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De tous les champignons, celui d'une voiture est encore le plus mortel [Abban & Adriel]

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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 17:31 Message
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Le Hasard

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Le grand avantage de la nuit, c'était que les routes se vidaient et qu'on pouvait donc y circuler bien plus aisément qu'en plein jour. C'était sans doute pour cela qu'en grand fan de pilotage, Adriel Veidt sortait ses véhicules les plus flamboyants afin de rouler à des vitesses non réglementaires sur les routes sinueuses des hauteurs de Bayview. Peut-être était-ce là une situation exceptionnelle à moins qu'il n'ait eu l'habitude de ce genre de choses. Quoi qu'il en soit, ce soir-là, il profitait du plaisir de la conduite quand une situation intolérable se déroula sous ses yeux. Un véhicule lui coupa la route à un carrefour, l'envoyant presque dans le fossé !

Et ce véhicule n'était en réalité autre qu'un véhicule volé par le jeune Abban, voleur et passeur du Cartel, grand amateur de la conduite plus que sportive. Cherchait-il à fuir la police ou voulait-il juste s'amuser, lui seul le savait. Mais une chose était sûre, il avait bel et bien lancé un défi à Adriel en lui coupant ainsi la route et il était très probable que l'un comme l'autre n'allait pas abandonner dans cette course improvisée qui venait de se déclarer. Qu'allait-il se produire ? Qui allait gagner ? Nul ne pouvait le savoir, mais face à ces fous du volant, tout était possible.


*** *** ***


Voilà pour vous, chers Enfants du Hasard !

Vous souhaitiez une rencontre du Destin sur le thème de la Vie Quotidienne et nous vous avons mis dans une situation où vous pouvez vous confronter à votre partenaire. La situation est plutôt basique et vous êtes évidemment libres de l'agrémenter à votre guise. Que va-t-il se passer ? Difficile à dire ! Mais pour le savoir, il n'y a qu'une chose à faire, vous lancer ! Votre avenir est entre vos mains, à vous de décider

Ceci n'est qu'une introduction pour vous et à partir de là, vous entrez dans un sujet à mener vous-mêmes, selon vos envies ! N'hésitez pas à communiquer entre vous, si vous le souhaitez et surtout, ne tardez pas trop à répondre à votre partenaire ! Je me réserve toutefois le droit d'intervenir à un moment que je jugerais opportun, si besoin est, pour vous servir une belle surprise...

Prenez garde aux caprices du Destin !
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 21:18 Message
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Black Arm

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• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

De tous les champignons,

celui d'une voiture est encore le plus mortel.


Ces derniers jours n’avaient pas étés de tout repos. Beaucoup d’évènements aussi divers que variés étaient venu perturber son quotidien de jeu comme de scène sur le théâtre d’un marché commercial qui ne tolérait pas la faiblesse, qui ne laissait pas survivre autre chose que les requins dans la mare. Il s’était forgé une carapace de monstre froid depuis son retour à Star City, de patron peu scrupuleux quant à l’activité de son entreprise comme à la provenance de son argent. Un masque froid qui annihilait toute crétinerie comme faiblesse, de façon à ne plus être suivi par de seuls faibles comme crétins, mais qui pouvait bien lui donner les traits du Diable lui-même afin de voir la concurrence se soumettre. Il était un excellent comédien mais son rôle le rongeait progressivement de l’intérieur. Surtout depuis que Charlie avait, à nouveau fait irruption dans son existence, amenant avec elle tous les souvenirs comme les doux sentiments qu’avait pu nourrir son frère à son égard. A des instants, il en venait à se demander quelle vie il avait réellement vécu, quelle existence était la sienne, doutant même de sa propre appartenance à ce monde tant les liens de son frère modifiaient son être. Il n’y avait rien de plus perturbant pour lui que de se voir détesté par une personne qu’il avait, dans une autre vie, aimé sans pour autant s’en rappeler… Par-dessus le marché, cette affaire d’armes disparues lui rongeait les sangs, le plaçant devant des cas de conscience bien trop longtemps éludés au profit de ce qu’il estimait être l’intérêt supérieur. Mais ce jour, des armes qu’il avait conçues et commercialisées pour la protection de jeunes américains avaient servi à leur ôter la vie… Il s’en voulait. Bien plus qu’il ne l’avouerait jamais.

" V.I.S.I.O.N… " Il apostropha l’intelligence artificielle toujours reliée à son oreillette alors que le moteur de sa Lamborghini Murcielago rugissait depuis bien longtemps déjà. Au volant de son bolide, sous le complice regard des astres de la nuit, il avalait l’asphalte et soulageait son tourment dans de pures décharges d’Adrénaline que seul le Football avait, jadis, pu lui procurer. En apparence, il était Adriel Morgan Veidt, le flambeur fantasque aux fripes de loubard râpées et usées par les années, toujours aussi sûr de lui comme de ce qu’il faisait. Profondément, il était désolé, miné et ravagé, tourmenté par les souvenirs de doubles qui furent bien plus que des frères et par des actes qu’il commençait à réprouver sans avoir, encore, les moyens de les faire cesser. Puis il y avait tous les sentiments que Charlie avait réussi à refoutre sur le tapis à l’évocation d’un simple nom dont il avait minimisé l’absence et banalisé le manque mais qui, en réalité, faisait de lui un semblant de mort vivant. " Donnes moi du son... ! "

Fomulant les politesses d’usage propre à sa programmation, l’organisme artificiel s’exécuta et les voyants du tableau de bord s’illuminèrent d’une have lueur. Une fraction de seconde plus tard, les haut-parleurs crachaient une musique de son passé sportif, de celles qui avaient le don de lui donner envie de rentrer dans les murs pour attraper un ballon. Comme bien souvent, vision devinait ses envies avec une facilité déconcertante et c’est en se laissant porter par le rythme violent que le jeune homme en vint à pousser fort sur l’accélérateur, laissant l’aiguille du compteur monter dans les tours alors que les rugissements du moteur lui procuraient une sensation de bienêtre, d’apaisement. Mais son esprit ne le laissa guère longtemps en paix, vagabondant sur des souvenirs d’université où il s’était senti désiré, aimé, complet… Sur des œillades qui avaient le don de le faire sourire, des caresses qui réussissaient à l’enflammer et des embrassades qui lui offraient un gout de paradis… Il en serra les dents à s’en briser la mâchoire, crispant sa main sur le volant alors que ses yeux bleus ne rivaient plus que le pilier du pont sous lequel il ne tarderait pas à passer. Ce serait si simple, si évident… Elle lui manquait horriblement.

" SORS DE MA PUTAIN D’TÊT…! " Adriel ne finit pas de crier, écarquillant les yeux en braquant pour eviter l’arrière du véhicule qui venait de le gratifier d’une monstrueuse queue de poisson. Il en eut des jurrons plein, la bouche, déposant sa main sur le levier de vitesse alors que trois mots suffirent à parfaitement résumer sa pensée du moment : " Fils de pute ! " Et son moteur de rugir alors que la voiture italienne développait plus de couple et plus de puissance pour rattraper sa rivale dans la nuit. Lancés comme des frelons, les deux bolides auraient probablement l’air de simples sillages de lumière sous les luminaires froid de la ville cosmopolite. La route en face était dégagée, autorisant Adriel à tenter un dépassement de ce freluquet qui l’avait auparavant offensé. Avait-il Andrea en tête quand il brandit un majeur rageur à destination du conducteur adverse ? Ou bien envoyait il ce geste là au destin ? Oui, au destin… Comme à ses propres choix.
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 21:55 Message
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— … et surtout, surtout, SURTOUT, veillez à ne pas déphaser dimensionnellement la pierre, sans quoi les inverseurs de polarisation mystique se coupleront à d’autres variants géomantiques et je serai obligé de re-ritualiser les phases avec des mantras spécifiques.
— Ah.
— Ce serait très grave.
— D’accord.

