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Alors, on perd ses armes ? #Adriel

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Message posté : Mar 1 Oct 2013 - 23:54 Message
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Quand les horaires de boulot d’Abban étaient réglés, elle avait tout le temps de se préparer psychologiquement. Ca ne servait à rien, surtout quand leurs horaires ne concordaient pas, parce qu’elle avait toujours du mal avec la séparation. Mais, quand on prévenait Abban d’un changement de dernière minute, d’un collègue à remplacer, là c’était la panique. Aishlinn n’avait rien planifié, elle s’était retrouvée toute seule dans leur appartement, avec Ashan et Abline – leurs deux chats – à ne pas savoir comment gérer cette absence. Elle avait fait tout le ménage, s’était mordillée l’ongle du pouce pendant près de 45 minutes et… Elle avait tourné en rond. Même une émission de cuisine n’avait aucun intérêt sans Abban. Rien n’avait d’intérêt sans lui. Et, fatalement, quand plus rien n’a le moindre intérêt pour elle, elle finit toujours par faire une connerie.

Et comme le meilleur moyen pour se sentir exister, c’était d’aller se vanter en allant narguer un type qu’elle avait volé : elle quitta son appartement avec cette fabuleuse (stupide) idée en tête.  Une heure plus tard et 24 textos échangés avec son jumeau, Aishlinn était dans les vestiaires d’une pizzéria. Le type qu’elle était en train d’embrasser contre un casier n’était pas totalement à son goût mais, il fallait savoir se sacrifier pour la cause. Ce fut quand il commença à avoir les mains un peu trop baladeuses – surtout quand elle avait réussi à subtiliser un veston à l’effigie de la pizzéria – qu’elle le repoussa d’une main, s’excusant et expliquant qu’elle devait vraiment y aller pour ne pas être en retard. A aucun moment elle ne lui montra son dos, et la main qui y était cachée avec la veste.

Elle s’éclipsa des vestiaires, enfila sa nouvelle blouse rouge et particulièrement horrible et, le plus naturellement du monde, elle attrapa une commande posée sur un comptoir. Les employés devaient tellement tourner là-dedans que personne ne s’étonna de voir une petite brune se barrer avec des boites à pizza. Elle avait l’uniforme (la veste) après tout ! Une fois dehors, elle leva les yeux sur un bâtiment un peu plus loin, un sourire n’annonçant rien de bon sur le visage. Veidt Enterprise. Tout un programme.

Quelques minutes plus tard, elle était là, devant l’accueil, mâchant son chewing gum de manière peu agréable pour la pauvre hôtesse qui lui demanda encore le nom de la personne qui avait commandé des pizzas. En parfaite adolescente rebelle, Aishlinn lui avait répondu (encore) qu’elle n’en savait rien, que c’était au troisième étage et puis voilà. Elle avait aussi un horaire à respecter alors… Puis comme un tas de personne attendant derrière elle, on avait fini par la laisser passer.

Elle chopa le premier ascenseur venu et se dirigea au troisième étage, où elle déposa ses pizzas dans un bureau ouvert et totalement au hasard. Au moins, sur la vidéo, elle avait bien fait ce pour quoi elle était venue, elle remonta dans l’ascenseur et, en fait, c’est surtout là qu’elle évita toutes les caméras. Plusieurs fois, elle passa à travers des murs, monta des escaliers, choppa un autre ascenseur, repassa dans un mur, et ainsi de suite. Dans la foulée, elle s’était aussi débarrassée de sa veste horrible.  Et tout ça pour quoi ? Se retrouver à passer un dernier mur et arriver dans le bureau vide du dernier étage.

Sa première action fut d’aller devant la vitre qu’offrait une vue sur la fille, en extase devant ce qu’elle avait sous les yeux. La vente d’armes, ça rapportait et, en plus ça permettait d’avoir de superbes belles vues. Elle en aurait été presque jalouse. Dommage qu’Abban ne soit pas là, il aurait adoré, elle en était certaine. Et parce qu’Aishlinn avait toujours aimé les belles choses, elle fit le tour de cet immense bureau avec les yeux d’une gamine de cinq ans qui se réveillait le matin de noël, ou l’équivalent.

Sa visite faite, elle alla s’installer sur le fauteuil du propriétaire des lieux, s’aidant de ses pies et de ses mains pour tourner sur elle-même le plus vite possible. Oui, un rien pouvait l’amuser, et alors ? Les deux mains sur le bureau, elle se stoppa avant que sa tête ne se décroche de son cœur. C’était toujours la sensation que ça lui laissait en effectuant ce petit jeu. Et si quelqu’un se pose la question, non elle n’avait pas laissé d’empreintes sur le bureau, ses mains étaient soigneusement enfermées dans des gants noirs. Si on l’avait interrogé sur l’intérêt de porter des gants pour livrer des pizzas, elle aurait aussitôt argumenté avec le gras se dégageant des boîtes.

Elle leva les yeux vers l’ascenseur qui donnait directement dans le bureau pour voir les chiffres défilés, annonçant l’arrivée de quelqu’un. Probablement celui qui possédait tout ça. Parfait. Elle s’appuya sur le fond du siège, ses bottes noires à talons sur un coin de bureau, le regard rivé sur la porte de l’ascenseur.  Elle offrirait probablement l’image de la voleuse dans son pantalon, haut et veste en cuir, le tout en noir et près du corps. Les gants étaient un bon indice aussi… Sa présence aussi, en même temps. Quand la porte s’ouvrit, elle attendit de voir en sortir quelqu’un pour lancer d’un ton sincèrement enjoué.

_ Sérieux. J’adore vot’bureau.

Quelques mots qui suffisaient à comprendre qu’elle n’était pas native de ce pays. Si l’homme avait fait un tour en Irlande, il serait sûrement capable de retrouver l’origine de cet accent. Très vite, Aishlinn fit une légère moue de déception en secouant la tête.

_ ’contre, la sécurité laisse un peu à désirer.
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 2:41 Message
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Alors, on perd ses armes ?


La signature d’un juteux contrat était toujours, ou presque, accompagnée d’un gros cigare. Veidt Enterprises les faisant venir d’une exploitation privée de Cuba où l’on se vantait de les fabriquer encore avec un procédé artisanal tout en suivant des normes environnementales respectueuses de la planète, chaque barreau de tabac coutait une petite fortune mais avait le don de dérider les clients que l’on venait d’alléger de quelques millions. En l’occurrence, le petit homme venu des Pays de l’Est représentait une société de protection des ONG travaillant sur le sol Géorgien et s’était fendu d’un tres beau chèque pour l’achat d’un matériel de protection comme d’arment qui lui fut présenté comme étant le nec plus ultra de la technologie. La chose était, en réalité, fausse puisque Veidt Enterprise n’équipait pas les autres pays d’armes comme matériels de la même gamme que ceux qu’ils offraient aux différents corps de l’US Army. Un moyen de gagner de l’argent tout en gardant la devise de l’entreprise intacte : « Nous n’oublions jamais pour qui nous travaillons ».

Les négociations n’avaient pas duré très longtemps et l’on se quitta bons amis. Le propriétaire de Veidt Enterprises accompagna son client du jour vers le grand Hall où il le salua en grande pompe. Au dehors, quelques photographes se fendirent de clichés qui, dans la presse, salueraient la vente d’armements à une noble cause. Biensur, aucun de ces « journalistes » n’était là par hasard, leurs rédactions respectives ayant reçu un coup de téléphones d’informateurs grassement payés par Veidt Enterprises. L’on ne gagnait pas les faveurs de l’opinion sans de bases manœuvres. Escorté de ses gardes du corps, le jeune homme reprit la direction de l’ascenseur le menant à son bureau. Marchant à un bon rythme, sa secrétaire particulière ne manqua pas de lui emboiter le pas pour lui indiquer ses plus importants rendez-vous du reste de la journée ainsi que le golf organisé avec le procureur en fin d’après-midi. Adriel n’avait jamais vraiment aimé le golf, mais il était toujours bon de soigner son réseau. Il prit congé de son escorte en s’engageant seul dans l’ascenseur, autorisant à ses gorilles leur première pause de la journée. Enfermé dans cette boite de métal, il activa finalement l’oreillette Hi-Tech accrochée à son lobe et questionna immédiatement après avoir fait démarrer l’ascenseur avec son pass magnétique personnel.

" Où en sont nos pyramides de calcul V.I.S.I.O.N ? " Il si vit immédiatement répondre à l’oreillette par l’intelligence artificielle gérant ses différents projets comme serveurs et disposant de la voix d’une connaissance qui lui avait, toujours, prodigué le sourire : " Pour un rapport masse/puissance optimum, il semble que l’alliage « Titane-Tungstène » soit contre indiqué... " Adriel grogna de mécontentement. " Connecte toi à nos serveurs et annotes chacun de mes schémas. Vérifie dans nos bases de données les différents alliages employés pour nos satellites tactiques et multiplie les simulations jusqu’à arriver à un optimum. " Le projet Jaeger, en plus de solliciter l’attention de bon nombre de ses doubles, accaparait les capacités de V.I.S.I.O.N à un très haut degrés. Au moins, ce dernier lui permettait de tout mettre au point dans une sécurité quasi infaillible. Se laissant porter par la structure métallique, Adriel regardait le nombre d’étages le séparant de son bureau diminuer à mesure que le temps s’écoulait, avant que la voix de V.I.S.I.O.N ne vienne l’alarmer. " Monsieur, je crains qu’une brèche dans la sécurité n’ai permis à quelqu’un de s’introduire dans votre bureau. " Le jeune homme arqua un sourcil devant la remarque mais n’eut pas le temps de rétorquer que l’intelligence artificielle poursuivait : " L’intrus ne semble pas enclin à dérober quoi que ce soit. Dois-je avertir la sécurité ? " " Ca ne sera pas nécessaire… Merci V.I.S.I.O.N. "

Adriel sortit dès lors son portable et se mit à mimer l’homme d’affaire pris dans une importante rédaction de mails d’affaires. Quand les portes s’ouvrirent, son smartphone était passé en mode appareil photo et il servit à la jeune femme un air éberlué alors que l’objectif mitraillait silencieusement, chargeant sa carte mémoire d’une douzaine de clichés. Le propriétaire de Veidt Enterprise resta interdit un instant devant la jeune femme. La très jeune femme. Il finit par s’activer, rangeant son portable en s’avançant et en déclamant :

" C’est fonctionnel et contemporain avec une touche de Vintage. J’aime les mélanges improbables… " Adriel étira un sourire , comme si se retrouver face à des inconnues dans son bureau était une chose courante. Il s’avança doucement vers le bar où il avait ses habitudes, reprenant son petit topo en matière de décoration. " Le designer m’a facturé ça une petite fortune, mais j’aime l’idée d’être au bureau comme à la maison… " Il prit le temps de reluquer un peu la donzelle, la trouvant affreusement jeune. Bon, ça ne l’avait pas empêché de sortir avec une autre assez semblable la différence d’âge… M’enfin, le jeune homme lui trouvait quelque chose d’étrange. Dans sa voix, il reconnut l’accent du Speaker des Fighting Iirish de l’Université de Notre Dame. Il en vint à se questionner sur l’origine britannique de la jeune femme. Apparemment détendu, le marchand de mort referma les doigts sur une bouteille ouvragée contenant un excellent Scotch Ecossais. " Je vous sers quelque chose ? Trop jeune pour un verre ? Ce n’est pas mon cas… "Un Scotch sans glace, comme le prenait Leonel autrefois. Verre à la main, Adriel finit par se tourner vers la jeune femme qui occupait son siège. Il porta la boisson à ses lèvres, en but un gorgée et finit par avancer :

" Je me trompe ou vous n’êtes pas la nouvelle stagiaire assistante de direction… ? "
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 3:57 Message
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Quand bien même Aishlinn aurait percuté pour le téléphone, elle ne s’en saurait pas inquiétée. Une image ne donnait pas un nom et une adresse aux dernières nouvelles. Du coup, pour elle, c’était un homme d’affaires, comme tous les autres qui rentrait dans son bureau. Hmm. Vieux mais pas mal, en réalité. Personne ne lui en voudrait de la voir juger du physique de quelqu’un, comme son jumeau, elle avait une fâcheuse tendance à enchainer les histoires de quelques heures – non, on ne parlait de nuit chez elle, c’était impossible. Et vu sa morale déjà douteuse, l’âge ne l’avait jamais empêché de regarder quelqu’un de cette manière.. Oui, bon, il y avait quand même une certaine limite, elle ne faisait pas dans le vieux grabataire tout horrible, incapable de marcher sans une prothèse ou une canne.

