AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion



Partagez| .

Vous avez demandé Chase ? Cet esprit est indisponible. (Qaletaqa, Charlie)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Super-Vilain Indépendant

Chase Neutron-Grey
Super-Vilain Indépendant

Généralités
Noctis

Alex Kirk

ϟ Nombre de Messages: 1847
ϟ Nombre de Messages RP: 570
ϟ Âge: 25
ϟ Date de Naissance: 05/05/1989
ϟ Arrivée à Star City: 30/08/2013
ϟ Doublons: Abban Mac Aoidh / Jace Roberts / Leyland Harper / Ambre Taxi
ϟ Célébrité: Ty Ogunkoya
ϟ Âge du Personnage: 22 ans
ϟ Statut: En couple avec Lukaz Le Guen
ϟ Métier: Fauteur de troubles
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Lun 23 Sep - 23:16

Chase n’était rentré du Japon que depuis quelques jours et ce mois d’octobre ne s’annonçait pas pour lui moins chargé que l’avait été celui de septembre. Bien au contraire : la publication de son Autopsie mentale des pensées psychopathiques, son accession au rang de Grand Maître International d’échecs, les missions de l’UNISON qui se multipliaient depuis qu’il avait demandé à être plus souvent sur le terrain lui offraient une renommée mondiale dont il comprenait désormais qu’elle ne dépendait plus de sa famille et des exploits de ses illustres ancêtres, mais qu’elle lui appartenait bien en propre.

En somme, le jeune homme frôlait le surmenage : jeune, il en oubliait presque ses propres plaisirs, de plus en plus obsédé par la nécessité de se montrer à la hauteur des multiples travaux qu’il avait entrepris et de profiter de cette réputation si récemment acquise pour offrir de sensibles contributions à Star City, aux États-Unis, au monde entier, comme l’avaient fait avant lui ses parents et son grand-père. Il fallait toute la bienveillance combinée de Lukaz et de Charlie pour l’arracher, de temps à autre, depuis son retour, de son écran d’ordinateur, de ses dossiers d’enquête, de ses schémas d’ingénierie ou de ses problèmes d’échecs.

C’était donc un peu d’autorité que l’avocate lui avait imposé une sortie loin de la ville, loin des ordinateurs, loin de l’UNISON et loin des échiquiers : une sortie en pleine nature pour se ressourcer. Réflexe de Texane, probablement. Chase n’avait pas fait preuve d’un enthousiasme débordant à l’idée de s’aventurer dans un endroit où il n’y aurait pas même le wi-fi, c’était certain, autant dire au milieu de nulle part, mais puisque Charlie avait insisté, il s’était rendu.

Ce matin-là, en se levant, il avait senti vriller dans ses tempes les débuts de l’une de ses migraines. Elles avaient été rares, le mois précédent, mais le jeune homme avait appris à ne pas se fier : il y avait des périodes plus ou moins fastes dans la stabilité de ses pouvoirs. Pendant un instant, en ouvrant les yeux, allongé dans son lit, et en sentant le sang battre contre son crâne, il songea à appeler Charlie pour annuler la sortie. Mais après tout, toutes ses migraines n’étaient pas suivies d’effets désastreux, et sans doute, pour faire plaisir à son amie, était-il capable de contrôler celle-ci.

Étouffant sa douleur en même temps que les regrets de ne s’être pas réveillé à côté de Lukaz et de ne pas avoir pu rouler contre lui pour se plaindre dans ses bras de tous les maux de la terre qui lui tombaient dessus, Chase s’était donc courageusement levé et il s’était préparé, comme pour une expédition dans la jungle la plus profonde : chaussures de randonnée fraichement achetées, pantalon de toile, chemise de bucheron, lunettes de soleil, montre-GPS, sac à dos avec des rations de survie, de la nourriture, un téléphone satellite, des piles de rechange, un chapeau au cas où (mais qu’il ne comptait pas mettre, parce qu’il était trop moche) et surtout, surtout, des pansements contre les ampoules.

Il était fin prêt. Maxime consentit aimablement à le déposer à son point de rendez-vous, à l’orée de la forêt de Watson, avant d’aller travailler à l’UNISON. Charlie avait assuré se charger de l’itinéraire, mais Chase, sans être tout à fait méfiant, avait pris la précaution d’acheter une carte des environs et d’en télécharger une sur son téléphone. Qu’il sortit. Pour constater qu’ici, on ne captait que la 2G. Une sorte d’enfer, donc.

Le jeune homme laissa échapper un soupir et s’adossa à un épais poteau de bois qui soutenait l’un de ces panneaux gigantesques avertissant les campeurs de tout ce qu’ils n’avaient pas le droit de faire dans la forêt, c’est-à-dire, principalement, camper. Charlie et lui s’étaient donnés rendez-vous sur un tout petit parking de quelque place, à la lisière des bois, d’où partait un chemin de randonnée « facile » — avait dit Charlie. Sous le regard suspicieux de Chase.

Une voiture se profila enfin à l’horizon et, quelques secondes plus tard, Charlie en descendit, pendant que Chase se massait discrètement les tempes pour tenter de faire disparaître la douleur qui persistait. Pendant la fraction d’un instant, le mutant entendit tourbillonner dans ses esprits des mots désordonnés tirés des pensées de Charlie. Il ferma les yeux, les rouvrit et ces pensées parasites se dissipèrent. Se décollant de son poteau, il força un sourire aussi naturel que possible.

— Bonjour. Bienvenue…

Il fit un geste large avec le bras pour désigner la forêt derrière lui de la main droite.

— …au milieu de nulle part !

Puis il agita le téléphone qu’il tenait toujours dans la main gauche et souligna un point qui le préoccupait à vrai dire beaucoup plus que sa migraine continue :

— La réception est très mauvaise. Mais je te soupçonne d’être déjà au courant. Je suis sûr que c’est pour cela qu’on est ici.

Il regarda son téléphone d’un air songeur.

— J’aurais dû bâtir un amplificateur ondulatoire miniature, pour le fixer au circuit de… Hmm…

Manifestement, même aux portes de la forêt, il ne pouvait s’empêcher de méditer des problèmes électroniques. On ne refaisait pas un Neutron-Grey. Cela dit, après avoir croisé le regard de Charlie, il esquissa un sourire d’excuse et bougonna d’un air faussement contraint :

— Bon, bon, je le range.

Il fourra le téléphone dans le sac à dos avant de hisser le sac à dos sur ses épaules. En vérité, au fond de lui, il n’était pas fâché de pouvoir profiter de quelques heures avec celle qui était devenue une amie proche, loin de la ville et de toutes leurs occupations respectives : Charlie elle-même était de plus en plus prise dans ses dossiers et, parfois, Chase craignait un peu qu’ils n’eussent bientôt plus le temps de se voir.


Dernière édition par Chase Neutron-Grey le Mar 24 Sep - 10:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen Neutre

Charlie Lane
Citoyen Neutre

Généralités Blondie
ϟ Nombre de Messages: 840
ϟ Nombre de Messages RP: 430
ϟ Âge: 28
ϟ Date de Naissance: 19/03/1986
ϟ Arrivée à Star City: 01/09/2013
ϟ Doublons: Aishlinn Mac Aoidh - Heather Cooper - Evey Shapley - Amber Matthews
ϟ Célébrité: Andrea J. Cook
ϟ Âge du Personnage: 34 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Avocate
ϟ Liens Rapides: Présentation
Passeport
Carnet d'adresse
Communication

Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 5
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mar 24 Sep - 1:49

_ Certaine ? Parce que sinon, je peux passer en rentrant et…

Et elle manqua de tomber, se rattrapant de justesse avec sa main de libre sur l’un des murs de son appartement. A cloche-pied, parce qu’elle enfilait une de ses chaussures, Charlie était au téléphone avec sa secrétaire. Oui, elle en avait une à elle, rien qu’à elle et, en plus, elle l’adorait. Cette dernière venait de lui assurer que sa journée était libre, que les choses étaient callées qu’elle pouvait avoir une partie de sa journée, même entière, sans le moindre souci.

_ Oui, oui, ça va… Ok, s’il y a le moindre problème, vous n’hésitez pas.

Elle raccrocha, balança son téléphone sur la table et enfila sa chaussure récalcitrante. Une éternité qu’elle n’avait pas mis ses chaussures de randonnée, cinq centimètres en moins, elle avait l’impression d’être une naine. Affligeant. Chaussures : check. Short, débardeur, chemise à carreaux légers : Check. Manquait plus que le chapeau et elle était fin prête pour un rodéo… Mais comme il ne s’agissait que d’une randonnée, elle s’en passa très bien.

Elle attrapa son sac à dos, ses lunettes de soleil – merci au temps d’être particulièrement clément en cette journée – et, les clés de sa voiture dans la main, elle quitta son appartement. Et c’est en conduisant jusqu’au lieu de rendez-vous que Charlie comprit pourquoi elle préférait prendre un taxi en temps normal. Trajet qui, bien évidemment, se fit en partie avec un kit mains libres à l’oreille. Partir prendre un café en sachant qu’elle pouvait être au bureau en moins de 20 minutes, c’était une chose. Se perdre – Non, elle ne voulait pas dire « perdre » - dans la forêt, s’en était une autre.

Le pire c’était que l’idée venait d’elle, histoire que Chase décroche un peu de ses occupations/travail/AndCo. Elle avait trouvé que c’était une bonne idée, en plus de ne pas se retrouver ensemble devant un café pour que la presse s’en fasse une joie le lendemain. Argument mineur dans son raisonnement, elle avait décidé de ne pas s’arrêter à ce genre de chose mais, elle avouait avoir pris un certain plaisir à faire ingurgiter à Luc une petite poudre, juste pour le commentaire qu’il avait laissé à la presse. 20 ans… Elle lui aurait filé des tartes mais, au lieu de ça elle se consola en se disant qu’il devait être au plus mal dans son appartement depuis hier soir. Bien.

Sa communication coupa aux abords de la forêt, pour revenir quelques secondes plus tard. Elle préféra couper court à toute tentative de rappel et laissa son kit mains libres de côté pour venir se garer tranquillement. Chase était déjà là. Peut-être qu’il savait voler, ou qu’il aimait bien être en avance. L’un ou l’autre ne serait pas si étonnant que ça de toute façon. Elle enfonça son téléphone dans le fond de sa poche et sortit de la voiture en attrapant son sac, ses lunettes de soleil sur le dessus de son crâne.

_ Salut…

Elle ne put s’empêcher de sourire face à la réaction de Chase sur leur environnement, hochant la tête. Nulle part, oui, c’était bien le but. Elle arqua un sourcil face à son désarroi face au peu de réseau dont il disposait et secoua doucement la tête, amusée, quand il décida de ranger son téléphone.

_ Le monde sera encore là à notre retour, tu le sais, au moins ?

Elle prit les devants en avançant vers le chemin qui était tout tracé. Pourquoi avoir peur de se perdre quand on pouvait suivre un itinéraire déjà fait ? Elle tourna la tête vers Chase.

_ Super chemise, au fait.

Un clin d’œil amusé et la ballade commença doucement mais sûrement. Honnêtement, elle avait vu la tête qu’il faisait quand elle était arrivée et, à tort, elle avait mis ça sur le compte de l’absence de réseau performant pour lui permettre de faire tout ce qu’il aurait voulu avec son téléphone. Elle aurait posé la question plus tôt, il lui aurait dit qu’un mal de tête le tiraillait, jamais elle ne l’aurait embarqué à travers la forêt. Le but était quand même de passer un moment agréable, pas de souffrir à cause d’une migraine. Oui, parce que Charlie, en simple humaine, ne savait pas que la télépathie pouvait avoir des désagréments de ce genre. Encore plus quand il s’agissait du pouvoir de Neutron-Grey.

_ Au fait, Luc est absent depuis ce matin. Apparemment il a téléphoné pour dire qu’il ne pourrait pas venir aujourd’hui. Bon il a dit qu’il serait là demain mais j’en doute fortement.

