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Les différences rapprochent. (Chase Neutron-Grey)

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Message posté : Sam 28 Sep 2013 - 20:48 Message
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En cette belle soirée ensoleillée du 20 Septembre avec une douce brise juste comme il faut, Diane avait un rendez-vous important. Ce soir, elle allait assistée à la représentation Das Rheingold de Wagner à l'Opéra Beaudrie. Et elle n'avait pas l'intention de rater la séance. Pour l'événement, Diane avait sortie du placard sa plus belle robe de soirée, car oui, pour passer inaperçue au sein d'un tel endroit, il lui fallait faire forte impression. Ironique.
D'un noir aussi sombre que son regard, Un décolleté plongeant dans le dos tout aussi ravageur que s’il était devant, la robe descendant jusqu'au genoux, et d'une élégance à toute épreuve, le tout avec une pairs d'escarpins à talons et un maquillage noir. Voilà ce que Diane avait prévue pour ce soir. Elle avait prit sa soirée, et avait bien l'intention d'en profiter à sa manière. Bien évidemment, elle avait déjà vu une fois cette représentation, c'est par pur plaisir qu'elle avait désirée y retourner ce soir. La dernière fois qu'elle l'avait vue, elle vivait encore en Allemagne. Car malgré la nature des membres de sa famille, ils laissaient parfois à Diane l'occasion de faire une sortie de son choix. Elle avait 13 ans lorsqu'elle avait demandée à son père de l'amenée à sa première représentation de Wagner. Surpris, Reginald n'avait cependant pas protesté. Au contraire, il était fier de sa fille. Fascinée par la représentation, Diane était devenue depuis lors, une grande amatrice d'opéra et de musique classique. Et pour elle, il était impossible de passer à côté de cette séance.

C'était donc avec entrain qu'elle appela un taxi pour se rendre à l'opéra. La représentation avait lieu à 9 p.m, elle était donc en avance.

Dans le véhicule, elle regarda attentivement par la fenêtre, comme si elle essayait de garder chaque image en tête, lorsque le chauffeur, un vieil homme d'une cinquantaine d'années lui adressa la parole :

" Z'êtes bien jolie ma p'tite dame, vous avez un rendez-vous ?  "

Diane tourna la tête vers l'homme qui la regardait dans le rétroviseur central, et eut un léger sourire :

" On peut dire ça oui. "

Le vieil homme se re-concentra sur la route :

" Aaahh ... La jeunesse. J'étais comme vous avant vous savez. je profitais de la vie, tous ça quoi. Et bien, le temps vous rattrape et vous finissez chauffeur de taxi. Maintenant je me contente de regarder les autres en profiter, et je me dis : " faites durer cet instant autant que possible, vous savez pas ce que vous réserve demain ". Aaaahh ... Enfin je radote. je vais pas vous embêter plus longtemps avec mes histoires, on est arrivé. Profitez bien de votre soirée ! "

Un regard à l'extérieur, et Diane vit le majestueux Opéra Beaudrie se dressé devant elle. Dans le fond, ce vieil homme n'avait pas tout à fait tord. Même si ses ambitions à elle étaient bien plus grandes ...

Diane paya le chauffeur, et descendit du taxi en lui glissant un rapide" merci ". Partout on pouvait voir des gens en tenue de soirée, ils étaient là pour la même raison qu'elle sans nul doute. Elle commença donc à marcher vers le grand bâtiment, ses talons claquants sur les pavés qui bordaient le trottoir. Une fois à l'intérieur, la lumière éclatante l'obligea presque à fermer les yeux, ici aussi, on pouvait voir une masse de personnes en tenue chic, directement venus des beaux quartiers de la ville à n'en pas douter. Elle inspira un grand coup, et se présenta devant un homme en costume noir qui gardait l'entrée de la porte qui menait à la scène.

" Bonsoir Madame, votre billet je vous prie. " Dit-il en s'inclinant légèrement.

Diane lui tendit alors son billet, dont il déchira une partie bien précise et lui rendit le reste.

" Bonne soirée Madame. " Il ouvrit alors une porte pour laisser passer Diane. Cette dernière s'engouffra dans l'ouverture sans tarder, pour se retrouver dans une salle immense bondée.  Sa place était la 245. Quatrième rang en partant du haut, vers le milieu. Une fois assise, elle constata avec joie que la place sur sa droite était vide. D'ici une dizaines de minutes, elle pourrait enfin profiter de sa soirée.

En attendant, elle avait le temps d'admirer la splendeur de la pièce gigantesque dans laquelle elle se trouvait. D'après ce qu'elle savait, l'Opéra avait dû être reconstruit après une bataille qui avait eut lieu entre un certain Maestro et l'Alliance Héroïque. Et il fallait admettre que c'était plutôt réussi ...
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Message posté : Sam 28 Sep 2013 - 21:39 Message
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— Das quoi ?
— Rheingold. C’est de l’allemand.

Chase quitta un instant le miroir devant lequel il s’était planté pour refaire une énième fois le nœud papillon de son smoking, afin de jeter un regard à son collègue de travail qui, un sandwich à la main, dont les miettes tombaient sur son tee-shirt Star Trek, l’observait d’un air dubitatif, tout en surveillant, de temps à autre, les données qui défilaient sur l’un de ses nombreux écrans.

— C’est comme du space opera, mais sans le space.
— Des fois, Chase, j’te comprends pas trop.
— Tu devrais essayer. C’est beaucoup mieux que ça n’en a l’air !
— Si on doit mettre ça…

L’homme désigna d’un geste de la main le smoking de son jeune collègue.

— …je préfère encore rester ici le soir.

Chase répondit par un sourire, avant de s’éclipser. Il fallut quelques minutes à son taxi pour rejoindre l’opéra Beaudrie, dont il était maintenant un grand familier : spectateur assidu des représentations, ami de la directrice des lieux, mécène généreux de certaines représentations, Chase, s’il n’avait pas été déjà célèbre pour tout Star City, eût été en tout cas tout à fait connu entre les murs de ce temple de la culture. Pas un employé qui ne l’appelait « Monsieur Neutron-Grey ».

En digne héritier de son nom et quoiqu’il n’y prît pas un plaisir très prononcé, Chase salua quelques-uns des représentations du tout Star City qui s’étaient rendus, ce soir-là, à la première du premier volet de la célèbre tétralogie du Ring, qui constituait, comme partout où elle passait dans le monde, un temps fort de la vie musicale de Star City cette saison-là. Les plus snobs cependant se permettaient de dédaigner la manifestation pour lui préférer les représentations du Metropolitan, à New York. Chase, lui, venait pour la musique, simplement.

Ses civilités étant faites, il présenta son billet à l’employé, échangea sa place contre un pourboire et traversa les rangs pour s’asseoir au 246 et retrouver, juste à côté de lui, un visage qui commençait à lui être connu.

— Oh, bonsoir Diane. J’ignorais que vous viendriez.

En dehors du visage et des goûts de la femme pour les différents styles d’orchestration, Chase, à vrai dire, ne savait pas grand-chose à son propos. Comme à son habitude, il n’avait pas pris la peine de la sonder télépathiquement et il ne s’en tenait qu’à leur conversation. Vraisemblablement, et il le savait très bien, ils ne partageaient pas beaucoup plus qu’un amour commun pour la musique, mais comme ils ne se croisaient jamais qu’à l’opéra Beaudrie ou dans d’autres salles de concert et qu’alors c’était justement de la représentation du soir dont ils parlaient, Chase n’y voyait pas d’inconvénient.

