Forcément, ce n’était pas de sa faute à elle. « V’voyez j’étais là-bas, en train d’marcher pour rentrer chez moi » Elle avait désigné la rue un peu plus loin mais reporta très vite son regard sur Adrian. « Et, là… pfff, j’ sais pas moi, il y a eu c’truc-là, ‘fin pas vraiment un truc… Euh… Une sensation » Elle claqua des doigts, toute fière « Ouais, c’est ça, une sensation alors, ‘fallait qu’j’rentre pour savoir pourquoi, vous saisissez ? »

S’il arrivait à comprendre quelque chose, elle songerait à lui décerner une médaille parce qu’elle, elle n’y comprenait strictement rien. Cela dit, elle trouvait très logique de vouloir entrer sans autorisation parce qu’elle ne comprenait pas quelque chose. Elle avait été élevée par un type qui travaillait pour le Cartel de Dublin, entre deux passages en prison, autant dire que la notion de propriété privée n’était pas ce qu’on lui avait appris en top priorité. Elle secoua rapidement la tête.

« Mais, j’suis pas folle hein ! » Le ton était à l’affirmatif, la tête qu’elle faisait prouvait une question. Trop perturbant pour elle tout ça, et cette sensation qui ne voulait pas partir. « J’voulais juste rentrer pour voir. C’est tout. » Et, comme une preuve de bonne foi, elle prit une inspiration avant de lâcher un prénom. « Linn, je m’appelle Linn. »

Ce n’était pas un mensonge et, si elle ne délivra pas son prénom en entier à cette personne, c’était uniquement parce qu’elle avait plus l’habitude de se faire appeler comme ça que par Aishlinn. Passer beaucoup de temps avec un jumeau qui utilisait ce diminutif pour l’appeler, forcément, ça donnait presque l’impression que c’était son vrai prénom.

« Z’êtes quoi, en fait ? Vous travaillez pour un truc super-secret qui fabrique d’nouveau système d’protection contre l’intrusion, c’est ça ? »
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Message posté : Mer 23 Oct 2013 - 18:22 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
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ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
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ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
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- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
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Cette fille avait l'air vraiment... étrange. Adrian avait du mal à comprendre ce qu'elle pouvait bien faire là, ou même si elle avait eu quelques leçons de politesse au cours de sa vie. Oh, tout vieillard – même si, pas en apparence – qu'il était, le mage ne passait pas son temps à seriner les adolescents qui n'utilisaient pas de formule de politesse, mais il s'amusait plutôt à le rappeler lorsqu'il en avait l'occasion. Lorsqu'elle parla de « soir », il la dévisagea quelques instants avant de lever les yeux vers le ciel pour constater qu'en effet, ils n'étaient plus vraiment le matin. Ça lui avait totalement échappé, au fond il n'était pas plus connecté avec la réalité qu'elle ne l'était. La jeune fille attira à nouveau l'attention d'Eldoth sur elle alors qu'elle lui demandait si elle avait l'air de souvent se retrouver face à un tel cas de figure. Non, pas vraiment. Elle avait plutôt l'air d'être de ceux qui avaient tout ce qu'ils voulaient dès qu'ils le voulaient ce qui ne fit qu'accentuer le sourire amusé du centenaire. Difficile de garder son sérieux face à une telle situation en un sens. Comme elle lui déclarait que cette protection n'avait rien de normal, il haussa les épaules avant de lâcher un simple mot lorsqu'elle posa une question rhétorique.

« Moi. »

Pour le « comment », il ne comptait pas dévoiler ses tours aussi facilement ! De toute manière, s'il avait commencé à lui expliquer le pourquoi du comment, elle l'aurait tout simplement pris pour un fou et se serait rapidement enfuie d'ici. Peut-être était-ce la chose à faire ? Bien qu'elle n'avait rien fait de mal, cette demoiselle lui apparaissait assez suspecte ne serait-ce que parce qu'elle avait une vision bien particulière de la propriété privée. Avec un tel don les possibilités étaient nombreuses et Eldoth préférait ne pas imaginer ce qu'elle aurait bien pu faire en pénétrant chez lui. Heureusement qu'il conservait les artefacts un minimum importants dans son sanctuaire.

Il la regardait osciller du retard entre la boîte-aux-lettres et la maison qui semblait visiblement avoir toute son attention. La suite le laissa tout aussi sceptique, elle ne savait pas si elle allait bien ou non. Adrian fronça légèrement les sourcils, son sourire amusé s'étant envolé tandis que la demoiselle commençait à lui expliquer qu'elle se promenait dans la rue lorsqu'elle avait senti une sensation étrange. Il n'y avait pas trente-six raisons pour qu'elle éprouve pareil sentiment, certainement qu'elle devait avoir une sensibilité à la magie et qu'elle était attirée par le nexus magique dissimulé par le manoir. À la dernière question de la jeune femme, Adrian hocha la tête, glissa l'une de ses mains jusqu'à son visage dans un geste pensif. Pouvait-il se tenir devant une mage qui s'ignorait ? La suite lui échappa un peu, il ne la prenait absolument pas pour une folle et le fait qu'il travaille pour un organisme gouvernemental était un peu le cas. Reprenant conscience, le mage secoua la tête.

« Non, pas du tout. Il ne mentait pas, ne répondant qu'au fait que le « truc » pour lequel il travaillait ne fabriquait pas de système de protection.
Je suis professeur. Et archéologue, ça n'a rien à voir avec ce que vous imaginez. Il lui offrit un léger sourire avant de réfléchir quelques instants. Que faire ? L'inviter à entrer ? Nouvelle hésitation.
Je sais que vous n'êtes pas folle ne vous inquiétez pas. Cette fois-ci le ton était clairement amusé.
Et je comprends de quoi vous parlez. Je connais bien cette sensation et si ça peut vous rassurer, vous n'êtes ni la première, ni la dernière à qui ça arrivera. Enfin, il l'espérait, sans quoi la magie risquait de prendre un coup dans l'aile.
Je peux vous expliquer... vous n'avez qu'à rentrer deux minutes. Ou un peu plus vu la teneur de ce qu'il aurait à lui expliquer. Adrian remarqua l'hésitation qu'elle eut et compris qu'elle devait s'inquiéter d'être enfermée sans possibilité de fuir.
La porte sera déverrouillée, vous pourrez partir dès que vous le souhaiterez ! »

Il recula d'un pas, ouvrant la porte en grand pour la laisser entrer. Adrian ne voyait pas d'autre solution pour savoir qui elle était réellement, une mage qui s'ignorait ou un charlatan ? Si c'était la première option, Eldoth saurait l'aider, lui-même avait été « éveillé » par les esprits lorsqu'il s'était retrouvé enfermé dans le tombeau de Sarevok après l'avoir libéré involontairement. Le hall était toujours aussi « étrange », Adrian avait trop peu de visites pour changer la décoration afin d'éviter que de nouvelles relations le trouvent « bizarre ». Comme elle entrait dans le hall, l'Archimage referma la porte derrière elle – sans la verrouiller – avant de se retourner vers Linn.

« Vous connaissez quelque chose à la magie mademoiselle ? Il ne lui avait pas répondu lorsqu'elle lui avait demandé qui il était, peut-être qu'elle comprendrait.
Certaines personnes sont... naturellement sensibles à la magie, même si elles l'ignorent. Je crois que c'est votre cas. Cette maison est un peu spéciale et je ne vois pas d'autre raison pour que vous ayez été attirée par elle si vous n'êtes pas une mage qui s'ignore. »

La réplique avait de quoi étonner, mais bon, elle lui avait dit plus bizarre sur le pas de sa porte ! D'un geste Adrian l'invita à entrer dans le salon dans lequel il avait déjà accueilli la jeune journaliste quelques temps auparavant. Décidément, depuis quelques mois le manoir avait plus de visites qu'au cours des dix dernières années.
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Message posté : Mer 23 Oct 2013 - 19:36 Message
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Ok… Elle ne savait pas dire bonjour mais, lui, il ne savait même pas que le soir était arrivé. Euh… Jamais il ne regardait l’heure ou, par la fenêtre ? Ça c’était des trucs normaux à faire, pas comme protéger sa maison de la sorte ce qui, elle y tenait, n’avait absolument rien de drôle. Elle avait quand même manqué de se péter le nez sur cette fichue porte, elle aurait pu porter plainte pour ça, même. Ouais ! Un type avait bien réussi à gagner un procès pour séquestration alors que c’était lui qui s’était enfermé tout seul dans un garage pour cambrioler les propriétaires absents. Alors, elle aurait eu toutes ses chances si elle s’était fracturé le nez sur la porte d’Adrian. Non, sérieux, elle lui lança un regard un peu blasé à le voir s’amuser de la situation mais, ça n’avait vraiment rien de drôle. Elle soupira en secouant la tête, toute façon c’était un vieux, il ne pourrait pas comprendre.

En plus, il ne l’aidait pas, il pourrait se fendre d’une explication sur la raison de son incapacité à rentrer mais, non, il resta silencieux à ce sujet. Elle voulait le bien pardonner mais, seulement parce qu’il ne la regardait pas comme une folle échappée de l’asile et qu’il avait même l’air de s’interroger sérieusement sur ce qu’elle venait de lui dire. Ça ne dura pas bien longtemps mais, l’espace de quelques secondes Aishlinn laissa passer un regard soulagé et remerciant pour ne pas l’envoyer bouler en la traitant de folle. Mais, après réflexion et en prenant conscience de ce qu’elle avait dit, s’il ne la prenait pas pour une folle, c’était que lui devait être complètement cinglé. Qui prendrait au sérieux ce qu’elle venait de dire, à moins d’avoir un grain dans le cerveau ? Fronçant le nez dans une moue suspecte :

« Ben, voyez, ‘ fait j’suis pas sûre qu’ce soit pas inquiétant qu’vous ne m’preniez pas pour une folle. »

Puis il était professeur – avec une certaine faculté, elle avait occulté momentanément le côté archéologue – alors, ça ne jouait pas vraiment en sa faveur. Prof rimait avec école et, de ce qu’elle avait connu dans ce genre d’établissements, elle voyait les profs comme des personnes soporifiques qui foutaient les gens dans des cases sociales.  Son besoin de comprendre ce qui lui arrivait prit le pas sur ses préjugés, le fait qu’il avait expliqué connaître cette sensation aida pas mal aussi. Sauf que voilà, quand il lui proposa d’entrer, elle se fit plus qu’hésitante. Si Aishlinn ne pouvait pas rentrer comme elle le voulait, elle ne pouvait pas non plus sortir. Elle n’avait jamais été claustrophobe, de par son pouvoir mais, savoir qu’elle ne serait pas libre la figea sur le pas de la porte. Trouble qu’Adrian semblait avoir compris en proposant une solution.

