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Aucun jeu ne peut se jouer sans règles [Jake W. & Narcyz]

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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 17:33 Message
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Le Hasard

ϟ Sexe : Masculin
ϟ Arrivée à Star City : 07/04/2012
ϟ Nombre de Messages : 3596
ϟ Nombre de Messages RP : 3227
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Les Marais... Un quartier pauvre jouxtant le quartier des théâtres mais aussi et surtout, un lieu de dépravation dans cette ville. Sans doute l'un des pires endroits de Star City aux yeux des gens bien pensant et des super-héros mais qu'y pouvaient-ils ? Ce n'était pas comme s'ils avaient le droit d'éradiquer cette vermine et de passer tout le quartier par le feu. Mais au moins pouvaient-ils s'y rendre dans le but de surveiller et d'agir, lorsque cela devenait malheureusement nécessaire.

Et parfois, cette nécessité devenait plus qu'évidente parce que de nombreux criminels connus et reconnus se terraient en ces lieux, que ce soit simplement pour y vivre ou au contraire, pour y mener des actions spécifiques. De ce fait, depuis peu, une rumeur circulait sur l'ouverture d'un nouveau lieu de loisir dans les Marais, mais un lieu qui cachait en réalité ce qu'il était vraiment. Parce que si l'on trouvait bien des attractions et des jeux dans cet entrepôt désaffecté du quartier, il s'agissait en réalité surtout d'une mise en scène créée de toute pièce par Wildcard pour mener un but qui n'appartenait qu'à lui. Un but qui était forcément criminel, cela dit, et qui n'allait de ce fait pas faire que du bien dans le quartier...

C'était sans doute pour cela que le Héros sans Nom avait décidé d'agir, lui qui fréquentait davantage les quartiers pauvres et petites gens que les affrontements contre des super-vilains grandiloquents. La lutte contre le crime commençait dans la rue et il en était bien conscient. Mais la question était de savoir s'il allait être capable d'affronter Wildcard et son célèbre gang. Se prêterait-il au jeu que le vilain allait sans nul doute mettre en place ou au contraire, chercherait-il à tout prix à l'arrêter sans réaliser ses désirs ? Une question à laquelle lui seul pouvait répondre. Mais une chose semblait certaine, la lutte allait être rude.


*** *** ***


Voilà pour vous, chers Enfants du Hasard !

Vous souhaitiez une rencontre du Destin sur le thème de l'Héroïsme et nous vous avons mis dans une situation où vous pourrez vous opposer. La situation est plutôt basique et vous êtes évidemment libres de l'agrémenter à votre guise. Que va-t-il se passer ? Difficile à dire ! Mais pour le savoir, il n'y a qu'une chose à faire, vous lancer ! Votre avenir est entre vos mains, à vous de décider

Ceci n'est qu'une introduction pour vous et à partir de là, vous entrez dans un sujet à mener vous-mêmes, selon vos envies ! N'hésitez pas à communiquer entre vous, si vous le souhaitez et surtout, ne tardez pas trop à répondre à votre partenaire ! Je me réserve toutefois le droit d'intervenir à un moment que je jugerais opportun, si besoin est, pour vous servir une belle surprise...

Prenez garde aux caprices du Destin !
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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 22:40 Message
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Depuis quelques temps, on ne parlait que de cela. Ce nouveau complexe de « loisirs » semblait être très apprécié de la petite délinquance de Star City : tel était le constat du Héros anonyme lorsqu'il commença son enquête. Évidemment, il y avait anguille sous roche. Installer une infrastructure de loisirs dans un endroit aussi mal famé, cela impliquait nécessairement que la clientèle serait dépravée. Et, vu le taux de criminalité des Marais, le héros était prêt à parier qu'il y avait certainement un lien avec des activités criminelles. A vrai dire, il avait eu quelques échos - récoltés dans l'esprit de quelques vilains peu scrupuleux, qui laissaient traîner leurs pensées n'importe où - et il commençait à comprendre de quoi il s'agissait. Voilà pourquoi il se rendait à ce fameux complexe, ce jour-là, vêtu d'une tenue passe-partout qui n'avait rien à voir avec ses habituels costumes sur mesure, une paire de baskets un peu usée et une casquette qui aplatissait ses cheveux. En somme, le genre de tenue qui n'étonnait personne dans ce quartier, et qui faisait ressortir son jeune âge. Il se doutait bien qu'il n'avait pas l'air d'avoir vingt-huit ans, quand il s'habillait ainsi ; il avait parfois des airs d'adolescent attardé.

Le héros entra dans l'entrepôt sans trop d'encombres ; à peine quelques regards noirs de la part de personnes qui ne le connaissaient pas, et quelques pensées qui lui promettaient une belle mort si jamais il faisait un pas de travers. Vu qu'il était en mission et qu'il risquait sa peau, il laissait son don s'ouvrir aux autres. Il ne ciblait personne en particulier, par peur qu'il y ait un autre télépathe, se contentant de laisser son esprit disponible aux pensées qui pouvaient l'atteindre. Il recevait un certain nombre d'informations, la quasi-totalité inutile, qu'il s'empressait de trier dans son cerveau de façon méthodique. Certaines pensées pouvaient toujours servir à plus tard. Une première conclusion pouvait être tirée de ce constat : ce n'était pas un lieu très fréquentable, et les gens qui s'y rendaient étaient loin d'être des saints... sans parler des employés eux-mêmes. Tous n'étaient pas des criminels, bien sûr, mais la plupart n'étaient pas très tendres. Le héros n'avait pas peur. Il n'était guère impressionné par toute cette populace dont il pouvait se débarrasser grâce à ses dons mentaux et, surtout, grâce à son exceptionnel entraînement. On pouvait le prendre pour un gringalet, mais c'était un gringalet qui avait été habitué à se défendre dès son plus jeune âge, qui savait tuer à mains nues, mais aussi mettre un adversaire hors de nuire sans même le blesser de diverses façons, qui n'avait pas son pareil pour gérer les situations de conflits et qui pouvait toujours, dans le pire des cas, courir avec rapidité. Ce n'était pas une raison pour se sentir trop confiant, toutefois. Il continua d'avancer jusqu'à ce qu'il repérât quelqu'un qui lui parut clairement se distinguer du lot. Un homme qui était clairement plus dangereux que tous les autres. Il semblait s'intéresser à un jeu étrange, dont le héros ne percevait pas les règles, mais qui promettait d'être vraiment intéressant.
    « Je peux participer ? »
Ses sens mentaux lui avertirent que cet autre type risquait très vite de comprendre qui il était. Ce n'était pas le genre de personne que l'on pouvait tromper facilement. Hé bien, le héros n'allait pas mentir. Il ne dirait rien qu'une vérité détournée, ce qui était souvent la meilleure solution pour protéger ses arrières. Et, dans le cas où il devinait qu'il travaillait pour la Légion des Étoiles, hé bien, il ne le nierait pas. Il était fier de son emploi, après tout.
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Message posté : Mar 8 Oct 2013 - 22:30 Message
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Un entrepôt abandonné dans les Marais. Lieu idéal pour mettre en place, en quelques jours, avec quelques moyens financiers et matériaux, avec quelques amis, quelques activités bien particulières, concoctées par un cerveau un peu dérangé. Et clairement tourné vers un imaginaire qui ne demande qu’à s’exprimer. Il avait fallu en fait trois jours et trois nuits de travail pour que l’endroit devienne ce qu’attendait son concepteur. L’entrée se faisait sur un grand hall aménagé en tripot, et qui faisait environ le quart de l’entrepôt. Un comptoir sur la droite, de nombreuses tables rondes, des chaises autour, et un certain nombre d’individus, pour la plupart très peu fréquentables, installés devant leurs verres et lancés dans des parties de cartes ou de dés. La particularité de l’endroit se trouvait juste devant le mur du fond.