Le jeune homme parcourut le programme d’un œil rapide, parce qu’il l’avait déjà consulté une ou deux fois, sur Internet.

— Vous avez que les trois Filles du Rhin échangent leur rôle tous les soirs ? Je ne suis pas sûr que cela change grand-chose au premier acte, mais enfin, ça doit être intéressant pour les chanteuses.

Il dut s’interrompre pour faire un signe de la main et adresser un sourire à une politicienne originaire de Star City, qui revenait régulièrement de Washington pour assister aux événements marquants de la ville et, bien entendu, se rappeler à ses électeurs. Cette nouvelle formalité accomplie, Chase se pencha vers Diane pour être certain de n’être entendu que d’elle et murmura sur le ton de la confidence :

— Pour être tout à fait honnête, je dois vous avouer que parfois, le fardeau des mondanités me dissuade de venir ici.

Il haussa les épaules.

— Mais après tout, c’est ce qui assure la réputation de Melissande, je veux dire, Madame Beaudrie, alors c’est le moins que je puisse faire pour elle.

Chase avait conscience d’être une marchandise précieuse pour la directrice de l’opéra, une petite facette de l’image de marque qu’elle avait si consciencieusement construire pour son établissement et il ne s’en formalisait pas : Melissande lui avait toujours expliqué très clairement qu’un mécène n’apportait pas seulement sa contribution financière, mais aussi sa propre réputation. Quelques sourires par ci par là, ce n’était pas un grand effort à fournir pour aider une amie.

— Tenez, je ne vous ai jamais demandé, maintenant que j’y pense, mais est-ce que vous jouez d’un instrument vous-même ? C’est une chose à laquelle je songe souvent : apprendre le piano, par exemple. Non que j’aie l’espoir d’en faire jamais quoi que ce soit, mais vous savez, je crois que j’aurais l’impression de mieux comprendre certaines choses.

Pendant qu’ils discutaient, l’opéra achevait de se remplir et, un peu partout, on voyait les programmes se déplier et les gens commenter, plus ou moins savamment, selon qu’ils étaient plus ou moins habitués, la distribution des rôles aux différents chanteurs.
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Message posté : Sam 28 Sep 2013 - 23:27 Message
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Tout d'abord perdue dans ses pensées, Diane ne remarqua pas tout de suite l'arrivée de Chase. Ce n'est que lorsque celui-ci s'adressa à elle qu'elle se retourna dans un sursaut.

Elle lui adressa un léger sourire, et avec un fort accent Allemand, lui répondit :

" Guten Abend Chase. Je ne pouvais pas me permettre de manquer cette représentation, ça non. "

Diane avait beau revoir le jeune Chase régulièrement, elle ne se ferait jamais à l'idée qu'elle discutait de ses passions avec un "inconnu". Puisqu'hormis ses goûts en matière de musique, elle ne savait absolument rien de lui. L'avantage étant que la réciproque était tout aussi vraie. Quoi qu'en fin de compte, elle en savait plus sur lui que l'inverse de part sa notoriété au sein de la société. Elle continua de balayée la pièce du regard tandis que Chase continuait sur sa lancée.

" J'ignorais ce détail. J'ai du mal à croire que je sois passée à côté. Et pourtant ... "

A ce même moment, Diane observa Chase faire un signe de la main à une femme qu'elle ne connaissait pas. Décidemment ce jeune homme avait des relations partout. Diane avait vaguement entendu parler de sa famille, elle ne connaissait pas suffisamment la ville pour en dire davantage. Il lui faudrait faire sans doute certaines recherches prochainement. Peut-être la cellule de SHADOW sur place pourrait-elle lui fournir des informations intéressantes ...

Alors que Chase murmurait pour n'être entendu de personne d'autre qu'elle, elle eut un léger sourire :

" Ja, je compatis. Mais pourtant ce soir vous êtes là. Poussé par une irrésistible envie d'assister à cette séance c'est cela ? J'imagine que vous faites le bonheur de Madame Beaudrie en venant ici ce soir. "

Diane se redressa sur son siège et croisa les bras et les jambes. Laissant apparaître sa cicatrice sur le bras droit. Mais elle ne s'en préoccupait même plus. Au départ, elle avait cherchée à s'en débarrasser, puis au fil du temps, la marque finit par faire partie intégrante de sa personne.

Chase commençait à chercher à en apprendre davantage sur elle. En soi sa demande était anodine, mais malgré tout, elle serait dans l'obligation de surveiller ses paroles si elle ne voulait pas qu'il change brusquement d'attitude envers elle.

" Moi ? Jouer d'un instrument ? Oh Nein ! J'ai toujours préférée admirer plutôt que de pratiquer. Même si dans les faits, mon temps libre ne m'aurait sans doute jamais permis de m'investir dans un tel apprentissage. "

Diane soupira longuement, et observa la salle autour d'elle. Toutes les places étaient bientôt prises. Il ne restait sans doute que peu de temps avant le début de la représentation. Le brouhaha ferait bientôt place à la passion et à la rêverie.

" Cependant, vous savez, en arrivant ici, un vieil homme m'a conseillé de profiter de la vie, car on ne sait pas ce que nous réserve demain. Il n'a peut-être pas tort après tout. Profitez-en tant que vous en avez encore la possibilité. C'est un art des plus noble. "

Ensuite, elle jeta un regard curieux vers Chase, comme si une question lui taraudait l'esprit depuis un certain temps.

" Il y a une question que je me pose cependant. Vous savez, rare sont les gens de votre âge qui passent du temps dans ce genre de lieu. Très rare même. Qu'est-ce qui à bien pu vous pousser à vous intéresser à ce registre musical ? "
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Message posté : Dim 29 Sep 2013 - 8:46 Message
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Le mentaliste comprenait sans peine la position de Diane : lui-même n’aurait su exactement où placer des cours de piano, sans parler des entraînements quotidiens qui étaient sans doute nécessaires, dans l’emploi du temps de plus en plus démoniaque qui était le sien. Mais, comme un électronicien qui avait toujours besoin de savoir comment les machines fonctionnaient, il se sentait parfois un peu frustré d’entendre les orchestres sans pouvoir en toute certitude comprendre comment se composaient les différents niveaux, comment interagissaient les instruments, quels principes régissaient l’organisation de l’ensemble et, même s’il avait peu à peu consulté des ouvrages sur la question, il n’était pas du genre à croire que le savoir théorique suffisait en la matière.

Il ne songea pas à s’enquérir plus avant sur les activités si prenantes qui avaient empêché Diane de s’investir un peu plus dans la pratique musicale. Il y avait entre eux un accord tacite de ne pas trop s’éloigner de leur sujet principal, sous peine de trouver rapidement les désaccords qui les séparaient sans doute et de perdre, pour les interludes de l’opéra, la conversation de l’autre, si utile pour passer le temps. Chase se contenta donc de hocher la tête :

— Je comprends. Il serait un peu décevant de ne pouvoir y consacrer que quelques minutes, sans jamais obtenir quelque chose qui soit plus que médiocre. La position d’observateur n’est du reste pas entièrement déplaisante.

Il esquissa un sourire un peu amusé lorsque son interlocutrice suggéra que, jeune encore, il pouvait explorer de nouvelles opportunités. Sans doute. Mais il avait des occupations de ministre, peu habituelles à son âge, et il lui était difficile de s’en défaire.

