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Croire c’est avoir Confiance.

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Message posté : Mar 1 Oct 2013 - 22:48 Message
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Légion des Etoiles

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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2548
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ϟ Célébrité : Chris Pratt
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ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
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ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Croire c’est avoir Confiance.


Voilà maintenant plusieurs minutes que le jeune homme patientait dans cette salle d’attente. Comme de coutume, ses réflexes hérités de ses classes militaires lui avaient enseigné que le grand noir à sa droite avait sifflé deux whiskys avant de venir, qu’il pourrait facilement trouver de la métamphètamine en discutant avec la punk aux cheveux roses près de la fenêtre et qu’il trouverait facilement une arme dans le camion du routier obèse qui avait, trois fois déjà, pris la direction des toilettes. Cadavérique, il se méfiait du jeune homme assis sur un des radiateurs, persuadé qu’il avait une lame à crans d’arrêt sur lui et qu’il s’en était déjà servi au cours de son existence. Mais d’ordinaire, il n’avait rien à craindre. Son apparence louche lui épargnait les emmerdes…

Ses vêtements étaient amples, son jean délavé et troué en de nombreux endroits. Emmitouflé dans un sweat noir à capuche, clairsemé d’un incroyable nombre de tâches de javel, il avait passé dessus une lourde veste de cuir au dos frappé d’une représentation de la faucheuse entouré d’un ruban à la phrase cinglante désormais réduite à l’incompréhension par les outrages du temps. Casquette New Era des Pittsburg Steelers sur le crâne, ses traits finissaient d’être dissimulés par la capuche recouvrant son couvre-chef, ne dévoilant que sa barbe blonde broussailleuse. Des rangers dénoués finissaient de peindre un portrait complété par des mitaines de laine rongées aux mites. Sous son identité de Karl « Rampage » Malone, Adriel était méconnaissable. Il se complaisait en tics d’accroc à la drogue, tremblant plus que de mesure, reniflant plus qu’à son tour et agitant son visage nerveusement, de temps à autre. Pour calmer son était de stress apparent, il jouait avec un Zippo chromé et frappé d’un esprit de feu aborigène. Le tableau le dépeignait comme un potentiel pyromane, il n’était erroné. Le surnom de « Rampage » lui venait d’un combattant clandestin de petite envergure rencontré au Guatemala et mort d’un règlement de compte dans un bar. Disparu, Adriel s’était approprié son identité pour disposer d’un « nom » pour avoir ses entrées dans le milieu du crime comme des bas-fonds de Star City. D’ordinaire, ce rôle était dévolu à un double qui prenait soin de se raser la tête pour donner naissance à une crête punk aux pointes teintées de couleurs chamarrées. Mais en ce jour, il n’avait pas souhaité user d’un double comme de fantaisies capillaires. Pas pour Charlie…

" J’vais d’voir encore attendre longtemps ? ! " Grogna t’il à l’attention d’une quelconque secrétaire, tenant son rôle de petit malfrat rendu agressif et instable par l’absorption de nombreuses substances toxiques. Cocaine, Héroine, Métamphétamine comme Stéroides… Un cocktail qu’il avait déjà vu à l’œuvre du temps de sa gloire comme Footballeur à la Faculté de Texas A&M. La jeune femme lui signala que les rendez-vous pouvaient parfois déborder mais qu’il n’aurait, probablement plus très longtemps à attendre. " ‘Chier... " Lâcha t’il en reniflant bruyamment, comme l’aurait fait un cocaïnomane averti. Il jouait son rôle comme de coutume. Il avait pris soin de prendre contact avec le cabinet d’avocats où bossait Charlie en les appelant à l’aide d’un portable jetable. Sa venue avait trait à une affaire de drogue, mentionnant un refus de son entraineur de boxe amateur de lui payer une cure de désintoxication après un contrôle positif aux stéroïdes. Quatre fois le taux normal dans le sang. Seulement, le coach en question refusait de payer la cure, comme le lui imposait la fédération sportive de boxe du New Jersey en prenant pour prétexte que Karl avait brutalisé son dernier adversaire après arrêt de l’arbitre. Le principal axe de défense du tortueux M. Malone était que les injections se faisaient sous le contrôle de son entraineur et qu’elle le rendait violent, incontrôlable… Bien évidemment, rien de tout cela n’avait une once de vérité. " Burn baby, burn... " Fredonnait le drogué en allumant et en éteignant son zippo, passant de temps à autre une main sur la flamme pour peindre son visage d’un masque de douleur sadique. On lui signifia qu’il était interdit d’user d’un briquet dans les locaux. Il marmonna un flot d’insultes mais continua à jouer avec le petit objet, sans faire brûler la moindre flamme toutefois.

Sous sa capuche, l’oreillette Hi-Tech reliée à V.I.S.I.O.N restait invisible et lui dispensait les informations importantes sur l’avancement du projet Jaeger en temps réel. Une douzaine de doubles y travaillaient en temps réel. Pendant ce temps, un autre double occupait la place de Propriétaire de Veidt Enterprises, signant quelques contrats dans la tour Veidt entre quelques coups d’œil au balconnet de la nouvelle stagiaire. De cette façon, personne ne pourrait soupçonner son initiative personnelle. Et dans le cas contraire, il y aurait toujours des témoins pour affirmer qu’il avait bien passé sa journée à la tour Veidt. Comme toujours, Adriel ne laissait que peu de choses au hasard. Son attente prit fin dès l’instant où on prononçant ça son nom. Il se redressa en prenant bien soin de dissimuler au maximum son visage, grommelant : " C’moi ! " Il attendrait qu’ils soient seuls…
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 2:43 Message
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Sixième ? Septième ? Peut-être huitième… En fait, elle avait perdu le compte des cafés qu’elle avait avalés dans la journée et, même comme ça, elle arrivait encore à penser que ce n’était pas suffisant. Cette journée, ne se finirait jamais. JA-MAIS !

_ Tu aurais peut-être dû prendre quelques jours de congé.
_ Hmm ?

Dans la salle de repos, entre deux rendez-vous, Charlie essaya de se reconnecter au monde pour voir une consœur, à l’air particulièrement inquiet. Et vu que Charlie ne semblait pas percuter à quoi elle faisait référence, elle désigna, d’un mouvement de tête, l’atèle que Charlie avait au poignet gauche. La texane qui comprit mieux de quoi on il fut question, s’efforça de sourire de manière rassurante.

_ Non, ça va.

Sa collègue se montra sceptique, après tout, quelques jours plus tôt Charlie avait fini à l’hôpital après qu’un type s’en soit pris à elle dans la rue. Elle avait meilleure mine, dans le sens où il le lui restait plus que les traces de plaies sur l’arcade sourcilière et sur sa lèvre inférieure mais, elle avait l’air fatigué. Peut-être que son poignet lu faisait mal et qu’elle en dormait peu. Sa collègue ne sut le dire alors que Charlie mit un peu plus de conviction dans son sourire.

_ Promis, ça va. La nuit a été courte, c’est tout.

Elle l’avait passé à récupérer son retard avant d’être interrompu vers 3h du matin par un adolescent qui s’était introduit dans son bureau. Alors oui, la nuit avait été courte et cette journée particulièrement difficile. On lui avait pourtant dit en cours, il y a de nombreuses années, un avocat ne compte pas ses heures, encore moins dans un cabinet. Message reçu, elle leva légèrement sa tasse en guise de salut et retourna en direction de son bureau.

A peine entrée, sa secrétaire débarqua pour lui parler de son prochain rendez-vous, elle l’avait vu en train d’attendre et ne l’avait trouvé un peu bizarre. Carrément étrange, même. Charlie l’écouta en même temps qu’elle ouvrit le dossier qu’on lui avait fourni au nom de Malone. Affaire de cure qu’un entraîneur ne voulait pas payer, ce qui concorda avec sa secrétaire qui fut en train de faire un rapport détaillé des tics nerveux de l’homme en question. Elle leva même les bras au ciel, en s’indignant de son briquet avec lequel il jouait. Charlie referma le dossier alors que sa secrétaire lui demanda si elle voulait quelqu’un avec elle.

_ Il faut toujours être prudent surtout après ce qui vous est arrivé.
_ C’est bon, je m’en occupe.

Elle leva les yeux au ciel, prenant sur elle cette façon dont tout le monde avait tendance à lui rappeler ce qui lui était arrivé deux jours plus tôt. Elle avala une nouvelle gorgée de son nouveau café, posa la tasse sur son bureau et sortit pour aller chercher le « dangereux drogué ».  Charlie, toujours en jean, talons et chemise l’appela et l’homme qui se présenta – ou grogna – à elle n’eut rien qui puisse inspirer une confiance et une sérénité à toutes épreuves. Comme si c’était ce qui allait l’arrêter. Dans un sourire.

_ Bonjour, je suis Charlie Lane.

Rien à faire, même en essayant, elle gardait toujours autant de mal, jusqu’à une certaine impossibilité, à se présenter comme Maître Lane, c’était définitivement trop pompeux comme appellation. Elle s’y forçait réellement dans un tribunal mais, en dehors de ça.

_ Le bureau juste à droite, si vous voulez bien

Elle avança le bras pour l’inviter à suivre la direction. En le suivant, jamais elle n’aurait pu imaginer la personne se cachant sous cette capuche, et ces vêtements. Il était parfait dans son rôle, tout lui semblait parfaitement crédible. Elle commença même à ne pas comprendre comment on pouvait refuser de payer une cure à quelqu’un qui, sans aucun doute possible, en avait besoin. Et, surtout, qui le voulait. Elle le laissa entrer dans le bureau, pas très grand, assez banal, sans vue extravagante. Le bureau de l’avocat de base qu’elle n’avait pas voulu changer pour plus grand, plus classe. Faut croire que, même en étant, maintenant connue, elle n’avait pas voulu changer quoi que ce soit, hormis le nombre de dossiers, soigneusement rangés.

_ Si vous voulez-vous asseoir.

Elle avait déjà vu des gens incapables de rester en place alors, depuis, elle avait toujours préféré laisser le choix aux gens. Après avoir désigné le fauteuil, elle referma la porte derrière elle croisant le regard inquiet de sa secrétaire. Elle secoua légèrement la tête en ne sachant pas si elle devait trouver cette inquiétude mignone ou exaspérante puis, elle contourna son propre bureau, vide de toutes photos de famille – comme le reste de la pièce – pour prendre place sur son propre fauteuil. Charlie releva les yeux sur… Sur une capuche, en réalité. Génial pour les échanges !

_ Je vous écoute, qu’est-ce que je peux faire pour vous.