Abban garda un instant les yeux sur le petit calepin où il avait noté avec beaucoup de conviction « ne pas dimensionner les phases mystiques ». Il finit par relever le regard, se gratter la nuque avec son stylo et interroger :

— Mais d’un point de vue pratique ?
— Ne vous téléportez pas avec l’objet.

Et c’était pour cette raison qu’Abban avait « emprunté » une voiture de course dernier modèle dans le parking de l’opéra, ce soir-là, avant d’aller « emprunter », mais plus définitivement cette fois-ci, dans la maison d’un riche collectionneur, un caillou qui, à son humble avis, ressemblait exactement à tous les cailloux qu’on trouvait dans tous les parcs de toutes les villes du monde, mais qui, paraissait-il, faisait des tas de choses magiques absolument incroyables — même s’il n’avait, pour sa part, absolument rien compris de la description enthousiaste qu’une magicienne décatie avait tenu à lui infliger pendant ce qui avait failli devenir les dix minutes les plus longues de toute son existence. Et pourtant, il avait été à l’école pendant douze ans.

Tout s’était du reste très bien passé. Lui et son petit gravier bien caché dans une poche à fermeture éclair de son jean conduisait très paisiblement jusqu’au point de livraison, pour ne pas se faire remarquer, mais comme le monde était mal fait et le Hasard souvent sinistre, des policiers inactifs, embusqués dans un buisson, avaient relevé la plaque de cette belle voiture et l’avait comparé au fichier des voitures volées. Le monde était mal fait, le Hasard sinistre et la vie injuste : le richissime propriétaire du splendide bolide avait eu tôt fait de se rendre compte de l’absence de son précieux bébé et avait pesé de tout son poids en dollars sur les services de police pour qu’on la retrouvât immédiatement.

Une fraction de seconde après avoir entendu les premières sirènes, Abban avait appuyé sur l’accélérateur sans retenu et, depuis cinq minutes désormais, il fonçait sur les routes à une vitesse qui eût relevé de la pure inconscience s’il n’avait profité des réflexes surhumains qui étaient les siens. Hélas pour lui, bien conscients qu’en cas de course poursuite ce ne serait pas sur la rapidité qu’ils l’emporteraient sur leur éventuel fuyard, les policiers n’avaient pas négligé d’appeler des renforts et, de temps à autre, au hasard d’un croisement, une nouvelle voiture surgissait pendant que les autres avaient été distancées et ce n’était qu’au prix de manœuvres proches de la cascade qu’Abban maintenait son avance.

Inutile de dire qu’il n’avait pas prêté la moindre attention à l’autre voiture qu’il venait de dépasser à plusieurs centaines de kilomètres heures, avant de s’engager sur les routes de plus en plus tortueuses de la colline de Bayview. Pendant qu’au central de police on réfléchissait à un moyen de mieux répartir les patrouilleurs pour remettre la main sur la voiture du fameux millionnaire qui, de fulmination en fulmination, allait bien finir par appeler le commissaire-divisionnaire pour se plaindre de l’incompétence des forces de l’ordre, Abban prit conscience qu’aux stridentes sirènes de ses poursuivants ordinaires s’était substitué la douce mélodie d’un autre engin puissant.

Le coup d’œil dans le rétroviseur devint bien vite inutile quand Adriel le dépassa.

— …génial…

Intérieurement, Abban maudissait la puérilité de l’autre conducteur qui s’était ainsi engagé dans une course, comme si l’heure avait été à la rigolade — en oubliant qu’en dehors du travail, il eût probablement agi exactement de la même façon, avec Aishlinn sur le siège passager pour l’encourager en tournant plus fort la musique. Mais ce soir-là, justement, Abban travaillait : il n’y avait musique ni plaisir à constater qu’il avait trouvé un autre cinglé pour faire la course avec lui. C’était qu’il en devenait presque mature, l’Irlandais, quand il transportait ainsi dans sa poche des diphaseurs dimensionnels — quoiqu’un diphaseur dimensionnel pût bien être, en réalité.

Pendant un instant, Abban fut tenté de ralentir. Il supposait bien que tout en haut de la colline l’attendaient d’autres voitures de police et la tentation de laisser le second conducteur foncer à vive allure dans un barrage était grande ; mais un barrage en haut ne voulait pas dire une absence de poursuivants un peu plus bas et Abban se trouvait pris en sandwich — une situation à laquelle il ne répugnait pas en d’autres circonstances mais qui, pour l’heure, s’avérait des plus désagréables. Il fallait agir.

N’importe quel esprit un peu sain eût songé à se rendre ou, dans son cas, à abandonner sa minuscule cargaison pour se téléporter en sécurité (tout en envoyant la voiture d’emprunt dans le ravin), mais Abban était beaucoup trop orgueilleux pour cela et acquérir une réputation au sien du Cartel lui paraissait trop important pour se laisser si tôt abattre. Accélérons donc, se dit-il comme le parfait inconscient qu’il était, laissant un lecteur déjà bien angoissé gravement perplexe quant à ses chances de survie.

Modère ta terreur, ami lecteur, et représente toi plutôt ces deux voitures, au coude à coude, l’un gagnant alternativement un peu de terrain pour l’autre, pour une ou deux secondes tout au plus, et roulant de front, sur la route à deux voies pourtant, de la colline de Bayview. De temps à autre, Abban jetait un très rapide coup d’œil à son concurrent, pour être sûr de ne pas le décourager. Le plan, à vrai dire, était très simple : débouler sur le sommet de la colline, là où la route serait et plus large, et plus droite, là où sans doute l’attendait un barrage de police, avec cette autre voiture à ses côtés, pour que les policiers fussent effrayés à la vue de deux véhicules qu’il ne paraissait pas possible d’arrêter et contraints de s’écarter du chemin.

Mais pour cela, il fallait que son camarade de jeu fût suffisamment pris par l’enjeu puéril de cette course pour ne pas se rendre compte de l’emploi qu’il lui réservait. Fort heureusement pour lui, côté enjeux puérils et combats de virilité sans intérêt, Abban était un expert incontestable, pour avoir, jadis, dans sa jeunesse (avant de devenir vieux et d’avoir dix-neuf, vous voyez), entrainé bien des cours de récréation dans d’épiques cap-ou-pas-cap dont les conséquences souvent désastreuses lui avaient valu des visites régulières (et ennuyées) dans le bureau de différents proviseurs, puis de différents psychologues scolaires.

Il ne connaissait pas sa chance, ce soir-là, Abban, d’être tombé sur un industriel dépressif en proie à un trouble dissociatif de la personnalité et à une mélancolie romantique, espèce certes rare mais particulièrement propice à la témérité routière. Cela dit, si l’adolescent avait pris plus le temps, entre deux virages que leur vitesse de croisière rapprochait considérablement l’un de l’autre, d’observer le profil distingué de son acolyte de la voiture d’à côté, il lui eût trouvé quelque chose de familier, puisque c’était lui, précisément que, quelque temps plutôt, les jumeaux avaient soulagé d’une encombrante caisse d’armes à feu, rapidement revendue à un client du Cartel, pour le plus grand profit de leur commune réputation.

Mais l’heure n’était pas aux exercices en physionomie. Très vite portées vers les sommets de la colline, les deux voitures, après un ultime virage, débouchèrent sur une ligne droite qui s’enfonçait dans un petit bois et à l’orée de ce bois, deux voitures de police en travers de la route tenaient lieux de barrage dissuasif. L’effort était un peu dérisoire, sans aucun doute, mais l’urgence de la situation n’avait guère permis aux patrouilleurs de la zone de déployer herse et projecteurs.

Tous ce qu’ils purent faire fut donc de reculer prestement en voyant les deux voitures foncer sur eux sans songer à s’arrêter — il n’y avait de toute façon ni la place, ni le temps. Adriel et Abban s’enfoncèrent de concert dans la forêt, suivis cette fois-ci de très près par deux voitures de police, toutes sirènes hurlantes.
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Message posté : Sam 19 Oct 2013 - 16:58 Message
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De tous les champignons,

celui d'une voiture est encore le plus mortel.