— Je suppose que je pourrais essayer, sans doute, et avec le temps… Mais c’est précisément ce que nous avons du mal à trouver, n’est-ce pas ? Du temps.

La question de Diane ne le surprit guère : il y était habitué désormais et, du reste, elle était parfaitement légitime.

— Oh, vous savez, au début j’étais parfaitement ignare en la matière. C’est grâce à Melissande. Elle et moi fréquentons à peu près les mêmes cercles de la société. Moi, à l’époque, parce que l’on m’y trainait. Elle, pour recruter des gens comme moi, en partie. Elle m’a vanté les mérites de son opéra, alors que je n’y connaissais strictement rien, elle m’a invité à une répétition et vous savez, à force d’insistance, elle a réussi à me faire sortir de ma coquille. C’est comme cela que je suis devenu mécène. Melissande est très persuasive, à vrai dire.

Chase n’avait aucune idée des rumeurs qui couraient sur la manière dont la directrice de l’opéra pouvait parfois persuader de riches hommes à offrir à ce noble art, justement, une coquette somme. Les eût-il entendues, qu’il n’y eût sans doute pas prêté beaucoup d’attention : il savait parfaitement que les rumeurs étaient rarement vraies, pour en avoir entendues assez sur son compte, et quand bien même ! Melissande vivait bien sa vie comme elle l’entendait.

D’ailleurs, il allait continuer à vanter les talents de son amie, mais la lumière avait commencé à baisser. Aussitôt, la salle fut illuminée par des écrans de téléphone que l’on éteignait et agitée par des toux que l’on essayait de contraindre. Lui avait coupé le sien bien avant de rentrer dans le bâtiment : c’était aussi le charme de l’opéra, quelques heures loin des appels urgents. Il adressa un sourire à Diane et, après les premiers accords, le prélude si reconnaissable de l’Or du Rin se développa lentement et progressivement, grâce à l’acoustique exceptionnelle.


Comme Chase n’avait reçu pratiquement aucune éducation musicale, il n’avait pas été forme d’abord aux mélodieuses harmonies de l’opéra classique, si bien que la révolutionnaire wagnerienne et toutes ses innovations formelles, si elle ne le frappait pas de sa radicalité comme elle l’aurait dû, ne lui était pas difficile à aimer ; son esprit romanesque trouvait dans l’Anneau d’évidentes sources de satisfaction et il s’étonnait toujours que ses amis les plus geeks, comme lui, ne fussent pas conquis par les ressemblances que la tétralogie entretenait avec l’œuvre de Tolkien, que pourtant ils appréciaient tant.

Évidemment, même une représentation à l’opéra Beaudrie était moins spectaculaire qu’un film à gros budget. Mais c’était peut-être cette réserve cachée, ces événements dont on ne voyait rien mais qui agitaient tous les personnages, ces thèmes musicaux qui venaient souligner la présence invisible de préoccupations secrètes, qui faisaient toute la beauté de l’œuvre. De mémoire, jamais Chase n’avait entendu une si profonde différence entre le chant rêche qui convenait à un Alberich et les mélodies trop insouciantes des Filles du Rhin — la qualité des quatre voix creusait le crime fondateur de l’ensemble du drame.

Il n’y avait pas, dans l’Or, les mêmes interludes que dans les autres opéras de la tétralogie et, s’il était plus court que bien des œuvres de Wagner, il n’en restait pas moins du longueur considérable. Pourtant, alors que Wotan succédait à Alberich sur la scène, Chase ne se sentait pas gagné par l’ennui. D’autres dans la salle, il le devinait confusément aux limites de sa télépathie, ceux surtout qui n’étaient venus que pour parader, quelques minutes avant, et surtout dans la réception qui suivrait la représentation, n’étaient pas aussi captivés, mais il ne s’en préoccupa guère.

Enfin les applaudissements retentir, alors que les lumières se relevaient, après plus de deux heures de représentation. L’essentiel du public, somme tout, venu pour la musique, paraissait enthousiasmé par la représentation et Chase lui-même applaudissait sans insatisfaction. C’était peut-être son opéra préféré de la suite, celui en tout cas où il ne trouvait pas les longueurs de la Walkyrie. Les applaudissements, après plusieurs minutes, se firent plus épars et cessèrent tout à fait.

Un instant silencieux, Chase se retourna finalement vers Diane pour proposer :

— M’accompagneriez-vous à la réception ? Je préfère de loin parler musique avec vous que politique avec le gouverneur.
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Message posté : Dim 29 Sep 2013 - 18:31 Message
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Le temps. C'était effectivement ce qui manquait affreusement à quelqu'un comme Diane. Car à son grand dam, elle n'avait pas encore découvert les secrets de l'immortalité. C'était finalement l'une des raison principale qui l'avait poussée à se rendre à Star City. Et cette raison était directement liée à Dieter Feuerbach. L'homme dont la survie miraculeuse lui échappait encore. Cette homme possédait forcément un savoir qui lui échappe encore à ce jour. Quel ironie en fin de compte. Diane était à la recherche de Dieter dans l'espoir de briser la barrière du temps, mais c'était cette même barrière qui lui faisait défaut dans son enquête. A noté qu'elle employait son temps libre à l'Opéra, à discuter avec un jeune homme dont elle ignorait encore trop de choses à son goût. Finalement, elle ne savait plus trop quoi penser de sa situation. Il lui fallait se ressaisir, et vite.

Alors que Chase vantait avec une sincérité évidente la Directrice de l'Opéra, le spectacle commença. Tout le monde se tût, et la pièce s'assombrit lentement. Peut-être le temps était-il un facteur clef pour la réussite de sa mission, mais il ne l'empêcherait pas de profiter de cet instant. Deux heures de représentation, voilà le moment qu'elle avait attendu aujourd'hui.  Tandis que le prélude de l'Or du Rin fit son entrée, Diane fit le vide en elle, pour pouvoir en profiter pleinement. Chase et elle n'échangèrent plus un seul mot tout le long de la séance. Montrant leur passion par le silence. Ce n'est qu'à la fin, lorsque la lumière revint, et que les applaudissements se firent entendre, que Chase se tourna de nouveau vers elle après un petit instant silencieux, comme pour rendre hommage à ce qu'il venait de voir. Alors que la grande salle commençait à ce vider petit à petit, Diane ne savait trop que répondre à la proposition de Chase. Etait-il réellement sage d'accepter son invitation ?

Elle resta là, assise, le regard vide vers la scène pendant un long moment avant de lui répondre et de lui adresser un sourire en se tournant vers lui :

" Et bien ... Si ça peut vous faire plaisir, pourquoi pas. Mais n'en profitez pas pour manquer à vos devoirs. " Dit-elle sur un ton amusé.

Ils se levèrent alors pour faire route vers la salle de la réception. C'était le moment de la soirée qu'elle apprécierait le moins. Comme toujours. Elle ne se sentait pas dans son élément lors des réceptions. C'était dans ce genre d'endroit que l'on pouvait voir toute sorte de gens, sauf des passionnés, ou alors en nombre très réduit. Cela n'avait donc que peu d'intérêt pour elle puisque le reste des discussions tournaient principalement autour de la politique, Chase l'avait dit lui-même, c'était dans ce genre de réunion qu'il avait été abordé par Madame Beaudrie. Bien évidemment c'était une généralité, elle en avait bien conscience, mais ses préjugés sur la suite des événements étaient bien trop puissants pour qu'elle puisse rester objective.