Oui, elle avait lu le dossier mais, c’était sa façon de faire, elle aimait bien avoir l’avis des gens, leur versions avant de balancer les faits qu’elle avait.
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 11:16 Message
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Il chercha au maximum à dissimuler son visage, estimant que l’endroit n’était pas idéal pour que son identité soit révélée. D’autant qu’il imaginait la jeune femme comme étant capable d’un esclandre qui aurait le don d’être relayé dans la presse. A défaut, il se contenta de grogner quand la jeune femme s’identifia à lui comme étant Charlie Lane. Un grognement trahissant une personnalité changeante mais également amené à étouffer dans l’œuf le début d’inquiétude que ses souvenirs lui faisaient nourrir pour la jeune femme. A en juger par l’attèle qu’elle portait au poignet et par les blessures apparente au visage, ses derniers jours n’avaient pas dû être les plus roses de son existence. Il se contenta donc de la suivre en eprouvant sa compassion à son contact, finissant par entrer dans le local clos qu’elle lui indiquait. Un rapide coup d’œil l’informa qu’elle avait su rester simple et intègre, comme son refus d’emploi du terme « Maitre » semblait l’indiquer dès sa présentation. Il attendit d’être presque seul avec la jeune femme, s’attendant à ce que la secrétaire ne quitte pas immédiatement le dos de la porte pour jouer les piètres espions. Prenant soin de garder la capuche bien basse au-devant de ses yeux pour dissimuler au mieux ses traits, il se fendit de quelques mimiques nerveuses en jetant deux trois coups d’œil flagrant alentour, animant son cou avec la raideur d’un homme aux muscles durcis par l’effort. Dans un reniflement, il se fendit de quelques mots :

" J’pensais qu’ça payait plus avocat… " Il tapotait du talon sur le sol, laissant irrémédiablement ses jambes en mouvement comme si elles étaient atteintes du syndrome de non repos. Adriel enserra vite sa mâchoire dans sa main en soufflant, laissant son bras trembler au-devant de son torse ouvragé par des années de salle de sport, du temps où il rêvait d’une carrière NFL. " M’avaient menti quand ils disaient qu’fallait faire des études, entrer en fac... " Il par prendre la chaise qu’elle lui présenta, se voutant de façon à toujours plus dissimuler le haut de ses traits. Elle n’aurait la chance de voir que son sourire sarcastique quand il se fendrait d’une dernière petite remarque acide, en corrélation avec son rôle de « Rampage ». " J’dois connaitre des mecs qui s’font plus en dealant d’la Méth... "

Adriel resta un instant muet face à la question qui suivit. Son petit sourire satisfait avait disparu du bas de ses traits et il abandonna progressivement chacun des tics de drogué qu’il avait adopté. Ses tremblements s’estompèrent progressivement jusqu’à disparaitre tout à fait. Intérieurement, une légère peur vint à enserrer son ventre d’anneaux glaciaux. Il espérait que la jeune femme pardonnerait son stratagème et ne se sentirait pas offensée comme manipulée. Malheureusement, il se devait de proposer quelques basses manœuvres pour garder son rôle principal exact. A son plus grand désespoir parfois… C’est fou comme un angélique visage pouvait réveiller les souvenirs de son frère militaire, la fougue comme la passion de ce dernier se manifestant désormais dans l’irrémédiable envie de retrouver ce qui avaient fait vivre l’enfer à la jeune femme pour les faire payer…

" J’imagine que vous avez lu le dossier... " Adriel s’était fendu de ces mots sans suffisance aucune, se contentant de reprendre son timbre de voix originel. Plus d’accent du Sud, plus de connotations Espagnoles dans ses phrases ni même de sonorité propres aux natifs d’Atlanta. Juste sa propre voix, il se demanda si elle l’identifierai juste avec ça, qui poursuivit avec une légère fébrilité : " Mais je ne suis pas vraiment venu là pour ça. " Il en avait fini avec sa couverture désormais, jusqu’à ce qu’il ait à ressortir de ce bureau en tout cas. Rendant caduque et faux tous les éléments de paperasse dont la jeune femme pouvait disposer alors, Adriel se contenta de se redresser quelque peu, rabattant sa capuche sur sa nuque et tirant sa casque des Steelers hors de son crâne. Il paraissait sale, fatigué et un peu émacié à cause de ses traits tirés, mais il était toujours le propriétaire de Veidt Enterprises. Ses yeux ne mentaient pas. " On jurerai que tu viens de voir un mort… Toujours un plaisir de te revoir. "Il eut un maigre sourire désolé en agitant un peu la tête pour relâcher ses longs cheveux blonds.

" Navré d’avoir eu recours à ce stratagème, mais je tenais à ce que cette discussion reste confidentielle… " Entre autre… Il s’attendait à prendre la déflagration Charlie en plein visage d’un moment à l’autre. Aussi, il peint rapidement ses traits d’une compassion comme d’une inquiétude véritable, laissant son rôle se parasiter par les doux sentiments d’un Randall qui occupait toujours plus d’espace en son être quand la présence de la jeune femme était en jeu. Il désigna ses blessures d’un mouvement de doigts et lui offrit un ton compatissant, un brin inquiet : " Que t’es t’il arrivé ?. "
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 18:28 Message
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_ Il faut croire que les fiches d’orientation à l’école sont toujours plus intéressantes que la réalité. Le ton n’eut rien d’agressif, au contraire mais, elle ne parlerait pas salaire avec un client. Elle ajouta, dans un sourire. Je doute que vos connaissances vous aident dans votre affaire alors, on va devoir se contenter de ce bureau.

Aucun intérêt de se sentir vexée parce que son bureau ne convenait pas à l’idée qu’il se faisait d’une avocate. Et quand bien même il y aurait eu un intérêt à le faire, sa nature patiente – rudement éprouvée ces derniers temps – l’empêcherait de répondre sur la défensive. Au pire, si vraiment ça ne lui convenait pas, elle lui indiquerait d’autres personnes qui pourraient prendre en charge son dossier mais, elle ne baisserait pas les bras si facilement.

Concentrée sur ce client, elle ne put passer à côté des changements qu’il était en train de lui offrir. Doucement, à chaque perte d’un tic de l’homme, Charlie se fit de plus en plus interrogative. Elle n’eut pas tellement le temps de se poser beaucoup de questions sur ce qui était en train de se jouer sous son regard d’incompréhension qu’il prit la parole. Cette voix, elle la connaissait, elle le savait. Elle se demanda ce qui était en train de se passer quand elle arriva à resituer la voix de l’homme à sa deuxième phrase. Elle resta interdite, sans savoir comment réagir alors qu’il se découvrit pour ne plus laisser aucun doute sur la personne qu’il était.

Les pensées de Charlie oscillèrent entre une furieuse envie de le tuer sur place – mais impossible à faire pour elle -, de lui hurler dessus pour le temps que des gens avaient passé à faire un dossier inutile, et l’envie de savoir pourquoi il en venait à faire ce genre de chose. Elle percuta à nouveau avec le monde quand il lui annonça qu’elle eut l’air d’avoir vu un fantôme. Ce qui fut un peu le cas, en même temps. Elle laissa l’air bloqué dans ses poumons s’échapper, avant de refermer la bouche. Un tas de questions la laissa tout de même un peu confuse avant qu’elle ne porte une main sur son visage pour se frotter un œil, juste histoire d’être certaine de ne pas se trouver en pleine hallucination. Adriel fut toujours devant elle, bien réel.

_ Hein ?

Question très élaborée de la part de Charlie, un peu paumée face à une question de son nouvel interlocuteur qui, assurément, n’avait strictement rien à avoir avec les questions qu’elle se posait dans son coin. Elle secoua la tête, reprit pied de manière plus opérationnelle pour comprendre de quoi il parlait. Ça avait juste demandé quelques secondes pour que l’information parvienne à monter au cerveau de l’avocate.

_ Rien. Un rien qui laissait des marques, tout le monde allait y croire ! Charlie n’eut aucune envie de partager ce qui lui était arrivé avec Adriel, il était bien dans les derniers de sa liste des personnes à informer de son état. Je ne vois même pas en quoi ça te regarde et ça t’intéresse.

Elle chassa cette remarque d’un geste de la main. Ils étaient pourtant d’accord sur le fait qu’ils n’avaient pas besoin de faire semblant entre eux, non ? Cette question, selon Charlie, était seulement pas pure politesse, elle ne voyait même pas comment il pouvait en être autrement. Si Adriel s’inquiétait pour elle, elle l’aurait su depuis un moment, non ? Même le ton inquiet et compatissant qu’il avait employé ne permit pas de briser les croyances de Charlie à ce sujet. Il venait, quand même, de prouver avec beaucoup d’agilité, qu’il était parfaitement capable de mentir pour se faire passer pour quelqu’un d’autre. Le ton qu’il avait employé pouvait être tout aussi simulé. C’était même forcément le cas. Adriel Veidt ne se souciait que de lui-même, c’était bien connu.

_ A quoi tu joues Adriel ? Son air, à elle, en revanche fut authentiquement confus. Est-ce que tu sais qu’il y a quand même des gens qui ont posé sur ce dossier fictif ? Elle leva sa main valide, outrée par peu de considération. Je ne sais pas, tu appelles, si tu veux, mais il y a d’autres manières d’organiser une entrevue confidentielle !

Il lui faisait aussi perdre du temps, dans un planning déjà chargé. Au moins il avait eu la présence d’esprit de ne pas s’amuser à garder son rôle pour lui en faire perdre encore plus. Elle soupira en secouant la tête alors que sa main retrouva sa place sur le bureau. Et c’est dans ce même soupir qu’elle du bien reconnaître une chose.

_ Ce que j’aurais probablement refusé.

Elle regrettait la dernière fois où elle l’avait vu, en plus de ce qu’il représentait, avoir miné son frère mort à certains instants n’avaient pas été au goût de l’avocate qui en gardait un très mauvais souvenir. Elle aurait préféré avoir à faire à un drogué en manque capable de fondre une durite à tout moment plutôt qu’à l’homme d’affaires que représentait Adriel. Charlie avait aussi espéré que ce qu’elle avait dit sur ce qu’elle pensait de lui aurait suffi à Adriel pour ne plus avoir envie de la voir. Ce n’était pas le cas. Nouveau soupir alors qu’elle passa sa mais sur sa nuque et leva le regard sur lui.

_ Qu’est-ce que tu veux ?
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Message posté : Sam 12 Oct 2013 - 15:09 Message
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Il ravala bien vite le sourire suffisant qui perla à ses lèvres l’espace d’un court instant. Non. Il n’avait vraiment pas à se montrer plus détestable qu’il ne l’était déjà aux yeux de Charlie. D’autant que son entrée en matière avait plutôt eu l’air de déplaire à la jeune femme qu’autre chose… Mais au fond de lui, son espiègle caractère de sale gosse né avec une cuillère d’argent dans la bouche se gaussait de la situation. Il avait toujours aimé jouer la comédie, plus encore quand il s’agissait de tromper son monde. A croire que ses dissimulées capacités de Super étaient taillées sur mesure… Mais Charlie n’était pas n’importe qui, une de ses personnalité défunte avait eu un lourd passif avec la jeune femme et il en vint à se pincer la lèvre entre ses dents pour tuer dans l’œuf le début de remord que nourrissait son passé face à la réaction de l’avocate. Il avait besoin de tenir son rôle aujourd’hui. Besoin de ça et de rien d’autre. Il se recula un peu sur son siège, la jugeant de haut avec un air désolé peint sur ses traits, comme si les propos de la jeune femme l’avaient profondément heurté :

" Hey… Depuis quand n’a t’on pas le droit de s’enquérir de l’état de santé d’une bonne amie ? " Il la mira de ses yeux clair, d’un regard qu’elle pourrait, possiblement, rapporté à son passé... En lui-même, Adriel bouillonnait… Bouillonnait de ne pas avoir eu une quelconque influence sur l’état de santé de la jeune femme comme pu empêcher qu’elle ne soit blessée. Il en fut effrayé, se rendant compte qu’à mesure que s’écoulait le temps aux côtés de Charlie, il devenait toujours plus Randall et beaucoup moins Adriel. Il était en péril, se perdant progressivement lui-même… Il se détestait en l’instant, comme il pouvait détester ses capacités. Et il se détesta pour le rire suffisant et narquois qu’il renvoya à la jeune femme dans l’espoir de briser, de lui-même, les douces sensations qu’elle laissait reluire en lui : " A quoi je joue... ? Mais à Adriel Veidt, le milliardaire excentrique… " Il recommença à jouer avec son briquet, l’ouvrant et le fermant à répétition pour chercher à occuper son attention. Il était bien plus nerveux que son relatif relâchement pouvait bien laisser penser. Il reprit sur un ton courtois en craquant le silex, faisant naitre une flamme flavescente entre ses doigts : " Je suis désolé pour ça... Sincèrement. Je n’aime pas m’encombrer de dettes, aussi je te serai grès de me signaler combien je vous dois pour cette affaire. " Il afficha une moue désemparée et se remit presque aussitôt à fixer la jeune femme de son regard espiègle, à l’opposé des attitudes froides qu’il pouvait bien adopter quand il mimait le Chef d’Entreprise blasé.

