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La routine habituelle, quoi (Lukaz)

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Message posté : Jeu 10 Oct 2013 - 19:25 Message
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18 octobre 2013

13 : 18
Une petite ville non loin de Star City


— Y a quand même un truc que j’comprends pas…
— Quoi… ?

Jerry se retourna, en secouant son chapelet de gousses d’ail d’un air exaspéré. C’était toujours comme ça, les filles : on les emmenait faire quelque chose d’un peu effrayant pour pouvoir les réconforter et elles trouvaient le moyen d’être désobligeantes. Comment voulez-vous, dans ces situations, on vous le demande un peu, comment voulez-vous remplir votre rôle de mâle viril ?

Sandra pointa le ciel du doigt, où le soleil se dissimulait derrière les nuages grisâtres du mois d’octobre.

— J’comprends pas vraiment l’intérêt de chasser les vampires, si c’est en plein jour.
— Pour les surprendre endormis.

Elle n’eut pas l’air convaincu. D’un air un peu perplexe, elle considéra les tombes du cimetière, tout autour d’eux.

— N’empêche, c’est morbide.
— C’est le but.

Les deux adolescents continuèrent à parcourir les allées. Sandra s’arrêta pour désigner une stèle d’un geste du menton.

— Je savais pas qu’il avait eu un homonyme ici.

Jerry lut à haute voix l’inscription funéraire :

Chase Neutron-Grey
1992 — 2013
Compagnon aimant
Pas pour son bien

Quelques mètres sous leurs pieds, enfermé dans son cercueil de moins en moins prématuré, Chase avait beaucoup de mal, tout de même, à ne pas paniquer.

***

Le même jour

07 : 58
555, 40th Avenue, Star City

— C’est fou, n’empêche…

La voix de Chase résonnait dans la chambre depuis la salle de bain. Torse nu, l’Américain apparut finalement, en faisant tomber d’entre ses doigts une fine poussière dorée. Il regarda Lukaz, toujours allongé, toujours nu, sur le lit.

— Même en me lavant les cheveux, j’en ai encore de partout. T’es pire qu’un chat qui perd ses poils, en fait…

Ce n’était pas vraiment un reproche. Le jeune homme s’agenouilla sur le lit et posa une main sur le ventre de Lukaz, pour le caresser légèrement. Le réveil avait été un peu… musclé. Lukaz découvrait de jour en jour que son petit ami fraîchement conquis avait la débordante énergie de la jeunesse, une énergie que le Français l’aidait charitablement à dépenser, pour son propre bien.

Mais même avec leurs « entraînements » répétés, le cambrioleur avait été intraitable : Chase avait encore des lacunes. Le mentaliste s’était légèrement vexé : il faisait de la course de fond, de la course de vitesse, de la natation, des pompes, des abdominaux, des tractions, du basket, du yoga (du vrai, de l’intensif), que diable pouvait-il faire de plus ? La réponse était tombée avec une logique implacable et, ce matin-là, de bonne heure, Chase se rendait à la salle d’escalade.

Il se pencha pour embrasser Lukaz. Sa main descendit un peu le long du ventre de son amant. Puis un peu plus. Puis encore un peu plus. Et Chase murmura :

— Tu sais, en fait, j’ai encore cinq minutes…

***

Quelques semaines plus tôt

23 : 45
Dans un bar, à Star City

Le chef de la petite bande de malfrats qui s’était introduit chez Lukaz, quelques jours plus tôt, avant d’être éconduits par des sphères solaires et de l’énergie psychique, assis sur une chaise, regardait nerveusement l’homme sec, d’une quarantaine d’années, qui lui faisait face. Les mains croisées devant ses lèvres, les yeux mi-clos, selon que l’on appelait le Planificateur réfléchissait. Sa voix calme et froide finit par rompre le silence qui s’était installé entre eux depuis plusieurs minutes :

— Donc, vous ne voulez rien d’autre que la vengeance ?

Le chef des malfrats hocha la tête : c’était une question de réputation.

— Très bien, vous serez exaucés en octobre, je pense.
— Mais les deux mourront ? Il faut que les deux meurent.

Il n’avait aucune envie que l’un ou l’autre, que ce soit le dégénéré avec ses sphères explosives ou le minet avec son croque-mitaine, ne survécût pour venger celui qui aurait péri. Le Planificateur esquissa un sourire mauvais.

— Ne vous inquiétez pas. Personne ne survivra.

***

18 octobre 2013

12 : 00
555, 40th Avenue, Star City

Chase n’était toujours pas revenu de l’escalade. Il avait probablement décidé d’intensifier son entraînement. L’appartement était calme. Lukaz était parti faire quelques courses. Dans le bureau tout juste installé s’entassaient déjà des câbles, des composants électroniques et des boitiers d’alarmes désossés par les soins de Chase, qui s’employait à en comprendre aussi précisément que possible le fonctionnement. Il y avait aussi tous les dossiers correspondant aux offres d’emploi qu’il avait reçus et auquel il jetterait un œil plus tard. Dans une petite boîte, quelque part, la Clé du Royaume des Rêves. Ce genre de choses.

Mais lorsque Lukaz revint avec ses emplettes, il y avait quelque chose, dans le salon, qui n’y était pas. Qautre choses : une note, un DVD, un dossier et un écrin. La note disait : Regardez, ouvrez puis lisez. Une fois le DVD introduit dans le lecteur, l’image du Planificateur apparut à l’écran.

— Bonjour, cher ami. Mon nom n’est pas important. Mon identité ni mes fonctions ne doivent vous préoccuper. Je ne suis qu’un intermédiaire. Mon employeur aimerait votre assistance dans un problème délicat qui l’intéresse au plus haut point. Nous souhaiterions récupérer une pierre précieuse gardée dans une maison. Le rôle et la nature de cette pierre, vous n’avez pas besoin de le savoir. Ce que vous avez besoin de savoir est très simple : nous voulons la pierre avant ce soir vingt heures. Et pour nous assurer de votre promptitude dans cette affaire tout à fait importante, nous avons pris la liberté de quelques dispositions.

Vous pouvez ouvrir l’écrin.


Dans l’écrin, il y avait une mèche de cheveux blonds. Une mèche de cheveux blonds qui scintillait encore de poussière solaire.

— Votre puissant compagnon, qui est actuellement profondément assoupi, fatigué sans doute par ses exercices d’escalade, nous servira de garantie à votre zèle. Vous êtes donc prié de consulter le dossier et de récupérer la pierre, pour la livrer à l’endroit indiqué, sans quoi je crains fort que votre ami ne perde beaucoup plus, dans cette triste affaire, qu’une simple mèche de cheveux. Bonne chance, mon cher.

Et le DVD s’arrêta.

***

Le même jour

08 : 30
Salle d’escalade, Star City

Chase leva les yeux pour considérer le parcours. Il ne se ménageait pas : la difficulté était nécessaire à la perfection et la perfection nécessaire à sa virée avec Lukaz. Un sourire éclaira son visage lorsqu’il passa à son petit ami, qu’il avait laissé en train de se ressourcer au soleil du matin. Non mais il allait voir de quoi il était capable. Ce n’était pas parce qu’il était d’abord un télépathe qu’il ne pouvait, sinon se hisser au niveau de Lukaz, du moins en atteindre un raisonnable.

Ce n’était pas non plus parce qu’il était un télépathe qu’il était infaillible. Par exemple, ce jour-là, Chase n’entendit pas le très léger sifflement qui précéda la piqûre sur sa nuque. Et il était encore persuadé d’avoir été attaqué par un moustique quand il retira la fléchette sédative, pour la regarder et commenter rêveusement :

— …quiquequoidontoù…

Avant de s’effondrer comme un sac de pommes de terre au sol. Le Planificateur fit signe à deux de ses acolytes. À quelques dizaines de kilomètres de là, dans une petite village sans histoire, une tombe fraîchement creusée attendait son nouvel occupant.

***

Le même jour

13 : 00
Une petite ville non loin de Star City

— …Lukaz ?

Chase ouvrit lentement les yeux. Il faisait étrangement noir, dites donc, dans cette chambre. Elle sentait la terre, aussi, la chambre. Et pourquoi est-ce qu’il s’était endormi avec les écouteurs de son mp3 dans les oreilles ? La voix du Planificateur ne tarda pas à y retentir :

— Cher ami. Il vous reste environ une demi-heure à vivre. Je vous remercie de votre attention.

Chase se redressa brusquement, pour se cogner la tête contre le couvercle de son cercueil. Il tâtonna à côté de lui, récupéra le lecteur mp3, appuya sur tous les boutons et la faible lumière électrique et froide de l’écran éclaira le petit monde entre quatre planches qui devait apparemment lui servir de dernière demeure. Son cœur rata un battement et les larmes lui montèrent aux yeux.

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Message posté : Sam 12 Oct 2013 - 16:11 Message
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Solar

ϟ Âge : 33
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 6705
ϟ Nombre de Messages RP : 735
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Crédits : Smiley Vanille
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)

12 : 10
555, 40th Avenue, Star City


Debout devant la télévision, dans le salon de leur appartement, Lukaz avait du mal à assimiler les informations qu'il venait de recevoir par l'intermédiaire d'un DVD qui ne lui appartenait pas. L'écrin entre les mains, il apparaissait comme évident que la mèche de cheveux était celle de Chase et cette simple constatation n'avait rien de bon. Bien au contraire. S'asseyant sur la table basse, la mèche blonde entre ses doigts, Lukaz attrapa la télécommande pour relire à nouveau le DVD, juste au cas où il aurait fait un vilain cauchemar. Cela ne changea toutefois rien et la situation restait la même. Quelqu'un qu'il ne connaissait pas avait visiblement fait tout son possible pour s'en prendre à Chase afin de le forcer à commettre un vol...

C'était là l'une des raisons pour lesquelles il avait un jour décidé qu'il n'allait pas se lier à qui que ce soit, jamais, même s'il avait fait une exception pour Suzaku. Ce n'était pas la seule raison, évidemment, puisqu'il y avait aussi la crainte d'être trahi comme ça avait déjà été le cas par le passé, mais la peur que l'on se serve des gens auxquels il tenait pour lui forcer la main venait très rapidement en deuxième position. Et c'était justement ce qui était en train de se passer. Alors, est-ce que ça voulait dire que Lukaz avait toujours eu raison d'agir comme il l'avait fait ? La logique lui disait que oui. Mais le cœur et la passion lui criaient que non. Certes, sans Chase, il n'aurait pas été dans cette situation mais cela aurait-il été mieux pour autant ? Il savait déjà que la réponse était non. Il n'avait qu'à se rappeler les souvenirs de leur matinée passée ensemble ou de toutes les nuits et les journées précédentes. Non, il était absolument certain que le choix qu'il avait fait était le meilleur qu'il aurait pu faire, il n'y avait rien à regretter. Puis de toute façon, il l'avait promis à Chase. Il se devait de lui venir en aide.

Secouant la tête dans le but de s'éclaircir les idées, Lukaz chercha alors à analyser la situation pour mieux la comprendre. Malgré la suggestion qu'avait pu faire Chase le soir où il s'était installé chez le Français, ce dernier se doutait que les responsables n'étaient pas des meurtriers terroristes aliens, ce qui en soi, n'était pas plus mal. Cependant, le type qui avait engagé l'étrange bonhomme du DVD semblait connaître ses activités de voleur et de fait, ça réduisait grandement la liste des coupables potentiels. Il n'y avait pas la moindre chance que ce soit quelqu'un de la Triade, parce que dans ce cas, ils seraient passés par Suzaku et le vol aurait été commis sans le moindre souci. C'était d'autant plus vrai que le responsable semblait connaître le lien qui unissait Lukaz et Chase, ou au moins, qu'il semblait savoir qu'ils se connaissaient bien. Or le Français n'en avait pas parlé à grand monde, alors à moins qu'on les ait espionnés, les personnes potentielles se comptaient sur les doigts d'une main... Et dans ce lot, il n'y en avait pas beaucoup pour lui en vouloir. Est-ce que c'était un coup des types qu'il avait doublé, quelques semaines plus tôt ? Ils avaient bien dit qu'ils reviendraient, après tout...

Ne sachant pas trop quoi en penser, Lukaz se promit de toute façon de faire payer celui qui avait organisé tout ça. Il avait commis l'erreur de laisser filer ces types, ça ne se reproduirait plus. Sortant son téléphone de sa poche, il le pointa sur l'image en pause du DVD afin de prendre une photo de l'homme qui y apparaissait, l'envoyant ensuite directement à son ami Japonais, accompagnée d'un message. « Tu connais ? Dois savoir qui c'est. Urgent ! » Il ne savait pas si Suzaku aurait la réponse, mais il était sa meilleure chance d'en apprendre plus alors il ne perdait rien à tenter. Se mordant la lèvre, Lukaz écrivit rapidement un second message pour le même destinataire. « Petit problème. Fais attention à toi. » Prenant ensuite le dossier, il étudia les documents fournis, notant qu'il y avait quand même quelque chose de très étrange dans toute cette histoire. L'envoyer de force commettre un cambriolage, en plein jour et en à peine huit heures... Ça ne sentait pas vraiment bon. En d'autres circonstances, il aurait même vu un piège là-dedans, mais bon, ce n'était pas vraiment comme s'il avait le choix. La vie de Chase en dépendait et si c'était effectivement un piège, la situation ne devait pas être la meilleure qui soit pour lui non plus. Au moins, il avait un avantage sur ceux qui l'envoyaient faire ce vol. Le jour lui était bénéfique et il serait paré à affronter les pièges tendus, s'il y en avait.


****

13 : 28
Quelque part dans le quartier de Kingston


Le temps passait un peu trop vite au goût de Lukaz. Après avoir étudié les documents qu'on lui avait fournis, il était passé par la chambre pour revêtir la tenue qu'il portait généralement pour ses cambriolages nocturnes, parce qu'elle y était relativement adaptée en ne limitant pas ses mouvements. Cela dit, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus discret en plein jour et de ce fait, il avait enfilé par-dessus tout cela un uniforme d'agent du service des gaz de la ville. On se méfierait moins de lui s'il rôdait dans le quartier ainsi vêtu et ça simplifierait grandement sa tâche. Résistant à l'idée de glisser dans sa combinaison la mèche de cheveux de Chase, il l'avait déposée sur la table basse avant de quitter les lieux et de monter dans son pick-up.