Et elle l’espérait aussi étant donné que c’était justement le lendemain qu’il devait se pointer pour une audience préliminaire. Elle afficha un grand sourire.

_ Il n’a pas voulu s’étendre sur les raisons de son absence.

Il était en état de téléphoner, donc il n’était pas mort. Tant mieux. Après, elle avait un petit espoir pas très reluisant que les choses ne soient pas des plus agréables pour lui. Et, même en le voulant, elle n’arrivait pas à se sentir mal d’une telle pensée. Il l’avait cherché, on ne touchait pas à ses frères et on n’allait pas raconter des conneries à la presse à scandale.

_ Ça va ?

Elle avait plissé un peu les yeux, tout en continuant de marcher, perdant de son air victorieux. Il faut croire qu’elle commençait à le connaitre un peu… Elle l’espérait du moins. Et, elle avait comme l’impression que quelque chose clochait sans savoir quoi.

_ Hey, tu sais, si vraiment tu n’as pas envie on peut faire demi-tour.

Elle avait insisté, peut-être trop, assez pour qu’il se sente obligé de l’accompagner. Cela n’avait pas été le but, promis, elle voulait juste proposer quelque chose d’autre.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Super-Vilain Indépendant

Chase Neutron-Grey
Super-Vilain Indépendant

Généralités
Noctis

Alex Kirk

ϟ Nombre de Messages: 1847
ϟ Nombre de Messages RP: 570
ϟ Âge: 25
ϟ Date de Naissance: 05/05/1989
ϟ Arrivée à Star City: 30/08/2013
ϟ Doublons: Abban Mac Aoidh / Jace Roberts / Leyland Harper / Ambre Taxi
ϟ Célébrité: Ty Ogunkoya
ϟ Âge du Personnage: 22 ans
ϟ Statut: En couple avec Lukaz Le Guen
ϟ Métier: Fauteur de troubles
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mar 24 Sep - 10:29

Chase avait esquissé une moue peu convaincue, comme si le monde, de fait, allait disparaître. Et s’il se passait quelque chose de très grave avec les satellites de l’UNISON pendant son absence et que la centaine de scientifiques bien plus compétents que lui pour régler le problème étaient malades, de sorte que le réseau de télécommunications militaires dont il profitait pour télécharger ses épisodes de Naruto tombait en panne ? Hein ? Est-ce que le monde serait si important, après cela ?

Mais comme Chase n’était pas une (trop) mauvaise tête, il s’abstint de souligner cette sérieuse faille dans le raisonnement de Charlie et lui emboîta le pas. D’ailleurs, il aurait sans doute apprécié cette promenade, loin de toutes ces occupations qui, il était vrai, le privaient un peu de son existence de jeune adulte qui se lançait dans la vie, si la migraine ne cessait de tourner et retourner sa cervelle comme on essorerait une serpillère. Une sensation légèrement inconfortable.

— Quoi, qu’est-ce qu’elle a, ma chemise ?

Chase, qui était peut-être un tout petit peu coquet, avait pourtant choisi soigneusement dans les vêtements que la penderie monumentale de Bigsby Building avait mis à sa disposition. Mais qu’est-ce qu’il en savait, lui, de la mode randonnée de ces derniers temps ? Rien du tout. Il avait donc posé cette question un peu anxieuse, à l’idée qu’ils croiseraient peut-être d’autres randonneurs, et que parmi ces autres randonneurs il y aurait peut-être de jeunes bûcherons musculeux au poitrail virilement velu, et qu’alors il ne serait pas sous son meilleur jour.

— J’ai pris la première qui passait, ce n’est pas un défilé de mode.

Et, après ce témoignage de mauvaise foi peu convaincant de la part de celui que Charlie avait vu plusieurs fois s’arrêter en de profondes méditations devant la vitrine d’un magasin de chaussures, ils commencèrent à s’enfoncer un peu plus dans les bois, laissant définitivement derrière eux, sur le parking, la voiture de Charlie qui l’occupait seul : il fallait croire que les promenades un petit matinales en forêt n’étaient pas au goût de tout le monde.

Chase buta sur un petit rocher, au milieu du sentier, mais reprit son équilibre. N’importe qui l’aurait vu. Il l’avait d’ailleurs vu, lui aussi, par les yeux de Charlie, puis par les siens, puis par ceux de Charlie, puis plus du tout — petite imperfection télépathique qui avait compromis la grâce de sa démarche. Il laissa échapper un soupir beaucoup plus épuisé que réellement agacé, ce qui ne manqua pas d’attirer une question de son amie.

Aussitôt, il releva les yeux, composa un second sourire et secoua vigoureusement la tête — avant d’arrêter, parce qu’il avait l’impression de jouer au squash avec sa matière grise.

— Ne t’inquiète pas, je ne suis juste pas très doué. Je suis un citadin, moi.

La bonne excuse. Il fit un signe de tête pour l’inciter à continuer d’avancer.

— Et il ne faut pas faire attention à mes gromellements. Je suis content d’être là. Je devrais venir plus souvent…

Il s’interrompit un instant, avala difficilement sa salive, comprima une douleur un peu plus intense et reprit d’une voix pas tout à fait naturelle :

— …dans la nature. Ça me changerait, ça m’aiderait à relativiser.

Relativiser quoi, on se le demandait, mais Chase n’était pas en état de faire des phrases très élaborées. Pour donner l’illusion cette fois-ci pas du tout convaincante qu’il se portait comme un charme, le jeune homme allongea la foulée. Il devait se rendre à l’évidence : Charlie avait bien choisi. La partie de la forêt où ils se trouvaient eût été sans doute adaptée à une promenade dominicale et elle ne présentait pas de grande difficulté — tout à fait ce qu’il fallait à un Chase au bord de l’épuisement nerveux.

— Jack ? Tu sais s’il reste du thé, ou bien… ?
— Quoi ?

Chase s’était retourné vers Charlie, persuadé qu’elle lui avait parlé, et ce ne fut qu’après cinq ou six secondes de mutuelle incompréhension qu’il se rendit compte qu’il avait entendu ce qu’entendait son oncle, à des kilomètres de là, alors que Victoria se préparait un tardif petit-déjeuner. Jamais le regard de Chase n’avait pas été plus confus. Il est vrai que jamais le regard de Chase n’avait été confus devant Charlie.

Le jeune homme détourna les yeux. Vite, il fallait engager une conversation, quelque chose qui lui permît de se raccrocher à la réalité, sans laisser sa télépathie bondir de personne en personne à travers tout Star City.

— Donc… maintenant ça va se passer… comment ?

Côté style de conversation fluide, on avait vu mieux.

— Pour ton frère. Je veux dire. Luc ne va pas pouvoir assister… à l’audience et du coup… on va confier le dossier… à quelqu’un d’autre. C’est ça ? Tu connais déjà… le nom de son remplaçant ?

Et ce fut sur ces bonnes paroles délivrées avec une boiteuse élocution que Chase buta contre un second rocher, se redressa tant bien que mal et eut l’air à deux doigts de fondre en larmes devant l’adversité irréductible de l’existence terrestre.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Team Alpha


Généralités
Chaman

ϟ Nombre de Messages: 778
ϟ Nombre de Messages RP: 68
ϟ Âge: 29
ϟ Date de Naissance: 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City: 01/05/2012
ϟ Doublons: Lukaz Le Guen, Søren Johansen, Lorenzo Mancini
ϟ Célébrité: Nils A. Stewart Jr.
ϟ Âge du Personnage: 21 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Jardinier à Star High
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mer 25 Sep - 1:23

Depuis près d'un mois, la vie de Qaletaqa avait pris un tournant étrange. Ses rêves de chaman semblaient devenir plus fréquents, pour une raison qu'il ne comprenait pas, et ils concernaient la majeure partie du temps la Colline des Lénapes. La toute première fois, cela l'avait conduit à rencontrer cet homme étrange, Felice Médicis, mais aussi à entrer en possession d'un ohta lénape abritant l'esprit d'un loup. C'était peut-être là la raison qui faisait qu'il rêvait plus souvent de ce lieu, d'autant qu'il y passait de longues journées pour entraîner son nouveau don. Mais les rêves des derniers jours étaient plus spécifiques et ils mettaient toujours en scène deux personnes, les mêmes dans chaque rêve. L'une d'elle était sombre et méconnaissable mais étrangement, à chaque réveil, Cal savait exactement de qui il s'agissait : Chase Neutron-Grey, le jeune mentaliste qui avait sondé son esprit voilà quelques temps. L'autre individu était plus difficile à identifier puisqu'il ne s'agissait ni plus ni moins que d'un cougar et ça, Cal ne parvenait pas à en comprendre la raison...

Le dernier rêve en date remontait à la nuit précédente et il avait drainé en Qaletaqa une sensation étrange d'imminence inévitable... Il ne savait pas trop ce que cela voulait dire mais quelque chose en lui lui laissait penser que le lendemain, quelque chose impliquant Chase et un cougar se déroulerait dans la forêt de Watson, non loin de la Colline des Lénapes. Aussi, programmant son réveil aussi tôt que possible, le jeune Amérindien avait pris le circuit de bus qu'il avait trouvé être le plus rapide pour se retrouver sur place à une heure encore matinale. Ce faisant, il avait revêtu un pantalon, un tee-shirt très simple et des baskets habituées à de telles excursions, n'oubliant pas d'emporter avec lui un sac avec de quoi manger et des objets de première nécessité. Malheureusement, il se retrouvait maintenant face à un plus gros problème : retrouver Chase et le cougar dans cette forêt...

S'installant à même le sol, Cal réfléchit un petit moment. Il aurait pu envoyer ses esprits en éclaireur, mais cela aurait pris bien trop de temps et il craignait d'arriver trop tard... Ses rêves ne lui avaient malheureusement pas donné de détail significatif et de fait, il ne pouvait pas se baser sur eux pour retrouver ceux qu'il cherchait. Puis, ce fut l'illumination ! Se redressant, Cal attrapa l'ohta accroché à son cou par une lanière de cuir et invoquant l'esprit du loup noir, il communia avec lui et prit sa forme physique. Malgré l'habitude qui commençait à le gagner dans cet exercice, cela était encore très étrange et il lui fallut quelques instants pour se sentir bien à l'aise dans cette peau. Levant le museau, il huma l'air qui coulait entre les arbres tandis que ses oreilles se dressaient à l'écoute de sons inhabituels dans un tel environnement. Après de longues minutes, il finit enfin par repérer quelque chose de particulier et, attrapant son sac entre ses mâchoires, il se dirigea dans la direction de ces émanations. Effectuant plusieurs haltes pour mieux se rediriger, le loup parvint finalement, après de très très longues minutes de course, à repérer des bruits de voix, à quelques centaines de mètres de lui. Déposant son sac au sol, Cal reprit alors son apparence humaine et, tanguant pour reprendre l'équilibre de la marche bipède, il se rendit quelque peu présentable avant de partir dans la direction des sons.

Il déboucha enfin sur un sentier forestier visiblement aménagé et, redescendant ce dernier, Qaletaqa finit par arriver en vue de deux personnes. Il reconnut rapidement le jeune homme blond qui marchait en tête mais l'autre personne lui était inconnue. Une femme, visiblement. « Chase Neutron-Grey ? » Préférant éviter de les effrayer par sa présence soudaine, Cal attendit quelques instants avant d'avancer à leur rencontre. « Bonjour ! Je... » Regardant Chase, le jeune Amérindien commença par s'adresser à lui. « Tu me reconnais ? Qaletaqa ? On s'est rencontré, y a quelques temps. » Puis, posant son regard sur la jeune femme, il lui offrit un sourire. « Vous pouvez m'appeler Cal, c'est plus simple. Vous devez être le cougar. » Se rendant compte que ce qu'il racontait ne voulait strictement rien dire, le jeune homme baissa un instant le regard avant de les fixer alternativement, se frottant la nuque de sa main. « En fait, je vous cherchais... C'était... important. J'ai rêvé de vous, à plusieurs reprises. Il va se produire quelque chose de grave. Je ne sais pas trop quoi, mais je vous ai vus, pris dans la tempête. Alors... Je suis venu pour vous aider. » Évidemment, même lui pouvait se rendre compte du délire de ce qu'il racontait. D'autant plus qu'à défaut de tempête, ils avaient droit à un magnifique ciel bleu dépourvu du moindre nuage. « Enfin... C'est bizarre, je sais, mais vous devez me croire ! Je vous ai quand même trouvé ici ! » Ce qui n'était pas forcément fait pour arranger son cas.