Si elle avait acceptée l'invitation de Chase c'était simplement parce que ... Et bien en fait même elle ignorée la raison de cette décision, car ce n'était pas vraiment son genre de vouloir " faire plaisir " aux autres. Peut-être avait-elle été simplement attirer par le fait de pouvoir parler musique avec Chase. Ou peut-être dans l'espoir d'en savoir plus à son sujet. Car il était vrai qu'elle trouvait ce personnage intriguant. De son côté, il n'avait jamais chercher à en savoir plus sur elle, et pourtant il aimait discuter de sa nouvelle passion avec elle comme si il l'a connaissait depuis toujours.

Alors qu'ils entrèrent dans la grande salle de la réception, bondée, la première chose que Diane se devait de faire était de chercher un endroit calme avec un minimum de monde. Et à sa grande déception, cet endroit était le bar ...
Elle commençait sérieusement à se demander ce qu'elle faisait là. Peut-être était-il temps pour elle de partir ?

Alors que Chase et elle étaient debout dans l'entrée, quelqu'un fit un signe de la main en leur direction. Nul doute que cette personne réclamait l'attention de Chase.
Diane se tourna alors vers lui et avec un léger sourire et une expression de lassitude qu'elle ne pût contenir elle lui murmura :

" je serais au bar si vous me chercher. "

Elle s'en alla alors lentement, s'installa sur l'un des tabourets, dans l'ombre d'un des imposants piliers de la grande salle.
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Message posté : Dim 29 Sep 2013 - 19:48 Message
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En contemplant les invités triés sur le volet qui discutaient déjà de choses fort importantes ou fort lucratives (souvent les deux), Chase fut quelque peu désespéré en constatant qu’il connaissait le nom de la plupart d’entre eux. Les Neutron-Grey ne fréquentaient pas le milieu par plaisir, mais par devoir : c’était un moyen pour eux de garder le contact avec quelques personnes clés, qui pouvaient favoriser les recherches technologiques dans tels domaines, accompagner les desseins de l’UNISON ou s’engager dans telle action humanitaire. Un mal nécessaire.

Pourtant, Chase se fût volontiers passé de ce genre de réceptions. Seule sa politesse bien ancrée le sauvait d’un désastre social, car de lui-même, il ne parlait guère et ne pouvait s’empêcher, de temps à autre, une petite remarque ironique. Mais personne ici ne désirait se mettre les Neutron-Grey à dos : tout le monde lorgnait un contrat de fournisseur avec l’UNISON, un brevet sur l’une des inventions de Tesla ou Chase, l’accès à une autre partie de leurs carnets d’adresse. Et il y en avait beaucoup pour trouver à Chase un côté rafraîchissant.

Le jeune homme soupira en se faisant harponné dès son entrée par une femme d’une soixantaine d’années, dans la robe de soirée n’annonçait pas la responsable d’une grande entreprise d’armements qu’elle était. Le mentaliste murmura à Diane :

— Désolé. Je vais abréger cela.

Il s’éclipsa quelques instants, pour discuter, à mots rapides, d’une question touchant aux super-armures, l’un de ses passe-temps principaux du moment et l’un de ses objets de recherche au sein de l’UNISON puis, après avoir donné à la femme toutes les assurances nécessaires sur la solidité de son partenariat avec les laboratoires de l’organisation mondiale, Chase la quitta avec un sourire, évita habilement les autres regards qui s’étaient posés sur lui comme pour le happer et rejoignit Diane au bar.

Un serveur en smoking blanc resta interdit devant lui. La salle regorgeait de personnalités plus ou moins connues, mais entre un grand financier et un super-héros, Chase était indubitablement celui qui était enveloppé du plus de glamour.

— M…Monsieur Neutron-Grey.

Habitué à ne pas prêter attention à ces réactions un peu surprises que sa popularité croissante lui attirait toujours, Chase adressa à l’homme un sourire poli :

— Bonsoir. Un soda, s’il vous plaît. Et pour madame…

Il laissa Diane passer sa propre commande, avant de glisser au barman le prix des consommations — exorbitant, bien entendu, comme toujours dans ce genre d’endroits — et un pourboire. L’homme lui adressa un sourire ravi, résista à l’envie de lui demander un autographe pour ses enfants et se détourna pour servir un autre client, bien moins jeune et surtout bien moins poli que le mentaliste.

Chase avala une gorgée de coca — une boisson pas vraiment aussi distinguée que le champagne qui circulait dans les flûtes, mais il n’en avait cure : l’alcool n’avait jamais été sa grande passion.

— Ce qui est étrange, c’est que la plupart de ces personnes sont très agréables ou, en tout cas, beaucoup moins guindées dans leur particulier. Mais les réunir au même endroit, c’est donner une toute autre ampleur à leurs tics sociaux.

Chase esquissa un sourire amusé et glissa, sur le ton de la confidence :

— En fait, les politiciens sont comme les bandes de jeunes dans les rues : un par un, ça va, mais en groupe, ils sont infernaux.

Heureusement que personne ne l’entendait. Mais il voyait bien que Diane n’était pas très à son aise et il désirait l’aider à relativiser l’environnement un peu particulier dans lequel la réception les plongeait. Après quelques secondes de silence, il reprit, d’un air songeur :

— Vous savez, je ne vous ai jamais demandé ce que vous faisiez dans la vie, et d’ailleurs, vous n’avez pas à me le dire, mais si d’aventure cela pouvait vous être utile d’entrer en contact avec quelqu’un ici, je me ferais un plaisir de vous présenter. Autant que tout cela serve à quelque chose, n’est-ce pas ?

C’était en effet dans ce genre de rassemblements que se jouaient bien des contrats intéressants ou bien des emplois particuliers, tout du moins dans les préliminaires, quand il fallait amener le sujet. Chase n’avait pas une idée très précise du niveau social de Diane et absolument aucune à propos de son emploi, mais il supposait qu’il devait y avoir pour elle, comme pour tout le monde, des opportunités dans cette foule un peu particulière.

— Il faudra essayer de ne pas leur parler de musique, cela dit. Certains sont disons, des amateurs assez peu éclairés. Et puis, je crois qu’il y a une sorte de pudeur à parler de ses sentiments esthétiques. J’avoue que je ne me l’explique pas très bien.

Lui, quand il trouvait quelque chose de beau, il le disait simplement : il n’en voyait pas la difficulté. Mais certains politiciens préféraient prôner une relative indifférence, entièrement feinte.

— Vous savez que Melissande a un programme pour la démocratisation de la culture ? Ce serait assurément profitable. Je ne suis pas sûr qu’on puisse faire asseoir des enfants deux heures devant Wagner, mais enfin, des petits morceaux, de temps à autre, c’est sans doute possible.

Chase jeta un regard à Diane. Avait-elle des enfants elle-même ? Elle ne portait pas d’alliance, elle n’était sans doute pas mariée, mais cela n’empêchait rien.
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Message posté : Dim 29 Sep 2013 - 23:50 Message
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" ... Donnez-moi quelque chose ... De fort ... Merci. "

" Euh ... Bien Madame. "

Voilà la commande qu'elle donna au Barman. Car oui, pour tenir dans cette atmosphère il lui faudrait au moins ça pour ne pas suffoquer. En fait, Chase disait que ces gens étaient agréables voir à peut près "normaux" en dehors de ces réceptions, mais plus Diane les regarder, plus la vision qu'elle avait d'eux la rebuter, la dégouter même. Assister à ce festival d'hypocrisie et de courbettes en tout genre n'était absolument pas sa tasse de thé. Chase avait beau arrondir les angles, sa vision des choses restaient la même, même si sa comparaison entre les politiques et les jeunes la fit légèrement sourire.