Elle sourit, légèrement devant son air interdit quand il comprit qu’une personne était présente dans son bureau. Mais rien à voir avec le sourire étrangement franc qu’elle eut sur le visage quand il lui parla de la décoration de son bureau. Elle trouva particulièrement intéressant de le voir réagir de cette façon, plutôt que de sauter sur son téléphone pour appeler du renfort. Ça aurait été le cas, elle aurait simplement traversé le sol pour finir un étage plus bas. Mais non, lui, il entra dans son jeu, en quelque sorte. Et si lui parla déco, elle, de son côté, bascula un peu plus en arrière en penchant la tête pour regarder Adriel de haut en bas, pendant qu’il fut occupé à se servir un verre. Quoi ? Il aurait été dommage de ne pas en profiter, surtout que la vue était plutôt sympa.

_ Légalement, ma carte d’identité dit qu’j’peux boire dans tous les états d’c'pays. Ce qui était vrai, en tout cas pour l’une de ses cartes d’identité. Mais, ça ira bien. Merci quand même.

Elle reprit, néanmoins, sa position d’origine, pas le moins du monde gênée par son action, quand il se tourna dans sa direction. Fronçant légèrement le nez avec une moue de négation, elle secoua un peu la tête, l’air faussement navré.

_ Non, effectivement. Un coude sur l’accoudoir (jusque-là, c’est logique), elle leva l’avant-bras pour pointer son index dans la direction de l’homme d’entreprise. Cela dit c’est bien dommage, je suis certaine que j’aurais été parfaite pour ce rôle. Elle haussa les épaules pour signifier l’évidence même. Vous n’imaginez pas mes capacités d’adaptation.

Et pour preuve, elle fut même capable de parler correctement, sans bouffer la moitié de ses mots. Elle laissa son bras retomber sur l’accoudoir. En réalité, elle s’ennuierait très vite comme assistante de direction. Trainer dans un bureau toute la journée, très peu pour elle. Courir après des gens pour trouver des contrats, même pas en rêve. Il y avait des gens qui rêvaient d’heures de boulot pour un salaire plus ou moins inégal, elle aspirait à bien d’autres choses.

_ L’preuve, j’suis même pas embauché et, j’suis d’jà là, elle releva les deux avant-bras pour se désigner elle-même, sur ce siège, les talons toujours sur le coin de bureau (les chevilles étaient sur le bureau, les pieds dépassant parce que, quand même, faut savoir rester courtois), à avoir accès à vot’bureau.

Elle assura un grand sourire, laissant apparaitre une dentition parfaite (se laver les dents trois fois par jour, c’est important !) alors que ses mains retrouvèrent leur position d’origine. Il lui était sympathique, et ça n’avait rien à voir avec l’entreprise qu’il tenait, ni le physique qu’il avait, encore moins avec la déco de son bureau. Non, en réalité, il y avait un détail qu’elle n’avait pas prévu en venant ici, c’était qu’il puisse faire partie de triplés, comme en témoignait un portrait.

Ça devait être un truc de jumeaux, dès qu’il y en avait d’autres (ou plus), tout de suite ils avaient un petit truc en plus. Peut-être parce qu’il fallait au moins être deux pour comprendre d’autres personnes dans la même situation. Elle le voyait bien, autour d’elle, personne ne comprenait sa relation avec Abban. Et personne ne comprendrait à moins d’avoir vécu la même chose. Évidemment elle ne pouvait pas deviner qu’Adriel était le seul vivant et que ses frères étaient en réalité des doubles. Parce que, vu de cette manière, ça faussait un peu la donne. Aishlinn se pencha un peu sur le côté pour attraper son téléphone.

_ D’ailleurs, elle pianota sur son téléphone pour envoyer un texto à Abban (très fusionnels les deux), il n’a pas qu’à vot’bureau qu’j’ai eu accès c’derniers temps.

Elle inspira, releva les yeux sur l’homme dans un sourire et referma son téléphone qu’elle rangea. Texto rapide, pas besoin de forcément plus, c’était juste qu’ils étaient incapables de rester sans nouvelles, de l’un ou de l’autre, trop longtemps.

_ Certaines d’vos armes sont carrément classes.

Et elle le pensait réellement. Son sourire n’eut rien de forcé. Il y avait, dedans, un brin d’admiration pour son boulot et, aussi, un brin de fierté d’avoir pu les avoir. Si Adriel ne vendait pas au détail, il n’allait pas avoir besoin de beaucoup de temps pour comprendre. Est-ce qu’il était au courant qu’il lui manquait une caisse ? Oui, probablement.
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 13:01 Message
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Alors, on perd ses armes ?


D’ordinaire, on ne lui offrait pas autant d’informations en quelques mots. le Propriétaire de Veidt Enterprises arqua donc un sourcil de surprise, qui pourrait bien passer pour un semblant d’incompréhension face aux dires de la jeune femme. En quelques phrases, elle venait de lui confirmer qu’elle était un malfaiteur, et des plus jeunes de surcroit. Tant de confiance ne pouvait signifier que deux choses : elle le tenait par les couilles ou alors elle disposait de capacités supérieures qui lui autorisaient une totale confiance en elle. Le jeune homme plissa la commissure gauche de ses lèvres, estimant qu’il avait là un divertissement des plus intéressants. Il but une nouvelle gorgée de son puissant scotch avant de rétorquer aux propos suivants de la jeune femme, ignorant proprement les premiers.

" Vous semblez avoir toutes les qualités pour le poste… " Siffla t’il en la détaillant de la tête aux pieds. Il appréciait ce côté enfant, cette assurance associé à son air badin. Ca lui laissait un semblant de coup d’avance dans la partie d’échecs qui s’annonçait dans ce bureau. Il plissa les yeux et lui offrit une mine d’admiration avant de rétorquer : " L’exploit n’est pas à la portée de tous en effet… Il faudra que je songe à me pencher sur nos systèmes de sécurité. " Adriel prit une pause, sirotant à nouveau sa boisson alcoolisée avant de se fendre d’une anecdote choisie, prononcée sur le ton du récit qui se voulait galéjade. " Ceci dit, vous avez réussi l’exploit d’arriver jusqu’ici sans en venir aux mains. L’une de mes anciennes conquêtes avait réussi à se frayer un chemin jusqu’ici en brisant trois dents d’un de mes gardes du corps et en en griffant comme mordant au sang cinq autres ! " Les femmes de l’Est avaient toujours eu un tempérament de feu, avec lui du moins. Alors quand il avait répudié ce modèle hongrois de sa vie, la jeune femme avait juré d’avoir une explication avec lui et s’était fait une joie d’enfoncer toutes les sécurités pour lui administrer la plus violente baffe qu’il n’eut jamais reçu. Elle ne fut, toutefois, rien en comparaison avec le traitement dont le gratifia son grand-père pour avoir fait scandale et souillé le nom des Veidt, selon ses termes. On aurait plutôt dû le récompenser pour avoir couché avec pareille beauté mais bon… " Heureusement que le juge fut un bon ami de golf sans quoi elle s’en sortait avec une injonction d’éloignement bien moins élevée ! " Le jeune homme fit alors pris d’un semblant de fou rire qui se calma comme il fut venu. Portant son regard sur la ville en contrebas, il semblait pris d’une concentration intense et fini par murmurer sur le ton de conviction folle : " Je devrais peut être la rappeler pour un soir... "

Adriel était comme ça, pouvant tout prendre à la galéjade dans son rôle de pédant patron imbu de son propre argent comme de son propre succès. Il fit tourner le verre au creux de sa main, attentifs au moindre mot sortant de la bouche de la jeune femme. Elle avait un comportement étrange, jouant de son smartphone en plein milieux d’une conversation qui pouvait bien impliquer des actes répréhensibles. Elle n’était que confiance et cela amusa un brin le jeune homme. Elle finit par totalement capter son attention quand elle mentionna l’exploit de s’être également, introduit autre part que dans son bureau. Sa curiosité fut mise à mal quand elle lui indiqua que ses armes étaient classes et il eut des sueurs froides qu’il chercha, tant bien que mal à dissimuler derrière un faciès agréable. Il lui rétorqua avec cette absence de sérieux qui le caractérisait depuis le début de leur échange :

" Notre plus grande fierté. J’aime à savoir que nos clients sont satisfaits de leurs achats… " Adriel étira un sourire , levant son verre comme il l’aurait fait face à un gros bonnet qui lui aurait passé une grosse commande. Il reprit sur le ton de l’interrogation. " Néanmoins, il me semble que quelques lois sont contre la vente de nos équipes à des lycées comme à de trop jeunes gens… Je vous accorde que c’est un frein au commerce que j’aimerai bien faire sauter, mais que voulez-vous… La loi est la loi. " Il prit le temps d’hausser les épaules avec une certaine désolation comme si cette constatation lui brisait autant le cœur que les conventions internationales limitant la vente d’armes aux pays qui ne se réclamaient pas de la démocratie. A même dans la colonne des pertes et profits. " Vus n’avez pas froid aux yeux et c’est une qualité qui me plait… Je me demande bien comment mes équipements ont pu tomber entre vos mains et où ils se trouvent à l’heure qu’il est. "Il jugulait froidement sa frustration propre à l’affaire que Charlie lui avait, auparavant présenté. Que ses équipements aient pu être utilisés pour tuer des gens qu’ils étaient censés protéger lui était, quelque part, aussi douloureux qu’insupportable mais il se devait de garder ce masque de froid salopard plus avide de la réputation de son entreprise que des conséquences de ses ventes. Aussi, il se permit de poursuivre :

" Je pourrais bien payer pour savoir où elles se trouvent actuellement… De façon à ce qu’elles ne tombent pas entre de plus mauvaises mains, bien entendu. " Il sirota nonchalamment son verre.
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 18:25 Message
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Aishlinn ne s’inquiéta pas des informations offertes à l’homme. Son âge n’était pas le vrai et, de toute façon, elle faisait jeune. Il n’avait pas besoin d’elle pour le deviner, comme il était évident qu’elle n’était pas la nouvelle assistante de direction. Partant de là, elle n’estima pas lui apprendre de nouvelles informations, pas à ce niveau-là. Ou alors, il baisserait très vite dans son estime tellement ces petites choses étaient évidentes. Elle hocha la tête avec une certaine conviction : évidemment qu’elle avait toutes les qualités requises pour ce poste. Quelqu’un osait-il en douter ?