Il s’était laissé grisé. Par l’adrénaline crispant sa mâchoire et tendant ses muscles, par le ronflement puissant d’un moteur qui en avait encore sous le capots comme les aléas d’une existence qui commençait foncièrement à lui casser les couilles. Du coup, le voilà entré dans le jeu de son rival d’un soir, rentré bien plus loin qu’il ne se l’était jamais autorisé. Et voilà qu’à son corps défendant, il l’aidait à s’enfuir en toute illégalité, au mépris de la loi comme des sirènes de Police sonnant désormais à ses tympans. Adriel jeta un coup d’œil dans son rétro pour voir une foule de voitures du S.C.P.D à leur trousse. Il enragea, grinçant des dents et insultant l’autre conducteur. S’il y avait bien une chose que pouvait détester le jeune homme, c’est qu’on décide de ses choix à sa place. Qu’on lui impose de faire des choses qu’il n’aurait jamais fait en temps normal. Et prendre part à une course poursuite criminelle était une chose qu’il n’aurait JAMAIS fait de lui-même.

Aussi, la Murcielago à la sombre carrosserie baissa significativement dans les tours, laissant sa vitesse décroitre et ce suffisant rival d’un soir prendre le large. Il s’attendait à se voir signifier un arrêt sur le bas-côté, mais il n’en fut rien. Apparemment, il avait joué au jeu de la vitesse avec un gros poisson tant les différents véhicules de Police l’ignorèrent. Quand bien même, il avait de quoi régler presque immédiatement tout type de caution… Ainsi qu’une armée d’avocats au bout du fil pour le sortir de quelques situations peu reluisantes. Adriel avait pour habitude de dire que l’argent était le meilleur superpouvoir dont il pouvait disposer. Il n’avait pas foncièrement tort. La course poursuite continua au-devant de son bolide désormais au pas. Le propriétaire de Veidt Enterprises estimait qu’on s’était bien assez servi de lui pour ce soir. Néanmoins, sa voix vint à alpaguer une informatique entité :

" V.I.S.I.O.N… Connecte toi à tous les serveurs routiers et établi moi un itinéraire privilégié. " La Lamborghini rugit à nouveau, ses pneus crissant sur le bitume alors que son conducteur opérait un drastique changement de direction. Plutôt que de jouer la course au grand jour, autant rester dans l’ombre. " Va me chercher le contrôle municipal des feux et change les pour me donner du vert ! " En point de mire, un luciole route barrait la chaussée que le véhicule de spot avalait à grand renfort de chevaux moteurs comme de ronflements puissants. Bien vite, l’ordre de priorité sur l’intersection fut modifié et le bolide Italien surgit au-devant d’une file de véhicules à l’arrêt, interloqués. Programmé par le fine fleur des informaticiens, dont une June rencontrée sur quelques conventions Hi-Tech du temps de ses études, l’intelligence artificielle offrait au jeune homme bon nombre d’avantages qu’il userait à son avantage pour ce soir. Et dans une froide déclamation, il rugit : " Connectes toi aux radios de Police pour suivre son avancée et prendre en compte les barrages routiers ! Ensuite, tu feras ton nécessaire pour les désorienter et le laisser seul à proximité d’Eagle Park Avenue. " Une voix féminine vint à lui rétorquer : " Monsieur, je doute que la manœuvre ne soit… " Il la coupa net. " Pour ce que j’ai respecté la légalité ce soir, ça changera pas grand-chose ! Alors épargne-moi ta leçon de morale et fait ce que je te dis, V.I.S.I.O.N ! "

Signifiant à son concepteur qu’elle était à ses ordres, le Very Intelligent Supercomputer Instructed for Operations Non-expected n’était pas vraiment dans le faux au sujet de son créteur. En temps normal, qu’est-ce qu’un milliardaire un peu paumé et cherchant à tout pris à rester dans la légalité pouvait bien avoir à foutre de répondre à la provocation d’une quelconque petite frappe dans une voiture de sport si ça le mettait en porte à faux avec la loi ? Heureusement qu’Adriel était un peu con à ses heures. Et probablement assez sanguin pour ne jamais oublier un affront. Encore que là… Bref, le voilà lancé dans une course parallèle, espérant que son stratagème permettait au malandrin de progressivement déposer ses poursuivants pour qu’ils se retrouvent tous deux en terrain dégagé. Au pire, il y laisserait un belle caisse sur un poteau ou un arbre quelconque…

" Je ne suis pas attaché à cette caisse… Je ne suis pas attaché à cette caisse… Je ne suis pas attaché à cette caisse… " Ce matraqua t’il tout au long de sa vole conduit. V.I.S.I.O.N déclamait un parcours risqué où virages en épingle et lignes droites alternaient des lacets entre de luxueux pavillons. Il avait un vague souvenir du coin, se remémorant une quelconque danseuse qu’il avait sauté il y a quelque temps. A moins que ça ne soit une chanteuse ? En bref, il s’en foutait un peu…  " Plus vite ! " Gueula t’il à plein poumon dès lors que son intelligence artificielle lui signalait quelques ralentissements à venir. Réactif, l’ordinateur savamment programmé lui proposait des itinéraires alternatifs qu’il emprunta à toute blinde. Il avait envie d’un clope, mais ça ne serait pas pour tout de suite. Vint l’instant où il surgit à la perpendiculaire d’une avenue bien éclairée. Le genre de scène qu’on aurait pu trouver dans quelques Fast and Furious ou assimilé. Un crissement de pneus plus tard, il se trouvait à la parallèle d’une caisse libre comme l’air qu’il identifia comme étant celle qui l’avait bafouer. Mais ses velléités comme sa volonté d’en découdre semblait évaporée quand il se tourna vers le conducteur, oreille de V.I.S.I.O.N illuminant son lobe et main mimant l’action de picoler alors que ses lèvres s’animaient pour déclamer un puissant : " Tu veux boire un coup ? ! ? " que l’autre conducteur n’entendrait jamais. Devait bien y avoir quelques bars par ici…


[Si c’est trop gros-bill ou pas réaliste, hésites pas à le signaler ! Seul moyen que j’ai trouvé de poursuivre en respectant mon personnage.]
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Le Poing de la Justice

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Message posté : Dim 20 Oct 2013 - 13:41 Message
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Il avait distancé l’inconscient qui s’était joint à une course-poursuite policière. Une bonne chose. Cela lui arrivait de temps à autre : certains enfiévrés routiers du soir se méprenaient sur les raisons de sa hâte et, croyant avoir affaire à un autre sportif plein d’ennui comme eux, se joignaient à ses virées avant de se retrouver aux prises avec la police. Cela ne changeait pas grand-chose, pour Abban, qui ne se souciait guère de ce qui pouvait arriver aux innocents pris dans le feu croisé de ses activités criminelles, mais il préférait éviter d’attirer trop l’attention.

Cela dit, il ne prenait pas ses rêves pour des réalités. Les voitures de police furent bientôt loin derrière et les feux de la ville se comportèrent bien étrangement. Abban connaissait assez Star City, désormais, et surtout ses routes, ses rues, ses tours et détours, le rythme particulier de sa signalisation, qui était, pour un conducteur comme lui, comme la secrète respiration d’une cité, pour sentir quand on lui forçait un peu la main ou, en l’occurrence, le volant.

Tout cela exigeait de la circonspection. Le salaire du soir n’était pas assez important pour qu’il prît des risques inutiles. Et cependant, tant qu’il n’avait que de légers soupçons sur l’étrangeté de son parcours, il ne comptait pas abandonner l’affaire. Il eût été facile de couper à travers les feux rouges — au point où il en était — pour rejoindre calmement son lieu de livraison. Mais soit on le poursuivait lui, soit on poursuivait la pierre qu’il avait volée. Dans un cas comme dans l’autre, il voulait en savoir un peu plus sur les raisons d’un si soudain intérêt.