" Mais enfin, Charlie… Tu sais très bien que je ne suis pas du genre à appeler. Et puis, tu l’as dis toi-même… Tu n’aurais jamais voulu me revoir ! " Il sourit, exposant ses dents blanches alors que la flamme brûlait toujours en sa main. Puis, son attitude changea du tout au tout. Adriel n’affichait plus qu’une moue renfrognée, comme si l’aveu qu’il s’apprêtait à formuler lui serait extrêmement douloureuse à confesser : " Faire amende honorable. Avant d’essayer… D’aider.  " Il referma son briquet pour l’ouvrir une nouvelle fois, générant une nouvelle flamme qu’il mira d’un regard sombre. Le tableau pouvait laisser à penser qu’il était à la recherche de la lumière. Le discours le fit penser également.

" J’imagine que notre précédent échange m’a quelque peu... Tourmenté. " Euphémisme s’il en est.  " A croire que tu as su me rappeler quel type d’homme j’étais quand ils se dressaient à mes côtés. Ne te méprends pas, je ne changerai pas d’un iota mes activités… La machine est, depuis beaucoup trop longtemps lancée, mais je peux essayer de réparer le mal qui a été… Fait. " Il se mit à soupirer, laissant la flemme s’éteindre à nouveau. Redressant sa haute stature, il se mit face à Charlie et la regarda dans les yeux. Avec une intensité qui ne s’exprimait pas que par la simple amitié. " Seulement, je suis plus un personnage public qu’un individu libre de ses faits et gestes… Aussi, je me devais de te rencontrer dans la confidentialité. J’entends figer dans le sceau du secret tout ce que je vais t’avouer et cet entretiens n’aura, aux yeux de tous jamais eu lieu. Prétend le contraire, je le nierai bec et ongles jusqu’à ce que ne soit réduite en poussière ta crédibilité… " Ou comment user des arts du discours pour rendre détestable une initiative, originellement, louable… Il reprit en nouant ses doigts au-devant de son visage, mirant Charlie au-dessus de ses mains liées.

" Il y a bien eu négligence de notre part… La chose est entendue mais ne sera jamais avouée. Nous avons tout mis en œuvre pour que cela ne se reproduise jamais… " Il aurait bien souri en repensant à la conversation qu’il avait eu avec une gamine dans son bureau mais il n’en fit rien. Le ton en se prêtait pas à la galéjade : " Maintenant, il est de mon devoir moral que de retrouver mes armes pour qu’elles ne servent plus à tuer ceux qu’elles devaient protéger. Malheureusement, nos forces de police n’estiment pas à leur juste valeur les vendettas personnelles… Tu les connais autant que moi, nous serons tous grisonnant avant qu’ils n’aient décroché le moindre résultat. Aussi, j’ai besoin de toi.  " Il la regarda dans les yeux. De ce regard déterminé que pouvait avoir Randall qui il lui promettait l’éternité. " Besoin de ce que tu sais sur cette affaire pour définitivement en terminer. " Adriel se redressa avant de s’adosser à son siège, croisant les bras sur son large torse en grognant finalement : " C’est ce que mes frères auraient voulu, c’est donc ce qu’il me convient de faire. "
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Message posté : Dim 13 Oct 2013 - 0:50 Message
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Elle inspira mais se retint de soupirer en roulant des yeux face à sa réponse. Charlie pouvait être beaucoup de choses mais, sûrement pas une bonne amie aux yeux d’Adriel Veidt. D’aussi loin que pouvait remonter sa mémoire, la seule qu’elle avait à gérer contrairement à son interlocuteur, ils ne s’étaient jamais vraiment entendus. Le rire qu’il put avoir confirma bien vite cette pensée et elle s’efforça de ne rien répondre à sa première question, cela aurait impliqué d’être des plus désagréables, ce qu’elle tenait à éviter dans les deux premières minutes d’un entretien qui allait lui demander de prendre sur elle. Charlie soupira pour de bon quand il annonça à quoi il jouait. D’ailleurs, pour la Texane, il jouait tellement bien son rôle de milliardaire, qu’elle ne pensait pas que ce soit réellement un rôle, pour elle, c’était ce qu’il était, rien de plus, rien de moins. Elle hocha la tête, convaincue quand il demanda un envoi de facture.

_ Je n’y manquerais pas.

Charlie pouvait être très arrangeante quand il s’agissait d’argent et de ses clients mais, Adriel ne l’était pas et, l’argent qu’il possédait était de loin suffisant pour qu’elle ne puisse se sentir coupable de l’envoi des frais que pouvaient occasionner l’ouverture d’un dossier. Le détestable chef d’entreprise était des plus difficiles à suivre, ne présentant jamais le même visage, les mêmes expressions, obligeant Charlie à se raccrocher à ce qu’elle savait de lui pour ne pas avoir à lui donner la moindre sympathie. Elle le détestait, réellement, la liste des raisons était même assez longue. C’était sur cela qu’elle devait se concentrer, plus que sur les airs qu’il pouvait lui offrir, elle ne voulait pas faire la même erreur que la dernière fois à se sentir concernée et perturbée par certains regards ou expressions qu’elle n’associait pas à ce frère-là.

Et l’air qu’il afficha quand il annonça qu’elle aurait refusé de le voir lui donnait une furieuse envie de lui donner toutes les raisons qui l’auraient poussée à ne pas accepter de le voir. Elle ferma les yeux, deux secondes en passant sa main sur son visage pour s’empêcher de dire quoi que ce soit et, quand elle ouvrit à nouveau les yeux, elle dut s’y reprendre à deux clignements tant l’expression d’Adriel avait changé. Ce type était vraiment trop perturbant pour elle. Impossible pour Charlie de croire une personne capable de se fondre dans une nouvelle personnalité pour atteindre son bureau, impossible pour elle de croire que leur dernier échange pouvait avoir un quelconque impact sur lui. Pourtant, il était là.

Charlie détourna le regard sur la façon dont il avait de la regarder, trouvant soudainement bien plus intéressant un stylo posé sur son bureau alors que les mots d’Adriel parvenaient à son cerveau. Très drôle, c’était à elle qu’il était en train d’expliquer qu’il n’était pas libre en tant que personnage public ?! Comme si, elle ne savait pas ce que voulait dire être connue, elle en faisait pourtant beaucoup les frais ces derniers temps et ce n’était pas pour autant qu’elle se forçait à faire quoi que ce soit allant contre ce qu’elle était. Elle plissa les yeux et reportant son regard sur Adriel qui promettait de ruiner sa crédibilité si elle rapportait cet entretien. Elle haussa un sourcil en se demandant s’il espérait vraiment lui faire peur ou l’intimider dans ce genre de réflexion parce que, si c’était le cas, il perdait du temps et de l’énergie. Elle préféra le laisser poursuivre parce qu’elle se connaissait et que, aussi détestable soit Adriel – surtout dans ce genre de moment – elle savait très bien que leur conversation ne quitterait pas ce bureau, ce qui n’était pas un traitement de faveur, c’était ce qu’elle faisait avec tout le monde.

Une fois de plus, elle posa son regard ailleurs que sur Adriel, comme à chaque fois qu’elle ne lui associa pas une façon précise de la regarder. C’était le problème avec les triplés : ils se ressemblaient. Charlie n’avait plus envie de voir Randall dans certaines expressions d’Adriel et, son seul moyen de défense se trouvait être dans la fuite. La trentenaire ne posa son regard sur l’homme qu’une fois qu’il eut fini de lui exposer les raisons de sa venue. Charlie aurait été quelqu’un de particulièrement rancunière qu’elle aurait probablement exigé que son aide ne pourrait se faire que si le chef d’entreprise avouait sa défaillance sécuritaire publiquement mais, d’une elle n’était pas certaine qu’il accepte ce genre de compromis. Deux, l’avouer était donner à plus de monde l’envie de le voler. Trois, elle s’en foutait, tout ce qu’elle voulait c’était que ces armes quittent le district est.

_ C’est une seconde nature chez toi d’invoquer l’excuse de tes frères pour justifier une action qui pourrait être pas trop mal si tu n’étais pas aussi… Elle prit une seconde pour réfléchir avant de hausser les épaules. Aussi toi. Comprendre : détestable. Enfin, peu importe en réalité, nos raisons sont probablement bien différentes mais on s’accorde sur le fait que tes armes doivent te revenir.

Et puis, elle lui avait dit qu’avoir de l’aide serait possible s’il se bougeait lui-même. Alors, ok, il avait pris les airs d’un drogué et un faux nom mais, il s’était bougé et Charlie n’avait pas de paroles en l’air, elle se tenait à ce qu’elle disait même si, dans le cas présent, elle ne devait aucune considération à l’homme qui lui faisait face. Charlie soupira et, détournant le regard, elle ouvrit un tiroir pour en sortir un dossier qu’elle posa devant elle.

_ Je ne sais pas où son tes armes Adriel mais, elle ouvrit le dossier et releva les yeux vers lui, y a un gars qui s’est arrêté il y a deux jours en possession de l’une d’elles. Du coup, l’arme en question est en dépôt chez les flics, le type en question libéré sous caution, il n’a rien dit sur la provenance de l’arme mais je doute qu’on l’a réellement interrogé à ce sujet. Elle prit le temps de réfléchir quelques secondes avant de complètement délaisser son dossier pour se concentrer sur Adriel. Tu comptes les récupérer comment exactement ?

Parce qu’il semblait évident, pour Charlie, même si un type donnait le nom de son revendeur, il y avait peut de chances pour que le revendeur donne les noms de ses clients. Et combien même c’était le cas, comment Adriel irait récupérer ses armes ? Ça restait la grande inconnue.
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Message posté : Ven 18 Oct 2013 - 2:25 Message
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Un mince sourire vint à ourler ses lèvres quand le jeune femme lui signifia qu’elle ne manquerait pas de lui adresser la note pour les frais de dossier. Non pas que dépenser de l’argent l’amuse outre mesure, même si flamber faisait partie de son rôle, mais il trouvait cocasse de voir Charlie rebondir aussi vite après son précédent énervement. Il lui trouvait un charme certain dans ces situations et s’en mordit la lèvre aussitôt. Ce n’était pas lui, s’était Randall qui se manifestait. De plus en plus fort. La chose devenait problématique et Adriel en vint à douter de la pertinence de cet entretien qui ne faisait qu’ajouter toujours plus de brouillard à son esprit déjà pas mal confus. A croire qu’un trouble certain se devinait des deux côtés du bureau tant Charlie refusait de l’affronter comme de le regarder. Il éprouva une sorte de peine qu’il chercha immédiatement à froidement tuer dans l’œuf. Il n’avait pas besoin de ça maintenant. Il se contenta d’un mur de mutisme pour patienter. Donner un froid visage et des attitudes de marbre lui était pénible face à Charlie, plus que ça ne l’avait jamais été, mais il tint plus ou moins bon jusqu’à ce que la Texane ne le gratifie de ses réponses. Il les accueillit avec un infime sourire, se contentant de river ses pupilles bleu acier sur le faciès de la belle avant de rétorquer :