Elle afficha un air sceptique par la suite parce que les crises d’hystérie de certaines femmes la dépassaient complètement. Qu’elle soit capable d’entrer dans des colères impossibles avec Abban, ne comptait pas, c’était son jumeau donc, c’était différent. Soupirant en secouant doucement la tête, l’air affligé, elle chercha à comprendre comment les gens pouvaient s’attacher autant à d’autres personnes – qui n’était pas un jumeau (on s’en doute) – les sentiments s’étaient surfaits. Ou alors, elle pensait de cette manière parce qu’elle n’avait plus la place pour quelqu’un d’autre sur un plan sentimental.

_ La violence inutile, ç’craint. Elle secoua la tête. En plus, c’est salissant.

Et ça laissait des traces partout aussi. Il n’y avait rien de glorieux dans un passage en force, tout le monde pouvait le faire, encore plus avec une capacité allant dans ce sens. Mais entrer par la grande porte, ne déranger pratiquement personne et, n’abimer les dents à aucun vigile, c’était quand même bien plus classe. D’un mouvement, elle fit passer ses pieds au sol, pour faire deux ou trois tours sur place avec le fauteuil. Vraiment, elle adorait ce bureau. Un jour, peut-être, elle s’en fera faire un dans le même genre.

Se stoppant, elle releva les yeux vers Adriel, même pas désolée de s’adonner à ce genre d’activité puérile. Elle était jeune après tout. Elle posa sur lui un regard bizarre, sourcil légèrement relevé.

_ Vous faites, c’qu’vous voulez, hein. Si vot’trip c’est l’genre tigresse qu’vous arrache l’dos à coup d’ongle, vot’problème.

Les gens avaient des mœurs étranges des fois. Elle haussa les épaules, définitivement pas son problème. Il faisait bien ce qu’il voulait de son intimité. Aishlinn avait certains principes, ce qui était plutôt malvenu venant d’une fille capable de laisser planer le doute sur des relations plus que fusionnelles avec son jumeau. Quoi qu’il en soit, elle ne se senti nullement en danger. Au pire, s’il approchait trop, elle passerait de l’autre côté du bureau dans une de ses acrobaties dont elle avait le secret. Tout était un terrain de jeu pour elle et, la discussion prenant des allures presque normale, elle n’avait plus tellement envie de s’esquiver en passant à l’étage inférieur.  Il lui plaisait bien, c’était bien plus intéressant que ce qu’elle avait pu imaginer.

Honnêtement, elle ne savait pas si les nouveaux propriétaires des armes étaient satisfaits mais, Abban et Aishlinn, étaient ravis de leur côté. Leur compte en banque aussi même si, bien évidemment, il n’avait jamais vu la couleur de cet argent. Dans une moue qui laissait clairement comprendre que les lois l’ennuyaient au plus haut point, elle finit par sourire.

_ Paraît qu’les lois c’est juste un tas d’lignes faites pour être transgr’ssé. Si on d’vait tous s’arrêter à ce que l’on a l’droit d’faire ou pas, sérieux, elle pencha la tête en arrière dans un soupir exaspéré tout à fait exagéré, on s’emmerd’rait.  

Elle avait abandonné l’idée de suivre les lois depuis… Ben, en fait, depuis toujours. Depuis les premières interdictions que sa mère avait essayé de poser, depuis ses premiers pas à l’école qui impliquait des règles, et ainsi de suite. Faussement modeste, elle haussa les épaules dans un léger sourire quand il assura qu’elle avait une qualité qui lui plaisait et, elle l’écouta en se balançant un peu d’avant en arrière sur le fauteuil, grace à de petites pressions de la pointe de ses pieds. Action qu’elle cessa pour faire parfaitement face à Adriel quand il proposa de payer des renseignements. Une moue de réflexion sur le visage, sa main fermée se posa sous son menton alors qu’elle détailla l’homme.

_ Pas très professionnel pour moi comme proposition. Parc’que, si j’donne les noms des personnes qui possèdent ces armes, j’peux faire une croix sur d’futures affaires avec eux. Redressant un peu la tête elle eut un mouvement de main dans la direction d’Adriel. ‘fin, vous d’vez savoir comment ça fonctionne mieux qu’moi, après tout, c’est vous l’fabricant et vendeur.

Même si Adriel lui proposerait une somme plus importante que le prix de revient des armes qu’ils avaient vendues, sur le long terme ce n’était pas rentable. Elle se mit à réfléchir un instant, la pointe de ses pieds la laissant faire des petits mouvements de droite à gauche sur le fauteuil, qu’elle allait finir par voler un jour tellement elle l’aimait bien.

_ Pour c’qui est d’la manière dont c’est arrivé entre mes mains, et non pas tombé (ce qu’il ne faut pas entendre), vous l’avez dit vous-même. Il faut revoir un peu votre système de sécurité. Elle se stoppa, un grand sourire sur les lèvres avec l’air d’avoir une idée géniale. Hey, j’pourrais vous dire c’qu’il faut ajouter, et vous conseillez.

Il y a des personnes qui ne doutent de rien. Elle était là, à lui proposer de revoir toute sa sécurité avec lui, alors qu’elle s’était déjà occupée de le voler et de s’introduire dans son bureau. Dans deux minutes elle lui demanderait de faire un topo sur le système actuel. Au moins, ça sera plus facile pour elle, la prochaine fois.
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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 0:29 Message
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Les attitudes de la jeune femme étaient amusantes. Elle ne semblait faire aucun cas de ce qui pouvait bien se passer alentour, assumant un comportement de sale gamine qui aurait pu avoir quelque chose de touchant s’il ne sous entendait pas des capacités pouvant se montrer dangereuses. Mais il fallait bien lui accorder un côté pétillant et un esprit vif aussi charmant que facétieux. Aussi, Adriel ne manqua pas de ricaner devant ce qu’il prit pour une plaisanterie. Il était un peu vrai qu’il appréciait les femmes pouvant faire de son dos une authentique représentation d’un Jackson Pollock. A petites doses toutefois… Il l’écouta plus ou moins religieusement quand elle déclama sa définition de la justice et des lois, continuant à sans cesse faire tourner son verre au creux de sa main. Il n’avait jamais été un fin psychologue mais il pouvait deviner quelques petites choses de tout ce que la jeune femme daignait bien lui apprendre en parlant. Un peu bavarde la petite… Sa tirade terminée, Adriel marqua une pause avant de répondre tout en haussant les épaules :

" Moui, c’est pas faux… " Il aurait bien eu tort de critiquer des lois qui lui autorisaient la vente, plus ou moins, libre d’armes sur le territoire à dire vrai. D’autant que cette source de revenu était à l’origine de la fortune comme de la réussite familiale. Pas mal pour des immigrés allemands des années 30. " En effet, je connais un peu la façon de fonctionner de ce milieu. " Adriel avait prononcé ces mots comme si cette demoiselle était une élève et lui avait fourni la réponse d’une question particulièrement ardue. Bien évidement qu’il savait comment cela marchait… Et sa réponse n’était qu’un frein, pas une option définitive qui lui intimerait l’abandon. Bien au contraire. " A croire que je ne peux rien vous cacher ! "

Adriel étira un grand sourire en conclusion de son propos. De toute évidence, il y avait bien des choses que la jeune femme pouvait lui arracher sans qu’il n’y puisse grand-chose… Mais il préférait en rire pour l’instant. Pour l’instant seulement… Il se montra des plus attentif quand elle lui parla des failles dans le système de sécurité. Il l’écouta religieusement, se tournant toutefois pour se resservir un verre, ne prenant pas la peine d’en proposer un à la jeune femme. Il imaginait que la réponse eut été, une nouvelle fois, négative. Se tournant, il rebondit presque immédiatement sur la proposition de la dérobeuse.

" Vous feriez ça ? Sympa… Vraiment très sympa ! D’autant que, sous mes faux airs, je suis loin d’être un ingrat et vous dédommagerai pour cet exercice de « consulting » si j’ose dire… " Il était toujours bon de mettre dans la balance un peu d’argent face à des gens de cette espèce. Ils y étaient, très souvent, des plus réceptifs. Toutefois, Adriel prit soin d’immédiatement se corriger après un soupir navré. " Néanmoins, j’imagine que confier la mise à jour de mes protocoles de sécurité à une dérobeuse ne serait pas du meilleur effet. Question de… Professionnalisme, vous comprenez ? " Il étira un sourire en mimant ses propres attitudes comme en reprenant ses mots. Elle avait surement un immense talent pour ce qui est des arts du malandrin, mais elle avait beaucoup à apprendre dans le sens des affaires comme dans la façon de procéder pour en nouer. " D’autant que vos propos me laissent à penser que vous n’en êtes pas à votre coup d’essai… Et que si vous protégez vos acheteurs, vous comptez leur fournir de nouvelles marchandises. Je dois vous avouer que je serais peiné de vous voir, encore, faire main basse sur certains de mes équipements… " Il n’avait pas réellement besoin de savoir une nouvelle cargaison de ses équipements en liberté dans la nature et capables de faire de nouvelles victimes innocentes. Il avait beau jouer les connards sans cœur, cette histoire avec Charlie l’avait un peu remué et avait commencé à le réveiller… " Enfin, j’imagine qu’ils vous payent bien… Mieux que ne puisse le faire un bonhomme pesant dans les deux milliards de dollars. " Il sirota nonchalamment son verre. Espérant avoir ferré le poisson. Et Adriel de reprendre presque immédiatement :


" C’est que pareil talent pourrait trouver un grand intérêt à mes yeux. Mais je me rend compte que, depuis le début, vous ne me faites vivre que dans la supputation et que je ne sais, finalement, rien de vos talents… "
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Message posté : Ven 4 Oct 2013 - 4:51 Message
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Elle afficha un large sourire malgré le fait qu’il y avait de nombreuses choses qu’il pouvait lui cacher. A condition d’un système de sécurité impressionnant ou, d’une très bonne mémoire lui permettant de ne pas tenir de notes qui, elles, étaient prenables. Mais, ça n’avait pas de grande importance parce qu’en réalité, elle ne cherchait rien en particulier. L’entreprise d’Adriel n’était pas une cible, elle avait juste été un défi d’une fois. Aucune raison de voir Aishlinn se lancer dans une enquête aussi minutieuse qu’ennuyeuse, ce qui était fort dommage, il y avait tellement à apprendre des activités annexes du propriétaire des lieux. Rectification : le propriétaire alcoolique des lieux.

Il avait le dos tourné quand Aishlinn haussa légèrement un sourcil. Certaine que le verre ne contenait pas du jus de pommes, elle trouva qu’il buvait beaucoup pour une personne supposée gérer tout un empire. Mouais, il y avait de fortes probabilités pour qu’il ait toute une équipe capable de réfléchir pour lui, et lui laisser le temps d’enchainer ses verres. Elle ne put s’empêcher de sourire quand il parla de dédommagement, pas que ça l’intéressait – même si c’était le cas – mais, sérieux, si elle commençait vraiment à donner des conseils, elle entrerait encore plus facilement en connaissant le système. Alors, quand Adriel reprit ses mots, son sourire se transforma en un sourire amusé.

_ Hmm, j’m'disais aussi qu'ça n'pouvait pas être aussi facile.

Ce qui, dans sa bouche, sonna comme un compliment envers son interlocuteur. Évidemment qu’il ne pouvait pas accepter. Filer les « clés » d’un système de sécurité à une voleuse, c’était comme de laisser un alcoolique une bouteille d’alcool. Forcément, il allait se servir. Elle haussa les épaules dans une moue incertaine, ne réfutant pas, ni n’approuvant, le fait qu’elle reverra ses clients pour de nouvelles marchandises. Non, parce qu’elle n’allait pas non plus lui donner des heures et des lieux de rendez-vous. Elle laissa quand même passer un sifflement impressionné par le poids qu’il pouvait faire, monétairement parlant. Amusée, toujours un coude sur le fauteuil, elle le désigna d’un signe de la main.