Surtout, influer sur la signalétique routière, si ce n’était pas follement utile, dans une poursuite, pour un conducteur aussi inhumainement talentueux qu’il l’était, ne manquerait pas d’avoir des applications pratiques dans d’autres domaines. L’idée de coincer un convoyage de fond à un carrefour devait être séduisante pour bien des gens du Cartel et cette technologie-là séduisait beaucoup plus Abban que les effets parfaitement incompréhensibles d’une pierre à propos de laquelle il ne savait presque rien.

Avec une docilité tout à fait consciente de s’exposer à un piège, l’Irlandais suivit les indications des feux comme autant de flèches sur un parcours de plus en plus suspect. Il fut un peu surpris néanmoins de se retrouver bientôt à côté d’une voiture si peu commune qu’il n’eut aucun mal à la reconnaître. Beaucoup trop méfiant pour croire aux coïncidences, Abban commença à s’interroger sur les motivations du conducteur qui lui faisait désormais des signes incompréhensibles en agitant les lèvres.

— Non mais j’ai une gueule de sourd-muet à lire sur les lèvres, moi ? ‘Plus, dans c’pas, pour c’qu’ils articulent…

Cette belle démonstration de mauvaise foi irlandaise fut hélas perdue dans l’habitacle désert de son propre véhicule. Toujours était-il que cet homme, avec sa voiture, le suivait de très près et qu’il devait avoir d’autres atouts qu’une belle mécanique, pour avoir modifié si profondément le rythme ordinaire des feux. Abban savait que la gestion de la signalisation routière était affreusement complexe et qu’une intelligence humaine ne réussirait pas à mettre en œuvre seule ce tour de passe-passe. Alors ? Génie amateur de belles voitures ou ordinateur de bord particulièrement développé — deux hypothèses à creuser.

La voiture de l’Irlandais ralentit progressivement avant de s’arrêter pour de bon dans un dérapage tout à fait contrôlé. La portière s’ouvrit et Abban ne tarda pas à en sortir, mains dans les poches du blouson, faisant machinalement joueur la pierre entre ses doigts. Il avait l’air échappé tout droit d’un magazine de mode ou d’un cours de lycée et c’était à se demander comment il avait acquis si jeune tant d’expérience de conduite pour être capable de déjouer la vigilance de plusieurs voitures de police. D’autant plus qu’il ne paraissait pas tellement chamboulé par son aventure.

Adossé à sa voiture d’emprunt, Abban attendit que son concurrent d’un soir s’arrêtât à son tour, les bras croisés. Il savait pertinemment que désorientée un temps, la police ne tarderait pas à reprendre du poil de la bête. Il attendait d’un moment à l’autre l’hélicoptère de surveillance du trafic ou quelque chose dans ce goût-là. Mais cela ne le préoccupait guère.

Une fois l’autre voiture arrêtée, Abban quitta son poste pour contourner le capot, tapoter à la vitre du conducteur puis se pencher pour parler à Adriel.

— J’espère qu’elle est pas à vous, c’te caisse, parc’qu’y ont sans doute r’lever la plaque. Sont cons, les flics, mais quand même.

Lui, sa plaque, il s’en fichait bien : ce n’était pas la sienne. Mais les chances que son mystérieux poursuivant eût volé aussi le véhicule qu’il conduisait étaient assez minimes.

— Sauf si vou’z’avez une passion pour les nuits en cellule, ‘faudrait voir à prendre des m’sures. J’peux ptêt vous aider.

Le côté bon samaritain d’un type qui venait d’échapper à quelques voitures de police avait de quoi laisser dubitatif. Mais Abban fit un geste de tête vers la place passager.

— J’peux monter ?

Et laisser sa propre voiture au beau milieu de la route. Tout à fait.
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Message posté : Lun 28 Oct 2013 - 23:16 Message
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A croire que le conducteur averse n’avait aucune notion du langage international de la picole. Bon, au moins, Adriel n’était pas tombé sur un poivrot du coin grisé par quelques verres qui se serait fait une petit frayeur et un gros plaisir en braquant une grosse caisse de sport. Néanmoins, son arrivée subite semblait avoir eu le don de rafraichir le chauffard qui ralentit progressivement. Le propriétaire de Veidt Enterprise trouva presque la chose beaucoup trop facile mais se contenta d’un maigre juron dans sa barbe. Avant que le pilote ne se fende d’un magnifique dérapage qui laissa pas mal de gomme sur le bitume et stoppa la voiture avec une élégance rare. Chapeau. Ce mec était bon et savait y faire avec les grosses cylindrées. Rien à redire là-dessus, il était tombé sur un chauffeur d’exception.

Aussi, il ne manqua pas d’écarquiller franchement les yeux quand il vit la silhouette droite comme un I au beau milieu de la route. Cette fois ci, il jura bien fort. Et d’une façon fort vulgaire. C’est qu’il était face à un… Gosse ? En tout cas, il faisait super jeune ! Il lui aurait donné un peu plus de vingt ans mais se remémora vite qu’il était des plus mauvais quand il s’agissait de quantifier les années d’existence sur cette terre. Enfin, il tournait autour de la vingtaine… Et ses propres compétences en matière de conduite s’en trouvaient franchement rabaissée. Il s’était senti humilié d’un coup mais relativisa la chose. C’est vrai, ce pauvre gosse avait dû baigner dans le milieu des courses très jeunes, tirant des caisses à la sauvette ou avec un cintre et les ramenant dans quelques garages pour les y maquiller, les revendre, ou bien les désosser. Il ne voyait que cette explication et elle lui faisait mal au crâne. Adriel commençait à avoir salement envie d’une bière quand le môme toqua à sa vitre. Il la baissa dans un réflexe et regarda le chauffeur avec une certaine… Nonchalance ? De près, il faisait vraiment jeune… Il ne perçu le discours qu’à rebours et dû donc se fendre d’un :

" Hein ? Ah… Ouais ! " pour première réponse. Les traits juvéniles du conducteur l’avaient un peu perturbé, au point d’en oublier un temps la question comme le propos premier mais il ne manqua pas de rebondir : " Oh… T’en fais pas pour ça ! " Avoir une armée d’avocat gagnant dans les mille dollars de l’heure avait le don de rendre la famille Veidt relativement tranquille d’un point de vue judiciaire. Et puis, c’est pas comme s’il avait pas les moyens de régler sa caution rubis sur ongle… " On te coffre pas quand tu joues au golf avec le Procureur ! Enfin, en théorie… " Il haussa les sourcils, remarquant qu’il n’en avait encore jamais fait l’expérience. Soufflant, il se contenta d’un haussement d’épaule pour poursuivre : " Bah… Au pire, je m’en sortirai pas trop mal. Mais sympa de vouloir aider, j’apprécie. " Le régulier vrombissement du moteur berçait la suréaliste conversation. Les deux participants ne semblaient pas avoir le moindre remord quant à leur attitude et cette dernière semblait petre la plus commune du monde. Conscient que les flics, aussi mauvais et handicapés par V.I.S.I.O.N soient ils ne manqueraient pas de rappliquer, il repondit du tac au tac à la question du jeune homme : " Ouais… Vas-y, installe toi ! " Il n’eut pas à faire preuve de patience bien longtemps, son passager s’installant à la place du mort et il fut bien vite reçu par les braillement de Lemmy dans la radio. Les intro de Motorhead sont toujours assourdissante. Diminuant le volume, Adriel se fendit d’un éploré " Tu m’excuseras par contre, mais je suis pas aussi bon pilote que toi ! "

Immédiat écho à son propos, le bolide Italien monta dans les tours et lui colla les reins dans le siège baquet en cuir. Putain que ces accélération pouvaient être bonnes ! D’autant que cette petite merveille européenne marquée d’un taureau furieux montait rapidement dans les tours, si bien que l’éclairage public s’apparenta bien vite à une farandole de lucioles. La grande avenue offrait le luxe de ne pas présenter grand nombre de feux et avec chance – ou pas – tous se trouvaient être au vert à leur passage. Reniflant bruyamment, Adriel s’astiqua le nez d’un revers de main, comme l’aurait fait un consommateur assidu de cocaïne. Les habitudes des drogués divers, ça le connaissait plus ou moins… Il claqua sa langue sur le palet, jurant alors qu’au loin un feu fut rouge. L’occasion de déserter l’artère principale. Un virage en épingle plus tard, et l’improbable duo réduisait son allure pour glisser dans les rues de ce quartier assez chic. L’occasion pour Adriel de poursuivre son propos :