« Vrai ? »

Elle inspira profondément et s’approcha au plus près de la porte pour s’arrêter à nouveau. Prudemment, l’irlandaise pointa le bout de son index dans le vide, très doucement, pour s’assurer qu’elle pouvait bien entrer. Son doigt passa l’épreuve sans le moindre souci, la laissant toujours perplexe. Le pas qu’elle fit pour entrer, fut plus un saut rapide qu’autre chose, pour être certaine de ne pas être piégée à moitié-dedans et à moitié-dehors. Cela aurait été fâcheux. Une fois à l’intérieur, elle s’autorisa à relâcher l’air qu’elle avait bloqué dans ses poumons. Elle était rentrée… En sonnant à la porte, ce qu’il ne fallait pas faire, tout de même !

Regardant autour d’elle, en se croyant dans un remake « Famille Adams, version Harry Potter », elle hocha la tête positivement. Bien sûr qu’elle connaissait quelque chose à la magie. Quelle question ! Tout le monde avait déjà vu un spectacle ou un type découpait une bonne femme en deux avant de la « reconstruire ». Bref, magie, illusion, voilà comment elle voyait les choses, d’où son air certain en hochant la tête. D’ailleurs, elle allait lui dire qu’elle avait vu un spectacle de ce genre quand, il parla de mage, reportant un regard sur l’homme, Aishlinn commença à se dire qu’il devait réellement être cinglé.

« Mage ? » Elle laissa passer un rire mais, finalement, c’était surtout pour cacher une crainte que cette explication puisse être réelle. « Genre les types là, en robe, avec leurs chapeaux pointus et leurs bâtons ? Et là, ‘fait, z’allez m’expliquer qu’si j’n’ai pas pu rentrer, c’parc’que Gandalf est venu pour faire son fameux : » Et voilà, que la gamine, du haut de ses 19 ans, se lança dans une imitation d’un Gandalf, version cinéma, face au Balrog « Vouuus… Ne passerez… Passs ! » Elle secoua la tête en levant les yeux au plafond. « Vous savez, c’est d’la fiction, hein ? »

Sauf que voilà, elle avait réellement été attirée par cette maison et que, si elle voulait être parfaitement honnête, ça n’avait rien de rationnel. Alors, très vite, elle perdit son sourire qui se voulait amuser, ironique, ne prenant rien au sérieux. Elle lança un soupir en basculant la tête en arrière, avant de la refaire basculer en avant. Elle leva une main.

« Ok… » Nouvelle inspiration, elle releva la tête pour le regarder, ignorant, pour le moment, son invitation à passer dans une autre pièce flippante. « Admettons qu’ce soit possible, et qu’on n’est pas tous les deux sous l’emprise d’une nouvelle drogue qu’quelqu’un aurait balancé dans l’air » A noter que cette hypothèse lui semblait, limite, plus probable. « Vous n’parlez pas d’magie, genre cracher un fouloir de trente mètres de long, hein, c’est ça ? C’tte maison, elle a quoi ? Et puis, pourquoi j’serais attirée par elle. J’ai dix-neuf ans, si j’devais avoir un truc zarbe avec la magie, j’l’aurais su… Vous savez à quel âge Harry Potter il a su qu’il était sorcier ? J’ai au moins 10 trains d’retard là, ça semble carr’ment pas probable votre histoire »

En même temps, si les références d’Aishlinn se basaient sur des films, pas étonnant qu’elle trouve tout ça étrange.
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Message posté : Mer 23 Oct 2013 - 23:13 Message
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Eldoth
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ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
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ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
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ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
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ϟ Liens Rapides :
Finalement elle n'avait pas l'air de le trouver si normal que ça. Adrian avait imaginé que, vu son entrée en matière, elle serait un peu plus compréhensive que la moyenne, mais ce n'était pas vraiment le cas. Il haussa les épaules pour lui-même, se disant qu'il était voué à passer pour un illuminé aux yeux des gens qu'il rencontrait pour la première fois. Elle en rajouta d'ailleurs une couche en le comparant aux pseudos magiciens dont les films étaient visiblement friands. C'était la première remarque à quoi il avait eu droit en ayant parlé de magie avec certaines personnes de l'UNISON. Le fait qu'ils soient accoutumés aux technologies d'autres mondes ne les rendaient pas plus ouverts à la magie de ce qu'avait cru remarque l'Archimage. Tant pis, peu lui importait, ils changeaient rapidement d'avis en comprenant son potentiel et les choses seraient certainement comparables avec cette demoiselle. Enfin... Eldoth eut un léger doute en la voyant imiter quelqu'un qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam. Gandalf ? Qui pouvait-il être ? Un super-héros à la mode dont Adrian n'aurait pas eu vent ? Il fronça légèrement les sourcils en la regardant d'un air un peu perdu, si Linn lui avait parlé de dernier ordinateur à la mode il aurait été aussi étonné.

« Gandalf ? C'est un super qui vit à Star City ? »

Elle avait bien parlé de fiction, mais bon. Parfois la fiction et la réalité se rejoignait, la preuve il avait entendu dire que des bandes dessinées ou des figurines à l’effigie de certains super-héros se vendaient plutôt bien. Bien évidemment s'il avait pris la peine de s'intéresser aux médias et aux romans qui sortaient depuis les dernières décennies, il aurait évité de passer pour un inculte. Bah, ce ne serait ni la première, ni la dernière fois.

Linn retrouva finalement un semblant de sérieux pour aborder le sujet qui concernait directement sa présence ici. Visiblement elle ne voulait pas s'aventurer plus loin dans le manoir, pas pour le moment du moins, Adrian la laissa donc faire les choses à son rythme et resta debout, glissant ses mains dans ses poches sans cesser de la regarder. Apparemment l'hypothèse d'une attaque nucléaire lui semblerait plus plausible que l'idée que les mages existent.... encourageant ! Peut-être qu'avec une démonstration elle finirait par envisager cette possibilité ? Généralement les gens prêtaient davantage foi à ce qu'ils pouvaient voir ou toucher et c'était bien là tout le problème. Eldoth l'écoutait patiemment alors qu'elle se mettait à divaguer en parlant d'un monsieur Potter dont le nom lui était parfaitement inconnu. Était-ce un élève de Star High ? Pas à son souvenir, mais peut-être qu'elle connaissait des mages ? Non, sinon elle ne se montrerait pas aussi sceptique à ce propos. Il était totalement largué et son expression devait le montrer. Secouant la tête comme pour chasser cette incompréhension, l'Archimage se lança enfin.

« Je suis désolé, je ne connais pas ce monsieur Potter alors je ne peux pas vous dire quoi que ce soit le concernant, mais je ne pense pas que se baser sur l'expérience d'autres personnes soit une bonne chose. Chacun réagit à sa manière, par exemple moi je m'y suis éveillé assez tard.... Il referma la bouche, notant qu'il avait manqué de lui parler de son âge qu'il était à peine censé avoir à ce jour. Belle gaffe esquivée de justesse.
Je devais avoir votre âge à peu près et je m'en sors très bien aujourd'hui. C'était peu de le dire. Là, soit elle le prenait pour un fou vu qu'il parlait de lui comme un mage, soit elle l'écoutait. Quitte ou double.
Les mages ne s'habillent pas différemment de vous et vous ne pouvez pas les distinguer du commun des mortels à moins d'en être un vous-même et d'avoir suffisamment d'expérience pour sentir leur magie. Il baissa les yeux sur elle, la scrutant comme s'il cherchait quelque chose avant de reposer son regard sur son visage.
Vous, je ne sens rien, mais c'est parce que vous n'êtes pas encore éveillée. Si vous vous sentez attirée ici, c'est parce qu'il y a un fort courant magique, c'est d'ailleurs grâce à elle que vous n'avez pas pu entrer dans le manoir, parce que je l'ai protégé avec des sortilèges. »

Ce n'était pas un secret, n'importe qui pouvait être mage et dans une ville où les super étaient aussi acceptés et connus, avouer être dotés de ces pouvoirs n'était pas inhabituel. C'était pour cette raison qu'il en parlait aussi ouvertement. Adrian sortit l'une de ses mains de sa poche et la glissa jusqu'à son visage, la passant sur ses lèvres dans un geste de réflexion alors que son regard était dirigé sur le plancher parfaitement ciré. Une idée lui vint en tête, un sourire se dessina au coin de ses lèvres alors qu'il relevait la tête vers Linn.

« On va essayer quelque chose pour savoir si c'est bien ce que je pense. Il esquissa un pas vers elle, mais voyant son mouvement de recul s'arrêta aussitôt.
Je ne compte pas vous faire de mal, vous voulez savoir ou non ? »

Nouvelle tentative, elle ne recula pas cette fois-ci. Bien ! Adrian s'arrêta à moins d'une longueur de bras d'elle, sortit son autre main de sa poche avant de la regarder en réfléchissant avec sérieux. Il voulait voir si elle sentirait la magie qu'il s'apprêtait à déployer, ce n'était pas un véritable sort, mais Linn devrait sentir quelque chose vu la proximité qu'il venait d'instaurer. Levant la main vers le visage de la jeune femme, Eldoth la positionna juste à côté de son oreille, mais sans la toucher, puis il libéra une bonne dose de magie, comme celle qu'il utilisait pour tenter de réveiller certains artefacts récalcitrants. Ce fut assez bref, mais normalement suffisamment fort pour qu'elle le sente un minimum. Laissant retomber son bras le long de son corps, il la fixa.