« Lorsque vous lui ouvrez la porte, la magie est partout. »

Olivier Lockert
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen Neutre

Charlie Lane
Citoyen Neutre

Généralités Blondie
ϟ Nombre de Messages: 840
ϟ Nombre de Messages RP: 430
ϟ Âge: 28
ϟ Date de Naissance: 19/03/1986
ϟ Arrivée à Star City: 01/09/2013
ϟ Doublons: Aishlinn Mac Aoidh - Heather Cooper - Evey Shapley - Amber Matthews
ϟ Célébrité: Andrea J. Cook
ϟ Âge du Personnage: 34 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Avocate
ϟ Liens Rapides: Présentation
Passeport
Carnet d'adresse
Communication

Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 5
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mer 25 Sep - 2:56

Charlie secoua la tête : non, elle n’avait rien sa chemise, à condition d’aimer le style bucheron-cliché. Dixit la trentenaire qui s’était crue dans un ranch. Belle brochette. Elle confirma très vite, dans un sourire, qu’il était bien un citadin. Ils étaient sur un sentier tout préparé, avec seulement quelques imperfections – beaucoup, en réalité, comparé au bitume de la ville – et il en était déjà à trébucher. Définitivement, elle lui devait bien un opéra à l’occasion. Mais de plus en plus, elle commença à être inquiète. Sa façon de parler avait ce côté hachuré, elle voulait bien comprendre que le réseau téléphonique était pourri mais ce n’était pas censé se répercuter sur des paroles échangées de vive-voix. Ou elle avait loupé un cours à l’école.

Un regard interrogateur se porta sur Chase qui, apparemment demanda qu’on lui répète quelque chose qu’elle n’avait pas dit. Toutes les questions qu’il avait pu poser par la suite n’avaient pas la moindre importance aux yeux de Charlie. Quelque chose ne tournait pas rond, c’était évident. Au deuxième accrochage, elle s’approcha vivement pour se positionner devant lui, une main sur l’épaule de Chase pour l’aider à se redresser.

_ Ok. Dis-moi ce qu’il y a ?

Du temps ensemble, ils en avaient passé ses dernières semaines. Des choses avaient été dites et, jamais, elle ne l’avait vu dans cet état. Mais avant de donner à Chase l’occasion de s’expliquer sur les raisons de cet état – elle douta que cela puisse avoir un rapport avec le manque de réseau – une voix, un peu plus loin l’interpella, lui. Charlie posa un regard suspect sur le nouvel arrivant, interrogateur aussi. Puis encore plus suspect quand il demanda à Chase s’il le reconnaissait. À ce stade de la conversation, le nouvel arrivant était, dans son esprit, un de ces fanatiques capable de suivre leur idole – Chase, ici présent – même à travers la forêt.

_ Cougar ?!

Une exclamation plus qu’une question, très spontanée. Notons qu’elle n’avait retenu que le mot et pas le « le » qui se plaçait devant. Si Chase n’avait pas été dans cet état, autant dire qu’elle aurait déjà expliqué de trente-deux manières différentes qu’elle n’était pas si vieille que ça ! À ce stade de la conversation, elle était restée à la même théorie sauf que le dénommé Qaletgou, Qalgo, Qaktagal… Cal, devait avoir de sérieux problèmes avec la langue américaine. On disait « la » cougar, si la référence était sur son statut de la presse à scandales - de quoi d’autres pouvait-il parler !… Et après on osait critiquer l’accent texan qui, au passage, ça n’avait rien d’un accent. C’était les autres qui ne savaient pas parler correctement.

Ce fût seulement après, dans son délire de rêve, qu’il passa du stade de Fan hystérique à celui d’un ressortissant d’asile psychiatrique. Peut-être que c’était leur sortie du mois, que celui-ci s’était extirpé de son groupe et de ses surveillants. Super ! Et son téléphone ne captait même pas. Elle leva quand même les yeux au ciel pour vérifier l’arrivée d’une tempête hypothétique. Un simple réflexe étant donné qu’elle avait cessé de le croire après qu’il ait parlé de ses rêves. Le même réflexe qui obligeait les gens à appuyer plus fort sur la touche de leur télécommande quand celle-ci n’avait plus de batterie. Débile, en plus d’être inutile.

_ Non, non ce n’est pas bizarre du tout.

Charlie, restant auprès de Chase, secoua la tête dans un large sourire.

_ C’est carrément de la démence.

Tout sourire l’avait quitté sur la fin de sa phrase. Qui allait croire, qu’un mec, sortit de nulle part, avait fait un rêve étrange… Non, PLUSIEURS rêves, pour annoncer une tempête ? Songer à se reconvertir pour être le prochain Monsieur-Météo ne semblait pas être une si mauvaise idée. Il était cinglé. Charlie était bien conscience du monde dans lequel elle vivait mais, parce qu’elle était l’avocate qui ne se défendait qu’avec des attributs purement humains, elle n’arrivait pas à songer pouvoir, magie ou extraterrestre, dès qu’elle voyait quelqu’un. Cal – surnom bien moins compliqué à retenir et à prononcer – aurait été parfait dans un rôle auprès de Johnny Depp pour sa virée sous acide – et autres drogues –au pays des chauves-souris.

_ On devrait peut-être remettre cette sortie à plus tard. On va rentrer.

Une évidence qui fut adressée à Chase, alors qu’elle releva les yeux sur lui. Il fallait toujours que les choses prennent une tournure des plus étranges dès que Neutron-Grey était dans les parages. A chaque fois, Charlie se disait qu’elle allait s’y faire et… En fait, non, elle n’y arrivait pas. Combien de chance de tomber sur un échappé de l’asile le plus proche sur un sentier de randonnée ? Pratiquement aucune en temps normal mais, ajouter Chase à l’équation et alors là, le taux de probabilité explosait le plafond.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Super-Vilain Indépendant

Chase Neutron-Grey
Super-Vilain Indépendant

Généralités
Noctis

Alex Kirk

ϟ Nombre de Messages: 1847
ϟ Nombre de Messages RP: 570
ϟ Âge: 25
ϟ Date de Naissance: 05/05/1989
ϟ Arrivée à Star City: 30/08/2013
ϟ Doublons: Abban Mac Aoidh / Jace Roberts / Leyland Harper / Ambre Taxi
ϟ Célébrité: Ty Ogunkoya
ϟ Âge du Personnage: 22 ans
ϟ Statut: En couple avec Lukaz Le Guen
ϟ Métier: Fauteur de troubles
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mer 25 Sep - 10:53

Chase avait levé la main dans un geste un peu brusque, sans qu’il fût facile de savoir si c’était pour apaiser les craintes de Charlie ou pour la faire taire avec un brin d’impolitesse — parce que son autre main, elle, s’était portée à sa tempe et, à nouveau, Chase déglutit péniblement. Il était pâle — plus que d’habitude — et surtout son regard ne semblait pas parvenir à se fixer sur un objet précis, ni Charlie, ni arbre, ni pierre sur le chemin. Il ferma les yeux et sursauta soudainement : la présence de la conscience de Qatelaqa, avec lequel il entretenait un lien psychique particulier depuis leurs expériences sous la férule de Tesla, lui avait déchiré l’esprit.

Le mentaliste fixa le nouveau-venu d’un air un peu absent, comme si tout ce que disait l’Amérindien lui rentrait par une oreille avant de sortir aussi vite par l’autre. Il parvint cependant à hocher lentement (et douloureusement) la tête quand Qaletaqa lui demanda s’il le reconnaissait et il ouvrit la bouche — dévissa sa mâchoire était plutôt l’impression qu’il en avait — pour répondre quelque chose, mais l’Amérindien les noyait sous un flot de paroles, qui devaient être, sans doute, d’une certaine façon, des explications, mais que ni Charlie, ni Chase dans son état, n’étaient capables de comprendre.

La couguar, pardon le couguar vrilla sa vexation droit dans les pensées de Chase, qui se sentait naître des envies de meurtre : entre l’incompréhension méfiante et outrée de Charlie, la nervosité altruiste de Qaletaqa et la hargne du pompiste qui, à vingt-trois kilomètres de là, se débattait avec un vieux moteur, sans compter les émotions conflictuelles de deux ou trois autres promeneurs, tout autour d’eux, dans un rayon de plus en plus grand, qui englobait des hectares de forêts, tout cela commençait à bouillonner dans le cerveau de Chase.

* SILENCE. *

Le mot avait un instant coupé court à toutes les pensées qui l’environnaient. Il s’était imposé brutalement dans l’esprit de Charlie, dans l’esprit de Qaletaqa, dans l’esprit du pompiste et des promeneurs. Il avait fait plus que celui : il les avait effectivement réduit au silence, bloqué le centre de la parole dans leur cerveau. Mais c’était un autre silence auquel inspirait Chase : le silence des pensées qui ne s’obtenait jamais que lorsqu’on évidait la coquille d’une cervelle de l’esprit qui la faisait fonctionner.

Quand Chase se rendit compte que ses pensées traversaient son propre esprit, il replia aussi soudainement qu’il l’avait entendu son influence, libérant successivement le pompiste, qui put recommencer à bougonner, les promeneurs, désormais convaincus d’être au milieu de la forêt de Blair, Qaletaqa puis Charlie. Il chancela jusqu’à s’adosser contre un arbre, écrasant son paquet de cookies au passage — l’instant le plus tragique de cette histoire, à n’en pas douter. D’une main tremblante, il décala les bretelles du sac pour le laisser tomber lourdement au sol.

— Désolé, c’est juste, désolé, j’ai mal à la tête, désolé, ça va aller, ça va aller, ça va aller.

Bien sûr, chez n’importe qui d’autre, « j’ai la migraine » n’était pas une déclaration fort inquiétante, mais de la part de Chase, elle impliquait étrangement la survie mentale de toutes les personnages dans un rayon jusqu’à lors indéfini et qui pourrait, de fil en aiguille, englober une bonne partie de la région. Chase ferma les yeux et se massa l’arrête du nez, avant de désigner de sa main libre Qaletaqa.

— Charlie, c’est Qaletaqa, un collaborateur de Tesla et moi-même.

Il avait repris un peu du contrôle de sa voix.

— Qaletaqa, c’est Charlie, une amie proche.

D’ordinaire, Chase se serait intérieurement extasié sur la virilité exotique de Qaletaqa qui faisait toujours son petit effet, mais hélas, ce jour-là, il n’était pas en état de profiter du charme sauvage de l’Amérindien.

— On va juste. Faire une pause. Voilà.

Après tout, cinq cents mètres, c’était fatigant comme trajet, surtout avec un sol aussi inégal. Chase se laissa couler mollement contre l’arbre pour s’asseoir par terre dans les feuilles — tant pis pour son beau pantalon de toile tout neuf. I replia les genoux vers lui pour les entourer de ses bras, en se sentant de plus en plus empli par un sentiment de détresse. Comme un petit enfant, il eût aimé une présence réconfortante, celle de Tesla ou de Victoria, celle de Lukaz.