Là, on trouvait une dizaine de petits stands, chacun proposant un jeu différent. Des jeux d’adresse, de mémoire, de rapidité. Derrière chacun se tenait une personne qui s’occupait du joueur, ou bien l’attendait. La moitié avait déjà attiré quelqu’un. Les autres restaient immobiles, patients. Des hommes, des femmes, tous majeurs, bien entendu. Et parmi eux, une apparition spéciale. Qui fit naître un sourire sadique sur les lèvres de l’instigateur de tout ce qui se déroulait ici. Le metteur en scène quitta son siège, près du comptoir, à l’entrée du type qu’il pensa reconnaître comme n’étant pas un malfrat… bien au contraire. Si les « gentils » s’aventuraient ici, ils méritaient bien d’y passer du temps. Il fallait en prendre soin.

Wildcard s’arrêta juste devant l’un des stands, laissant assez de place à côté de lui pour qu’une autre personne s’y place. Devant lui, la femme qui gérait le jeu inclina la tête. Entre eux, il y avait deux gros boutons. Un rouge et un vert. Tout simplement. Aucun moyen de deviner quel était le principe, à moins de tenter au hasard d’appuyer sur l’un des deux. Puis il sentit venir une présence, qui se matérialisa près de lui. Jean, baskets, casquette. Une tenue d’adolescent attardé, sans aucune classe, habillé ainsi simplement parce que c’est « pratique ». Les mots furent simples, posés. Oui, participer. Quelle bonne idée. Le plan pouvait se mettre en place avec ce garçon-là.

Bien entendu, répondit Jake, à voix presque basse, alors qu’il tournait son visage maquillé vers le joueur.

Quel âge pouvait-il bien avoir ? Sans doute plus qu’il voulait le laisser paraître. Et il semblait bien trop propre sur lui pour être malhonnête. Après quelques secondes, Jake acheva son observation, et sa tête reprit sa position initiale, regard fixé sur la femme. Cette dernière, vêtue comme un croupier, prit la parole.

Le but est très simple, fit-elle en sortant une tablette de sous son stand. Les couleurs vont défiler. Il faut appuyer avant l’autre sur la bonne couleur.

Elle tenait l’ordinateur portatif contre sa poitrine, écran orienté vers les joueurs. Sa voix était monocorde, sans intonation. Elle finit par demander :

Êtes-vous prêts ?

Wildcard acquiesça. Ce fut le début. Les couleurs défilèrent. Bleu, rouge, jaune, vert, orange… Suffisamment vite pour que l’ennui ne s’installe pas quand les couleurs non présentes passaient. Et puis, le rythme accéléra. Jake connaissait par cœur l’ordre des couleurs, et appuyait de temps en temps. Mais globalement, il laissait gagner son adversaire. Que ce dernier en soit conscient ou non, il s’en moquait. Enfin, l’écran s’éteignit.

Vous êtes vainqueur, fit la femme, en désignant le légionnaire.

Puis elle tourna la tête vers Wildcard, qui tourna la sienne vers son adversaire, avant d’afficher un nouveau petit sourire sadique.

Tu as gagné… le droit… de continuer…

Il appuya alors sur les deux boutons en même temps. Le trio se trouvait en fait sur une petite plateforme, qui se souleva légèrement, avant de passer dans l’ouverture qui venait d’apparaître dans le mur. Le « trajet » fut court, mais dans l’obscurité. Quand la lumière revint, Narcys était seul dans une pièce en forme de cube, de trois mètres de côté, et dont le sol, les murs et le plafond étaient en fait composés d’écrans. Et tout était d’un blanc lumineux.

Prêt pour la suite ? résonna la voix de Jake.
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Message posté : Dim 13 Oct 2013 - 17:54 Message
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Ce que le héros ressentait dans l’entrepôt ne lui plaisait pas. Les émotions négatives planaient dans l'air. Des joies malsaines empestaient l'atmosphère, rendait l'air beaucoup plus difficile à respirer pour quelqu'un qui avait la sensibilité du Polonais. Il sentait qu'il était nécessaire d'agir au plus vite. Il ne pouvait pas laisser cet établissement grossir comme une tumeur dans le chair même de Star City. Le héros avait surtout peur des conséquences que cela pouvait avoir. Avec les vilains, il ne fallait jamais faire preuve de faiblesse. Montrez une seule fois que vous avez peur ou que vous n'osez pas faire quelque chose pour les contrer, et ils en profitent pour empiéter sur votre terrain. Personne ne méritait d'être sauvé, ici. Il y avait de quoi devenir fou, à s'enfoncer dans ces ombres, à côtoyer la lie de la société. On finissait par ne plus croire à la bonté humaine. Comment continuer d'espérer qu'il y avait du beau en l'homme, quand on voyait la cruauté et le vice régner sans être trop déranger... ?

L'homme qu'il venait d'aborder ne voyait pas de difficultés à le voir participer. Le héros sourit, mais sans joie. Il était concentré, ayant peur de commettre une erreur en décidant de se laisser entraîner par le jeu. Mais la vie était faite de risques, et il n'avait pas vraiment de raison pour agir. Rien ne paraissait illégal, a priori ; autrement dit, même si le héros savait parfaitement qu'il y avait quelque chose de pas net dans le coin, tant que cela n'était pas avéré, il ne pouvait rien faire. Il n'y avait que si on l'attaquait qu'il devrait se défendre, et il se doutait bien que le type maquillé n'était pas assez bête pour lui sauter dessus sans raison. Non, il avait l'air plutôt malin ; Narcyz le sentait au contact de son âme, mais sans en lire plus pour le moment. Une femme qui ressemblait à une croupière, dénuée de toute émotion - c'en était presque effrayant ; le héros ne percevait quasiment rien de son esprit -, lui expliqua les règles. Appuyer sur des boutons de couleur. Le héros faillit rire. Cela paraissait tellement innocent. Qu'est-ce que ce jeu cachait ? Il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longtemps : le jeu commença. Le héros s'y prêta sans hésiter. Il n'avait pas envie de perdre, par peur de ce que cela impliquerait. L'homme devait savoir qui il était, il l'aurait parié. Il sentait qu'à côté de lui, il ne donnait pas pleinement toute l'étendue de ses possibilités. Le héros polonais se sentit contrarié, mais ne dit rien. La femme finit par annoncer sa victoire, qui n'était pas réellement méritée et qui n'avait aucune valeur à ses yeux. Le jeune homme observa celui qu'il avait défié. Il n'avait pas vraiment l'air déçu ou dépité, ce qui ne l'étonna pas. L'homme maquillé était toujours maître de lui, tout comme le héros gardait la maîtrise de ses émotions, habitué à les refouler. Il allait se passer quelque chose. Le héros sans nom le savait.
Le sourire de Wildcard le confirma. Le héros ne put rien faire : il le vit appuyer sur des boutons, et tout à coup, le sol bougea. L'obscurité envahit sa vision. Le jeune homme respira profondément pour garder son calme. Il n'avait pas peur du noir, heureusement, mais il avait compris que les choses allaient se compliquer. C'était la preuve dont il avait besoin. L'ennui, c'était qu'il était sans doute coincé. La lumière revint ; le héros regarda autour de lui, mais il était seul. C'était un mauvais signe : l'homme avait eu le temps de s'éclipser. Cependant, il percevait toujours sa présence, toute proche mais si lointaine en même temps. Le héros ne voyait strictement rien, il ne savait pas ce que l'autre avait prévu pour lui. La voix de l'homme résonna alors dans la pièce. A ses mots, le héros sourit.
    « Je suis prêt. Envoie le jeu. »
Le héros paraissait totalement calme, même s'il appréhendait légèrement la suite. Il ne savait pas exactement où il était, et il ne percevait plus vraiment d'autres personnes, à part cet autre homme, qu'il était incapable de localiser, mais avec qui il avait gardé contact. Il sentait son excitation, son envie de jouer avec lui. Il y avait fort à parier que pour le moment, la difficulté ne serait pas trop élevée. Logiquement, se débarrasser du héros dès le départ, ce n'était pas très amusant. Le jeune homme était donc sûr de pouvoir gérer ce qu'il avait prévu pour le moment. En revanche, il avait peur de la suite. Il y avait quelque chose d'étrange dans cet endroit, comme si il avait été prévu pour coincer les gentils petits héros et les rendre sans défense.
    « Ce serait cependant plus amusant si tu venais jouer avec moi, tu ne crois pas ? ajouta le héros avec un brin de mépris dans la voix. C'est franchement ennuyeux de gagner quand on n'a pas d'adversaire digne de ce nom. »
Silence. Les écrans blancs ne bougeaient pas, sauf un, où des symboles étranges commencèrent à apparaître. Le héros s'approcha, tout en veillant à garder le contact avec l'esprit de Wildcard. Il se demandait ce que cela signifiait. Peut-être une diversion pour le prendre par surprise, sachant qu'il était trop concentré pour se laisser surprendre bêtement. S'il croyait qu'il allait perdre sa concentration juste parce que de jolis dessins étaient apparus, il se mettait le doigt dans l'œil...