« Avez-vous senti quelque chose ? »

Si c'était le cas, ils devraient en arriver à la phase plus sérieuse de savoir si elle méritait ou non qu'il puisse l'éveiller. Il n'était pas question pour lui de donner des armes à quelqu'un de mal intentionné ! Elle lui avait d'ores et déjà fait une démonstration de son manque de scrupule à l'égard de s'introduire chez les gens, il fallait espérer qu'elle ait autre chose en réserve pour plaider en sa faveur....
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Message posté : Jeu 24 Oct 2013 - 0:52 Message
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Gandalf, un super à Star City ? Aishlinn posa un regard abasourdi sur Adrian, elle se tâta même à enfoncer deux doigts dans l’épaule de l’homme pour savoir s’il était bien réel. Il y avait vraiment des gens qui ne connaissaient pas Gandalf ? Là, Aishlinn, en était au stade où elle se demandait de quelle planète il pouvait bien venir. Elle passa une main sur son visage en secouant la tête, complètement dépitée quand il parla de Potter comme d’une vraie personne. Et elle lui aurait bien expliqué la vie, à ce gars-là. Oui, parce qu’un homme qui ne connaissait pas les grands classiques – du point de vue d’Aishlinn – c’était quelqu’un qui ne connaissait rien à la vie. Vision toute particulière de l’adolescente qu’elle était. Mais, trop perturbée par ce qui était en train de lui arriver, elle préféra se concentrer sur les explications concernant son problème. Très égoïste comme sentiment, elle l’accordait volontiers mais, pour rappel, elle venait quand même d’être recalée à la porte d’une maison. C’était une circonstance atténuante, non ?

Oh et il pouvait bien lui parler de son âge, Adrian semblait avoir passé la trentaine alors, par définition, elle situait sa naissance juste après l’extinction des dinosaures. Le cerveau d’une gamine de son âge pouvait être très étrange, il ne fallait pas chercher à comprendre. Par contre, elle avait l’impression qu’il parlait une autre langue. Ramenant ses bras autour d’elle, elle essaya de comprendre cette histoire d’éveil. Au passage, dire qu’il s’en sortait plutôt bien, c’était carrément relatif. Il ne connaissait pas Gandalf, ce n’était donc pas un modèle de réussite ! Le truc c’était qu’il avait vraiment l’air sérieux dans ses histoires, par réflexe, elle baissa les yeux sur elle quand il la regarda, pour savoir si quelque chose clochait. Sa veste mal mise, un bouton de son jean manquant mais, non, il ne semblait rien y avoir de suspect. Un regard intrigué se posa sur Adrian.

« Normal qu’vous sentiez rien, ‘savez, j’ai d’l’eau et une douche moi ! »

Ça l’aurait bien ennuyée qu’il sente quelque chose, ce n’était pas très classe de puer comme pas permis ou, assez, pour que quelqu’un puisse vous « sentir ». Elle voulait bien le croire avec cette histoire de sortilège mais, même avec de la bonne volonté, elle trouvait ça ridicule, impossible et complètement fou. Elle était en train d’essayer de mettre de l’ordre dans ces idées : ce gars, là, il se prenait pour un mage qui avait protégé sa maison, qui ne s’habillait pas en robe et ne connaissait rien à la vie. Elle fut interrompu quand il proposa d’essayer quelque chose, instinctivement, un de ses pieds recula, et elle s’apprêta à mettre ses mains devant elle quand il se stoppa de lui-même.

Aishlinn, cette petite Irlandaise qui avait toujours été très sûre d’elle, même dans des situations improbables, se retrouvait dans une drôle de situation. Elle avait un nœud à l’estomac, signe d’une inquiétude qui ne lui était pas familière. Son regard se posa sur l’homme, comme pour juger de la véracité de ses propos. Est-ce qu’elle avait vraiment envie de savoir à ce point-là ? Se remettant droite, les deux pieds joints, elle hocha la tête mais, tous les mouvements d’Adrian furent suivis scrupuleusement par l’adolescente. Forcément, en regardant la main de l’homme approcher, arriva à un moment où elle se mit à loucher, jusqu’à ce que la main, en question, soit dans un angle mort.

Elle ferma les yeux, essaya de se rassurer, inspira… D’un point de vue extérieur, elle ouvrit brusquement les yeux dans un frisson qui créa un léger sursaut avant de se décaler d’un pas sur le côté. Intérieurement, c’était inexplicable, rien à voir avec la sensation devant le manoir, plus intense… En y réfléchissant bien, c’était étrange, surprenant, flippant mais ça ne lui avait pas fait mal.

« Euh… »

Ce qu’elle détestait quand une situation n’était pas sous son contrôle, lui donnant une impression d’une faiblesse exploitable. Elle ne pouvait pas se le permettre, être faible, ça ne fonctionnait pas dans son monde, pas dans le milieu qu’elle avait toujours connu. Elle ferma fortement les yeux en espérant que tout ce bordel disparaisse mais, en les ouvrants, elle était toujours au même endroit, l’homme bizarre toujours devant elle, et un truc vraiment pas normal qui se passait chez elle.

« Y a clairement quelque chose qui ne tourne pas rond chez moi » Pas si différente des autres en ce moment, à avoir peur de ce qu’elle ne connaissait pas. Elle paniqua. « J’veux pas changer, j‘peux pas. Il va me détester après, vous comprenez ? Et j’veux pas qu’il me déteste parce que, s’il part, j’deviens quoi moi ? »  Aishlinn était incapable de penser pour elle toute seule. Sa vie s’était construite à deux et, elle finirait de la même manière. Si Abban la trouvait bizarre, anormale, avec un sérieux problème parce qu’elle était attirée par des maisons ? Une peur qui lui passerait mais, là, sur l’instant, le fait de ne pas comprendre et de ne pas savoir, ça créait forcément un tas d’angoisses. « C’est héréditaire ce… Truc ? » Elle ne savait même pas comment le nommer « est-ce que ça va lui arriver à lui aussi ? » A cet instant elle comprit que la personne dont elle parlait ne devait pas être claire pour son interlocuteur. « A mon jumeau. »

Tout avait changé dans sa façon d’être, même dans sa façon de parler, elle bouffait moins ces mots, se retrouvant au même niveau que n’importe quelle gamine de son âge et elle détestait ça. Elle détestait l’idée d’avoir besoin d’aide, d’avoir un sérieux problème et de ne pas le comprendre. Inquiète, complètement perdue, c’est un regard suppliant qu’elle lança à Adrian et, de mémoire, personne n’avait eu le droit à ce regard-là, pas sincèrement en tout cas. Et, tout le monde, sauf Abban.

« Vous pouvez me réparer ? » Formulation très étrange mais, elle avait l’impression que quelque chose venait de se briser. « S’il vous plait. »
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Message posté : Jeu 24 Oct 2013 - 15:15 Message
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- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Adrian avait l'impression qu'un gouffre le séparait de la jeune femme, elle ne comprenait clairement pas ce qu'il voulait dire en parlant de la « sentir » et lui n'avait pas compris les références aux films de magiciens dont elle avait parlé. Un dialogue pour le moins étrange, mais au moins l'Archimage n'avait-il pas conscience de s'être ridiculisé en considérant ce « monsieur Potter » comme un homme à part entière. Quand bien même aurait-il remarqué la manière dont elle le dévisageait, le fait qu'elle réagisse à la magie chassa tout le reste. Eldoth la dévisageait alors qu'elle se décala comme s'il venait de l'effrayer. Est-ce que Linn avait peur de ce qu'elle sentait ? Ce serait assez normal, lui-même s'était demandé dans quoi il était tombé le jour où les trois esprits avaient éveillé son don en sommeil. C'était provisoire, le temps que l'on s'habitue à cette nouvelle sensation. Au fond c'était comme lorsque vous achetiez de nouvelles chaussures : il fallait les utiliser et les former à sa démarche avant de se sentir à l'aise avec. À ce jour Adrian aurait été bien incapable de vivre sans magie et ce serait aussi le cas de la jeune femme dès qu'elle comprendrait ce qui lui arrivait.

La réaction qui arriva ensuite fut plus... surprenante. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle réagisse avec autant d'inquiétude, ou plutôt de panique. Visiblement quelque chose l'inquiétait beaucoup dans cette découverte et lorsque Linn commença à lui parler d'une autre personne qui pourrait la détester, Adrian fut totalement largué. Faisait-elle référence à un petit ami ? Non, elle parlait d'hérédité, peut-être un père ou un frère ? Il la dévisageait jusqu'à ce qu'elle lui confesse que la raison de ses inquiétudes était son jumeau. Silencieux, l'Archimage adopta une nouvelle expression de réflexion en ressassant ses souvenirs. La magie n'était pas héréditaire non, elle s'éveillait parfois chez une seule personne tandis que d'autres familles étaient totalement concernées par ces affinités. De ses études, le mage avait cru constater que la proximité de la magie pouvait faire naître une affinité chez certains. Il était fort probable que si Adrian avait un jour des enfants et qu'ils vivraient dans le manoir, l'omniprésence de source magique les rendrait beaucoup plus sensibles que le fils d'un employé de banque par exemple. Mais dans le cas de Linn elle ne semblait pas familiarisée avec la magie, c'était donc un simple coup du sort. Face à l'inquiétude de la malheureuse et sa question pour la « réparer », Adrian ne put retenir un sourire à la fois amusé et touché par ce requête. C'était impossible de lui refuser ce qu'elle lui demandait.