" Je prendrais bien note de votre proposition Chase. C'est très aimable à vous. Disons que dans l'immédiat, je saurais aisément m'en passer. "


Diane prit grand soin d'éviter sa remarque sur le fait qu'il ne sache rien de sa vie à l'extérieur. Pour son bien-être, peut-être était-ce mieux ainsi. Car dans le fond, ça pouvait paraître étrange, mais elle appréciait Chase. Contrairement à d'autre, il n'avait jamais cherché à la juger d'aucune manière que ce soit. Même dans la mesure où il ne savait absolument rien sur elle. Diane préférait cette situation, c'était plus simple pour eux.

Cependant sa proposition ne manqua pas de faire grand bruit dans son esprit. Voilà là une opportunité on or qu'elle saurait saisir le moment venu. Finalement, elle avait peut-être bien fait de rester ...

Puis elle reprit le sourire aux lèvres :

" J'imagine sans peine le niveau de connaissance musicale de la plupart des gens ici présent. Disons le clairement. Beaucoup sont ici simplement pour ce pavaner, et montrer l'étendu de leur influence. Bien sûr je généralise peut-être ... Mais cette masse me laisse un arrière goût amer. Ce n'est pas pour vous offenser bien sûr, je sais que vous en faites involontairement - ou pas - partie. Mais le fait est que j'ai toujours eut du mal à me fondre dans ce décor ... "

Diane ne cachait pas son dégout certain pour la scène qui se déroulait sous ses yeux, et pourtant elle était là. Elle se radoucit cependant lorsque Chase reprit sur la culture musicale.

" Effectivement, cela pourrait être intéressant. Bien qu'en réalité, la culture musicale d'un enfant vient principalement de l'éducation qu'il a reçue. On ne pourra pas leur faire apprécier la musique si toutes les conditions ne sont pas réunies je le crains ... Dans les faits je vous considère comme un cas à part puisque les esprits ouverts comme le vôtre ce font rares. "

Diane soupira et but une gorgée de la boisson que le barman venait de lui apporter à l'instant. Vodka Martini. Intéressant.

Elle se redressa sur son siège et jeta de nouveau un coup d'oeil à la foule. Puis détourna le regard aussitôt, comme si elle était angoissée à l'idée de devenir comme eux un jour. Bien évidemment, elle ferait tout pour l'éviter.

Diane laissa s'écouler un long silence avant de finalement reprendre :

" Malgré tout de votre côté, vous semblez avoir l'habitude de fréquenter ces gens. A voir la manière que vous avez de faire les choses, il ne fait aucun doute que vous savez y faire malgré votre jeune âge. Ce que vous me disiez plus tôt comme quoi vous fréquentiez les mêmes cercles que Madame Beaudrie, ce confirme aisément ici. Et je veux bien croire que la tâche ne doit pas être facile tous les jours ... "

Diane semblait pensive, comme si elle essayait de se mettre à la place de Chase pendant quelques secondes. Quelques secondes de trop visiblement puisqu'elle se ressaisit rapidement.
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Message posté : Lun 30 Sep 2013 - 9:49 Message
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Un cas à part ? Sans doute était-il un peu idéaliste, mais Chase était persuadé qu’avec de la patience, on pouvait apprendre à peu près n’importe quoi à n’importe qui, tout du moins les rudiments. Bien sûr, le jeune homme n’avait jamais eu de quelconque expérience pédagogique et s’il savait que, en général, il avait un bon contact avec les enfants — et les enfants, ce n’était pas ce qui manquait dans son fan-club — il ne s’était jamais posé la question de savoir s’il aurait fait ou non un bon professeur.

Cette réflexion le laissa un moment pensif. Professeur, voilà qui venait de s’ajouter à la très longue liste de toutes les professions que son emploi à l’UNISON lui faisait manquer, avec astronaute et game designer. Il avait un peu de mal à s’imaginer une forêt de doigts levés (dans le meilleur des cas) et des voix criardes l’appelant « Monsieur » toutes les secondes pour poser une question troublante d’étrangeté, mais la perspective, vraiment, n’avait rien de rebutant. Il allait devoir examiner cette éventualité un peu plus sérieusement.

Le jeune homme suivit le regard de Diane qui se posait à nouveau, quoique brièvement, sur les hommes et les femmes qui discutaient. De toute évidence, la situation la perturbait un peu et Chase commençait s’en vouloir de l’avoir entraînée à la réception. Il avait cherché un peu de compagnie pour combattre l’ennui, mais lui-même n’eût pas été plongé dans des fonds dépressifs s’il avait été seul. Ce n’était généralement l’affaire que d’un quart d’heure, une demi-heure tout au plus, le temps de saluer quelques personnes, d’être vu de quelques autres et de repartir.

Le mentaliste secoua doucement la tête, avant de se retourne vers son interlocutrice.

— Les choses ne sont pas aussi… superficielles, disons, qu’on pourrait le croire au premier abord.

Il avala une gorgée de soda. Longtemps, il avait éprouvé la même incompréhension que Diane devant ce genre de réunions et le même rejet. Il avait fallu les enseignements combinés de Keiko et de Melissande pour éclairer un peu sa lanterne. Depuis, il avait appris à lire entre les lignes.

— Bien sûr, il n’y a certains qui ne sont là que pour se montrer. Mais la plupart de ces discussions sont, en quelque sorte, professionnelles. Simplement, dans un autre style que celui qu’ils adoptent dans les bureaux, les conseils d’administration, les commissions politiques, ce genre de choses.

Chase cherchait un moyen d’expliquer clairement ces choses que lui-même, somme toute, connaissait assez mal : il n’était là qu’un observateur extérieur. Sans véritable responsabilité, sans affaire à faire fructifier ni position politique à défendre pied à pied, le profit qu’il tirait de ces réunions était, de prime abord, assez mince. Mais son visage connu, lors des enquêtes délicates, lui ouvrait les portes de certaines administrations et il savait fort bien que, le jour où il en aurait besoin, il pouvait récolter là quelques services qui lui seraient utiles.

— Disons que c’est un peu comme aller faire ses courses au marché. On veut bien acheter de bons produits, mais si tout le monde a de bons produits, c’est mieux d’être un vendeur sympathique. La marchande de courgettes qui vous connaît bien discute un peu avec vous. C’est un peu pareil ici. Et puis…

Il haussa les épaules.

— Certains de ces gens connaissent des centaines et des centaines de personnes. Ce genre de réceptions, c’est un peu un grand exercice de mémoire, aussi, une manière de réactiver des connexions qu’on n’utilise pas tous les jours mais dont on a, de temps à autre, besoin. Il n’y a pas vraiment besoin de parler de choses importantes, mais simplement de parler, pour se rappeler au bon souvenir de quelqu’un, pour que le réseau continue à exister, quand il sera mis à profit ailleurs.

Un peu quand Tesla et lui envoyaient des dizaines de cartes de vœux, pendant les fêtes de fin d’année, pour entretenir la flamme de certains universitaires prestigieux, toujours susceptibles de collaborer avec le laboratoire, ou de certains industriels propriétaires de grands départements de recherche et développement, qui pouvaient mettre des équipements coûteux à disposition.