Après plusieurs minutes passées dans la circulation dense de la ville, Lukaz avait pu faire un petit passage dans la rue où se trouvait la maison ciblée, une maison qui n'avait pas l'air de sortir de l'ordinaire. Mais comme on le dit souvent, méfie toi de l'eau qui dort. Garant son véhicule sur le parking d'une petite supérette, une centaine de mètres plus loin, le Français en sortit et, parfaisant son déguisement avec quelques outils, il se mit à avancer dans la rue. Une fois la maison cible atteinte, il s'assura que personne ne l'observait dans la rue et il avança dans la petite allée jusqu'à la porte d'entrée.

Le vol devant de réaliser en plein jour, il se retrouvait confronté à certains problèmes auxquels il n'avait généralement pas besoin d'accorder d'importance, la présence d'une personne chez elle en début d'après-midi étant la plus importante. Aussi, Lukaz appuya sur le bouton de la sonnette afin de s'assurer que la maison était vide. N'obtenant aucune réponse, il jeta un regard derrière lui avant de faire le tour de la bâtisse, regardant par les fenêtres qu'il croisait sur sa route pour être certain de ce qu'il faisait. Une fois à l'arrière de la maison, il s'approcha d'une fenêtre et, s'aidant de l'un de ses outils, il la força pour en permettre l'ouverture. Se glissant à l'intérieur, il traversa la pièce – un petit bureau – avant d'ouvrir la porte qui donnait sur le couloir, l'oreille tendue afin de percevoir le moindre bruit. Pour le moment, ça semblait encore calme. Mais pour combien de temps...
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Message posté : Sam 12 Oct 2013 - 17:27 Message
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Les premiers instants de Chase dans le cercueil qu’on lui avait généreusement offert ne furent pas très productifs. Après avoir deviné la situation dans laquelle il se trouvait, avoir bêtement tenté de crier pour qu’on vînt le déterrer puis avoir supposé qu’on l’avait probablement enfoui en plein milieu du désert, le jeune homme avait paniqué. Puis inspiré profondément. Puis avait essayé de ne pas trop respirer, ce qui l’avait fait paniquer un peu plus. Maintenant, tout allait mieux, heureusement, et puis il savait qu’il serait bientôt mort.

C’était tout de même contrariant. Il n’avait pas quitté un emploi pesant ni le contrôle de sa famille et il n’avait pas trouvé une destinée de cambrioleur mégalomaniaque ni un petit ami parfait pour mourir étouffé dans un cercueil qui ne lui appartenait pas. Par acquis de conscience, il étendit son esprit au-dessus de là, en espérant sincèrement n’avoir pas été enterré à des kilomètres de profondeur et sa conscience ne tarda pas à saisir une conversation pour le moins troublante.

— Tu vois, ils sucent pas tous.
— Ah bon ?
— Non, il y a des vampires qui dévorent les cadavres ou bien qui mastiquent leurs linceuls. Si tu fais bien attention, t’en entendras peut-être.

Pendant un instant, Chase songea à convaincre ces deux humains de creuser avec leurs petites mains dans le sol, mais il était possible qu’une pareille opération leur prît beaucoup trop de temps et respirer devenait déjà particulièrement difficile dans sa prison obscure. Le jeune homme ferma les yeux. Après tout, il avait cherché une occasion de tester sa télékinésie en action, c’était probablement le moment rêvé. Quelle chance.

La terre juste au-dessus du cercueil commença à remuer lentement, puis le mutant lui imprima un mouvement circulaire, entrainant peu à peu les couches supérieures et, en quelques secondes, un vortex extrêmement localisé, mais puissant, se forma au-dessus de lui. L’effort était éprouvant, mais Chase propulsa un choc d’énergie télékinétique contre le couvercle. Le bois brisé, la terre commença à se déverser à l’intérieur du cercueil mais, profitant du tourbillon qui en dégageait l’essentiel, Chase se hissa à la surface, le regard troublé, les narines et la bouche pleine de terre, avant de s’échouer lamentablement contre sa pierre tombale, tandis que le sol s’affaissait sous lui pour reprendre sa consistance.

— HIIIIIIIIIIIIII…
— ….AAAAAAAAAA…
— IIIIIIIIIIH. HI. HI.

Sandra reprenait péniblement sa respiration, la gorge nouée de terreur, tandis que Jerry était sur le point de s’évanouir. Il tendait un parapluie tremblant vers le zombie qui venait de s’échapper de sa tombe, en guise de défense, tentant désespérément de se souvenir des prises d’arts martiaux utilisées par Buffy pour se défaire de ses agresseurs, dans ce genre de situations. Le cœur contractant, happant l’air comme il le pouvait, les cheveux pleins de terre, un asticot sur l’épaule, le débardeur déchiré et le jogging boueux, dos à sa propre stèle funéraire, Chase reprenait ses esprits.

Bientôt, le silence revint sur le cimetière, entre les deux adolescents et le mutant-psi, séparés par un sol défoncé. Chase recracha un brin d’herbe avant de retirer l’asticot d’un air dégoûté. Puis il interrogea d’une voix rauque :

— On est… où… ?
— À… À… Washington.

Les yeux plissés, s’habituant toujours à la lumière du jour, Chase promena le regard sur la rase campagne.

— Dans mon souvenir… c’était plus urbanisé…
— Non, mais Washington Village, dans le New Jersey.
— Loin de Star City ?
— Une demi-heure. En conduisant bien.

Jerry enfonça son coude dans les côtes de Sandra et souffla :

— Mais t’es folle, l’encourage pas.

La jeune fille le repoussa.

— Vous êtes un vampire ? Comme dans Twilight ?
— Quoi ? Non.
— C’est-à-dire que…

Elle désigna d’un geste de tête la stèle derrière lui. Chase poussa un soupir, se releva difficilement, en faisant tomber des mottes de terre tout autour de lui et lut l’inscription. Décidément, on lui en voulait. La mention « compagnon aimant » l’étonnait un peu. À mille lieues d’imaginer que son petit ami pût être la raison par laquelle lui arrivait cette mésaventure, Chase cherchait dans une autre partie de sa (très) longue liste d’ennemis. Pour lui, Lukaz était toujours paisiblement assis dans leur appartement, à regarder les plans d’un musée, d’une base militaire ou d’une villa particulièrement luxueuse.

Bien. Première étape : rentrer à Star City, se changer et se mettre en quête d’informations. Le zombie se retourna soudainement vers les adolescents, qui ne purent s’empêcher de sursauter.

— Vous êtes venu à pied ?
— N-non. On a pris… Le pick-up de mon père.
— Les clés.

Chase tendit la main.

— Hé, mec, t’énerves pas, mais j’vais pas te refiler la caisse du daron.
— Ce n’était pas une suggestion.

Le mentaliste fit pression sur la volonté de son interlocuteur et bientôt l’adolescent lui remit les clés de la voiture.

— Je vais avoir besoin d’un téléphone aussi.
— On en a pas.
— Pas avant dix-huit ans.

Les joies de l’Amérique profonde. Chase poussa un soupir et se mit en route vers le pick-up qu’il apercevait à l’entrée du cimetière, suivi par les regards éberlués de ceux qu’il venait de détrousser. De temps en temps, le jeune homme recrachait dans une quinte de toux un peu de terre qui lui était restée en travers de la gorge. Il y en avait qui allaient payer tout cela cher. Mentalis s’installa au volant du pick-up et s’observa dans le rétroviseur. Ses cheveux étaient noirs de terre, son débardeur en lambeaux et ses bras, son torse et son ventre couverts de petites éraflures.

En espérant ne pas rencontrer de paparazzis, Chase mit en marche la voiture.

Qui cala.
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Message posté : Sam 12 Oct 2013 - 23:22 Message
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ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
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- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
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- Flèche solaire
- Lame solaire
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- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
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- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
Debout derrière sa porte, Lukaz écoutait toujours, attentif au moindre bruit. Comme seul le silence répondait à ses questions muettes, il fouilla dans la poche de sa tenue d'employé municipal afin d'en tirer un passe-montagne qu'il enfila de manière à dissimuler ses traits. La nuit, il se préoccupait moins de ces choses-là, restant généralement très discret, mais là, la situation était très différente. Il n'aimait pas agir comme ça, en plein jour, et si on lui avait laissé le choix, il aurait pris le temps de planifier son vol à la nuit tombée, au plus tôt. Malheureusement, il ne le pouvait pas parce que quelque part, Chase attendait sur lui. Du moins, il l'espérait... La mèche de cheveux qu'on lui avait envoyée ne pouvait pas venir de quelqu'un d'autre et Lukaz était donc en droit de se demander à qui ils avaient affaire. Parce que pour venir à bout des capacités du mentaliste, il fallait faire preuve de beaucoup d'ingéniosité. Et plus encore pour le garder prisonnier quelque part. A moins qu'ils ne l'aient... Non. Cette pensée était totalement infondée. Personne ne pouvait tuer son petit ami.

Reléguant ces sombres pensées dans un recoin de son esprit, Lukaz inspira profondément et ouvrit la porte du bureau. S'avançant sur le seuil, il jeta un œil dans le couloir afin de prendre ses marques. A sa gauche, une porte fermée devait conduire à la cuisine tandis qu'un peu plus loin, sur sa droite, ce devait être le salon ou la salle à manger. Un peu plus loin encore, le vestibule donnait sur la porte d'entrée et un escalier montait vers les étages. Sur le même mur que celui où il se trouvait, on pouvait voir une autre porte, fermée, elle aussi. Une autre pièce ou la porte de la cave ? Les deux options étaient envisageables mais Lukaz optait davantage pour la deuxième. Selon le dossier qu'on lui avait confié, la pierre précieuse qu'il devait trouver n'avait rien à voir avec une pierre ordinaire et de ce fait, il était peu probable qu'il la trouve au milieu d'une boite à bijoux ou bêtement posée sur une table de chevet. Non, il y avait plus de chance qu'elle se trouve enfermée bien à l'abri dans un coffre-fort... A moins qu'elle n'ait une autre utilité et qu'on l'ait dissimulée ailleurs, mais comme on n'avait pas voulu lui en dire plus, il ne pouvait pas faire d'hypothèses valides à ce sujet et se retrouvait obligé de fouiller, un peu au hasard.

A pas de loup, Lukaz referma alors la porte derrière lui avant de traverser le couloir et de jeter un œil dans le salon. Balayant la pièce du regard, il cherchait à trouver un éventuel coffre-fort, bien que ce dernier, s'il y en avait un, pouvait aussi se trouver dans la chambre à coucher ou dans un bureau à l'étage. Et visiblement, ce devait être le cas parce que rien dans ce salon ne permettait de dire qu'il y avait un coffre dissimulé dans l'un des murs. Glissant dans le salon, le Français s'approcha néanmoins des commodes et autres buffets disposés le long des murs afin de les contrôler, mais sans grande conviction. Au passage, il enfourna quelques objets plus ou moins précieux dans ses poches afin que le vol passe pour un simple cambriolage et qu'on ne s'intéresse pas directement à la pierre. Bien sûr, le mieux restait encore de tout mettre à sac, mais ça, il le ferait juste avant de s'enfuir des lieux parce que cela pouvait devenir dangereux si les gens rentraient chez eux et retrouvaient la maison sens dessus-dessous alors que Lukaz était encore sur place.

Revenant dans le couloir sans avoir fait de découverte capitale, le jeune voleur se dirigea vers la porte fermée, l'entrouvrant pour voir ce qu'elle dissimulait. Il découvrit alors un escalier qui descendait et devait mener à la cave. Malheureusement pour lui, il n'eut pas le temps de s'intéresser davantage aux lieux parce qu'il entendit le bruit d'un véhicule qui se garait dans l'allée, rapidement suivit par le claquement de plusieurs portes. Quelqu'un venait... Réfléchissant à toute vitesse, il sut qu'il n'allait pas pouvoir se cacher ailleurs et, prenant une grande inspiration, il s'engouffra dans l'escalier avant de refermer la porte derrière lui. Retirant l'un de ses gants, il fit briller sa main et, se guidant grâce à cette énergie solaire, il descendit les marches jusqu'au bas.

Débouchant dans une vaste pièce, Lukaz découvrit une cave des plus typiques. Une petite fenêtre protégée par des barreaux laissait entrer la lumière du jour tandis que l'aménagement était relativement sommaire. Des étagères couvertes de bocaux et de conserves, des machines à laver et à sécher le linge, un établi, bref, rien qui ne soit très pertinent. S'approchant des différentes pièces de mobilier, Lukaz les étudia à la recherche d'un signe quelconque, mais il ne découvrit rien de particulier, malheureusement. Il y avait quand même quelque chose qui le chiffonnait, dans cette cave, mais il ne savait pas l'expliquer. Sortant son téléphone portable de sa poche, le Français vérifia s'il avait eu un message ou reçu un appel, mais il dut constater que ce n'était pas le cas et que, pire encore, il n'avait pas de réseau... Alors qu'il allait se diriger vers la petite fenêtre pour voir s'il captait davantage, il s'arrêta dans son mouvement, ayant repéré du bruit dans l'escalier, au-delà de la porte. Qu'allait-il faire si quelqu'un descendait là ?
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Message posté : Sam 12 Oct 2013 - 23:56 Message
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Le pick-up était en fin redémarrer et Chase fonçait à vive allure sur les routes de campagne, en écoutant de la musique country à plein volume. Hélas, tous les pick-up dans lesquels il montait ces derniers temps semblaient avoir des problèmes d’autoradio et celle-ci était bloquée sur la station locale. Il fallut plusieurs minutes d’excès de vitesse forcenés au jeune Neutron-Grey pour sortir de la sphère d’influence néfaste de cette odieuse musique. Frénétiquement, il appuya un peu plus sur l’accélérateur, maudissant les piètres capacités du véhicule qu’il avait volé.

Tout en se concentrant sur la route pour ne pas mourir dans un bête accident de croisement, le jeune homme tentait de réfléchir et d’éliminer de la longue liste de ses suspects ceux qui étaient encore en prison, ceux qui étaient morts, ceux qui n’avaient pas les capacités de s’en prendre ainsi à lui. Il fallait bien avouer qu’il restait encore beaucoup de monde, dans cette dimension et dans les autres. Maudissant sa popularité discutable qui lui attirait de si dangereux ennemis, pour la première fois, une pensée plus qu’angoissante assaillit Chase. Et si quelqu’un, à cause de lui, s’en prenait à Lukaz ?

