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Abri : l’orage lui amène des clients ▬ Charlie

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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 14:10 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4412
ϟ Nombre de Messages RP : 1462
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Les sorties en ville se faisaient relativement rares pour Adrian, même depuis qu'il avait décidé de mettre fin à son statut d'ermite. Il avait dû réapprendre à vivre au sein de Star City, les années passées enfermé dans son manoir à ne pas mettre le nez dehors l'avaient empêché de suivre son évolution. Les années soixante-dix étaient loin derrière lui et tout avait évolué. C'était surprenant de constater tout ce qu'il avait manqué, tout ce qui avait poussé ou disparu depuis. À l'époque où il avait encore ce que l'on pouvait appeler « une vie sociale », Adrian était amené à sortir, mais les endroits où il se rendait alors n'existaient plus aujourd'hui. Et pour éviter de se retrouver dans la même situation embarrassante que lors de sa sortie avec le jeune Chase, mieux valait savoir où il se rendait plutôt que de se fier simplement à la parole de ses quelques rares relations.

Cette journée avait été particulièrement chargée : après avoir quitté très tôt son manoir, Eldoth avait dû se rendre dans les locaux de l'UNISON pour diverses choses avant de rejoindre le musée d'histoire pour se renseigner sur quelques artefacts dont son assistante aurait peut-être trouvé la trace. En bref, une journée de travail typique pour Adrian, sauf qu'elle se déroulait hors des lieux qu'il avait l'habitude de fréquenter. C'était suffisamment nouveau pour être épuisant sur le plan mental, son physique ayant eu le temps de s'habituer à une vie plus animée lorsqu'il travaillait en Afrique.

Il avait quitté le musée à pied comme bien souvent, décidé à profiter de l'air frais avant de rentrer chez lui. Malheureusement c'était sans compter les nuages gris qui s’amoncelaient dans le ciel et promettaient une belle pluie accompagnée d'un bel orage. Il ne restait qu'à espérer qu'il n'aurait pas droit à la douche avant d'être chez lui – bien qu'il avait toujours un parapluie sous la main, question de prudence ! La pluie patienta presque jusqu'à la dernière minute, mais alors qu'Eldoth arrivait dans la rue où se trouvait son manoir, l'averse tomba tout à coup. Des trombes d'eau comme si quelqu'un dans le ciel s'amusait à déverser des seaux entiers pour tremper jusqu'à l'os les malheureux promeneurs. Prévenant, Adrian tira son parapluie de sa mallette et bien que cela ne le protégea pas totalement, il évita de se retrouver aussi mouillé que s'il était allé piquer une tête dans la fontaine du coin.

Accélérant le pas, l'Archimage se retrouva bientôt devant son manoir et rejoignit rapidement l'entrée, la vue en partie bouchée par son parapluie. Ce ne fut que lorsqu'il mit les pieds sur le palier pour baisser son pébroque qu'il aperçut une silhouette qui patientait devant sa porte. Sous le coup de la surprise il dévisagea l'inconnu, n'étant pas franchement habitué à avoir des visiteurs. Passé la surprise, Adrian essaya de reconnaître la jeune femme – puisqu'il s'agissait d'une femme – cheveux blonds, visage avenant et apparemment débonnaire, il ne semblait pas que ce soit l'une de ses voisines, mais ses sorties étaient si limitées qu'il n'en aurait pas juré. Ne pas reconnaître ses voisins alors qu'il vivait ici depuis plus de quarante ans, franchement ! Mais bon, c'était ainsi et il fallait s'y faire. Après quelques secondes d'hésitation, Adrian se décida enfin à se renseigner.

« Je peux vous aider mademoiselle ? Vous cherchez quelqu'un ? »

Le ton était étonné oui, c'était le moins que l'on puisse dire. L'idée qu'elle soit éventuellement une démarcheuse cherchant à lui refourguer un aspirateur ou quelque chose de ce type lui effleura l'esprit. Ce serait étonnant, avec les années même les vendeurs au porte-à-porte évitaient soigneusement de venir sonner à la porte, un peu comme s'ils avaient compris qu'ils perdraient leur temps ici.

Il devait avoir l'air fin dans son costume trois pièces d'un autre temps, à la regarder comme si elle débarquait d'une autre planète. Comme pour ne pas rester bêtement debout sans rien faire, Adrian posa sa mallette par terre avant de secouer son parapluie pour le refermer provisoirement, le temps de rentrer et de le faire sécher. Puis il reporta son attention sur l'inconnue, non il n'arrivait toujours pas à la situer, la thèse de la démarcheuse à domicile se renforçait !
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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 17:24 Message
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Scott avait tenu à lui changer les idées, la faire décrocher un peu de son bureau suite aux derniers évènements. Charlie, qui n’avait pas été si facile que cela à convaincre, avait fini par accepter pour se retrouver dans une galerie d’art sur Meadow Street, dans le quartier du front de mer. Quartier qu’elle adorait mais, un emploi du temps un peu compliqué ne lui permettait pas de s’y balader comme elle le souhaitait. Si l’avocate était à l’heure, ce n’était pas le cas de Scott, qu’elle avait fini par appeler pour apprendre, voix désolée à l’appui, qu’il avait un dossier qui venait de lui tomber dessus et qu’il ne pourrait pas se libérer. Charlie avait rangé son téléphone dans un soupir, prenant la décision de quand même profiter de l’endroit. Elle n’avait pas besoin de lui.

Charlie était devant une toile, qu’elle trouvait belle sans pour autant être capable d’en faire une analyse détaillée – l’art ce n’était pas quelque chose de parfaitement au point chez elle – quand le responsable de la galerie s’était approché d’elle. Et pendant, près d’une heure, elle avait eu le droit à tout un cours sur ce qu’il avait voulu représenter avec tel ou tel tableau. Curieuse de nature, Charlie l’avait écouté avec un certain intérêt et n’avait pu s’empêcher de sourire en comprenant que l’intérêt que l’homme lui portait était surtout parce qu’elle était Charlie Lane, il avait lu quelques trucs sur elle dans les journaux et, aussi banalement que possible, il lui avait expliqué un problème de plagiat dont il était la malheureuse victime. C’était avec une certaine diplomatie qu’elle lui avait donné le nom d’un confrère qui, assurément, serait plus apte qu’elle à l’aider vu son manque de connaissances dans le domaine. Ils s’étaient quittés de manière très cordiale. Elle en le remerciant de cette initiation express et pleine de lacunes, lui en la remerciant pour le nom qu’elle lui avait donné.

Maintenant dehors, marchant depuis plusieurs minutes pour profiter du quartier – plutôt que d’interpeller un taxi – Charlie leva la tête en direction du ciel qui commença à lui faire regretter son choix. Le ciel, menaçant, risquait de ne pas l’épargner. La trentenaire n’étant pas aussi prévoyante que certaines personnes, elle n’avait pas prévu de parapluie ou des vêtements en conséquence. Exit les bottes en plastique jaune et les cirés de la même couleur, trois fois trop large avec un chapeau tout aussi horrible. En bonne citadine, elle avait gardé un jean, ses bottes à talons – pour gagner quelques centimètres, vive la triche – et un débardeur noir sous une veste de la même couleur.  

Elle déboucha sur la Kane Street quand l’orage se déclara, vicieux, il n’y alla pas progressivement. Une avalanche d’eau lui tomba dessus. Aussi stupide qu’inutile, elle baissa un peu la tête pour se protéger de ses deux avant-bras. Technique qu’elle cessa très vite devant son manque évident de résultats probants. La pluie fut tellement dense qu’en plus d’être complètement trempée – une douche n’aurait pas obtenu de meilleurs résultats -, elle ne vit distinctement à plus de quelques mètres devant elle. Au pas de course, elle se réfugia sous le seul abri qui se présenta à elle : le palier d’un manoir – parce qu’il fut difficile de considérer l’endroit comme une simple maison – qui offrit une protection presque salvatrice.

Les bras enroulés contre elle-même, Charlie s’efforça de rester doucement en mouvement en espérant que la pluie trouve une accalmie. Et, accessoirement que le propriétaire ne prit pas l’initiative de se pointer en ouvrant la porte pour lui demander ce qu’elle faisait ici. Elle comprit très vite que les souhaits ne servaient pas à grand-chose, hormis provoquer l’évènement non désiré. Un parapluie entra dans son champ de vision – la chance ! – pour, ensuite, laisser apparaître un homme. Un peu gênée, Charlie tenta un sourire navré face à l’air étonné de l’homme, ce qu’elle put parfaitement comprendre.  Les questions, parfaitement légitimes, de l’homme trouvèrent un écho dans un mouvement de la tête de Charlie allant de droite à gauche.

_ Non, non. Je, euh… Elle jeta un regard à la pluie qui, décidément ne lui permit pas de fuir lâchement en courant pour éviter cette situation. Je voulais seulement m’abriter.

Ça sonnait presque comme une question alors qu’elle afficha un air vraiment navré. La lèvre inférieure coincée par ses dents supérieures, elle eut surtout l’air d’une personne qu’on venait de prendre la main dans le sac, pour faute grave.

_ Je suis vraiment désolée.

Squatter le palier d’une personne, ne fut pas la meilleure manière d’aborder une personne. Ce qui, de toute façon, n’avait pas été le but premier, elle ne mentait pas dans les raisons de sa présence. Atrocement gênée mais aussi trempée que gelée, elle se risqua à une demande.

_ Ça vous dérange si je reste là, juste le temps que ça se calme, après je pars. Promis.

Elle ne prévoyait pas de faire un squat intensif de son palier, ni d’emménager dessus. Mais la perspective de s’enfoncer dans cette pluie torrentielle ne lui fit pas envie non plus, surtout que, ne connaissant pas tellement le coin elle ne sut où trouver un prochain abri.
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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 19:49 Message
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Visiblement l'inconnue avait l'air aussi surprise que lui de le voir débarquer. Comme quoi, elle n'était pas ici pour lui refourguer le dernier aspirateur à la mode. Tant mieux, il aurait été bien embarrassé d'envoyer paître quelqu'un sous une pluie diluvienne. La jeune femme n'arrangea d'ailleurs pas les choses en adoptant l'expression d'un jeune chiot qui venait de se faire enguirlander et Adrian ne se sentit pas le cœur de faire preuve de méfiance à son égard. De toute manière, si elle avait été une mage adoratrice de la magie noire, il l'aurait repérée avant de l'avoir devant le nez. Il inspira légèrement après sa dernière réplique et secoua la tête à son tour.

« Oh, mais non, vous n'allez pas rester dehors avec ce temps. Rentrez le temps que l'averse passe, ça ne dure jamais bien longtemps. Il se sentait un peu idiot de l'inviter à entrer alors que son manoir était un lieu où seules quelques rares personnes pouvaient entrer.
Et vous n'avez pas à vous sentir désolée, vous n'avez rien fait de mal, je n'ai juste pas l'habitude d'avoir des visites. Un peu étrange, il fallait l'avouer. Avec un sourire en coin il confessa sa première pensée.
J'ai cru que vous étiez là pour vendre au porte-à-porte. »

Pas sûr que ce soit une excuse très valable, mais bon, au moins se montrait-il honnête ! Adrian finit par s'approcher de la porte après avoir récupéré sa mallette, puis il glissa sa main libre dans sa poche, parapluie coincé sur le bras, avant de sortir les clés de son manoir. Normalement il utilisait la magie, mais disons que là ce n'était pas vraiment l'occasion avec une parfaite inconnue à côté de lui. Après un exercice qui montrait clairement que l'Archimage n'avait pas l'habitude de rentrer chez lui – puisqu'il n'en sortait jamais – Adrian parvint enfin à déverrouiller la porte qui s'ouvrit avec un grincement digne d'un film d'horreur. Il y avait de quoi faire meilleure impression, mais bon, il était peu probable que la jeune femme fasse la fine bouche avec le vent froid qu'il y avait dehors ! Pénétrant dans un hall qui ressemblait plus à celui d'une maison habitée par un vieil homme, Adrian posa sa mallette sur une table avant de se retourner vers la porte d'entrée.