Et ce n’était pas la journée pour préserver son intimité psychique, parce que tandis qu’il rêvait de se retrouver ou derrière les murs protecteurs du Bigsby Building, ou pelotonné dans le lit de son amant français, les visages de Tesla, Victoria et Lukaz flottaient au petit bonheur la chance dans les esprits de Charlie (qui pouvait reconnaître l’un de ses voisins) et Qaletaqa. Au moins se limitaient-elles désormais à son environnement immédiat.

Tant pis pour sa virilité : Chase se rendit compte qu’il avait commencé à pleurer. Il renifla bruyamment, releva la tête pour l’appuyer contre le tronc et essuya d’un revers de manche ces premières larmes.

— Il faudrait peut-être qu’on…

Chase-Charlie s’interrompit de parler. Le télépathe rendit le contrôle de son corps à son amie aussi soudainement qu’il s’en était emparé bien malgré lui.

— Désolé… Il faudrait qu’on… J’ai oublié. Essayez juste. De ne pas. Penser. Trop fort.

En voilà un conseil facile à appliquer.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Team Alpha


Généralités
Chaman

ϟ Nombre de Messages: 778
ϟ Nombre de Messages RP: 68
ϟ Âge: 29
ϟ Date de Naissance: 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City: 01/05/2012
ϟ Doublons: Lukaz Le Guen, Søren Johansen, Lorenzo Mancini
ϟ Célébrité: Nils A. Stewart Jr.
ϟ Âge du Personnage: 21 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Jardinier à Star High
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mer 25 Sep - 20:43

Qaletaqa s'en doutait, ses propos avaient de quoi paraître obscurs et incompréhensibles. Même certains super-héros avaient du mal à croire en l'existence des fantômes, des esprits et des rêves prémonitoires, alors pourquoi aurait-il dû s'attendre à autre chose de la part d'une promeneuse ? Cela dit, Chase, lui, le savait que c'était vrai, non ? Après tout, c'était des suites d'un tel rêve qu'il avait fait la rencontre de Tesla et c'était en suivant cette dernière pour des analyses au sujet des-dits rêves qu'il avait connu Chase. Une expérience des plus déroutantes qui avait laissé des traces en lui, même s'il ne savait pas encore vraiment à quel niveau et à quel point. Le souci, c'était simplement que malgré ce qu'il racontait, Chase ne semblait pas vraiment être en état de confirmer ses dires et du coup, Cal devait passer pour un bel hurluberlu, ce que ne faisaient que confirmer les remarques de la jeune femme.

C'est alors que de manière soudaine, un mot explosa dans son esprit. Silence. Et comme par miracle, le jeune homme ne fut plus capable de prononcer la moindre parole. C'était très bizarre... Est-ce que cela venait de Chase ? Probablement, il était le seul à être capable d'une telle chose. Chancelant et tremblant, le mentaliste relâcha alors son emprise avant de déclarer que ça allait aller. Oui, évidemment, il fallait jouer au grand garçon et avoir l'air viril, c'était toujours l'idée la plus futée. Même s'il était plus jeune que Chase, Cal savait au moins qu'il ne fallait jamais présumer de ses forces et qu'il valait mieux reconnaître ses faiblesses. C'était toujours le mieux quand on se frottait aux fantômes et aux esprits... Au moins, Chase en profita pour les présenter l'un à l'autre et Cal offrit alors un sourire à la dénommée Charlie, se demandant s'il n'allait pas passer pour plus dément encore. Il finit toutefois par le laisser disparaître de son visage alors que des images qui n'avaient rien à voir avec ses propres souvenirs flottaient dans son esprit. Portant le regard sur Chase, il le vit pleurer tandis que d'une même voix, il se mit à parler en même temps que la dénommée Charlie, comme si leurs esprits étaient connectés.

« Et tout ça, ce n'est pas de la démence ? » Une simple question rhétorique mais au vu de ce qui venait de se passer, Cal se doutait que la jeune femme aurait peut-être un peu plus de facilité à le croire. « Mes rêves sont... imprécis. La tempête n'est pas à prendre au pied de la lettre. » Après tout, le ciel était encore bleu. « Je crois de toute façon qu'on la voit déjà arriver, la tempête. » Et sur cette constatation, le jeune Amérindien désigna Chase et son esprit qui semblait être peu à peu hors de contrôle. Quoi de pire qu'une tempête spirituelle ? Fermant les yeux, Cal chercha alors à se rappeler ses rêves. La femme était sans nul doute le cougar et si c'était le cas, ce n'était pas pour rien. Le cougar était un animal important alors elle devait l'être elle-aussi. « Charlie, c'est ça ? Vous êtes le cougar et je pense que ce n'est pas sans raison. Le cougar est l'esprit du chef, celui capable de prendre les bonnes décisions aux bons moments, celui qui sait faire preuve de persévérance. Et il va falloir prendre une décision, là. »

S'agenouillant à proximité de Chase, Cal plongea son regard dans celui du jeune homme. Physiquement comme mentalement, le Neutron-Grey avait l'air à bout. Regardant à nouveau la dénommée Charlie, Cal reprit brièvement la parole. « Je ne pense pas que ce soit bien de rentrer. Trop de monde, là-bas, trop dangereux. » Désignant le chemin qui s'enfonçait dans la forêt, il inspira avant de se concentrer pour avoir l'air aussi sérieux que possible. « Il faut l'aider à avancer. L'éloigner de la ville pour aller à la colline, ça me semble le mieux. Ce sera plus calme pour lui et les esprits ne semblent pas le gêner. » Après tout, il n'avait pas réagi à la présence des esprits qui accompagnaient Cal, ce qui voulait bien dire qu'ils étaient hors de la portée de ses pouvoirs et de son esprit. « Je peux m'occuper des fantômes, ils ne nous ennuieront pas. Mais... La décision vous revient. Vous êtes le cougar. » Regardant à nouveau Chase, cherchant à comprendre ce qui pouvait bien lui arriver, il chercha à réfléchir le moins possible pour l'épargner. « Je ne sais pas... Mais peut-être que... Je pourrais l'aider. Un peu... »




« Lorsque vous lui ouvrez la porte, la magie est partout. »

Olivier Lockert
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen Neutre

Charlie Lane
Citoyen Neutre

Généralités Blondie
ϟ Nombre de Messages: 840
ϟ Nombre de Messages RP: 430
ϟ Âge: 28
ϟ Date de Naissance: 19/03/1986
ϟ Arrivée à Star City: 01/09/2013
ϟ Doublons: Aishlinn Mac Aoidh - Heather Cooper - Evey Shapley - Amber Matthews
ϟ Célébrité: Andrea J. Cook
ϟ Âge du Personnage: 34 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Avocate
ϟ Liens Rapides: Présentation
Passeport
Carnet d'adresse
Communication

Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 5
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Jeu 26 Sep - 2:14

Étrangement, elle n’eut même pas envie de lui demander ce qu’il avait, pourquoi il avait demandé – ordonné - ce silence. En fait, ça avait tellement de quoi surprendre que, même avec la possibilité de le faire, elle ne l’aurait probablement pas fait. Un peu vexée quand même parce que se faire hurler dessus par un gars de plus de 10 ans son cadet, ce n’était pas vraiment ce qu’elle plaçait dans la catégorie des choses agréables. Ca l’inquiétait plus que ça la vexait parce que, de ce qu’elle avait vu de lui, ce n’était pas dans ses habitudes.

Des excuses, des présentations – la laissant toujours sceptique sur le nouvel arrivant –, des images qui ne lui appartenaient pas, et voilà qu’elle reperdait le contrôle de son corps. Elle parlait mais ce n’était pas elle. La première fois qu’il lui avait fait le coup, il avait eu la présence d’esprit de la prévenir. Là, en moins de deux secondes, elle paniqua un peu, avant de se récupérer aussi sec. Plusieurs semaines pour s’habituer à ce genre de manifestations et elle n’y arrivait toujours pas. Elle passa deux doigts sur sa tempe, surtout pour s’assurer qu’elle était libre de ses mouvements. Chase fût pardonné avant même de s’excuser.

Charlie se sentit impuissante, essentiellement parce qu’elle ne comprit pas. Autant que possible, elle essaya de ne plus penser à rien en se mettant accroupi devant Chase qui, de toute évidence, n’allait pas bien. Rester positive. Avant de chercher à comprendre quoi que ce soit, elle tourna la tête vers Cal pour secouer la tête dans sa direction. Non, ce n’était pas de la démence tout ça, étant donné qu’elle l’avait déjà plus ou moins vécu. De là à dire que c’était normal… Elle reporta son regard sur Chase, attrapant un mouchoir dans son sac à dos qu’elle avait posé au sol avant de s’accroupir, pour lui tendre.

Multitâche, elle arriva à écouter les paroles de l’autre personne, qui n’avaient toujours pas le moindre sens. Cependant Chase l’avait considéré comme un collaborateur alors, elle voulait bien lui accorder un peu plus de crédit. A quoi ça servait d’avoir un pouvoir si on n’y comprenait rien ? Décidément, elle se sentait bien mieux en simple humaine. Charlie hocha la tête, oui, c’était bien son prénom. Puis elle écarquilla les yeux. Elle était un cougar ?! Première nouvelle, elle venait de passer plus de 30 ans de sa vie en ignorant sa vraie nature, son sens de l’observation avait de quoi en prendre un coup.  Ce type était en train de lui donner mal au crâne, à moins que ce soient les différentes actions de Chase.

_ Les esprits ? Charlie posa un regard interrogateur sur Cal, qui était proche d’eux, avant de secouer la tête. Non, en fait je ne veux pas savoir.

Pas plus qu’elle ne voulait savoir pour les fantômes, essentiellement parce que ça allait entrainer une multitude de question qui, apparemment, serait répercutée directement chez Chase. Cela dit, elle le pensait quand même barge.

_ Je ne suis pas certaine que le bouger soit une bonne idée. Si la télépathie de Chase pouvait atteindre la ville d’ici, elle pouvait aussi l’atteindre de là-bas. Je ne sais même que ce qu’il a, s’il est assis par sa propre volonté, c’est sûrement que le garder dans cette position lui paraît être le mieux.

Et depuis quand une décision devait lui revenir ? Ah oui, elle était le cougar. Question conne ! Ce type rêvait de chose qu’il ne comprenait pas mais, il avait compris qu’elle devait prendre des décisions. Il n’y avait pas comme une erreur dans le casting ? Des trois, elle était probablement la moins apte à comprendre ce que pouvait signifier un problème de pouvoir.

_ Juste, peut-être le sortir du sentier, s’enfoncer un peu dans la forêt – peuplé de fantôme et d’esprits… sérieux ! – pour éviter que quelqu’un d’autre s’en mêle.  

Il était préférable d’éviter un nouvel échappé d’asile pour cette affaire. Le déplacer n’allait pas être facile, il tenait déjà difficilement sur un terrain sans trop de défaut alors, la forêt. Bonjour le parcours du combattant. Elle posa à nouveau son regard sur Cal.

_ L’aider comment ?

Peu de chances que ce soit en lui donnant de l’eau et un cookie. Si elle avait bien compris quelque chose avec Chase c’était que, quand une personne avec des possibilités proposait de l’aide, ce n’était jamais de manière « humaine ». Pas qu’ils n’étaient pas humains, mais… ah oui, stop réfléchir. Elle secoua la tête.

_ On le bouge un peu avant.

Son regard se porta sur Chase, qui lui faisait de la peine, sans avoir la moindre idée de ce qu’elle pouvait faire. Elle en regrettait presque de ne pas être plus renseigné sur le sujet de manière à avoir des bases, comme on pouvait avoir les gestes de premiers secours. Et là, de son avis, une position latérale de sécurité ne servait à rien.

_ Appuies-toi sur nous, ok ?