_ Pourrait vous intéresser ou, vous assurer que vos marchandises restent bien en place… Elle cala son menton dans le creux de sa main qui avait servi à désigner Adriel un peu plus tôt. Son regard se portant sur l’homme qu’elle détailla de la tête aux pieds, sans gêne particulière. Elle finit par revenir sur le regard de l’homme. L'problème, v'voyez, c’est que just'ment vous pesez deux milliards de dollars. Elle se releva dévoilant probablement une certaine souplesse et douceur dans ses mouvements parce que le siège bougea à peine. Vous pouvez vous payer qui vous voulez avec autant d’argent d'poche.

Elle fut proche du bar, à regarder avec une certaine perplexité le contenu des bouteilles. Elle délaissa les bouteilles pour se positionner devant Adriel, toujours pas inquiète de ce qu’il pouvait faire. Quoiqu’il puisse arriver, elle savait qu’elle pouvait s’esquiver. Au pire, si vraiment il avait dans l’intention de la frapper – pour une raison qu’elle ignorait – elle se prendra sûrement le premier coup. Il n’y en aura pas de deuxième qu’elle sera déjà hors de portée. Bien plus grand qu’elle, elle du lever la tête. Question d’habitude, elle n’avait même plus l’impression que la taille permettait de dominer sinon elle aurait été souvent perdante.

_ Alors, d'coup, j'n'vois pas en quoi mes talents pourraient vous intéresser, surtout quand vous dites ne pas les connaître. Elle lui lança un sourire. Un homme comme vous doit avoir tellement d'ressources et d'contacts qu’il doit déjà tout avoir sous la main, non ? Elle leva les mains ouvertes en évidence pour prouver qu’elle n’avait pas une arme cachée prête à lui trancher la gorge sur le champ. Tellement pas son genre en plus. Et, assez naturellement et recentra la cravate de l’homme. J’adore votre cravate.

Hochement de tête à l’appui, sourire presque arrogant sur les lèvres, elle fit un pas en arrière pour reporter son regard sur l’ensemble du bureau. Et fatalement, elle en revenait à poser son regard sur le portrait des trois personnages identiques sur un plan physique. Elle s’en approcha délaissant Adriel qui, pendant un instant n’eut plus la moindre importance avant de se poser devant le portrait et de le désigner de l’index. Elle ouvrit la bouche pour lui demander ce que pensaient ses frères de ses activités mais un détail la fit tiquer et elle referma la bouche. Son regard passa d’Adriel au portrait et vice versa à plusieurs reprises, les yeux plissés.

Il y avait un problème avec ce portrait de famille. Adriel – et les deux autres par définition – faisait un peu plus jeune dessus. Elle avait un jumeau et si elle devait avoir une photo de lui sur son lieu de travail, on pouvait être assuré que la photo serait renouvelée au moins tous les ans. Jamais elle ne garderait une photo ancienne parce que ça voudrait dire que cette proximité n’existait plus. Enfin, elle n’aurait pas su l’expliquer clairement mais, non, elle n’aurait pas une photo aussi ancienne. Pas si elle pouvait en avoir de récente. Mais comme il était inconcevable pour elle de vivre sans son jumeau, elle se retourna vers Adriel, laissant passer, sans le vouloir une pointe de crainte un peu horrifiée.

_ Où sont-ils ?

Elle avait vraiment envie de l’entendre dire qu’ils étaient à l’autre bout du pays. Quoique, même ça, ça lui semblait carrément horrible. Non, en fait, elle espérait qu’il avait une raison, comme ne pas avoir les moyens de s’acheter un appareil photo – peu probable mais elle s’en foutait -, pour expliquer que la photo ne soit pas si récente que ça.
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Message posté : Mar 15 Oct 2013 - 15:21 Message
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• Super-résistance (20.000T)
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• Sūpā-Modū
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Alors, on perd ses armes ?


Ce petit bout de femme avait du cran. Enormément de cran. Beaucoup trop de cran… Au point que le jeune homme commençait à réellement se demander si elle n’avait pas des capacités capables de le réduire en poussière en moins d’un instant. Il en éprouva un certain tremblement avant de dissimuler son trouble derrière un de ses sempiternels sourires de façade. Voilà pourquoi il avait une défiance certaine envers les Super, envers toutes ces capacités surnaturelles polluant le monde. Au service de mauvaises intentions, elles pouvaient bien s’avérer dangereuses pour tous… Il sirota une nouvelle fois son verre, prenant le temps n’analyser la jeune femme sous toutes les coutures de son regard d’un bleu acier. S’il avait un certain talent pour le management comme pour les négociations, il devait bien reconnaitre se trouver là face à une énigme. Il convenait donc de poursuivre encore leur petit jeu, levant haut son verre en distillant un sourire enjôleur à la jeune femme. Et en haussant ses sourcils d’un air badin, le capitaine d’industrie fredonna :

" Allons… Allons… Vous n’auriez pas gouté tant de simplicité, n’est-ce pas ? " Son instinct lui intimait que la jeune femme aimait le challenge, la compétition comme la difficulté. Une pensée que lui confirma l’argument avancé par la donzelle : il pesait deux milliards de dollars. Une cible de choix donc… La chose était emmerdante en soi. Mais elle avait eu le mérite de le mettre face à une personne douée, capable de s’acquitter de quelques tâches bien particulières. Le projet Jaeger étant dans l’impasse, il aurait bien eu besoin d’un coup de main venu du passé… La chose en tête, il laissa la jeune femme déclamer ses pensées, lui offrant le luxe de rebondir sur ses propos une fois sa diatribe terminée : " Et bien… C’est vrai que mon carnet d’adresse est plutôt bien fourni… J’ai un réseau intéressant, des partenaires affables, pas mal de filles faciles… Et aussi beaucoup d’argent de poche comme vous venez de le dire ! "  Adriel étira un sourire en se fendant d’un petit rire. " Mais tous ces gens-là… Ils aiment bien la légalité, vous voyez ? Et parfois… J’aimerai bien m’en passer ! Mais vous savez ce que c’est… C’est dur de trouver du bon personnel qualifié de nos jours, surtout quand le challenge qu’on leur présente est élevé… D’autant qu’on est jamais vraiment sûr qu’ils sauront tenir leur langue… " Il porta de nouveau son verre à ses lèvres, satisfait de son petit effet d’annonce. Il espérait s’être fait assez énigmatique pour titiller la curiosité de la jeune femme sans pour autant trop en dire pour ne pas risquer quoi que ce soit devant un tribunal… C’est que l’on ne devient pas le propriétaire d’un conglomérat voué à l’armement sans prendre garde aux affaires judiciaires. Un scandale est si vite arrivé… Prenant sa cravate entre deux doigts, il l’agita un instant devant ses yeux, plissant ces derniers comme pour analyser l’accessoire. Il fit choir ce dernier sur son torse en souriant, poursuivant dans ses airs d’excentrique milliardaire : " Oh, merci ! C’est Italien… Mais, en soie japonaise. La mondialisation… " Il haussa les épaules. Puis avança dans une provocation de playboy léger : " Mais, j’suis sûr que vous aimeriez encore plus ce qu’il y a en dessous ! "

Adriel étira un grand sourire en conclusion de son propos. Accompagné d’une regard enflammé, comme de coutume dans ce genre de situation. Il n’était pas le moins du monde sérieux mais aimait à voir son rôle de Playboy excentrique prendre le dessus pour mettre ses interlocuteurs mal à l’aise. Il le serait probablement un peu si la jeune femme venait à répondre favorablement à ses avances. Bah, ça ne serait pas la première jeunette avec qui il irait un peu loin après tout. Par la suite, il prit sur lui de ne pas peindre son visage de traits contrits quand elle aborda le sujets de ses frères. Enfin, de ses frères… De prime abord, il en vint à se demander qu’est-ce que ça pouvait bien lui foutre. Mais, au final, il se fendit d’une réponse à son image :

" Randall était en Irak, Base de Samarra si je me souviens bien… Leonel travaillait à Seattle. Une start-up financée par la Nasa et des applications dans l’Astrophysique comme l’Energétique, me semble. " Il faisait bien plus que s’en souvenir : c’est comme s’il avait tout vécu de leur existence. D’ailleurs, toutes les connaissances comme les brevets de son jumeau lui servaient, actuellement, à l’élaboration de son armure Jaeger. Mais il fallait bien entretenir le trouble ! " Maintenant… Ils sont avec mes parents, enterrés dans la propriété familiale où on a grandi. " Il porta une nouvelle fois le verre à ses lèvres, comme si l’alcool facilitait l’énonciation de cette terrible réalité. L’effet d’annonce était bien là, tout comme cette douleur propre à la solitude qu’il éprouvait à chaque fois que l’on remettait en jeu le sujet de sa, prétendue, gémellité. Adriel porta son regard vers la ville au dehors, ses yeux voilés d’un masque de peine. " Ca va faire bientôt… Huit ans. Je crois… J’ai un peu perdu la notion du temps pendant un moment. " Il se gratta le nez, comme pour garder la face… En vérité, il en profitait pour essayer d’écraser une petite larme. A force de répéter ce discours, il avait adopté des mimiques comme un rituel parfaitement rodé. Ca marchait particulièrement bien pour foutre une jolie fille dans son lit. Là, il était plus question d’amadouer un truand. Le fait que ça soit une donzelle pouvait, peut-être, faire jouer la carte de l’émotion. " Mais depuis, il se passe pas un jour sans que je pense à eux… Pas un  jour où ils me manquent pas. Ca… Il y a pas grand monde pour le comprendre. " Il finit de descendre son verre, s’ébrouant peu après comme pour faire passer la force de l’alcool. S’était plus le gout amer de la mort qu’il essayer de chasser en l’instant.
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Message posté : Mer 16 Oct 2013 - 7:55 Message
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Aishlinn était jeune, ce qui lui donnait, de base, ce sentiment de sécurité, de penser que rien ne pouvait lui arriver. Comme toutes les filles de 19 ans, l’Irlandaise était, à ses yeux, immortelle. Ce n’était pas l’âge auquel on pensait à la vieillesse, aux maladies, aux accidents et à la mort. Alors, finalement, avec ou sans pouvoir, elle serait probablement toujours aussi sûre d’elle et puis, de toute façon, elle n’avait pas que son pouvoir. Aishlinn avait toujours été douée pour se défendre en s’esquivant, elle ne montait jamais au front mais, elle savait l’éviter pour rester en vie. Elle n’avait pas peur parce qu’elle n’avait aucune raison de s’inquiéter. Un jour, ça lui retomberait dessus, elle perdrait ses illusions mais, ce jour n’était pas arrivé et, dans son esprit, il n’existait même pas. Elle laissa la première question d’Adriel sans la moindre réponse, se contentant d’un mouvement de tête entre le oui et le non, dans un sourire laissant sûrement penser que, non, finalement, la simplicité ce n’était pas pour elle.

Elle était encore face à lui quand il lui fit un exposé des contacts qu’il avait, le genre de réseau très « chef d’entreprise ». Ennuyeux à mourir. Jusqu’à dans le nombre de filles faciles qu’il pouvait avoir c’était ennuyeux. En fait, peser autant d’argent avait un côté triste, tout le monde devait lui manger dans la main, plus aucun challenge, plus de difficulté. Un peu plus et elle aurait presque envie de le plaindre, si, bien sûr, il ne laissait pas sous-entendre un projet qui, lui, demandait un véritable défi. Aishlinn se mordit légèrement la lèvre inférieure dans un sourire qui lui donnait l’air d’être une gamine devant son sapin de noël. Pourtant, elle préféra ne rien répondre sur ce sujet, pas pour le moment, profitant du moment où il exposa la difficulté de trouver quelqu’un sachant se taire.