HJ:
 
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Message posté : Mar 15 Oct 2013 - 22:28 Message
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L’homme qui se tenait au centre de la pièce se disait prêt. De toute manière, qu’il le soit ou non, le processus était en marche. Wildcard avait enclenché la machine, il n’y avait plus possibilité de faire marche arrière. Même lui n’était pas capable de l’arrêter. Il faudrait aller jusqu’au bout. Le programme allait avoir une difficulté croissante. Peu à peu, le héros allait découvrir l’univers dans lequel il se trouvait embarqué. Un univers duquel il ne pourrait sortir qu’à la condition de s’en montrer digne… Car le leader du Gang des Fables n’avait pas l’intention de lui nuire. Non, ce n’était réellement qu’un test. Mais un test qu’un esprit fermé ne pourrait pas réussir. L’imagination allait être la clé…

Jake, qui se tenait debout sur la « boite » dans laquelle se trouvait Narcyz, tenait une tablette entre les mains, depuis laquelle il contrôlait tout. Il eut un léger sourire à la provocation pleine de mépris de l’homme qui était enfermé sous ses pieds. Oh, mais il avait un adversaire digne de ce nom. Un système entier, programmé pour lui offrir une expérience… inoubliable. Du bout des doigts, Wilcard lança le jeu. Un des écrans afficha une sorte de sphère composée de fils noirs, qui se démêlèrent, s’étendirent, puis débordèrent sur les écrans voisins, tout en changeant de teinte. Ils devinrent verts, rouges, bleus, jaunes. Et firent le tour de la pièce, aléatoirement, plusieurs fois, avant de se rassembler sur l’un des murs, en trois nouvelles sphères, qui se transformèrent. Celle de gauche devint un visage… de chat. De chat qui souriait. Au centre apparut la tête d’un lapin. Un lapin blanc. Et à droite s’affichèrent deux têtes, l’une d’homme surmontée d’un chapeau haut-de-forme, l’autre aux grandes oreilles, une tête de lièvre.

Tu n’as pas besoin de me voir pour savoir que je suis là. Je ne suis pas loin. Mais je ne suis pas ton adversaire. Ici, ton adversaire, c’est… toi-même.

La voix s’était élevée, clairement, résonnant dans la « boite ». Et les paroles furent ponctuées d’un petit rire, qui s’éteignit soudainement. Le blanc de la pièce changea, virant doucement au noir. Les seules sources de lumières étaient désormais les trois icônes que Narcyz devait avoir devant lui. La tête du lapin se mit à grossir, jusqu’à doubler de taille, et la croissance s’accompagna des mots suivants :

« … quand tout à coup un lapin blanc aux yeux roses passa près d’elle. »

L’image retrouva lentement sa taille originale. Puis ce fut au tour de la tête du chat de doubler de volume, et d’avoir sa propre petite phrase d’introduction :

« … lorsqu’elle tressaillit en voyant tout à coup le Chat assis à quelques pas de là sur la branche d’un arbre. »

Le même phénomène se produisit alors, et bientôt, les deux têtes associées furent les plus importantes de toutes.

« Il y avait une table servie sous un arbre devant la maison, et le Lièvre y prenait le thé avec le Chapelier. »

Enfin, les têtes reprirent leur taille initiale. Le silence qui suivit fut court, et Jake put enchaîner :

Alors, qui suivras-tu ? Emprunteras-tu le chemin que te montre le Lapin blanc, qui est affreusement en retard ? Passeras-tu par la voie que t’indique le Chat du Cheshire, au sourire en croissant de lune ? Ou bien t’arrêteras-tu prendre une tasse thé à la table du Lièvre de Mars et de son ami le Chapelier fou ?

C’était un véritable choix qu’imposait Wildcard. Trois possibilités différentes. Trois options qui offriraient des sensations diverses et mèneraient vers des aventures variées. Qu’est-ce que ces personnages représentaient, dans l’univers d’Alice ? De l’autre côté du miroir, au fond du puits, derrière la porte, qu’y avait-il ? Chaque image correspondait à une épreuve. Si Narcyz choisissait, il ne pourrait faire marche arrière. S’il ne choisissait pas… qui sait ce qui pouvait lui arriver ?