« Je ne peux pas vous réparer, vous n'êtes pas cassée. La formulation avait quelque chose de touchant, elle lui apparaissait soudain comme une gamine paumée et non plus une adolescente rebelle.
Ce n'est pas héréditaire, la magie choisit les gens, votre jumeau n'est certainement pas touché par cette sensibilité, sauf en cas de hasard. Je pourrais toujours le vérifier si cela vous inquiète autant. Il haussa légèrement les épaules, croisant l'un de ses bras sur son ventre et glissant son autre main jusqu'à son visage.
Vous n'êtes pas obligée de changer. Si vous n'avez rien senti jusqu'à aujourd'hui, vous pourriez parfaitement mener une vie aussi normale que jusqu'à ce jour. C'est à vous de voir, mais ce n'est pas tous les jours que je rencontre des personnes dans votre cas. Ce serait dommage de refuser une chance d'acquérir d'autres connaissances non ? Adrian ne souhaitait pas lui forcer la main, mais simplement lui faire voir la situation sous tous les angles.
Je ne peux pas vous enlever cette sensibilité, elle est en vous et il faudra vivre avec jusqu'à la fin de votre vie. Mais je peux vous aider à vous éveiller à la magie et à apprendre comment la contrôler. »

Après tout, c'était son rôle, s'assurer que la magie n'était pas mal utilisée, mais aussi d’expliquer aux personnes qui la côtoyaient comment la comprendre et l'utiliser. Adrian n'était pas idiot, il savait qu'il existait d'autres moyens pour elle de s'éveiller à la magie et si elle tombait entre les mains d'un mage mal-intentionné suffisamment puissant pour y arriver, elle pourrait devenir dangereuse. Et là... il lui faudrait intervenir. Non, la meilleure solution était certainement de la prendre en charge pour essayer de la mener sur le bon chemin et de veiller à ce qu'elle s'y tienne. Cependant, comme il l'avait déjà songé précédemment l'Archimage ne prendrait jamais le risque qu'elle utilise ce qu'il lui apprendrait pour de mauvaises choses, il allait devoir lui expliquer les règles et surtout savoir si elle était réellement « digne » d'être éveillée. Affichant toujours une expression de réflexion, le centenaire reprit.

« Mais il y aura quelques règles à ce sujet. Je ne peux pas éveiller quelqu'un dont je ne suis pas certain de l'honnêteté. Mon but n'est pas de fournir des armes à quelqu'un de mal-intentionné, si vous acceptez cette idée Linn, il faudra aussi accepter les règles. Et me parler de vous, franchement, que je sache à qui j'ai réellement affaire. »

Se confier n'était pas une chose aisée, surtout pour une jeune femme visiblement rebelle sur les bords. Cependant, elle avait l'air suffisamment perdue pour pouvoir comprendre que c'était l'une de ses seules chances de comprendre ce qui l'attendait. Au pire des cas, elle refuserait et il garderait un œil sur elle, au mieux, elle acceptait et il gagnait du travail en plus – comme s'il n'en n'avait pas assez.

« C'est à vous de décider. »
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Message posté : Jeu 24 Oct 2013 - 16:54 Message
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Elle avait mis tellement d’espoir dans le fait qu’il aurait pu la réparer que, quand il annonça ne pas pouvoir le faire, l’Irlandaise ne put s’empêcher de baisser la tête dans une inspiration déçue. Sur le coup, elle avait envie de hurler et de lui dire qu’il ne comprenait rien, qu’elle était vraiment cassée parce que, ce qui lui arrivait, n’était pas normal. Moins impulsive que pouvait l’être son jumeau, elle se força à souffler l’air qu’elle avait dans les poumons et de faire un pas en arrière, s’appuyant sur un mur de l’entrée. Elle devait bien se rendre à l’évidence, dire à Adrian qu’il ne comprenait rien aurait été stupide. Si quelqu’un pouvait l’aider, c’était lui, non ? Les mains dans le dos, elle essaya de relativiser, parce qu’elle refusait de rester complètement paniquée trop longtemps. Ça lui demanda un effort impressionnant qui, pendant un instant, s’envola en fumée quand le mage annonça pouvoir vérifier si Abban était aussi sensible à la magie. Elle releva la tête, en la secouant rapidement.

« Non, non… Faut qu’j’réfléchisse. »

Elle devait d’abord comprendre ce qui lui arrivait, ensuite, elle devait voir comment le jumeau en question pourrait réagir à ce genre d’annonce et, après, seulement, elle envisagerait cette possibilité. Chaque chose en son temps vu que ce n’était pas forcément héréditaire. Une lueur d’espoir dans le regard et un très léger sourire sur les lèvres firent leur apparition quand il expliqua qu’elle n’avait pas besoin de changer. Sa fierté aurait pu être satisfaite en apprenant qu’elle avait été « choisie » mais le côté flippant des choses l’en empêcha. Et là, Adrian venait de gagner sa curiosité et une sorte d’intérêt en parlant de nouvelles connaissances. Les jumeaux n’avaient jamais été connus pour être assidus en cours, décrit comme de mauvais élèves, il était évident que leurs anciens professeurs ne les avaient jamais vus étudier quelque chose qui les intéressait.

Penchant la tête sur le côté, une moue sur le visage, elle essaya d’envisager les possibilités qui s’offraient à elle. Adrian lui avait dit qu’il était impossible d’enlever cette sensibilité, ça l’ennuyait, elle aurait préféré que ce soit le cas. Mais, si elle devait vivre avec, qu’elle voulait éviter les trucs bizarres – comme le fait de s’arrêter devant un manoir -, il était peut-être intéressant d’écouter ce qu’il avait à lui proposer. Lui apprendre à contrôler ? Là, ça commençait à lui parler un peu plus mais elle préféra rester silencieuse. Si la vie lui avait bien appris quelque chose c’était que rien n’était gratuit alors, elle essayait d’ordonner ses pensées, en attendant de voir ce qu’il allait lui demander en retour.

Elle passa une main sur ses tempes alors qu’il parla d’honnêteté et de personne mal intentionné. La notion étant toute relative, ça risquait de poser quelques soucis. Aishlinn n’était pas un modèle d’honnêteté et, on ne pouvait pas dire non plus qu’elle était le parfait petit ange dont rêvent tous les parents. Quoique, si on se base là-dessus, son père devait être plutôt fier d’elle. Elle grimaça un peu, cela dit, l’idée de devoir parler de sa vie ne la tentait pas et, dès qu’on lui parlait de règle, elle avait comme une sorte d’urticaire psychologique. Elle resta toujours silencieuse jusqu’à ce qu’il l’informe que c’était à elle de décider. Euh… Elle posa un regard étonné sur lui, qui vira carrément au scepticisme.

« Quoi ? C’est tout ? Hey, ‘savez, c’est pas parc’que j’suis jeune qu’j’suis stupide, hein ? Personne n’propose d’l’aide ou un apprentissage sans rémunération ou avantage. » Pas dans son monde en tout cas. Elle se pencha un peu, toujours appuyée contre le mur, pour jeter un œil à ce qu’elle voyait de la baraque, avant de retrouver sa position initiale et de regarder Adrian. « Ça va m’couter combien pour apprendre à comprendre c’qui s’passe ? » et non pas à apprendre à maîtriser, cette notion lui paraissait toujours un peu trop vague. Se souvenait que certaines personnes pensaient encore que les femmes servaient au ménage et à la bouffe, elle préféra ajouter. « Parc’que j’veux bien payer, dans une certaine mesure mais, pour votre aide mais, c’tout. J’m’transforme pas en boniche à tout faire, carrément trop le bordel c’tte baraque. »

Ça sentait trop l’arnaque ce truc, elle n’avait jamais vu quelqu’un proposer ses services juste en échange d’honnêteté. Du coup, le ton qu’elle avait employé était sceptique et méfiant mais, en aucun cas il n’avait été agressif. Elle préférait juste savoir où elle mettait les pieds avant d’accepter quoi que ce soit, c’était ce qu’on lui avait toujours appris à faire. Et puis, il y avait autre chose qui la dérangeait dans cette histoire : le besoin de savoir qui elle était. Elle n’avait aucune envie d’en venir là mais ça semblait être la condition indiscutable pour qu’il accepte de l’aider. Avec l’impression de se retrouver dans une impasse, elle préféra aller chercher quelques renseignements de ce côté.

« Ç’veut dire quoi parler d’moi franchement ? Sans vouloir vous vexer, hein, z’êtes le type bizarre dans une baraque étrange, qui dit être un mage. » Elle le croyait quand il disait pratiquer la magie mais le dire à voix haute était un peu perturbant, même pour elle. « J’vous connais pas, y a rien qui prouve votre honnêteté à vous alors, vous dire qui j’suis… Enfin vous voyez, c’est un peu zarbe. » Elle se devait bien de signifier cette injustice même si elle savait que, dans le fond, l’aide qu’il pouvait lui apporter lui ferait accepter cette règle – qu’elle trouvait quand même débile. « Et vous allez m’croire sur parole quand j’répondrais à vos questions ? »

Qu’elle sache tout de suite si elle peut mentir ou non – bravo pour le concept de l’honnêteté -, personne n’avait envie de se dévoiler à un inconnu. Malgré tout, dans cette dernière question, en écoutant bien, il y avait déjà une acceptation des règles d’Adrian. Elle ne faisait pas parlait pas d’hypothétiques réponses, le fait de devoir lui en donner semblait déjà être acquis. Elle soupira.

« J’peux pas rester sans comprendre. »
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Message posté : Jeu 24 Oct 2013 - 20:23 Message
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ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
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ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
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- Serviteur (Aziza)
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- Maîtrise de l'alchimie I
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ϟ Liens Rapides :
La nervosité de la jeune femme était encore clairement visible dans ses gestes, puis c'était sans compter qu'il ressentait clairement l'inquiétude qui émanait d'elle. Bien qu'Adrian n'avait pas la possibilité de lire l'esprit des gens sans leur autorisation, son don lui permettait de ressentir l'émotion qui dominait l'esprit de ses interlocuteurs. Jusqu'à présent, la réaction de la jeune femme était parfaitement compréhensible et c'était pour cette raison qu'Eldoth ne répondit rien comme elle lui déclarait avoir besoin de réfléchir. Libre à elle de prendre tout son temps pour se décider. Le manoir et son propriétaire n'étaient pas prêts de s'envoler, elle pourrait même revenir dans une décennie si cela ne tenait qu'à elle. Le temps revêtait tout de suite une autre importance lorsque votre vieillissement était ralenti comme chez Adrian.