Star City n’était plus très loin. La demi-heure nécessaire au voyage avait été bien vite écourtée par la précipitation du jeune homme et, même engagé dans les rues de la ville, Chase ne ralentit pas beaucoup. Il n’avait pas les capacités d’Abban, mais il dissuadait à la volée les policiers de le poursuivre et les autres voitures de lui couper la propriétaire. Sur son passage, une trainée d’apathie routière poussait les autres conducteurs à s’arrêter brusquement ou à ralentir déraisonnablement, de sorte que la télépathie du jeune homme finit par congestionner la circulation du centre-ville pour une bonne heure.

Dix minutes plus tard, la porte de leur appartement s’ouvrait à la volée et un Chase crispé de nervosité vint répandre des traces de boue dans l’entrée.

— Lukaz ?

Il appelait pour la pure forme. Il avait bien senti que son petit ami n’était pas là. S’approchant de la table, Chase prit la note qui avait accompagné l’écrin et le dossier. De dossier, nulle trace, mais le DVD était toujours dans le lecteur et la télécommande posée à côté de la note. Chase pressa le bouton « Lecture ». Avant de déglutir péniblement. C’était la même voix que celle qu’il avait entendue dans sa tombe provisoire, mais cela signifiait surtout que Lukaz était en danger.

Aussitôt, l’esprit du mentaliste se répandit par toute la ville, aussi loin que possible, aussi précisément que possible. Sans la Pierre de Lune, sonder promptement toutes les consciences à la recherche de la signature psychique de Lukaz exigeait un effort considérable, même de la part de Chase. À Star City surtout, l’exercice était délicat : il y avait les résistances des autres mentalistes, les zones d’ombre que certains objets répandaient autour d’eux. Et surtout, nulle trace de Lukaz.

Incapable de deviner que le cambrioleur se trouvait juste à côté d’une pierre magique qui le dissimulait à ses perceptions, Chase sentit son cœur se serrer alors qu’il craignait le pire. L’abattement le guettait, mais son solide entraînement de Neutron-Grey et d’agent de l’UNISON ne tarda pas à reprendre le dessus. Il fallait être méthodique. Lukaz ne pouvait être très loin, puisqu’on avait exigé de lui un vol rapide. Il était sans doute dans l’une des nombreuses zones d’ombre. L’hypothèse de la pierre magique se présenta très vite à son esprit.

La probabilité pour que l’on envoyât son petit ami voler un objet dans un endroit qui échappait à sa scrutation mentale tout en l’envoyant, lui, six pieds sous terre, était trop infime pour tenir à la coïncidence. Chase reniflait le piège à des kilomètres à la ronde. À défaut de pouvoir retrouver directement Lukaz, tant qu’il serait dans l’une des ombres, il allait devoir enquêter et, pour cela, se rendre un peu plus présentable. Se débarrassant promptement de ses vêtements, le télépathe fila dans la douche, après avoir jeté un regard coupable à la mèche de ses cheveux qui reposait sur la table de nuit.

Le temps y fut bien employé : pendant que Chase se débarrassait des traces de boue, il sondait précisément l’esprit des voisins. Avaient-ils vu quelque chose ? Un livreur ? Le DVD n’était pas apparu tout seul et la note suggérait qu’il n’avait pas été remis en mains propres. La voisine aux chats du rez-de-chaussée avait sans doute, comme d’habitude, passé la matinée devant sa fenêtre. Chase récupéra ses souvenirs les plus immédiats. Cinq étrangers avaient passé la porte de l’immeuble ce matin-là.

Mentalis fouilla les souvenirs des autres habitants, pour savoir qui avait reçu de la visite et il éliminait un à un les étrangers, à mesure qu’il les découvrait dans d’autres vies. C’était l’enquête la plus illégale de toute sa carrière, mais aussi la plus efficace. Jamais il n’avait utilisé aussi librement ses capacités pour résoudre une affaire. Jamais il ne s’était aussi peu soucié de la validité en justice des preuves rassemblées. Lorsqu’il sortit de la douche, il ne restait plus que deux étrangers. Lorsqu’il eut fini de se rhabiller, un seul visage se dressait devant lui.

Chase acheva de lacer ses chaussures et inspecta la serrure. Il n’y connaissait pas grand-chose et sa télékinésie avait rendu les cours de crochetage superflus. Mais de ce qu’il en voyait, elle n’était pas brisée. Si quelqu’un l’avait forcée, il devait s’agir d’un professionnel. Rassurant, en un sens. Il avait désormais deux visages gravés en mémoire : celui de l’homme du DVD et celui de l’homme qui, très probablement, s’était introduit chez eux pour y déposer la note, le disque et la mèche de cheveux. Il suffisait d’écumer les bars douteux de la ville pour trouver quelqu’un qui fût susceptible de lui faire remonter la piste et, cette fois-ci, Mentalis ne comptait pas se montrer subtil, délicat ou respectueux des lois.

On avait tenté de l’enterrer vivant et l’on avait attiré Lukaz dans ce qui avait tout l’air d’être un piège en se servant de lui : il paverait son chemin de cadavres sans hésiter une seule seconde si cela pouvait lui permettre de retrouver son petit ami sain et sauf. Et de faire passer un message dénué d’ambiguïté, tant qu’à faire, sur les limites que l’on devait respecter quand on tentait de s’en prendre à lui.

Dix minutes n’avaient pas passé depuis son arrivée lorsqu’il ressortit, les cheveux encore mouillés, toujours couverts d’éraflure et le regard sombre. Dans son esprit, il dressait la liste des établissements dont il avait vu les noms de manière récurrente dans les dossiers de l’UNISON et où il estimait avoir le plus de chance de trouver quelqu’un avec des informations assez circonstanciées, soit sur l’homme du DVD, soit sur le livreur de ces sinistres documents. Il y en avait trois et le plus proche était à cinq minutes en voiture.

Installé à nouveau au volant du pick-up, Chase prit une profonde inspiration, posa ses mains bien à plat, tenta de faire autant que possible le vide en lui et essaya une seconde fois de sonder la ville à la recherche de Lukaz. Sonder les esprits en quête d’un souvenir récent de Lukaz lui eût pris un temps fou qu’il ne pouvait se permettre de perdre. Hélas, son compagnon restait hors de sa perception et Chase sentait son ventre se nouer de plus en plus douloureusement. Jamais il n’avait eu aussi peur de sa vie : il ignorait l’essentiel des capacités et des compétences de Lukaz, il ignorait la nature du piège que l’on avait préparé pour lui et son but, il ignorait l’identité de leurs kidnappeurs et la teneur de leur dessein. Pour un joueur d’échecs, opérer ainsi à l’aveugle était particulièrement éprouvant.

Le pick-up démarra et se mit à cracher de la musique folk — légère amélioration au regard de la première partie de son trajet. Adoptant une conduite un peu plus discrète, Mentalis se mit en route pour le bar.
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Message posté : Dim 13 Oct 2013 - 22:39 Message
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ϟ Âge : 33
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
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ϟ Nombre de Messages : 6705
ϟ Nombre de Messages RP : 735
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Crédits : Smiley Vanille
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
Le bruit de mouvements dans le couloir, derrière la porte de la cave, inquiétait Lukaz. Il était probable que les gens qu'il entendait ne descendraient pas immédiatement mais cela ne faisait que repousser cette éventualité. Et ça, ça n'avait rien de rassurant. Oh, bien sûr, il lui était tout à fait possible de sortir discrètement de la cave et de la maison, mais ça n'était pas l'idée la plus intelligente, parce que s'il ne récupérait pas la pierre qu'on lui avait envoyé chercher, ça ne présageait rien de bon pour Chase. Aussi, il n'avait guère le choix, il devait la trouver. Et comme il était coincé dans le sous-sol, autant commencer par là, faute de meilleure option.

S'approchant des étagères et de leurs bocaux, Lukaz en déduisit qu'il était dans une maison parfaitement normale, ce qui était un peu incompatible avec la recherche d'une pierre précieuse. D'ailleurs, pourquoi garder un tel objet ici plutôt que dans un coffre au cœur d'une banque surprotégée ou d'un laboratoire de recherche ? Peut-être tout simplement parce que le propriétaire des lieux, et donc de la pierre, n'avait pas vraiment le droit de la posséder ou du moins, de l'utiliser. Un professeur qui faisait des recherches privées ? Un savant qui tentait de développer de nouvelles technologies ? Un héros qui avait obtenu ses pouvoirs grâce à la pierre ? Ou un vilain, peut-être ? Quoi qu'il en soit, c'était là les idées les plus probables, aux yeux de Lukaz, parce que sinon, il ne voyait pas de raison de vouloir voler cette pierre. Ce n'était pas comme si on pouvait facilement revendre ce genre d'objets !

Mais dans le même temps, qui disait tout ça, disait aussi laboratoire secret. C'était peut-être le cliché, mais ça restait le meilleur moyen de cacher quelque chose aux yeux des voisins indiscrets, surtout dans une zone résidentielle comme celle-ci. Et de fait, si l'on ne savait pas précisément ce qu'on cherchait, il y avait peu de chance qu'on tombe par hasard sur ce genre de pièce, ce qui augmentait d'autant plus ces probabilités. Ne restait donc qu'à trouver la pièce en question... Remettant son gant, Lukaz commença à bouger tous les objets qu'il pouvait voir en espérant que l'un d'eux activerait un mécanisme caché qui ouvrirait un pan de mur ou quoi que ce soit du genre. Il n'avait pas encore pu visiter d'antre secret de chercheur fou mais c'était toujours comme ça que ça marchait dans les films, alors pourquoi ça ne serait pas valable dans la vraie vie ?

Malheureusement, ça n'était justement pas comme ça que ça marchait dans la vraie vie et il lui fallut encore de longues minutes avant d'enfin trouver quelque chose. Sous l'établi, Lukaz découvrit en effet un petit interrupteur qui semblait relié par un câble jusqu'à quelque chose enfoncé dans le mur ou situé au-delà. Au vu de l'emplacement saugrenu du bouton, le Français s'imagina que ça pouvait mener à la pièce secrète, sans pour autant savoir si cela avait une quelconque raison d'être. Hésitant un bon moment, il finit par soupirer un bon coup en décidant de prendre le risque. Appuyant sur le bouton, il entendit un déclic sur sa droite mais attendit encore un peu avant de se redresser et de se diriger vers le mur. Pressant sur la paroi, Lukaz constata qu'il pouvait la faire pivoter mais alors qu'il faisait cela, il entendit aussi la porte de la cave s'ouvrir. Ne réfléchissant pas plus, il bascula le faux-mur et se précipita derrière, refermant le tout aussi précautionneusement que possible. Il craignait qu'en appuyant sur ce bouton, il ait déclenché une alarme ou quelque chose du même genre et de fait, il s'attendait déjà à avoir des problèmes, d'autant plus que si c'était vraiment le cas, se cacher n'aurait pas vraiment eu de sens.

Debout derrière le mur pivotant, Lukaz écouta les bruits qui provenaient de la cave et après quelques minutes, il sut qu'on était simplement venu mettre une machine à laver en route. Quand il fut assuré qu'il ne risquait plus rien, au moins temporairement, il pivota sur lui-même et jeta un œil sur la pièce dans laquelle il se trouvait. Retirant ses gants, il illumina une nouvelle fois ses mains, laissant un peu de poussière stellaire sur le sol au passage. Devant lui se trouvaient deux bureaux, des classeurs coulissants, des étagères et tout un tas de dossiers et de papiers. Rien qui ne l'intéressait, toutefois. S'approchant, Lukaz commença à fouiller les tiroirs en prenant garde à ne pas laisser d'empreinte et c'est là qu'il découvrit un petit coffret de bois qu'il ouvrit à son tour pour y trouver une pierre précieuse. Du moins, ça en avait la forme, un peu comme un diamant de la taille d'un abricot, de couleur rouge. Ça avait quelque chose de réellement fascinant et ça correspondait grosso modo à la description qu'on lui en avait faite aussi entrouvrit-il sa tenue de travail pour glisser la pierre dans une poche intérieure spécialement prévue à cet effet.

Refermant la boite et le tiroir, Lukaz jugea qu'il était maintenant plus que temps de s'en aller. Jetant un coup d’œil à sa montre, il constata que cela faisait bientôt une heure qu'il était arrivé et comme le temps était justement une denrée rare pour lui, il fallait faire au mieux pour quitter les lieux rapidement et discrètement. Par chance, et pour son malheur aussi, la gemme magique le cachait aux esprits des télépathes et autres mentalistes, ainsi se devait-il seulement d'être discret, tel une ombre. Appuyant sur un bouton situé de ce côté du mur, il ouvrit à nouveau la porte et se glissa dans la cave. Ne restait plus qu'à réussir à en sortir et pour ça, il allait très certainement devoir recourir à ses talents de mutant.
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Message posté : Dim 13 Oct 2013 - 23:26 Message
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Le pick-up s’arrêta dans une petite ruelle qui, même en plein jour, demeurait obscure. Coincée entre deux immeubles très proches l’un de l’autre, elle dégageait une odeur nauséabonde et quand Mentalis descendit de son véhicule, il ne put s’empêcher de laisser échapper un soupir exaspéré. Pour l’heure, la sole note positive de cette sinistre aventure était le fait qu’il n’avait aucune raison de douter des capacités de cambrioleur de son petit ami et qu’on l’avait sans doute embauché pour une mission qu’il était parfaitement capable d’accomplir. Sans cela, pourquoi utiliser des moyens de pression sur un cambrioleur ?

Cette pensée réconfortante l’arrêta un instant à côté d’un sac de poubelle éventré qui servait de déjeuner à un groupe de chats des rues. Dans le cercueil, une demi-heure plus tôt à peu près, la voix du Planificateur lui avait annoncé sans ambiguïté qu’il allait mourir. Ses talents de télékinésiste étaient encore relativement confidentiels. Cette prévision peu amène n’avait sans doute pas été du bluff. Lukaz volait donc une pierre pour une récompense — sa survie à lui — qu’il n’était pas censé obtenir. Mais alors quoi ? Cherchait-on simplement à se débarrasser du Neutron-Grey en même temps qu’à obtenir l’aide du cambrioleur ? Ou Lukaz courait-il lui aussi de graves dangers ?