« Entrez donc. »

Sauf si elle était déjà découragée par le hall peu commun. La décoration était assez.... ésotérique dirons-nous, des objets prétendument magiques trônaient un peu partout sur des vieux meubles en bois lourd, l'atmosphère était assez étouffante et conviendrait assez bien à la maison d'un vieux sorcier comme l'on voyait dans les films. La maison de la famille Adams en mode plus magique que gothique pour résumer les choses.

Après avoir laissé entrer la jeune femme, Adrian referma la porte derrière elle et songea à la verrouiller, mais il se retint à la dernière seconde : elle allait encore croire qu'il voulait l'enfermer et risquait de lui envoyer quelque chose en plein visage, mieux valait éviter d'avoir l'air trop bizarre. Enfin, plus que d'habitude. Pivotant pour faire face à la jeune femme, Eldoth entrouvrit la bouche alors qu'une voix se fit entendre au même moment.

« Oh vous êtes rentré, je me demandais si je devais venir vous chercher. »

Sallah arrivait au bout du couloir et s'immobilisa en voyant une autre silhouette. Il observa l'inconnue quelques secondes avant de s'incliner pour rebrousser chemin et disparaître. Quelque peu gêné, Adrian se hissa à la hauteur de la demoiselle en lui offrant un sourire quelque peu gêné.

« C'est mon... mon... un ami, il me sert d'intendant, mais il n'a pas trop l'habitude de voir des visiteurs. »

Il bégayait comme un gamin dont le mensonge risquait d'être éventé. Le fait qu'il ait été pris par surprise en voyant cette jeune femme plantée devant chez lui l'avait quelque peu déstabilisé, il avait du mal à trouver comment glisser ses mensonges pour qu'ils ne soient pas trop grossiers. Plantés dans le hall, mouillés, ils n'étaient pas franchement mieux installés que devant la porte, aussi Eldoth désigna-t-il un encadrement de porte situé non loin de là et donnant sur le salon le plus utilisé du manoir. L'un des plus bizarre aussi étant donné qu'Adrian posait ses artefacts et ses recherches du moment dans cette pièce, cela dit c'était toujours préférable de la faire entrer là que dans une autre pièce de la maison.

« Vous serez mieux installée là-bas. »

Une invitation plus ou moins subtile à passer dans l'autre pièce. Adrian accrocha son parapluie à un crochet à côté de l'entrée avant d'entrer dans le fameux salon et de ranger quelques affaires qui traînaient – des grimoires, des vieux parchemins et des choses de ce genre – puis de lâcher quelques mots d’un ton d'excuse.

« Je suis archéologue. Cette explication justifiait bien entendu la bizarrerie des lieux.
Vous avez envie de boire quelque chose pour vous réchauffer ? Il y a du feu dans la cheminée si jamais. C'était tôt dans l'année, mais Sallah qui avait vu le jour en Gypaète était un grand frileux. Adrian poursuivit son rangement grossier en ôtant à la vue de la jeune femme les pièces les plus étranges.
Vous habitez dans le quartier ? Je ne vous avais jamais vue avant. La seule raison selon lui pour emprunter cette rue était d'un vivre, ce qui ne se vérifiait pas forcément dans le cas de la jeune femme. Tournant la tête vers elle il reprit.
Mettez-vous à l'aise mademoiselle.... »

Oui, il avait oublié de lui demander avant, puis de se présenter par la même occasion.
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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 21:05 Message
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Dur choix : entrer ou rester dehors. En temps normal, elle aurait déjà secoué la tête pour dire qu’elle ne voulait pas mais, là, avec cette pluie et ce froid, le raisonnement de base ne parvint pas à ressortir. Ce qui la désola encore plus. Elle lui offrit quand même un sourire, à la fois pour le remercier, et un peu amusé sur l’idée qu’il s’était fait d’elle.  Elle hésita un instant et ce fut de manière incertaine qu’elle posa son regard sur lui.

_ Vous êtes certain que ça ne vous dérange pas ?

Elle apprécia le geste mais rester sur le palier pu tout aussi bien lui convenir. Au moins, elle resterait à l’abri de la pluie. En même temps, elle ne fut pas certaine qu’il puisse trouver asile dans sa propre demeure étant donné le mal fou qu’il se donna à essayer d’ouvrir sa porte qui, finalement, se fit compatissante en s’ouvrant. Il fut un peu étrange que quelqu’un puisse avoir autant de mal à ouvrir sa propre porte mais, elle mit ça sur le dos du temps et le fait qu’il dut être aussi frigorifié qu’elle. Toujours aussi incertaine – le grincement de porte dut aider pour le coup – elle resta sur le palier avant qu’il ne l’invite à nouveau à entrer.

_ Merci.

Elle fit un pas, puis un deuxième, le but étant de se faire la plus petite possible. Il n’avait probablement pas prévu de visite et, dans le genre incruste, elle se posa là. Son regard passa sur ce hall un peu étrange l’obligeant à penser, pendant une brève seconde, que ce ne serait pas en petits morceaux pour la revente de ses organes qu’on la retrouverait mais, en sacrifice humain dans un sous-sol sombre. Étrangement – ou pas – elle trouva beaucoup moins étonnant qu’il n’ait pas plus de visite que ça. Elle se trouva bien ingrate de critiquer alors qu’il avait gentiment proposé de ne pas la laisser dans le froid. Elle se tourna vers lui, s’empêchant de penser quoi que ce soit quand il ferma la porte et ouvrit la bouche pour dire quelque chose. Ils auraient probablement parlé en même temps si une autre voix ne se fit pas entendre. Charlie du avouer un léger sursaut en se retournant pour voir un homme déjà en train de s’incliner et repartir aussi rapidement. Tout ce qu’on fait de plus rassurant en clair !

Mauvaise interprétation pour Charlie qui, avec le sourire gêné du propriétaire et son hésitation plus que marquée sur la manière de désigner l’homme qui venait de disparaître, se laissa aller à une théorie qui alla plus loin que la simple amitié. La différence d’âge était frappante mais, il paraissait que ce n’étaient pas un frein à certaines histoires. Elle aurait été bien impolie de juger quelque chose qui, un, ne la dérangea pas outre mesure et deux, qui ne la regarda pas. Chacun restait libre de ses choix. Elle laissa donc passer un sourire sincère.

_ Il n’y pas de problème.

Ce qui releva surtout être une réponse à l’air qu’avait pris l’homme pour présenter son ami, intendant et plus si affinités. Et, toujours dans son envie de déranger le moins possible, elle hoca la tête quand il désigna une autre pièce. Sauf qu’avant de s’y lancer et ben, Charlie trouva importante de virer ses chaussures et de retrousser un peu son jean pour ne pas laisser de grandes flaques d’eau à chacun de ses pas. Il était déjà bien gentil de l’avoir fait entrer, elle n’allait pas, en plus, lui imposer un ménage intensif parce qu’elle avait manqué à une politesse élémentaire.

_ Archéologue.

Elle répéta ce mot dans un simple murmure, son regard ne pouvant s’empêcher d’être attiré par un tas d’objet dont elle ne comprit rien, en entrant dans le salon. Elle essaya pourtant de ne pas poser son regard partout, essentiellement parce que lui essaya d’en retirer certain. Louche, elle en convint mais, elle fut déjà assez gênée de s’imposer de la sorte sans, en plus, se mettre à faire une introspection de la pièce. Du coup, focaliser son regard sur la cheminée, promesse de réchauffement, lui sembla être une bonne idée avant de se tourner à nouveau vers l’archéologue.

_ Non ça ira, ne vous dérangez pas. Ce qui pouvait aussi s’appliquer pour son ménage express, de toute façon, elle trouva déjà que tout était bizarre dans cette pièce. Je suis vraiment désolée de bousculer euh… Elle regarda autour d’elle. Votre quotidien. Parce qu’en réalité elle ne sut pas vraiment comment décrire ce qui se passa autour d’elle. Ah, pardon. Elle s’excusa d’un regard. Lane mais, Charlie, ça ira très bien. Ce fut en assurant un sourire qu’elle compléta. Et, si ça peut vous rassurer, je n’ai absolument rien à vous vendre.

Elle se passa de lui tendre la main, pas parce qu’elle voulut fuir un quelconque contact mais il eut l’air déjà bien occupé à essayer de déplacer tout un tas de choses. Et vu qu’il lui offrit un asile temporaire, elle put bien lui offrir un prénom en échange.

_ Cet endroit est vraiment… Elle passa un regard autour d’elle, sans savoir si elle devait être impressionnée ou apeurée. Impressionnant. Elle posa un regard à la fois navré et amusé sur l’homme dans un sourire. Ok, peut-être un peu flippant mais, euh, c’est parce que je ne connais absolument rien à l’archéologie. Elle eut un regard particulièrement navré en laissant ses épaules s’affaisser un peu. Désolé, ce n’est probablement pas la chose à dire.

Bravo Charlie ! En même temps elle se trouva chez un parfaitement inconnu, au manoir sûrement hanté et particulièrement gênée. Ajouter à ça un côté un peu spontanée et, forcément, on en arrivait à ce genre de révélation. Alors que, vraiment, elle n’eut rien à redire sur son hôte temporaire. En fait, elle ne sut même pas ce qu’elle devait penser de lui. Elle ne trouva rien de dangereux, juste quelques difficultés avec la première venue mais elle ne put pas lui en vouloir.
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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 23:41 Message
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En jetant un coup d’œil à la jeune femme, Adrian constata qu'elle avait l'air d'hésiter entre l'idée de prendre ses jambes à son cou ou de rester. Il avait définitivement bien fait de ne pas fermer la porte d'entrée à clé ! La malheureuse devait vraiment se demander où elle était arrivée, il regrettait presque de ne pas avoir de « zone banalisée » qui lui permettrait de passer pour un être humain à peu près normal, malheureusement après quarante ans passés ici, Adrian avait fini par s'étaler dans toutes les pièces et chaque recoin de la maison était occupé par ses recherches ou ses travaux terminés. Il laissa finalement tomber son rangement express, ayant de toute manière terminé de ranger ce qui était le plus étrange et à moins que la jeune femme ne soit soudainement atteinte de cécité, elle poserait forcément les yeux sur quelque chose d'ésotérique – ou de tordu selon les points de vue.

Elle se présenta finalement et son nom n'éveilla rien chez Adrian. Lui se tenait au courant des dernières nouvelles en matière de magie, mais il aurait été bien incapable de dire que la jeune femme était la nouvelle avocate montante et encore moins la présumée « petite amie » de Chase. Chose à laquelle il n'aurait évidemment pas cru étant donné que le jeune homme lui avait révélé ses penchants en l'emmenant dans l'un des bars où il passait beaucoup de temps et qui se trouvait être très fréquenté par les homosexuels. En bref, il se contenta de hocher la tête sans voir quoi ajouter.