Il nota les changements que Linn avait au cours de ses explications, semblant tantôt ravie par ce qu'elle apprenait, tantôt contrariée ou inquiète. Difficile de savoir ce qu'elle pensait sans qu'il n'entre directement dans ses souvenirs et Eldoth n'en avait pas l'intention. Arriva finalement une question à laquelle il ne s'attendait pas. Une rémunération ? Pour le coup, le mage arbora une expression surprise, ne s'attendant pas à ce qu'elle s'intéresse à ce point. Peut-être était-ce le signe qu'elle avait l'habitude de donner pour obtenir quelque chose ? Dans le monde « normal » c'était effectivement une tradition, mais avec la magie c'était largement différent. Au cours des décennies passées, Adrian avait eu le temps d'amasser pas mal d'argent et était donc à l'abri du besoin. Pour dire, il pouvait parfaitement continuer de se concentrer uniquement sur ses recherches sans enseigner à Star High, le salaire n'entrait pas dans la balance, il le faisait parce qu'il voulait pouvoir aider les jeunes. Alors non, il ne voulait pas de rémunération, ce serait simplement des cours donnés à l’œil. La notion de gratuité semblait toujours côtoyer celle de la méfiance dans ce monde. Eldoth soupira légèrement comme son invitée surprise tentait d'apercevoir le reste de la maison, Sallah n'était d'ailleurs toujours pas de retour. Lorsqu'elle émit l'hypothèse qu'il puisse l'employer comme femme de ménage, le mage secoua la tête pour la rassurer.

« Pas d'inquiétude, j'ai déjà le personnel nécessaire pour ce rôle. Et je ne laisse pas n'importe qui mettre son nez et ses mains dans mes affaires, surtout lorsque cette personne a l'habitude d'entrer chez les gens sans leur dire avant. Sans le sourire qu'il arborait, elle aurait pu croire qu'il la traitait de voleuse, mais ce n'était qu'une simple mise en garde.
Je ne demande rien. Je vous l'ai dit, je suis professeur et j'ai l'habitude d'enseigner. Je donne des cours particuliers à plusieurs élèves alors considérons que vous entrez dans le lot, même si vous n'êtes pas scolarisée là où j'enseigne. Pas sûr que cette solution soit acceptable vu qu'elle ne devait pas porter les règles et les profs dans son cœur. Enfin, sauf s'il se faisait de fausses idées la concernant.
Enfin si, je demande simplement du respect. Pour les règles que je poserai et pour les personnes qui vivent ici. »

Il savait que ce n'était pas grand-chose, mais pourtant, quelque chose lui disait que ce serait difficile d'obtenir ce qu'il demandait. Le respect était une chose importante pour Adrian, il ne souhaitait pas que cette jeune femme manque de respect à Sallah ou même à June et elle allait devoir se montrer discrète. Eldoth ne donnerait pas ces « cours » à l'extérieur, elle allait devoir venir au manoir pour qu'ils puissent faire ça en toute discrétion et cela entraînerait aussi le fait qu'elle doive garder le secret. Ce n'était pas vital, ce serait simplement un moyen de s'éviter des ennuis inutiles. Le regard du centenaire ne quittait pas la demoiselle du regard comme elle lui expliquait qu'il était plutôt louche au premier abord. Puis même au deuxième. C'était une fois de plus compréhensible, Adrian ne correspondait pas vraiment au trentenaire typique et il le savait bien, mais comment lui prouver qu'il était digne de confiance ? Il inspira longuement, passant une nouvelle fois sa main sur son menton, puis haussa les épaules d'impuissance.

« Je ne sais pas, je peux vous dire tout un tas de choses pour prouver que je suis quelqu'un d'honnête, mais au fond je doute que ce soit des preuves intéressantes pour vous. Qu'est-ce que vous voulez savoir ? Il haussa légèrement les sourcils avant de reprendre.
Je peux vous proposer un échange. Quelque chose qui nous mette sur un pied d'égalité en somme. Vous ferez quelque chose pour moi, je ferai quelque chose pour vous en échange. De même pour ce qui est des informations que vous me donnerez, vous aurez le droit de me poser une question en échange de toutes celles que je vous poserai. Au moins pourrait-elle demander ce qui l'intéressait plutôt qu'il s'amuse à lui livrer des informations dont elle n’aurait que faire.
Mais je ne ferai pas que vous croire sur parole... je suis télépathe, je vous demanderai donc l'autorisation de pouvoir vérifier vos dires, une manière de m'assurer que je ne suis pas en train de proposer mon aide à quelqu'un qui pourrait être responsable d'un attentat le mois prochain. Il souriait légèrement, mais en réalité c'était relativement sérieux.
Vous serez libre de refuser dès que vous le voudrez ou même d'annuler l'apprentissage dès que vous en aurez assez. Après tout, ils ne s'engageaient pas à vie.
Mais il faut savoir que la magie n'est pas une chose où tout est permis. Il existe de nombreuses règles et si j'apprenais que vous m'avez menti ou que vous utilisez ce que je vous apprendrai pour de mauvaises choses, ce sera la fin de notre collaboration et le début de vos ennuis. Ce n'était pas une menace, mais il voulait lui donner toutes les cartes en main.
Ce n'est pas une décision à prendre à la légère. »

Il n'y avait rien de plus à ajouter, aussi Adrian la laissa potasser tout ça, elle avait le temps d'y réfléchir !
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Message posté : Jeu 24 Oct 2013 - 22:21 Message
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Oh mais, il aurait très bien pu la traiter de voleuse ouvertement, qu’elle ne se serait pas vexée, sinon autant qu’elle change de métier/occupation tout de suite. Elle en était une. Sourire ou pas, de la part d’Adrian, elle ne se serait pas senti critiquée, assumant parfaitement ce qu’elle était, sans pour autant le crier sur les toits. Parait qu’il y avait des règles et des lois dans ce pays – comme les autres – alors, histoire d’éviter de se retrouver dans une prison comme son père, ce n’était pas le genre de choses qu’elle racontait. Par contre, elle s’interrogeait sur ce type qui ne demandait pas de rémunération. Comment un type comme lui avait un manoir comme le sien, avec du personnel, s’il ne demandait rien en échange de ses cours ? Mais, ce fut l’air surpris qui avait eu un peu plus tôt qui aida Aishlinn à donner un peu plus de crédibilité au mage quand il expliqua faire ça parce qu’il était professeur.

« ‘savez, y a des choses qu’j’peux pas vous promettre. »

Elle n’allait pas lui jurer de ne toucher à rien, de parler bien à tout le monde et de respecter ses règles, quand même ! Par exemple, elle ne savait pas qui vivait là, si l’une de ces personnes venait à l’ennuyer, elle allait forcément répondre quelque chose et, elle pouvait ne pas être très cool dans ses propos. Elle haussa les épaules l’air navré de ne pas pouvoir acquiescer à ce qu’il disait mais, ça relevait de trop de paramètres pour qu’elle puisse lancer une promesse en l’air.

Le problème avec Adrian c’était qu’il avait l’air trop bien. Beaucoup trop. Il ne demandait rien en échange – sauf ses règles -, proposait un système d’échanges égalitaire… C’était plus fort qu’elle, elle trouvait ça forcément suspect. Elle n’avait jamais rencontré de personne qui ne soit pas intéressée par quelque chose. Ça semblait être trop beau pour être vrai alors, quand il parla de télépathie, Aishlinn laissa passer un sourire en secouant la tête. Là, au moins, il commençait à rentrer dans les détails gênants. Elle l’ignorait mais, le dernier télépathe qui avait essayé de rentrer dans sa tête – Chase – avait eu quelques difficultés à y comprendre ses pensées. Aishlinn pensait en Irlandais mélangé à de l’argot qu’elle partageait avec son frère. Enfin, ce détail n’empêchait pas d’avoir accès à des images et des souvenirs, tout restait forcément à disposition.

« Donc là, z’êtes en train d’me dire qu’vous allez vérifier mes réponses, uniqu’ment si j’le veux ? » Une pointe de scepticisme dans sa question, rien ne lui disait qu’il n’était pas déjà en train d’explorer son esprit. « Z’avez conscience qu’j’ai aucun moyen d’vérifier si vous allez vous y tenir et qu’j’suis obligée d’vous croire sur parole. »

Une précision qu’elle tenait à faire parce que, ça ne lui semblait pas naturel de devoir se fier à la parole de quelqu’un. C’était tout nouveau pour elle et, même si elle acceptait les termes de cet accord, elle savait qu’elle garderait toujours un doute. La confiance aveugle et absolue, ça ne lui avait pas été fourni à la naissance. Ce n’était pas contre lui mais, hormis son jumeau, Aishlinn n’avait jamais accordé une confiance totale, pas même à ses parents ou à son grand frère. Il n’était pas exclu, qu’un jour, une autre personne se voit accorder la confiance de l’irlandaise mais, ça ne s’était encore jamais vu. Alors oui, elle garderait toujours un doute sur le fait qu’il n’aille chercher que la confirmation des réponses qu’elle lui donnerait.

Elle était contente d’apprendre qu’elle restait libre d’abandonner à tout moment – encore heureux ! – bien que, juste pour l’image qu’elle se faisait des magiciens, elle était presque étonnée de ne pas voir un contrat apparaitre, sortant de nulle part, qu’il fallait signer de son sang. Quand il parla d’ennuis, Aishlinn récupéra cette attitude sûre d’elle qui pouvait la caractériser. Un réflexe, chez elle à chaque fois qu’on en venait à la menacer, parce qu’elle l’avait pris de cette manière. Elle s’était décollé du mur, pour se retrouver droite, un sourire sur les lèvres : même pas peur ! Attitude d’une gamine de 19 ans qui était certaine que rien ne pouvait lui arriver, un réflexe de défense quand on pensait pouvoir avoir une influence sur elle.