Le psi se remit en marche beaucoup plus inquiet qu’il ne l’avait été jusqu’à présent. En poussant la porte du bar, sa mine était toujours basse. Basse encore lorsqu’il s’installa en face d’un homme, qui n’avait pourtant rien demander à personne que de rester seul à refaire les comptes d’une soirée de paris au Circus Maximus. Le bookmakeur releva les yeux vers ce blanc-bec qui le dérangeait indument dans sa comptabilité journalière.

— Qu’est-ce tu veux, gamin ?

Visiblement, on ne l’avait pas reconnu. Il fallait dire que personne ne s’attendait à voir Chase Neutron-Grey débarquer dans ce genre d’endroits depuis qu’il avait quitté l’UNISON. Pas vraiment perturbé par l’animosité de son interlocuteur, Chase murmura :

— Je cherche quelqu’un.
— J’ai l’air d’une agence de rencontres ? Dégage. J’ai pas que ça à faire.

Chase plongea la main dans son blouson et la retira toujours vide. Mais l’illusion très convaincante d’une épaisse liasse de billets s’imposa dans l’esprit du bookmakeur qui, le stylo toujours en l’air, se sentit soudain prêt à se reconvertir en faiseur de couples, s’il le fallait.

— OK. J’écoute.

Le mentaliste posa la liasse de billets imaginaires à côté de lui, porta de nouveau la main à son blouson et en tira les photographies imaginaires du Planificateur et de son livreur. Le bookmakeur les regarda l’une et l’autre d’un air extrêmement concentré, bien décidé à mériter son argent et, peut-être, à se construire une petite réputation d’informateur qui l’aiderait sans doute à arrondir ses fins de mois. Il pointa la photographie du Planificateur.

— Lui, jamais vu. Lui…

Il tapota de l’index la table à l’endroit où était censée se trouver la photographie du livreur.

— C’est Jordan. Il fait des p’tits boulots pour des gangs, d’temps en temps. Sinon, il travaille dans un vidéoclub, la journée.
— L’adresse ?

L’homme griffonna l’information sur un bout de papier et la tendit à Chase, sans lâcher toutefois la feuille tant que le mentaliste ne le convainquît pas qu’il lui avait tendu les fameux billets. Quelques secondes plus tard, alors que Chase, remonté dans son pick-up, roulait jusqu’à sa prochaine étape, le bookmakeur regardait ses mains vides avec une profonde incompréhension.

Le vidéoclub n’était pas loin. Une fois son fidèle pick-up d’emprunt garé au terme d’un créneau pour le moins laborieux (mais finalement rendu possible par la petite poussée télékinétique qui avait agrandi l’espace entre les deux voitures qui lui faisaient obstacles), Chase débarqua dans la boutique, déserte en plein milieu de la journée. Il tourna le panneau de la porte d’entrée du côté « Fermé » et s’approcha du comptoir, derrière lequel le fameux Jordan était occupé à trier les dessins animés reçus.

— Bonjour.

Jordan leva les yeux de sa liste et à en juger à la vitesse phénoménale à laquelle son visage passa du rouge bien portant au blanc livide, lui, il l’avait reconnu.

— Mais vous êtes, vous devriez être, enfin vous êtes censé être…
— Je sais. Longue histoire.

Chase leva les yeux vers la caméra de sécurité qui fut instantanément broyée. La boule de métal tomba au sol dans un bruit sourd, qui fit sursauter Jordan. Ça, ce n’était pas prévu, pas prévu du tout, et d’ordinaire, les plans du Planificateur étaient parfaits. C’était justement pour cela qu’on l’appelait comme ça. Naturellement, d’ordinaire, le Planificateur organisait des attaques à mains armées ou de petits kidnappings. Pas vraiment le meurtre d’un super-héros.

— Écoutez, moi, j’y suis pour rien, j’ai juste déposé le paquet chez votre ami, là, et…
— Je cherche votre employeur.

Un peu paniqué, Jordan tâtait le dessous de son comptoir à la recherche de son fusil. Sa main fut bientôt arrêtée de sa recherche.

— Je serais vous, je ne ferais pas ça.

Sans vraiment le vouloir, Jordan retira sa main pour la poser bien à plat sur le dessus du comptoir.

— Votre employeur.
— C’est pas possible. Pas envie de crever.
— Le cadet de vos soucis. Croyez moi.

Sous l’effet de la télékinésie, l’auriculaire de Jordan se plia brusquement dans le sens inverse de ses articulations et un cri s’échappa de la gorge du malheureux criminel. Le regard bleu de Chase était toujours fermement posé dans celui de l’homme. Il fouillait en même temps dans son esprit, mais la douleur le libérait de toutes les scories, en concentrant les angoisses de Jordan sur le sujet du jour.

— Mais vous êtes complètement marteau… Vous êtes censé… vous êtes censé être… un super-héros…
— La vie est pleine de surprises. Votre employeur ?

L’annuaire de Jordan commençait à se redresser très lentement. Pris de panique, l’homme s’exclama :

— Attendez, attendez ! Je sais pas où il est, c’est vrai, je l’jure. C’est lui qui m’appelle, j’suis rien du tout, moi, juste un intermédiaire.
— La suite des opérations, qu’est-ce que c’est… ?

Profitant de sa crédibilité, Jordan tenta :

— J’en sais rien.

Il y eut un second craquement d’os sinistre et un second cri.

— Y a une… une livraison. Prévue pour bientôt. Avec la pierre. C’est un… un piège… Sur le terrain vague… près de la centrale… de la baie.

Chase hocha la tête.

— Une dernière chose.

Jordan se crispa. Chase esquissa un sourire presque doux.

— Oh, ça ne fera pas mal. Mais j’ai une réputation à conserver.

Il tendit la main pour caresser la joue de l’homme et s’immisça soudainement dans son esprit, bien plus profondément qu’il ne l’avait fait quand il n’avait tenu qu’à vérifier la véracité de ses dires. Mentalis modifiait les derniers souvenirs de Jordan, altérait, dans ses images, la couleur de ses propres cheveux, celles de ses yeux. Cheveux noirs. Regard vert. D’autres habits. Un costume qu’il pourrait aisément adopter, quand il retournerait, avec Lukaz, dans un semblable milieu. Une nouvelle réputation, un peu différente, à construire.

Il fallait juste un nom, un nouveau nom. Mentalis était connu de trop de monde. Alors que Jordan était dans un état second, tandis que sa mémoire se recomposait toujours, Chase se pencha pour souffler à son oreille un mot unique :

— Oniris.

Et il tourna le dos, laissant derrière lui un homme confus, deux doigts brisés et les souvenirs en lambeaux. Jordan n’aurait pas le temps de se remettre avant la livraison. Il lui faudrait des heures pour rassembler sa conscience, trier ses souvenirs, se remettre de ses blessures et de son intrusion. Désormais, l’avantage de l’effet de surprise était passé un peu du côté d’Oniris. Il ne pouvait toujours pas localiser Lukaz, mais au moins savait-il où il allait.

Le sombre super-héros n’avait plus qu’à rejoindre son fidèle destrier. Hélas, il fallait encore faire un créneau de sortie. La vie d'un génie du mal était parfois bien difficile.
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Message posté : Mar 15 Oct 2013 - 21:01 Message
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- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
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- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
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- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

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- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
Debout dans la noirceur de la cave, Lukaz réfléchissait à un moyen de sortir de la maison sans se faire repérer. Il ne voyait qu'une idée, pour ça, faire diversion. S'approchant de la petite fenêtre à barreaux, il jeta donc un œil à l'extérieur afin de s'assurer qu'il n'y avait personne dans le jardin et surtout, qu'il avait une vue dégagée. Puis, retirant ses gants, il plaça ses mains l'une au-dessus de l'autre afin de donner vie à un petit soleil qu'il s'empressa de lancer à l'extérieur, refermant la fenêtre juste derrière. Il avait maintenant quelques secondes avant que l'objet de lumière n'explose dans la cour et il en profita donc pour monter l'escalier afin d'attendre derrière la porte de la cave. Lorsque la déflagration eut enfin lieu, le voleur entendit bien vite le bruit de pas affolés traverser le couloir et s'éloigner vers ce qu'il avait supposé être la cuisine. Aussi, lorsqu'il fut sûr et certain que plus personne n'hantait la maison, Lukaz ouvrit doucement la porte de la cave pour s'en extirper. En quelques pas, il parvint alors à atteindre la porte d'entrée et, donnant un tour de clé, il l'ouvrit à son tour pour sortir sur le perron.

La rue était relativement calme et surtout, elle avait l'air vide, ce qui lui permit de s'élancer sur l'allée en retirant sa cagoule afin de ne pas attirer davantage l'attention. Sa voiture se trouvait à quelques centaines de mètres, au bout de la rue, mais avant même qu'il ait pu atteindre le trottoir, le voleur entendit une voix derrière lui. Une voix qui semblait l'interpeller. Quelqu'un avait du le voir s'éloigner de la maison, mais il n'avait pas la moindre envie de montrer son visage ou d'avoir à se justifier. Aussi, accélérant le pas au risque d'avoir l'air encore plus louche, Lukaz s'éloigna dans la rue avant de profiter d'un portail ouvert pour s'engouffrer dans la cour d'une nouvelle maison. Pressant le pas au point de se mettre à courir, il en fit le tour avant d'escalader la clôture séparant la demeure de celle des voisins, de traverser cette nouvelle cour et de faire pareil de l'autre côté. Les cris semblaient toujours retentir, loin derrière lui, mais il parvenait à les distancer. Faisant le tour de cette nouvelle maison, Lukaz en profita pour se débarrasser de sa tenue d'employé municipal qu'il jeta dans un conteneur à poubelles qui attendait là, recouvrant les vêtements des sacs déjà déposés dans le bac. Puis, poursuivant son chemin, il put rejoindre une nouvelle route qu'il remonta d'un pas aussi détendu que possible afin de rejoindre son pick-up garé sur le parking d'un petit supermarché local. Une évasion un peu sportive, mais au moins, il n'avait pas vraiment laissé de traces de son passage, en dehors de sa poussière, bien entendu...

S'installant dans son véhicule, Lukaz se laissa alors quelques instants pour réfléchir. Plus il y pensait, plus toute cette histoire lui semblait étrange et improbable... Déjà, pourquoi l'avoir envoyé lui pour commettre ce vol alors qu'il fallait l'avouer, ça semblait quand même quelque chose d'assez facile à faire ! Il n'y avait pas vraiment eu de difficulté et n'importe qui aurait pu le faire... Alors, pourquoi ? Cette question se posait d'autant plus qu'il avait quand même eu beaucoup de chance de tomber comme ça sur la pierre, il fallait l'avouer. Déjà en quittant son appartement, il s'était attendu à un coup foireux, mais il n'y avait encore rien eu... Et si l'on avait tout fait pour qu'il trouve cette pierre ? A moins qu'il n'y en ait eu plusieurs, histoire qu'on s'assure pleinement que le vol réussirait. C'était une possibilité, s'il s'agissait réellement d'un piège et de fait, si piège il y avait, il se tiendrait sur le lieu de la livraison. Reprenant le dossier qu'il avait laissé dans la voiture, il localisa rapidement ce lieu : un terrain vague loin à l'extérieur de la ville. Le lieu rêvé pour une embuscade, bien plus logique et pertinent que cette maison en plein quartier résidentiel.

C'est donc relativement conscient que ce vol avait été un simple prétexte que Lukaz mit le contact. Si ça se trouvait, cette pierre ne servait strictement à rien et on avait juste cherché une idée pour le faire aller au lieu de rendez-vous sans qu'il ne se pose trop de questions. Il ne comprenait toutefois pas encore pourquoi ils avaient kidnappé Chase dans le but de le forcer... Ça aurait été tellement plus logique qu'ils s'en prennent à lui en premier. Chase était puissant, trop puissant pour eux. Alors le capturer pour en faire un simple prétexte à un vol, c'était vraiment risqué... A moins qu'ils aient eu de l'équipement spécial et qu'ils prévoyaient de leur jouer un mauvais tour en même temps. Ecartant ces pensées, Lukaz finit par jeter un coup d’œil à la montre du véhicule qui indiquait 14h50 avant de le lancer sur la route. Malgré l'heure avancée de l'après-midi et le peu de distance qu'il avait à parcourir, il lui fallut pas moins d'une demi-heure pour atteindre le lieu de la livraison. Un terrain vague tout ce qu'il y avait de plus vague... Un foutoir monstre semblait envahir les lieux et ce n'était pas vraiment un avantage pour lui, ça, parce que ça pouvait cacher un peu tout et n'importe quoi.

Garant le véhicule le long de la route, Lukaz en sortit et, simplement vêtu de sa tenue de cambrioleur, il s'avança sur le chemin et passa entre les grilles qui délimitaient le terrain. Suivant la route de terre, il finit par arriver en vue d'un espace mieux dégagé au centre duquel semblait trôner une table surmontée d'un écran. Alors qu'il s'en approcha, l'objet s'alluma et afficha l'image de l'homme qui avait déjà parlé sur le DVD ? Un instant durant, Lukaz crut à une nouvelle vidéo, mais il dut rapidement se rendre à l'évidence, c'était une communication en direct. « Rebonjour, cher ami J'ose espérer que votre présence en ces lieux indique que vous avez rempli votre part du contrat. Nous vous en sommes reconnaissants et je vous prie de bien vouloir déposer l'objet dans la boite que vous trouverez sur cette table. » Immobile, les mâchoires serrées, Lukaz attendit un moment avant de prendre enfin la parole. « Où est Chase ? » L'homme ne sembla guère surprit et il afficha même un sourire. « Chaque chose en son temps, cher ami. La pierre en premier. » Lukaz secoua la tête négativement. « Je veux savoir où il est. Maintenant ! » L'homme eut une expression presque exaspérée avant de prendre la décision de répondre.