" C’est un fait… " Disant cela, il pouvait bien continuer à se placer en patron imbu de sa production de qualité qu’il pourrait toujours revendre une fois en sa possession. Ou bien laissait il planer le doute sur un quelconque retour d’expérience ? D’aucun aurait bien pu l’accuser de tirer des enseignements de l’illégale utilisation de ses armes sur le terrain pour les rendre toujours plus létales… A dire vrai, le Capitaine d’Industrie se fichait un peu de tout ça. Adriel souhaitait simplement récupérer ses équipements pour qu’ils ne fassent pas plus de dégâts. Son entreprise ayant pour vocation de protéger le peuple Américain – et pas mal d’autres clients de par le monde – voir ses armes utiliser pour le contraire le rendait malade. Pour ne pas dire plus. " Je ne tiens pas à ce qu’elles soient plus mal employées qu’elles ne l’ont déjà été. " Avança t’il en continuant à se dédouaner comme à chercher à racheter sa… Conduite ? Les excuses n’étaient pas son fort, comme l’aveu d’un point faible. Mais Charlie avait cette désagréable manie de briser son rôle comme son caractère pour faire resurgir un peu de bonté là où il ne voulait laisser transparaitre qu’indifférence et froideur. Et comme bien souvent, sa voix prit le chemin de la confession : " Je ne cherche pas à avancer l’excuse de leur mort pour me draper d’angélisme. J’imagine simplement qu’ils n’auraient pas, tous deux, voulu me voir prendre cette situation par-dessus la jambe. " La chose était entendue tant ses deux frères s’étaient, leur vie durant, inscrits comme des modèles de vertu. De leur « vivant » Adriel marchait dans leurs pas. Mais Charlie devait déjà le détester pour ne pas s’en apercevoir. Il garda un moment le silence alors que la situation lui brûlait de poursuivre son psaume. Toujours silencieux, il masqua sa déception devant les informations délivrée par Charlie mais ne manqua pas de rebondir :

" J’imagine que ça serait trop te demander que de me fournir une copie de ce dossier… " Il sourit, pensant déjà savoir que la jeune femme lui répondrait pas la négation. Beaucoup d’avocats corrompus comme de juristes carriéristes se seraient laissés tentés par quelques liasses de verts billets. Il ne viendrait pas à en proposer à la belle texane, conscient que ça serait insulté son intégrité. " Voir même un mémo de tout ce que tu peux bien savoir sur cette affaire…  " Il ralluma la flamme de son briquet d’un mouvement de doigts, rivant ses yeux sur le point lumineux. Quémander ne coutait rien, mais il avait la sensation qu’elle ne l’aiderait, probablement guère plus que ça. Laissant la flammèche disparaitre dans un mouvement de son bras, Adriel la mira avec une certaine intensité pour finalement déclamer : " Le cas échéant, je me contenterai simplement du nom de ce type…  " Il peint par la suite ses traits d’une expression interdite, comme s’il n’avait aucune idée de ce que Charlie pouvait bien lui demander. Récupérer ses armes par ses propres moyens lui trottait dans la tête depuis un bon moment… Restait à savoir s’il avait suffisamment confiance en la jeune femme pour ne serais ce qu’avancer une piste sur son projet Jaeger.

" J’ai dans mon carnet d’adresse des gens compétents… " Pas suffisamment confiance… Pas suffisamment stupide.  " A moins que nos forces de l’ordre ne daignent résoudre l’affaire avant que je ne la prenne en main de mon côté. Mais je doute qu’ils soient capables d’arrêter les coupables sans qu’on leur livre sur un plateau d’argent... " Il se mit à soupirer. La simple idée de savoir l’un des possesseurs d’arme arrêté puis relâché suffisait à éprouver sa confiance en leur système judiciaire. Un système dont il ne craignait pas grand-chose du reste, capable de s’acquitter des plus exubérantes cautions comme de se payer une armée d’avocats hors de prix. " Le cas échéant, je peux essayer de m’en charger moi-même… Ca ne sera, de toute façon, pas vraiment dans le plus pur cadre de la légalité. " Appuyant ses mots, il souleva d’un main son épais sweat noir tâché de javel pour découvrir une ceinture à laquelle était passé un poignard Ka-Bar du Corps des Marines de l’Armée Américaine, celui de Randall. Dans son rôle, toujours…

" En son temps,  Randall m’a appris à régler les problèmes. A sa manière… " Etait-il vraiment sérieux dans ses affirmations ? Ou bien jouait il encore et toujours un rôle alors qu’il rabattait son vêtement sur sa ceinture ? Aux yeux de tous, Adriel était un bureaucrate au physique avantageux taillé par des années de Football. Il n’avait rien d’un justicier improvisé comme d’un purgateur. Il mira Charlie avec une intensité troublante, de celle qu’avait Randall lorsqu’il parlait de sa mission en Irak, de son combat de chaque jour… Il devenait beaucoup trop son frère. Au point de froidement prononcer à sa manière : " Ce ne sont, peut-être, pas des choses que je devrais avouer à une juriste...  "
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Message posté : Ven 18 Oct 2013 - 8:05 Message
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Évidemment qu’elle refusa de l’affronter dans un regard, Adriel jouait bien trop – au goût de l’avocate – au jeu des sept différences avec Randall, s’appropriant des regards et des mimiques de celui qu’elle avait aimé. La dernière fois qu’elle avait vu Adriel, elle avait été persuadée qu’il l’avait exprès puis, elle était rentrée, avait eu le temps d’y réfléchir pour convenir que ce n’était peut-être pas le cas, qu’il ne pouvait pas être aussi cruel que cela. Ils se ressemblaient, ça n’allait pas plus loin. Maintenant qu’il fut à nouveau face à elle, elle douta de son raisonnement alors, l’éviter fut la meilleure chose à faire. Ça lui fit louper beaucoup de choses : des expressions, des gestes, des sourires, … que, de toute façon, elle aurait été incapable d’interpréter avec logique et objectivité. Elle le détestait pour tout ce qu’il était et, soyons honnête, ça ne datait pas d’aujourd’hui ou du moment où il avait repris l’entreprise d’armement. Elle le détestait depuis le début, depuis qu’il était apparu dans la vie d’Andrea. Ce qu’il était devenu n’était qu’une confirmation de ce qu’elle avait toujours pensé. Alors, non, elle ne voulait pas le regarder parce que le faire, c’était y voir le regard de Randall, c’était risquer de s’attendrir, de vouloir lui donner le bénéfice du doute, de lui laisser le loisir de prouver qu’il n’était pas si mauvais que ça. Elle s’y refusait.

Charlie n’était pas objective avec lui parce qu’elle était incapable de croire ce qu’il pouvait dire. Par exemple, pour elle, il était évident qu’Adriel voulait récupérer ses armes pour éviter une sorte de scandale, pour que personne ne sache qu’il avait eu une faille dans son fichu système de sécurité et qu’on avait pu lui voler des armes. La Veidt Enterprise perdrait sûrement en crédibilité, c’était la seule chose qui devait l’inquiéter. Ou alors, son égo en avait juste pris un coup parce qu’il avait été volé. Mais, en aucun cas, elle n’avait envie de croire ses justifications. Il ne tenait pas à ce que ses armes soient plus mal employées, Charlie secoua la tête dans un sourire ironique et, pour le coup, elle releva le regard sur le marchand de mort.

_ Ah, parce que habituellement elles servent à autre chose que tuer des gens ? Le ton fut critique, ce ne fut même pas une question, ça ne demanda aucune réponse de sa part, d’ailleurs elle balaya ce besoin de réponse d’un revers de main. Garde tes excuses Adriel parce qu’elles ont le don de m’énerver plus qu’autres choses.

Son regard de nouveau sur le bureau, elle prit sur elle. Une idéaliste, voilà ce qu’elle devait être en réalité. Tuer un gamin dans le district Est revenait un peu près à la même chose que de tuer un soldat en guerre. Ça restait une vie de prise et, dans le cas présent, une vie prise par les armes que lui, Adriel Veidt, vendait. À moins qu’il se pointe un jour en affichant joyeusement la nouvelle orientation de son entreprise, il y avaient peu de chances qu’elle puisse le voir autrement qu’aujourd’hui. Et, bien sûr, elle était plus que consciente de ne pas avoir le moindre impact sur ce qu’il pouvait faire, ses paroles devaient passer largement au-dessus de la tête d’Adriel.

Elle hocha la tête, trouvant presque abusif qu’il lui demande la totalité de son dossier, une partie partielle ou même un simple nom. Est-ce qu’elle lui demandait comment il fabriquait ses armes ? Le secret professionnel n’était pas une simple notion de moralité, dévoiler quelque chose comportait des risques pour elle. Cela dit, c’était surtout sur un plan moral qu’elle se l’interdisait. Charlie se pinça la lèvre inférieure, elle savait très bien qu’il y avait un moyen pour pouvoir le mettre au courant en toute légalité : faire de lui un consultant temporaire pour sa connaissance des armes en question qui pouvait être une aide non négligeable dans cette affaire. N’importe qui d’autre, elle aurait déjà bondi sur cette occasion mais, il était question de lui, elle y mettait beaucoup plus de réserve. Elle ne doutait pas des compétences de l’homme, elle doutait d’elle et de sa capacité à passer trop de temps avec lui.

Incapable de se décider elle préféra rester silencieuse, gardant le regard rivé sur son dossier et, préférant l’écouter sur la manière dont il comptait si prendre. Son carnet d’adresses ? Elle ne voulait même pas savoir les personnes qu’il pouvait contenir. Le problème était qu’elle devait bien lui accorder que la police ramait pour le moment et que ça resterait sûrement en l’état. Son soupir se mêla à celui d’Adriel, pour des raisons sûrement bien différentes alors qu’elle releva les yeux vers lui quand il annonça pouvoir le faire lui-même. Sourcil arqué, air parfaitement sceptique à cette idée, elle trouva cette possibilité complètement stupide et suicidaire. Elle ouvrit la bouche pour lui faire part de ses pensées quand il dévoila une arme blanche… Une arme, dans son bureau ?! En hallucination complète, elle resta interdite, incapable de dire quoi que ce soit, ni même de bouger.

L’arme fut de nouveau couverte mais le regard de Charlie mit trois bonnes secondes avant de remonter sur le visage d’Adriel et… Le regard qu’il avait... Pas étonnant qu’elle avait cherché à l’éviter depuis qu’elle avait vu qui se trouvait assise en face d’elle. Mais, plus que le regard, ce fut la dernière phrase qu’il prononça qui la fit sortir de sa léthargie. Elle cligna des yeux, les deux coudes sur son bureau, les mains relevées dans un signe d’incompréhension, un air énervé sur le visage mêlé à un étonnement.

_ C’est surtout le genre de choses qui n’ont rien à faire ici ! Sérieux Adriel, il t’est passé quoi par la tête pour que tu rentres dans un cabinet d’avocats avec un… Un… Merde, elle n’y connaissait rien en armes, elle balança la main en direction d’Adriel … Avec ton couteau de cuisine. Elle savait bien que ce n’était pas réellement un couteau de cuisine mais, sérieux, elle était réellement perturbée par cette action qu’elle trouvait parfaitement irréfléchie. Tu sais que tu as un sérieux problème ? Tu crois que tu vas faire quoi avec, hein ? Enfin, je ne sais pas moi, mais il n’est pas question d’un match sur un terrain mais d’aller récupérer des armes auprès de personne qui, de toute évidence, son mieux équipé que toi en ce moment. Du suicide, voilà ce que c’était et… Elle se disait que c’était parce qu’il ressemblait beaucoup trop à Randall mais, elle n’avait pas envie de le voir partir en mission suicide. Sans déconner Adriel, Randall avait un entrainement que tu n’as pas alors ce n’est pas parce qu’il t’a appris deux ou trois trucs que tu seras te défendre en cas de gros problème. Ça sonnait peut-être comme de l’inquiétude mais ce n’était pas grave. Et puis, je ne devrais pas avoir besoin de te rappeler que, même avec un entrainement, ça ne l’a pas aidé !

Ouais, une vie était une vie, même si elle détestait la personne. Alors, non, elle ne pouvait pas l’encourager à partir en chasse comme ça. La vie dehors, ce n’était pas la vie en haut de sa jolie tour, dans son grand bureau à la vie imprenable. Ses paroles, elle les trouvait logiques parce que, évidemment, elle ne savait pas de quoi il était capable, parce qu’elle ignorait qu’il savait tout ce que savait Randall. Et, de toute façon, même si c’était le cas, elle aurait eu la même réaction, ces mots auraient été différents mais l’idée serait restée la même. Elle tendit la main droite dans sa direction.