Ce ne fut que lorsqu'elle avoua que l'endroit était « flippant » qu'il lâcha enfin un léger rire. Oui franchement, autant être honnête, cet endroit n'avait pas de quoi rassurer les visiteurs et Adrian le savait parfaitement, à quoi bon se voiler la face ? Il haussa légèrement les épaules avant de rassurer la jeune femme.

« Oh, ne soyez pas désolée. Vous avez raison, ce n'est pas franchement le type d'endroit où l'on reçoit des invités. Il n'était pas vexé, juste amusé, bien qu'un peu gêné.
Et vous comprenez certainement pour quelle raison je vous ai dit que je ne recevais pas beaucoup de monde. Délaissant son rangement, il s'approcha finalement de la cheminée, les bras croisés devant lui.
Pour tout vous dire, ce que vous voyez ne m'appartient pas vraiment, mon père et mon grand-père étaient archéologues et à force tout s'est accumulé ici. Un mensonge éhonté, mais c'était le discours qu'Adrian tenait toujours aux étrangers.
Ils étaient spécialisés dans ce qui est centré sur l'ésotérisme et toutes ces choses, alors je conviens du fait que pour un profane, ça doit avoir l'air un peu étrange. Allait-elle le prendre pour un fou ? Ce n'était pas si rare et ça ne serait pas très étonnant.
Mais je vous rassure, vous ne risquez rien, dites-vous que si j'étais peintre vous verriez des tableaux à la place. Sauf que les tableaux étaient peut-être plus normaux.
C’est pour ça que j'ai hésité à vous faire entrer, je ne voulais pas que vous me preniez pour... je ne sais pas, quelqu'un de bizarre. »

Sauf que c'était certainement déjà trop tard ! Tant pis. Tournant la tête vers la cheminée, Adrian réfléchit quelques instants avant  de se souvenir qu'il n'avait pas retourné la politesse en se présentant. Décidément, il faisait un hôte bien exécrable ! Alors qu'il entrouvrit la bouche – une fois de plus – des bruits arrivèrent de la cuisine qui se trouvait non loin de là avant de disparaître. Étrange, ce n'était pas pour rendre l'atmosphère moins bizarre, Sallah avait-il décidé de bouder leur invitée ? Haussant les épaules, le jeune homme reprit.

« Et enchanté mademoiselle Lane. Enfin Charlie. Appelez-moi Adrian. Il glissa sa main jusqu'à ses lèvres dans un geste de réflexion, l'autre bras toujours replié contre lui.
C’est... étrange. Je crois que vous êtes la première femme qui s'appelle Charlie que je rencontre. J'ignorais que c'était un prénom féminin. Il voyait des démons, des dieux ou des aliens, mais un prénom mixte le laissait perplexe, quoi de plus logique ?
Et vous vivez à Star City ? »

À peine eut-il terminé ses questions qu'un nouveau bruit de vaisselle se fit entendre avant qu'un Sallah chargé d'un plateau et une serviette pliée sous le bras ne débarque dans la pièce. Toujours silencieux, il posa ce qui ressemblait à du thé sur la table devant la cheminée, à côté des sièges avant de lever les yeux vers Charlie et de lui tendre la serviette pour qu'elle puisse se sécher.

« Il y a du sucre si vous voulez. Le ton était traînant et un léger accent se faisant entendre.
Merci Sallah. L'intéressé hocha la tête avant de regarder Adrian.
Dois-je appeler un taxi pour mademoiselle monsieur Pennington ? Eldoth hésita une fraction de seconde avant de secouer la tête.
Je m'en chargerai si jamais, tu peux retourner à tes affaires. Après s'être incliné, l’égyptien s'éloigna pour disparaître dans le hall. Un sourire à nouveau quelque peu gêné se dessina sur les lèvres d'Adrian.
Hum, il n'est pas très bavard, mais c'est une bonne personne, j'espère qu'il ne vous aura pas trop effrayée ? On ne savait jamais, même June avait dû s'adapter à Sallah pour qu'il l'accepte comme faisant partie du manoir – et elle n'y était pas encore totalement.
Servez-vous si vous avez soif, finalement je n'aurais pas eu besoin de vous demander. Il faudra que je vous appelle un taxi d'ailleurs ? Se tournant vers la fenêtre, Adrian s'approcha d'elle pour repousser l'épais rideau.
Alors vous n'êtes pas dans l'archéologie, vous travaillez dans quelle branche ? »

Le ton était léger, laissant à Charlie la possibilité de l'envoyer paître si elle ne voulait pas parler d'elle. Délaissant sa fenêtre, Adrian reporta son attention sur la demoiselle, son éternel sourire en coin collé aux lèvres.
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Message posté : Ven 4 Oct 2013 - 4:47 Message
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Au moins, il eut le don de la déculpabiliser un peu en riant légèrement à ce qu’elle avait pu dire concernant sa demeure. Enfin, le salon mais, elle ne douta pas un seul instant que tout le reste soit rangé de la même manière. Une baisse de culpabilité qui fut traduit par un sourire, encore un peu désolé, en baissant légèrement la tête. Vraiment, la prochaine fois elle essayera de réfléchir à deux fois avant de balancer ce genre de réflexion. Elle aurait juré qu’il eut l’air un peu gêné de faire entrer quelqu’un dans ce genre d’endroit et, elle trouva ça dommage parce que, techniquement, elle ne fut pas une réelle invitée. Elle s’était surtout imposée plus qu’autre chose en prenant son palier pour. Elle ouvrit la bouche pour expliquer ce point de vue, afin qu’il ne fut pas gêné de la faire entrer dans un tel endroit mais, elle la referma aussitôt qu’elle l’entendit reprendre la parole devant la cheminée.

Le regard de Charlie se posa sur l’ensemble de la pièce, un sourire aux lèvres en imaginant des générations et des générations d’archéologues se transmettre le tout de père en fils. Oui, elle crut sans le moindre souci sa version de l’histoire et elle trouva ça fabuleux. Dans sa famille, l’héritage familiale niveau connaissance étant une partie à revoir, elle avait tendance à admirer le genre de famille dont semblait parvenir cet homme. Peut-être qu’un jour, elle transmettra aussi des trucs à son tour. Tonton-Jay apprendra au gamin à se battre, Tonton-Seth à repérer des maisons, Tonton-Earl à draguer les filles, Tonton-Terry ne s’approchera même pas du gamin et, elle, dans tout ça, elle lui apprendra à s’en sortir juridiquement… Elle fut loin du tableau idyllique du propriétaire du manoir et des connaissances qu’il devait avoir entassé mais, c’était sa famille à elle.

Elle reporta sur l’homme un regard interrogateur mais intéressé à la fois. Elle ne connaissait rien à l’archéologie et, elle avait bien peur que sa spécialité ne se trouvait pas non plus dans l’ésotérisme. Elle ne fut même pas certaine de ce que regroupait réellement ce mot. Alors oui, tout ça fut un peu étrange et flippant pour elle mais, il y avait une histoire derrière et… Elle secoua la tête.

_ Non, non, je ne vous trouve pas bizarre.

Elle chercha ses mots car, en réalité, elle avait plein de choses à lui dire pour expliquer son point de vue mais, un bruit plus loin – elle ne savait pas où se trouvait la cuisine – interrompit ses pensées ou, confirma le fait que ce fut l’endroit qui lui était à la fois très étrange et un peu fascinant par son caractère hors normes. Très confus dans sa tête. Elle laissa passer un « enchanté » dans un sourire sincère et ne put s’empêcher d’un léger rire à son interrogation face à son prénom. En fait, peut-être qu’il lui parut un peu bizarre mais ce ne fut absolument pas dans le mauvais sens du terme. Son sourire ne l’ayant pas quitté, elle entreprit une petite explication à ce sujet qui, une fois de plus ne trouva pas de voix. L’homme qu’elle avait seulement aperçu tout à l’heure apparu de nouveau, les bras chargés.

_ Merci.

Toujours ce même sourire, même si ce ne fut pas le cas de son interlocuteur quand elle attrapa la serviette qu’elle aurait eu tort de refuser vu son état. Un merci qui s’adressa aussi pour le plateau ramené. Sa théorie tomba aussi un peu à l’eau étant donné la manière dont le dénommé Sallah s’adressa à Adrian qui vint d’avoir un nom de famille pour Charlie. Si l’avocate s’était beaucoup excusée depuis le début de cette rencontre un peu étrange, Adrian de son côté semblait collectionner les sourires gênés. Ca la fit sourire.

_ En réalité, j’ai surtout l’impression que c’est moi qui lui fais peur, plus que l’inverse. A moins que ce soit une habitude de s’éclipser aussi vite qu’il apparait.

Adrian s’éloigna vers un rideau et Charlie en profita pour mettre la tête un peu de côté, laissant ses cheveux passer au même endroit pour les essorer un peu. Les cheveux longs et la pluie ne faisaient jamais bon ménage. Face à la cheminée, elle eut un sourire quand l’homme lui demanda dans quel secteur elle travaillait. En fait, elle en soupira même légèrement, de manière inaudible, de satisfaction. Au moins, elle n’aura pas à répondre à un tas de questions concernant ce que pouvaient dire les journaux ces derniers temps. Ce sera appréciable.

_ Oui pour le taxi, je m’en voudrais d’abuser de votre hospitalité. Les taxis osaient réellement prendre la route sous une pluie pareille ? Dans tous les cas, gênée de sa présence imposée, elle ne voulut pas le faire encore plus en refusant un taxi, bien impoli de sa part. Mais je peux le faire. Elle aurait bien proposé de le faire elle-même mais le réseau de son téléphone l’avait lâché avec l’orage. Et, ma branche se trouve dans le droit. Elle continua de se sécher les cheveux ce qui s’avéra plus compliqué que prévu n’ayant pas totalement retrouvé toute la force disponible de base dans le poignet gauche qui tira légèrement sous ses mouvements. Je suis avocate.

Elle cessa le séchage de ses cheveux pour coincer la serviette sous son bras et fouiller dans ses poches trempées, elle en sorti un élastique. Trente secondes plus tard, ses cheveux furent emprisonnés évitant une abondance de gouttes d’eau bien désagréables. Elle se tourna vers Adrian reprenant la serviette en main.

_ Comme vous êtes le mieux placé pour savoir que tout à une histoire, c’est aussi le cas pour mon prénom. Elle afficha un sourire, pour ne pas changer.  J’ai trois frères avant moi alors, je crois que ma… Génitrice, pas très approprié dans une conversation, elle se pinça légèrement les lèvres pour balancer un mot qui avait toujours du mal à sortir. Que ma mère a cru que je serais aussi un garçon et n’a pas pris la peine de trouver un nom féminin. Heureusement que Jay n’était pas non plus une femme, sinon il aurait aussi eu le droit à un prénom masculin. Elle hocha doucement la tête, les bras toujours contre elle. Et, pour votre autre question de tout à l’heure, dont la réponse avait été interrompu pas Sallah, oui, j’habite ici mais pas vraiment dans le quartier.

Précision peu utile mais qui servit surtout à expliquer que si ça avait été le cas, elle n’aurait pas squatté injustement le palier de sa propriété. Pour ce qui était de l’origine de son prénom, à aucun moment elle n’afficha un air triste ou déçue, elle avait eu le temps de s’y habituer à ce prénom et, en fait elle l’aimait bien. Était-il vicieux d’aimer voir la tête des gens qui n’avaient eu que son patronyme et, en la voyant, s’étonnaient de voir une femme ? Parce qu’elle trouvait ça assez amusant en réalité.