« Si tel est votre désir. Je crains malheureusement que votre ami ne soit plus de ce monde, à l'heure actuelle. Vous avez bien compris. Il nous a fallu l'abattre, c'était nécessaire. Vous comprendrez, je n'en doute pas, qu'il faut toujours honorer ses contrats. Toujours. Il n'y a rien de plus terrible qu'un homme incapable de remplir le marché conclut. En conséquence, j'ai du respecter les engagements pris auprès de mon client, ce qui incluait la mort de votre... compagnon. Compagnon... Quelle idée dégoûtante, ne trouvez-vous pas ? Comment donc pouvez-vous faire de telles choses ? C'est si... immoral. Mais ce ne sera plus un problème maintenant. Si vous le voulez bien, la pierre. Nous perdons du temps et j'ai un emploi du temps serré, passons à la suite, je vous prie. » Pendant toute la durée du dialogue, le visage de Lukaz s'était décomposé. Chase ne pouvait pas être mort, c'était impossible. Cet homme mentait. Il ne pouvait que mentir. Chase ne pouvait pas mourir, c'était impossible. Sortant son téléphone, il tenta d'appeler celui de son petit ami mais sans succès. Il retenta une deuxième puis une troisième fois, mais toujours la même chose. Finalement, l'esprit perturbé, il ne put répondre que quelques mots. « Vous mentez. Vous mentez ! »
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Message posté : Mar 15 Oct 2013 - 21:54 Message
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Quinze heures. Chase résistait à la tentation d’enfoncer l’accélérateur pour griller une nouvelle fois tous les feux rouges de la ville et se rendre au terrain vague où devait se tenir la livraison sans perdre une seule seconde. Mais retrouver Lukaz pour se faire entourer par les policiers était vraisemblablement une piètre idée et, rongeant son frein, Oniris conduisait aussi civilement que possible, bouillonnant à l’intérieur. Il espérait qu’il n’arriverait pas trop tard. Il espérait qu’un piège ne se refermerait pas sur Lukaz, comme il avait failli se refermer définitivement sur lui.

Pendant ce temps-là, sur le terrain vague, les hommes du Planificateur s’étaient mis en place. En bon organisateur, il n’avait pas fait dans le raffinement excessif. Trois mercenaires bien entraînés devraient aisément venir à bout de Lukaz, tandis que deux autres surveilleraient l’entrée. Ils auraient pour eux tout le bénéfice de la surprise et l’assurance d’une parfaite discrétion. Des mesures plus draconiennes eussent été une perte d’argent et, sur tous ses contrats, le Planificateur tenait à s’assurer la marge de bénéfices la plus confortable.

Lukaz était déjà arrivé sur le terrain vague, Chase s’approchait. Petit à petit, le mentaliste recommençait à prendre conscience de la présence de son compagnon. À mesure qu’il pénétrait dans la sphère d’influence de la pierre, il apercevait mieux Lukaz : ce qui lui faisait écran fonctionnait de toute évidence comme une barrière, qui cessait d’être efficace une fois la limite passée. Une excellente chose. Chase se gara assez loin du terrain vague et commença à faire le reste du chemin à pied.

Ses pouvoirs télépathiques restaient considérablement amoindris. Il sentait sans difficulté la matière vibrer autour de lui, riche de possibilités télékinétiques, mais les esprits, qu’il devinait, qu’il comptait même sans peine, six en tout, étaient flous. Tant pis. Il serait content de se montrer moins subtil qu’à l’ordinaire. À ce stade son aventure, il ne s’en souciait guère. Simplement, à défaut de pouvoir pleinement contacter Lukaz, il voulait au moins le tenir sur ses gardes.

Chase s’arrêta un instant de marcher et, difficilement, il pénétra dans l’esprit de Lukaz, porteur de la pierre et, par conséquent, épicentre des perturbations psychiques. Incapable de composer un message net, le mentaliste se contenta d’insuffler à son petit ami l’intuition d’un danger imminent et la localisation approximative des trois hommes. Pour le cambrioleur, ce ne serait jamais que le témoignage d’un sixième sens cultivé dans le danger, au cours de sa vie. Chase espérait que ce serait suffisant.

Lui-même ne tarda pas à arriver à l’entrée du terrain de vague. C’était à peine s’il entendait la rumeur de la voix du Planificateur, qui achevait d’asséner à Lukaz la mort de l’Américain. Chase ne comprenait pas ce qui se disait. Mais il était au bon endroit. De toute façon, les deux gardes armés, qui avaient pris place à la grille du terrain vague après le passage de Lukaz, le lui auraient confirmé sans difficulté.

— On ne passe pas.

Chase n’avait pas l’air particulièrement impressionnant : un type perdu, sans doute.

— C’est que, vous voyez, je suis en quelque sorte invité.

Le type de droite fronça les sourcils, mais ni les gardes ni Chase n’eurent vraiment le temps de se pencher sur cette réponse un peu étonnante, parce qu’une violente explosion retentit derrière eux. Les gardes avaient bien été prévenus de ne pas prêter attention à ce qui se passerait dans le terrain vague, ils ne purent s’empêcher de sursauter, en même temps que Chase. Pendant une seconde, les trois hommes se regardèrent en chien de faïence, puis le type de gauche pointa le canon de son arme vers Chase.

L’homme de droite fut happé par une force télékinétique qui l’interposa entre Chase et le trajet de la balle. Son corps, suspendu quelques centimètres au-dessus du sol, fut agité d’un soubresaut quand le projectile pénétra dans son flanc avant de se ficher dans un os. Un cri de douleur retentit, couvert par d’autres explosions, et Chase lança brutalement, d’un mouvement de pensée, le premier homme sur le second. Les deux s’effondrèrent et le mentaliste courut vers eux. Posant une main sur chacun de leur front, il leur décocha un choc psychique à l’ancienne, de près, par contact et sans aucune subtilité. Même amoindris, ses pouvoirs suffirent à les neutraliser.

Les explosions plus nombreuses et les coups de feu augmentaient son inquiétude. Il se précipita à l’intérieur du terrain vague, mais beaucoup trop tard. Heureusement, trop tard : Lukaz n’avait pas eu de difficultés à se défaire de ses assaillants et, de toute évidence, ils avaient été sous-estimés. Rien de très surprenant à cela : les pouvoirs de son discret petit ami n’étaient pas exactement de notoriété publique et ses propres dons télékinétiques étaient récents, quoique rapidement développés, et guère médiatisés. Les trois hommes qui avaient pénétré chez Lukaz, des semaines auparavant, n’avaient pu fournir au Planificateur que des informations imprécises que ses propres sources n’avaient pas suffisamment étayées.

Par mesure de prudence toutefois, Chase chercha des yeux le fameux objet qui bridait ses capacités et la pierre, une fois trouvée, fut bientôt broyée en poussière. Enfin, Oniris avait les idées claires. Avant que le Planificateur n’eût le temps de couper la communication, Chase se plaça face à l’écran, après avoir frôlé la main de Lukaz du bout des doigts.

— Navré de vous décevoir, cher ami. Je ne saurais trop chaleureusement vous conseiller de quitter la ville le plus vite possible, parce que mon compagnon et moi, nous allons partir à votre recherche et nous allons vous trouver. Quand vous nous aurez donné le nom de vos clients, je vous promets de vous inscrire dans le meilleur asile de la région. Parce que, croyez-moi, vous allez en avoir besoin.

Et l’écran fut projeté brusquement à une centaine de mètres, par un puissant choc d’énergie télékinétique. Chase, bien vivant et, de toute évidence, en pleine forme, malgré les multiples petites éraflures et les bleus qui lui couvraient encore le visage, les mains et les avant-bras, se retourna vers Lukaz, qui trônait comme un roi (un peu bouleversé peut-être) au milieu de l’herbe calcinée et des corps inanimés de ses agresseurs très téméraires.

— Désolé, mon cœur, j’ai été un peu retardé.

Il avait torturé un homme, s’était servi d’un autre comme bouclier humain, avait plongé les deux gardes dans des pensées traumatiques qui les empêchaient de bouger et menacé le Planificateur d’une folie violente, mais en regardant Lukaz, il devenait beaucoup plus doux. Certes, sa douceur ordinaire était teintée d’une aura de puissance comme celle qui entourait son ami et les deux compagnons se révélaient plus clairement l’un à l’autre, avec toute la force de leurs pouvoirs. Très loin du couple de la fête foraine.

Chase s’approcha de Lukaz et posa les mains sur les hanches de son petit ami. Indifférent au décor lugubre qu’ils avaient transformé en scène apocalyptique, il l’attira contre lui pour murmurer :

— J’ai eu peur pour toi.

Même si c’était lui qui avait été enterré vivant.

— Tellement, tellement peur, mon cœur, mon ange…

Il y avait un autre surnom qui lui était venu spontanément, mais il le retint. Ses mains glissèrent dans le dos de Lukaz, remontèrent et il finit par serrer le Français fort contre lui. Il finirait encore une fois couvert de poussière scintillante, mais il s’en moquait bien. Chase ne se détacha de son compagnon que pour l’embrasser avec l’énergie d’une inquiétude enfin tarie. Il lui semblait avoir perdu Lukaz de vue depuis des semaines, alors qu’ils n’avaient été séparés que quelques heures.

Lorsque leurs lèvres se détachèrent, comme il le faisait souvent, Chase posa son front contre le front de son compagnon.

— Ça te dit, une partie de chasse ? C’est ton milieu, alors… C’est toi qui mènes l’enquête. Mais à partir de maintenant, personne ne nous sépare. Le premier qui essaye, je le tue.

Il était très sérieux. Il n’avait pas raconté en détail à Lukaz son aventure au cirque, mais cela n’avait pas été par dessein de le lui cacher : Chase n’évoquait guère, tout simplement, le détail de ses péripéties. Ses envies de meurtre, psychique ou physique, lui paraissaient ce jour-là tout à fait raisonnables, presque de la légitime défense, et il espérait bien que Lukaz les approuvât.
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Message posté : Jeu 17 Oct 2013 - 21:22 Message
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- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

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- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

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- Forteresse Onirique (base)
Bien qu'il n'en savait rien, Lukaz se doutait que des hommes avaient dû s'assurer qu'il ne pourrait plus sortir du terrain vague, tant le piège semblait évident. Dans le même ordre d'idée, d'autres hommes devaient se trouver dans le terrain, encore que là, il ne savait pas vraiment ce qu'on pouvait attendre de lui. Pour le tuer ? Pourquoi donc ? Il n'avait pas d'ennemis, à sa connaissance. Pour faire chanter Suzaku ? C'était possible, mais dans ce cas, pourquoi impliquer Chase ? Il n'en savait rien. Tout cela était tellement dingue... Ça l'était à un point qu'il ne savait plus quoi penser de tout ça. D'un autre côté, même s'il l'avait su, Lukaz n'aurait plus été en état d'y réfléchir parce que malgré les certitudes qu'il avait, les propos du Planificateur avaient fait mouche. Si cet homme était aussi sûr de lui de la mort de Chase, c'est que cela devait être le cas, sans quoi, il aurait été probable que le blondinet soit déjà présent à ses côtés. Or voilà, il n'en était rien. Et puis, il y avait la mèche de cheveux... Et d'autres choses encore, comme le fait de ne pas sentir la présence mentale de son petit ami. Comme s'il y avait un... vide. Si l'homme de l'écran disait cela, c'est que ce devait donc être vrai. Mais pourtant, Lukaz ne voulait pas y croire. Il ne le pouvait pas.

Les mâchoires serrées, il entrouvrit sa tenue pour en sortir la pierre afin de la déposer à l'intérieur du coffret ouvert. Il apparaissait de toute façon évident que jamais le Planificateur n'allait la récupérer parce que le Français ne comptait pas vraiment mourir ou repartir les mains vides, surtout si ce que l'autre disait sur Chase était vrai. « Bien, nous y voilà. Mes collaborateurs vont maintenant mettre un terme à cette affaire. Ce fut un plaisir de travailler avec vous, cher ami. Ne craignez rien, vous rejoindrez très bientôt votre... compagnon. » Ça, Lukaz ne doutait pas que l'autre avait tout planifié pour se débarrasser de lui aussi. Mais sans trop savoir pourquoi, le Français sentait très bien le danger et mieux encore, il avait l'impression de savoir d'où les problèmes allaient venir... Chase ? Est-ce que même de l'au-delà, il pouvait veiller sur lui ? A moins que l'autre ait réellement menti, ce qui était bien plus probable.

Alors, mettant de côté toutes ses hésitations, Lukaz décida qu'il était temps de mettre un terme à toute cette mascarade. Avec l'expérience de l'habitude, le jeune voleur fit apparaître un petit soleil au creux de sa main, observant dans le même les réactions du l'homme à l'écran. Puis, poussé par son instinct, il envoya la sphère d'énergie dans l'une des directions, provoquant l'effondrement de quelques objets en même temps que les protestations douloureuses d'un homme. Deux autres mercenaires surgirent alors, équipés d'armes à feu, prêts à mettre fin à la vie du Français. Faisant preuve de souplesse, Lukaz parvint à trouver un abri et de là, espérant que les balles ne le toucheraient pas, il envoya d'autres soleils en cherchant à atteindre les hommes. Par chance, la force de déflagration de ses sphères mêlée à la chaleur produite par les explosions lui permit de prendre l'avantage, les mercenaires ne s'étant probablement pas attendus à devoir faire face à des grenades thermiques. Mais une chose était sûre, si le Planificateur avait ignoré la nature de ses pouvoirs jusqu'à maintenant, ce n'était plus le cas.

Lorsque tout fut dégagé, Lukaz ressortit de son abri et se dirigea à nouveau vers l'écran, gardant un œil sur l'entrée des fois que de nouveaux hommes venaient pour s'occuper de lui. Mais ce ne furent pas eux qui arrivèrent. Ce fut Chase, tout simplement. Qu'il était beau, en cet instant. Non pas qu'il ne l'était pas en temps normal, mais là, il l'était bien plus. Parce qu'il n'était pas mort. La pierre magique fut soudainement broyée et le télépathe blond vint retrouver son petit ami. Lukaz sentait son cœur battre à tout rompre tant il était heureux de savoir Chase sain et sauf et de fait, il ne cachait pas son sourire. L'écran vola alors au loin et le mentaliste se retourna vers Lukaz, s'excusant même de n'avoir pu arriver plus tôt. L'accueillant entre ses bras, le Français laissa glisser ses doigts sur le visage de son compagnon, comme s'il cherchait à en effacer les bleus et autres marques qui le parsemaient avec horreur.