« C’sont des menaces ? » Aucune animosité dans cette question mais, un besoin de savoir où elle mettait les pieds. « Parc’que, s’il faut jouer la carte d’l’honnêteté, j’ai une tendance à y réagir assez mal, en général. » Disons que, quand on la menaçait, elle avait réellement le don de jouer la sale mioche qui faisait tout pour emmerder l’autre. Autant qu’il le sache pour éviter ce genre de situation. Les épaules de l’irlandaise s’affaissèrent un peu, perdant de cette posture droite pour revenir à une attitude plus posée. « L’truc c’est qu’j’sais pas c’est quoi votre vision d’quelqu’un d’bien, c’est quand même plutôt vague com’ définition. » Sans même s’en apercevoir c’était un air inquiet qu’elle afficha parce que, si elle ne rentrait pas dans ses critères de personnes modèles, honnêtes, et bien, elle allait se retrouver sans aide et, ça, ce n’était pas cool. « L’deal a l’air plutôt honnête. Peut-être un peu trop, si vous voulez mon avis, mais bon… Mais la seule chose qu’j’peux faire c’est d’vous dire qu’j’veux bien essayer d’répondre à vos questions et tout mais, j’aurais peut-être pas envie d’répondre à tout. »

Elle passa d’un pied à l’autre en réfléchissant. Il ne la connaissait pas, donc il ne pouvait probablement pas le savoir mais, il fallait vraiment envie qu’elle ait envie de comprendre ce qui lui arrivait pour accepter ce genre de chose. Dans le cas contraire, elle aurait déjà pris le chemin de la sortie depuis longtemps.  

« Vous demandiez c’que j’ voulais savoir ? Alors v’là » Elle inspira en sachant très bien qu’elle avait déjà pris sa décision sur ce qu’il proposait, elle devait bien avouer un certain équilibre dans cet échange. « Pourquoi vous faites ça ? J’veux dire qu’est-c’que vous avez à y gagner dans c’tte histoire, votre intérêt ? »

La théorie du « je suis prof, c’est pour ça » n’était pas vraiment ce qu’elle trouvait de plus crédible. Enfin, ça pouvait être une raison mais, elle ne connaissait pas beaucoup de prof qui filaient des cours gratuitement. Elle ne connaissait pas beaucoup de prof, tout court, d’ailleurs. Mais, tout le monde avait une motivation, il en avait forcément une aussi. Finalement, cette question, c’était sa manière à elle de dire qu’elle acceptait.
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Message posté : Ven 25 Oct 2013 - 0:18 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
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ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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Oh, Adrian n'était pas naïf ou aveuglé par l'utopie, il savait que cette demoiselle n'allait pas lui avouer la moindre de ses erreurs parce qu'il lui proposait de l'aider à comprendre ce nouveau don qu'elle avait. C'était une jeune femme, presque une adolescente et elle devait donc avoir ses moments rebelles tout comme elle pouvait se méfier de lui parce qu'il était un homme. De son époque – en 1900 – c'était souvent le cas : les femmes se montraient beaucoup plus méfiantes vis-à-vis du sexe fort. Adrian fréquentait la jeunesse depuis trop peu de temps pour savoir comment les adolescents et jeunes adultes d'aujourd'hui s'y prenaient. Bah, de toute manière il ne lui demanderait que des choses assez sommaires, le reste viendrait plus tard si l'envie lui en prendrait – en imaginant qu'elle accepte sa proposition du moins. Eldoth nota d'ailleurs que la télépathie n'avait pas l'air de troubler Linn outre mesure. Avait-elle déjà eu affaire à un mentaliste ? C'était probable, bien que normalement la loi interdisait formellement le fait de s'introduire dans l'esprit d'une personne sans son autorisation. Lorsqu'elle lui lâcha qu'il pouvait être en train de sonder son esprit, Adrian hocha la tête, reconnaissant volontiers cet état de fait.

« Oui, je le sais. Mais je sais aussi que rien ne m'obligeais à vous dire que j'avais cette possibilité, j'aurais alors pu lire vos pensées comme bon me semble. Mais je ne l'ai pas fait et je ne le ferai pas. Je me contenterai de vérifier vos dires. Son ton était assuré, il la regardait droit dans les yeux pour qu'elle comprenne qu'il ne plaisantait pas.
La loi interdit de lire l'esprit d'une personne sans son autorisation. Je demande que vous soyez honnête, ce n'est pas pour m'amuser à faire des choses hors-la-loi. Puis je ne suis pas un excellent télépathe, vous sentirez forcément ma présence dans votre esprit. »

Bien évidemment, rien ne prouvait à Linn qu'il disait la vérité, il pouvait parfaitement sonder son esprit à l'instant et sans qu'elle ne le sache tout en disant le contraire, sauf que ce n'était pas son cas. Malgré le fait qu'il avait la possibilité de faire quelque chose, Adrian ne s'en accordait pas le droit, c'était justement ce qu'il attendait de la demoiselle. Avec un léger sourire, il précisa ce point.

« Ce n'est pas parce que j'ai la possibilité de faire quelque chose que je m'y autorise. Un peu comme vous, vous avez la possibilité de pénétrer chez les gens sans sonner et vous le faites. J'ai peut-être l'air d'un donneur de leçon, mais je pense qu'il est sain de s'imposer des restrictions, même si l'on est capable de faire sans. Il devait parler Chinois pour elle, mais bon.
C'est la preuve d'une maîtrise de soi, que vous ne réagissez pas uniquement à vos envies comme un enfant ou un animal le ferait. »

C'était le genre de discours qu'il tenait à ses élèves, dans un sens Linn en serait une à sa manière si elle acceptait sa proposition. Son ton n'était pas critique, il ne la jugeait pas, c'était simplement une manière de lui faire comprendre pour quelle raison il agissait de la sorte et pas d'une autre manière. Mais pourrait-elle comprendre sa vision des choses ? C'était peu probable, elle avait l'air d'avoir une vision du monde bien trop éloignée de la sienne.

En tous les cas, la « menace » n'avait pas échappé à Linn qui s'empressa d'adopter une position qui montrait qu'il ne l'effrayait pas. Adrian ne menaçait pas, il avertissait et laissait les gens tenir compte ou non de ses conseils. Si Linn déviait, il serait malheureusement obligé d'intervenir, mais ce n'était pas pour autant qu'il la menaçait. La différence était subtile, mais bien présente aux yeux du centenaire. Il la laissa exprimer ce qu'elle pensait et ne manqua pas de remarquer l'expression inquiète qui passa brièvement sur son visage. Certainement qu'elle devait comprendre qu'un refus compliquerait ses possibilités d'apprendre la magie.

« Je ne menace jamais Linn. Je me contentais de vous prévenir du fait que dans la magie, il existe des règles et des personnes pour veiller à ce qu'elle soit respectées, à l'instar des policiers. Si vous sortez des limites, vous vous exposez à leurs sanctions, je souhaitais simplement que vous le sachiez avant de vous décider. Le ton était on ne peut plus posé, toujours aussi calme qu'à l'accoutumé.
Et comme je l'ai dit, vous serez libre de refuser de répondre à certaines questions, il suffira de me le dire et nous nous arrangerons autrement. »

Enfin, si tant est que cette question n'était pas primordiale bien évidemment, il y avait certaines auxquelles elle ne pourrait pas couper sous peine d'annuler leur accord. Mais ça, c'était l'évidence même sachant qu'il avait besoin d'être fixé sur son honnêteté. Linn ne perdit d'ailleurs pas de temps et lui posa une première question. Il ne s'attendait pas à celle-là, elle aurait pu lui demander tout un tas de choses, comme par exemple quelle serait sa puissance, ce qu'elle pourrait faire comme sorts, mais non. Une question intéressante en un sens. Adrian inspira, laissant retomber ses bras le long de son corps avant de les croiser dans son dos.

« Pas grand-chose pour être franc. J'aime enseigner, j'aime la magie et j'ai toujours apprécié l'idée de pouvoir transmettre mon savoir. La découverte de la magie est une chose intéressante et à l'époque où ça m'est arrivé, j'aurais aimé avoir quelqu'un pour m'aider. C'est un peu égoïste aussi, je me dis qu'en vous aidant, j'arriverai peut-être à me rendre utile. Il ne savait pas quoi lui dire d'autre, les explications qui lui venaient étaient toutes étranges à entendre et à dire.
Et puis en m'occupant de vous, je saurai ce que vous apprenez, je saurai que vous ne devenez pas quelqu'un de mal-intentionné et je pourrai garder un œil sur vous pour être certain que tout se passe bien. Est-ce que ça vous convient comme réponse ? Il la scruta quelques instants avant de sourire en coin.
Je dois vous expliquer ce que j'entends en parlant de bonnes choses. Je considère qu'un agissement est mauvais lorsqu'il porte préjudice à des personnes innocentes, généralement à des civils. Certaines personnes n'ont rien demandé et n'ont pas les moyens de se protéger, je considère que le rôle des personnes comme vous ou moi, c'est de s'assurer que leur vie ne sera pas plus difficile à cause de nous. Ce n'était pas forcément très clair, surtout vu la vision des choses qu'elle semblait avoir.
Ma question étant donc : si je vous enseigne l'utilisation de la magie, est-ce que je dois m'attendre à ce que vous en usiez pour faire de mauvaises choses Linn ? »

Elle pouvait bien évidemment mentir, à moins d'être devin, Adrian ne le devinerait pas.
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Message posté : Ven 25 Oct 2013 - 11:19 Message
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« Mouais… »

C’était un peu près tout ce que lui inspira la première tirade d’Adrian. Des gens, elle en avait entubé, leur dire quelque chose en faisant mine de ne pas y être obligé pour attirer leur confiance, elle l’avait fait… Euh… Trop de fois pour pouvoir donner un chiffre en fait. Étant donné qu’elle n’avait aucun moyen de vérifier pour la télépathie d’Adrian, elle resterait avec ses doutes, elle n’avait pas vraiment le choix de faire autrement. Et alors, là, son truc sur la loi qui interdit des choses, ce n’était pas réellement l’argument le plus percutant qu’on pouvait avoir face à une voleuse qui, par définition, s’en tapait un peu de déjouer ce genre de règle. La vie d’Adrian devait être ennuyeuse si, jamais, il ne dérogeait à quelques règles, ça donnait presque envie à Aishlinn de le plaindre.

Elle n’était pas certaine de le comprendre avec son histoire de restriction alors qu’il y avait possibilité de faire les choses. Elle hocha la tête positivement quand il pensa être un donneur de leçons parce que, sans vouloir lui manquer de respect – une de ses règles – c’était quand même un peu ce qu’il était. Si elle confirmait quelque chose par ce geste, elle ne lui jeta pas un regard offensé pour autant, ni même critique. Il était vieux alors, forcément, il avait des principes à la con, comme tous les gens qui avaient vécu leur enfance en chassant le mammouth.