Elle lança un regard sur Cal, pour lui poser la même question muettement. Enfin, surtout pour lui demander si ça lui convenait, puis elle se redressa. Elle positionna son sac sur son dos, attrapa celui de Chase d’une main et, la suite était assez simple dans son esprit. Avec Cal, chacun d’un côté de Chase, ils allaient l’entraîner à l’abri de potentiels regards. Ah, et éviter les irrégularités du sol, aussi.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Super-Vilain Indépendant

Chase Neutron-Grey
Super-Vilain Indépendant

Généralités
Noctis

Alex Kirk

ϟ Nombre de Messages: 1847
ϟ Nombre de Messages RP: 570
ϟ Âge: 25
ϟ Date de Naissance: 05/05/1989
ϟ Arrivée à Star City: 30/08/2013
ϟ Doublons: Abban Mac Aoidh / Jace Roberts / Leyland Harper / Ambre Taxi
ϟ Célébrité: Ty Ogunkoya
ϟ Âge du Personnage: 22 ans
ϟ Statut: En couple avec Lukaz Le Guen
ϟ Métier: Fauteur de troubles
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Jeu 26 Sep - 8:49

Évidemment, quand on dit aux gens de ne pas penser à un éléphant rose, tout ce qu’ils font, c’est penser à un éléphant rose. Le monde était quand même mal fichu. Chase n’aspirait qu’à un peu d’inquiétude et il était même des plus courtois : alors qu’il aurait pu siphonner les cerveaux de Qaletaqa et Charlie pour leur inspirer un peu plus de calme (et un calme sans doute un peu plus définitif, dans un bel état végétatif loin de tous les soucis de l’existence), il se retenait de faire quoi que ce fût, à part regarder dans le vide en murmurant de temps en temps ou des choses incompréhensibles, ou des bribes des pensées qui traversaient les cerveaux de ses deux compères.

Bien remplis, les cerveaux. Chase sentait le calme inquiet de Qaletaqa, l’inquiétude moins calme de Charlie et il commençait lui-même à être très inquiet, sans savoir si cette inquiétude était la sienne, celle de Charlie, celle de Qaletaqa ou celle du pompiste, à plusieurs kilomètres de là. D’ordinaire, il aurait pu contrôler un peu mieux sa crise, mais l’épuisement nerveux et physique de ses dernières semaines surchargées ne l’aidait pas exactement à reprendre le contrôle de la situation.

Qu’à cela ne tînt : il y avait un couguar pour prendre les décisions. Chase esquissa un pâle et lointain sourire en murmurant :

— …si la presse à scandales…

Et puis c’était tout : une bonne plaisanterie perdue dans le tourbillon des pensées étrangères. La journée commençait bien mal, décidément. Ce fut avec des gestes d’abord un peu mécaniques qu’il prit appui sur ses deux amis pour se redresser mais, une fois debout, avec un manque de lucidité complet et typiquement masculin, il décréta :

— Mais c’est bon, hein, je ne suis pas invalide non plus.

Étrangement, ça n’avait l’air de convaincre personne et ce fut bel et bien appuyé sur Qaletaqa et Charlie qu’il se mit en marche, si l’on pouvait appeler cela de la marche, pour s’éloigner du sentier et pénétrer dans les bois. À partir de quand, les choses devinrent un peu plus compliquées : non seulement Chase profitait des perceptions sensorielles de Charlie et parcourait un chemin légèrement décalé par rapport au sien, mais il venait de gagner celles de Qaletaqa, qui d’une part ne concordaient pas avec celles de Charlie, forcément, et d’autre part n’avaient rien de très humain ni très compréhensible pour son cerveau.

— Une pause.

Après cinq cents nouveaux mètres, c’était normal. Chase ferma les yeux et chercha à réfléchir aussi efficacement que possible, ce qui n’était pas facile quand on se découvrait soudainement des souvenirs de loup — merci Qaletaqa — et de code pénal — merci Charlie. C’était d’autant plus désespérant qu’il savait très bien qu’à l’issue de cette journée, il ne se retrouvait ni plus savant en droit criminel, ni plus expert en zoologie canine. Mais là n’était pas la question.

D’un ton difficile, parce qu’il devait continuellement trier ses propres mots dans son propre esprit pour suivre le fil plus ou moins cohérent de sa propre pensée, il articule :

— Si jamais… vous sentez que vous… perdez le contrôle… il faudra m’assommer… et si jamais… ça ne suffit pas… essayez de me… tuer… mais allez-y… par surprise… sinon vous n’avez… aucune chance.

Chase savait très bien à quelles extrémités son instinct de survie pouvait être réduite : il avait failli envoyer son oncle à l’asile parce que Jack avait essayé de le priver de sa Pierre de Lune, il n’osait pas imaginer ce qu’il ferait à deux amis qui tentaient de le tirer d’une crise trop prononcée. Le conseil de le tuer était venu très naturellement, parce qu’au fond de lui, c’était la solution ultime dont il avait toujours imaginé que Jack la méditait, en cas de perte de contrôle très prononcée — et la perte de contrôle avait longtemps été sa grande spécialité.

À peine avait-il fini de parler qu’une liane sortit de nulle part s’enroulant brusquement autour du tronc à côté d’eux, avant de fleurir en cinq secondes chrono, comme aucune liane ne pouvait le faire. Et de disparaître aussitôt.

— Ah oui… Je contrôle pas… pas toujours mes… illusions… dans des cas… comme celui-ci…

Ça promettait. Chase n’avait d’ailleurs jamais fait à Charlie ni à Qaletaqa la démonstration de cette partie assurément la plus pittoresque de son pouvoir, mais alors que le jeune homme tentait de tirer ses deux acolytes pour se remettre en route, l’avocate et le chaman purent à loisir rattraper le temps perdu : autour d’eux, la forêt prenait décidément un peu étrange, à mesure que le cerveau de plus en plus déconnectée de Chase y mariait d’autres paysages — la jungle, la savane, la mangrove gagnaient du terrain, de ci, de là, avant de disparaître aussi brutalement qu’elles étaient apparues, illusions éphémères et souvent incomplètes, toujours instables, éveillées par un petit détail dans l’inconscient de Chase.

Restait à espérer que cette joyeuse promenade ne le fît pas descendre un peu plus profondément de cet inconscient, car il y avait tout au fond de Chase Neutron-Grey des imaginations beaucoup moins reluisantes que les beautés naturelles de National Geographic. C’était sans doute pour cette raison, d’ailleurs, que des insectes fantomatiques grouillaient parfois brusquement sur un arbre ou sur un autre, avant de se dissiper comme les lianes, les fougères africaines ou les buissons de toundra.

— Ah et aussi…

Décidément.

— Faites pas attention… aux crises d’angoisse… elles sont à moi…

Une promenade de santé.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Team Alpha


Généralités
Chaman

ϟ Nombre de Messages: 778
ϟ Nombre de Messages RP: 68
ϟ Âge: 29
ϟ Date de Naissance: 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City: 01/05/2012
ϟ Doublons: Lukaz Le Guen, Søren Johansen, Lorenzo Mancini
ϟ Célébrité: Nils A. Stewart Jr.
ϟ Âge du Personnage: 21 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Jardinier à Star High
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mar 8 Oct - 15:05

En tant que chaman et que super-héros de la Légion des Étoiles, Cal avait déjà vu des choses que l'on ne pouvait pas vraiment qualifier de normales. Mais ce qui se passait ici, avec Chase, c'était pourtant d'un autre niveau et il se demandait bien jusqu'où ça pourrait aller. S'ils ne faisaient rien, il n'y avait pas besoin d'être un génie pour savoir que ça finirait en drame. Un héros qui perd le contrôle de ses pouvoirs, ça pouvait devenir un problème très sérieux, surtout quand il avait la capacité d'entrer dans les esprits des autres pour les contrôler. Une véritable partie de plaisir, en somme.

Néanmoins, dans l'immédiat, il semblait évident pour Cal que la première chose dont avait besoin Chase, c'était d'un endroit pour se reposer, se calmer et possiblement vider son esprit. Et ça, il ne voyait qu'un endroit pour le faire. Mais le cougar n'avait pas l'air de partager son avis. En même temps, comment l'aurait-elle pu ? Il ne lui avait pas donné la moindre information utile, ce qui s'expliquait aussi par le fait qu'il ne savait pas trop ce qui pouvait bien être utile dans cette situation. Et de fait, quand Charlie lui demanda des précisions, Cal ne sut pas vraiment quoi lui répondre, ce qui était d'autant plus difficile qu'il ne devait pas réfléchir. Et comment donc pouvait-il tenter de l'aider s'il n'avait même pas le droit de recourir à son cerveau ? Ce n'était toutefois pas le moment d'y songer et comme le cougar décida finalement de quand même déplacer Chase, Cal s'approcha pour rattraper le jeune homme qui se levait et lui servir d'appui sur le difficile chemin qui les attendait.

Quittant le sentier balisé, ils se glissèrent donc sous les arbres et firent quelques dizaines de mètres avant de s'imposer une pause. Là, prenant le temps dont il avait besoin, Chase commença à leur expliquer que s'il perdait le contrôle, ils allaient devoir l'assommer, ou pire, et cela, dans la plus grande des discrétions pour qu'il ne puisse pas les en empêcher. Évidemment, c'était très facile de prendre par surprise le plus grands des télépathes alors même qu'il entretenait un lien psychique avec vous ! D'un autre côté, il y avait peut-être une solution, au cas où... « On n'aura pas besoin d'en arriver là. Mais s'il le faut... Je le ferais. » Une certitude qui s'évanouit d'elle-même lorsque des lianes se mirent à fleurir autour d'eux et que d'autres illusions plus ou moins agréables se succédaient. Et après, c'était lui qu'on prenait pour un fou quand il parlait de fantômes ? Quoi qu'il en soit, se déplacer dans les bois allait maintenant devenir un peu plus compliqué encore, comme si ce n'était pas déjà suffisant.

Inspirant profondément, Cal jugea qu'il était maintenant temps de passer à l'étape supérieure. Attrapant son sac, il saisit alors le pahos qui y était attaché. Il s'agissait là d'un bâton de prière traditionnel hopi qu'il pouvait utiliser pour canaliser ses pouvoirs de chaman. Relevant ensuite légèrement son tee-shirt, il révéla la ceinture qui maintenait son pantalon et à laquelle étaient accrochés plusieurs porte-clés pour le moins originaux. Huit, pour être plus précis. Il en prit alors un, celui qui représentait un étrange personnage ressemblant à un cougar – lui-aussi – vêtu de plumes et armé d'un fouet en yucca. Observant tour à tour Chase et Charlie, Cal inspira profondément avant de lancer le porte-clef un peu plus loin, devant eux. Elle allait maintenant avoir toutes les raisons du monde de le prendre pour un fou... Agitant son bâton de prière, il appela à lui l'un de ses esprits gardiens. « Toho ! »

Il ne se passa d'abord rien mais en quelques secondes, le porte-clef fut pris de soubresauts avant de se mettre à luire d'une étrange lumière sombre au moment où l'esprit lui-même y pénétrait. Ce faisant, il allait s'incarner sur Terre, à la vue de tous, donnant vie à la petite poupée. Dans le même temps, celle-ci allait devenir l'esprit et de ce fait, elle allait grandir, atteignant au final une trentaine de centimètres de haut. En l'espace de quelques secondes à peine, l'esprit fut là, debout devant eux et l'on aurait pu croire qu'il s'agissait d'une illusion de Chase mais il n'en était rien. Il était aussi réel qu'eux. Seule interrogation qui restait en suspens, savoir s'il était ou non à l'abri de l'esprit du mentaliste. Prenant la parole en langue hopi, Cal échangea quelques mots avec lui avant de refaire face à ses deux compagnons. « Toho est un chasseur, il va nous guider dans... tout ça. Ça nous évitera de nous perdre. » Revenant aux côtés de Chase, le jeune chaman lui apporta à nouveau son soutien pour reprendre la marche, cherchant à ne pas réfléchir. De trop. Il finit cependant par reprendre la parole pour s'adresser à Charlie, répondant à une question qu'elle avait posée beaucoup plus tôt.