_ Donne-le moi. Pas une question, elle ne voulait pas de quelqu’un armé dans son bureau. Et pendant qu’on y est, passe-moi ce fichu Zippo avant que je t’immole avec. Qui avait tendance à l’énerver quand il jouait avec. Et peut-être qu’à ce moment-là j’envisagerais une collaboration pour te donner des informations.

Il fallait bien qu’elle trouve une raison pour qu’il lui donne ce qu’elle voulait. Charlie était certaine qu’il ne lui obéirait pas, juste parce qu’elle lui demandait. Notons toutefois qu’il était quand même un peu abusif de sa part de refuser voir quelqu’un partir en guerre, en se mettant en danger, alors qu’elle était capable de le faire toute seule en se lançant dans des affaires qui pouvaient avoir des répercussions. Les blessures qu’elle avait n’avaient rien à voir avec son travail mais, cela aurait tout à fait pu être le cas.
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Message posté : Sam 19 Oct 2013 - 17:40 Message
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Il était fatigué. Fatigué de ce rôle de grand-méchant loup dont elle le parait sans cesse. Fatigué de n’être que l’incarnation du mal comme de l’expression d’un diable enrobé de sucre à ses yeux. Fatigué de cette persistent douleur sentimentale enserrant son semblant de cœur à chaque fois qu’elle lui dépeignait un portrait détestable, finissant de faire souffrir les souvenirs d’un frère qui avait pour elle, une affection débordant progressivement sur la sienne. Fatigué mais impuissant face à la situation tant il s’était fait le créateur de cette dernière. Son rôle d’implacable requin avait des avantages en affaire mais lui faisait perdre bien des relations agréables. Et il n’avait aucun moyen d’y remédier, estimant que son implacable image de salaud ne devait pas être brisée, pas maintenant, pas avant que ses projets les plus importants ne soient achevés. Il enserra donc sa mâchoire dans sa paume, soufflant de dépit comme pour expier sa souffrance. Avait-elle la moindre idée de tout l’effet qu’elle pouvait bien lui faire ? Probablement pas… Il acceptait sa détestable image dans ses yeux mais n’en souffrait que plus encore. Elle ne verrait jamais toutes les pistes de rédemption qu’il lui adressait dans ses rôles comme dans ses attitudes. Tant pis… Désabusé, Adriel répondit le plus neutrement du monde, sans toutefois parvenir à dissimuler quelques tremblements de sa voix :

" Tss… J’aurai bau faire tous les efforts du monde, tu continueras à me percevoir comme le plus détestable des salopards, n’est-ce pas? " Bien que posée, la question avait tout de rhétorique. En son for intérieur, il était maintenant persuadé que la jeune femme n’en finirait jamais de le détester. Peut-être parce qu’il lui rappellerait en permanence un modèle d’intégrité disparu comme un amant trépassé. Un sourire vint à ourler ses lèvres quand il se figura la nudité de Charlie dans les bras de son frère. Etais ce ses bras à lui finalement ? Il tua bien vite cette pensée dans l’œuf pour poursuivre d’un ton qu’elle continuerait, très probablement, à juger comme étant des plus détestables… " Non… Elles n’ont pas pour principale vocation de tuer. Elles sont là pour protéger ! Je vais être sincère avec toi, mon père avait une philosophie : « la paix, c’est en avoir une plus grosse que le voisin ». On fournit donc notre armée avec ce qu’il se fait de mieux pour préserver cette paix authentique dans laquelle tu baignes depuis ton enfance ! Ne me dis pas que tu n’as jamais entendu parler de dissuasion nucléaire… " Plus vraiment de tentative de se dédouaner comme de se racheter une conduite, il déclamait simplement la conviction, peut être aberrante mais salement réaliste, qui lui permettait encore de se regarder en face dans le miroir sans avoir envie de repeindre sa salle de bain avec sa cervelle. Bien sûr qu’il était au courant que ses armes tuaient, tout comme celles de la concurrence d’ailleurs. Mais au moins, les siennes avaient le mérite de ne pas tuer de concitoyens comme de soldats américains. Du moins, pas tant que des incidents isolés, fruit de la trop grande liberté de circuler accordée aux Super, n’émaillaient pas son quotidien. " Je vois ça. " Répondit-il à son affirmation selon laquelle ses excuses avaient le don de l’énerver. S’était un crève-cœur, mais il devait bien admettre que ça le touchait plus qu’il ne le voulait. Il se contenta donc de poursuivre : " Aussi, je vais cesser. " Et finalement de conclure : " Tu n’es, de toute façon, pas ouverte au débat comme à l’idée que si ce n’était pas moi, ça en seraient d’autre qui produiraient des armes et les vendraient avec beaucoup moins de scrupules... "

Il se ferma ensuite un instant. Un instant suffisant pour que la jeune femme ne reprenne du poil de la bête et ne le darde d’un regard qui aurait glacé le sang de beaucoup d’autres. Il comprit immédiatement son erreur mais ne pouvait pas la confesser maintenant. Sa fierté en prendrait un trop grand coup. A force de se fondre dans des rôles multiples, il en oubliait la sensibilité de ses interlocuteurs et percutait maintenant que se pointer armé chez Charlie n’était, probablement, pas la meilleure idée qu’il ait eu aujourd’hui. Néanmoins, il ne put s’empêcher de rire à la mention du couteau de cuisine par la jeune femme. Randall se serait retourné dans sa tombe à l’écoute d’une pareille description pour son Ka-Bar. Si tant est qu’il occupe une tombe, bien entendu… Il ne renfrogna cependant bien vite quand elle mentionna l’entrainement de son frère et que ça ne l’avait pas aidé. En quoi son entrainement pouvait bien l’aider dans l’explosion d’un hélicoptère touché par une roquette bordel ? Il se fit agressif dans son propos :

" Ne parles pas de lui comme ça, putain ! " Une importante partie de lui avait toujours considéré son frère comme un héros. Et ce n’était pas savoir qu’il n’était qu’un double de lui qui avait changé la donne. A ses yeux, Randall avait toujours été un modèle de courage et le voir ainsi moqué, par la femme qu’il avait aimée, lui laissait un gout amer dans la bouche tout en lui mettant le cœur en larmes ! " Surtout si tu l’as un jour aimé ! " Il ne lisait pas la presse à scandales et se foutait bien de savoir si elle avait pu refaire sa vie rapidement après le trépas de son jumeau. Une partie de lui du moins. Car l’autre… Il chercha vite à se calmer mais la demande de la jeune femme ne l’y aida pas. Il serra les dents, crispant sa mâchoire tout en posant ses doigts sur le couteau à sa ceinture. Il déposa avec fracas le zippo sur le bureau mais ne s’anima pas pour sortir la lame, se fendant d’un froid : " Non… " Et de poursuivre dans un souffle : " Je ne t’abandonnerai pas tout ce qui lui a, un jour, appartenu… ! "

Il fulminait, soufflait de contrariété et avait les plus grandes peines du monde à la regarder en face tant sa colère grondait. Il se plaça de biais, prenant bien soin à ne pas la regarder alors que ses mains tremblaient encore de rage. Il souffla, chercha à se calmer puis se tourna à nouveau vers elle, mentionnant d’un ton d’outre-tombe : " Qui a dit que je n’étais pas entrainé… ? " Il tapa du poing sur la table, faisait sauter plusieurs des éléments jonchés sur le bureau. Sa mâchoire crispée en un rictus de rage renvoyait au caractère entier d’un semblable trépassé. Iil la regardait, de ses yeux bleu semblables à ceux de son frère et la força à le regarder. Dans les yeux, avec franchise. Il se pencha vers, elle, s’approchant toujours plus pour que leurs deux regards ne soient plus que les deux seules choses importantes dans ce bureau qu’il avait plongé dans un beau chaos. Et dans un psaume Glacial, Adriel questionna : " Vas-tu m’aider, oui ou non ? "
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Message posté : Dim 20 Oct 2013 - 5:33 Message
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Si tout le monde tire une carte au hasard, au début de sa vie, Charlie avait probablement attrapé celle qui la condamnait à ne s’entourer que de personne avec une double identité, qui se cachait derrière un rôle ou bien qui préférait lui mentir en cachant des informations sous un prétexte quelconque. Le problème, avec ce genre de carte, c’était qu’elle n’était pas au courant, qu’elle vivait sa vie dans le flou le plus total, se contentant des informations qu’on lui donnait. Même dans des rencontres des plus hasardeuses, elle trouvait le moyen de tomber sur l’archimage sans même le savoir. Finalement, peut-être que ce n’était pas un mauvais tirage à la naissance, que c’était elle qui avait un problème, qui ne devait pas inspirer confiance ou quelque chose dans ce goût-là, les gens préférant la laisser dans l’ignorance, la laissant s’enfoncer dans des théories et des ressentiments qui étaient faussés depuis le début.

Elle hocha la tête, presque navrée, pour lui donner raison. Elle le verrait toujours de cette manière – ce qu’elle pensait sincère sur le moment – ce n’était pas seulement son métier, c’était aussi l’image qu’il renvoyait de lui : le cliché parfait de l’homme riche en haut de sa tour, avec ses filles différentes chaque soir. Le pire c’était qu’après avoir posé cette question, il en venait à sourire légèrement, comme heureux qu’elle puisse le voir de cette manière. Charlie était bien loin d’imaginer la pensée qui avait pu traverser l’esprit d’Adriel à ce moment-là et qui, n’avait strictement rien à voir avec sa question rhétorique. Il confirmait, parce sourire mal interprété, ce qu’elle pouvait penser de lui. Et tous les arguments qu’il pouvait avancer ne changeraient rien, il n’était pas n’importe quel revendeur d’armes, il était lui, elle le connaissait avant qu’il ne reprenne l’entreprise familiale, il lui rappelait douloureusement son jumeau qu’elle avait aimé et… ça ne la rendait pas objective. Elle en était consciente mais c’était plus fort qu’elle.

Elle préféra s’enfermer dans un mutisme, l’écoutant mais sans rien répondre. Cette discussion ils pouvaient l’avoir une bonne centaine de fois, il pouvait lui servir les mêmes arguments un nombre incalculable de fois, qu’elle préférerait toujours qu’il laisse ce rôle à une autre personne. Elle baissa un instant le regard parce que, par habitude, elle était quelqu’un qui discutait, qui cherchait à comprendre et Adriel, en conclusion, laissait entendre, à juste titre, que c’était elle qui se fermait à la discussion. Ça ne lui ressemblait pas. Ce qui était ironique parce que, si ça ne lui ressemblait pas c’était, très justement, parce que lui ressemblait à Randall et qu’elle n’arrivait pas à associer ce physique à la mentalité qu’elle se faisait d’Adriel. Encore plus ironique quand on savait que c’était pourtant lui l’original de beaucoup de double.

Les choses dérivèrent rapidement, d’un rire causé par l’ignorance de Charlie en matière d’arme blanche, Adriel passa rapidement sur un énervement qu’elle ne lui connaissait pas jusqu’à présent. Ça l’étonna, sur le coup, trouva que ce n’était pas si impossible que cela venant de sa part, par la suite. Elle n’en savait rien, ses yeux plus ouverts qu’elle posa sur Adriel laissèrent passer une incompréhension. Mais très vite, ses paupières se plissèrent légèrement, lui avait tous les droits pour se servir de ses jumeaux comme d’une excuse et, elle, dans une malheureuse petite phrase, ça devenait un moyen de s’énerver. Les doigts de l’avocate se crispèrent sur la surface de son bureau, refusant de le voir mettre en doute ce qu’elle avait pu ressentir pour Randall. Il ne pouvait pas juger sur ce point, il ne pouvait pas savoir. Ce qu’elle avait vécu avec Randall restait entre lui et elle, il n’avait jamais été question d’Adriel dans cette équation. Merci pour son ignorance !