« Bin… Oui, j’l’fais. » Elle balança ça comme si c’était une évidence, une logique imparable, sans comprendre pourquoi il pouvait en être autrement. « ’Fin j’ai aussi d’vos trucs là… Euh… Vos restrictions. » Comme quoi le mot était vachement utilisé dans son vocabulaire. « J’rentre jamais sans une raison valable. »

Le ton était posé, elle ne semblait nullement être ironique ou se foutre de lui, non, vraiment elle trouvait que c’était une réelle restriction. Elle savait qu’il n’avait posé aucune question mais, son discours était surtout pour s’assurer que ce qu’elle faisait entrait dans la catégorie des « bonnes » choses. Parce que, rien qu’avec ça, elle se trouvait déjà bien plus moralement correcte que certaines personnes. Elle n’avait pas l’impression d’être une enfant ou un animal, c’était juste un mode de vie, une question de survie en apprenant à se débrouiller. Elle n’avait tué personne, à partir de là, il n’y avait pas de problème, non ?

Une fois de plus, plissant les yeux, elle semblait vraiment devoir fournir un effort pour essayer de le suivre. Elle ne voyait pas tellement où était la différence entre menacer et prévenir quelqu’un. M’enfin, d’après elle, si les gens qui veillaient sur la magie étaient aussi efficace que la police, elle ne devait pas risquer grand-chose. Elle réalité, elle ne prenait pas les choses avec autant de légèreté. Les passages de son père en prison l’avaient bien assez perturbé pour savoir qu’elle ne voulait pas finir comme ça. Dans toutes actions, même illégales, souvent illégales, elle s’imposait toujours des limites à ne pas franchir. Elle n’en savait rien mais, elle se disait qu’il y avait de grandes chances qu’elle réagisse pareil avec la magie. Mais, parce qu’elle avait 19 ans, qu’elle avait envie de laisser croire que ça ne l’inquiétait pas, elle avait haussé les épaules dans un air nonchalant, sans pour autant prendre le risque de répondre quoi que ce soit.

Toute façon, ce qui l’intéressait vraiment dans un premier temps c’était la réponse d’Adrian. C’était elle qui allait tout définir par la suite. Aishlinn n’avait pas songé à une autre interrogation parce que c’était celle-là qui était la plus importante. Dans un sens, ce type, il était un peu une énigme pour elle, le genre de personne qu’elle n’avait jamais croisée. Elle voulait savoir ce qui pouvait motiver une personne à aider une autre sans demander une compensation financière, matérielle, ou autres. Ce qui était certain, c’était qu’il venait d’une autre planète, celle des bisounours, là, où tout il était beau et gentil. Elle douta même qu’il ne puisse faire ça que par « amour de la magie » mais, avant de le juger elle essaya de trouver ce qu’elle aimait le plus après Abban, après sa façon de vivre… Quand la cuisine arriva à son esprit, elle chercha à savoir si elle pouvait l’enseigner gratuitement et, finalement, la réponse était oui. Ok. Admettons qu’il ne fasse ça que pour son envie d’enseigner.

« C’bizarre com’ réponse. C’n’est pas parc’qu’on apprend quelqu’chose à quelqu’un qu’on peut savoir comment il va tourner. Puis c’est un peu flippant votre façon d’parler d’personne « mal-intentionnée », à croire qu’tout est blanc ou noir avec vous »

Toujours pas de critique dans le timbre de sa voix, elle cherchait juste à comprendre comment il fonctionnait et comment il voyait les choses. Une réponse qui, finalement arriva dans une description de ce qu’il appelait être de bonnes choses. Elle devenait incertaine sur leur façon de voir les choses, parce qu’ils avaient l’air bien opposés sur certain point. Alors, à sa question, elle enfonça les mains dans ses poches, en prenant les temps de réfléchir avant de hausser les épaules.

« J’ peux pas répondre à votre question. » ça commençait bien. « ‘Fin, j’veux dire, si vous voulez une réponse honnête et tout ça, j’peux pas l’faire. ‘Voyez, j’sais pas d’quoi on parle vraiment : d’quoi j’pourrais être capable ? C’que ça m’a apporté ? D’la difficulté à utiliser la magie ? J’peux pas savoir c’que j’vais faire d’quelque chose, si j’sais pas vraiment d’quoi il retourne. » Elle sortit une main de sa poche pour se gratter l’arrière du crâne dans une moue. Ce n’était pas qu’elle voulait y mettre de la mauvaise volonté mais, difficile de répondre à une question pareille. Elle prit quelques secondes et laissa retomber sa main, une idée en tête. « L’truc que j’peux faire c’est supposé que, si ça d’vient vraiment quelque chose d’ancré dans ma vie, j’vais sûrement m’en servir d’la même manière qu’ma mutation » Généralement, elle parlait de pouvoir mais, apparemment, il était bon de faire la différence entre un pouvoir et une mutation pour éviter tous mal entendus. « ’Savez, c’est’un truc qui fait partie d’moi, tellement que, par exemple, depuis qu’j’suis ici, j’ai jamais ouvert la porte d’mon appartement. ‘Fin sauf une fois pour ouvrir à quelqu’un mais, c’que j’veux dire c’est qu’je m’en sers com’ quelque chose d’naturel, pour tout. » Et la manière dont elle en parlait, comme quelque chose de tout à fait normal, sans même en avoir honte était déjà une preuve qu’elle avait intégré son intangibilité à son mode de vie. « Après, est-ce qu’je m’sers d’ce que j’sais déjà faire pour d’mauvaises raisons… Bin… J’ai pas l’impression d’mon point d’vue. ’Savez, pour moi, personne n’est innocent, encore moins sous prétexte d’ne pas avoir d’pouvoir ou d’particularités. Les gens sont tout aussi dangereux avec et sans pouvoirs. J’fais juste c’que j’dois faire, c’est tout. »

Et ce qu’elle devait faire se résumait dans deux actions : s’occuper de son frère et, seulement après, faire ce qu’ils faisaient pour vivre. Elle n’était pas certaine d’avoir bien répondu à la question mais, ça restait quand même assez vague pour elle. Un simple oui ou non n’était pas possible dans la question qu’il avait posée.

« C’est quoi les risques si on s’éloigne des règles imposées ? »

Comme quoi, l’adolescente ne devait pas avoir une vie des plus tranquilles ou des plus normales pour songer d’abord aux risques avant d’envisager les possibilités.
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Message posté : Ven 25 Oct 2013 - 19:20 Message
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- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
La restriction dont Linn fit état laissa Adrian un peu pensif. Ce n'était pas vraiment ce à quoi il songeait en parlant de se poser des limites, lui il aurait plus vu quelque chose du genre « ne pas entrer sauf en cas de danger de mort pour les habitants des lieux ». Certes à ce niveau le fait de posséder des pouvoirs n'était plus vraiment intéressant, mais bon. La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. En y repensant, Eldoth ne trouvait pas cette réponse si inhabituelle, lui-même avait été comme elle dans sa jeunesse – il y a longtemps donc ! Avant de devenir Archimage, il n'aspirait qu'à la popularité et aurait certainement usé de tous ses pouvoirs s'il avait été mage depuis son enfance. Peut-être qu'il faudrait un déclic à Linn pour qu'elle puisse voir toutes ces choses sous un nouvel angle. Peut-être qu'il pourrait l'aider ? Lui-même l'avait été par les trois esprits l'ayant éveillé... rien n'était impossible.

Il songea à lui demander quelles étaient les restrictions qu'elle s'imposait, cependant Adrian sentit venir la déception et préféra donc garder quelques illusions pour le moment. À n'en pas douter, il n'avait pas face à lui ce qu'il pouvait juger comme un modèle de vertu, mieux valait donc y aller en douceur ! Linn semblait de toute manière partager son avis puisqu'elle lui fit savoir qu'elle trouvait sa réponse bizarre, chose qu'il pouvait concevoir étant donné que leurs visions de la vie semblaient particulièrement opposées. Quant au bien et au mal.... c'était relatif au final. Disons simplement qu'en parlant de personnes mal-intentionnées, Adrian songeait aux mages de l'Ordre de Thulé à qui il avait été confronté pendant la seconde guerre mondiale. Ou même à Sarevok. Il était vrai que son expérience en matière de « vilains » était relativement développée, mais allez expliquer cela à une adolescente qui vous prenait pour un mage bizarre.

« Oh, non, pas du tout. Chaque « bonne personne » a une part d'obscurité, comme le yin et le yang. Je sais simplement qu'il existe de nombreuses personnes qui sont plus intéressées par le malheur du commun des mortels que par sa sécurité. »

Il ne désirait pas trop s'attarder sur ce sujet étant donné que c'était assez risqué pour lui, cela dit si elle acceptait bien son aide – ce qui semblait être le cas vu qu'elle jouait le jeu – ils auraient tout leur temps pour en discuter. Rien ne pressait donc. Mais Adrian n'était pas naïf, lui-même avait de mauvais côtés et ils étaient plus nombreux qu'il n'y semblait, c'était simplement qu'en raison de son rôle, il devait offrir la meilleure figure qui soit. Linn le tira rapidement de ses pensées alors qu'elle commença par lui faire savoir qu'elle ne pouvait pas lui répondre comme il le souhaitait. Elle ignorait ce qu'était la magie et par conséquent, ne pouvait effectivement pas imaginer les possibilités qui s'offraient à elle. À ce niveau, tout dépendrait de ses choix. La magie était aussi variée que les pouvoirs mutants, elle pourrait se contenter d'apprendre des sorts de base ou de se spécialiser dans la pyromancie par exemple. Une fois de plus, il était dans l'incapacité de lui détailler sa réponse sous peine de trop en dire. Conversation plus difficile que prévu semblait-il ! Il resta silencieux alors qu'elle lui expliquait que sa mutation était si naturelle qu'elle en usait sans s'en rendre compte. Bien, il était donc exclu qu'elle apprenne des sorts dangereux sous peine de faire flamber le premier type qui pourrait la contrarier. La situation avait l'air plus compliquée qu'il ne l'avait imaginé de prime abord. Ce fut son tour de réfléchir à tout cela alors qu'elle continuait de parler. Ce fut sa dernière question qui le tira de ses pensées.