« Vous êtes vieux, Père Guillaume.
Vous avez des cheveux tout gris…
La tête en bas ! Père Guillaume ;
À votre âge, c’est peu permis ! »


Le poème avait été récité presque en chantonnant. Narcyz était désormais en plein dans le cœur du sujet. En plein dans un conte. Après Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll, il pourrait s’attendre à d’autres choses… En attendant, il était confronté à un choix. Qu’il devait impérativement faire. Sinon… une quatrième possibilité allait surgir. Inéluctable.
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Message posté : Jeu 24 Oct 2013 - 19:56 Message
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Les dessins n'avaient pas de sens pour le héros. Du moment que ce n'était pas un code à déchiffrer, il pensait ne pas avoir trop de problèmes. Il aurait aimé se servir de ses pouvoirs pour localiser son adversaire précisément, et trouver le moyen de s'en sortir. Cependant, les choses ne fonctionnaient pas ainsi. Il était dans un jeu, et il n'y avait que deux options possibles : gagner ou perdre. Toute autre voie visant à arrêter le jeu ne serait que de la triche. Il était sur le terrain de Wildcard, il devait donc suivre ses propres règles. Les inventions des gens en disaient long sur ce que renfermait leur âme ; il n'était même pas besoin d'être télépathe pour savoir ce qu'un esprit cachait. C'était simplement plus facile quand on pouvait lire à la source. Mais le héros avait été entraîné pour supporter ce type de situations, il était donc capable de mettre ses pouvoirs de côté si besoin, même s'il était beaucoup plus vulnérable dans ce cas, puisqu'une partie de ses perceptions étaient tronquées. Peu importait. Il gagnerait. Les écrans commencèrent à lui envoyer un film assez stupide avec un lapin blanc, un chat, et d'autres idioties dans ce genre... une minute. Cela lui disait vaguement quelque chose. Ah, oui, cela lui rappelait vaguement un film récent de Tim Burton dont il avait vu la bande annonce. Inspiré d'un livre pour enfants, qui devait être la source du texte qu'il entendait... C'était donc cela, le défi ? Misère. Atteindre un tel niveau intellectuel, ça en devenait affligeant. Inutile de dire que le héros ne connaissait pas du tout le synopsis. Pendant son enfance, son temps était consacré à l'entraînement ; il avait bien du temps libre où il pouvait regarder des choses de son âge, mais très vite, ce temps libre était devenu le moment pour lui de construire sa défense mentale. Autrement dit, il ne savait absolument rien d'Alice au pays des merveilles, ce qui allait être plutôt handicapant. Ce n'était pas avec les quelques souvenirs de cette minuscule bande annonce qu'il allait sauver sa peau. Tant pis. Il allait devoir faire un choix, au hasard.
    « Tu te trompes. Je ne suis pas mon ennemi, mais mon meilleur allié. Tu comprendrais si tu étais moins lâche. Et je choisis la première voie. »
Lapin, chat ou lièvre-chapelier, il ne se souvenait plus exactement ; alors autant prendre le premier. Le héros détestait les contes. Sous des dehors tout mignons se cachaient les pires horreurs. D'ailleurs, à peine eut-il choisi que tout s'éteignit. D'un seul coup, plus de lumière, de nouveau le noir complet. Il voulait jouer avec ses nerfs ? Le vilain allait être dessus : ce n'était pas un ridicule petit jeu de lumière qui allait impressionner le héros, qui avait des nerfs d'acier. Il avait été capable de supporter des tortures bien plus horribles concoctées par son père. Il avait même vécu l'horreur ultime en partageant les expériences sexuelles de sa mère. Ce n'était pas un petit jeu qui allait l'effrayer. Le héros sourit.
    « C'est pathétique. Tu aurais pu me prévenir que tu étais accro aux effets spéciaux pourris, j'aurais évité de perdre mon temps avec toi. »
Comme en réponse à sa provocation, la lumière revint, et l'espace d'un instant, le héros fut aveuglé, incapable de voir ce qui s'offrait cette fois à lui.
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Message posté : Jeu 24 Oct 2013 - 22:16 Message
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Jake sentait l’ennui le gagner peu à peu. Celui qui s’était fait prendre par le démon du jeu ne goûtait absolument pas l’aventure dans laquelle il se trouvait embarqué. Perché au-dessus de la « boite », Jake soupira et décida d’abandonner l’anonymat du joueur. Balayant tout ce qui se trouvait sur la tablette, il appuya sur une icône, dans le coin en haut à droite, et vit apparaître quelques informations. Narcyz Sienkiewicz, aux origines polonaises, né en 1985, commercial dans une boite de son pays natal. Passionnant. Le plus important, c’était qu’il faisait partie de la Légion des Étoiles. Aurora avait su découvrir ce qui faisait que ce garçon-là était plutôt « attirant ». Pas que physiquement, mais il se dégageait un petit quelque chose, comme s’il n’était pas un humain tout à fait comme les autres.

Wildcard ignora les paroles qui résonnèrent sous ses pieds. La machine avait réagi d’elle-même au choix de la première voie, celle du Lapin blanc. Les lumières baissèrent jusqu’à ce que l’obscurité enveloppe à nouveau Narcyz. Et, très silencieusement, l’espace autour de lui changea, sans qu’il s’en rende compte. Et, à la provocation, qui n’eut pas l’effet escompté sur Jake, totalement hermétique à ce genre de remarques, la lumière revint, aveuglante. Avant de devenir plus supportable, révélant que la paroi d’écrans face au héros s’était ouverte. Derrière, un chemin pavé serpentait… entre des arbres. Un petit bois se trouvait bien là, au sein même de l’entrepôt. Celui qui avait imaginé l’endroit sauta de son perchoir, pour atterrir sur le chemin. Dos à Narcyz, il écarta les bras.

N’est-ce pas magnifique ? Il pivota, mains dans les poches, capuche sur la tête. Tu n’es pas drôle… Narcisse. Je ne te veux aucun mal, tu sais. Un prénom mythologique, ça donne du caractère à l’histoire qui s’écrit ici !

À reculons, il fit quelques pas sur le chemin, avant de désigner, quelque part sur sa droite, une forme qui se mouvait entre les arbres. Puis il porta un doigt à ses lèvres et, sans cesser de marcher, se mit dans le bon sens, jusqu’à s’arrêter un peu plus loin. Là, il s’accroupit, tourné vers un coin un peu plus sombre du bois. Une boule de poils toute blanche en sortit. Un lapin.

Oh, le Lapin blanc. N’as-tu pas choisi de le suivre ?

L’animal fit volte-face et retourna dans l’ombre. Jake se redressa, jeta un œil à Narcyz, et s’engagea à la suite du lapin, dans ce qui était en fait un tunnel. Il fallait se baisser pour y tenir. Il était noir, plutôt long, et décrivait une courbe vers la droite. Parvenu à l’autre bout, Wildcard se glissa le long du mur, juste à la sortie du passage, et attendit. Puisque le Polonais voulait le voir participer… et bien, Jake serait au moins présent. La pièce était ronde, haute de plafond, et devant se trouvaient cinq portes, de toutes tailles. Au centre, une table. Haute. Trop haute pour qu’on puisse même poser la main dessus. Et en son milieu, une clé. Une clé qui, bien sûr, ne pouvait ouvrir qu’une seule des portes.

Les deux portes aux extrémités étaient noires. Leurs voisines étaient rouges. Enfin, celle qui se trouvait face à la sortie du tunnel était masquée par un rideau vert. Sur les portes étaient marqués des symboles en blanc : un cœur et un carreau sur les rouges. Un trèfle et un pique sur les noires. Derrière le rideau, il y avait une porte ridiculement petite, verte également… Une voix féminine s’éleva alors.

La vie est faite de choix. Les choix font avancer. Quelle porte choisiras-tu, pour avancer ?

Jake souriait. Aurora n’était pas présente. Pas si loin de l’entrepôt, mais impossible de savoir où. Et de son QG, elle observait et contrôlait ce qui se passait.