Elle chercha à rester des plus neutres, sans laisser passer une lueur de crainte quand il posa fortement le Zippo sur le bureau avant de balancer un non franc. Elle se rendit compte, à ce moment très précis, qu’elle ne le connaissait pas temps que ça, qu’elle ne savait pas de quoi il était capable et tout, dans son attitude laissa comprendre un énervement certain. Il était armé, notion à ne pas oublier, à laquelle il fallait ajouter que, quelques jours plus tôt elle s’était faite agressée. Alors oui, bien malgré elle, son rythme cardiaque s’était violemment accéléré, un doute et une nervosité sur les actions potentiellement dangereuses d’Adriel, ne se traduisant que dans la façon dont elle avait de replier ses doigts sur le bureau. Se forçant à un air des plus calmes et une voix neutre, elle trouva le courage de continuer à le regarder.

_ Je ne te demande pas d’abandonner quoi que ce soit, juste de me les laisser pendant que tu es dans mon bureau.

Elle insista sur ce « mon » parce que, oui, c’était son bureau, ses règles. Quand il se détourna, elle ne put s’empêcher de jeter un œil en direction de la porte, sûrement une histoire d’instinct de survie à la con. Violemment, elle venait de se rentrer dans la tête que, malgré leur apparence similaire, il n’était pas Randall. Qu’elle ne bénéficiait pas du même traitement de faveur, qu’elle était incapable de savoir comment il pouvait réagir sous la colère et, à le voir, il n’avait pas l’air de l’être à moitié. Au moment même où il tapa sur son bureau, les mains de Charlie s’étaient retirées de cette surface dans un mouvement de recul involontaire. Un foutu réflexe laissant clairement comprendre une pointe de crainte. Elle ferma fermement les yeux deux secondes, refusant de resonger à ce qui lui était arrivé quelques jours en arrière et prit sur elle d’inspirer profondément avant d’ouvrir à nouveau son regard sur Adriel qui se pencha vers elle.

Se rendant compte qu’elle avait toujours les mains relevées et, bien trop tremblante à son goût, elle les cacha rapidement en les entrelaçant pour les poser contre elle, au niveau de son ventre. Impossible de fuir le regard d’Adriel, qu’elle associait très bien à cette personnalité. Un nœud à l’estomac, un cœur voulant sortir de sa poitrine tellement il battait fort, elle enfonça un de ses ongles dans sa paume de main pour se forcer à retrouver un semblant de calme, pour éviter de penser qu’il pouvait être une menace, pour ne pas donner l’impression d’être complètement flippé. Pas gagné. Elle se sentit déglutir difficilement à sa question, tentée de dire oui, juste pour qu’il retrouve sa place, qu’elle puisse avoir un peu plus de marge de manœuvre. Mais, c’était Charlie, elle en était incapable. Son regard bleu, dans le regard acier d’Adriel, elle se risqua à secouer très légèrement la tête.

_ Non. Pas dans ces conditions Adriel. Le ton n’était pas aussi assuré qu’elle l’aurait espéré, elle n’était pas parfaite, incapable de jouer correctement un rôle alors qu’elle n’avait eu aucune envie de se retrouver dans cette situation. C’est moi qui possède les informations que tu veux pour le moment alors, si tu veux mon aide, ça se fera forcément sous mes conditions. La folie de Charlie qui, même sous une peur certaine, trouvait quand même le moyen de rester camper sur ses positions. Il y avait une raison, plus profonde que son caractère. Parce que, malgré ce que je peux penser de toi, il est hors de question que je t’aide à quoi que ce soit si c’est pour que tu te lances tout seul dans une mission suicide.  

Elle ferma deux secondes les yeux, s’en voulant déjà pour cette phrase qui sonnait bien trop comme une inquiétude à ses oreilles. C’était le cas, il ressemblait bien trop à Randall pour qu’elle puisse avoir envie de voir apparaître son nom dans la rubrique nécrologique. Se mordant la lèvre inférieure douloureusement – à cause de ses récentes blessures – elle ouvrit de nouveau les yeux sur Adriel.

_ Entrainé ou pas, par expérience ces derniers temps, j'ai tendance à croire que personne n’est à l’abri de tomber sur une personne avec des capacités qui mettront à mal des compétences. Si elle existait, ce dont elle n’était pas certaine. Il aurait fait ça quand, entre deux entrainements de sport sur le terrain et la reprise de son entreprise ? Et, a priori contre des armes, tu ne devrais pas faire grand-chose non plus. Tout comme Randall n’avait rien pu faire en étant dans un putain d’hélicoptère. Elle tendit la main droite, celle sans atèle, paume vers le haut. Passe-moi ce couteau Adriel, je te le rends quand tu sortiras d’ici mais, là, tu vois, j’ai encore moins envie de te le laisser. Elle, têtue ? Non, juste un peu. Cela dit, l’énervement d’Adriel ne donnait pas réellement envie de lui laisser, en plus, une arme. Bien qu’elle semblât avoir retrouvé un air calme et détendu, elle se força à calmer les tremblements de sa main qui, malgré ses efforts, restèrent quand même un peu visible. Et… Elle s’appliqua à durcir un peu son regard. Refais ça encore une fois, taper sur son bureau, s’énerver de cette manière, et je te promets que, Adriel Veidt ou pas, je te fous à la porte quitte à appeler la sécurité.

Il pouvait être n’importe qui qu’elle n’hésiterait pas à le faire, qu’il soit connu, riche ou n’importe quoi d’autres ne changerait pas ce point de vue. Et puis, vu qu’elle était incapable de se défendre physiquement elle-même, il fallait bien qu’elle puisse avoir une sorte de moyen de pression autrement. La sécurité, en général, ça fonctionnait plutôt bien.
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Message posté : Lun 28 Oct 2013 - 15:05 Message
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Croire c’est avoir Confiance.


Il fulminait. Son pouls ne cessait d’aller grandissant alors que la contradiction permanente se trouvait face à lui. Tout comme le déformant reflet que lui renvoyait une Charlie dans la détestation permanente de son être. Comme se confronter au métaphorique miroir qu’elle représentait avait le don de le débecter, lui filant la gerbe comme l’envie de se foutre en l’air. Adriel n’avait jamais eu une très haute opinion de sa personne, quoi que puisse en dire ses attitudes comme sa mauvaise presse. Mais voir une personne chère à une partie de son cœur lui renvoyer tant de dégout et de haine à longueur de confrontation avait le don de le plonger dans la haine, dans la détestation de son propre être… Mais ses vues devaient être au-delà de sa propre santé mentale. C’est là qu’il réalisa ce qui le figea d’effroi. Au fond de lui, gravé dans son âme et imprimé dans sa chair, il éprouvait de l’amour pour cette blonde Texane qui l’envoyait chier en permanence. Le constat n’en était que plus douloureux et sa volonté de tuer dans l’œuf les souvenirs de Randall lui effleura l’esprit. Mais il savait pertinemment que s’était impossible… Son existence commençait peu à peu à lui échapper… Et la chose n’avait rien de réjouissante.

Grinçant des dents, il chaussait progressivement un masque de fureur alors qu’elle s’échinait à démonter ses propos un à un. Débattre avec une avocate était stupide, elle avait pour habitude de déployer des trésors d’argumentaire comme de défendre des causes auxquelles elles croyaient… Ou pas. Elle lui reprochait bien des choses depuis qu’ils s’étaient retrouvés, mais jamais Adriel ne lui avait envoyé à la tronche que, dans son métier, il y avait pas mal de pékins moyens qui se faisaient de l’argent en défendant des saloperies bien pires que lui. Mais à quoi bon lui dire de toute façon ? Au fond de lui, il savait très bien que la Texane était une femme avec des convictions. C’est peut-être pour ça qu’il se refusait à l’insulter par la mention de dessein ne correspondant pas à ses valeurs. Il s’humidifia les lèvres, claquant sa langue comme s’il cherchait à laisser fuser les mots qu’il avait sur le bout de celle-ci. Mais il resta muet, contrit au silence par la moue autoritaire que lui opposait la jeune femme. Il la trouvait plutôt craquante comme ça. Putain, mais qu’est ce qui n’allait pas chez lui ?

" Mouais… Mouais… Mouais, mouais… " Il répéta ces mots un bon nombre de fois, comme si les entendre à ses oreilles raffermissait son cœur et lui redonnait confiance pour la suite de ce semblant de joute verbale… A la manière d’un homme sifflant la nuit dans les bois pour se donner du courage et ne pas sombrer dans la peur… Puis, il souffla bruyament, prenant son visage dans ses mains. Il semblait tourmenter, bouleversé… Mais se redressa en un instant pour afficher un air des plus neutres sur ses traits, bien que ses yeux semblaient témoigner de quelques lancinantes douleurs lacérant son âme. " J’crois pas que je devrais… " Il saisit à pleine main le Ka-bar de l’USMC, rivant ses yeux d’un bleu aussi métallique que la lame sur cette dernière. Dans une autre vie, cet objet fut la représentation même d’un honneur de servir. Force fut de constater qu’il n’arrivait plus qu’à se servir lui-même au temps présent. Il regardait toujours le vestige d’un frère trépassé quand ses mots se firent confession : " A la vérité, continuerai-tu à me percevoir comme un connard arrogant si je cédais à tes demandes ? " Il releva son faciès crispé en une moue indescriptible, témoin visible de tous les tourments que pouvaient bien provoquer chez lui cette tortueuse opposition. Une partie de son être n’aspirait qu’à déclamer son affection pour Charlie dans l’espoir de la tenir à nouveau dans ses bras. L’autre… L’autre la percevait comme un semblant d’obstacle. " Et ces informations que tu peux m’offrir... Sont-elles précieuses au point de me voir me renier ? " Et finalement de poursuivre pour conclure : " Précieuses au point voir mon beau masque de froid salopard tomber pour t’exposer un fébrile visage abimé par le doute comme les pertes d’une existence. J’en doute… D’autant que tu sembles, toi-même, douter de ma volonté comme de ma capacité à en terminer avec cette sordide affaire. "

Il avait fait part d’une trop grande sincérité à son gout et en vint presque immédiatement à le regretter. Rage et réflexion ne faisaient définitivement pas bon ménage dans son esprit et il se garda bien de poursuivre dans son propos, sentant qu’il serait irrémédiablement plus violent. De la mesure, de la mesure… Il se mit à laisser courir ses doigts sur la claire lame, cherchant à en éprouver le tranchant par des touches légères qui finiraient, invariablement par lacérer ses doigts et les rougir de sang. Comme si la douleur lui était étrangère depuis qu’il avait connu celle de perdre deux jumeaux. Il émit un petit ricanement sordide en réponse à ses propos, ne manquant pas d’y répondre tout de go :