_ H’reusement, qu’j’ai donné l’nom d’personne, z’auriez pu douter du fait qu’j’puisse raconter d’aut’es choses.

Elle lui avait dit, dès le début, même si ce n’était pas pour la même raison : elle était la personne qui lui fallait. Pensée assez contradictoire, en fait, parce que cela ne voulait pas dire qu’elle était intéressée. Son plus gros problème dans cette histoire, c’était encore de devoir travailler pour quelqu’un et, surtout, quelqu’un comme lui. Elle volait pour elle, pour le défi, pas pour aider des gens à être encore plus riches, sauf quand il s’agissait du Cartel mais, là, c’était encore une autre histoire.  

Aishlinn fit mine d’être impressionnée par l’histoire que pouvait avoir la cravate du chef d’entreprise, bien que ça sonnait un peu faux. Ce fut en le voyant avancé, dans cette démarche toute particulière, qu’elle étira un sourire sur ses lèvres. Amusée, plus qu’étonnée, elle haussa néanmoins un sourcil à sa phrase, laissant son regard passer de haut en bas sur Adriel, comme pour le juger d’un point de vue extérieur à défaut de réellement voir ce qu’il pouvait y avoir en-dessous. L’Irlandaise qui avait pour habitude de passer sa frustration de l’abandon de son jumeau, avec le premier ou la première venue, ne se sentit absolument pas gênée face à cette attitude et, ce fut dans un sourire et un regard équivoque qu’elle releva la tête pour tomber sur le regard d’Adriel.

_ Sûr’ment... Tout ce qui pouvait avoir d’entendu, dans son attitude, disparus. Si vous aviez environ dix ans d’moins. Ce qui, pourtant n’était pas un frein chez elle. J’veux dire, l’endurance tout ça, n’doit plus être d’votre âge. Faut savoir s’préserver.

Elle ponctua sa phrase par un sourire en lui tapotant légèrement le torse. Oui, il y avait un peu de provocation dans cette dernière tirade mais, ça avait quelque chose d’amusant. En tout cas, jusqu’à ce qu’elle se retrouve devant le portrait des triplés, Adriel devant sa baie vitrée à expliquer qu’ils étaient le dernier et que les deux autres étaient morts. Elle ne le vit pas s’occuper d’une larme et, dans cette même logique, elle ne fut sûrement pas vue fermant les yeux, horrifiée à l’idée qu’on puisse perdre autant de partie de soi. Déjà qu’elle serait incapable de vivre sans sa moitié mais, comment est-ce que lui pouvait vivre sans les 2/3 de lui-même ? Finalement, ce n’était peut-être pas étonnant qu’il picole autant.

_ C’que j’comprends pas, c’est qu’vous soyez toujours d’bout.

Pour une fois, la phrase n’était pas réfléchie, elle était ce qu’on faisait de plus spontanée relevant d’un véritable étonnement. A sa place, elle aurait déjà rejoint son double parce que, la vie sans lui, ce n’était pas concevable. Ça ne lui donnait absolument pas envie de s’attendrir ou même de le consoler d’une manière plus adulte, elle trouvait ça particulièrement horrible comme situation. Secouant la tête, elle rassembla ses pensées, oublia celle qui parlait de la mort d’un double ou de deux. Le changement de sujet était des plus préférables.

_ Alors… Elle se tourna vers Adriel. Il se peut que vous cherchiez quelqu’un qui ne fasse pas dans la légalité. Il se peut, il fallait bien que ça reste hypothétique. Parc’que, d’mémoire, et ça n’remonte pas à loin, vous disiez qu’les lois étaient les lois en parlant d’revente d’arme dans vos chers lycées. Elle n’était pas de ce pays alors difficile pour elle de dire « nos » en parlant du système scolaire américain. Parc’que si, éventuell’ment vous cherchez quelqu’un pour distribuer vos armes, j’ vous conseille d’chercher ailleurs. J’sais pas c’qu’vous considérez comme un challenge mais, pour moi, il est évident qu’ça n’en fait pas partie.

La revente n’avait rien de stimulant pour elle, c’était juste un moyen de se débarrasser des choses mais pas une partie de plaisir. C’était même le côté le plus chiant de son boulot alors, merci, mais elle s’en passerait bien. En attendant les explications d’Adriel, elle alla trouver appui sur le bureau, les deux mains, en arrière, posées sur son bord, les jambes tendues devant elle, ses chevilles se croisant.
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Message posté : Ven 18 Oct 2013 - 15:45 Message
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On pouvait bien lui reconnaitre une chose : l’art de savoir jouer la comédie. Quoi de plus normal pour quelqu’un qui s’enferme dans un rôle à longueur de temps me direz-vous ? Mais en l’instant, et comme à chaque fois que la conversation dérivait progressivement vers le sort de ses frères, qu’il n’arrivait toujours pas à considérer comme des doubles vide de toute substance, son trouble était non feint. La solitude lui pesait plus qu’il ne voulait bien l’admettre, tout comme ses relations de confiances bâties par les liens du sang comme de l’enfance laissaient un vide en lui. Il avait conscience que jamais rien ne remplacerait ça et cela avait le don de lui laisser un désagréable gout en bouche… Qui n’avait rien à avoir avec le Whisky d’exception dont il se tapissait l’estomac depuis le début de cette entrevue. Il esquissa néanmoins un sourire aux propos de la jeune femme, intéressé de voir que ses propositions semblaient déclencher un semblant d’intérêt. Il lui leva son verre désormais vide et se fendit de quelques mots dans un sourire :

" De quoi le faire penser que vous êtes digne de confiance… Dans une certaine mesure, bien entendu. " Il n’irait pas jusqu’à lui confier la combinaison de son coffre-fort, quoi qu’elle ne semblait pas vraiment du genre à avoir besoin de celle-ci pour l’ouvrir, mais il lui reconnaissait un certain code d’honneur propre aux bandits de la trempe d’un Arsène Lupin, par exemple. A dire vrai, il se faisait fort de trouver un semblant de moyen de pression pour la tenir au silence si jamais il venait, un jour, à l’engager. Adriel n’était pas vraiment le genre d’homme à laisser beaucoup de choses au hasard. " Hé là… Bien triste opinion de moi ! " Rétorqua t’il avec une moue boudeuse, comme si l’on venait d’insulter sa virilité ou quelque autre chose capable de froisser son orgueil de mâle mal placé. Il se regarda un court instant de bas en haut avant de poursuivre : " Vous seriez surprise de voir que je me défends encore pas mal pour mon âge… Qui n’est pas si avancé soit dit en passant ! " Il porta de nouveau son verre à ses lèvres, mais constata alors qu’il était vide. Comment avait-il pu oublier ça ? Il en eut un petit rire nerveux avant de reporter son attention sur la jeune femme et lui assener d’un sur un ton à demi sérieux : " Le Pilate… " Il Sourit. " Entre autre ! "

Haussant les épaules pour rester évasif, Adriel se fendit d’un de ses sempiternels sourire en coin. Enigmatique, il aimait bien jouer son rôle de jeune homme fantasque un peu déconnecté des réalités. Celui qui lui demandait le moins d’adaptation situationnelle à dire vrai. Son verre désespérément vide, il se tourna de nouveau vers le bar pour prendre en main l’imposant flacon de cristal contenant son alcool favori. La déclamation de la jeune femme lui fit hausser les sourcils et il se retourna avec un visage teint d’incompréhension face à ces propos.

" Pardon ? Oh, ça… " Il agita le flacon de Whisky pour questionner l’origine de la question. Le faciès de la jeune femme lui intima qu’il avait touché juste ! Il haussa, une nouvelle fois les épaules, retroussant ses lèvres avant de poursuivre : " Bah… J’imagine qu’à force de boire j’ai développé une sorte de résistance. " Il avait pas mal picolé par le passé, pour noyer la disparition de ses frères mais aussi dans l’espoir que ça lui donnerait le luxe de les retrouver. Malheureusement, aucune route n’avait jugé bon de le faucher alors qu’il conduisait alcoolisé… Il se resservit un demi verre mais ne le porta pas tout de suite à ses lèvres, préférant le faire tourner au creux de sa paume alors qu’il écoutait les propos de la jeune femme. Il avait la sensation d’avoir ferré le poisson mais se garda bien de toute gloriole. Il convenait de manœuvrer avec délicatesse désormais. " Allons, allons… Vous sous-estimez vos talents comme l’image d’assurance que vous renvoyez si vous m’imaginez-vous proposer pareil travail indigne. " Il se gratta le nez, étirant par la suite un sourire. La couleur ambrée de sa boisson rehaussait l’espiègle de ses pupilles quand il vint à murmurer sur le ton du secret : " Si je tenais tant que ça à distribuer des armes à la sortie des Lycées comme des Universités, j’irai trouvé quelques junkies et ils s’en acquitteraient contre quelques doses de Méth. " Il continua à faire tourner son verre dans sa main, mirant un instant les vagues concentriques formées par le puissant liquide avant de poursuivre : " Mais cette idée-là me répugne… D’autant que je n’ai aucun intérêt à voir la réputation de mon entreprise souillé par quelques règlements de compte rendus par nos équipements. " Il était désormais conscient qu’il ne retrouverait pas la trace des acheteurs par cette jeune femme, pas en l’état du moins. Mais, d’un autre côté, il avait la possibilité de se servir de ses talents pour faire avancer un autre de ses projets. La récupération de ses équipements passerait donc par Charlie. Problématique tant elle le troublait à loisir. Mais il avait quelques idées pour revenir à sa portée. Il en sourit, avant de reprendre :

" A la vérité, je me trouve dans une impasse sur quelque autre projet… Et vos… Compétences, auraient pu m’aider à m’en sortir… " Il se voulait résolument énigmatique, jouant sur les temps mort de la conversation pour faire monter l’attente. Une lampée de Whisky plus tard, il la questionna de façon, plus ou moins, rhétorique : " J’imagine que vous savez qui est Dédale… " Un maigre sourire vint ourler ses lèvres, prélude à un court silence qu’il ne manqua pas de vite briser : " Il se trouve que ce génial inventeur a probablement la réponse à bon nombre de mes questions. Et s’il m’est impossible d’apprendre de lui, j’entends bien m’élever en le singeant pour mieux sublimer ses créations. Malheureusement, des poignées de billets verts ne me sont d’aucun secours dans ma volonté d’étudier ses créations entreposées au Musée des Supers… " Il porta de nouveau son verre à ses lèvres, tout en rivant son regard bleuté sur la frêle jeune femme lui faisant face. Evasif mais attractif, le Capitaine d’Industrie se mit à poursuivre : " Avoir sous la main ces… Equipements me serait du plus secours. Si, toutefois, ils m’arrivaient d’une manière discrète et sans que l’on puisse, jamais, remonter vers moi… " Il dévoila ses dents blanches dans un sourire carnassier. De ceux que son Requin de Grand Père employait lorsqu’il traitait ses affaires : " Tant et tant de compétences qui assureraient à mon bienfaiteur ma plus profonde… Gratitude ! "
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Message posté : Sam 19 Oct 2013 - 13:10 Message
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Aishlinn marqua un sourire quand Adriel parla de confiance relative : une solution plutôt intelligente. La confiance ne servait qu’à mieux avoir les gens, le concept avait été inventé pour ça et pour rien d’autres selon Aishlinn. Comme tout le reste, une confiance s’achetait et, dans ce monde, il y avait toujours quelqu’un pour proposer mieux que le précédent.  Elle préservait ses contacts et son business mais, la confiance, non, il était préférable de lui accorder une telle chose. L’Irlandaise avait certains principes, était plutôt droite sur certains points mais, il était préférable de ne pas trop s’y fier. Ne répondant rien sur ce point, elle s’amusa – toujours dans des sourires – de la réaction de l’homme concernant ce qu’elle avait pu dire sur son âge. Finissant dans un soupir et un haussement d’épaules, le regard de la voleuse se posa sur le vendeur d’armes.