" Plutôt fortiche avec une caisse même… T’aurais rendu jaloux mon frère ! T’es pilote dans le civil ? " Il gardait les yeux rivés sur la route, n’hasardant que quelques œillades en direction de son passager. Délaissant le levier de vitesse, il se mit à fouiller dans une des poches de son costume hors de prix blanc strié verticalement de fines rayures noires… " Et donc t’étais prêt à m’aider… Franchement sympa ! Ca m’arrange pas des masses parce que j’dois me rendre à une soirée. Si ça te branche… " Il y en aurait pour un peu de route encore, le temps d’une conversation probablement… Typiquement le genre de petite fête où Adriel allait pour oublier sa sentimentale sollitude dans un va et viens de taulard avec quelques mannequins ou jeunes filles de la haute un peu trop catins pour rester sages. Il sortit enfin son paquet de clope et le tendit à son passager. " Tu fumes ? " Il le laissa piocher ou pas, reportant le paquet devant lui pour se foutre une barre de tabac au bec. " Mauvaises habitudes de l’armée… " Grommela t’il en se l’allumant, tendant ensuite le briquet si jamais son comparse s’était aussi servi. En fait, il avait jamais fumé, mais Randall oui… Il avait hérité de la désagréable manie dans ses instants de doute comme de pression. Pas gênant en soi, ça avait le mérite de lui imposer un peu plus de sport. " Putain ! " Tonna t’il en se balançant un coup de paume sur le front. Il en avait oublié l’essentiel et se tourna donc vers le jeune homme en lui adresse sa main libre : " Adriel Veidt. Mais pas de cérémonie… " C’était plus que chiant de voir tout le monde lui faire des ronds de jambe… En tout cas, la situation n’avait pas l’air de l’alarmer.
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"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 29 Oct 2013 - 10:28 Message
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En voilà un homme qui était sûr de son argent et de ses relations. Abban ne fit aucun commentaire et partit s’installer sur le siège passager. C’était une chose que de faire sauter ses excès de vitesse, mais Adriel abritait désormais un fugitif activement recherché par la police de Star City — beaucoup plus recherché par la police de Star City, d’ailleurs, que cette même police ne s’en doutait — et la liste des crimes que le riche entrepreneur était en train de commettre venait de brusquement s’allonger, alors qu’Abban bouclait sagement sa ceinture de sécurité.

Lui, en tout cas, ça l’arrangeait bien : changer de voiture, brouiller les pistes, devenir de chauffeur passager, tout cela achèverait de semer la police. La livraison en serait retardée, mais ses clients ne l’employaient jamais que pour voler des objets extrêmement précieux et ils étaient souvent disposés à attendre encore un peu pour être certains de les obtenir. Adriel servait à Abban une diversion sur un plateau d’argent et l’Irlandais ne comptait pas faire la fine bouche. Se calant contre son fauteuil, il jeta un regard à l’homme qui l’avait accueilli avant d’observer la ville défiler autour d’eux.

Abban secoua la tête.

— Non, j’suis caissier au supermarché.

Ce n’était pas exactement la vérité, mais ce n’en était pas trop éloigné. La manière dont un caissier en était venu à sillonner la ville avec une maîtrise automobile digne des meilleurs pilotes, plusieurs voitures de police aux trousses, demeurait bien mystérieuse. Plus mystérieuse encore depuis qu’Abban donnait le tableau d’un calme professionnel, beaucoup plus que de l’excitation incontrôlée d’un gamin hyperactif qui aurait volé une voiture de sport pour s’amuser un peu.

Nonchalamment, l’Irlandais commenta :

— J’suis jamais contre une soirée, tant qu’y a des jolies filles.

Étape 1 : protéger son emploi civil. Étape 2 : tenir les éventuelles futures recherches d’Adriel loin de ses vrais lieux de plaisir et le moyen le plus sûr était encore de se faire passer pour hétéro. Dans le domaine, Abban avait une certaine expérience. Après tout, il avait commencé comme personnage dans les arnaques de son père et il avait l’habitude de choisir un rôle dans son vaste répertoire pour s’adapter aux besoins de telle ou telle situation.

Après avoir refusé une cigarette, Abban manqua de s’étouffer tout de même avec sa propre salive, en entendant le nom de son chauffeur. Heureusement, Adriel était assez célèbre pour que sa surprise passât pour une réaction tout à fait normale. Il prit soin d’ailleurs d’en rajouter une couche :

— Sérieux ? Et t’as rien d’mieux à foutre que d’faire la course au milieu d’la nuit ? J’sais pas, des trucs chiants comme des conseils d’administration ? Ou vendre des actions ? C’genre de choses.

Il n’en revenait pas que le hasard l’eût mis sur le chemin de celui auquel il venait à peine de dérober une pleine caisse d’armes. Si Adriel venait à découvrir sa véritable identité, il y avait une bonne chance qu’il l’envoyât illico en prison (ou essayât, tout du moins). Ou alors il le tuerait de ses propres mains (ou essayerait, tout du moins). Abban trouvait cette coïncidence tout à fait divertissante, probablement parce qu’il lui manquait une case. Il enchaîna avec sa propre présentation.

— Jake. Bowstel.

Des alias, il en avait tout le tour de ses portefeuilles. Celui-là ou un autre ferait aussi bien l’affaire : aucun n’était encore très connu à Star City. Abban jeta machinalement un coup d’œil dans le rétroviseur, de son côté, pour s’assurer qu’aucune voiture de police ne les suivait plus. Le temps de retrouver le véhicule qu’il venait d’abandonner et qui était sans doute la principale raison de la course-poursuite, les policiers en seraient réduits à examiner les caméras de circulation pour déterminer leur parcours — des caméras, mais Abban ne s’en doutait pas, que V.I.S.I.O.N avait peut-être déjà désactivées.

Ils étaient tranquilles sans doute pour un bon moment et la livraison, elle, serait reportée au lendemain. Autant en apprendre un peu plus sur son compagnon de voyage, puisqu’il n’avait rien de mieux à faire.

— Bon, alors. Là, vous allez à une soirée, et vous m’voyez passer un peu vite, du coup vous vous décidez à m’prendre en chasse. V’z’êtes toujours aussi impulsif, ou bien ?

Abban esquissa un sourire avant de préciser :

— C’pas une critique, hein, mais les bourges comme vous, j’les voyais plutôt du genre prudent à mettre leur clignotant à chaque intersection, v’voyez.

Ce n’était de toute évidence pas le style d’Adriel et Abban supposait bien que la réalité était un peu plus compliquée que cela, mais nul meilleur moyen de forcer à la confession que de grossir un peu le trait. De toute évidence, Adriel n’avait aucune envie d’être un gentil administrateur conduisant une gentille berline ou, pire, se la faisant conduire. Abban était curieux de savoir jusqu’à quel point son hôte se démarquait du canon des vieux chefs d’entreprise à la respectabilité toute américaine.
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Message posté : Mar 29 Oct 2013 - 14:43 Message
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• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

De tous les champignons,

celui d'une voiture est encore le plus mortel.