" Tu me détestes… Moi comme mon entreprise. Qu’est que ça pourrait bien te foutre que je m’embarque dans une opération suicidaire ? " Il feula son dépit. Roulant des yeux dans leurs orbites, il semblait plus désabusé que de coutume et se faisait à l’idée de voir cet entretien ce terminé d’une épouvantable façon. Intimement, il était persuadé que la jeune femme n’avait que de la haine comme du mépris pour lui. Il en venait même à se demander pourquoi elle n’appellait pas de ses vœux à sa disparition tant elle semblait convaincu qu’avec une toute autre personne à sa tête, Veidt Enterprise prendrait une direction bien plus droite et morale… On a pas beaucoup d’amis quand votre principal est à base de « Marchand de Mort ». Il aurait aimé jouer avec son Zippo pour se calmer, mais ce dernier était inerte sur le bureau de la jeune femme. A défaut, il laissa une main courir sur le Ka-bar, alors que l’autre s’échinait à toucher du pouce chacun des autres doigts successivement. Rickson Gracie lui avait enseigné cette technique de contrôle. Index, Majeur, Annulaire, Auriculaire, Annulaire, Majeur, Index, Majeur, Annulaire, Auriculaire, Annulaire, Majeur, Index, Majeur, Annulaire… Puis il déclama froidement : " Crois-moi, je suis bien au fait du danger que peuvent représenter certaines capacités… ! " Il soupçonnait toujours le petit bout de femme responsable de la disparition de ses équipements de disposer de quelques talents de super… Mais ce n’était pas des choses qu’il convenait d’avouer. A défaut, le danger que pouvait représenter ces gens-là lui intimait de toujours plus travailler sur son projet Jaeger, lui donnant vie pour s’offrir une alternative comme un moyen de riposte. Et Adriel de poursuivre : " Maintenant… Ce n’est pas ce qui m’empêchera de récupérer mes équipements. " Il estimait de plus en plus en avoir le devoir moral. Ce n’était pas pour autant qu’il s’exposerait pleinement. Sa faculté à se dédoubler avec l’avantage de lui offrir le luxe de régler la situation sans laisser de traces ni même s’impliquer. Mais ça… Charlie n’en savait rien. " Et j’en viens à me demander, si la qualité de tes informations pourrait m’y aider… ! "

Il la regardait de son regard froid, de cette mire glaciale qu’il adressait à ceux qui le contrariaient. Plus que jamais, Charlie pourrait dire qu’il avait tout du détestable footballeur dont elle s’était fait le portrait dans leurs années d’université. Il devint plus calme, plus froid… Plus sournois dans son propos. " Après tout, tu m’as dis qu’un mec s’était fait arrêté en possession d’une de mes armes et qu’il avait été relâche… Tu penses que ça paye bien fonctionnaire de police ? Je veux dire… Au point qu’il me serait impossible d’en trouver un souhaitant arrondir sa fin de mois contre un simple petit nom ? " Il se contenta d’une moue intriguée, gardant pour lui le sourire qui aurait dû perler à ses lèvres. Tous les fonctionnaires de l’Etat n’avaient probablement pas la même intégrité qu’elle. Il singea une moue de douleur quand le fil du Ka-bar lui entailla la paume, laissant un mince filet carmin couler le long de ses doigts. Finalement, Adriel fredonna : " En fin de compte, je devrais peut être prendre la porte moi-même… "
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 30 Oct 2013 - 4:30 Message
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Il était essentiel que Charlie ne sache pas, ne comprenne pas, le conflit qui s’était installé chez Adriel. Les choses avaient quelque chose de particulièrement simples pour elle. Le détester, se trouver toutes les excuses du monde pour pouvoir le faire sans être inquiétée de sentiments contradictoires. Ça ne la rendait pas logique, ni même objective mais c’était la seule chose qu’elle était capable de faire pour ne pas rouvrir la blessure qu’avait laissée Randall. Ils étaient tellement semblables, physiquement, qu’une brèche prouvant un côté intéressant chez Adriel, et elle se savait capable de s’engouffrer dedans, créant la situation inverse : lui donner toutes les excuses du monde pour expliquer les choix qu’il faisait. Le détester… C’était tellement facile en théorie, sur le papier c’était le plan parfait, celui qui allait la préserver. En pratique, avoir le reflet de Randall face à elle n’avait rien de facile à gérer, elle avait envie de revoir ce visage qui lui était cher dans chacune des expressions d’Adriel, dans chacun de ses regards, gestes ou expressions. Elle aurait flanché tellement vite si, l’homme face à elle, qui n’avait rien à voir avec Randall, ne se montrait pas aussi détestable. Quelque part, bien enfouie au fond d’elle-même, elle avait presque envie de le remercier pour ça. Finalement, même pour elle, ce n’était pas si simple parce qu’il était contradictoire de reprocher un mauvais côté à une personne et de vouloir l’en remercier en même temps.

L’exaspération, c’était le premier sentiment visible chez Charlie en entendant cette répétition de mot. Elle était là, à essayer d’instaurer des putains de règles parce qu’il avait quelque chose de flippant avec son énervement et son couteau et lui, bordel, il balayait tout ça dans un claquement de langue. Elle inspira, doucement, se forçant à calmer les battements de son cœur. Avait-il seulement conscience de la crainte que pouvait inspirer un type comme lui, saisissant un couteau – qui, définitivement n’avait rien à voir avec ceux qu’elle avait dans sa cuisine – dans l’état de contrariété qu’il était ? Il fallait qu’elle grandisse un peu, qu’elle arrête de croire qu’elle pouvait tout gérer toute seule, ça avait cette fâcheuse tendance à la mettre dans des situations impossibles. Quelqu’un de raisonnable aurait déjà fait venir la sécurité pour sortir l’homme de son bureau, pourquoi était-elle incapable de réagir de cette manière ? Se mordant l’intérieur de la joue, pour s’empêcher de le supplier de lâcher cette foutue lame, elle se força à regarder Adriel.

_ Je ne pense pas que la manière dont je peux te percevoir puisse avoir un quelconque intérêt.  C’était cela qu’elle ne comprenait pas chez lui. En quoi l’opinion qu’elle avait de lui pouvait avoir une importance. Si Adriel voulait un fan-club, il pouvait sortir de ce bureau, agiter sa fortune à la vue de tous et, il y avait fort à parier qu’il trouverait un tas de personne disposé à lui dire ô combien il était intéressant et bien sous tous rapports. Parce que, pour que j’arrête de te voir de cette manière, ce n’est pas de ce couteau qu’il faudrait que tu te débarrasses. Il était énervé, armé, et elle trouvait le moyen de confirmer qu’elle le voyait comme un connard arrogant. Ça va, c’était Adriel, elle n’en savait rien mais elle n’avait pas grand-chose à craindre mais, c’était sa manière d’agir avec tout le monde, même quand on la menaçait. Ses blessures apparentes n’étaient peut-être pas si surprenantes que cela. Maintenant je ne te demande pas de te renier mais de faire preuve d’un peu de bon sens, en posant ce couteau. Qui par définition avait forcément quelque chose d’inquiétant, c’était de la logique primaire. Et, au passage, pour faire tomber un masque, il faut déjà qu’il y en ait un.

Il devait rester évident, dans l’esprit de Charlie, qu’Adriel était un véritable enfoiré. Partant de ce principe, elle ne voyait pas quel masque il pouvait faire tomber, c’était, selon elle, ce qu’il était réellement. L’avocate avait beau chercher à inspirer un calme olympien face à la situation, elle regardait un peu trop dans la direction de la main d’Adriel dont les doigts jouaient sur le tranchant de la lame, pour être aussi sereine que ce qu’elle espérait faire croire. Si l’envie lui prit de vouloir creuser la question de cette histoire d’apparence qu’il se donnait, cette envie fut vite balayée au rire qu’il lança pour lui répondre qu’elle n’avait aucune raison de l’empêcher de partir en mission suicide. Le genre de phrase qui la laissa perplexe, réaction spontanée alors qu’elle enclenchait déjà une réponse.

_ C’est évident ce que ça peut me faire… Elle ferma les yeux, inspira pour s’empêcher de dire ce qu’elle voulait. Lui dire qu’il était le frère de Randall était une raison suffisante, en plus de ne pas être capable de souhaiter la mort de quelqu’un, n’était pas la meilleure chose à faire. Elle secoua la tête. Laisse tomber, tu ne pourrais pas comprendre.

Argument pas très percutant mais qui avait au moins le mérite de ne pas exposer une certaine faiblesse. Elle fut bien contente de ne pas avoir parlé trop vite parce que tout s’enchaina de manière particulièrement horrible pour elle. Adriel qui récupérait l’air qu’elle lui avait toujours attribué, comme quoi, il n’était pas capable de garder un masque de personne un peu près normal – avec des doutes – très longtemps. Charlie était tout ce qu’on pouvait faire de plus impuissante à ce moment très précis, parce que ça ne servait à rien de nier. Il avait raison, avec les informations qu’elle avait données, avec l’argent qu’il avait, il pouvait avoir les informations qu’il voulait en très peu de temps. Contrariée, elle se mordit la lèvre inférieure. Ça l’énervait, comme il était possible d’en juger avec ses doigts qui avaient fini par légèrement se crisper. Un énervement qui, par réflexe et parce qu’elle était elle, se transforma quelques secondes en le voyant s’entailler la main. Elle avait déjà ouvert la bouche en amorçant un mouvement pour s’avancer, pour lui demander si ça allait. Gestes et paroles qu’elle rétracta en mordant un peu plus sur cette lèvre inférieure. Elle ne pouvait pas se permettre de réagir de cette manière alors, elle s’efforça de supprimer son inquiétude pour revenir à cette frustration de le voir agiter ses arguments monétaire pour arriver à ses fins.

_ Et après tu te demandes pourquoi je te vois comme un connard arrogant ? Les insultes directes étaient rares chez Charlie mais, il fallait bien que ça arrive de temps à autre, surtout avec des personnes comme lui. Mes informations n’ont rien de précieuses dans le sens où ça demandera quand même des recherches derrière pour savoir qui possède les autres. Mais, tu veux user de ton influence et payer ces informations. Vas-y Adriel, la porte est derrière toi. Ce qu’elle désigna dans un mouvement de tête.  Parce que, en fait, c’est tout ce que tu sais faire : avoir ce que tu veux en t’appuyant sur un empire financier. Si ça ne colle pas avec ta façon de faire, pas grave, tu payes quelqu’un. Alors, fais comme tu as l’habitude de faire, va récupérer tes armes, sauve l’image de ton entreprise ou prouve à qui tu veux qu’on ne peut pas te voler facilement, ce n’est pas mon problème. Ça confirme seulement ce que je sais déjà de toi, finalement. elle haussa les épaules.  Tu aurais dû commencer par-là plutôt que de perdre du temps à passer par ici.
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Message posté : Jeu 31 Oct 2013 - 16:38 Message
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Adriel commençait à avoir la désagréable sensation d’être dans une impasse. Son caractère comme son art de vivre était mis à mal par la trop grande intégrité de la jeune femme qui refusait de lui céder un pouce de terrain. Au point de le voir, progressivement, se transformer en une froide parodie de lui-même se faisant blessant dans ses propos comme dans sa vision du monde. Il aurait pu parier sa fortune que ses déclamations précédentes ne plairaient pas à la Texane et aurait immédiatement gagné. Elle lui confirma bien vite ce fait. Intérieurement, il en souffrait. S’était pour lui un crève-cœur de recevoir la haine de Charlie quand il n’aspirait qu’à retrouver un peu de l’admiration qu’elle lui avait jadis prodiguée. Non. Qu’elle avait jadis prodigué à Randal. Pas à lui. Le flou était de plus en plus complet et il ne put s’empêcher de prendre sa tête dans une paume en jurant silencieusement. Les limites de ses différentes personnalités passées se faisaient de plus en plus ténues, de plus en plus floues… Au point qu’il commençait clairement à penser éprouver des doux sentiments pour la jeune femme alors que ce ne fut jamais le cas. Ce n’était pas lui. Ce n’est pas lui. Il devait se reprendre. Sous peine de perdre bien plus qu’il n’y gagnerait. De son point de vue du moins, pas du point de vue d’un Randall criant de plus en plus fort contre con âme. Ou bien contre son absence d’âme ?