« Étant jeune, pour ma cervelle
Je craignais fort, mon cher enfant ;
Je n’en ai plus une parcelle,
J’en suis bien certain maintenant. »


À ce stade, même Jake ne savait quoi choisir. Il avait, un temps, pensé tester lui-même l’attraction. Et le regrettait presque, maintenant. Mais au moins pouvait-il participer à la « première ». Si Narcyz, bien sûr, voulait bien coopérer.
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Message posté : Jeu 24 Oct 2013 - 23:14 Message
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Le héros n'avait absolument aucune idée de ce qui allait se produire. Il était prêt à y faire face avec la même verve héroïque dont il avait toujours fait preuve, à chaque fois qu'il était confronté à une épreuve. La vue lui revint, progressivement, et un chemin d'arbres s'offrit à lui. Des arbres. Un décor assez banal, ça cachait forcément des pièges qui, eux, ne l'étaient pas. Ce bois était-il réel, ou s'agissait-il de faux arbres destinés à le leurrer ? Pour cela, il aurait dû les toucher. Mais pour le moment, il n'osait pas avancer. Son scepticisme s'accrut quand il vit une forme humaine sauter du ciel et atterrir juste devant lui. Le héros ne pouvait pas voir son visage, dans la mesure où il était de dos, mais au moins, il savait où il était. Et il s'empressa de recréer le lien mental, essayant de le faire le plus discret possible afin de ne pas être repéré.
« Narcisse. » Comment pouvait-il connaître son nom ? Le héros si figea soudainement, stupéfait. Personne n'avait jamais fait le lien entre son identité de héros et celle du commercial sans histoire. Le héros observa Wildcard d'un air indigné. Franchement, ce n'était pas du jeu s'il savait qui il était ! Surtout comme ça, c'était vraiment très injuste. S'il connaissait son prénom, il pouvait savoir d'autres choses. Des choses qui pouvaient se révéler décisives. Peut-être que tout cela n'était qu'un jeu pour lui, mais le héros n'était pas en confiance et ne trouvait pas cela très divertissant. Pourquoi avait-il dit oui, déjà ? Ah oui. Parce que ça servait aussi ces projets.
    « C'est Narcyz d'abord. » : ne put-il s'empêcher de corriger en soupirant.
Il lui emboîta le pas quand Wildcard décida de s'engager dans le tunnel à la suite du Lapin, qui était sans doute une projection holographique, ou une illusion très bien réalisée. Les illusions étaient le domaine de Narcyz. Cela vaudrait presque le coup de jouer à son tour, mais tant que son adversaire ne semblait pas montrer qu'il savait quelles étaient ses capacités... Il savait son nom, car il était forcément recensé quelque part, mais il n'y avait nulle part écrit quels étaient ses pouvoirs. Pour le moment, il jouait selon les règles. Pas de pouvoirs.

Ils se trouvaient désormais dans une salle avec cinq portes et une table très haute. Le héros manqua de soupirer à nouveau. Pas super original, comme jeu, mais très efficace. Ce qu'il y avait sur la table déterminait sans doute la manière de trouver la bonne porte. Ou du moins, la meilleure. Le héros se tourna vers Wildcard d'un air interrogateur.
    « J'ai raté un épisode, je crois. Comment suis-je censé choisir ? »
Il y avait une symbolique certaine, mais il ne la comprenait pas. Il se tournait alors vers la table, s'en approcha, mais il dut admettre qu'il ne pourrait jamais atteindre ce qu'il y avait dessus. Ce devait pourtant être très utile. Le héros n'était pas très doué pour ce genre d'énigmes. Il décida de faire une petite incursion dans l'esprit du maître du jeu... Et fut horrifié par ce qu'il découvrit.
    « Toi non plus, tu ne sais pas quelle porte prendre, n'est-ce-pas ? »
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Message posté : Ven 25 Oct 2013 - 0:04 Message
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Narcisse, Narcyz, quelle différence ? Le Polonais ignorait-il que son prénom avait des origines dans la mythologie grecque, et que c’était exactement la même chose ? S’il s’était montré coopératif, il n’aurait pas amené Jake à s’intéresser d’un peu plus près à lui. Aurora n’avait eu besoin que de sa photo pour trouver les informations. Incomplètes, bien sûr. Elle ne pouvait pas s’introduire aussi facilement dans le système de la Légion des Étoiles. Et puis, elle savait que Wildcard préférait découvrir le reste par lui-même, maintenant que le jeu était lancé et que Narcyz avait fini par s’y résigner.

Lorsque le Polonais déboucha dans la petite pièce circulaire, le passage se referma derrière lui. Aucune autre issue que la porte qu’il choisirait. Jake haussa les épaules à la question. Il n’allait quand même pas tout faire ? Après quelques secondes, Narcyz lui posa une question ô combien révélatrice. Comment avait-il deviné que celui qui se tenait avec lui dans la salle n’en savait pas plus ? Wildcard se décolla du mur et, mains dans les poches, se mit à marcher en rond autour du pied unique de la table.

Tu es ici dans mon univers, mais pas dans ma tête. Quel plaisir aurais-je à tout savoir ? Oui, j’aime contrôler, mais j’aime encore plus… les défis !

Sortant les mains de ses poches, il s’accrocha au pied et se mit à y grimper, jusqu’à pouvoir, souplement, se projeter vers l’arrière et saisir, de justesse, le rebord de la table ronde. Suspendu là, les pieds dans le vide, il se mit à se balancer.

Mais à trop se poser de questions, on ne va nulle part, hein ?

Il se hissa sur son perchoir et se plaça juste sur le bord, debout, les yeux vers le bas, posés sur son partenaire de jeu. Les mains, comme à leur habitude, avaient réintégré les poches.

Si tu veux pouvoir sortir d’ici, il va falloir y mettre du tien, tu sais.

Wildcard se saisit alors de la clé et l’observa. Aucun signe distinctif. Il eut un petit sourire. Forcément, elle ouvrait la porte du milieu, celle qui était cachée par le rideau. Mais forcément, ça ne suffirait pas, puisqu’un homme ne pouvait la franchir. Trop petit. Et forcément, il devait y avoir autre chose. Jake jeta la clé dans le vide, et elle atterrit avec un bruit sourd et métallique sur le sol carrelé.

Oups, lâcha-t-il, presque innocemment.

Avant de se mettre à tourner en rond, là-haut sur sa table. Il avait fait le plus dur. Narcyz, lui, allait avoir la partie facile : trouver la serrure qui correspondait à la clé. Après quelques secondes, les paroles, sur le même air chantonné que précédemment, emplirent la haute salle :

« Vous êtes vieux, je vous l’ai dit,
Mais comment donc par cette porte,
Vous, dont la taille est comme un muid !
Cabriolez-vous de la sorte ? »