« Je ne sais pas si je pourrais l'aider mais... Je veux essayer. Cet endroit est sacré. Il est... spécial. Peut-être que son esprit pourra y trouver la paix qu'il ne trouve pas pour le moment. » Cela fonctionnait très bien pour lui mais il n'avait en réalité pas la moindre idée de si le mentaliste serait sensible aux forces qui y régnaient. « Je suis un chaman. » En théorie, cela était très explicite mais comme il ne savait pas si Charlie savait ce qu'était un chaman, il ajouta quelques précisions. « Je communique avec les esprits. Comme Toho. » Ce dernier étant parfaitement réel à marcher devant eux, elle ne pouvait plus nier la vérité de ces propos. « Mon esprit peut accéder à... d'autres mondes, si on veut. Mais pour ça, je dois méditer et entrer en transe. Peut-être... Peut-être que je pourrais lui montrer comment faire et que ça l'aidera à retrouver le calme. » Encore fallait-il réussir à lui faire un cours à ce sujet, ce qui n'était pas le plus évident non plus au vu de sa situation. Mais il pouvait y avoir une autre solution, aussi. « Et s'il le faut... Je crois qu'il y a un lien, entre nous. Alors peut-être que si on est connecté, il pourra voir dans mon esprit. Et peut-être que je pourrais le guider. » Ou alors, peut-être que Chase pourrait simplement en faire de la purée. Cela dit, avec de la chance, ils trouveraient un fantôme de mentaliste capable de leur apporter son soutien, mais rien n'était moins sûr.

Tentant de conserver une certaine assurance, Cal se permit un sourire, continuant d'avancer à travers ce qui semblait être un désert avant de devenir soudain une banquise. « Mais pour ça, il nous faut un lieu calme. » Portant alors son regard sur Chase, il s'adressa directement à lui parce qu'il y avait des choses qu'il devait savoir, au cas où. « Chase... Est-ce que tu perçois Toho ? » Autrement dit, est-ce qu'il était capable d'entre dans l'esprit d'un esprit ? Si oui, ils allaient au devant de la catastrophe. Si non, il leur restait encore un espoir. « Et aussi... Est-ce que tu peux entrer dans la tête des... animaux ? » Et des animaux avec un esprit humain, surtout. Parce que s'il avait été capable de contrôler le corps de Charlie et de leur intimer le silence, l'une de leur seule chance résidait dans le fait qu'il ne puisse rien contre Qaletaqa le loup noir. Mais comme ça le chaman ne l'avait jamais testé, il ne connaissait rien de ses limites en la matière. C'était toutefois tout ce qu'il pouvait faire pour aider – et au pire arrêter Chase – et il craignait qu'en dehors de ces options, il n'ait rien de mieux à proposer. La magie, ce n'était pas encore vraiment son truc alors ils devraient se contenter de ça...




« Lorsque vous lui ouvrez la porte, la magie est partout. »

Olivier Lockert
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen Neutre

Charlie Lane
Citoyen Neutre

Généralités Blondie
ϟ Nombre de Messages: 840
ϟ Nombre de Messages RP: 430
ϟ Âge: 28
ϟ Date de Naissance: 19/03/1986
ϟ Arrivée à Star City: 01/09/2013
ϟ Doublons: Aishlinn Mac Aoidh - Heather Cooper - Evey Shapley - Amber Matthews
ϟ Célébrité: Andrea J. Cook
ϟ Âge du Personnage: 34 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Avocate
ϟ Liens Rapides: Présentation
Passeport
Carnet d'adresse
Communication

Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 5
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mer 9 Oct - 6:54

Une promenade de santé. Tout ce qu’il y avait de plus normal. Ce n’était pas quelques lianes et insectes grouillants – qu’elle n’était toujours pas certaine de savoir nommer – qui allaient dire le contraire. Ni le fait que le randonneur télépathe demandait à se faire tuer par surprise – sinon, ça ne fonctionnerait pas – en cas de crise aigüe. Et ne parlons pas de l’échappé de l’asile qui, lui, ne voyait pas d’inconvénient à en venir là si nécessaire. Nor-mal ! Charlie nageait en plein délire que même ses rêves nocturnes n’auraient pas été capables d’imaginer. Parce que, rappelons que, si les personnes présentes avaient déjà vu certaines choses avec l’UNISON ou la Légion des Étoiles, Charlie était une avocate, dans un bureau en centre-ville, avec des clients normaux qui, de toute évidence, ne venaient pas porter plainte parce qu’un type leur avait bouffé le cerveau télépathiquement ! Elle voulait bien se raccrocher à l’idée que ses angoisses puissent être de la faute de Chase mais, objectivement, elle n’y croyait pas une seule seconde vu que rien n’était normal dans cette balade.

Près de Chase, parce que malgré ses doutes et ses craintes sur cette sortie, elle se refusait de le laisser en plan au milieu de nulle part, Charlie posa un regard interrogateur sur Cal. D’ailleurs, en le voyant sortir un bâton et le secouer, elle le rebaptisa naturellement Rafiki, ce singe complètement dingue dans le roi lion (on ne critique pas les références, s’il vous plaît). Elle resta assez perplexe parce qu’il était… Complètement fou. Il espérait vraiment aider Chase en balançant un porte-clés sur le sol ? Si c’était aussi simple ça, elle voulait bien balancer ses clés de voiture, hein. L’avocate secoua la tête en la baissant en même temps, avec un énorme sourire aux lèvres – nerveux – qu’elle tenta de cacher pendant que Rafiki s’agita avec son bâton. Nor-mal ! Alors ok, le truc commença à s’agiter et à grandir et, Charlie fut à deux doigts de demander à Chase de ne pas partir dans le délire de Cal. Pour elle, il fut évident que c’était Chase qui avait créé l’illusion de vie sur le porte-clés, peut-être avait-il seulement envie de faire plaisir à Rafiki. Elle commença à douter de cette théorie quand un dialogue, impossible à comprendre s’installa. Oui, elle était dans une forêt avec un télépathe en crise, avec un type qui parlait à un porte-clés qui avait grandi et prit vie.

_ Faut que je me trouve un psy et vite.

Un murmure, plus pour elle que pour les personnes qui se trouvaient à côté d’elle. Alors quand Cal expliqua que Toho – oui, le truc avait un nom – elle hocha la tête dans une moue en levant le pouce. Super ! Ils allaient être guidés par une figurine de 30 centimètres. Normal ! Parfaitement normal ! Elle inspira pour expirer l’air de ses poumons le plus lentement possible. Reprendre la marche ne fut pas une mauvaise idée, se concentrer sur le sol qui pouvait changer de textures était perturbant mais, vraiment, elle essayait de faire de son mieux pour ne pas flancher et ne pas réfléchir. Chose d’autant plus difficile quand Rafiki partit dans ses explications. Un chaman. Ben oui, forcément, ça expliquait tout ! Euh… Il n’était pas supposé avoir des peintures sur le visage et des plumes dans les cheveux ?

En fait, elle était tellement normale dans ce paysage un peu fou et dans ces deux personnes à des années-lumière d’elle, qu’elle en était devenue le maillon faible, celle qui n’avait rien à proposer pour aider, qui n’en avait pas les capacités, en plus de ne rien comprendre à ce qui était en train de se produire. Elle essayait vraiment, au mieux, de faciliter les choses, de ne pas réfléchir mais, c’était bien compliqué en de telles circonstances. Elle suivait un porte-clés avec un Chaman et un mentaliste ! Son cerveau allait imploser parce qu’elle s’imposait un calme qui n’avait rien de naturel dans cet environnement.

_ Ça me paraît tellement improbable comme plan que c’est capable de fonctionner.

Incapable d’une réponse plus détaillée parce qu’elle s’interdisait de penser à cette histoire d’esprit, ou de lien unissant les deux, Charlie décida de tout croire, de tout écouter, sans remettre en cause quoi que ce soit. Un mode de fonctionnement difficile à mettre en place parce que ce n’était pas dans sa façon de faire ou de penser mais, dans l’immédiat il s’agissait d’aider Chase. Elle se concentra là-dessus plus que sur autre chose. Regardant où elle posait les pieds, elle fermait les yeux à chaque fois que quelque chose de trop étrange faisait son apparition. Souvent, donc.

Une espèce d’angoisse lui monta quand elle vit passer une énorme araignée – sachant que la taille standard était déjà considérée comme énorme – avec des pates toutes noires, toutes velues, toutes moches, qu’elle essaya de minimiser dans une inspiration. Pourquoi personne ne pensait jamais à prendre de sac, pour respirer dedans, lors d’une balade de santé et normale en forêt ? Elle pointa une direction, un peu plus loin, devant Toho le porte-clés articulé et grandissant.

_ Là-bas, ça devrait aller.

Aucune idée du pourquoi du comment là-bas était bien, peut-être parce qu’elle avait de plus en plus de mal à faire abstraction de son environnement changeant et qu’elle ne voulait pas imposer ça à Chase. Alors, une fois l’endroit atteint, elle aida, avec Cal, Chase à s’installer contre le tronc d’un arbre en s’efforçant de ne pas penser à toutes les bizarreries hallucinatoires qui pouvaient s’y trouver. Elle resta debout et s’éloigna d’un pas en passant une main sur son visage avant d’attraper son téléphone… Qui bien évidemment était resté dans la voiture. Foutue journée de merde ! Pardon. Foutue journée tout à fait normale.

Elle se tourna vers Chase et vint s’agenouiller près de lui.

_ Tu peux me passer ton téléphone ?

Vérifier s’il y avait du réseau, même si c’était peu probable, et appeler quelqu’un au Bigsbsy Building. Parce que, dans ses considérations bien plus à terre que faire appel à des esprits, elle imaginait que quelqu’un pourrait lui indiquer la marche à suivre dans ce genre de moment.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Super-Vilain Indépendant

Chase Neutron-Grey
Super-Vilain Indépendant

Généralités
Noctis

Alex Kirk

ϟ Nombre de Messages: 1847
ϟ Nombre de Messages RP: 570
ϟ Âge: 25
ϟ Date de Naissance: 05/05/1989
ϟ Arrivée à Star City: 30/08/2013
ϟ Doublons: Abban Mac Aoidh / Jace Roberts / Leyland Harper / Ambre Taxi
ϟ Célébrité: Ty Ogunkoya
ϟ Âge du Personnage: 22 ans
ϟ Statut: En couple avec Lukaz Le Guen
ϟ Métier: Fauteur de troubles
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Jeu 10 Oct - 22:52

Chase fut temporairement rassuré par la présence de Qaletaqa, qui avait très aimablement accepté de lui briser la nuque si les choses ne se passaient pas comme ils le prévoyaient tous. C’était un soulagement. En revanche, le porte-clés certainement pas fabriqué en Chine que Qaletaqa transforma en pygmée divin doué d’un sens de l’orientation hors norme eut un peu de mal à percer jusqu’à l’esprit de plus en plus confus de Chase et une bonne partie des explications improbables que le chaman donna à son amie pour achever de lui faire regretter ses idées forestières échappa à Chase.

Le mentaliste regarda d’un air singulièrement absent la figure divine s’exprimer dans une langue inconnue et plusieurs secondes passèrent avant qu’il ne comprît que c’était enfin à lui que Qaletaqa adressait ensuite la parole.

— Hmm ?

Plus shooté qu’un élève de troisième dans sa période cannabis, Chase tourna les yeux vers l’Amérindien tandis que le prélude de Tristan und Isolde commençait à résonner dans la forêt, c’est-à-dire dans les esprits du Légionnaire et de l’avocate.

— Est-ce que je perçois qui ?

Aussi vif qu’un élève de seconde dans sa période cannabis, Chase reposa le regard sur la petite figure qui, pour l’heure, ne guidait personne, parce que les humains ne bougeaient pas. Nul doute que la divinité commençait à s’impatienter quelque peu, de constater qu’on l’avait fait appeler pour rien et que ces humains-là n’avaient à se faire guider nulle part. Le mentaliste plissa des yeux en observant Toho, alors que la musique wagnérienne se faisait de plus en plus forte et presque insupportable.