_ Et vous savez quand j’ai dit que cet endroit était flippant, c’est un peu vrai mais c’est parce que je ne saurais pas dire ce que représente ou à quoi sert la trois quart des objets présents. Cela dit, je trouve intéressant que ce soit transmis par votre père et votre grand-père. Ça expliquait aussi le nombre impressionnant d’objets qu’il pouvait y avoir. Elle s’arrêta une seconde ou deux avant d’afficher un air interrogateur. Je peux vous demander comment on devient spécialiste de l’ésotérisme et ce que c’est exactement.

Elle haussa les épaules l’air navré mais, faire semblant de tout connaître alors que ce n’était pas le cas, ne faisait pas partie de sa personnalité. Au pire elle passerait pour une inculte totale, au mieux, elle se couchera moins bête cette nuit.
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Message posté : Ven 4 Oct 2013 - 14:51 Message
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Eldoth
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ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
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ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
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Sallah avait beau être une personne avenante et souriante lorsqu'il se trouvait en compagnie de personnes qu'il connaissait – Adrian donc – dès que des « étrangers » infiltraient leurs rangs, il se refermait et évitait de trop se manifester. C'était dommage, mais Eldoth l'en remerciait en réalité. Comment expliquer à cette jeune femme qu'il considérait son intendant comme son fils et qu'il l'avait recueilli lorsqu'il était encore gamin ? À n'en pas douter, elle le prendrait vraiment pour un fou et s'éclipserait aussi rapidement que possible du manoir. Non, pour avoir l'air de quelqu'un de normal, il fallait se fondre dans la masse et malheureusement mentir à des inconnus. C'était pour la bonne cause, Adrian se donnait bonne conscience de la sorte.
Aux déclarations de la jeune femme concernant le cinquantenaire, le mage se fendit d'un sourire.

« Oh, ce n'est pas contre vous. Il n'est pas très liant, il a un peu de mal avec les étrangers et en général il disparaît dès que des inconnus arrivent. Vous pouvez vous estimer chanceuse. »

Enfin, tout dépendait des points de vue cela dit.
Comme elle approuva pour le taxi, Adrian se rendit simplement compte qu'il n'avait pas le numéro de leur entreprise sous la main et qu'il ne pouvait pas franchement demander à Charlie de téléphoner seule. Le seul téléphone de la maison semblait tout droit sorti d'un film des années soixante-dix et achèverait de le faire passer pour un illuminé. Finalement, il aurait peut-être mieux valu laisser Sallah s'en charger. Mais il s'en sortirait ! Comme quoi, même inconsciemment cette jeune femme bousculait toutes ses habitudes.

Mademoiselle Lane se révélait donc être « maître Lane », en songeant à ce point, Adrian eut l'impression de l'avoir déjà entendu. Il ne s'intéressait guère aux affaires qui ne concernaient pas la magie, mais quelques fois Sallah ou June pouvait aborder des sujets traitant d'affaires bien différente. Peut-être était-elle connue dans son milieu ? Il lui jeta un coup d’œil, cherchant à savoir s'il l'avait vexée en ne sachant pas qui elle était, mais ne crut rien déceler de la sorte. Tant mieux, Adrian estimait avoir fait suffisamment de boulette pour le moment !

Toujours debout aux côtés de la cheminée, le mage écoutait patiemment ce qu'elle lui expliquait. Des frères, cette pensée lui laissa un léger pincement au cœur alors qu'il songeait aux siens, morts depuis bien longtemps. Quelle étrange chose que de ne pas prévoir de prénom féminin ! Les lois de la génétique n'étaient pas suffisamment fiables pour que l'on puisse imaginer que la laissant de trois garçons en entraînerait forcément une quatrième. Cela dit, la logique de certains le dépassait parfois, il était inutile de chercher à les comprendre !

« Ce n'est pas forcément un mal, avoir un prénom masculin doit vous aider, les femmes ne sont pas souvent bien vues, surtout dans des milieux comme le vôtre. Il se rendit compte qu'il pouvait avoir l'air misogyne.
Enfin, je ne dis pas que c'est une mauvaise chose que vous soyez une femme ! C'était juste que... Non rien, oubliez ce que je viens de dire. »

Lorsque vous étiez né et aviez grandi dans une société où la femme n'avait que peu de droits, vous gardiez quelques restes, bien que le centenaire n'avait jamais approuvé ce traitement cela dit. Il avait été en avance sur son temps, mais désormais se retrouvait très en retard sur l'époque actuelle. Drôle d'ironie.
Comme elle lui parlait du manoir, Charlie lui expliqua qu'elle n'y connaissait pas grand-chose et que tout lui semblait donc forcément étrange. Quoi de plus normal ? Il avait été dans le même cas avant de devenir Archimage. La question qu'elle lui posa ensuite l'obligeait, une fois de plus, à mentir. Mais c'était pour la bonne cause.

« Hum... et bien pour être franc avec vous... par hasard. Ça remonte à assez longtemps, à mon arrière-grand-père en fait. Il était archéologue et il visitait un ancien tombeau. C'était à l'époque où les archéologues avaient encore le droit de faire ce que bon leur semblait, ce n'était pas comme aujourd'hui. Seulement il n'a trouvé qu'un objet étrange qui s'est révélé être connu comme étant un artefact magique. À partir de là, il a commencé à s'y intéresser et a centré sa carrière là-dessus. Ce n'était qu'une déformation grossière de la vérité au fond.
Rassurez-vous, pour la plupart des personnes, la magie ne sert qu'à faire sortir un lapin d'un chapeau, rares sont ceux à y croire, pourtant ils acceptent volontiers la présence d'être génétiquement mutés et possédants des capacités uniques. Il ne pensait pas que ce soit le cas de la jeune femme vu la manière dont elle avait parlé, mais ne pouvait en être sûr.
Au final, ces objets ne sont pas très différents des pouvoirs que les héros de la Légion possèdent. Certains confèrent des dons de télépathie, ou d'autres choses de ce type, si vous voulez, vous pourriez le comparer à une armure assistée confectionnée artificiellement, sauf que ces artefacts sont plus vieux. C'est la technologie de nos ancêtres si je puis dire. »

Soit il passait pour un fou, soit elle comprenait. Dans les deux cas, il était habitué. Adrian nota d'ailleurs qu'il n'avait pas encore appelé le taxi de la jeune femme, mais avec de telles trombes d'eau, mieux valait attendre un peu, ils ne sortiraient pas immédiatement, ou alors ils lui feraient payer un supplément.

« Et comment devient-on avocat ? Une tradition de famille, ou une simple envie de défendre les lois ? Le ton était sincèrement intéressé.
D'ailleurs, votre nom me dit vaguement quelque chose, vous avez défendu quelqu'un de célèbre récemment ? La question pouvait avoir l'air étrange, mais il n'était plus à ça près.
Je n'ai pas oublié votre taxi, je vais l'appeler dès que la pluie se calmera un peu. »

Un énième sourire rassurant, c'était qu'il préférait éviter qu'elle ne s'imagine qu'il la séquestrait ici au milieu de tous ces objets bizarres.
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Message posté : Sam 5 Oct 2013 - 4:01 Message
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Charlie laissa passer un sourire pour tenter de faire comprendre qu’il n’y avait eu aucun problème avec Sallah, elle ne s’était pas sentie mal à l’aise. L’expérience avait peut-être été un peu perturbante parce qu’elle semblait tout droit sortie d’un vieux film en noir et blanc mais, hormis ça, pas de problème. C’était surtout qui avait débarqué de nulle part et qui bousculait leur mode de fonctionnement, fallait voir comment Sallah s’était éclipsé à deux reprises. Elle se demanda, quand même, ce que ça pouvait donner si elle n’avait pas été chanceuse ? Une interrogation qui ne dépassa pas son esprit.

Charlie plissa légèrement les yeux, interrogative, face à ce qui sembla être des préjugés sur la place des femmes dans son milieu – et sûrement dans d’autres branches de métier par extension – mais, en fait ça n’en fut pas et… Non, elle dut laisser tomber. Elle secoua la tête, une fois, pour essayer de comprendre quelque chose à ce discours un peu nébuleux pour elle. En fait, elle ne sut pas ce qu’il en pensait réellement, ce qui fut le plus perturbant pour elle. Charlie aimait bien comprendre les choses, d’un autre côté elle trouvait refuge chez lui alors, elle ne voulut pas réellement l’importuner en lui demandant plus de précision. Elle resta indécise en finit par conclure qu’elle reviendrait sur le sujet si l’occasion se présentait.

Les mensonges d’Adrian n’en furent pas pour Charlie qui, plutôt confiante de nature, voulu bien le croire sur parole dans cette histoire de grand-père et de tombeau. Elle en eut un peu l’image d’un Indiana Jones, seul archéologue qu’elle avait déjà approché de près si l’on considère une télévision comme un être à part entière (pas sûr). Elle l’écouta attentivement, réellement intéressée mais tout aussi étonnée et surprise. Charlie avait déjà eu du mal à se faire à l’idée concernant les pouvoirs de Chase, tout en sachant que ça existait, alors, tout ça, la magie… Le domaine lui parut assez obscur. Adrian expliqua parfaitement bien les choses – de ce qu’il voulut bien lui dire – mais les problèmes ne fut pas de comprendre mais d’intégrer ces nouvelles données.

Charlie releva un regard amusé sur l’homme à l’idée qu’être avocate puisse être une tradition familiale. C’était plutôt l’inverse, bien qu’en réalité ce choix avait été une évidence par les actions de sa famille. D’ailleurs, quand elle parlait famille, ça voulait dire ses frères, ça n’allait pas plus loin. Difficile de considérer que le côté justice soit une transmission de la délinquance.  Le sourire de Charlie fut un peu plus forcé, alors qu’elle se positionna dos au feu, les mains derrière elle, quand Adrian avoua que son nom lui parlait. Elle laissa son regard sur un point fixe situé sur le sol, ses doigts bougeant légèrement derrière elle pour profiter de la chaleur du feu.

_ Non, en fait, je ne défends pas les gens célèbres. Elle haussa les épaules. En revanche, j’ai peut-être aidé un ami d’une personne qui était célèbre. Elle leva le regard vers Adrian, le côté hypothétique étant en réalité bien réel. Déformation professionnelle : ne jamais avouer. Un Neutron-Grey ce qui a pas mal fait parler ces derniers temps dans la presse, en plus d’autres affaires.

Elle ne donna que les informations connues de beaucoup. Beaucoup trop, en réalité. Charlie avait beaucoup de mal avec ce statut qui lui donnait l’impression de se mettre en avant, c’était compliqué. Elle voulait juste faire son boulot et, devoir répondre aux questions de gens qu’elle ne connaissait même pas était assez étrange. Elle ne s’en plaignait pas et, en fait, elle arrivait même à trouver ça bien parce que ça lui donnait des perspectives nouvelles et un certain bonus mais, la petite fille du fin fond de son Texas avait un peu de mal à s’y faire. Du coup, il fut assez étonnant que le nom ne lui parle que vaguement. Vraiment, il ne devait pas beaucoup sortir de chez lui et elle douta de la présence d’une télévision. Pas plus mal. Ne comptant pas réellement s’attarder sur la reconnaissance de son nom, elle reprit assez rapidement.