À force d’entendre sans cesse Wildcard réciter « Vous êtes vieux, Père Guillaume », peut-être allait-il se lasser et accélérer un peu le mouvement, y mettre du sien.
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Message posté : Ven 25 Oct 2013 - 0:37 Message
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Le héros ne savait pas quelle porte choisir, ni comment la choisir. Il n'y avait même pas une énigme obscure qui l'obligerait à creuser ses méninges pour essayer de la trouver. Et le plus drôle dans tout cela, c'était que celui qui menait le jeu ne le savait pas non plus. Plutôt intelligent d'ailleurs, il devait le reconnaître : le héros ne pouvait pas tricher en lisant la solution dans son esprit. Par conséquent... hé bien, il ne savait pas quoi faire. Et ce type avait l'air carrément timbré, pour créer quelque chose dont il ne contrôlait pas tous les aspects. Il risquait de se faire avoir à son propre jeu, et le pire, c'est que cela avait l'air de l'amuser : Monsieur aimait les défis. Le héros, lui, n'avait rien contre, mais il n'aimait pas non plus les difficultés inutiles. Cela dit, cela le renseignait beaucoup sur le psychisme du super vilain. C'était sans doute le pire type qu'on pouvait rencontrer : ceux qui ne se laissaient pas guider par la raison telle que l'entendait le commun des mortels. N'importe qui aurait songé à tout prévoir à l'avance, mais pas lui. C'était peut-être aussi sa faiblesse. Malheureusement, tout ce qu'il pouvait savoir sur le créateur ne lui servirait à rien pour déjouer ses pièges, puisque lui-même ne savait pas comment les désactiver...
    « Oh, je ne sais pas, c'est bien aussi de narguer les joueurs quand on sait qu'ils vont se planter. Chacun sa conception du plaisir. En ce qui me concerne, je préfère quand tout est à sa place. »
Cela dit, Wildcard n'avait pas tort : il devait s'investir s'il voulait trouver la solution. Il doutait de pouvoir compter sur lui. Il trouverait sans doute très amusant de se tromper, après tout. Le héros, lui, songeait surtout à trouver le moyen de s'en sortir indemne. Il observa son petit manège pour monter jusqu'en haut de la table pour en tirer une clé. Il ne comprit pas très bien pourquoi il la jetait à terre en faisant semblant de s'excuser. Il aurait pu se contenter de la prendre et c'était tout. Le héros n'allait cependant pas se laisser exaspérer par son goût de la mise en scène. Il ramassa la clé, l'observa à son tour. Quelle porte pouvait-elle ouvrir ? Selon l'esprit de Wildcard, elle devait forcément ouvrir la petite. Ils ne pourraient pas la franchir... mais il y avait peut-être quelque chose derrière, un indice, une autre clé, n'importe quoi. Sinon, pourquoi une porte si petite... ? Ou alors, c'était un piège. Comment savoir, vu que l'esprit du créateur était si tendu ? Le héros vérifia donc la forme de chaque serrure, une à une, pour être sûr qu'aucune ne pouvait correspondre. En tout cas, aucune des quatre portes n'avaient l'air de s'ouvrir avec cette clé. Il fallait donc essayer avec la verte.
    « Je le sens mal. J'espère que ton esprit n'est pas aussi tordu que cela, sinon je vais commettre une grosse bêtise. »
Et sur ces mots, il enfonça la clé dans la serrure et la tourna, ayant ainsi confirmation que c'était bien celle-là qui s'ouvrait par la clé. A l'intérieur, il y avait une toute petite boîte noire que le héros prit avec précaution. Il observa la boîte, cherchant un moyen de l'ouvrir. Il y avait une sorte de mécanisme bizarre, mais il ne voyait pas trop comment l'ouvrir. C'était sans doute un casse-tête.
    « Toi, on peut dire que tu aimes les difficultés. » : lança Narcyz en grimaçant.
De nouveau, son esprit partit en recherche de réponses chez son ennemi. Peut-être que celui-ci avait une idée, ou un élément de réponse qui pourrait lui permettre d'expliquer ce nouveau mystère. En tout cas, lui n'y comprenait pas grand-chose.
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Message posté : Ven 25 Oct 2013 - 2:02 Message
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Pragmatique et ordonné, tel était l’esprit de Narcyz. Aucune folie, aucun dérèglement possible. Un esprit carré, et donc, ennuyeux. Mais un esprit qui savait que la solution ne se présenterait pas d’elle-même. Là-haut, sur son perchoir, Jake s’arrêta pour s’asseoir sur le rebord, le regard posé sur ce qui se passait en bas. Peut-être la chance sourirait-elle et ouvrirait-elle l’une des quatre grandes portes ? Mais non, la chance, elle appartenait à Wildcard. Aussi, aucune serrure n’accepta d’accueillir la clé. Qui pénétra parfaitement, en revanche, celle de la plus petite des portes, derrière son rideau vert. Celle qu’un homme ne pouvait franchir. Y passer la tête, peut-être ? Mais rien de plus. Contrairement à ce que semblait penser le Polonais, l’esprit du leader du Gang des Fables n’était pas totalement opposé au sien. Il n’était pas tordu. Juste ouvert à tous les possibles. Et guidé par une imagination débordante.

Derrière le petit battant de bois vert, il y avait une petite boite. D’où il était, Wildcard ne voyait pas ce qu’il y avait au-delà, mais a priori, il devait y avoir une issue. Ne rien présumer tant qu’on avait rien vu, encore… Mais l’imagination, que voulez-vous, toujours l’imagination ! La boite noire fut saisie, tournée, retournée entre les mains de Narcys, qui ne sembla pas trouver de solution. Il cherchait, encore et toujours, de la rationalité dans ce qui lui arrivait. Jake balança un peu les jambes dans le vide, silencieux. Puis il se leva, s’accrocha au rebord et sauta, pour atterrir en souplesse juste devant son partenaire d’aventures au Pays des Merveilles.

Réfléchir, réfléchir, toujours réfléchir ! Pourquoi ne pas laisser la raison être emportée par un torrent d’imagination ? Dans les contes, rien n’est ce que l’on croit vraiment… Croire. Il suffit de croire à ce qu’on voit.

Si cela n’éclairait pas Narcyz… Jake en doutait, en fait. Aussi décida-t-il de tenter le coup de poker. Si Aurora observait, elle réagirait certainement en conséquence.

Pourquoi ne pas croire que cette petite boite peut s’ouvrir simplement en le lui demandant gentiment ?

Il pencha la tête sur le côté, les sourcils légèrement haussés, interrogateur. Et il resterait comme ça jusqu’à ce que Narcyz veuille bien se plier à la suggestion… Même s’il devait se sentir bête. Il pouvait bien se passer de longues, longues minutes, la situation n’évoluerait pas tant qu’il n’aurait pas demandé à la boite de s’ouvrir.

Un simple « ouvre-toi » suffirait, peut-être.

Le Polonais pouvait paraître fou, mais ce n’était sûrement pas aux yeux de Wildcard, en tout cas. Même murmuré, l’ordre suffirait… Et puis… obéissante, la boite s’ouvrit. Révélant une petite fiole au contenu incolore. Une étiquette était accrochée à son petit bouchon de liège. Et on pouvait y lire : « buvez-moi ». Du poison ? Un piège ? Une banale solution aqueuse ? La solution ? Narcyz ne semblait pas familier avec les histoires d’Alice… S’il ne buvait pas, et bien, Jake le ferait. Parce que, comme dans Alice, boire était vraiment la solution. Pour… passer la porte.