— Ouais… J’sais pas… C’est p’têtre… Hm…

Cette réponse tout à fait éclairante fut ponctuée par une nouvelle grimace de douleur. Chase se tint la tempe gauche et la musique cessa brutalement, pour être remplacée par le crissement des ongles sur le tableau noir, puis par un extrait de la discographie de Madonna, puis par un silence complet, plus surnaturel encore, parce qu’il étouffait, dans l’esprit de ses deux camarades, tous les sons de la forêt.

C’était une manière comme une autre d’obtenir le silence, sans doute, sauf que Chase, lui, continuait à entendre les oiseaux chanter, les arbres remuer sous l’effet du vent et cette cacophonie odieuse lui devenait de plus en plus insupportable. Incapable d’être tout à fait victime de ses propres illusions, le mentaliste ne pouvait guère que les imposer aux autres, en les observant de loin — sans se rendre du danger que ses fantaisies les plus sombres risquaient de faire courir à la santé mentale de ses deux amis.

La seconde question de Qaletaqa eut cependant un peu plus de succès. Chase fit un effort temporaire pour rassembler ses pensées et ce qui lui tenait lieu, en ces moments difficiles, de processus cognitifs. Il avait donc un peu moins l’air d’un junkie oscillant entre sa dernière dose et le manque.

— J’ai jamais essayé avec les animaux. J’ai essayé avec les cadavres.

Il parlait, bien entendu, de sonder les esprits. (Je préviens. Au cas où.)

— Peut-être que je devrais…

Il leva les yeux vers un moineau sur une branche, plissa les paupières et se concentra très fort. L’oiseau tomba raide mort à leurs pieds. D’un air somme toute assez peu concerné, Chase murmura :

— C’est peut-être une coïncidence…

La brillante suggestion de Qaletaqa avait donc rencontré un succès mitigé, mais au moins Chase ne paraissait plus décidé à décimer la population ailée de la forêt pour développer de nouvelles capacités télépathiques. Appuyé sur ses deux amis, il se remit en marche, tandis que ses pensées et, par conséquent, l’environnement sensoriel de ceux qui avaient l’incroyable chance de l’accompagner, continuaient à s’effilocher ; toute la nature, autour d’eux, semblait être animée par la convulsion d’une Mystique abattue par une dose de sérum anti-mutant, qui passait par toutes les formes qu’elle était susceptible de prendre : les arbres palpitaient de leurs possibilités et, tandis que Chase les observait toujours pareils à eux-mêmes, ennuyeux comme des sapins, Qatelaqa et Charlie pouvaient les voir grouillant d’une vie décidément de plus en plus répugnante.

Chase se retrouva chemin faisant assis sur un tronc d’arbre sans même s’en rendre compte. Il posa les coudes sur ses genoux et se prit la tête entre les mains, avant de grogner :

— Dans la poche intérieure. De mon blouson.

Charlie put constater que même le portable exceptionnel du Neutron-Grey ne captait pas grand-chose. Pas à la faute au réseau satellitaire militaire de l’UNISON, cela dit, mais aux ondes cérébrales monumentales du télépathe qui, couplées à la présence psychique des esprits de la Colline des Lénapes, interdisaient temporairement aux appareils du même genre de fonctionner. Une radio n’aurait pas capté grand-chose non plus, sinon les oscillations indéchiffrables de l’esprit de Chase.

En plus, le télépathe trouvait encore le moyen de se plaindre, alors qu’un serpent illusoire s’enroulait autour de la cheville de Charlie.

— Mal. Tellement mal. Tellement, tellement, tellement, tellement, tellement, tellement…

Et le silence s’abattit sur la forêt. Et pour cause : il n’y avait plus de forêt. Chase venait de s’évanouir sur son tronc d’arbre et il avait happé dans sa chute les esprits de Qaletaqa et Charlie avec lui. Les corps des trois acolytes gisaient donc sans conscience dans l’humus, tandis que leurs trois esprits venaient brusquement de se retrouver dans un monde étranger. Ou, plus exactement, les esprits de Qaletaqa et Charlie venaient de se retrouver dans l’esprit de Chase.

Le moins que l’on pût dire, c’était qu’il y avait de la place. Dans l’obscurité silencieuse et impalpable qui les avait d’abord accueillies, la Colline des Lénapes se recomposa progressivement. Ouvert à tout vent, l’esprit aux capacités infinies de Chase avait accueilli le monde fantomatique avec lui, le monde de Qaletaqa, et le jeune homme se retrouvait perdu lui-même dans son propre cerveau, où s’incrustaient sans vergogne des étrangers morts depuis longtemps.

Chase apparut brusquement à côté de Charlie et la détailla de la tête aux pieds. La jeune femme portait un magnifique tailleur en peau de couguar. À deux pas d’eux, Qaletaqa était vêtu (ou dévêtu, ça dépendait des points de vue) d’une tenue d’Indien d’Amériques très traditionnelle ou très stéréotypée. Chase esquissa un sourire gêné.

— Désolé. Ça doit être mon subconscient qui s’exprime. Vous n’avez qu’à penser à autre chose, cela reviendrait à peu près au même.

Ce conseil d’une clarté discutable fut accompagné par un clignotement de Chase, comme un hologramme mal réglé.

— Je crois que  c’est mon subconscient qui parle de mon subconscient qui…

Chase disparut. Dans la vraie forêt de la vraie colline aux Lénapes, Chase rouvrit péniblement les yeux.

— Hmm…

Le gémissement de douleur lui était arraché par l’effort monumental qu’il était contraint de faire pour restituer leur liberté de penser à Charlie et Qaletaqa et rendre leurs esprits respectifs aux deux corps inanimés près de lui. Quant aux fantômes qui avaient pénétré en lui, il ne savait trop qu’en faire : penser à ses deux amis et les rendre à la réalité avait déjà été une prouesse qui le laissait au bord de l’épuisement. Son esprit n’était pas capable d’une plus grande démonstration de volonté.

Ceci étant dit, Chase n’était plus très sûr d’avoir rendu l’esprit de Qaletaqa au corps de Qaletaqa et celui de Charlie au corps de Charlie. Peut-être qu’il avait interverti. Auquel cas, il espérait sincèrement que ses amis ne lui reprocheraient pas ce relooking un peu radical, qui ne serait sans doute que temporaire. Il lui suffisait de recouvrer son calme pour retrouver toutes ses facultés ordinaires et alors, tout irait mieux. Cette pensée fut accueillie, à l’intérieur de son esprit, par les sarcasmes du fantôme d’un vieux promeneur suisse, mort après avoir glissé sur un caillou trop lisse, cinquante ans plus tôt, dans une excursion sur la Colline aux Lénapes.

C’était décidé, songea Chase en observant Qaletaqa-Qaletaqa ou Charlie-Qaletaqa : jamais plus il n’irait dans une zone non couverte par la 4G.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Team Alpha


Généralités
Chaman

ϟ Nombre de Messages: 778
ϟ Nombre de Messages RP: 68
ϟ Âge: 29
ϟ Date de Naissance: 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City: 01/05/2012
ϟ Doublons: Lukaz Le Guen, Søren Johansen, Lorenzo Mancini
ϟ Célébrité: Nils A. Stewart Jr.
ϟ Âge du Personnage: 21 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Jardinier à Star High
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mer 6 Nov - 20:03

Le paysage continuait de changer au gré de l'esprit de Chase tandis que des musiques d'ambiance venaient rythmer le tout, un peu comme dans les films. Sauf que bon, ils n'étaient pas dans un film et le choix de Madonna pour illustrer une ballade en forêt n'était pas nécessairement le plus logique ou le plus judicieux. D'un autre côté, ce n'était pas non plus comme s'ils avaient voix au chapitre. La confusion de Chase semblait néanmoins être de plus en plus grande et il avait autant de mal à se concentrer sur ce qu'on lui disait qu'à répondre le plus simplement du monde. Voilà qui n'allait pas être simple pour communiquer. Peut-être que par l'esprit, ça marcherait mieux ? C'était possible, même si après avoir vu un oiseau tomber raide juste après un contact psychique, Cal n'était pas des plus enchanté par cette perspective. Une coïncidence, oui, peut-être... Mais de là à risquer son esprit de loup, c'était peut-être un peu trop dangereux.

Ils continuèrent d'avancer encore un peu jusqu'à ce que le cougar décide qu'ils avaient atteint un endroit convenable. Il était difficile de savoir ce qu'il avait de plus convenable qu'un autre mais c'était sa décision. Ils aidèrent donc Chase à s'asseoir et Cal s'agenouilla à ses côtés, l'air passablement plus inquiet qu'un peu plus tôt. La tempête de son rêve avait été une image un peu trop faible en comparaison de ce qu'ils étaient en train de vivre... Charlie le cougar demanda ensuite le téléphone de leur infortuné compagnon, sans doute dans le but de contacter quelqu'un qui saurait quoi faire. Ne pouvaient-ils pas développer une alarme télépathique pour ce genre de situation ? Parce que bon, c'était quand même pas rien... Malheureusement, comme pour rajouter une nouvelle couche à cet oignon problématique qui devenait aussi gros qu'une citrouille d'Halloween, même ce téléphone ne captait pas de réseau. Ils étaient donc livrés à eux-mêmes, à moins de trouver un fantôme télépathe ou un lapin mentaliste dans cette forêt. Autant dire que leurs chances étaient plutôt minces.

Puis ce fut bizarre. Enfin, plus bizarre que tout le reste. C'était silencieux, c'était grand, très grand et surtout, c'était sombre. Puis la Colline réapparut et avec elle, de nombreux autres esprits, ce qui était un temps soit peu surprenant. Sans doute autant que les tenues qu'ils portaient parce qu'entre la tenue clichée qu'il portait et la peau de cougar de Charlie, plus rien ne tournait rond. Comme explications, Chase leur indiqua quelque chose que l'Amérindien ne comprit absolument pas d'autant qu'à peine arrivé près d'eux, le Neutron-Grey disparut à nouveau, les laissant seuls tous les deux. « Là, même pour moi, c'est juste de la folie... » Ouais, parce que bon, on pouvait voir des esprits, leur parler, côtoyer de grands héros et tout mais là, ça dépassait tout ce que Cal avait jamais pu imaginer.

Un nouveau flash bizarre et le chaman se réveilla dans la forêt, visiblement réelle, cette fois-ci, au vu des sensations qu'il ressentait. Sauf qu'en fait, le plus bizarre, c'était qu'il se voyait, là, agenouillé devant l'arbre, aux côtés de Chase... Et alors qu'il se redressait, il découvrait le téléphone dans sa main et la chemise à carreaux... Un peu plus loin, Toho le regardait très étrangement. Il n'en fallut pas plus pour qu'il comprenne que son esprit avait été remis en place dans le corps de Charlie le Cougar. « Bon, on a comme un problème, là... » Au moins, il continuait de voir les esprits, sans doute parce que cette capacité n'était pas génétique mais bien liée à son esprit et son âme. Une chance, parce que s'il avait fallu guider Charlie-Qaletaqa pour la suite, ça n'aurait même plus été la peine... Quant à elle, voyait-elle quelque chose aussi ? Il n'en savait trop rien mais si c'était le cas, elle risquait d'avoir des surprises.