_ Mais le droit, je crois que ça vient d’une envie de justice, plus que de défendre les lois. Qui, pour elle, avaient quelques choses d’assez inégales vues qu’elles étaient les mêmes pour tout le monde et que, tout ne monde n’étaient pas réellement égaux. En clair, elle était capable de défendre un voleur dans une épicerie qui voulait juste nourrir sa famille, et envoyer voir ailleurs le chef d’entreprise dont la banque avait oublié 10 $ sur son versement. Elle secoua un peu la tête. Pas vraiment un héritage familial comme pour vous.

Pour le taxi, elle n’avait pas répondu mais s’était contentée d’un hochement de tête dans un sourire pour dire que ça lui convenait très bien. En réalité, c’était surtout pour lui qu’elle s’en faisait, ne voulant pas trop le déranger. Il avait probablement un tas de choses à faire. L’endroit était un peu inquiétant mais, ça aurait pu être pire, l’orage aurait pu créer une coupure d’électricité. Là, ça deviendrait un peu plus étrange. Un court instant, elle reporta son regard sur l’ensemble de la pièce avant de revenir sur Adrian.

_ Et, tout le monde peut utiliser ce genre d’obje… euh… D’artéfacts ?

En réalité, ça l’inquiéta plus que ça ne l’intéressa. Son expertise dans le domaine ne menait pas bien large mais, elle, par exemple, jamais elle ne voudrait de pouvoir. Pas dans sa philosophie d’aujourd’hui, en tout cas. Elle trouvait que ça apportait trop de cas de conscience entre ce qui pouvait être fait et ce qui devait l’être. Raisonnement compliqué mais, ça apportait, selon elle, certaines facilités qui faisaient un peu perdre la notion de ce qui pouvait être bien ou mal. La télépathie, était sûrement le pouvoir le plus côtoyé ces derniers temps, jamais elle ne voudrait de ça, pouvoir s’incruster comme ça dans l’esprit des gens… Trop perturbant, peu moral pour les « victimes ». Alors si un pouvoir pouvait être accordé à tout le monde… Elle regarda autour d’elle, avec un œil un peu nouveau. D’accord, peut-être que c’était un peu flippant. Sa première question assez spontanée et probablement très naïve en entraîna très vite de nouvelles dans l’esprit de l’avocate qui commença à se dire que ça ne devait pas fonctionner de manière « aussi facile ».

_ Du coup, votre travail à vous, consiste en quoi ? Trouver ces objets ? Leur mode d’emploi ? Notons le bon vocabulaire de la néophyte de base.  Vous pouvez les utiliser, vous, ces artéfacts ? Elle enchaîna toutes ces quelques questions à une vitesse folle, comme souvent quand on l’entrainait sur un sujet inconnu qui l’intéressait à cause de son manque de connaissances. Sauf qu’elle sembla s’en rendre compte et s’arrêta avant de prononcer une nouvelle série de questions, affichant un air des plus désolés et un sourire d’excuse. Pardon, j’ai tendance à poser beaucoup de questions…

Elle détourna le regard sur le sol, vraiment navrée de s’emballer de la sorte. Le pauvre, il n’avait déjà pas l’habitude de recevoir du monde et, elle, elle débarquait en le bombardant d’interrogations. Bravo Charlie ! Cela dit ça l’intéressait réellement, quoique… Elle ne fut pas certaine de vouloir apprendre qu’il était capable d’utiliser certains objets. Si les magiciens n’étaient pas que les personnes capables de faire sortir des lapins de leurs chapeaux alors, sa référence suivant était des films qui n’avaient rien de très rassurant. Elle ne fut pas en train de paniquer, loin de là, elle fut surtout intriguée par tout ça.
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Message posté : Sam 5 Oct 2013 - 13:50 Message
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Adrian ne remarqua pas immédiatement le malaise qui s'installa chez Charlie lorsqu'il lui parla de sa célébrité et de son métier. Souvent le centenaire assimilait cela à de la simple réflexion : lui-même affichait cet air lorsqu'il cherchait comment taire certaines informations. Cela dit, la jeune femme était une avocate et en tant que telle, elle ne devait pas éprouver de grosses difficultés à dissimuler ce qui la gênait. Lorsqu'elle parla d'un Neutron-Grey, Adrian fronça légèrement les sourcils dans un air de réflexion, pouvait-il s'agir de Chase ? Eldoth essaya de sa souvenir si c'était le jeune homme qui avait cité ce nom. Elle en parlait en tant qu'un simple client ce qui laissait penser qu'elle n'était pas forcément proche de lui, mais parfois les clients devenaient proches des gens qu'ils employaient. L'idée qu'elle puisse nourrir une relation autre qu'amicale avec le jeune agent de l'UNISON était bien évidemment parfaitement inenvisageable.

Comme la demoiselle enchaînait rapidement sur le choix de son métier, une envie de justice. Il nota la différence qu'elle venait de faire avec la défense des lois. D'un coup d’œil parfaitement neutre, le mage se demanda s'il avait affaire à une Vigilante, mais l'hypothèse qu'elle puisse être une super-héroïne lui semblait peu envisageable. Il sourit légèrement en hochant la tête d'un air entendu. Parfois les « bonnes choses » n'étaient pas celles dictées par la loi. Adrian le comprenait parfaitement et partageait d'ailleurs ce point de vue, bien que de son côté le panel des choix était légèrement plus restreint : un mage qui s'adonnait à la magie noire était forcément mauvais. C'était plus simple et il n'y avait pas besoin de tergiverser des mois pour savoir s'il était coupable ou non.

Comme la demoiselle s'intéressait de près aux artefacts, Adrian la laissa poser ses questions, l'écoutant avec patience jusqu'au moment où elle s'excusa de cette avalanche de questionnement. Sa déclaration arracha un léger rire au centenaire qui s'empressa de la rassurer.

« La curiosité n'a jamais été un mal vous savez. Et je suis professeur, les questions j'ai l'habitude d'en entendre alors ne vous gênez pas, j'y répondrai avec plaisir. C'était sincère, la magie le passionnait réellement, en parler ne le contrariait aucunement, bien au contraire.
Pour vous répondre point par point... tout dépend des artefacts. Certains sont utilisables par n'importe qui, bien que certains possèdent certaines affinités qui leur permettent d'apprendre à en user plus rapidement. Mais il existe aussi certains artefacts qui ne s'éveillent que pour une personne, une famille ou un groupe... Il y a beaucoup de possibilités. Comme par exemple ceux spécialement dédiés à l'Archimage et que lui seul pouvait utiliser à ce jour.
Je peux utiliser la plupart oui..., mais il est rare que je le fasse. Ou alors uniquement pour en vérifier l'efficacité ou l'utilité. Mon rôle consiste à les trouver, à les étudier et à les comprendre. Je veille aussi à ce qu'ils ne tombent pas entre de mauvaises mains et en général je les confie au musée d'histoire. La plupart ne sont pas visibles aux visiteurs, les plus importants du moins. »

Son ton était calme et posé, il aurait pu en parler des heures, mais ce n'était pas franchement poli de se centrer sur un sujet qui ne l'intéressait que lui. L'idée qu'il puisse connaître cette jeune femme par le biais de Chase – même s'il ne le connaissait pas réellement au fond – lui effleurait l'esprit sans arrêt. Avec son éternel sourire en coin, il s'autorisa donc une question.

« Le jeune homme dont vous parliez avant, est-ce Chase Neutron-Grey ? J'ai déjà parlé avec lui à quelques reprises, peut-être que c'est pour cette raison que votre nom me dit quelque chose. Il l'a certainement mentionné au détour d'une conversation ? Il ne voulait pas avoir l'air trop curieux, mais en bon chercheur qu'il était, Adrian aimait mettre les choses à plat pour les tirer au clair.
Et je vous comprends, concernant la justice. Les lois ne sont pas toujours très logiques, surtout lorsque l'on voit que certaines d'entre elles datent d'un autre siècle, si l'on devait toutes les appliquer au pied de la lettre, vous seriez hors-la-loi pour porter un pantalon. Il faisait référence aux vieilles lois oubliées qui interdisaient au « sexe faible » de porter autre chose qu'une robe ou une jupe. Oui, les lois devaient être appliquées avec prudence.
Vous travaillez plutôt dans le domaine criminel ou dans le social ? J'imagine que vous ne devez pas manquer de travail au quotidien. Les super ne vous compliquent-ils pas la tâche ? Je sais que certains ne s'embarrassent pas forcément des lois lorsqu'ils cherchent à aider, je présume que ça doit être pesant pour vous dans certains cas. Son regard se glissa une fois de plus vers la demoiselle.
Êtes-vous beaucoup amenée à côtoyer des super dans votre métier ? »

C'était de la simple curiosité, mais aussi une porte de sortie pour lui fournir un changement de sujet si elle n'avait pas envie de parler d'elle. Après tout, son but n'était pas de la mettre mal à l'aise.
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Message posté : Dim 6 Oct 2013 - 12:59 Message
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Ce qu’elle appréciait le plus chez Adrian, c’était qu’à chaque fois qu’elle avait l’impression de poser trop de questions, il balayait sa gêne par un léger rire. Ce qui était rassurant mais, peut-être pas une bonne chose pour l’homme qui, de ce fait, risquait de se retrouver sous une nouvelle avalanche de questions. Non, parce que, à stimuler sa curiosité, il allait forcément finir par réellement la trouver.

Elle écouta le professeur avec une attention qui ne fut pas feinte une seule seconde. Charlie dut bien admettre que tout cela était bien plus complexe que ce qu’elle put imaginer. Forcément, il aurait été beaucoup trop simple que tous les objets fonctionnent sous les mêmes modèles et pour tout le monde. Ce n’était pas un mal, de son point de vue, ça rendait seulement la compréhension plus fastidieuse et, surtout, ça entrainait toujours plus de questions. Elle avait pensé, un peu plus tôt, que de savoir Adrian capable d’utiliser ces artefacts serait quelque chose de particulièrement inquiétant mais, en réalité, elle ne lui trouva rien allant dans ce sens. Il eut surtout l’air d’être le type restant cloîtré dans son manoir, à étudier des objets recelant une magie plus ou moins importante.

Charlie eut réellement l’air impressionné par ce qu’il lui racontait. Comme tout sujet qu’elle ne comprenait pas, elle trouvait ça compliqué et, par extension, elle était quelque peu admirative du travail qu’il pouvait fournir dans ses recherches. Elle s’interrogea néanmoins sur les dangers de ce genre de recherches. Elle imagina ça un peu comme un chimiste fou qui essayerait de mélanger un peu tous les produits qu’il avait sous la main, pouvant donner de bonnes choses comme des plus catastrophiques. Elle garda ses interrogations pour elle car il semblait que leur conversation fonctionnait sous un échange concernant leur branche de métier. Un concept plaisant, en réalité, comme une sorte d’échange de bons procédés. Il l’informait sur son travail, elle faisait de même concernant le sien. Charlie hocha la tête.

_ Oui, il s’agit bien de lui. En temps normal elle aurait été étonnée de savoir qu’Adrian et Chase se connaissaient mais, en réalité, Neutron-Grey avait un cercle de connaissance tellement étendu, qu’elle avait assez de s’en étonner à chaque fois. Je peux vous demander comment vous le connaissez ?