A mesure que le bolide reprenait une allure plus ou moins normale, il devint plus aisé de distinguer les formes comme des façades des différents bâtiments devant lesquels l’improbable duo défilait. A n’en pas douter, l’on se trouvait dans un quartier des plus aisé… La perspective d’une soirée dans le coin ne réjouissait pas plus que ça le milliardaire mais bon… Fallait bien décompresser de temps à autres ! Il accueillit avec neutralité les différentes informations que lui laissa filtrer le jeune homme. A dire vrai, Adriel ne pensait même pas à quelques opérations de filatures ou quoi que ce soit d’autres… Il agissait avec son instinct badin, ses pulsions nés d’un ensemble de mauvaises journées et qui l’avaient fait suivre un bolide un peu trop pressé. Pas de quoi fouetter un chat en somme…

" Jake… Enchanté ! " Il se fendit d’un sourire avant de chercher à répondre à l’ensemble des questions, comme des affirmations, du pilote chevronné. Tirant un coup sur sa clope, ouvrant la vitre pour pas suffoquer le type qui n’avait pas l’air d’apprécier le tabac –un minimum de savoir-vivre est toujours apprécié- Adriel finit par énoncer : " Des réunions chiantes j’en ai eu assez ! J’en sors même d’une si tu veux tout savoir… Même rengaine : la boite se porte bien, nos clients sont contents mais on pourrait faire plus d’argent. Du coup, on me refout un plan social sur le tapis histoire de faire des économies… " Il haussa les épaules… Et repartit : " Qu’ils aillent se faire foutre… " Calant sa clope entre deux doigts et tenant le volant d’une main, il se tourna un instant vers son jeune passager. " Et la gestion d’actions c’est d’un chiant… J’comprends rien à la bourse en plus. Je laisse le vieux s’occuper de ça… De nous deux, c’est pépé qu’à la Midas Touch. Lui il engrange et moi je flambe ! Complémentaire, pas vrai ? " Il descellera un brin pour prendre un virage serré. Il jouait un peu les pucelles effarouchées au volant, les compétences de son hôte l’ayant un peu douché dans ses ardeurs. Il n’aurait pas été étonné d’être moqué par ce dernier. Mais pour l’heure, il semblait bien curieux de connaitre ses motivations, ce qu’Adriel consentit à dévoiler sans sourciller : " Ouais… Toujours ou presque ! " Répondit-il à propos de son caractère impulsif. Un trait de famille commun aux trois frangins de leur vivant. Fallait beaucoup jouer de son instinct sur un terrain de Football, du coup ça avait un peu dû déteindre sur leur existence. Un truc du genre… " Pour tout te dire, j’allais pas vraiment à cette soirée… Enfin… C’est toujours sympa d’aller courtiser du mannequin, mais là s’était pas vraiment ma priorité. Ah ! Et tu peux m’tutoyer. "

Ca lui faisait toujours bizarre qu’on le vouvoie. Ou même qu’on l’appelle « Monsieur ». Ca lui donnait l’impression d’être beaucoup plus vieux et pour être honnête, il se trouvait encore assez jeune dans sa tête comme dans son corps. Bon, probablement moins que son temporaire passager, mais quand même ! Après cette fille introduite dans son bureau qui le traitait comme un grabataire, ça serait un brin chiant de voir le schéma se reproduire à quelques jours d’intervalle. Refoutant sa clope au bec et accélérant un peu plus dans la ligne droite, le propriétaire de Veidt Enterprises continua sur sa lancée :

" J’sais pas si tu connais, mais t’as parfois de vilaines journées… " En l’occurrence, s’était une accumulation de sales journées qui l’avaient confrontés à pas mal de fantômes du passé et mis face à face avec bon nombre de cas de conscience… Le genre de truc qui peut très bien vous faire changer vos habitudes, histoire de lâcher prise et de se sentir à nouveau vivant. Ce genre de chose. " Et là, s’était franchement le cas ! Du coup, besoin de se lâcher… Une bonne dose d’adrénaline m’a toujours fait du bien, mais j’ai plus trop l’occasion d’aller en chercher sur le terrain. Alors tu prends un bolide, tu dis à ton chauffeur que tu te passeras de ses services pour ce soir et tu vas bouffer de l’asphalte. " Il passa un vitesse, pour se défaire d’un feu orange dans un féroce rugissement de moteur. Calmant la bête, il reprit le fil de ses paroles : " J’suppose que ce sont des choses qui arrivent ! " Il tira sur son maigre barreau de tabac avant d’énoncer : " Et là, ta queue d’poisson m’a mis en rogne du coup je me suis dit : « C’est parti pour un petit rodéo ! ». Je t’en veux pas, hein ! S’était plutôt sympa ! J’veux dire, jusqu’à ce qu’on ait tout le S.C.P.D au cul… " Il se mit à rire franchement, l’expérience ayant eu l’air de l’amuser au plus haut point. Il aurait peut-être des ennuis le lendemain et se ferait corriger par le vieux mais bon… Ca lui aurait permi de lâcher prise un moment.  " Par contre t’es dur ! J’ai franchement l’air d’un bourge coincé ? " Tonna t’il en se tournant vers son passager, se détaillant d’un mouvement de main allant de bas en haut puis de haut en bas. Pompes hors de prix, costard immaculé strié de fines rayures noires verticales, montre de luxe, pochette sombre, barbe hirsute et longes cheveux blond. Le spectacle restait à décrire pour le jeune homme. Se renfonçant dans son siège baquet, se fut dès lors au tours d’Adriel de questionner : " Et toi ? Qu’est ce que tu foutais là… ? " Il vint chercher sa clope du bout des doigts après une dernier latte, concluant finalement : " Me semble que ta caisse était celle d’un des vieux potes de golf de mon Grand-Père. "
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Message posté : Mar 29 Oct 2013 - 19:50 Message
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Son chauffeur était du genre prolixe. Pour tout dire, Abban ne s’était guère renseigné sur Adriel avant de le soulager d’une caisse de ses précieuses armes. L’Irlandais avait une passion assez limitée pour les potins mondains, sauf quand ils concernaient l’une ou l’autre de ses admirations ou de ses antipathies, comme Charlie Lane d’un côté ou Ilyann Queen de l’autre, et même dans ces cas-là, il ne parcourait la presse que d’un œil distrait, quand l’une de ses collègues, au cinéma, laissait traîner un magazine dans la salle de repos. Alors la personnalité d’Adriel, il se l’était spontanément représenté comme une espèce de paradigme social plutôt que comme un véritable être humain, avec ses paradoxes et ses complexités.

L’Irlandais modifiait peu à peu son jugement, sans pour autant se montrer excessivement favorable envers Adriel. Rebelle ou non, Adriel restait l’un de ces types qui dominaient le monde du haut de leurs millions ou de leurs milliards et pour Abban, il était de facto, un ennemi. L’Irlandais n’avait pas forcément de brutales envies de ficher la tête de tous les patrons sur des piques en chantant la Carmagnole, mais tout de même, la sympathie qu’il pouvait éprouver pour quelqu’un qui vivait aussi loin de son monde et, à ses yeux, de la rude réalité de l’existence, cette sympathie-là était très limitée.

Lorsque Adriel l’interrogea sur son look, Abban le détailla à nouveau de la tête aux pieds, avant de confirmer :

— Un peu. Disons que j’serais toi, j’viendrais pas m’promener sapé comme ça dans mon quartier, ou alors, y risque de t’arriver des bricoles.

Cela, Abban avait lui-même beaucoup trop de la fashion victim pour ne pas attirer l’attention de l’empire du survêtement dans lequel il évoluait quotidiennement, mais lui, il était du même milieu et savait jouer avec les codes. De la montre aux chaussures, tout trahissait chez Abban la grande bourgeoisie, catégorie jeune flambeur, comme il venait de le souligner lui-même, plutôt que vieux coincé — mais n’importe : c’était toujours la grande bourgeoisie.

— Après, j’suppose que t’y peux rien. J’vais pas m’mettre à citer Shakespeare, t’vas pas perdre ton accent d’la haute. Même si tu fais des efforts.

C’était dit sans agressivité, parce qu’Abban était encore en mission et qu’il ne tenait pas à se mettre Adriel à dos. Mais il lui eût paru inutile et artificiel de jouer la parfaite complicité, sous prétexte qu’ils venaient de faire la course en voiture : leurs différences étaient beaucoup trop évidentes pour qu’il cherchât à les effacer. Tout l’art de la comédie consistait à mentir le moins possible et la vérité était encore le meilleur ornement de la fiction.