Passer la porte ? En réalité, la pièce était montée sur des pistons. Aussi le sol descendrait-il une fois le contenu ingurgité, révélant que la petite porte n’était que le sommet d’une ouverture bien plus grande. Mais Narcyz croirait-il suffisamment pour tenter ? L’expérience de l’ordre à la petite boite suffirait-elle à l’avoir convaincu ? Ou bien refuserait-il ? Derrière, il ne restait peut-être plus beaucoup d’épreuves…
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Message posté : Ven 25 Oct 2013 - 18:12 Message
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La boîte à laquelle le héros était confronté refusait de dévoiler ses secrets. Il cherchait un mécanisme qui pouvait lui permettre d'ouvrir la boîte, mais rien à faire, il n'y avait rien qui permettait de le faire. Pas même la moindre petite fente pour y passer une clé... Dépité, le héros finit par arrêter de secouer la boîte et par la regarder d'un air mauvais. Il ne voyait pas la solution, cette fois, et l'énigme que son camarade d'infortune lui proposa pour le mettre sur la voie eut pour seul effet de rendre le héros encore plus perplexe. Le Polonais observa Wildcard d'un air de scepticisme qui en disait long sur son incompréhension. Non, décidément, les jeux, ce n'était pas son fort, il était trop sérieux. Alors parler à la boîte...
    « Euh, pardon ? Tu voudrais que je lui demande de s'ouvrir ? La magie, ça n'existe pas... »
Le héros ne voulait pas le faire. Il ne tenait pas à être stupide, surtout qu'il avait l'impression que le super-vilain s'amusait aussi à le tourner en ridicule. Le jeune homme n'eut heureusement pas à le faire : le murmure de Wildcard suffit apparemment à l'ouvrir. Le héros essaya de cacher sa vexation. Parce qu'en plus, il avait raison... Mais dans quelle attraction était-il tombé ? Ça défiait totalement les lois de sa logique personnelle. L'autre était vraiment nourri de ces contes pour enfants, et en particulier d'Alice au pays des merveilles. Ça tombait mal, le héros ne connaissait rien de son histoire. Il n'était pas du genre à s'émerveiller : jamais il n'avait eu l'occasion de le faire. Il n'avait pas de regret, bien sûr : son enfance n'avait sans doute rien à voir avec celle que Wildcard mettait en avant. Elle avait été plus lugubre, plus difficile. Mais cela, le créateur du jeu n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Il n'arriverait sans doute pas à se mettre dans l'optique du jeu. Pour cela, il aurait fallu qu'il eût confiance en Wildcard... impossible, en fait.
Il vit, à l'intérieur de la boîte, une petite fiole qui lui demandait de boire. Le héros faillit rire. Encore quelque chose qui ne parvenait pas à comprendre. Comment boire pouvait-il arranger les choses ? Il avait peur d'être tombé dans un piège. Mais visiblement, l'esprit de Wildcard, avec qui il conservait toujours le contact, ne semblait pas s'inquiéter de cela. Apparemment, c'était la clé. Le héros soupira. Bon, dans ce cas, autant y aller.
    « A mon tour de me sentir bête. » : déclara-t-il sur un ton neutre.
Il s'empara de la petite bouteille, fit sauter le bouton et but le contenu de la fiole. Curieusement, il n'avait pas un si mauvais goût que cela, c'était un peu sucré mais pas trop. Il reposa ensuite la fiole dans la boîte, et attendit. Un tremblement lui fit comprendre que le sol bougeait, et le héros s'efforça de garder l'équilibre. Enfin, le sol s'arrêta, et lorsque le héros regarda en direction de la petite porte verte, celle-ci était devenue une porte verte de taille tout à fait normale, où il était possible de passer sans même se baisser. Le héros s'approcha de la porte et l'ouvrit. Il y avait en face d'eux un nouveau tunnel.
    « A toi l'honneur. »
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Message posté : Ven 25 Oct 2013 - 23:49 Message
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« Mais pourquoi suis-je tombé sur cet esprit fermé ? », aurait pu se demander Jake, s’il n’avait pas, désormais, l’objectif d’emmener Narcyz jusqu’au bout en lui faisant un croire un peu à l’imaginaire. La magie n’existait-elle pas ? Les moyens technologiques à disposition pouvaient bien au moins permettre de créer les illusions. Un micro astucieusement placé, et le tour était joué, la boite s’ouvrait à l’énoncé de l’ordre. Tadam. Rien de bien sorcier, et pourtant, le Polonais ne s’y était pas résigné. Wildcard aurait pu lever les yeux au ciel, les bras, mais non, il était juste attentif à la suite. La fiole allait-elle créer le même scepticisme chez le légionnaire des étoiles ?

Se sentir bête ? Pourquoi « à mon tour » ? Personne avant lui ne s’était senti bête. À part peut-être lui-même. Ici, Jake était comme un poisson dans l’eau, impatient de voir ce qui allait se passer ensuite. L’Européen au prénom mythologique se résigna à prendre la fiole, l’ouvrir, et en boire le contenu. La suite ? Le mécanisme se mit en branle, et la pièce descendit progressivement, révélant que la petite porte n’était pas si petite. Comme dans Alice au pays des Merveilles, il fallait juste croire un peu pour pouvoir continuer. Derrière, un autre tunnel. Et Wildcard était invité à passer le premier. Cette fois, il soupira.

Où est ton sens de l’aventure ? Tu ne sortiras pas d’ici à moins d’être curieux… C’est le seul moyen.

C’est au pas de course que Jake s’enfonça dans l’obscurité. Tout au bout, sur un écran, un lapin blanc apparut, vêtu d’un impeccable costume trois pièces bleu, et coiffé d’un canotier. Plongeant la main dans une de ses poches, il en tira une montre à gousset, qu’il tapota d’un doigt. Puis son image disparut, remplacé par deux mots, en écriture stylisée : « En retard ». Parvenu devant l’écran, le leader du Gang des Fables s’assurait qu’il était suivi. Puis, le passage s’ouvrit. Sur une petite arène. En son centre, sur un piédestal, se tenait un automate de dodo.

« J’allais proposer une course cocasse, » fit une voix, qui sembla s’élever de l’oiseau disparu.

Puis, le sol de l’arène s’ouvrit, dévoilant une sorte de manège. Différents automates d’animaux étaient là, oiseaux, mammifères… Puis, un sport éclaira, de l’autre côté, une porte. Avec une serrure. Soudain, les automates s’animèrent et, en glissant, se mirent à parcourir, en total désordre, la piste. Jake afficha un petit sourire. Il se tourna vers Narcyz.

Il doit bien y avoir une clé quelque part, non ?

S’installant sur un gradin, il désigna les faux animaux qui « couraient ». Parmi eux, une souris avait, accrochée dans le dos, la fameuse clé. Jake ne l’avait pas vue, bien entendu, et il n’allait pas la chercher. Il venait juste de faire un peu de sport, alors, autant laisser son partenaire du jour faire quelques efforts à son tour. La course cocasse avait débuté. À Narcyz de localiser la clé, et de la récupérer. Ce qui ne serait pas chose aisée, bien sûr, dans la cohue désordonnée des automates.

Wildcard, pendant ce temps-là, jeta un regard autour de lui. Après ça, il y aurait peut-être la maison du Lapin blanc. La chenille. Le thé. La reine ? Non, un choix devrait sans doute être fait pour ne pas que l’aventure soit trop longue. Même s’il restait encore à explorer. L’univers de Lewis Carroll était vraiment riche et intéressant à découvrir, à adapter, et à visiter.