— Ce que vous appelez hypocrisie, ce n’est jamais qu’un code. Vous pouvez voir ça comme du php…

Il jeta un coup d’œil à son interlocutrice et adopta prudemment une comparaison un peu plus courante :

— …du langage morse, disons. « Bonjour, comment allez-vous mon cher, depuis tout ce temps ? », ça veut dire : « Je me souviens de vous et je suis prêt à collaborer si vous le désirez ». Bien sûr…

Il adressa un sourire un peu songeur à la femme.

— …je ne vous dis pas que tout ce qui se négocie ici est très, disons, moral. Il y a vraisemblablement des décisions politiques avec lesquelles je ne serais pas d’accord. Des plans économiques qui impliqueront de nombreux licenciements. Mais simplement, tout cela est très fonctionnel, très utile, pour eux. Pour moi, parfois, aussi, quand j’ai besoin, pour le travail, de tel ou tel contact.

Il finit par secouer la tête.

— Peut-être que ce serait plus simple sans code. Si chacun venait voir ceux qui l’intéressent et déclarer sans détour ses intentions. Ce serait en tout cas beaucoup plus rationnel. Mais comme les humains ne sont pas des êtres entièrement raisonnables, la rationalité et la simplicité sont parfois deux choses différentes.

Définitivement, c’était certain : Chase n’avait pas grand-chose à voir avec les autres jeunes de vingt ans.
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Message posté : Mar 1 Oct 2013 - 23:39 Message
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Diane resta muette un moment. Désormais, elle regardait Chase avec un léger sourire.

" ... C'est bien ce que je disais. Vous êtes décidemment bien différent des autres Chase. Que vous le sachiez ou non. Enfin ... "

Diane bût une gorgée supplémentaire de sa boisson alcoolisée. Pour elle, il n'y avait plus aucun doute sur cet état de fait concernant Chase. Il était étrangement mature pour son âge. Peut-être trop ? Bien sûr le fait d'avoir été élever au sein d'une communauté telle que celle-ci devait y faire, mais tout de même. Il avait une manière d'expliquer les choses à Diane ... Comme si il s'adressait à une enfant. Il y aurait eu de quoi s'en vexer en temps normal.

" Je n'ai pas votre expérience en la matière après tout. Peut-être avez-vous raison. Disons simplement que mon jugement est, et restera j'en ai peur, beaucoup moins nuancé que le votre. Mais voyez-vous, c'est de ça dont je parlais quand je disais que vous étiez à part. "

Diane jeta un nouveau regard sur la foule mais cette fois, pas avec dégoût. Elle portait plutôt un regard observateur sur la scène, Comme si elle cherchait à sonder ce qui l'entourer, à la recherche d'indices qui lui permettrait d'en savoir plus. Elle reposa ensuite son regard sur Chase.

" Vous portez un regard neuf sur ce qui vous entour, un regard objectif. Chose que je serais incapable de faire. Ici en tout cas. "

Diane n'allait bien évidemment pas lui révélé qu'elle portait un intérêt certain sur quelques personnes à cette soirée. Bien évidemment qu'ils pouvaient avoir leur utilité. Mais pour elle ça s'arrêter là, ce qu'elle avait dit malgré tout était vrai. Elle n'arriverait jamais à se fondre dans la masse malgré ses efforts. Et Dieu sait qu'elle en avait fait pendant une période au sein même de l'Ordre alors qu'elle était encore en Allemagne. Mais c'était au dessus de ses forces, c'était d'ailleurs l'une des choses à laquelle elle espérait  pouvoir contribuer à éradiquer, quand l'heure viendrait. Ca, et bien d'autres choses ...

C'était ainsi, nombre de choses dans la société actuelle l'agacée. Celle-ci, parmi tant d'autres. Et elle espérait intérieurement qu'un jour, l'Ordre permettrait de rétablir les choses. Ces propos pourraient bien évidemment paraître extrême compte tenu de la situation bien sûr, mais il fallait bien un début à tout donc, pourquoi pas ça ? Il fallait changer ça, cette mascarade, ce cirque. Mais ... A nul sacrifice ... Nulle victoire ...

Elle regarda attentivement Chase avant de reprendre :

" Les codes ... Evidemment ce serait tellement plus simple. Tellement plus pratique. Mais malheureusement pour moi, ces codes ont toujours fait partie intégrante de notre société, et ce sera toujours le cas. Alors disons simplement que ... Moins j'en vois, mieux je me porte. "

Alors que Diane porta sa coupe à ses lèvres pour terminer la boisson qu'elle avait commandée, le Barman apporta la note à Chase. Elle jeta un rapide coup d'oeil à ses affaires et tendit un billet.

" Je paye ma part. J'y tiens, par principe. Vous comprendrez j'en suis sûr. " Dit-elle avec un sourire.

Le Barman, ne sachant trop que faire déposa la note entre les deux individus, après tout il avait autre chose à faire que d'attendre qu'ils se décident. Puis il retourna à ses occupations.
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 11:09 Message
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La position de Chase dans ce monde privilégiait sans doute la lucidité qui était la sienne : ni tout à fait étranger aux jeux de la politique, des affaires et du monde, ni vraiment intégrer à la circulation du pouvoir, de l’argent et des honneurs, il pouvait à la fois y jeter un regard et ne pas se sentir trop concerné. Il était né à la marge et si son oncle Jack n’avait jamais cherché à les intégrer au monde auquel ils appartenaient grâce à leur fortune et à leur célébrité, il s’était fait un devoir de faire comprendre à la fratrie qu’il ne fallait pas négliger ces instruments, dont lui-même n’aurait su que faire.

Longtemps, Chase y avait été perdu, mais il avait appris, par la force des choses. Il se sentait souvent comme un ethnographe qui découvrait une population étrangère, avec laquelle il se sentait autant de proximités que d’irréductibles différences. Bon an mal an, il s’accommodait de cette situation. Il secoua la tête quand Diane complimenta sa clairvoyance :

— Je crois que c’est simplement une question d’habitude. Et de relatif désintéressement. Si j’étais, je ne sais pas, disons adjoint au maire ou quelque chose comme cela, plutôt qu’informaticien, je suppose que je verrais les choses d’un œil un peu plus concerné.

Il avait laissé sa profession venir dans la conversation sans difficulté : après tout, informaticien, c’était un mot qui ne voulait pas dire grand-chose et, non seulement le domaine était vaste, mais il n’impliquait guère l’appartenance à l’UNISON — appartenance qui, elle-même, n’était pas un secret. De toute façon, pour la plupart des habitants de Star City, un Neutron-Grey était soit scientifique, soit inventeur. Informaticien, ça ne détonnait pas vraiment dans le paysage.

— Demandez moi ce que je pense du dernier jeu en ligne, et je risque d’être moins objectif que cela.

Il esquissa un sourire amusé, pas certain cependant que les MMORPG fussent un univers très familier pour son interlocutrice. Les geeks et les mélomanes classiques ne se rencontraient somme toute pas très souvent.

— Cela dit, je suis comme vous : je ne goûte pas particulièrement ce genre d’événements. Disons qu’il faut savoir faire des sacrifices et que comprendre les petits rouages internes aide à supporter certaines particularités d’abord un peu rebutantes.