Grinçant des dents, il finit par se mordre la lèvre sauvagement, laissant la douleur le sortir du monde de ses pensée pour le rattacher à la réalité.. Il en avait oublié sa légère coupure à la paume, mais la douleur ne faisait que le rendre plus vivant. Voir son sang couler avait quelque chose de salvateur, de révélateur… S’était son sang, son corps. Il devait en être de même de sa vie ! S’il ne se montra pas attentif dans un premier temps, il reporta par la suite toute son attention sur les propos de l’avocate. Son visage passa par un large spectre d’émotion : du narquois sourire à la moue de dépit en passant par la plus évidente des contrariétés. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces rencontres avec cette figure d’un de ses passés ne le laissait pas indifférent…

" Mouais… " Finit-il par répondre à ses première allégations, dans la répétition d’un mot qu’il ne prononçait que beaucoup trop depuis le début de leur entretien. Il cherchait à dissocier ses attitudes de celles de Randall, mais force fut de constater qu’il en éprouvait toutes les peines du monde. " Là-dessus, tu te trompes sur toute la ligne… " Enonça t’il à l’encontre de l’avocate, en réponse au fait qu’elle pensait qu’il n’avait strictement rien à foutre de son opinion comme de son avis à son sujet. L’admettre était difficile, mais s’était malheureusement vrai. Et se mentir à soi-même ne faisait qu’aggraver les choses en fin de compte. Négligemment, il laissa glisser les deux faces métalliques de la lame sur son large sweat sombre pour débarrasser l’arme de son sang. L’engouffrant de nouveau dans son fourreau, il la dissimula sous son vêtement souillé de tâches de javel. " En fin de compte… " Il se leva et se saisit de sa casquette des Steelers. " Tu ne sais foutrement rien Charlie… "

Il vissa rapidement le couvre-chef de la Franchise NFL de Pittsburg sur son crâne en surplombant la belle. Dans sa tête, une dérangeante pensée commença à germer : c’est fou comme il pouvait ressembler cette équipe… Son rôle comme son ambition le rendait aussi dur et froid que la Défense des Steelers au service d’une volonté de sacre. Longtemps, il s’était appuyé sur son masque de fer comme les gars de Pittsburg s’étaient basés sur leur Défense d’Acier pour ne pas s’exposer et continuer à avancer. Mais finalement, les années commençaient à s’accumuler, pensant progressivement sur les organismes comme leur psyché. L’usure mentale grandissant avait amené des failles comme des blessures. Ne restait plus aujourd’hui du froid rôle d’Adriel comme de la Glorieuse Défense des Steelers qu’un vaste champs de ruine hanté par des fantômes. Fantômes dans un édifice à même de toujours faire trembler son monde par la réputation… Mais quand il s’opposait à des Nemesis issues du passé, tous deux ne manquaient pas de cruellement s’effondrer. Alors plutôt que de continuellement s’écrouler, il prenait la fuite… Couvrant cette dernière d’un verbe acide qui n’avait pas sa place face à une personne qu’il tenait, pourtant, en très haute estime…

" Biensur… Tellement plus aisé de tout masquer en avançant le fait que je suis incapable de comprendre, n’est-ce pas ? " Sa grande taille lui autorisait le luxe de la regarder de haut, de la mira de ses yeux aussi froid que le métal composant les armes que son industrie façonnait. A croire qu’il s’était vu doté d’yeux en rapport avec son mortel secteur d’activité. Il peinait à garder contenance mais se livre, de nouveau, à son petit jeu d’esprit : Index, Majeur, Annulaire, Auriculaire, Annulaire, Majeur, Index, Majeur, Annulaire, Auriculaire, Annulaire, Majeur, Index, Majeur, Annulaire… De la contenance, de la contenance !  " Tu as raison… J’aurais pu procéder ainsi. Directement chercher à me renseigner en usant des arguments financiers. Mais vois-tu, je ne l’ai pas fait ! " Il avait prononcé ça avec le calme le plus profond que lui inspirait la situation. Perclus de doutes, tiraillé par ses souvenirs contradictoires, il était porteur de bien plus de failles qu’il ne souhaitait le montrer. Cette désagréable habitude de vouloir, toujours, tout contrôler… " Je te mentirais si je te disais que TU ne m’as pas rappelé à certains de mes devoirs moraux. Et c’est bien la raison pour laquelle je me suis tourné vers toi en priorité. Parce que je pensais – à tort semble t’il – que c’est une démarche que tu approuverais… " Il lui était plus que rare d’ainsi se livrer. Et cet afflux de sincérité lui donna la nausée. A peine ses mots prononcé, il commençait déjà à les regretter. Mais ça ne l’empêcha pas d’enchainer : " A croire que c’est plus facile d’avancer sur les sentiers de l’illégalité… ! "

Il jura, arguant en lui-même qu’il s’était trompé. Un pesant silence prit sa suite alors qu’il passait sa sombre capuche par-dessus sas casquette comme ses traits. Dissimulant ainsi ses doutes comme son visage marqué de bien des failles. Il se mit à fouiller ses poches et ne tint pas bien longtemps son mutisme : " Tu penses franchement que l’image de mon entreprise m’importe un tant soit peu quand la presse me décrit continuellement avec le qualificatif de « Marchand de Mort » ? Il m’importe bien plus de savoir les responsables de ces atrocités sous les verrous. Je payerai pour les voir enfermés et je doublerai pour qu’ils souffrent autant que ceux qu’ils ont tourmentés ! " Son ton était rude, cassant. Adriel dévoilait toute la parcelle de violence qui lui avait, autrefois, permi d’être l’un des meilleurs dans un sport où ne régnait que l’agressivité comme la virilité. En l’instant, Adriel apparaissait comme la pure allégorie du Fer Noir : dur et rigide, qui rompt plutôt que de plier ! Dans un claquement de paume, il déposa un chèque déjà signé sur le bureau de Charlie. Quelques gouttes de son sang carmin virent souiller le bout de papier alors qu’il indiquait : " Fout dessus le montant que tu veux. Histoire de couvrir tes frais pour le cas d’Karl Malone…  "
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Le Poing de la Justice

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Message posté : Ven 1 Nov 2013 - 2:47 Message
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Mouais… Le genre de réponse très détaillée et très constructive. Charlie laissa passer un soupir avant de l’entendre lui dire qu’elle se trompait et qu’elle ne savait rien. Un discours déjà entendu dans son bureau, à peu de chose près, comme une phrase qui lui avait assuré qu’elle comprendrait… Un jour. Elle ne croyait absolument pas à ce jour en question, parce que, même avec des explications, Adriel restait une véritable énigme qu’elle n’était pas certaine de vouloir résoudre pour sa propre santé mentale. Il était un nœud de complexité même, là, en ce moment même, dans son bureau, passant par des expressions tellement diverses et contradictoires qu’elle était incapable d’en saisir le sens. Et puis, elle laissa passer une expression d’incertitude, le discours d’Adriel n’avait aucun sens. En quoi elle pouvait bien se tromper ? C’était évidemment pour elle : la manière dont elle pouvait le percevoir ne devait certainement pas l’empêcher de dormir ou même de se remettre un minimum en cause. Comment… Elle essaya de réfléchir… Comment aurait-il pu en être autrement ?

_ Tu ne fais pas grand-chose non plus pour m’aider à savoir et à comprendre.

Elle avait dû relever la tête pour capter son regard en lui répondait, lui, qui avait déjà remis sa casquette sur la tête et rangé son couteau comme un signe de refus, une annonce d’un départ proche. À croire que, ces derniers temps, que ce soit avec lui, ou avec son propre frère, Charlie devenait incapable de comprendre les choses. Si on ne passait son temps à lui cacher des informations aussi, peut-être qu’elle aurait été capable d’y voir plus clair.  Elle détesta tellement la manière dont il la regarda pour lui dire qu’elle choisissait la facilité en le pensant incapable de comprendre, qu’elle ne trouva même pas la volonté de chercher à s’expliquer davantage. Le problème, c’était qu’il avait raison et, débilement, elle se retrouva à baisser les yeux en signe de culpabilité. Elle ne cherchait pas à s’expliquer, elle ne cherchait pas à le comprendre… Elle y mettait une mauvaise volonté qui ne lui était absolument pas connue.

Et là, Adriel, de toute sa hauteur, lui renvoyait tous ces défauts à la figure. Elle devait bien avouer qu’il avait raison, il était là avant de chercher à soudoyer un agent de police, comme elle devait avouer que si ça avait été quelqu’un d’autre, elle aurait essayé d’aider. Elle se défendait, intérieurement, en se disant que le problème n’était tellement Adriel mais l’arme qu’il avait montrée fièrement. C’était réellement une excuse, elle n’aurait pas laissé passer ça, venant de qui que ce soit mais, cette excuse aussi valable soit-elle, n’était que partielle. Avec une certaine mauvaise foi, qui lui servait de protection contre l’homme aux traits qu’elle avait aimé, elle était presque certaine qu’Adriel se servait de ce qu’elle avait pu dire, pour l’enfoncer un peu plus dans une certaine culpabilité. C’était particulièrement horrible pour elle de la définir comme responsable d’une envie de bien faire pour, ensuite faire comprendre, qu’elle ne répondait pas favorablement à cette demande.

_ Ce n’est pas la démarche que je désapprouve mais la façon de faire.

Elle n’avait toujours pas relevé les yeux, grattant un peu la surface de son bureau du bout de l’ongle. Le ton restait bas et coupable, trouvant presque déplorable de ne pas être capable de se défendre mieux sur ce coup-là. Ça l’énervait d’autant plus que, là, elle avait la tête d’une gamine de cinq ans venant d’être prise en faute, avec aucune envie que ce soit un homme qui revend des armes qui s’engageait à pointer ses défauts – qu’elle n’accordait pourtant qu’à lui – du doigt. Et en plus, c’était elle qui le poussait à agir sur un plan illégal. Une moue contrariée apparut sur son visage, accentuant son côté coupable sans pour autant trouver le courage de relever les yeux sur lui. Incapable de répondre quoi que ce soit pour sa défense, elle contribua au silence qui s’installa entre les deux.

Adriel fut le premier à briser ce silence et Charlie leva les yeux par étonnement face à ce qu’il expliqua. Il faisait preuve d’une illogique qui dépassait complètement l’avocate. On ne pouvait pas être contre des atrocités et vendre des armes en même temps, c’était carrément un non-sens. Finalement, ce n’était peut-être pas étonnant de ne pas le comprendre parce qu’elle n’était même pas certaine qu’il sache réellement ce qu’il voulait. L’entendre annoncer qu’il aimerait voir ces personnes souffrir pour les personnes victimes, acheva de la convaincre qu’ils n’étaient vraiment pas du même monde, absolument pas fait pareil et avec des visions des choses bien différentes.

_ Et tu trouves vraiment qu’il y a une logique entre tes paroles et le métier que tu fais !

Pas une question, en fait, il venait juste de lui confirmer qu’il était capable de jouer plusieurs rôles, comme le fait qu’il reprenait l’identité de la personne qui était entré dans ce bureau. Et dire qu’elle s’était sentie coupable de ne pas répondre à sa demande. Ils n’étaient pas faits pour s’entendre ou même bosser ensemble, c’était une certitude dans l’esprit de l’avocate qui posa son regard sur le chèque posé sur la table. Elle ne s’attarda pas longtemps dessus, elle savait qu’elle mettrait dessus le montant exact des frais occasionnés. Rien de plus. Elle attrapa le Zippo et se leva pour le tendre à Adriel.

_ Je t’avais dit que tu pourrais récupérer tes biens, en sortant de ce bureau.

Une façon d’appuyer sur le fait que, si elle ne lui avait pas apporté son aide, c’était de sa faute à lui. Que si Adriel avait fait l’effort de se débarrasser de son arme, elle aurait envisagé les choses d’une autre manière. Dans le fond, ce n’était pas plus mal, rester longtemps à ses côtés avait quelque chose de bien trop douloureux pour l’avocate qui était forcée d’admettre qu’elle n’avait pas fait son deuil aussi bien qu’elle pouvait le croire.  Plus que les paroles qu’il pouvait avoir, les actes qu’il pouvait commettre ou le métier qu’il faisait… Son identique physique avec Randall était ce qui torturait le plus Charlie, le garder loin d’elle était la manière la plus sûre d’y échapper.
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