« Étant jeune, mon cher enfant,
J’avais chaque jointure bonne ;
Je me frottais de cet onguent ;
Si vous payez je vous en donne. »
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Message posté : Sam 26 Oct 2013 - 0:24 Message
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Ce jeu n'était que pure folie. Non. Si folie il y avait, elle était drôlement bien organisée. Le héros savait bien sûr que le surnaturel existait - il avait tout de même des pouvoirs psychiques, ce qui était clairement classé dans la catégorie du surnaturel - mais il ne pensait pas que c'était l'explication de ce qui se passait dans cette arène. Pourquoi ? Parce que tout voulait faire croire à son existence. Par conséquent, le vrai moteur, c'était la technologie. Le héros se sentait, au fond, admiratif du niveau de la prouesse. C'était tellement bien fait qu'on refusait de croire que c'était possible. Bien sûr, lui était un type très sceptique qui avait tendance à ne pas croire à grand-chose, trop rationnel pour s'émerveiller. Mais il devait quand même reconnaître qu'il y avait de quoi. Dommage que l'auteur était cet esprit malade auquel il était toujours discrètement rattaché. Il n'osait pas aller plus loin, par peur de ce qu'il pourrait y découvrir ; il avait peur de devenir fou. Certaines personnes avaient un esprit tellement particulier qu'il devenait impuissant dès lors qu'il s'enfonçait dans ses profondeurs ; peut-être était-ce aussi le cas de Wildcard, car quelqu'un qui s'extasiait devant un ridicule conte à son âge ne pouvait être qu'une personne étrange.
    « Ça va, ça va, je vais faire des efforts si ça peut te faire plaisir. Désolé de ne pas être le meilleur partenaire de jeu, mon père m'a toujours interdit de jouer. »
Il ricana un peu avant de reprendre son sérieux. Désormais, direction le tunnel. Le vilain s'enfonça dans l'obscurité, le héros sur ses talons. Le tunnel aboutissait sur un écran où se trouvait, ô surprise... un lapin. Ah, oui, c'était la voie qu'il avait choisi. Le héros risquait de prendre cette mignonne boule de poils en grippe. « En retard », dit ensuite l'écran. Avaient-ils trop tardé ? Hé bah dis donc, ils n'étaient pas très sympas sur les délais dans ce jeu. Puis ce fut une nouvelle scène. Le héros se demanda combien de fois il était monté sur un manège quand il était petit. Cela devait se compter sur les doigts d'une seule main : son père trouvait ça inutile, et sa mère n'avait pas les moyens de lui payer des tickets. Son cœur se serra sans qu'il sût trop pourquoi. Évidemment, Wildcard n'avait absolument pas conscience de la réaction triste du héros : il était déjà pris dans le jeu, en recherche d'une solution.
Il devait y avoir une clé, oui. Et le petit lien mental du héros avec son ennemi lui indiqua qu'il y avait bien une clé. Sachant cela, il n'alla pas plus loin. Il voulait qu'il joue, alors il pouvait tenter de jouer, même si cela lui déplaisait. Le héros commença par observer les animaux pour essayer de déterminer lequel avait la clé. Cela lui prit un peu de temps, mais cela valait le coup, car il aurait été inutile de s'enfoncer tête baissée dans la cohue presque incontrôlable. Il finit par la repérer sur le dos d'une souris. Sachant cela, le héros se lança. Les automates eurent l'air de s'accélérer encore plus lorsqu'il posa son pied sur la piste. Le héros s'en fichait. Cela ne ressemblait qu'à un de ces exercices de Sienkiewicz. Sa vie de héros l'avait aidé à conserver ses réflexes. On voyait très clairement que c'était un héros qui avait subi un entraînement très intense et qui agissait plus facilement dans des situations difficiles. Il se cogna quand même à plusieurs automates trop rapides pour lui. Mais enfin, il finit par mettre la main sur cette clé, et l'arracha du dos de la souris. Les automates se figèrent net, et le héros retourna tranquillement vers Wildcard avec un sourire satisfait.
    « T'as apprécié la danse, j'espère. »
A présent qu'il avait la clé en main, une nouvelle porte était apparue. Et un nouveau niveau de franchi, un. Il n'en concevait aucune fierté en réalité, il faisait juste son devoir. Il enfonça la clé dans la serrure et ouvrit la porte, qui donnait aussi sur un tunnel. Sauf que cette fois, ce fut lui qui s'y engagea le premier.
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Message posté : Sam 26 Oct 2013 - 1:27 Message
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Quelle qu’ait été l’enfance de Narcyz, Jake n’avait aucune envie d’en découvrir l’exacte teneur. À voir comment il se comportait ici, il ne devait en effet pas avoir énormément joué, ou alors, il n’avait joué qu’à des jeux trop sérieux pour qu’on puisse y prendre ne serait-ce qu’un minimum de plaisir. Si vraiment le père avait été comme ça, c’était sans doute le pire des papas du monde. Wildcard, perché sur son gradin, attendait simplement. L’air qu’il chantonnait continua de résonner, sans paroles, alors qu’il observait son partenaire à l’action. C’est qu’il avait de bons réflexes. Il devait bien avoir des qualités, en même temps, s’il faisait partie de la Légion. On ne peut pas être recruté parce qu’on est coincé et incapable de sortir de son petit esprit fermé.

L’intérêt du chef du Gang des Fables s’éveilla alors qu’il suivait les déplacements du Polonais. Ce dernier avait repéré la clé et tâchait d’anticiper un peu les mouvements, apparemment, même si c’était peine perdue, puisqu’il n’y avait absolument aucune logique dans les déplacements des automates. Mais finalement, quelques efforts supplémentaires lui permirent de mettre la main sur le précieux sésame, ce qui eut pour effet d’interrompre dans la seconde la course folle. Tous les animaux se tournèrent vers le dodo, et s’exclamèrent :

Qui a gagné ?

Puis plus rien. Narcyz, lui, se la pétait, à présent. Au moins s’était-il enfin pris au jeu. Et puisqu’il avait montré une certaine aise dans l’exercice, peut-être la difficulté allait-elle monter d’un cran. Lorsque la porte suivante fut déverrouillée, son ouverture révéla ce qui ressemblait à un nouveau tunnel. Mais court, et débouchant sur une pièce au centre de laquelle se trouvait une maison de poupée, posée sur une table. Ainsi le sommet de son toit arrivait-il à hauteur d’yeux.

Tu vois, quand tu veux, fit  Jake, en contournant la maquette pour se placer de l’autre côté.

Un panneau coulissa pour fermer le tunnel par lequel ils venaient d’arriver. Là, Jake prit le relai. Parce qu’il connaissait l’histoire. Alors, la suite devait être plutôt logique.

La maison du Lapin. À l’intérieur ? Alice. « Mangez-moi », dit le gâteau. Et Alice… grandit.

Les murs de la maison s’écartèrent et elle se disloqua. Au moment où de la fumée envahit progressivement la pièce. Par des jeux de lumière, elle se teinta de bleu, de violet, de rose. Au centre des restes de la maison, il y avait un autre petit automate. Une chenille bleue. Et, de chaque côté, sur les murs opposés, apparurent deux portes. Une très grande, faisant deux fois la taille d’un homme, et une petite, à peu près de la même taille que la verte qu’ils avaient vue précédemment.

« De quelle grandeur voulez-vous être ? »

La voix s’était élevée de la chenille. De la fumée l’enveloppa brièvement. Le choix était simple. Grand, petit. Et selon le choix, un nouveau passage s’ouvrirait. Grand, ce serait un monde vu de dessus, des arbres minuscules… Petit, ce serait un plutôt un jardin, au milieu de fleurs géantes. Là, Jake l’imaginait. Et pouvait donc être lu. Mais il n’influençait rien, puisqu’il ne choisissait pas. Aurora, depuis son poste d’observation, attendait. Son complice du Gang des Fables avait exactement ce qu’il avait demandé : un univers qu’il connaissait par cœur adapté en attraction dont il ne connaissait que quelques éléments.

Le choix était encore pour Narcyz. Grand. Petit.
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Aucun jeu ne peut se jouer sans règles [Jake W. & Narcyz]

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