Le serveur déposa la note devant eux avant de s’éclipser pour satisfaire d’autres clients. La méfiance n’était pas de rigueur : ce n’était pas dans ce genre de soirées que les gens allaient s’enfuir sans payer. Chase esquissa un sourire quand Diane tînt à ce qu’il ne l’invitât pas et il l’invitât d’un geste à faire comme bon lui semblait, en sortant de son côté l’argent nécessaire pour régler sa part.

Chase allait quitter l’élégant tabouret aux lignes élégantes, devant le bar, quand une voix familière s’exclama :

— Chase, mon ange, c’est toi !

Le jeune homme se retourna et afficha son sourire le plus courtois en voyant Sarah Beilman s’approcher de lui, enveloppée dans des châles complexement superposés. Sarah Beilman, veuve d’Aaron Beilman, célèbre avocat s’il en était, avait hérité non seulement de la confortable fortune de son époux mais des vastes rentes de ses défunts parents et, à l’âge respectable de soixante-quatorze ans, elle versait ses charitables contributions un peu partout à Star City et au-delà, pour le plaisir d’écumer les soirées mondaines.

Chase n’avait pas grand-chose à Sarah Beilman, si ce n’était peut-être l’excentricité un peu envahissante de ses manières et son intérêt un peu trop prononcé pour les hommes vraiment beaucoup plus jeunes qu’elle. D’ailleurs, Sarah jaugeait déjà Diane du regard.

— Tu ne me présentes pas cette charmante créature qui t’accompagne ?

À d’autres, cela aurait pu paraître un compliment, mais Chase n’avait aucune difficulté à y décoder la note de mépris qui suggérait : « qui c’est celle-là ? » Peu enchanté que l’on parlât de celle qui avait agréablement partagé sa soirée de cette manière, le jeune homme répondit un peu sèchement :

— Voici Diane. Diane, Sarah Beilman. Diane est une éminente wagnerienne, Sarah.

Chase avait souligné cette information anodine par un petit sourire. Sarah aimait patronner les arts, mais elle n’avait pour eux qu’un goût fort limité : elle était l’exemple type de ceux qui tiraient plus de satisfaction à savoir abstraitement que leur argent servait des causes culturelles qu’à goûter la culture elle-même. Sarah était intimement convaincue des bienfaits des œuvres qu’elle soutenait. Mais elle était incapable de les ressentir elle-même.

— Nous étions en train de parler des changements dans l’instrumentation au cours du dix-neuvième siècle et Diane me disait que…
— Oh, mon chéri, écoute, ce doit être pas-sio-nant, mais je dois encore aller parler à Marc. Tu embrasseras ton frère pour moi.
— Bien sûr.

Et Sarah entama une retraite en bon ordre pour se trouver une autre victime. Chase secoua la tête et sourit à Diane.

— En fait, je crois que l’on peut aussi voir cela comme une partie d’échecs.

En même temps, Chase voyait le monde entier comme une partie d’échecs.

— Il faut laisser avancer certains pions pour en contrer d’autres. Mais vous avez raison : il faut savoir refuser certaines parties, sinon, on n’en finit plus.

Et ce soir-là, Chase n’avait certainement pas envie de refaire le monde avec Sarah Beilman.
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Message posté : Mer 2 Oct 2013 - 23:38 Message
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Alors qu'ils semblèrent tout deux sur le point de se séparer, un étrange personnage fit son entrée en scène. Une certaine Sarah Beilman qui, visiblement, avait l'air de bien connaître Chase. La seule chose qu'elle retint de cette vieille dame, était la manière dont elle s'était adressée à elle. De part la manière dont Sarah l'avait regardée, elle avait tout de suite compris que derrière ses paroles "flatteuses", se cachait autre chose. Un certain dégoût ou dédain qui lui donnait la nausée.

Chase et elle venait d'avoir une discussion sur les codes sociaux, et voilà que débarquait de nul part, le prototype même de ce qu'elle n'arrivait pas à supporter, c'était d'une ironie remarquable.

Finalement, c'est grâce à l'intervention immédiate de Chase que Diane n'avait pas immédiatement répliquer. D'ailleurs, d'après la façon dont il lui avait répondu, on pouvait facilement voir que cela ne lui avait pas plu à lui non plus. Et il avait trouvé en un instant la parade ultime pour se débarrasser d'elle. Lui parler d'art. Cette scène venait à elle seule de confirmer tout les préjugés et autres idées préconçues que Diane avait sur ce genre de soirée. Pauvre Chase.

La frustration de Diane se dissipa aussitôt après le départ de Madame Beilman, pour son plus grand plaisir. Elle regarda Chase avec un large sourire et eut un léger rire.

" Ironique n'est-ce pas ? Enfin bon. je vous tire mon chapeau pour ce coup de maître. Je n'aurais pas mieux fait moi-même. Bien que de mon côté, j'aurais sans doute été beaucoup moins diplomate. Ma patience est mise à rude épreuve dans ce genre d'endroit. "

Elle soupira, et regarda autour d'elle, de peur de voir arriver une nouvelle tête qui viendrait les voir dans l'espoir de pouvoir faire des réflexions désagréable à peine masquées. Elle n'avait encore rien dit concernant le fait que Chase lui ait révélé son métier - volontairement ou non -, et elle ne le ferait sans doute pas d'ailleurs. Il valait mieux éviter cette pente autant que possible pour l'instant.

" Mais vous êtes dans le vrai malgré tout, il faut parfois savoir faire des sacrifices. Et puis de toute façon, je saurais à qui m'adresser si j'ai besoin de cours d'intégration. "

Elle avait terminée cette dernière phrase en ricanant. Sur un ton qui se voulait sympathique. Tout du moins, autant qu'il lui était possible de le faire.

" Enfin bref. Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à suffoquer ici. Je vais plutôt aller faire un tour à l'extérieur avant de partir. Vous voulez m'accompagner ? Et entre vous et moi, je n'ai pas vraiment envie de croiser une autre de vos connaissances si aimable. "

Diane commençait à se lever de son siège, le sourire aux lèvres.

" Je serais juste devant le bâtiment si l'envie vous prend de changer d'air. Ou dans le pire des cas, si des devoirs vous attendent ici, je vous direz à la prochaine ? Et merci. "

Avec un clin d'oeil à l'attention de Chase, elle fit demi tour pour sortir de la grande salle. Prenant soin d'éviter tout les regards qui se posaient sur elle, quelque soit leurs natures.

A l'extérieur, elle s'installa sur des marches, profitant de la brise, et de cette belle nuit de Septembre. Elle était enfin débarrasser de tout ses ... gens. Il était deux heure du matin, et pourtant ce coin de la ville grouillait encore d'activité. Elle n'était pas la seule à s'être installer sur les marches, et on pouvait voir un peu partout des gens qui sortaient de soirées en tout genre. Vu l'état physique de certains d'entre eux, il ne faisait aucun doute pour Diane que l'alcool n'était pas étranger à cet état.

Elle aimait cela. Profiter de l'air frais, et observer ce qu'il y avait autour d'elle ...
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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 8:29 Message
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Chase répondit au sourire de Diane, guère offusqué par la rire de la femme. Après tout, ce n’était pas vraiment son milieu et même s’il n’éprouvait pas pour Beilman une antipathie radicale, ce soir-là, elle ne méritait guère que l’on prît sa défense. Il haussa les épaules, pour s’avouer vaincu : l’intervention de la riche veuve n’avait pas été une preuve frappante de son analyse et de ses arguments, mais après tout, il ne comptait pas révolutionner les conceptions de Diane sur cet environnement en quelques mots autour d’un bar — d’autant moins qu’il était proche lui-même de les partager.