Une demande dont elle ne s’offusquera pas si elle ne trouvait pas de réponse. Si elle avait bien appris quelque chose, c’était que certaines informations devaient rester confidentielles. De son côté elle s’entendait étrangement bien avec Chase, ils se voyaient aussi régulièrement que possibles mais, jamais elle n’irait donner certains détails le concernant. En fait, elle ne donnerait aucun qui ne soit pas dans le domaine public. Une certaine discrétion avait toujours été nécessaire dans son métier mais, ça s’appliquait aussi pour les gens qu’elle côtoyait. Elle s’étonna un peu que son nom puisse sortir dans une conversation entre Adrian et Chase mais, elle ne chercha pas pour autant à en savoir plus. Beaucoup de conversations étaient faites pour rester privées.

Par réflexe, dans un bref et léger rire, elle baissa la tête vers son jean qui resta des plus trempés. Oui, les lois pouvaient être vieilles et certaines n’avaient jamais été abolies, bien qu’elles ne fussent plus applicables. Cela dit, il y avait un tas de lois qui restaient stupides, comme l’interdiction dans un état de faire des grimaces à son chien sous peine de prison, ou le besoin de laisser la priorité aux oiseaux sur l’autoroute.

_ Je crois que si on appliquait ce genre de lois, nos prisons déjà bien chargées ne le supporteraient pas. Elle lui adressa un sourire sans rentrer plus dans les détails de ce qu’elle pensait des lois en général. Le genre de sujet où elle pouvait s’étaler pendant des heures. Reprenant un air un peu plus sérieux. Je suis plus dans le domaine criminel mais, je peux tourner sur autre chose. En fait… Elle posa son regard sur l’homme. Disons que j’essaye surtout de me concentrer sur des personnes qui n’ont pas forcément les moyens de se défendre et qui auraient besoin de plus qu’un avocat commis d’office. Il y en a des très bien, je ne dis pas le contraire mais c’est souvent des débuts de carrière, pas toujours en adéquation avec la difficulté d’une affaire.

Charlie avait commencé de cette manière alors, ce ne fut absolument pas une critique. Et concernant les Super, Charlie avait toujours eu un mal fou à se positionner à ce niveau-là. Elle n’était pas pour le fait que les gens fassent justice eux-mêmes, ça entrainait bien trop de dérive et donnait des idées aux gens qui, finalement, avaient envie de faire comme leur Héros, sans en avoir les moyens, ni les possibilités. Elle haussa les épaules ne sachant pas tellement comment répondre à la question d’Adrian.

_ Pour le moment, non, j’avoue ne pas tellement avoir à les côtoyer. Ce qui n’est probablement pas plus mal, je suis toujours assez mitigée sur leurs actions. Je n’approuve pas toujours leurs méthodes et, quand c’est le cas… Je n’en sais rien.

Elle lui servit un sourire d’excuse. Dire qu’elle désapprouvait purement et simplement aurait été un mensonge, comme elle ne pouvait pas dire l’inverse. La justice pouvait avoir ses failles… Certains Supers y palliaient et tant qu’il n’y avait pas mort d’homme, était-il si mal de trouver ça bien, un peu ? Elle posa un regard interrogateur sur Adrian.

_ Et vous, du coup, vous en connaissez ? Je veux dire, j’imagine que des personnes doivent venir vous voir pour vos objets s’ils sont capables de donner des pouvoirs, non ? Ça se trouve cet homme était une usine à fabrication de Super. D’ailleurs, vos recherches ne sont pas trop dangereuses ? Je ne sais pas mais, si vous ne savez pas comment un artefact fonctionne, est-ce qu’une mauvaise manipulation ne comporte pas certains risques ? En même temps, il avait l’air d’être en bonne santé et en un seul morceau alors, c’était que les choses devaient bien se passer. Elle se rappela, cependant, qu’il avait dit pouvoir utiliser la plupart de ses objets. Comment une personne peut être faite pour un objet plus qu’un autre, ou pour plusieurs, comme vous. C’est une question d’expérience ou de connaissance ou plutôt d’affinité ?

Il avait dit qu’elle pouvait poser des questions alors, elle ne se gêna pas. Cependant, elle ne le força pas à répondre, et ne prendrait pas mal le fait qu’il en esquive certaine. Elle avait bien échappé à celle qui demandait si elle avait beaucoup de dossier. Pas qu’elle ne voulait pas en parler mais, répondre oui à cause d’une notoriété certaine était le genre de chose qu’elle préférait éviter de mettre en avant.
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Message posté : Dim 6 Oct 2013 - 17:28 Message
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Eldoth
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ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Connaître Chase était un bien grand mot. En réalité il connaissait davantage les grands-parents du jeune homme, mais il se voyait mal le dire de but-en-blanc alors qu'il avait l'air déjà trop jeune pour avoir fréquenté ses défunts parents. Le mieux était donc d'aller au plus simple et de dire la stricte vérité.

« Oh, connaître, je n'irais pas juste là. Nous avons parlé à quelques reprises comme je suis consultant à l'UNISON de temps en temps. Rien de bien poussé, il nous est arrivé de sortir une fois pour faire plus ample connaissance, mais c'est tout. Et quelle sortie ! Il s'en souvenait encore et pas uniquement dans le bon sens du terme.
Vous êtes réputée dans votre branche ? Les Neutron-Grey ne sont pas vraiment... n'importe qui dirons-nous, j'imagine que ça doit être assez oppressant d'en avoir un comme client. Ou comme ami d'un client, ce qui revient à peu près au même. »

Ce n'était pas de la curiosité malsaine bien évidemment, au fond Adrian n'avait que peu d'intérêt pour la popularité. La jeune femme aurait aussi bien pu être la nouvelle star montante qu'il ne se montrerait pas plus pressant ou curieux pour en apprendre à son sujet. Lui aussi avait eu droit à son heure de gloire pendant la seconde guerre mondiale, il avait rapidement compris que ce n'était pas fait pour lui et à présent, Eldoth respectait encore davantage les personnes désireuses de conserver leur anonymat. Supers compris évidemment, ils avaient tous une vie privée à côté de leur vie publique, tout comme lui, bien que ce n'était plus vraiment le cas depuis une vingtaine d'années.

Les explications que Charlie lui donna ensuite concernant le choix de sa carrière le laissa plutôt admiratif. C'était une bonne chose de voir que certains ne regardaient pas uniquement sur l'argent pour choisir leurs clients. Lui-même ignorait comment il aurait été s'il n'avait pas été choisi pour être l'Archimage. Les règles étaient strictes : un faux-pas vers le mal et il pourrait dire adieu à son rôle et à son immortalité par la même occasion. Dans une telle situation, vous cherchiez forcément à être exemplaire, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il était devenu un tel bourreau de travail. Mais la jeune avocate agissait simplement parce qu'elle en avait envie, c'était louable pour ne pas dire admirable.

« C'est assez surprenant, je ne croise pas tous les jours des personnes qui cherchent plus à aider qu'à améliorer leur vie. C'est presque normal dans un sens, c'est dans la nature humaine de penser à soi en premier. Peut-être qu'il y aura moins d'erreurs de jugement grâce à vous. Il ne risquait pas de rencontre grand monde tout court en restant enfermé chez lui, mais c'était un détail.
Vos collègues ne doivent pas forcément en être ravis je présume ? C'est étrange, mais les personnes qui cherchent à faire le bien sont souvent plus embêtées par les autres que ceux qui pensent égoïstement. Je vous souhaite bon courage mademoiselle Lane, enfin Charlie. Désolé, l'habitude ! Ou plutôt celle de ne jamais parler avec d'autres que Sallah et June.
Vous avez votre propre cabinet ?

Il devait avoir l'air un peu bizarre à parler de bien et de mal, mais disons qu'Adrian en avait une certaine notion depuis qu'il officiait en tant qu'Archimage. Difficile de voir les civils comme de simples citoyens et non des combattants du bien à moindre échelle. Tout le monde apportait sa contribution, même sans le savoir. Charlie semblait d'ailleurs assez réfractaire aux méthodes de certains supers, chose qu'il comprenait parfaitement. De nombreux citoyens pensaient comme elle. Eldoth posa les yeux sur elle tandis qu'elle lui demandait quelques détails sur ses recherches ou encore sur les objets qui se trouvaient dans cette pièce. Le centenaire prit quelques instants pour rassembler ses pensées avant de répondre avec patience à la curieuse invitée.

« Je connais plusieurs héros oui, mais je ne suis pas responsable de leurs dons. Mon but n'est pas de peupler la Terre de super dopés aux artefacts. Je suis ici s'ils sont des questions, des appréhensions ou des problèmes à comprendre la magie de leur artefact, mais je n'en donnerai jamais un à quelqu'un simplement pour qu'il puisse avec des pouvoirs. Il avait bien offert un artefact Atlante à Dana pour son anniversaire, mais c'était son peuple, il lui revenait donc de droit. Sinon, Adrian n'avait jamais aidé un citoyen à devenir un super et ne comptait pas le faire.
L'étude de la magie est dangereuse oui, mais votre métier aussi, vous pourriez vous faire tirer dessus pour avoir innocenté quelqu'un par exemple, pourtant vous le faites tout de même. Le tout est de rester conscient du danger que ça représente et de ne rien prendre à la légère. J'ai une certaine... affinité avec la magie, disons que je comprends généralement assez vite comment fonctionne tel ou tel artefact. Un atout du rôle d'Archimage, mais il tut ce détail bien évidemment.
Concernant les artefacts, disons que tout dépend d'eux. Certains ne s'éveillent que lorsque leur « élu » se trouve à proximité. En général cette personne se sent fortement attirée par un endroit et ressent le besoin de s'y rendre à tout prix. D'autres fois, c'est simplement une histoire d'affinités, comme entre les humains. Le courant passe bien ou mal et vous pouvez ou non vous lier à lui. Je ne connais pas encore tous leurs mystères. »

Il haussa légèrement les épaules, détournant son attention de Charlie pour s'approcher de la cheminée et saisir une espèce de bracelet semblable à celui qu'il portait. Couleur argent, il était marqué de différents symboles difficilement déchiffrables pour des non initiés. Adrian se tourna vers la jeune femme et lui tendit pour lui montrer.

« Lui par exemple, je l'ai depuis quelques temps, mais malgré mes analyses et mes recherches, je n'ai jamais vraiment compris ses origines et il n'a encore jamais réagi à la présence de qui que ce soit. Peut-être que nous ne sommes pas à la bonne époque et qu'il ne s'éveillera que le siècle prochain. Il en parlait comme de la semaine prochaine.
Envisageriez-vous de vous lancer dans la magie ? »

Le ton était amusé, mais en aucun cas moqueur.
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Message posté : Dim 6 Oct 2013 - 23:06 Message
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Archéologue, professeur, consultant pour l’UNISON, pas étonnant qu’elle ne fut pas plus surprise que ça d’apprendre qu’il connaissait Chase ? Normal qu’elle sente toute petite à côté de personnes comme ça, ils avaient un nombre impressionnant de compétences, ouvrant la porte à un tas de domaine alors qu’elle, elle était seulement une avocate. Cela dit, elle resta loin de la crise existentielle, bien loin. Charlie n’avait pas à se plaindre. Elle hocha la tête sur les explications qu’Adrian apporta concernant Chase. Elle aurait pu se demander dans quel sens il envisageait son « faire plus amples connaissances » avec Chase mais, d’une ça ne la regardait pas et, de deux, elle ne cherchait rarement aussi loin. La ville n’était pas peuplée d’hommes prêts à se sauter dessus entre eux, à tous les coins de rue.