_ Et, j’suis supposée vous croire sur paroles ? Plus personne d’nos jours, n’juge sur des mots par’qu’ils n’ont jamais constitué d’preuve. Léger sourire dans un regard qui le mettait presque au défi, il n’y avait de raison qu’il soit le seul à jouer sur ce terrain-là. Un air qui disparut pour se transformer en une expression sceptique et amusée à la fois. Pas si avancé, vraiment ? Elle laissa passer un léger rire. J’suis certaine qu’vous avez connu la télé en noir et blanc !

Avoir presque trente ans, pour elle, c’était situer une année de naissance entre la période de la chasse au mammouth et la sortie du cinéma muet. Deux périodes qui étaient tellement lointaines dans son esprit, qu’elles devaient se situer en un peu près au même moment. Cela dit, elle n’était pas complètement stupide et nota parfaitement ce qu’il avait dit sur ses activités pour se maintenir en forme. Aishlinn n’avait aucune chance de savoir si c’était vrai ou non et, dans ce genre de situation, le mieux à faire était encore dû partir du principe que c’était la vérité. Ça évitait les mauvaises surprises en cas de problème ce qui, évidemment, ne la rendit pas plus inquiète pour autant, elle eut toujours l’air d’être à son aise.

Pour elle, le seul moment où elle avait merdé, c’était en demandant à voix haute comment il faisait toujours pour être debout qui, en réalité, était une façon de lui demander comment il faisait pour être encore en vie après la mort de ses jumeaux. Une erreur, trop spontanée qui aurait pu laisser entendre qu’elle savait très bien ce que pouvait être une relation avec un jumeau mais, Adriel, semblait croire qu’elle parlait de la descente qu’il avait avec l’alcool… Bien sûr, elle hocha la tête doucement, ne voulant pas le contredire parce que ça l’arrangeait bien qu’il pense de cette manière. Elle resta, néanmoins, distraite pendant qu’il se servait un nouveau verre, au moins le vingtième – oui, elle avait une proportion à tout exagérer facilement : le nombre de verre, le nombre d’années, … - posant son regard sur la vue qu’il avait de son bureau. C’était quand même super classe comme endroit.

Il retrouva l’attention de la jumelle quand il prit un ton de confidence, Aishlinn mina la personne intéressée par la moindre petite révélation. Encore une preuve qu’il était vieux, aujourd’hui, c’était le méta-X qui était en vogue, c’était avec ça qu’on achetait les drogués. La méthamphétamine, c’était un truc aussi démodé que l’absinthe dans une époque lointaine, non ? Hmm… Pas la peine de revenir sur sa proportion à tout exagérer, typiquement de son âge : soit on était à la page, soit on était vieux, il n’y avait pas d’entre-deux. Se penchant légèrement en avant, toujours appuyée sur le bureau, elle prit le même ton de confidence.

_ Z’avez raison d’n’pas vous lancer là-d’dans ou alors, j’vous conseille d’revoir les drogues du moment pour un meilleur résultat.

Hochant la tête pour ponctuer sa phrase, elle retrouva sa posture d’origine, notant qu’il n’était pas favorable à l’apparition de ses armes chez les « civils » ce qui, forcément, était fort fâcheux dans la mesure où c’était exactement ce qu’elle avait fait avec son jumeau. Du coup, ça l’entraîna à réfléchir sur l’homme qui était dans la même pièce qu’elle : elle était là devant lui pouvant apporter une preuve à qui voulait l’entendre que les armes de l’entreprise pouvaient se retrouver dans les rues de Star City, idée qui, apparemment, ne convenait pas à Adriel. Or, au lieu de tenter quoi que ce soit contre elle, il était là à parler d’un projet de vol. Soit il y avait un plan foireux là-dessous, soit l’homme voulait vraiment que quelque chose lui revienne sans pouvoir aller le chercher lui-même. Dans la deuxième option, elle devait bien l’avouer, elle devait bien pouvoir faire grimper les prix de manière intéressante. Un sourire apparut sur ses lèvres à cette idée qu’elle laissa dans un coin de son cerveau.

Dédale… Elle soupira en regardant Adriel. L’Irlandaise était une voleuse aux multiples talents qui allaient de la réparation d’une voiture à la cuisine, en passant par le crochetage de coffre. Les études, ça n’avait jamais été son truc, son concentrant sur des choses qui lui étaient apparus comme plus essentielles. Alors, en théorie, non, elle ne savait pas réellement qui était ce type. Les grandes lignes mais, elle aurait été incapable de donner les noms de ses travaux. Ajouter à ça qu’Adriel était tellement vieux qu’il était obligé de ponctuer ses mots par des silences, pas étonnant de la voir soupirer. La patience n’était pas son fort. Croisant les bras contre elle, la tête légèrement penchée sur le côté, elle manqua de décrocher une nouvelle fois quand – enfin – il en venait au fait.

_ L’musée des Super, rien qu’ça ? C’était un musée alors, forcément, les jumeaux s’étaient déjà intéressé à l’endroit, juste pour savoir et se renseigner, on se doute bien. Elle releva une main, laissant son autre bras contre elle, dans un air interrogateur. J’croyais qu’le musée était composé d’réplique d’objet, et non pas des objets eux-mêmes. Ce qui, évidemment, avait fait perdre beaucoup d’intérêt à l’endroit pour l’Irlandaise quand elle s’était penchée dessus. Mais admettons qu’l’endroit possède c’qu’vous voulez pour un d’vos projets. Qui de toute évidence lui tenait assez à cœur pour ne pas avoir hurlé direct en voyant quelqu’un dans son bureau. Et qu’j’puisse entrer à l’intérieur. C’’est pas n’importe quel endroit. Il s’agissait de s’attaquer à un musée qui était bien vue, en rapport avec des supers, pas le genre de choses anodines. Une moue passa sur son visage alors qu’elle haussa les épaules. Pas certaine qu’votre gratitude paye assez pour les risques qu’ça comporte.

Évidemment que ça pouvait l’intéresser mais, elle n’allait pas non plus sauter sur place de joie et lui donner la liberté qu’elle accepterait à n’importe quel prix. Ce qu’elle voulait savoir, en revanche, c’était à quel point, lui, il voulait ce qui était à voler.
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Message posté : Mer 23 Oct 2013 - 14:07 Message
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Alors, on perd ses armes ?


Que cette jeune femme ne manquait pas de l’amuser. Il en étira un de ses sempiternels souvenir, finissant de définitivement s’avouer que le qualificatif ennuyeux ne convenait pas le moins du monde à ce petit bout de vie comme d’excitation lui faisant face. Elle n’avait pas froid aux yeux et ne s’embarrassait pas de détours dans son discours, autant que qualités qu’appréciait le Propriétaire de Veidt Enterprises. Ayant toujours abhorré les détours, quoi de plus normal me direz-vous. Tout à fait normal pour un homme se drapant de rôles multiples afin de donner du corps à sa fonction, n’est-ce pas ? Il porta, une nouvelle fois, son verre à ses lèvres et savoura la puissante liqueur. Il buvait beaucoup. Et trop vite. Aussi se fit-il la promesse de ralentir sa consommation pour la suite de leur entretien. Autant dire qu’il y avait peu de chance qu’il tienne sa propre parole… Et sa parole, elle sembla la remettre en doute. Comme celle d’à peu près tout le monde à dire vrai… Adriel ne pouvait lui donner tort, la parole donnée avait perdu beaucoup de valeur à mesure que pouvait bien filer le temps. Il faut dire qu’une franchise excessive était, pour beaucoup, un criant aveu de faiblesse. Pas le moins du monde désarmé comme débouté, le jeune homme se laissa bercé par les mots qui suivirent mais ne manqua pas de bien vite rétorquer :

" Oh, les mots en disant toujours beaucoup, c’est un fait. Mais je vous concède que les actes sont, parfois, bien plus parlant à notre sujet… " Il en convenait sans sourciller. Après tout, une bonne partie de sa réputation de fieffé connard lui venait des activités de son entreprise comme des contrats qu’il pouvait bien signer. Peu de gens estimaient avoir à gratter la surface de sa carapace comme de sa personnalité pour pouvoir le juger. En un sens, la chose l’arrangeait. Dans un autre… Oubliant ce visage familier datant de ses classes à l’université, il avorta de lui-même son geste pour se rincer le gossier et se mit à déclamer : " Vous êtes cruelle… " Il aurait aimé lui dire qu’elle devait le confondre avec son grand-père mais préféra continuer à jouer son jeu, prenant une triste moue de basset contrarié. A croire que les affirmations de la jeune femme avaient un dévastateur effet sur son moral… Il ne manqua pas de poursuivre : " Vous êtes sûre de ne pas vous être trompée de Veidt ? Parce que l’autre a carrément assisté à la naissance de la télévision… " Ce n’était pas totalement vrai et il aimait bien forcir le trait, mais la chose l’amusait de se figurer pépé comme un vieux grabataire… Chose fausse s’il en est, il courait encore pas mal pour un débris. Arquant un sourcil, il sembla réfléchir à haute voix : " Bon c’est vrai que le Noir et Blanc a son charme… " Il se reprit presque immédiatement, avec une fougue insondable : " Mais je l’ai uniquement connu en regardant de vieux film ! "

C’est fou le nombre de fois qu’il avait pu emballer en regardant l’adaptation cinématographique du Comte de Monte-Cristo datant de 1934. De vieilles habitudes d’une époque où il n’était pas tout seul. Et qui avait le don de lui rappeler combien il pouvait encore tenir à elle. Cette fois ci, il ne se refusa pas une petite lampée de Whisky. Il marqua un temps de pause qui suffit à la jeune femme pour s’infiltrer dans la faille des drogues. Elle était vraiment bizarre cette demoiselle, semblant connaitre les bas-fonds de Star City comme sa poche. Bien qu’extrêmement jeune, elle avait un petit aspect fascinant qui pouvait bien l’émoustiller. Faisant tourner son verre au creux de sa paume, il se fendit d’une évasive réponse :

" Boarf… J’y ai jamais vraiment touché… Je parle plus avec des souvenirs de l’Université. " La politique de lutte contre le dopage avait beau être sévère en NCAA, comment interdire à de jeunes hommes encore un peu ado dans leur tête de s’envoyer quelques drogues de temps en temps ? Fumette et compagnie était de rigueur. Autant que quelques injections douteuses avant les matchs les plus importants comme les séances de musculation les plus dures. Le rêve Américain en NFL était, bien trop souvent, à ce prix… " J’étais plus du genre Morphine et Pain Killers... C’est qu’à mon poste, on prenait quand même de sacrés cartons ! " Il en avait encore les côtes un peu douloureuses parfois. Mais que de souvenirs... Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces divers sujets avaient le don de détendre les négociations, parce qu’Adriel voyait bien la chose comme des négociations, et les faisait se dérouler dans une atmosphère légère, presque agréable. Il écouta le raisonnement de la jeune femme avec la plus grande attention et ne manqua pas d’en étirer un sourire avant de tranquillement déclamer :

" Allons, très chère… Vous pensez sérieusement que ce haut lieu de culture disposerait d’un tel système de sécurité pour y conserver de vagues répliques ? Non. Non, non… " Il se fendit d’un sourire satisfait, de ceux qui communiquent une assurance à toute épreuve. De toute évidence, il n’en était pas à son coup d’essai à ce sujet. Et Adriel de Poursuivre : " Croyez-moi, j’ai longuement étudié la chose. Longuement… " Il admira de ses profonds yeux bleu la couleur ambrée de sa boisson favorite. Depuis l’initiative de son projet Jaeger, il s’était passionné pour la technologie de Dédale et n’avait pas manqué de manœuvré dans l’ombre pour tenter de la faire sienne. Ces initiatives n’avaient jamais abouti. Jusqu’à maintenant ? Il l’espérait. Le moins que l’on puisse dire, c’est que malgré son discours voilé, la donzelle savait ce qu’elle voulait : " Oh, mais je suis pleinement conscient des risques. Comme du fait que la gratitude n’est pas à même de pleinement les honorer. Néanmoins… " Il jeta un coup d’œil à gauche puis un coup d’œil à droite, comme s’il soupçonnait quelqu’un de l’observer. Vigilant, il sortit une pochette en alligator de l’intérieur de son veste, l’ouvre d’un mouvement de paume pour exposer son chéquier.