— Qu’est-ce tu veux, j’ai pas un caractère facile et j’juge les gens. J’essaye d’me soigner et tout, mais faut croire que ça rentre pas.

La voiture s’était engagée dans les quartiers aisés et Abban s’attendait à voir surgir d’un moment à l’autre la villa probablement immense où se tenait la fameuse fête. Il était familier de ce genre de réceptions un peu débridées où la jeunesse dorée d’une ville se laissait aller, enfin loin des caméras et des objectifs, dans son petit paradis doré. C’était là que l’on montait les arnaques les plus réussies et il y était, à sa manière, comme un poisson dans l’eau. Enfin, un requin, plutôt.

En observant les maisons de plus en plus opulentes se succéder, il répondit avec un sourire en coin, mais d’un air distrait :

— J’m’ennuyais. J’m’ennuie souvent, en fait. C’pas tellement une question d’mauvaises journées. Juste, passer des paquets de céréales devant la machine à codes barres toute la journée, ça donne des fourmis dans les jambes, t’vois. Du coup, j’me promène, un peu, la nuit.

Il jeta un regard à Adriel.

— Mais les flics aiment pas trop ça, apparemment.

Il n’allait pas mettre cela sur le compte d’une erreur de jeunesse : il fallait une solide expérience pour contourner les systèmes de sécurité d’une voiture comme celle qu’il avait empruntée et une expérience plus solide encore pour échapper à la poursuite de la police de Star City. Il avait besoin d’en faire une habitude et le comportement autodestructeur d’un frustré qui cherchait à s’échapper de son morne quotidien se mariait bien avec la témérité d’un gamin qui acceptait de se faire véhiculer à une fête où il n’était pas invité par un parfait inconnu.

La voiture ne tarda d’ailleurs pas à s’engager dans une allée et la musique montait déjà, couvrant le bruit du moteur et de la radio. Quelques secondes plus tard, descendus de leur bolide un temps commun, Adriel et Abban regardaient une villa gigantesque, entièrement éclairée, dont sortaient et où rentraient continuellement des flots de personnes, entre vingt et quarante ans, parées de leurs habits de lumière. Abban esquissa un léger sourire.

— La musique est pourrie, mais j’parie qu’la bouffe est sympa.

Sans hésiter, il s’engagea vers le perron monumental, non sans avoir remarqué du coin de l’œil une ou deux voitures qui pourraient l’aider à s’éclipser, si par un malencontreux hasard, il ne trouvait pas une jeune femme assez crédule pour le ramener dans un hôtel du centre ville et le voir lui fausser compagnie avant de passer aux choses sérieuses. À peine à l’intérieur, Abban constata que la célébrité qu’était son chauffeur, dans ce milieu, attirait sans difficulté les regards et une flopée de jeunes hommes ambitieux et de jeunes femmes non moins décidées afflua vers eux.
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Message posté : Mer 30 Oct 2013 - 1:00 Message
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De tous les champignons,

celui d'une voiture est encore le plus mortel.


De prime abord, il trouvait son passager avenant et sympathique mais avait la fâcheuse tendance à ne pas se fier aux premières impressions. Surtout que le type avait un certain art pour éluder les questions, mais au pire s’était pas le plus important. Il ne transpirait pas la franchise, mais s’était surement parce qu’Adriel avait eu son lot d’emmerdes avec des malandrins en tout genre ces derniers temps. C’est pas comme s’il cherchait à en approcher une tripottée pour rassembler de quoi faire avancer son projet Jaeger en même temps… Il se promit de s’en retourner rapidement vers son atelier, une fois sa soirée festive terminée, pour se pencher plus personnellement sur la chose. Combien de ses doubles bossaient actuellement sur les plans comme sur les modèles ? Une vingtaine ? Une trentaine ? Ou bien plus encore ? Il en avait perdu le compte autant qu’il en avait perdu le sommeil… Mais son sommeil du soir, il comptait plus le perdre dans les bras d’une fille facile qu’autre chose.

" Putain… Doit faire bon vivre dans ton quartier ! " Il n’avait pas la prétention de connaitre les notions de fracture sociale ou quoi que ce soit, mais il avait quand même un peu conscience que la vie n’était pas toute rose pour certains dans la grande Métropole de Star City. On pouvait pas tous naitre avec une cuillère d’argent dans la bouche après tout. Il n’avait pas pour habitude de lire les poètes, plus encore les anglais, mais la remarque Shakespearienne lui étira un sourire qui se fit l’écho de son propos répondu tout de go : " Mouais… C’est pas faux ! " Porter des jugements, s’était pas vraiment son truc. Ca le faisait juste un peu chier qu’on le perçoive comme un bourgeois « de la haute » détaché des réalités alors qu’il avait vadrouillé de tout son saoul et eu son lot d’emmerdes par le passé. M’enfin, ça restait personnel tout ça… Et puis cette facheuse manie qu’avaient les pauvres de vouloir grimper à l’échelle sociale. Est-ce qu’il avait envie de la descendre lui ? " Bah… T’es comme ça et c’est une qualité en soi. Enfin, j’imagine que c’est plutôt bien pour tout ce qui est relationnel que de pouvoir coller des étiquettes sur la gueule de ceux que tu croises. Ca t’évite de continuer à cotoyer ceux qui te font chier… " Calant sa clope entre deux doigts et tenant le volant d’une main après une nouvelle taffe, Adriel enviait un peu la position. C’est qu’avoir à se coltiner les mêmes vieux croulant dans des parties de golf interminables pour soigner ses relations avait le don de le foutre en rogne. A dire vrai, il favorisait maintenant l’emploi d’un double pour ces tâches rimant avec du pur ennui. C’est qu’en soi, il trouvait ses capacités utiles, bien que dissimulées à tous… " Tu m’étonnes… Ca a pas l’air d’être l’activité la plus passionnante du monde. " Bien qu’il ne fut jamais vraiment confronté à ce genre de tâche, il en avait saisi tout l’aspect chiant durant son road trip comme ses années de fac où bon nombre de ses compères allaient de petits boulots en petits boulot pour financer leurs prêts étudiants. Sortir d’une famille blindée aux as et être le receveur star de l’équipe de foot aidait à ne pas manquer d’argent pour son cas. " Et moi qui me plains parfois de rester le cul derrière mon bureau ! " Il se fendit d’un rire franc qui fit presque chuter sa clope du bord de ses lèvres et ne manqua, surement pas, de lui donner un air de connard suffisant… A croire que s’était plus qu’un rôle mais une seconde nature. Ou alors, il savait bien ménager ses effets… A voir ! La remarque sur les flic finit de lui étirer un grand sourire qui trouva son écho dans une maigre tirade : " Apparemment… A croire qu’ils savent pas s’amuser sans donuts. Et puis, on faisait plus ou moins rien de mal au final… "

Dans son cas tout du moins. A voir pour quoi on le poursuivait lui. En tout cas, il avait dû emmerder la mauvaise personne pour voir autant de voitures de police lui courir après. Adriel eut un maigre sourire en imaginant la tête des agents quand ils retrouveraient le véhicule vide. Bon, après ils se tourneraient surement vers la piste de son propre véhicule, mais ça il n’y pensait pas dans l’immédiat. Leur petit périple les amena bien vite à emprunter l’allée menant à leur destination. La musique soufflait fort et la fête battait déjà son plein. Fou comme ce genre d’évènement brassait du monde. Du jeune actif bardé de thunes à la jolie étudiante invitée pour sa plastique. Il y en aurait, probablement, pour tous les gouts ce soir ! Les deux jeunes hommes sortirent de la voiture de concert et Adriel sourit à la remarque de Jake.