Répondant au baiser de Chase, Lukaz soupira d'aise et de plaisir en appuyant son front contre celui de son petit ami. « Chase, mon amour. » Les mots lui échappèrent plus ou moins, mais il les pensait sincèrement. Ce fut d'ailleurs pour cela qu'il les prononça en français et non pas en américain, comme il en avait généralement l'habitude dans ses conversations. « Il... Il m'a dit que tu étais mort. Je savais qu'il mentait, bien sûr. Personne ne peut te faire ça. Mais j'ai eu peur, malgré tout. Ça m'a fait mal d'imaginer ce qu'ils avaient pu te faire. Mais je suis content que tu ailles bien. Vraiment très heureux. » Et comme pour en faire la preuve, il l'embrassa une nouvelle fois, tendrement. « Tu sais, j'ai compris quelque chose aujourd'hui. Malgré les risques que ça va forcément impliquer, j'ai pas envie de te perdre. Jamais. Je... Chase... Je t'aime. Vraiment. » Rougissant quelque peu en faisant une telle affirmation, chose qu'il n'avait jamais dite à personne, Lukaz savait qu'il le pensait réellement et qu'il allait tout faire pour protéger ce sentiment. Absolument tout. Embrassant une nouvelle fois son petit ami, il lui laissa le temps d'assimiler ce qu'il venait de dire avant de répondre affirmativement à sa proposition. « Allons chasser. Toi et moi. Nous. »

Revenant à l'entrée du terrain vague, Lukaz constata que son petit ami avait lui aussi fait ses preuves. Souriant, il passa son bras autour de Chase et l'entraîna vers le pick-up qui démarra rapidement pour reprendre la direction de la ville. En chemin, le Français expliqua en détail à son compagnon ce qu'il avait fait et ce qu'on lui avait dit. Il mentionna aussi le message envoyé à Suzaku et qui n'avait pas obtenu de réponse très favorable. Le Japonais n'avait eu qu'un nom à donner, celui du Planificateur. Rien de plus. Personne ne savait qui il était ni où il se trouvait. Il restait toutefois possible de retrouver l'un de ses clients qui pourrait alors leur en apprendre plus. Après de longues dizaines de minutes qui ne furent pas si terribles que ça parce qu'ils étaient ensemble, Lukaz gara le véhicule devant chez eux. « Je dois me changer. » Entraînant Chase à sa suite, ils grimpèrent les escaliers et rentrèrent dans l'appartement. Directement, le Français se dirigea vers la chambre pour retirer sa tenue nocturne afin d'enfiler quelque chose de plus pratique. Un pantalon serré, une chemise à manche longue et par-dessus, une veste assez légère au vu de la météo ensoleillée. Au passage, il récupéra aussi quelques papiers ainsi que de l'argent liquide. Cela pourrait toujours servir. Jetant un œil à la montre, il constata qu'il était quinze heure trente passé. « On va essayer de faire ça vite et bien. Vite, parce qu'il faut profiter du Soleil. Tu sais, là-bas, j'ai pas utilisé toute ma puissance, mais ce type, je compte bien lui montrer ce dont je suis capable. On ne s'en prend pas à toi sans me mettre très en colère. Je suis ptet ton ange, mais lui, il va avoir mal. Très mal. Et pour commencer, je pense qu'on va aller au Circus Maximus, c'est le meilleur endroit pour trouver des infos. Mais tu veux peut-être te changer aussi, non ? Je peux te prêter quelque chose, si tu veux, à moins que tu ais mieux ailleurs... » Sous-entendu, dans son ancien lieu de vie.
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Message posté : Jeu 17 Oct 2013 - 21:52 Message
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Chase, du boulgour ? C’était un peu étrange, quand même, comme requête, pour celer leurs retrouvailles. L’Américain, qui n’avait progressé dans son manuel de français, fraîchement acheté, que jusqu’à la leçon qui lui permettait de demander son chemin à des Parisiens pressés, leçon qu’il répétait consciencieusement sous le regard mi-moqueur, mi-attendri de Lukaz, eut l’air un peu décontenancé par cette déclaration culinaire inattendue.

Puis Lukaz se fit plus anglophone et plus précis. Et alors…


Chase rougit jusqu’aux oreilles. Des surnoms pour Lukaz, il en avait trouvé beaucoup : sweatheart, honey, baby, angel mais le my love était resté au bord de ses lèvres et il n’avait pas trouvé le courage de le dire. L’amour, ça faisait quoi ? N’était-ce pas, lorsque l’on était raisonnable, le sentiment que l’on faisait lentement mûrir ? Ne se devait-il pas de s’assurer que Lukaz lui convenait en tout point ? N’y avait-il pas des tests à appliquer ? Des protocoles expérimentaux pour tester ses sentiments ? Du permanganate de potassium mental pour faire précipiter les composants de son affection ?

— ….aaargh… brûlééé…
— Mon cœur…

Indifférent aux mercenaires qui se trainaient péniblement sur l’herbe calciné entre les débris de métaux, Chase murmura très bas, d’un air tout intimidé :

— …mon amour.

Et les deux tourtereaux partirent en laissant cinq hommes gravement blessés et une télévision détruite derrière eux. Dans le pick-up, Chase narra succinctement son aventure : comment il ne se souvenait que d’être arrivé à l’escalade, comment il s’était réveillé dans un cercueil, comment il s’était déterré, comment il avait volé un pick-up à des adolescents un peu benêts, comment il avait retrouvé la trace de Lukaz. Il laissait de côté la partie où il avait paniqué tout seul, six pieds sous terre, parce que la version héroïque était tout de même plus séduisante.

Et en décrivant son calvaire, il souriait comme un imbécile heureux, en lançant de fréquents regards à Lukaz et en se repassant en boucle la déclaration de son petit ami, là bas, dans ce joli terrain vague ravagé par les explosions, entourés par des mercenaires assassins. Lukaz était bien un Français : il avait le sens du romantisme. Chase était si content de cette belle journée que la mention de Suzaku ne fut pas accueillie, pour une fois, par l’habituelle air sombre qu’elle suscitait d’ordinaire systématiquement et Chase ne partit pas se cacher derrière son ordinateur ou l’un de ses livres pour laisser Lukaz régler « ses affaires » avec « l’autre, là ». Non, aujourd’hui, il était guilleret : il avait torturé un homme et on lui avait avoué son amour.

— On va passer au Bigsby Building. Juste en bas de la rue, j’en aurais pour dix minutes. Juste, je préfère ne pas être reconnu. Ça risquerait de nous mettre des bâtons dans les roues pour maintenant et pour plus tard.

Il aurait bien ponctué sa phrase par un « je t’aime », mais ce n’était pas très approprié. Il allait devoir apprendre à trouver les bons moments pour gazouiller son bonheur aux oreilles de son petit ami. Les deux hommes rembarquèrent dans le pick-up et s’arrêtèrent presque aussitôt près du Bigsby Building. Chase se pencha pour déposer un baiser sur la joue de Lukaz et sortit, gagnant le bâtiment par une porte latérale. Il faillit rentrer dans Jack qui en sortait.

— Qu’est-ce que tu fais là, toi ?
— Je possède encore un quart du bâtiment, que je sache…
— Chase…

Jack secoua la tête.

— Détends toi, c’était juste une question. Tu reviens vivre ici quand tu veux.
— Hmm hmm.

Sans vergogne, Chase intensifia la précipitation de Jack, qui se rendait à un rendez-vous. L’homme eut un air un peu absent, détourna le regard de son neveu et, avec des gestes automatiques, le contourna pour vaquer à des affaires apparemment beaucoup plus pressantes que celle de percer le mystère de plus en plus épais qui entourait son petit protégé. Le petit protégé en question leva les yeux au ciel, sans aucun remord d’avoir manipulé l’esprit de son oncle, et gagna l’étage où les Neutron-Grey entreposaient les déguisements propices à leurs aventures.

Il avait déjà une idée assez précise de ce dont il avait besoin — quelque chose qui pût correspondre à l’image d’Oniris qu’il avait construite dans l’esprit de l’homme du vidéoclub. Quelques minutes plus tard, ce fut donc un Chase tout de noir vêtu, aux cheveux noirs de jais, aux yeux d’un vert foncé, qui s’installa sur la place passager du pick-up de Lukaz. Il était un peu nerveux.

— C’est pour qu’on ne me reconnaisse pas. J’espère que ça te va quand même.

Il espérait surtout que ça ne lui allât pas trop : découvrir que Lukaz le préférait sous ce déguisement qu’à l’état naturel eût été un sérieux traumatisme. À peu près comme d’apprendre que son petit ami couchait avec des femmes (par exemple — au hasard). Le pick-up se mit en route, vers l’entrepôt du Circus Maximus et Chase en profita pour interroger son compagnon sur la question et combler les trous que sa connaissance d’agent de l’UNISON, sur les activités du Cartel, lui laissaient à propos de ce qui pouvait bien se passer dans ce genre d’endroits.

La description des combats brutaux laissa le joueur d’échecs adepte des stratégies élaborées et parfois bien détournées tout à fait perplexes. Il jeta un regard à Lukaz.

— Mais, euh… Toi… Tu fais ce genre de choses ? Sur le ring, tout ça.

Il était aisé de deviner à son ton qu’il ne posait pas du tout la question pour nourrir un hypothétique fantasme du boxeur couvert de sueur et qu’il comptait sur une réponse négative. Il avait déjà beaucoup de mal à dormir ou à se concentrer sur ses occupations lorsque Lukaz s’absentait pour accomplir une mission pour le compte de « l’autre, là », alors si en plus son petit ami, qu’il aimait (y a d’la joie !) d’un amour beaucoup plus possessif et protecteur qu’il ne voulait bien le reconnaître, si en plus ce petit ami là se faisait tabasser de temps à autre par des cinglés avec des tronçonneuses à la place des mains, il ne fermerait plus jamais l’œil.
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Solar

ϟ Âge : 33
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
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ϟ Nombre de Messages : 6705
ϟ Nombre de Messages RP : 735
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Crédits : Smiley Vanille
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
Lukaz avait quelque peu pâli quand il avait entendu Chase lui raconter qu'il s'était réveillé sous terre, dans un cercueil. Une chance qu'il ait pu développer ses dons télékinésiques parce que sans cela, il apparaissait comme évident qu'il aurait bel et bien péri dans cette tombe avant que Lukaz ait pu tenter quoi que ce soit. Ils étaient passés à deux doigts du drame le plus terrible et cela lui faisait peur... Lorsqu'ils auraient enfin mis la main sur celui qui avait organisé tout cela, ils allaient devoir parler très sérieusement afin de mettre en place un plan dans l'optique où les tueurs extraterrestres venaient réellement se mêler à la partie. Il était hors de question qu'ils se fassent avoir une nouvelle fois et que l'on menace encore leurs vies de cette manière.

Lorsque Lukaz en eut fini avec ce qu'il avait à faire chez eux, ils reprirent le pick-up pour descendre la rue afin de se rendre au Bigsby Building, ancien lieu de vie de Chase. Là, le blondinet partit se chercher un déguisement pendant que le Français réfléchissait à ce qu'ils avaient vécu en cette journée. Et au vu du déroulement, ce plan avait dû être préparé depuis un sacré moment parce que les types savaient très bien où ils habitaient, mais ils savaient aussi où Chase s'entraînait à l'escalade. Alors soit ils avaient eu de la chance et ils l'avaient suivi le matin même, soit ils les avaient espionnés depuis quelques temps... Ça pouvait expliquer qu'ils aient connu les liens qui les unissaient, à moins que quelqu'un d'autre avait pu leur rapporter cela.

Les pensées fusaient dans son esprit alors que Lukaz se demandait bien comment ils avaient pu en arriver là. Il n'avait jamais trahi le Mandarin et il se doutait bien que ce dernier n'était pas le responsable. Le seul éventuel ennemi qu'il pouvait voir, c'était l'homme qu'il avait justement trahi au profit du Mandarin, à savoir celui qui s'était introduit chez lui, un matin, alors qu'il avait passé la nuit avec Chase. C'était à ses yeux la seule personne capable de lui en vouloir et comme Chase avait été le premier qui aurait dû mourir, il semblait évident aux yeux de Lukaz qu'on lui en voulait à lui. Quel intérêt un ennemi de Chase aurait eu à le faire souffrir si Chase n'avait plus été là pour en profiter ? Et puis, quelque part, Lukaz se disait que le blondinet devait avoir tellement d'ennemis que ça risquait de leur compliquer la tâche plus qu'autre chose...

La porte du pick-up finit par s'ouvrir et Lukaz faillit ne pas reconnaître son petit ami. Cheveux noirs, yeux verts, vêtements noirs... Ça changeait et c'était une bonne chose. « Ça me va. Mais t'es quand même vachement plus mignon en blond. Cela dit, comme ça au moins, ils te regarderont moins... » Parce que oui, même s'ils n'avaient jamais établi la moindre règle à ce niveau et qu'il était tout à fait possible que Chase s'occupe avec d'autres hommes pendant que lui-même était en train de travailler, Lukaz n'apprécierait pas trop l'idée qu'on regarde Chase alors même qu'il était à côté. Cette règle, il l'avait décidé tout seul. Quand ils étaient ensemble, Chase était à lui. Rien qu'à lui.

Enclenchant à nouveau le moteur, Lukaz dirigea le pick-up en direction du quartier des docks. En chemin, son petit ami commença alors à l'interroger et le Français décida de ne rien lui cacher. Après tout, il découvrirait la vérité bien assez tôt. Il lui fit donc une brève description des lieux, de la faune qu'on y trouvait et des activités qui s'y tenaient, en particulier la vente et/ou la consommation de drogue, les combats clandestins et les paris qui tournaient autour de ce « sport ». Lorsque Chase s'enquit plus précisément de ce que Lukaz faisait là-bas, cherchant en particulier à savoir s'il combattait, l’intéressé ne put s'empêcher un sourire. « Tu crois vraiment que je vais risquer mon corps de rêve dans des trucs comme ça ? » C'était un fait, s'il avait ne serait-ce que la main brisée, ça pouvait foutre en l'air toutes ses activités, légales comme illégales. Et puis, de toute façon, il n'avait jamais été attiré par le combat. « Tu te souviens, quand je t'avais dit que je n'aimais pas forcément tout ce que mes activités me forçaient à faire ? Ben, je pensais par exemple au fait d'aller au Circus. Je dis pas, c'est un lieu utile parce qu'on y croise pas mal de monde, en particulier des informateurs et tout ça. Le reste, ça vaut pas vraiment la peine et y a pas mal de types tordus, aussi... » Et des nanas, évidemment.