" La gratitude d’un homme pesant près de deux milliards de dollars peut revêtir bien des formes… " Il referma le chéquier d’un vif mouvement, cherchant à faire entrevoir l’or à la jeune femme pour mieux titiller son intérêt. Il poursuivit : " Une forme avec quelques zéro… Par exemple. " Il avait soif mais se garda bien de boire à nouveau, préférant faire tourner son verre dans sa paume en jetant un coup d’œil à sa grande baie vitrée. Il prit une moue capricieuse, comme s’il se rendait lui-même compte que ce projet n’avait, jamais auparavant, abouti. " D’autant qu’à ma connaissance, jamais personne n’a réussi à dévaliser ce brillant musée… La chose doit vraiment être ardue, si ce n’est impossible. Autant dire que la gratitude serait à la hauteur de l’exploit. " Il porta de nouveau son verre à ses lèvres, tout en rivant son regard bleuté sur la frêle jeune femme lui faisant face. Evasif mais attractif, le Capitaine d’Industrie se fendit d’un nonchalant : " Plus encore sur ces héros m’assuraient ne plus s’en prendre à mes biens à l’avenir… " Il s’envoya une petit lampée avant de sourire à la jeune femme, se penchant un peu plus vers elle pour murmurer : " Vous êtes sure que vous ne désirez pas un verre ? "
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Message posté : Mer 23 Oct 2013 - 17:42 Message
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Aishlinn afficha un air navré, à croire qu’il fut possible, en cet instant, qu’elle soit désolée de le blesser dans son rôle d’homme qui se voulait jeune. En réalité, elle ne l’était pas, ce n’était qu’un jeu, rien de plus. Sa vie entière, à la petite Aishlinn, se résumait de cette manière, entre une envie d’insouciance, de provocation et de défi en tous genres. Peut-être qu’elle changerait avec l’âge et l’expérience mais, d’aussi loin qu’elle se souvienne, elle avait toujours suivi ce chemin. Peu de chances de la voir emprunter un autre, un jour. Il n’y avait, pour la jeune Irlandaise, aucun intérêt à vivre de manière ennuyeuse, assise sur un canapé à regarder la télé en attendant l’heure de travailler le lendemain. Adrian, du haut de son empire fait par la vente d’armes, était une de ces distractions du moment, une façon intéressante de tuer le temps, s’amusant des réponses qu’il pouvait lui faire, s’intéressant à la proposition qu’il pouvait avoir. Ouais, finalement, c’était ça la vie d’Aishlinn, une accumulation d’heureuses circonstances – souvent provoqué – débouchant sur des évènements encore plus intéressants. Impossible pour elle, de ne pas sourire, à ce moment-là.

_ Oh. Elle eut l’air surprise. Parc’qu’il y en a des plus vieux ? Une moue sur le visage, elle haussa les épaules, faussement déçue. Et moi qu’espérais pouvoir tomber, un jour sur une version plus jeune. Elle passa son regard sur Adriel, le détaillant avant de conclure. Tant pis.

Elle soupira faussement défaitiste à l’idée de pouvoir tomber sur un mini-lui, en réalité, ça n’avait pas la moindre importance. Adriel tenait la direction de cette entreprise alors, c’était lui qui l’intéressant, les autres, elle ne s’en souciait pas. Insouciance, encore un défaut de son âge à elle, ne calculant pas tout ce qu’il faudrait, la mettant parfois dans des situations non prévues. Elle s’en accommodait, elle était Irlandaise, une Mac Aoidh, en plus, elle s’en sortirait toujours. Toujours appuyée sur le bureau, elle écouta l’homme, un sourire en coin, en levant les yeux au ciel pendant qu’il faisait l’apologie de la télé en noir et blanc. Si elle devait être parfaitement honnête, elle préférait de loin une version en deux tons – et ses nuances – qu’un visionnage où l’on aurait remis la couleur. L’effet était souvent bien désastreux à son goût.

Elle décroisa les chevilles, pour les croiser dans l’autre sens, gardant ses mains en appui sur le bureau d’Adriel pendant que lui, s’abandonnait à quelques confessions. Ça la fit sourire. Elle était là, sans la moindre autorisation, après lui avoir volé des armes et, lui, voilà qu’il faisait référence à l’université. Dans moins de 15 minutes, ils allaient boire le café ensemble, si ça continuait. Oh, elle se demanda bien de quel poste il parlait, pour se prendre de « sacrés cartons » mais, cette question ne trouva pas d’intérêt assez important pour qu’elle ne se décide à la poser à haute voix. Ce qu’avait été la vie d’Adriel ne l’intéressait pas, il ne fallait pas le prendre pour soi, elle était comme ça avec tout le monde. Personne n’avait de réels intérêts sur le moyen ou le long terme à ses yeux, elle ne vivait et ne respirait que pour son jumeau. Le reste du monde, elle pouvait tout aussi bien s’en passer. Personne ne gardait un intérêt plus de quelques heures, à une ou deux exceptions près.  Elle l’écouta mais, resta silencieuse, sans rien ajouter à cette expérience – vraie ou non – qu’il pouvait lui raconter.

Il récupéra, de manière plus intéressante, l’attention de l’Irlandaise en parlant du système de sécurité du musée. Un sourire, doucement, s’étira sur les lèvres d’Aishlinn. Ce type, là, était réellement intéressé par un objet dans le musée, assez pour s’être déjà renseigné de son côté, jusqu’à aller prendre note de la sécurité. Merveilleux, Aishlinn voyait là un moyen de négociation bien plus important, ce n’était pas seulement une envie passagère pour lui. Il avait besoin de cette invention. Elle baissa la tête, la secouant légèrement dans un sourire quand il sortit son chéquier. Vraiment, cet homme l’amusait.

_ Si j’étais vous, j’sortirais pas mon chéquier si facil’ment. C’petites choses s’perdent si facilement d’nos jours. Après tout, elle était entrée dans son bureau, il était question de voler quelque chose dans un musée ultra-sécurisé. Sérieusement, voler un chéquier, c’était une promenade de santé pour elle. Surtout après s’être vanté de peser autant. C’est presq’un appel au vice, z’en êtes conscient ? Alors, forcément, on était en droit de se demander pourquoi elle prenait la peine de prévenir, plutôt que de se servir. Son regard, plus sérieux, se posa sur Adriel. C’est pas tell’ment votre argent qui m’intéresse…

Elle adorait faire ça, laisser des phrases sans suite sur l’instant. La voleuse qui, jusqu’à présent avait l’air d’être très intéressée par un dédommagement monétaire, se mettait, sans prévenir à changer d’avis. Peut-être que, finalement, elle n’était pas si mauvaise que ça dans le rôle de composition et qu’elle demeurait, malgré son âge, capable de surprendre. Au moins un peu. N’ajoutant rien, pour le moment, elle le laissa parler de la difficulté de ce musée, que personne n’y avait volé quoi que ce soit, pas à sa connaissance. L’intérêt qu’elle portait à ce genre de petite phrase, était bien réel. Intéressant, il était aussi prêt à acheter l’assurance que ces armes ne soient plus volées, elle arqua néanmoins un sourcil quand il parla de « ces héros ». Elle regarda autour d’elle, comme pour lui demander, muettement, s’il voyait quelqu’un d’autres qu’elle dans cette pièce. Il ne se verrait pas confirmer, par l’Irlandaise, qu’elle pouvait travailler en groupe.

La réponse qu’elle aurait pu faire fut avorté avant même d’arriver à son cerveau quand, Adriel, dans ces sourires qui devaient forcément en faire fondre plus d’une, se pencha vers elle. Lentement, gardant un sourire sur les lèvres, elle releva son regard pour aller chercher celui d’Adriel, employant le même timbre de voix que lui.

_ Vous m’trouviez pas trop jeune, un peu plus tôt ? Son sourire s’étendit un peu alors qu’elle haussa légèrement un sourcil. Allez savoir, si elle parlait uniquement du verre qu’il proposait ou d’autre chose, il y avait de ces phrases qui devaient pouvoir être comprises de plusieurs manières différentes. Mais, j’crains d’devoir décliner, mon p’tit organisme n’est pas aussi résistant qu’le vôtre à c’niveau-là. Elle recula la tête, un instant, comme si elle venait de comprendre quelque chose. Un jeu, rien qu’un jeu. Mais c’peut-être l’but d’la manœuvre ?  Elle retrouva un sourire. Monsieur veidt, vous pourriez savoir c’qu’vous voulez, sans avoir besoin d’me faire boire. J’suis un livre ouvert Elle se pencha légèrement, à son tour, pour ne faire que murmurer ses derniers mots. ’Faut juste savoir poser les questions.
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Message posté : Mar 29 Oct 2013 - 13:56 Message
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Alors, on perd ses armes ?


Immanquablement, un témoin plein de neutralité en viendrait à se demander à quel jeu pouvant bien jouer le patron de Veidt Enterprises. Il taillait le bout de gras avec une jeune femme ayant violé l’intimité de son bureau et se réclamant du vol de ses équipements comme s’il l’avait lui-même invité pour une discussion mondaine. La chose pouvait sembler des plus déroutantes… Mais dans l’esprit d’Adriel, toute chose avait sa raison d’être et son attitude ne visait qu’à toucher des desseins autrement supérieurs que ceux nés d’une petite contrariété. Un vol d’une caisse d’arme n’avait que la vague possibilité d’une mauvaise publicité… Il lui suffirait d’un gros chèque pour quelque organisation du tiers monde pour redorer son blason. La chose était d’ailleurs des plus amusantes. Veidt Enterprises était la première manufacture de mines anti personnelles mais aussi un des plus grands mécènes d’Handicap International… La chose le fit sourire. Il n’était plus à une contradiction près… Mais ce qui le rendait affable et disposé à la conversation, s’était surtout le caractère espiègle et enjoué de la jeune femme siégeant dans son fauteuil de direction. Echanger avec des gens joyeux était toujours plus enrichissant que discuter avec des types tristes comme des portes… Il sourit une nouvelle fois à sa saillie concernant son âge, estimant qu’elle en faisait trop mais que ça faisait partie du charme de la situation. Il entra, une nouvelle fois, dans son jeu :