" Si t’es là que pour la bouffe, tu risques d’être déçu… " Généralement, les traiteurs étaient plutôt à la hauteur, mais on peut pas dire que les gens se déplaçaient en masse pour ça. C’était plus l’occasion de profiter gratuitement d’alcool à flot pour s’enivrer et laisser filer son existence sur une musique décérébrée avant de finir çà et là en bonne compagnie… Quand tout allait bien. Quand tout allait mal, on se prenait la tête à cause de cachets d’extas et on en venait aux mains pour des offenses imaginaires. Un truc propre aux jeunes, faut croire. A peine arrivés, ils se trouvèrent rapidement cernés par une foule de vautours comme de flagorneur. S’ils jetaient des œillades curieuse à Jake, ils en avaient pour la plupart affaire à l’argent d’Adriel et ce dernier savait, depuis longtemps, distinguer les pies comme les vautours. Un jeune banquier quelconque vint lui parler de placement, après s’être fait quelques lignes de coke sur un coin comme en témoignait sa narine empoudrée, et le capitaine d’industrie le repoussa doucement : " Plus tard, plus tard… " Et ils se débarrassèrent d’une bonne partie de la meute, serrant des mains par ci par là, claquant la bise à quelques mannequins en se dirigeant vers un endroit où il pourrait trouver de quoi boire. Il questionna son jeune partenaire sur ce qu’il voulait boire et commanda pour deux. Dans l’attente, il laissa trainer son regard sur la foule féminine et étira un sourire en repérant quelques conquêtes potentielles. Verre en main, il finit par apostropher Jake.

" Au fait ! Des fois que tu trouves la musique trop chiante ou la bouffe trop mauvaise... " Il lui mit les clés de sa Murcielago en main, additionnant un tape sur l’épaule pour poursuivre : " Je suis, personnellement pas prêt de partir… " Il se mit à rire franchement, relançant des œillades clairement lubriques à une brune au corps sculptural qui ne semblait pas insensible à ses avances. Il pourrait bien être amoureux de ses yeux verts comme de sa peau mate pour ce soir… Tant qu’elle ne s’appelle pas Andrea. " Par contre, essaye de pas me la plier… Je la sors pour la première fois ce soir et vu le temps que j’ai mis pour la faire venir d’Italie… " La musique lui emplissait les oreilles et il n’avait aucune idée de s’il pouvait faire confiance à Jake ou pas. Mais bon, il s’en foutait un peu. Après tout, il n’était pas plus que ça attaché à cette bagnole. Ouais… Pas plus que ça.
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 30 Oct 2013 - 12:03 Message
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Ils étaient donc arrivés en enfer. C’était en tout cas à chaque fois l’impression que ce genre d’événements donnait à Abban. Lui qui n’aimait ni la drogue, ni l’alcool, ni les riches, était servi ce soir-là. En quelques secondes, on vint titiller toutes ses antipathies et il ne fut pas fâché se dépêtrer de la foule en s’engageant dans le sillage d’Adriel, qui avait au moins pour lui de ne pas se perdre comme un benêt dans ces vices. Ou alors, pas tout de suite. Abban commanda un coca — et pas seulement parce que, théoriquement, il n’avait pas le droit de boire de l’alcool.

Sa bouteille à la main, il avala une gorgée en parcourant la foule du regard, prenant soin de laisser de temps à autre ses yeux trainer le long de courbes féminines qui, en réalité, l’indifféraient totalement. La proximité qu’il entretenait avec Adriel et son charisme naturel commençaient peu à peu à attirer l’attention sur lui comme sur son richissime acolyte. Il fallait avouer que dans ce milieu, sa présence détonnait un peu — quelque chose dans ses gestes, dans l’inflexion de sa voix que l’on percevait au loin, qui détonnait dans l’ambiance générale, loin des banquiers, des courtiers en bourse et des diplômés de Harvard qui affluaient de partout.

Son attention fut détournée par Adriel et Abban écarquilla les yeux quand l’homme lui refila les clés de sa coûteuse voiture.

— Sérieux ?

Il fixait l’Américain comme s’il avait eu affaire à un inconscient. À vrai dire, la voiture d’Adriel ne craignait pas grand-chose : Abban ne gardait jamais longtemps le même véhicule et ses vols étaient véritablement des emprunts. L’immense majorité des propriétaires qu’il privait pour un soir de leur voiture la retrouvaient le lendemain, grâce à la police ou aux services de localisation de leur compagnie d’assurance. En donnant ses clés à Abban, Adriel avait toutes les chances de retrouver sa voiture sur un quelconque parking, aux alentours du lieu de livraison prévu, sans plus de dommage qu’un peu d’essence en moins.

Tout de même, c’était un peu surprenant.

— ‘Tain, j’espère qu’tu gères ta boîte avec plus de prudence, sinon tes actionnaires vont morfler.

Il avait dit cela avec un sourire, en empochant les clés, parce qu’on ne refuse pas un cadeau. La jolie brune qui fixait Adriel et qu’Adriel fixait depuis un moment, après avoir glissé un mot à une amie, s’approcha du milliardaire. Sa compagne, blonde, un peu plus jeune qu’elle, laissa son regard glisser un instant sur l’homme d’affaires avant de s’hypnotiser aux yeux bleus d’Abban. Qui lui adressa un léger sourire.

La brune, elle, avait déjà fait son choix depuis longtemps :

— Tu danses ?

Elle avait retiré le verre que tenait Adriel de ses mains pour le reposer sur le comptoir du bar improvisé, de toute évidence peu habituée qu’on lui refusât ce genre d’invitations. Alors que le couple s’éloignait, l’autre jeune femme prenait la place d’Adriel à côté d’Abban.

— Je m’appelle Lucie.
— Jake.
— Irlandais ?

Abban avala une nouvelle gorgée de coca et plongea le regard dans celui de la jeune femme.

— T’as l’sens des accents.
— J’entends surtout que tu n’es pas d’ici. Pas de ce… monde.
— S’tu préfères les fils à papa, y en a un paquet.

La jeune femme secoua la tête.

— J’m’ennuie.
— J’vois ça.

Abban effleura du bout des doigts le bras de son interlocutrice.

— J’sais pas danser.
— Je peux t’apprendre.
— On peut faire autre chose.
— Il y a des chambres à l’étage.
— Ennui, ennui.

Abban sortit les clés de la Murcielago.

— J’ai trouvé une belle voiture.

Lucie jeta un coup d’œil au porte-clés qui identifiait la marque.

— Je croyais que tu n’étais pas ce monde.
— On m’l’a prêtée. Adriel.

La jeune femme se retourna vers le riche propriétaire de la fameuse voiture, qui devait être assez occupé avec sa propre conquête, à quelques pas de là.

— Il est très partageur, faut croire.

Elle haussa les épaules.

— J’suis sûr qu’si tu rejoignais ta copine, y dirait pas non. Y a des opportunités à saisir.

Lucie reporta son attention sur Abban.

— Je m’en fiche des opportunités. Des types comme lui, il y en a des dizaines ici.

L’Irlandais n’était plus trop sûr de cela. Certes, Adriel n’était pas la modestie incarnée et, par bien des côtés, Abban lui trouvait les allures typiques d’une bourgeoisie moderne. Mais en-dessous, il y avait une instabilité qu’il connaissait bien. La facilité qu’avait eue l’homme à s’engager dans la course, à l’inviter à la fête, à lui céder sa voiture, tout cela rappelait un peu à Abban son propre comportement. Rapide, impulsif, créatif. Autodestructeur.

Il y avait là quelque chose à creuser. Sans doute. Mais un autre soir. Ce soir-là, Lucie laisserait ses jolies empreintes digitales sur le joli volant de la jolie voiture d’Adriel. Ce soir-là, Adriel était trop occupé pour révéler un peu plus ses secrets. Ce soir-là, Abban avait une pierre à livrer, avant de pouvoir enfin se téléporter à son aise et retrouver sa liberté de mouvement. Il lança négligemment les clés à Lucie avant de décréter :

— Montre moi c’que tu sais faire.

En voilà une qui allait conduire droit à la déception.
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De tous les champignons, celui d'une voiture est encore le plus mortel [Abban & Adriel]

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