— Disons que c’était l’exception qui confirmait la règle ?

Il avait dit cela d’un ton faussement interrogateur, pour laisser entendre que lui-même n’y croyait guère. Finalement, le mentaliste secoua la tête et poussa un soupir.

— Que voulez-vous, je dois être un peu trop optimiste. Ça me perdra et je finirai probablement embarqué pour l’éternité dans une conversation futile avec Sarah.

Même s’il savait très bien que pour conserver et administrer la vaste fortune qui était la sienne, Sarah Beilman devait avoir des conversations très loin de la futilité. Hélas, ses notions d’économie et de gestion d’empire étaient plus que basiques, alors il était rare qu’il s’engageât sur ce genre de sujets. Sarah et lui en étaient condamnés à demeurer à la surface des choses, mais il ne s’en plaignait pas beaucoup. Au moins la fréquentait-il peu.

Il hocha la tête quand Diane parla de s’éclipser.

— Je vous raccompagne dehors un instant, mais il faudra que je revienne parler à deux ou trois personnes.

S’il n’avait rien eu y à faire, il ne se serait évidemment pas rendu à la réception. Laissant Diane récupérer son manteau au vestiaire, il descendit avec lui quelques marches avant de s’asseoir à son tour et de suivre le regard de l’Allemande sur les différents promeneurs du soir. Dans une autre ville que Star City, Chase se fût sans doute inquiété pour la sécurité de son interlocutrice, seule dans la nuit. Mais elle semblait sereine et, à Star City, la sérénité indiquait généralement que l’on avait les moyens de se défendre. Il ne fit donc pas de remarques et retint ses propositions chevaleresques.

D’ailleurs, ils ne parlèrent pas beaucoup — loin de la réception où tout n’était justement que parole, les deux mélomanes goûtaient au silence grondant de la ville : le vrombissement électrique des lampadaires, le passage des voitures dans la rue, les éclats de voix dans le lointain, la rumeur de quelque oiseau nocturne. Rien de wagnérien, mais une autre musique tout de même, plus moderne, plus bruitiste.

Après quelques minutes de cette sereine contemplation, Chase laissa échapper un soupir et reprit la parole doucement, dans un murmure, comme pour ne pas trop troubler, de son intervention, la quiétude contrastée de leur nouvel environnement.

— Je crois que le devoir ne m’appelle, Diane. Il va falloir que je vous abandonne. Ou plutôt que vous m’abandonniez, car après tout, c’est moi qui pars au combat.

Il lui adressa un sourire devenu un peu complice après leur dernière discussion.

— C’était encore une fois un plaisir de discuter avec vous. L’avantage des tétralogies, c’est que nous devrions encore nous revoir au moins trois fois.

Avec un dernier sourire, Chase se releva, frissonnant de se trouver sans manteau, lui, dans la nuit de la ville.

— Bonne nuit, Diane. Ne faites pas trop de cauchemars de petits fours et de dîners mondains.

Puis il tourna pour gravir les quelques marches qu’ils avaient descendues et pénétrer à nouveau dans l’opéra. Avant de rentrer dans la salle de réception, il prit une profonde inspiration, comme s’il devait jeter à l’eau, avant de se composer un sourire vaguement poli et peu concerné. À l’intérieur, la foule était la même et le spectacle de la nuit, dehors, la rendait un peu plus irréelle. Chase devait se préparer à d’autres sortes de conversation.

Mais les siennes, ce soir-là, furent entièrement efficaces : il y fut question d’armures de combat, de nouveaux systèmes de guidage, de plans, de conceptions. Il y avait peut-être quelque chose de wagnérien dans ces combats suggérés et jamais aperçus. Loin de Sarah Beilman et de ses frivolités, qui volait de groupe en groupe, mais loin aussi de la mélomanie de Diane, Chase avait retrouvé le sérieux affairé qui était le sien, un sérieux de Neutron-Grey, plein de projets et de robots.

La réception dura une heure encore, puis les invités se séparèrent pour goûter à quelques heures de sommeil avant de se réveiller, tôt le lendemain matin, pour faire fructifier les contacts noués et ravivés au cours de la soirée ; à la réception succèderaient alors les réunions, autre assemblée et autre langage, autres personnes et autres codes — mais ce qui s’était tissé dans l’une achèverait de se nouer dans l’autre, mais ce soir-là, lorsque Chase s’endormit, plutôt qu’aux petits fours il rêva à l’Or du Rhin.
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Message posté : Jeu 3 Oct 2013 - 22:55 Message
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Ils étaient tout les deux assis là, sans dire mot, Chase ayant décidé de la rejoindre un moment. Ils profitèrent autant l'un que l'autre du silence. Pendant un court instant, Diane eut une sensation de liberté totale, comme si plus rien ne comptait. Bien évidemment, elle revint rapidement à la raison, et c'est finalement Chase qui acheva de la ramener. Il était temps pour eux de se séparer, et Diane n'avait aucun doute sur le fait qu'ils se reverraient.

Elle regarda Chase se lever avec un sourire.

" Allez donc guerroyer Chase, et repartez victorieux. Je vous souhaite bien du plaisir. Pour ma part je vais plutôt rentrer chez moi. "

Par " chez moi ", elle entendait la chambre d'hôtel numéro 123 d'un hôtel plutôt classique qu'elle avait obtenu en arrivant à Star City. Etant donné qu'elle avait bien l'intention de rester en ville pour un long moment, peut-être lui faudrait-il trouver un vrai logement dans les jours à venir.

" Au moins trois fois oui ... Et le plaisir sera partager bien évidemment. Bonne nuit à vous aussi Chase. Et ne vous en faites pas pour moi, vous devriez plutôt vous en faire pour ce qui vous attend à l'intérieur. "

Dans un dernier sourire, Diane se leva, et fit route lentement vers son hôtel. Pas de taxi cette fois-ci, elle ferait le trajet à pieds.

Finalement, elle n'avait peut-être pas totalement appréciée la réception, mais elle y avait gagnée un certains nombre de choses intéressantes qui lui avait permit de constater qu'elle n'était pas rester pour rien. Mais il lui rester tellement à faire ... Elle ne pouvait pas se permettre d'échouer. Il lui faudrait peut-être prendre contact dans les jours à venir avec la base de Mannheim ici, à Star City. Elle devait obtenir des informations au plus vite sur sa cible, mais aussi sur le groupe de Supers qui avait visiblement décider de mettre des bâtons dans les roues de l'organisation.

Une fois devant son hôtel, elle regarda la devanture, et soupira longuement avant de franchir le seuil. Elle salua rapidement le vieux bonhomme derrière le comptoir dont elle ignorait le nom, et se mit à gravir les marches en direction de sa chambre.

* Nous y voilà ... * Se dit-elle lorsqu'elle atteint la porte numéro 123. Elle ouvrit rapidement la porte, entra, et referma aussi sec. La première chose qu'elle fit, se fût d'enlever ses talons qui commençaient à la faire souffrir. Preuve indéniable d'un manque d'habitude.

Elle s'installa confortablement dans le sofa de sa chambre, et regarda par la seule fenêtre de la pièce qui se trouvait juste en face. Pensive, Diane songeait à ce qui allait ce passer dans les prochaines semaines ...
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Les différences rapprochent. (Chase Neutron-Grey)

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