Bien entendu, il était quand même possible de rencontrer des personnes pas trop mal, même si au vu des lieux, ça restait assez particulier comme conception. Malgré tout, si Lukaz s'y rendait parfois, c'était plus par intérêt que par véritable envie et il ne restait jamais plus que nécessaire. « Tu serais quand même surpris de voir les gens qui y vont, là-bas... Pour tout dire, si j'y vais, c'est surtout pour avoir des infos, en général. Puis, jusqu'à il y a peu, je trouvais là-bas de quoi... m'aider à passer les plus mauvaises nuits. De... » Jetant un regard vers Chase, un peu tendu, le Français hésita à continuer, n'ayant jamais vraiment abordé ce sujet, même s'il l'avait toujours laissé entendre. « De la drogue, en fait. Ça me faisait du bien en me donnant l'illusion de la force. Et le matin, le Soleil nettoyait mon corps. Mais bon, tout ça, c'est fini. Avec toi, j'en ai plus besoin. T'es ma nouvelle drogue, en fait. » C'était un fait, aux yeux de Lukaz. Chase avait sur lui un effet bien plus efficace que la drogue et dans un certain sens, il était en train de devenir complètement accroc à lui. « Donc les combats, rassure-toi, mais j'en fais pas et j'en ferais jamais. C'est assez trash en général et j'évite même de les regarder. Si on y va, on fait ce qu'on doit faire et on repart. C'est le mieux, crois-moi. »

Alors qu'ils arrivaient dans le quartier, Lukaz conduisit le véhicule entre les grands hangars et autres entrepôts jusqu'à finir par le garer sur un parking relativement vaste. Pour le reste, ça se ferait à pied. Quittant le pick-up en s'assurant de tout avoir sur lui, le Français prit une direction qu'il connaissait très bien, se rapprochant de Chase autant que possible. « Et tu m'as pas dit, en fait. T'es qui ? » Parce que forcément, avec ce nouveau déguisement, il n'était plus trop possible de l'appeler Chase alors il était utile de connaître sa nouvelle identité. « T'as des faux airs d'Harry Potter, en fait, mais il te manque les lunettes et la cicatrice. J'imagine que personne le croirait, de toute façon. On est quoi, tous les deux ? On bosse ensemble ? » S'il était le petit ami officiel de Chase, du moins pour eux deux, il était vrai que parfaire un peu la relation entre Lukaz et le nouveau Chase ne serait pas de trop. « Au fait, quand je suis ici, je n'utilise pas mon nom, même si quelques personnes le connaissent. Appelle moi plutôt Solar. » Un surnom pas très recherché mais bon, c'était toujours mieux que rien ! De toute façon, d'ici quelques minutes de marche, ils allaient arriver aux arènes du Circus et ils entreraient à nouveau dans le vif du sujet.
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Message posté : Sam 19 Oct 2013 - 11:16 Message
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Deux mois plus tôt, si Lukaz lui avait donné le moindre signe de possessivité en suggérant qu’aucun autre homme n’avait le droit de le regarder, Chase aurait probablement envoyé le Français paître en Normandie. Ce jour-là, un grand sourire passa sur son visage et l’idée d’être la propriété privée de son petit ami lui paraissait tout à fait charmante. Plein de cette pensée absolument malsaine et de l’image de Lukaz en train de lui déclarer sa flamme au milieu du terrain vague, Chase en oubliait un peu la dangerosité des tâches qu’il leur restait encore à accomplir.

Les explications de Lukaz ne tardèrent pas à le ramener à la rude réalité. Pour une partie, elles n’inquiétèrent guère Chase. Il avait été agent de l’UNISON et, même s’il avait vécu de l’autre côté de ce monde, il le connaissait un peu. Mais la drogue… Lukaz était resté flou sur ses moyens de « passer le temps » quand la nuit tombait. Chase avait compris que les hommes y tenaient une large part. Ajouter la drogue à la liste la rendait plus désagréable encore. Quand il était absent le soir, embarqué dans l’une des mésaventures de Charlie (qui jouait décidément de malchance), Lukaz avait donc un sachet de coke dans une main et un garçon dans l’autre.

Le sachet de coke disparut quand son petit ami lui assura qu’il l’avait remplacé mais Chase ne put s’empêcher de se demander s’il avait aussi remplacé les autres garçons. (Ne parlons pas des femmes. Ce serait inconcevable. Bien entendu.) La question lui brûlait les lèvres et, alors qu’il avait hoché un peu distraitement la tête quand Lukaz lui avait annoncé qu’il était sevré, il jetait des regards en coin à son petit ami, en se demandant si le moment était tout à fait approprié pour entamer une conversation sur le sujet. La joie qu’aurait dû lui procurer la nouvelle d’être désormais la drogue de Lukaz était donc tempérée par ses inquiétudes.

Il choisit de les remiser. Ils étaient arrivés, des choses plus graves les attendaient pour l’heure. Chase se regarda dans le rétroviseur.

— Harry Potter… ?

Il avait l’air un peu déçu.

— Je ne dois pas être très impressionnant, alors.

Descendant du véhicule, il fut contraint d’enfoncer les mains dans ses poches, au lieu de venir se coller contre Lukaz. S’afficher comme un couple, dans un pareil endroit, risquait fort de nuire un peu à leur crédibilité. Chase se mit à réfléchir à leur couverture. C’était beaucoup mieux que de réfléchir à ce que Lukaz faisait sous d’autres couvertures avec des boxeurs mutants dont les abdominaux étaient sans doute beaucoup mieux dessinés que les siens. La vie était parfois très injuste.

— J’ai trouvé un nouveau pseudonyme, tout à l’heure. Oniris. Tu vois…

Chase était en fait assez content de sa trouvaille.

— Selon Plutarque, le dieu Osiris aurait été enfermé dans un sarcophage par son ennemi Seth et tué. Il a été retrouvé par sa sœur et épouse Isis, mais Seth l’a découpé en morceaux et semé par le monde. Isis l’a rassemblé et lui a redonné vie. Un peu comme toi et moi.

Sauf qu’à la fin, Osiris régnait sur le royaume des morts, mais tout le monde avait le droit d’accommoder les mythes pour les rendre plus joyeux.

— Quant à l’onirisme, hm… Fais moi penser à te montrer la clé.

Lukaz savait sans doute de quoi il parlait : Chase avait passé de longues heures, ces derniers jours, à ouvrir des portes, jeter des coups d’œil à l’intérieur, refermer, observer la clé et tenter d’en déterminer au mieux l’usage. « Le Royaume des Rêves », avait-il expliqué succinctement. Il avait déjà promis à Lukaz de l’y emmener, mais il attendait d’être certain que tout y fût, sinon parfaitement sûr, du moins sous contrôle. Sa maîtrise sur les lois de cette dimension grandissait de jour en jour et il ne voulait pas que le voyage de Lukaz prît les allures d’un cauchemar.

— Donc voilà. Sinon… Eh bien, on travaille ensemble. Disons que je suis, hm… Un… Euh…

Cambrioleur, c’était peu crédible : Lukaz n’avait pas besoin d’associé. Informateur, si personne ne le connaissait et qu’il ne connaissait personne, cela ne tiendrait pas très longtemps. Bookmakeur, certainement pas. Il fallait quelque chose de mystérieux et de peu recommandable, qui même à des criminels ôtât l’envie de poser trop de questions. Chase finit par hausser les épaules.

— Un assassin. Mercenaire. De New York.

L’accent n’était pas trop différent de celui de Star City. Assassin, Oniris, Osiris, Royaume des Morts. C’était parfait.

— Tu as fait appel à moi parce que quelqu’un a cherché à te doubler. J’ai accepté de t’aider à charge de revanche. Et c’est le début d’une longue et fructueuse association. De toute façon, si quelqu’un a des doutes, crois moi, il ne les aura pas longtemps.

Et sur ces bonnes paroles, les deux hommes pénétrèrent à l’intérieur du Circus Maximus. Même en plein après-midi, les lieux étaient animés. Plus calmes, sans doute, qu’au plus fort des soirées, quand les combats vraiment imports avaient lieu. Pour l’heure, il n’y avait que les futurs champions, surveillés de près par les passionnés oisifs, les entraîneurs et les bookmakeurs. L’essentiel de l’immense entrepôt était plutôt consacré à la gestion des affaires du Cartel, en de multiples conciliabules, comme dans bien des bars de la ville au même moment.

La population y était beaucoup trop bigarrée pour que quiconque prêtât attention à eux, en dehors des quelques relations d’affaires de Lukaz, qui le saluaient pour signaler leur présence et se rendre disponibles pour une transaction. Chase essayait de ne pas promener un regard trop curieux et de conserver son masque de froide indifférence, mais si la curiosité bouillonnait assez en lui pour lui avoir fait oublier les sinistres imaginations de Lukaz en train de s’ébattre avec un lutteur immense, velu et boursouflé de muscles contre les cordes du ring.

Se laissant guidé jusqu’à un informateur, qui était une informatrice, jeune, élégante et assez belle, qui eût passé pour une étudiante en stylisme dans un autre environnement, Oniris prit un air peu concerné. La jeune femme le fixa avec une moue contrariée.

— Je ne traite pas avec les inconnus. T’es qui, toi ?
— Je fais du tourisme.
— Très drôle. C’est Solar seul, ou rien du tout.

Chase haussa les épaules. Dans l’esprit de Lukaz, il glissa :

* Pas comme si je ne pouvais pas entendre la conversation de plus loin. *

Sans rajouter un mot à haute voix, il se détourna de la demoiselle et s’éloigna pour s’approcher du bar qui longeait l’un des murs de l’entrepôt, son esprit peu à peu insinué dans celui de l’informatrice, pour entendre par ses oreilles à elle la conversation dont elle avait tenté de l’exclure. Un barman d’une cinquantaine d’années avec un œil en moins se présenta à lui.

— Nouveau ?
— Vous connaissez tout le monde ici ?
— Ça fait partie du métier. Qu’est-ce que j’vous sers ?
— De l’eau.

Il ne buvait pas d’alcool et un soda eût été un peu trop juvénile. Personne ne devait commander de l’eau : ça, c’était véritablement mystérieux. D’ailleurs, le barman avait l’air un peu perplexe, mais entre les mutants et les autres créatures étranges qui fréquentaient l’endroit, il avait déjà eu des demandes beaucoup plus inhabituelles. Déposant un grand verre d’eau en face d’Oniris, qui tendit un billet, il s’accouda à son comptoir.

— J’peux peut-être vous aiguiller vers quelque chose d’intéressant, contre une commission. Y a de la poudre, y a les paris, y a les filles.
— Je suis ici pour travailler.
— Oh oh. Et je peux savoir ce que vous faites ? Contre une commission, je peux vous mettre en contact avec les bonnes personnes.

Calmement, Chase avala une gorgée de son verre d’eau, le reposa sur le comptoir avec des gestes lents et releva les yeux vers l’homme.

— Je suis nettoyeur.


L’homme pâlit très légèrement. C’était autre chose, tout de même, que la drogue ou la prostitution.

— Ah euh… Je prends note, je prends note.
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Message posté : Dim 20 Oct 2013 - 0:44 Message
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- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
Lukaz savait qu'il aurait mieux valu attendre un meilleur moment pour parler de la drogue à Chase mais bon, s'ils se rendaient au Circus, il y avait de grands risques à ce qu'il surprenne des allusions et là, mieux valait donc qu'il soit déjà informé à l'avance. Cela dit, le Français aurait préféré qu'ils puissent en parler plus calmement et plus sereinement, parce qu'il se doutait que Chase allait se poser des questions et il aurait aimé pouvoir s'expliquer et le rassurer. Lui dire clairement que tout ça, c'était fini. Sans parler des autres questions muettes qu'ils n'avaient encore jamais abordées mais qu'il faudrait bien évoquer un jour ou l'autre...

Lorsqu'ils sortirent du véhicule, Lukaz crut aussi percevoir que sa comparaison n'avait pas vraiment plu à Chase et une fois de plus, ce dernier évoqua le fait d'être impressionnant. C'était comme lorsqu'il cherchait à devenir plus musclé et plus massif alors que le Français le trouvait tout simplement parfait, tel qu'il était. Pourquoi vouloir toujours le plus grand, le plus imposant ou même le plus puissant ? Ce n'était pas parce qu'on était musclé comme pas possible qu'on était forcément le meilleur. Et ça ne voulait pas non plus dire qu'on était impressionnant. Bien au contraire, un petit gringalet qui n'avait peur de rien, ça l'était bien plus. « Ça n'empêche pas Harry Potter d'être très balèze. »

Chase lui donna ensuite sa nouvelle identité en lui expliquant le choix qui l'avait poussé dans cette direction et Lukaz ne put s'empêcher de sourire. Même s'il ne comprenait pas toujours tout, n'ayant pas forcément une culture très développée, il aimait bien entendre parler Chase, s'amusant de l'entendre ainsi conter des histoires ou expliquer des choses. Et quand il commençait à s'emballer, il était plaisant de voir son regard briller alors qu'il devenait celui qu'il était réellement, au plus profond de son âme. « Oniris... J'aime bien. Ça fait mystérieux. C'est cool ! » Quant à cette histoire de clé, il était vrai que Lukaz l'avait vu procéder à un étrange manège au cours des jours précédents, mais il n'avait pas vraiment compris quel en était le but, ni ce que Chase pouvait bien entendre par le royaume des rêves. A croire qu'il avait l'intention de découvrir un nouveau monde en passant par le fond d'une armoire... D'un autre côté, il en serait bien capable.

C'est donc en compagnie d'un assassin New-yorkais du nom d'Oniris que Lukaz entra dans le bâtiment qui abritait les arènes du Circus. Bien que plus calmes qu'en soirée, les lieux restaient malgré tout agités et animés, les gladiateurs du soir s'entraînant tandis que des hommes de main du Cartel vaquaient à leurs occupations, préparant tout ce qu'il fallait pour une longue nuit à venir. Ils se dirigèrent alors vers une jeune femme qui avait souvent offert des informations de premier choix à Lukaz, en particulier à ses débuts à Star City. Avec le temps, il était arrivé qu'elle lui offre d'autres options de paiement, mais cela faisait néanmoins bien longtemps que le Français n'avait plus recouru à ses services. Malheureusement, il craignait un peu la tournure que les événements allaient prendre, espérant dans le même temps que Chase ne prenne pas cela trop sérieusement.