« Tout dépend de la faute. L'emprisonnement pour certains, la mort pour d'autres. Des ordres entiers ont été privés de magie parce qu'ils avaient tenté d'user de la magie des ombres. Seul l'Archimage peut décider de ce qu'il faut faire, considérez-le comme un juge. C'était bizarre de parler de lui à la troisième personne, mais bon, il fallait bien faire avec.
La magie est aussi variée que les pouvoirs mutants, elle peut s'aiguiller vers l'invocation de démons et des anges ou encore vers la pyromancie. Chaque magie a ses propres risques et il est évident que je n'ai pas l'intention de vous apprendre les plus risquées. Certaines ne s'adressent qu'à un public averti, la magie peut être dangereuse pour son utilisateur comme pour les autres personnes autour. Certains mages ont été tués par les créatures qu'ils avaient invoquées. Ce que vous devez comprendre Linn, c'est que vous ne vous exposerez pas seulement vous, mais vos proches aussi seront en danger. Il la scrutait avec un calme non feint.
Si j'insiste autant là-dessus, c'est parce que mon but n'est pas de vous mettre en danger, vous ou d'autres personnes qui n'auraient rien demandé. Ce n'est pas comme une mutation, votre mutation ne vous coûtera jamais la vie. »

Il devait avoir l'air pessimiste avec de telles paroles, mais son but était avant tout de mettre en garde les futurs mages, de bien leur faire comprendre qu'il fallait toujours être sur ses gardes en usant de magie. Invoquer un démon pouvait avoir l'air alléchant, mais si vous ignoriez qu'il pouvait vous mentir pour mieux vous manipuler, vous pouviez rapidement lui servir de poupée ou de prochain repas. C'était la première chose qu'Adrian avait apprise en devenant Archimage : toujours se méfier des créatures magiques – et des autres mages mal-intentionnés. Affichant toutefois un sourire qui se voulait rassurant, le centenaire reprit.

« Ce que je vous propose Linn, c'est que si vous acceptez de commencer cet apprentissage, nous ne nous intéressions qu'à de la magie de base. Comme ça vous pourrez voir si vous vous sentez à l'aise et si c'est bien ce que vous désiriez. Il n'y aura aucun risque pour vous ou pour les personnes qui vous côtoient, puis si les choses se passent bien, nous pourrons toujours aller vers les étapes suivantes. Cela dit, il n'avait pas encore totalement accepté l'idée de l'éveiller.
Par contre, j'aimerais que vous me parliez un peu de vous Linn.... pourquoi est-ce que vous étiez inquiète à l'idée que votre frère puisse vous repousser à cause de ça ? »

Une question légitime, mais allait-elle accepter de lui en parler ? Rien n'était moins sûr.
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Dim 27 Oct 2013 - 13:25 Message
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Elle détestait ce genre de conversation, qu’elle fuyait en temps normal, parce qu’en réalité, elle ne s’était jamais interrogée sur ce qui était bien, ou non, dans ses activités. Elle le faisait, c’était tout, c’était le mode de vie qu’elle avait toujours connu, qui lui était tout à fait normal. Si Adrian estimait que toutes personnes pouvaient avoir une part « d’obscurité » - Aishlinn se crut presque dans un cours de philosophie, du moins, c’est l’image qu’elle s’en faisait -, il n’était peut-être pas aussi coincé et psychorigide que ce qu’elle avait pensé au premier abord. L’Irlandaise n’était pas encore décidée sur la façon de le voir. Elle avait beaucoup de mal à comprendre ce genre de conversation parce qu’elle ne s’était jamais retrouvée face à une autorité, même pédagogique, dans ce domaine. Ne sachant pas tellement si elle devait répondre quelque chose à son histoire de yin et de yang, elle se contenta de hausser les épaules. Ce qui était certain, c’était qu’elle ne se situait pas dans la catégorie des personnes attachées au malheur des autres. Pour ça, il aurait fallu que les gens aient une importance quelconque pour elle, ce qui était loin d’être le cas. L’ensemble de la population, c’était… Il n’y avait qu’Abban dans son univers à elle, le reste était optionnel.

Elle se montra bien plus intéressée quand il parla des risques encourus en cas de débordement et, à écouter Adrian, ça ne rigolait pas. Mouais, pas plus que dans la vie sans pouvoir et sans magie, quand on y regardait de plus près. Ce qui était certain, selon Aishlinn, c’était que, dans la magie, les gens ne se foulaient pas beaucoup pour trouver des noms aux gens. Archimage ? Sans déconner ? Est-ce que les « humains » appelaient ceux qui décidaient de leurs sorts des Archihumains ? Ce fut avec la spontanéité de son âge qu’elle afficha une moue mi-déçue, mi-étonnée.

« Archimage ? ‘Tain, ça craint comme nom ! » L’avantage avec Aishlinn, c’était que même en sachant que l’Archimage était devant elle, elle aurait réagi de la même manière. « ‘Fin, tout’façon, même son boulot craint. »

Elle haussa les épaules. L’Irlandaise avait horreur de deux choses dans la vie – plus que d’autres choses – le système judiciaire qui lui avait enlevé son père et, les services sociaux qui avaient tentés de lui enlever son frère quand ils s’étaient retrouvés sans parents aptes à s’occuper d’eux. Du coup, l’Archimage entrait dans la première catégorie, forcément, elle ne pouvait pas avoir une bonne opinion de lui, encore plus en sachant que ce type – c’était forcément un homme dans son esprit – avait le pouvoir de décider du sort d’autres personnes. De son point de vue, forgé par son expérience, donné le pouvoir de décider à une personne, ce n’était pas équitable. Son point de vue donné, même si personne ne lui avait demandé, elle se retrouva à secouer la tête en écarquillant un peu les yeux.

« Oulà, moi, j’veux invoquer personne hein » Il y avait vraiment des anges et des démons ? Tu parles d’un bordel ! « Puis, d’tout’façon, il est hors d’question qu’ j’mette mon entourage en danger. »

Et, à la voir, à l’entendre, c’était une réalité. Rien que l’idée de mettre son jumeau en danger – car son entourage se résumait à cette personne – elle était complètement flippée. Il était, quand même, préférable de ne pas lui apprendre ce genre de choses parce qu’elle restait jeune, parce qu’elle aimait les défis, parce que tenter de nouvelles expériences en se croyant invincible c’était tout à fait dans son caractère. Mais, allez expliquer ça à une personne qui devait être présent le jour de la déclaration d’indépendance des États-Unis ! Il devait avoir oublié ce que c’était qu’être jeune.

Adrian avait quelque chose d’assez perturbant pour l’adolescente, sa façon de dire qu’il ne voulait pas la mettre en danger, par exemple, c’était quelque chose d’assez nouveau pour elle. Ça la rendait sceptique et étonnée à la fois parce que, dans son monde, les jumeaux étaient embauchés pour prendre les risques à la place des autres. Personne ne cherchait à les protéger et, en y réfléchissant bien, ça n’avait jamais été le cas même de la part de leurs parents. Elle ne pouvait pas le croire quand il disait ça. Ne sachant comment y réagir, elle haussa les épaules et s’appliqua à ne pas dire que sa mutation avait déjà manqué de lui couter la vie.  

Quoi qu’il en soit, Adrian avait bien joué sur ce coup-là, en parlant de danger pour son entourage parce que, quand il proposa de s’arrêter qu’à la base de la magie – pour le moment -, ça semblait convenir parfaitement à Aishlinn. Si ça pouvait mettre en danger son jumeau, raisonnable, elle n’avait pas envie de brûler les étapes. Elle hocha la tête pour donner un accord muet jusqu’à la question de l’homme qui s’interrogea sur l’inquiétude concernant Abban. La question eut le don de la surprendre parce que la réponse lui sembla des plus évidentes avant de se souvenir que les gens ne pouvaient pas vraiment comprendre une relation entre des jumeaux, à moins d’en avoir eux-mêmes.

« Bin parc’que j’trouve ça super zarbe et que, il est possible qu’lui aussi. J’veux pas qu’il m’trouve changé, étrange, bizarre ou flippante. » Elle afficha un air de réflexion pendant quelques secondes, en regardant le sol, avant de reporter son attention sur Adrian. « Faut qu’j’vous explique : on est ensemble, tous les deux, d’puis notre conception… J’vis, j’dors et j’respire pour lui. Si on m’l’enlève, s’il s’éloigne, c’est tout mon monde qui s’effondre. »

Réflexion qui lui paraissait des plus logiques mais qui, sans s’en rendre compte, en disait beaucoup sur elle. Non, en fait, ça disait tout sur ce qu’elle était parce que tout découlait de ce point de vue.  Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était pour lui, pour qu’il se sente bien, pour qu’il ait ce qu’il veut, pour qu’il ne trouve pas plus intéressant de partir et de faire sa vie ailleurs. L’Irlandaise n’avait aucune raison de ne pas répondre à cette question parce qu’en réalité, c’était normal pour elle, tellement que ce n’était pas un secret.

« J’m’en fous moi des pouvoirs et d’la magie, ‘fin j’ trouve ça cool mais, ça sera toujours lui en priorité et j’rends tout c’que j’peux faire, sans la moindre hésitation, si ça m’permet d’rester avec lui. » Enfin, ça, c’était dans la théorie parce qu’il n’y avait pas de boutons qui permettaient d’éteindre des capacités et que, de toute façon, le choix ne s’était jamais imposé. Mais l’idée était là : rien n’était plus important qu’Abban. « Ça va s’passer comment si vous m’apprenez les bases ? Si c’est comme des cours, il va y avoir des horaires ? Non, parc’que, v’savez, j’travaille. » Un métier qui servait à justifier un salaire et un autre qui servait à justifier ses activités au Cartel.  « Ça va être long ? » Pas que ça l’inquiétait, juste elle préférait savoir même si elle un peu comprit que ça dépendait de sa facilité à utiliser la magie.  « Et, euh, y a des règles d’confidentialité, ou c’genre d’truc ? » ça faisait plusieurs questions mais, elles se regroupaient dans la première.
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Et, sinon, on fait comment pour rentrer ? #Adrian

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