Elle releva les yeux vers Adrian à sa question sur la réputation qu’elle pouvait avoir, un peu gênée quand même. Elle voyait une grande différence entre être l’avocate de Chase et l’avocate de l’un de ses amis qui n’avait pas les moyens mais, elle ne vit pas l’intérêt de revenir sur cette différence parce qu’aujourd’hui si Chase lui demandait de la défendre, elle le ferait sans la moindre hésitation. Il avait dépassé le statut de relation en rapport avec son travail depuis un petit moment.

_ Disons qu’avoir un Neutron-Grey qui débarque dans son bureau un jour n’aide pas vraiment à rester discrète.

Parce qu’elle restait incapable de dire que, oui, elle commençait sérieusement à être connue dans sa branche. Adrian semblait tellement déconnecter de ça qu’elle préférait que ça reste de cette manière, juste retrouver une discussion avec un semblant de normalité – même s’il était question de magie et de manoir hanté -  qui ne fait pas référence à un article paru quelque part, ou à une affaire dont les détails ont été passé aux informations. Elle laissa passer un léger rire, amusé.

_ Oh mais je ne fais pas exception à la règle, j’ai amélioré ma vie aussi par la même occasion. Eh, elle avait son propre appartement avec une superbe trace d’infiltration au mur et une serrure inutile. C’était de la super évolution, selon elle. Ok, elle n’avait pas un manoir sur le front de mer mais, c’était parce que son appartement lui convenait bien. Sérieusement, je crois qu’il reste encore beaucoup de personnes qui sont capables de vouloir aider les autres. Ben oui, petit gars, faut sortir plus souvent de chez soi. Mais non, je n’ai pas mon propre cabinet, je travaille pour un autre qui embauche plusieurs avocats. Elle ut un sourire amusé, ayant bien compris le sens d’une de ces questions mais préférant la prendre autrement. Pourquoi ça serait compliqué avec mes collègues ? A cause d’une certaine notoriété ou parce que je suis une femme et que, à vous écouter, c’est compliqué dans ce genre de milieu ?

Elle afficha un large sourire, prouvant que, dans le fond, elle ne pensait pas qu’il avait quelque chose de parfaitement misogyne. Et puis, avouons-le, c’était un très bon moyen d’éviter de parler de la relation qu’elle pouvait entretenir avec ses collègues, quelques-uns en particulier… Surtout un, en fait. Cela dit, Adrian avait une façon bien à lui de poser ses questions, avec ses notions de bien et de mal mais elle mit ça sur le compte d’une bizarrerie d’un homme qui passe son temps à examiner des objets magiques.

Charlie afficha un sourire, semblant ravi d’apprendre qu’il n’était pas une usine à pouvoir qu’il pouvait redistribuer à qui le voulait bien. L’exemple qu’il donna par la suite sur le côté dangereux de chaque métier fut approuvé par un hochement de tête, bien qu’elle continua de croire que c’était plus dangereux pour lui. En fait, tout le monde devait minimiser les risques de son propre métier. Ce qui était un peu stupide étant donné que si, aujourd’hui, elle retrouvait doucement les sensations normales de son poignet, cela n’avait rien à voir avec son boulot. Avoir des frères, en fait, c’était dangereux aussi.

L’avocate, inculte parfaite de la magie et de son monde, resta des plus attentives – elle avait toujours été une bonne élève – sur les informations qu’il pouvait lui apporter. Elle avait quand même un peu de mal qu’un objet puisse avoir une sorte de volonté propre pour choisir un propriétaire. Avant qu’Adrian ne récupère un bracelet, Charlie, sans le vouloir, laissa passer un léger éternuement en s’excusant par la suite et, put enfin concentrer son attention sur l’objet en question. Elle releva un regard des plus interrogatifs sur Adrian.

_ Le siècle prochain ? Mais ce n’est pas frustrant de se dire qu’il y a des réponses que vous n’aurez jamais ?

Ça devait être horrible pour quelqu’un cherchant des réponses de savoir qu’il n’en aurait peut-être pas. Il était évident que, le siècle prochain, il ne serait plus là pour étudier ces artéfacts. L’idée inverse ne lui traversa même pas l’esprit. Au moins, c’était un avantage qu’elle avait avec son travail : la plupart du temps, elle avait des réponses à ses interrogations.

_ Et puis, je ne sais pas mais, ça veut dire que vous pouvez passer un temps fou sur un objet alors, qu’en fait, vous n’en saurez jamais rien. Ce n’était pas un peu une perte de temps ? Elle reposa son regard sur le bracelet, en se demandant comment on pouvait faire la différence entre un objet et un artefact. Hormis le côté étrange des symboles dessus, ça restait un bracelet, non ? Une fois de plus elle releva son regard sur Adrian en secouant la tête. Non, ce n’est vraiment pas au programme. Elle plissa légèrement les yeux cherchant à ordonner un peu ses idées pour expliquer pourquoi ça ne l’intéressait pas. Je crois que ça m’inquiéterait plus qu’autre chose en fait. Enfin tout ce qui est inconnu inquiète alors je suppose que c’est normal mais… Elle haussa les épaules. Trop de contraintes de cas de conscience sur ce qui est bien et ce qui ne l’ait pas. Par exemple, la télépathie, c’est l’horreur comme pouvoir, je veux dire, on doit passer son temps à lutter pour ne pas aller l’esprit des gens alors que ça doit franchement être tentant. L’absence de pouvoir que ce soit par un gène ou par magie, a au moins l’avantage de ne pas apporter cette tentation et de se tenir dans une certaine ligne de conduite qu’on s’impose.
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Message posté : Lun 7 Oct 2013 - 14:28 Message
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Eldoth
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La réponse de Charlie concernant sa notoriété ne trouva pas de réponse claire. Pour Adrian c'était plus parlant que si elle lui avait avoué être la nouvelle icône des jeunes ! Les gens étaient plus prompts à avouer ce qu'ils désiraient cacher dans leurs silences, vous appreniez bien davantage sur quelqu'un avec ce qu'il ne disait pas. C'était la même chose pour lui, il était humain après tout. Visiblement la demoiselle pensait que sa nouvelle notoriété – il ignorait malheureusement à quoi elle équivalait – était liée à ses liens avec Chase. Peut-être que cela avait été un tremplin, mais il doutait du fait que sans la présence de ce jeune homme, elle serait restée dans l'anonymat. Cela dit, le sujet ne semblait pas vraiment la passionner puisqu'elle orienta rapidement la discussion vers le cabinet et la bonté dont certains pouvaient faire preuve, avant de lui glisser une légère remarque à propos de son sexe. Adrian resta à la fixer quelques secondes, la bouche entrouverte comme s'il comprenait seulement qu'elle pouvait peut-être le prendre pour un misogyne. Lorsqu'il s'anima à nouveau, ce fut pour s'expliquer de manière plutôt anarchique. Oublié le côté « professeur » qu'il avait dès qu'il abordait le sujet de la magie.

« Oh, mais je ne voulais pas dire... enfin je ne pense pas que les femmes valent moins que les hommes ! Il sentit une gêne le prendre tout à coup et en vint presque à rougir devant la grossièreté de ses précédentes paroles. Avec Adrian, même une plaisanterie pouvait être prise au pied de la lettre.
Je suis navré si je vous ai donné cette impression... L'éducation de mes parents datait d'un autre temps, j'en oublie que mes paroles peuvent être interprétées d'une autre manière. Il força un sourire gêne – encore un – avant de hausser légèrement les épaules.
Je pensais surtout à votre notoriété. Je sais que votre métier n'est pas forcément simple et que la concurrence doit être rude pour avoir « les bonnes affaires ». Mais je me trompe peut-être. Vous avez raison, il existe heureusement beaucoup de personnes qui pensent aux autres, bien que les intentions de tous ne soient pas forcément désintéressées. Lui le premier par exemple, mais il ne tenait pas à se remémorer ces pensées.
Combien de célébrités deviennent les parrains et marraines d'une association uniquement pour leur image ? Si c'était par pure bonté d'âme, je pense qu'ils resteraient dans l'ombre et ne se feraient pas autant mousser. Mais peut-être que je pense trop du point de vue d'un anonyme. Son sourire s'accentua légèrement.
Vous par exemple, vous ne parlez pas de votre popularité et vous semblez penser la devoir à Chase. Moi, je suis certain que vous ne la devez qu'à vos qualités et ça confirme ce que je disais : ceux qui aident de manière désintéressée n'ont pas besoin des feux de la rampe. »

C'était assez réducteur dans un sens, mais Eldoth s'était rarement intéressé aux personnes qui ne regardaient que leur nombril. Oh, bien entendu au sein de la Légion il y avait quelques personnes de cet acabit, désireuses de tout savoir et de tout posséder. Bien souvent ces comportements devenaient épuisants et éveillaient en Adrian l'envie de retrouver sa solitude. Peut-être qu'à force de vivre en ermite il en venait à ne plus supporter personne ? L'idée était inquiétante, mais il préférait ne pas y songer pour le moment, son invitée était suffisamment intéressée par la magie pour occuper son esprit avec autre chose ! La question qu'elle lui posa montrait une fois de plus le gouffre qui le séparait des « mortels », pour lui l'idée de patienter quelques dizaines d'années ne le gênait pas. À moins de se faire tuer lors d'un affrontement contre quelqu'un de plus fort que lui, Adrian savait qu'il serait encore là le siècle prochain. Au terme des questions de Charlie, Eldoth inspira légèrement pour lui répondre avec son ton de professeur.

« Vous savez, lorsque vous choisissez de devenir archéologue, vous ne vous inquiétez pas vraiment d'avoir ou non des réponses à vos questions. Je ne pourrais jamais interroger les gens que j'étudie contrairement à vous. Disons que lorsque je me lance dans une étude ou une recherche, j'ignore combien de temps elle me prendra ou même si j'en verrai le bout. Il sourit légèrement.
Ça fera partie de l'héritage du prochain Pennington ! Ma curiosité n'est pas dévorante, je peux admettre l'idée que quelqu'un ou quelque chose me résiste, je me dis que mon successeur sera plus apte que moi à comprendre ces mystères qui me posent problème. Son explication devait avoir l'air étrange, mais il n'était plus à ça près après tout. Son regard se porta vers la cheminée alors qu'il glissait ses mains derrière son dos.
L'absence de pouvoir ne signifie pas l'absence de responsabilités. Un simple citoyen peut vouloir se procurer la télévision à la mode qui se trouve dans le magasin à côté de chez lui, est-ce qu'il pourra pour autant le faire ? Non, car des règles existent à ce propos. Vous savez Charlie, dans le monde des supers il existe des lois comme dans celui des simples citoyens. Bien évidemment il y a des gens qui ne les respectent pas, mais ils seront sanctionnés. Avoir le pouvoir de faire quelque chose ne donne pas le droit de le faire. Et il était là pour veiller au respect de la magie.
Que répondriez-vous à quelqu'un qui vous disait que la vie dans la société est très compliquée, car régie pas trop de règles ? Son regard se glissa vers la jeune femme alors qu'il arborait un sourire presque paternel.
Je pense que vous feriez une excellente super, justement parce que vous pensez aux interdictions avant de penser aux avantages que vous aurez. Peut-être qu'un jour quelque chose s'éveillera en votre présence. »

Il parlait d'un artefact bien évidemment.
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Message posté : Lun 7 Oct 2013 - 19:34 Message
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Elle afficha un sourire, c’était presque trop facile, avec Adrian, de lui arracher un air navré ou gêné. Ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire mais, ça avait quelque chose de tellement adorable qu’elle avait été incapable de s’en empêcher. Et peut-être qu’elle voulait aussi vérifier s’il avait réellement un côté misogyne, pensée qui ne trouva plus aucune crédibilité devant la réaction d’Adrian et, dans une moindre mesure, devant ses explications. Ok, alors en fait, Charlie était incapable de penser qu’Adrian puisse avoir plus de cent ans, une théorie bien trop folle pour être possible. Cela dit, elle eut beaucoup moins de soucis à envisager le fait qu’il puisse avoir été élevé au fond d’une grotte, couper de tout le monde, avec des parents dont l’éducation remontait à un autre temps… Eux-mêmes, élevés dans une même grotte coupée de la civilisation.