Alors que le blondinet maintenant brun s'éloignait, Lukaz se doutait très bien qu'il resterait présent avec eux, au moins au niveau de leurs esprits. Ainsi donc, cherchant à faire de son mieux dans le cadre du travail, il afficha un sourire charmeur alors que la jeune informatrice s'adressait à lui en le dévorant du regard. « Ça faisait longtemps, dis-moi. Je me demandais si j'allais te revoir dans le coin. » « Oui, c'est vrai. J'ai été assez occupé ces derniers temps. J'avais des choses plus intéressantes à faire que passer par ici. » Et ça, c'était bel et bien vrai. « Oh ? Plus intéressantes que moi ? Vraiment ? Alors, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » Cherchant à ignorer autant que possible les allusions de la jeune femme, Lukaz décida de se concentrer sur les éléments les plus importants de leur discussion, ne sachant pas trop ce à quoi Chase pouvait avoir accès. « Je cherche quelqu'un. Il paraît qu'on l'appelle le Planificateur. Attends. » Sortant son téléphone portable, Lukaz afficha la photo qu'il avait prise de son écran de télévision. « Voilà, c'est lui. Tu saurais pas où on peut le trouver ou comment on peut le contacter ? C'est très important. »

Observant l'écran, la fille afficha une moue dubitative avant de reprendre la parole. « J'l'ai jamais vu, c'est sûr. Mais le nom, ça m'dit quelque chose. Y a un mec qui vient ici, des fois ? Il paraît qu'il peut régler tous les problèmes, du moment qu'on paye bien. C'est possible que j'l'ai déjà entendu parler de ton type, là. » C'était un bon début, ça. Il suffisait qu'ils puissent avoir un contact direct du le Planificateur pour mettre la main sur ce dernier. Enfin, en théorie, au moins. « Et ton mec, je peux le trouver où ? » La fille se rapprocha un peu plus de Lukaz, mettant ce dernier quelque peu mal à l'aise. « Pour ça, va falloir payer, mon beau. Tu sais comment ça marche, nan ? ». Évidemment, il savait très bien comment ça fonctionnait, les échanges d'information. Plongeant alors la main dans sa poche, il en sortit quelques billets qu'il tendit à l'informatrice. Étrangement, celle-ci ne fit pas le moindre geste pour les récupérer... « En fait, j'pensais pas à ce genre de paiement, tu vois. » Et alors que Lukaz ne s'y était pas vraiment attendu, la main de la fille vint se perdre contre son entrejambe. « Mais j'prendrais bien ça, depuis le temps. Y a une pièce de libre, derrière. » Puis ce furent les lèvres de l'informatrice qui se perdirent dans son cou, engendrant dans le même temps un mouvement de recul de la part de Lukaz. « Désolé, je peux pas. Je t'ai dit, c'est très important. Prends les billets, s'te plaît. Ton mec ? » C'est une moue des plus déçues qui s'afficha sur son visage alors qu'elle s'empara de l'argent en reprenant sa position. « T'étais plus fun avant, Solar. J'sais pas ce qu'il t'arrive, mais tu m'as jamais dit non, avant. » Son regard se fit un peu insistant alors qu'il parcourait le corps du Français mais ce dernier lui fit un nouveau signe négatif de la tête. « Bon. T'as un bar, à Lincoln. Le Green Rabbit. Il est souvent là-bas. Facile à reconnaître, il a les cheveux tout blanc. Pas comme un vieux, hein. Je crois qu'il est de la même race que les lapins, là. Ptet pour ça qu'il va dans ce bar, d'ailleurs... » Souriant, Lukaz la remercia et, pour ne pas avoir l'air trop louche malgré tout, il se pencha pour déposer un baiser sur sa joue afin d'en profiter pour lui susurrer quelques mots. « Merci. Mais ça reste entre nous, OK ? » La fille sembla soudain retrouver son entrain et son sourire. « Ça marche. Mais la prochaine fois, t'y échappes pas. »

S'éloignant du coin où l'informatrice se trouvait, Lukaz se dirigea vers une petite table en lançant un appel mental à Chase, ne sachant pas trop si ce dernier pouvait ou non l'entendre. Dans le même temps, il craignait un peu de se retrouver face à lui parce que cette petite discussion risquait d'apporter des questions nouvelles et surtout, des remises en cause potentielles... Et si Chase décidait qu'en fait, il ne connaissait vraiment pas assez le Français et que pour cette raison, il choisissait de partir, loin ? Est-ce qu'on pouvait vraiment lui en vouloir de ce qu'il avait pu faire par le passé ? Il espérait bien que non. Lorsque le mentaliste l'eut rejoint à l'écart des oreilles baladeuses, Lukaz ne savait pas vraiment ce qu'il avait pu entendre de son échange. « J'ai une adresse pour trouver un type qui doit connaître celui qu'on veut. Mais à mon avis, il va être plus difficile à convaincre, lui. On y va directement ou tu veux traîner un peu ici ? » La réponse semblait évidente mais la question pouvait quand même se poser. Lukaz jeta alors un œil vers l'endroit où se trouvait la fille et il la désigna d'un geste de la main. « Et pour ça, j'suis désolé. C'était avant. Puis ça fait un peu partie du boulot. Pour payer moins cher, tu sais. » Mais ce n'était pas vraiment sûr qu'il s'agissait là de la meilleure manière de se justifier.
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Message posté : Dim 20 Oct 2013 - 10:33 Message
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Le barman essuyait le même verre depuis plusieurs secondes, avec un amour de la propreté qu’on n’aurait pas attendu dans un pareil endroit. À vrai dire, il cherchait surtout une manière de tourner les choses. Un assassin, c’était toujours un bon contact à avoir, seulement, ces gens-là, particulièrement lorsqu’ils étaient aussi jeunes et aussi étranges que l’homme qui venait de s’asseoir à son comptoir, n’étaient pas toujours très faciles à aborder et plutôt que de commettre un impair qui pouvait s’avérer dangereux, il préférait méditer longuement son approche. Quand il reprit la parole cependant, il se heurta à un mur de silence.

Chase ne l’écoutait pas. Les premières allusions de la demoiselle avaient éveillé sa curiosité. Le geste qui avait porté une main baladeuse sur un Lukaz qui lui appartenait totalement lui avait glacé le sang. Et aussitôt, l’esprit du mentaliste, pris d’un doute affreux, avait fouillé la mémoire de cette entreprenante informatrice, à la recherche de Lukaz, des autres rencontres, de ce temps-là qu’elle évoquait, de ce que Lukaz était censé connaître. Comme un homme qui avait déjà la certitude de son malheur mais ne pouvait pas s’empêcher de se le mettre sous les yeux, Chase voulait voir les souvenirs précis.

Et les scènes commencèrent à défiler : les baisers, les caresses, le sexe. Le sourire séducteur de Lukaz, celui qu’il avait connu, des mois auparavant, la première fois, dans un bar. Avec cette fille-là. Sur les étagères du bar, les bouteilles se mirent à trembler en s’entrechoquant les unes les autres. Machinalement, le barman tendit le cou pour voir ce qui se passait sur le ring. Il n’était pas rare qu’un gladiateur laissât ses pouvoirs s’exprimer un peu trop, surtout ceux de l’après-midi, moins habiles et moins expérimentés que les stars qui combattaient le soir.

Il hocha la tête et marmonna quelque chose à propos de la maladresse des jeunes. Chase avait passé rapidement, comme un film pornographique accéléré, tous les ébats de Solar et de son informatrice. Lui qui n’avait jamais éprouvé la moindre petite attirance consciente pour une femme ne parvenait pas à comprendre cette découverte. Lukaz avait menti ? Mais sur quoi ? Pourquoi ? Le monde venait brutalement de changer : tous les hommes, toutes les femmes, dans la rue, étaient les ennemis potentiels. Et la moitié de l’humanité, celle avec laquelle il ne pourrait jamais concourir, parce qu’il était fondamentalement, physiologiquement séparé, l’emporterait toujours sur lui.

Sortant brusquement de son mutisme, il interrogea le barman :

— Vous connaissez Solar ?

Sa voix ne parvenait pas à demeurer impassible.

— Bien sûr. Un charmeur, celui-là. Toujours près des demoiselles.

Toujours. Et Lukaz avait omis ce détail. Comme la drogue. Comme combien d’autres choses, au juste, qui avaient été le fondement de sa vie, qui l’étaient sans doute encore ? La tentation d’explorer directement l’esprit de son petit ami était grande. Moitié pour s’assurer qu’il avait été roulé, moitié dans l’espoir de comprendre comment cela fonctionnait. Mais Chase avait beaucoup trop peur de découvrir la ribambelle des demoiselles.

Déjà, il s’était demandé ce qu’il n’était pas assez ou trop pour Lukaz. Ce qu’il ne faisait pas assez ou trop. Physiquement. Trop rapide ? Trop simple ? Trop passif ? Pas assez viril ? Pas assez inventif ? Pas assez sexy ? Il se souvint de la fameuse soirée où il était apparu en pyjama. La honte l’envahit. Il pouvait bien chercher des sous-vêtements séduisants pour émoustiller son partenaire, il n’aurait jamais le corps des mannequins qui posaient sur les emballages. Et quand il l’aurait eu, dans une dimension parallèle, il n’aurait jamais été une jolie jeune femme en nuisette.

La présence de Lukaz vint frapper aux portes de sa conscience. Chase se crispa. Il n’avait aucune envie de lui parler. Il n’avait aucune envie non plus de fuir. Avec des gestes automatiques, il quitta sa place, sous le regard quelque peu décontenancé du barman, pour venir s’asseoir à la petite table. Une fois en face de lui, il ne le regardait pas, trop occupé à fixer un point indéfini sur l’aluminium. La première question eut pour toute réponse un mot unique murmuré d’une voix lointaine :

— Directement.

C’était à peine s’il s’en souciait. Les explications de Lukaz n’arrangèrent pas les choses. Une réalité toute différente venait soudain de se profiler dans l’esprit. Une explication inattendue sur l’incroyable chance qui l’avait fait rencontrer Lukaz une fois, deux fois, trois fois, qui lui avait permis d’emménager chez lui et de recevoir une déclaration d’amour, lui, Chase Neutron-Grey, avec qui personne n’avait jamais voulu sortir, pendant toutes les années beaucoup trop longues — trouvait-il du haut de ses vingt-et-un ans — qu’avait été sa vie.

Et si, avec lui, Lukaz cherchait à « payer moins cher » ? Un avantage quelconque. Ils étaient nombreux. Il était riche, il avait des relations, il était puissant, il avait travaillé à l’UNISON. Pour le cambrioleur, Chase était une cible de choix. Lukaz n’aimait peut-être que les femmes. C’était à des femmes comme à l’informatrice qu’il pensait quand ils faisaient l’amour. Il profitait de la naïveté ridicule de Chase pour en tirer l’assistance et la couverture dont il avait besoin.

La parfaite sincérité de Lukaz lorsqu’ils étaient ensemble, qu’il avait toujours sentie télépathiquement, ne changeait rien à l’affaire. Chase pouvait très bien se tromper, aveuglé par ses propres sentiments. Ses pouvoirs avaient déjà été mis en défaut par ses préconceptions. Et s’il n’était pas trompé ? Si Lukaz l’aimait ? Il devrait le partager, toujours, avec la première jupe venue. Qui sait si le Français ne connaissait pas des femmes comme Melissande, dont Chase savait le goût pour les proies jeunes et vigoureuses ! Il n’en manquait pas.

Les hypothèses, des plus probables aux plus farfelues, surtout les plus farfelues, se bousculaient dans l’esprit de Chase, incapable de se concentrer sur rien. Le monde bourdonnait autour de lui et singulièrement certains souvenirs de Lukaz — des souvenirs de conquête féminine, qui s’imposaient dans l’esprit de Chase, contraint d’observer en boucle les ébats de son petit ami avec telle ou telle femme. Brusquement, le mentaliste décréta :

— On y va.

Et sans jeter un regard à son partenaire, il se dirigea vers la sortie du cirque. Pas besoin d’être un bon comédien, cette fois-ci, pour adopter la mine patibulaire de circonstance et comme son mécontentement rayonnait autour de lui, c’était très instinctivement que les criminels s’écartaient sur son passage. Chase n’aurait pas pu imposer de lui-même une réputation plus convaincante pour Oniris et, lorsqu’ils eurent quitté le Circus Maximus, deux ou trois curieux demandaient déjà au barman ce qu’il savait de cet étrange personnage.

Dans la rue, Chase marchait à grands pas, avec l’espoir un peu idiot de toujours rester au devant de Lukaz, pour ne jamais l’avoir à côté de lui, l’entendre se justifier encore ou, pire, croiser son regard. Ils allaient monter dans la voiture et l’idée de ce trajet seul à seul, sans radio, était insupportable. Chase s’arrêta brusquement et murmura :

— Peut-être qu’on devrait se séparer.

Lui-même savait très bien que ce qu’il tentait de dire, au fond, c’était « pour de bon, pour toujours ». Par pure lâcheté. Pour ne pas avoir à sortir de son petit monde étriqué, à s’expliquer, à comprendre et accepter. Ce n’était pas une question de tolérance. C’était un problème d’assurance. Son adolescence bousculée ne lui avait pas donné la confiance solide ni les connaissances les plus élémentaires des premiers couples. Il était perdu et ce qu’il venait d’apprendre sur Lukaz, toutes les possibilités désagréables que ces informations suggéraient sur la nature de leurs relations, tout cela détruisait les modestes certitudes qu’il avait acquises dans les quelques jours de leur union encore récente et encore précaire.

Mais, soit par instinct de conversion, parce qu’il sentait bien que la décision eût été prématurée, soit par incapacité d’admettre son malheur et de perdre ce qu’il venait tout juste de conquérir, il précisa, pas du tout convaincu :

— En cherchant chacun de notre côté, on trouvera plus vite.

C’était parfaitement incohérent, évidemment : il avait besoin de Lukaz pour le guider dans les méandres du Cartel et Lukaz avait besoin de ses pouvoirs télépathiques pour récupérer rapidement des informations sûres, avant que le Planificateur ne pût prendre les mesures de protection que l’échec de son plan avait rendues si nécessaires. Mais Chase n’était pas en état d’être cohérent : tout ce qu’il voyait, c’était les souvenirs de Lukaz et de ses maîtresses qui virevoltaient dans son esprit, aussi exactes que s’ils avaient été les siens, et les larmes commençaient à lui monter aux yeux, de découragement et d’incompréhension.
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La routine habituelle, quoi (Lukaz)

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