" Oh oui… Tellement plus vieux ! " Il en étira un large sourire, continuant à faire tourner son verre à demi empli d’un fort liquide ambré dans sa main. Il poursuivit sur le ton de la confession : " Enfants, Randall lui demanda s’il avait connu les dinosaures… " Il se fendit d’un rire franc, jovial, entier. " Il ne nous as jamais administré pire correction que ce jour-là… " Il Frémit en repensant à l’épisode qui avait marqué sa plus tendre enfance. Hans Walter Veidt ne plaisantait pas quand il s’agissait de sa renommée comme de celle de sa famille. Au point de ne jamais laisser un affront sans réponse. Un trait de caractère qui lui valait la crainte comme le respect dans le monde des affaires… Et dont Adriel s’inspirait à loisir pour mener les siennes. Son chéquier de nouveau en poche, il rebondit sur les propos du petit bout de femme : " C’est à croire que j’aime bien vous voir me faire les poches… " Il étira l’un de ses sempiternels sourires avant de s’envoyer une petite lampée d’alcool dans le gosier. Que ce Whisky pouvait être délectable au palet… Il ne manqua pas de poursuivre avec cette assurance qui exsudait chacun de ses faits et gestes : " M’enfin… Vous devez bien vous douter que si je le fais, c’est que je ne crains pas grand-chose. " Il faut dire que quand l’on traite sur le marché de l’armement comme de la sécurité nationale, on est soumis à un peu plus de contrôles que le commun des consommateurs. Et Adriel de conclure : " Quand je signe des chèques, ma banque ne se contente pas d’une simple signature ! " Néanmoins, la suite du propos de la jeune femme ne manqua pas de le surprendre, voir même de l’irriter. Ainsi donc, elle n’était pas plus interessée que ça par son argent. Facheux… Lui qui pensait pouvoir faire miroiter un beau paquet de billets verts contre un service criminel se retrouvait à voir les règles du jeu changer en cours de partie. Devant faire preuve de souplesse comme d’adaptabilité, il ne manqua pas de rebondir en appuyant ses propos d’un franc sourire : " Oh… Ravi de voir que mon argent n’a pas grand-chose à craindre dans ce cas ! "

La chose le contrariait beaucoup plus qu’il ne le laissait paraitre et Adriel avait la désagréable impression de ne plus trop savoir sur quel pied danser. Lui qui pensait mener les négociations se retrouvait perdu pour un temps, mais reprit vite pied, estimant qu’il avait toujours de quoi attirer la donzelle pour un travail temporaire. D’autant qu’au milieu de ses propos badin, le jeune homme perçu comme un semblant d’intérêt qui le ragaillardi. Entrant une nouvelle fois dans le jeu de la conversation légère, il joua l’offusqué comme le triste sire face aux propos de la jeune femme. Dans une moue éplorée, il souffla :

" Le but de la manoeuvre ? Allons… Je n’ai pas encore besoin d’alcool pour séduire quelqu’un ! " Son argent, ses voitures, son physique avantageux et ses nombreux appartements en ville suffisaient à faire la majeure partie du boulot en temps normal, mais il ne ciblait pas vraiment la tranche d’âge représentée par le petit malandrin. Bien qu’il ait eu une aventure avec approchant il y a pas très longtemps… Passons ! " Quand même ! J’ai bien quelques atouts autres que l’ivresse non ? " Il ouvrit les bras pour exposer son physique que regard de la jeune femme. Comme il le faisait autrefois sur le terrain après avoir marqué un Touchdown. C’est qu’il aimait bien se donner en spectacle… Adriel Veidt, le milliardaire excentrique. " Oh ! Vous ne vouliez pas parler de… Sexe en fait ? Ha ha… Embarassant… " Il se gratta la nuque avec une expression contrite sur les traits mais souriait grandement intérieurement. Il pouvait donner l’image d’un bouffon, ça ne lui faisait ni chaud ni froid car la donzelle venait d’avancer un fait qui changeait beaucoup de choses pour lui. Il laissa planer un silence, bu une gorgée d’alcool et planta ses yeux d’un bleu métallique dans ceux de la jeune femme. Il n’avait plus rien de badin en l’instant et sa voix se fit l’expression même de ses attitudes :

" Alors, très chère… Vous me permettrez de jouer carte sur table. " Il aimait bien le Poker sans pour autant y jouer excessivement bien. Les parties étaient trop longues à son gout et pas assez animées. Quoi de plus normal pour un type dans le principal passetemps fut de courir à la poursuite d’un ballon comme un dératé… " J’ai besoin de ces éléments… De ces pièces ayant appartenues à Dédale. " L’optimisation de son projet Jaeger passait par la collecte des éléments de robotique comme d’électronique poussés à leur paroxysme. Et l’on faisait difficilement mieux que les inventions de Dédale… Mettre la main dessus serait une considérable avancée et il était prêt à y mettre le prix. " Ma question est donc la suivante… " Il la regarda de ses deux yeux scrutateurs et ne se fendit d’aucun sourire cette fois ci, donnant plus de sérieux à la proposition qu’il déclama ainsi : " Etes-vous intéressée par le poste… ? "
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Message posté : Mer 30 Oct 2013 - 22:10 Message
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Aishlinn bougea un peu les épaules, son regard passant brièvement sur le sol. Des petits signes montrant qu’elle n’était pas des plus à l’aise quand il parla souvenir, surtout en évoquant un jumeau mort. Elle ne connaissait pas la vie d’Adriel et, de toute façon, elle s’en fichait pas mal mais, elle ne savait pas l’expliquer : parler d’un jumeau mort, ça avait quelque chose de presque insupportable. Inconsciemment ça voulait dire que ces choses-là pouvaient arriver et, elle en était certaine, elle ne voulait pas voir cette possibilité se produire dans le couple uni qu’elle formait avec Abban. Elle serait bien incapable de supporter la vie sans son jumeau. Essayant de garder bonne figure, elle releva les yeux, dans un demi-sourire un peu figé et forcé en haussant les épaules. Une attitude je m’en foutiste par excellence mais pas aussi crédible que ce qu’elle aurait voulu.  

Son sourire, plus amusée, retrouva les traits de son visage quand il évoqua aimer l’idée qu’elle puisse lui faire poches. Chez elle, ce genre de petites phrases, surtout en exposant les difficultés de se servir d’un chèque au nom du chef d’entreprise, sonnait presque comme un défi à relever. Se pinçant les lèvres, en levant les yeux au plafond dans un instant de réflexion, elle finit par poser un regard bleu dans celui d’Adriel.

_ Ça m’parait évident.  Elle pencha un peu la tête en avant, dans un regard interrogateur. Est-ce qu’vous pensez qu’votr’ banque est aussi sécurisée qu’votre bureau ou vos armes ?

Elle se recula dans un sourire qui ne la quittait pas – tant qu’on n’évoquait pas de moitié morte depuis des années – parce que, si Aishlinn était capable de se retrouver là, si son jumeau avait pu revendre des armes de l’entreprise d’Adriel, est-ce que cet homme était certain qu’elle ne puisse pas non plus s’arranger pour faire passer un chèque ? Est-ce qu’il savait depuis combien de temps elle était dans son bureau, avant son arrivée, et ce qu’elle avait pu avoir comme information ? Dans la mesure où il n’avait aucune idée de ses capacités, de la manière dont elle s’y était prise, il devait être facile d’imaginer tout un tas de possibilités. Et, bien sûr, elle n’avait aucun intérêt à lever le voile sur ses capacités.

Elle ne remarqua même pas qu’elle avait pu le perturber – d’une certaine manière – en expliquant que l’argent n’avait pas d’intérêt. En y réfléchissant bien, c’était presque évident. Aishlinn était une voleuse, l’argent ça rentrait, ça sortait, c’était probablement la chose qu’elle pouvait avoir le plus facilement. Par contre, et Abban lui avait bien expliqué ce principe, il y avait des choses qui ne s’achetaient pas si facilement. Adriel était à la tête d’une entreprise avec des équipements de pointe, sérieusement, il y avait forcément mieux à négocier que des petits billets verts. Elle se contenta d’un sourire dans un très léger haussement d’épaules, l’air un tout petit peu insolent lui disant, muettement et amusée, qu’il n’y avait pas de quoi la remercier, que c’était normal de ne pas s’intéresser à son argent.

Perdant un peu les airs qu’elle pouvait se donner, ce fut léger rire qui s’échappa de ses lèvres avec un petit quelque chose de parfaitement sincère. Elle se recula, s’enfonçant dans le siège, l’ongle du pouce entre les dents en secouant doucement la tête de manière amusée. Parce qu’en réalité, il s’agissait bien de ça, Adriel avait ce quelque chose d’amusant – dans le bon sens du terme – en fait, tout cet entretien un peu particulier avait quelque chose de plaisant. D’ailleurs, Adriel était incapable d’en juger mais, la preuve ultime de cet intérêt qu’elle pouvait lui porter, se tenait dans le fait qu’elle n’avait pas pris son téléphone depuis un moment, pour envoyer un message à son jumeau. Et puisqu’il s’offrait ainsi à sa vue, elle ne manqua d’en profiter pour le regarder de haut, en bas. Son pouce quitta ses lèvres et son regard remonta dans celui d’Adriel.

_ En réalité, il aurait pu être question d’sexe parc’que, s’il faut être honnête, z’avez gardé pas mal d’atouts. Physiques, j’veux dire.   Après tout, elle l’avait déjà dit, l’argent qu’il pouvait posséder ne l’intéressait pas des masses. Elle afficha, néanmoins, un sourire navré à la suite de ses paroles. Mais… Il y avait toujours un « mais ». Y a aucun attrait dans quelqu’chose qu’la moitié d’la population féminine de Star City a déjà eu.

A en croire la presse ou certaines photos, que des journaux ou magasines pouvaient sortir, Adriel était du genre à se pointer avec un mannequin à chaque bras. Ce n’étaient jamais les mêmes personnes. Aishlinn exagérait en parlant de la moitié de la population mais, d’une ça devait flatter un égo masculin et, de deux, c’était surtout une façon d’appuyer son propos : aucun défi dans cette affaire. Parce que, dans les faits, ce n’était pas la morale d’Aishlinn sur ce sujet, qui la bloquait dans l’éventualité d’un quelconque échange plus rapproché avec une personne de l’âge d’Adriel.

Menton posé dans le creux de sa main, ce fut de manière attentive qu’elle écouta l’homme chercher à parler franchement. Tout restait, bien sûr, très relatif parce qu’il était impossible de croire pleinement une personne dans une configuration comme celle-ci. Et, à la question posée, l’Irlandaise ne vit aucun intérêt à faire planer un suspense qui, de toute façon, était inexistant. Si Aishlinn n’avait pas été intéressée, il l’aurait senti depuis longtemps et, elle, elle serait partie depuis autant de temps.

_ J’suis encore là, non ? Ce qui, à ses yeux était une preuve de son intérêt. Aishlinn se releva pour aller faire un tour du côté de la vue qu’offrait le bureau d’Adriel. Ça m’intéresse mais, j’m’engage jamais sans savoir d’quoi il retourne. Un sérieux impressionnant pour une gamine de 19 ans se posa sur son visage alors qu’elle se retourna vers le marchand d’armes. C’qu’vous voulez faire d’ces éléments, j’m’en fous pas mal. Elle préférait être claire sur ce point, les gens avaient tendance à confondre un besoin d’élément avec le besoin de parler de leurs projets. Ce dernier point, ce n’était pas son problème, elle ne posait pas de question de son genre parce que, malgré son âge, elle restait une professionnelle. Par contre, j’ai besoin d’savoir d’quoi on parle exactement comme éléments ? Sortir un truc qui rentre dans un sac et une armure complète, il y a quand mêm’ une grande différence. Pareil concernant l’nature des éléments dont vous parlez, parc’que voler un croquis et l’prototype d’l’invention du siècle, ça n’se chiffre pas pareil.
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Alors, on perd ses armes ? #Adriel

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