_ Il n’y a pas à être navré, c’est moi qui reviens sur un sujet alors que vos premières paroles n’avaient pas été spécialement mal interprétées. Elle laissa passer un sourire rassurant. Vraiment, il n’y a aucun problème. Et pour répondre plus sérieusement à vos interrogations. Il n’y a pas réellement de concurrence, parce que, je prends généralement les affaires qui ne rapportent pas ou qui semblent perdues d’avance. En fait, elle restait une sorte d’avocat commis d’office, hmm. Avec la possibilité de choisir les affaires. Après je serais bien mal avisée de critiquer ce que peut apporter la notoriété, enfin si on reste dans un point de vue strictement professionnel, donc en oubliant les questions des gens, l’attention porté sur soi et ainsi de suite, ça offre quand même un certain sérieux et plus de portes ouvertes.

Ses paroles avaient plus de poids aujourd’hui que quand elle avait commencé et qu’elle n’était que l’avocate commise d’office. Sur un plan personnel c’était bien plus difficile à gérer, parce qu’elle n’avait pas grandi avec des gens pour lui apprendre à gérer tout ça. Se mettre particulièrement en avant était quelque chose qu’elle ne savait pas faire, parce qu’elle partait du principe que d’autres avocats méritaient d’être connus, que d’autres étaient plus doués qu’elle. Ce qui la rendait incapable de piquer une crise parce qu’un professeur en archéologie ne savait pas qui elle était. Au contraire, elle trouvait ça très bien.

Charlie avait manqué de rougir, à son tour, face aux dernières paroles d’Adrian concernant le fait qu’elle officiait de manière désintéressée. En réalité, elle s’accrocha à l’idée qu’il ne savait pas qui elle était et, donc, qu’il ne pouvait pas en être certain. C’était cette idée qui l’avait empêché de virer rouge tomate en moins de deux secondes et 6 centièmes.  Elle n’était, cependant, pas dans les exemples qu’il pouvait citer puisque, justement, sous les feux de la rampe, elle n’avait plus rien d’anonyme.

_ Et puis, vous savez, je ne suis pas tellement différente des gens que vous décrivez. Je ne suis pas si anonyme que ça, il va falloir que je me lance dans ces histoires d’associations, elle leva les yeux au ciel, et tous ces trucs que ça implique.

En clair, elle devait suivre les conseils que Chase lui avait donnés avant qu’elle ne coule. Elle haussa les épaules, dans un sourire un peu navré à l’idée qu’elle risquait de devenir le cliché de la personne connue…Est-ce que ça faisait d’elle quelqu’un de moins bien ? Dévoilant un besoin de reconnaissance ? Elle chasse ces interrogations qui seraient les bienvenues une fois seule, dans son coin.

Ce qui était certain, concernant Adrian, c’était qu’il était bien plus à l’aise à expliquer des choses dans son domaine, plutôt qu’en cherchant à s’expliquer sur une phrase qu’il avait pu dire. Son point de vue n’avait rien d’étrange, pas plus que certaines petites autre choses, en tout cas. Charlie avait juste ce besoin de comprendre les choses alors pour elle, il était difficilement concevable d’accepter de ne pas avoir de réponse. L’héritage du prochain Pennington ? Est-ce qu’il était déjà là ? En route ? Il y avait une madame Pennington ? Une sorte de Lara Croft, à l’autre bout du pays à déterrer des trésors en se battant contre une horde de crocodile ? Elle se pinça les lèvres évitant de sortir ce genre de question qui, de toute évidence, n’avait rien à voir avec la magie.

_ Vous savez, je, euh… Elle eut l’air de s’interroger elle-même avant de relever les yeux sur lui, presque désolée. Je ne suis pas si droite que ça. Des résidus de sa culpabilité vis-à-vis de ce qu’elle avait fait pour Seth. Je choisis mes dossiers et il n’y a pas que des innocents dedans.

Elle baissa les yeux ayant presque l’impression d’avouer une faute horrible. En fait, elle était humaine, avec ses émotions et il y avait des choses contre lesquelles elle ne pouvait pas luter, des situations qui, même en sortant des lois trouvaient être justifiées à ses yeux. Pour ça que, selon elle, elle ne ferait pas une bonne Super, elle était trop capable de se laisser aller à ses propres sentiments face à une situation. Elle secoua très légèrement la tête dans une inspiration avant de la relever et d’afficher un sourire.

_ Cela dit je trouve bien qu’il existe des règles pour tout le monde et que des gens cherchent à les appliquer. Et elle ne parlait pas de son monde très humain. D’ailleurs comment c’est régit ? Enfin, je veux dire, comment son traité les abus de pouvoirs qui sont autres que ce que la loi peut prévoir ? Ça se trouve il y avait un tribunal de la magie, un truc dans ce genre-là qui veillait à surveiller tout le monde. C’est comme le fait de ne pas faire une distribution de vos objets, je suppose qu’on doit vouloir vous solliciter pas mal pour essayer d’en obtenir parce que certaines personnes doivent vouloir plus de capacités.  Dire non à un type capable de vous enfoncer le crâne avec le petit doigt ne devait pas être des plus évidents. En tout cas j’admire votre patience, je crois que je serais bien incapable de ne pas avoir de réponse.  Et pour ce qui était de l’éventualité que quelque chose s’éveille à elle, un jour, elle offrit un sourire à son interlocuteur. Oui peut-être pour ma descendance, dans un siècle ou deux.
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Message posté : Mer 9 Oct 2013 - 13:56 Message
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Adrian fut assez rassuré de ne pas être pris pour un misogyne, le contraire l'aurait assez dérangé et il se serait senti plutôt vulgaire face à Charlie, mais heureusement cette dernière plaisantait plus qu'elle ne parlait sérieusement. Il esquissa un sourire en se frottant l'arrière du crâne d'un geste gêné, décidément mieux valait qui se contente de son rôle d'Archimage ! Là au moins il ne doutait pas et il était capable de s'en tirer sans trop de difficultés. Elle lui expliqua finalement qu'il n'y avait pas franchement de concurrence chez elle et qu'elle s'intéressait aux affaires souvent délaissées. C'était... surprenant et à la fois honorable. Bien qu'elle l'avait déjà laissé entendre précédemment, il semblait que la jeune femme ne s'intéressait pas vraiment à ce qu'elle pouvait gagner d'un dossier, mais plutôt à ce que la personne accusée méritait ou non. Au moins quelques personnes dans le besoin pourraient s'estimer heureuses de ne pas avoir hérité d'un avocat trop égocentrique. Il ne pouvait cependant pas nier ce qu'elle disait à propos de la notoriété, ça avait du bon, le tout était de ne pas en abuser. Lorsqu'elle parla de sa différence assez mince avec ces personnes, Adrian la regarda d'un air quelque peu hésitant.

« Vous êtes une célébrité locale ? Peut-être que je connais votre nom d'ailleurs en fin de compte. Je suis vraiment navré, je ne suis pas trop l'actualité, enfin ce qui ne concerne pas les catastrophes et toutes les choses de ce type. Explication qui pouvait avoir l'air étrange il en convenait.
Mon assistante m'avait parlé d'une affaire criminelle qui était apparue en première page du journal il y a quelques temps, c'était peut-être vous ? Il se retourna vers Charlie avant de s'éloigner de quelques pas, la pluie semblait se calmer doucement.
Je me demandais... Vous n'êtes pas obligée d'y répondre, mais pourquoi est-ce que vous vous concentrez essentiellement sur ces affaires ? Vous aviez une raison particulière, ou c'est un simple hasard auquel vous vous êtes habituée ? »

Peut-être qu'elle avait eu droit à son lot d'affaires « minables » en débutant et que l'habitude était venue ? Parfois on s'habituait à des situations que l'on n'avait pas recherché simplement parce que l'on s'y sentait « comme chez soi ». C'était du moins ce qu'il avait eu par le passé et les choses ne devaient pas être différentes pour les autres personnes. Sauf si c'était des habitudes d'un autre âge évidemment.

Comme elle lui expliqua ne pas être forcément très droite, il ne manqua pas de lui offrir un nouveau sourire amusé. Croyait-elle réellement que toutes les bonnes personnes étaient exemplaires ? Même ceux qui recevaient le prix Nobel de la paix avaient un jour fait quelque chose de répréhensible. Une personne dotée d'une bonté totale finirait par devenir plus qu'irritante, voir qu'elle avait aussi ses défauts rassurait le commun des mortels. Son avis sur la demoiselle ne changea pas d'un iota alors qu'il répondait d'un ton calme.

« Je ne connais pas une seule personne qui ne déborde jamais des lignes. C'est la preuve que vous avez encore votre capacité de jugement. »

Après tout, si elle avait toujours suivi les lois au pied de la lettre les choses seraient bien différentes pour elle. Charlie avait avoué se fier à son sens de la justice plus qu'aux lois dictées dans les textes officiels. Il l'avait entendu la première fois et ne changeait pas d'avis pour si peu.

La demoiselle s'intéressa alors au « système de justice » des mages. Le sujet devenait plus précis et Adrian réfléchissait activement pour en parler sans trop se mouiller. En fin de compte si l'on se basait sur le métier de Charlie, Eldoth pouvait être considéré comme un juge. Après quelques secondes, le centenaire éclaira finalement son invitée.

« Le système de la magie est un peu plus expéditif que le système judiciaire. Si un mage use de son artefact, d'un esprit ou encore de ses pouvoirs pour de mauvaises choses, il sera exorcisé ou se verra retirer l'artefact en question. Il y a un mage qui veille à l'équilibre et qui est capable de bannir les forces occultes ou de sentir la présence de créatures issues d'autres mondes. En somme, c'est un peu notre police je dirais. Parler de lui à la troisième personne était assez troublant, mais il faisait avec.
Et vous savez, au final rares sont ceux à savoir qui je suis et ce que j'ai en ma possession. La plupart des personnes me prennent simplement pour un original et ne cherchent pas à en savoir plus et vu que rares sont ceux à entrer ici, je n'en parle que très rarement. Je suis donc on ne peut plus tranquille à ce niveau. Il haussa les épaules en souriant.
Et dans le pire des cas, je sais me défendre ou je peux demander l'assistance de la personne dont je vous parlais juste avant. Adrian hésita quelques secondes avant de reprendre la parole.
Comment vous sentez-vous lorsque vous savez qu'il y a peut-être autour de vous des personnes dangereuses et dotées de pouvoirs que vous n'avez pas ? Parfois je peux comprendre que les personnes sans don se sentent menacées par les super, j'imagine que ça ne doit pas être facile de mettre sa sécurité entre leurs mains. »

Il ne s'incluait ni dans les civils, ni dans les super et à raison : il n'était aucun des deux.
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt




Abri : l’orage lui amène des clients ▬ Charlie

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