« Je... Je suis plus trop sûr de ce qu'on peut faire et pas faire, là. » Bon, déjà, il fallait régler le problème du corps. Il n'avait jamais trop imaginé devenir une femme et c'était quand même un peu gênant, là, tout de suite. En plus, une vieille, il allait très certainement devoir subir les rhumatismes et tout le reste, alors bon ! « Tu crois que tu pourrais faire quelque chose ? Tout de suite, je veux dire... » Parce que oui, s'ils devaient attendre qu'il se calme, ça n'allait rien arranger, comme s'ils n'avaient pas eu assez de problèmes comme ça. « Parce que je suis pas sûr de pouvoir tout faire correctement, comme ça... Je vois encore les fantômes, déjà, mais pour le reste... » Rien n'était moins sûr. Et s'il était devenu incapable d'appeler à lui les esprits, il serait tout simplement incapable d'aider Chase et donc, de retrouver son propre corps. Côté positif de la chose, peut-être qu'après le passage de son esprit dans le corps du cougar, elle verrait elle-aussi les fantômes. Mais pas sûr que ce soit quelque chose qui lui plairait, ça... Levant les yeux vers elle, ou plutôt, vers son propre corps, Cal tenta de réfléchir au mieux.

« Il faut l'aider à se calmer. J'ai ce qu'il faut. C'est.. dans mon sac. Des herbes. Il faut les allumer. Ça permet de calmer les esprits, en général, mais je ne sais pas trop si ça va marcher sur le sien. Il est tellement... différent. » Attendant que Charlie-Qaletaqa retire le sac pour y fouiller, Qaletaqa-Charlie cherchait à réfléchir à tout le reste, à ce qu'ils pourraient faire et tout ça. Regardant tour à tour son corps et Chase, il s'adressa surtout à ce dernier. « Est-ce que tu sais méditer ? Parce que ça peut sans doute beaucoup t'aider. Je peux t'apprendre, s'il le faut. » Et pour ça, il pouvait tenter de lui expliquer ou lui montrer mentalement. Ce n'était pas comme s'il lui avait déjà ouvert son esprit auparavant. Se tournant face à Charlie-Qaletaqa, il reprit. « A moins que tu ais une autre idée... »




« Lorsque vous lui ouvrez la porte, la magie est partout. »

Olivier Lockert
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen Neutre

Charlie Lane
Citoyen Neutre

Généralités Blondie
ϟ Nombre de Messages: 840
ϟ Nombre de Messages RP: 430
ϟ Âge: 28
ϟ Date de Naissance: 19/03/1986
ϟ Arrivée à Star City: 01/09/2013
ϟ Doublons: Aishlinn Mac Aoidh - Heather Cooper - Evey Shapley - Amber Matthews
ϟ Célébrité: Andrea J. Cook
ϟ Âge du Personnage: 34 ans
ϟ Statut: Célibataire
ϟ Métier: Avocate
ϟ Liens Rapides: Présentation
Passeport
Carnet d'adresse
Communication

Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 5
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mer 13 Nov - 11:32

Charlie commençait à croire que, à un moment, elle allait seulement se réveiller et, en s’apercevant que ce n’était qu’un rêve tournant au cauchemar. Une fois réveillée, elle se poserait sûrement un tas de questions parce qu’il était évident que faire ce genre de rêve laissait présager un gros problème sur les capacités qu’elle imaginait venant de Chase. Ça devait l’interpeller bien plus qu’elle ne devait le penser. Ce qui était certain c’était que, rien de tout ça ne pouvait être vrai. Si ? Comme cet oiseau, mort après un regard de Chase. Impossible de dire si le mentaliste y était pour quelque chose, personne, vraiment personne, n’aurait survécu à une discographie de Madonna, surtout après le bruit d’ongle sur un tableau noir. Si Rafiki et Charlie étaient en vie, ça devait bien être une preuve que tout cela n’était pas réel, non ?

Et, même en sachant tout ça impossible, elle trouva le moyen de paniquer en voyant un serpent s’enrouler autour de sa cheville. Dans un réflexe typiquement humain, elle sursauta, basculant en arrière pour appuyer un peu trop sur son poignet déjà fragilisé. Journée de merde ! Portable de merde ! Zen… Inspiration, expiration. Plus de serpent. Tout allait bien. Tout allait parfaitement et merveilleusement bien pendant 3 secondes… Perdue, sans savoir où elle se trouvait, elle baissa les yeux vers elle pour voir sa tenue.

_ Sérieusement ?!

À défaut de se mettre à paniquer, il fallait bien qu’elle puisse s’exprimer en critiquant la tenue qu’elle avait. Quoi que, en voyant la tenue de Rafiki, elle ne se sentit pas tellement lésée sur les choix du subconscient de Chase. Le monde qui l’entourait n’avait rien de très rassurant et elle se focalisa sur le fait que rien n’était réel pour, justement, ne pas se mettre à paniquer. Ça ne l’empêcha pas de se demander où ils étaient, ce qu’ils foutaient là et, surtout, ce qu’étaient devenus leur corps. Ce n’était pas qu’elle n’appréciait pas Chase mais, disons qu’elle préférait vivre dans sa propre tête que dans celle du télépathe. Un regard compatissant fut lancé à la troisième personne qui les accompagnait, un peu rassurée que même pour lui, tout ça n’était pas quelque chose de normal.

_ On va trouver une solution.

Et elle aurait bien pris le temps de réfléchir si elle ne s’était pas sentie partir de cet étrange endroit et, à bien y regarder, elle avait dû laisser passer un soupir en levant les yeux au ciel avant de quitter l’esprit de Chase. Le réveil fut brumeux et, dans un réflexe elle porta une main à son visage, sauf que sa main lui était complètement inconnue. Elle se redressa en position assise rapidement pour se détailler et… Elle décrocha une mâchoire qui n’était la sienne parce que, justement, rien ne lui appartenait. Un problème ? Ils avaient bien plus qu’un problème. Bordel, elle était dans un corps qui ne lui appartenait pas et, en plus, il fallait qu’il soit masculin. Très perturbant. Elle tourna le visage vers Rafiki, vers son corps à elle et se retrouva avec une moue étonnée. Hmm, elle ressemblait à ça ? Non parce que se voir dans un miroir et se voir pour de vrai, c’était bien différent. Réaction typiquement féminine, qu’elle balaya en secouant la tête.

_ Tu sais Chase, si à chaque fois tu augmentes le niveau sur ce que tu peux faire quand on se croise, je crois qu’on va éviter la prochaine rencontre.

Ironie, parce qu’elle en avait besoin pour relativiser la situation alors qu’elle se releva en retrouvant un poignet fonctionnel. Seule chose positive dans cette histoire. Cela dit, elle ne vit pas plus de chose que dans son propre corps, ça ne devait pas avoir de rapport avec l’enveloppe corporelle. Puis il voulait dire quoi Rafiki par « faire correctement, comme ça » ? Il était très apte à faire plein de choses le corps de Charlie, pfff !

_ Des herbes pour calmer ? Elle leva une main. Non, en fait, oublie, je n’ai pas posé de questions.

Elle se retrouva accroupie devant le sac à chercher ce qu’on venait de lui demander, la coordination n’étant pas son fort. On n’imagine pas la difficulté à manipuler des choses avec des doigts inconnus. Ce n’était pas comme ce genre de situation était supposé arriver, en même temps. Merci Chase pour ces expériences uniques et, pas du tout traumatisantes. D’un point de vue qui lui appartenait, elle n’était pas certaine que brûler un peu d’herbe puisse être suffisant étant donné l’état de Chase, son regard se posa sur un bout de bois assez solide alors qu’elle entendait sa propre voix lui demander si elle avait une autre idée.

_ Euh…

Mentaliste, elle ne devait pas réfléchir, ce qui l’empêche de mesurer le pour et le contre. Sans la moindre réflexion, elle attrapa le bout de bois et, dans le même mouvement, elle frappa, comme elle le pouvait, sur l’arrière de la tête de Chase pour l’assommer. Action faite, elle relâcha bout de bois en se rendant compte de ce qu’elle venait de faire.

_ Désolée. Un mot d’excuse adressé à Chase alors qu’il était inconscient, le bout de bois qu’elle avait dans les mains fut lâcher et son regard se posa sur elle – vraiment perturbant. Euh… Je n’ai pas réfléchi pour qu’il me laisse faire ? Elle était en train de chercher l’approbation de son propre corps. NOR-MAL. C’est juste que, comme ça, il sera peut-être plus facile de… Enfin, il sera peut-être plus calme parce que, j’apprécierais grandement retrouver mon corps mais, je préfère que Chase essaye de le faire en étant en pleine possession de ses moyens.

Bref, l’aider avant qu’il ne s’amuse à replacer les esprits des gens au bon endroit. Charlie n’avait pas envie de se retrouver dans le corps d’un porte-clés animé, ni dans un pauvre oiseau incapable de supporter du Madonna. Elle se baissa pour prendre ce qu’elle avait sorti du sac et alluma les herbes comme Rafiki l’avait demandé, de manière à ce que Chase puisse, dans son inconscience – du moins celle de son corps – puisse en respirer la fumée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Super-Vilain Indépendant

Chase Neutron-Grey
Super-Vilain Indépendant

Généralités
Noctis

Alex Kirk

ϟ Nombre de Messages: 1847
ϟ Nombre de Messages RP: 570
ϟ Âge: 25
ϟ Date de Naissance: 05/05/1989
ϟ Arrivée à Star City: 30/08/2013
ϟ Doublons: Abban Mac Aoidh / Jace Roberts / Leyland Harper / Ambre Taxi
ϟ Célébrité: Ty Ogunkoya
ϟ Âge du Personnage: 22 ans
ϟ Statut: En couple avec Lukaz Le Guen
ϟ Métier: Fauteur de troubles
ϟ Liens Rapides:
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:

Message (#) Mer 13 Nov - 12:57

Le regard absent de Chase passait de Qaletaqa à Charlie et donc de Charlie à Qaletaqa et plus les secondes s’écoulaient, plus il sentait qu’il avait fait comme une petite erreur. De là se dire qu’il allait la réparer, il y avait tout un monde et Chase n’était pas capable de penser aussi élaborées. Le sang battait de plus en plus fort dans ses tempes, il avait mal partout. Il parvint quand même à comprendre que Qaletaqa ne vivait pas dans la stricte légalité.




— Eeuh…

Chase, qui n’avait jamais rien pris de plus illégal dans sa vie qu’un café un peu trop serré — qu’il n’avait pas aimé — n’était pas trop certain de vouloir faire tourner le joint de Qaletaqa et même s’il appréciait son ami et qu’il avait une relative confiance en lui, partager sa beuh ne lui semblait pas la tâche plus urgente de la journée. Il réfléchissait tant bien que mal à tourner diplomatiquement son refus quand Charlie l’assomma d’un bon coup de gourdin.

Voilà qui réglait la question. Tandis que le plus puissant mentaliste du monde s’affaissait comme une masse sur le sol de la forêt, vaincu par une avocate texane temporairement transsexuelle et armée d’une branche. Et déjà on lui fourrait sous le nez la weed de Qaletaqa. Et il fallait bien avouer qu’entre la commotion cérébrale et l’amie Marie-Jeanne, Chase était décidément très relaxé — il ne souffrait plus de ses douleurs physiques et tout ce qui lui restait, c’était quelques troubles psychiques.

Facile. Le cannabis de Qaletaqa fumait, fumait et fumait de plus en plus. Toute cette fumée devint bien vite suspecte quand elle prit les proportions d’un petit brouillard qui enveloppa la fine équipe de randonneurs et, quelques secondes plus tard, happés par l’esprit planant de Chase, ceux de l’avocate et du chaman le rejoignaient dans l’inconscience — pour ce qui était du corps — et dans on-ne-savait-trop-quoi, pour ce qui était des pensées. Sur le flanc de la petite colline, les trois marcheurs gisaient à nouveau au sol, dans les vapeurs de haschich.

***


« Quand on fait la moisson du chanvre, il se passe quelquefois d'étranges phénomènes dans la personne des travailleurs mâles et femelles. On dirait qu'il s'élève de la moisson je ne sais quel esprit vertigineux qui circule autour des jambes et monte malicieusement jusqu'au cerveau. La tête du moissonneur est pleine de tourbillons, d'autres fois elle est chargée de rêverie. Les membres s'affaiblissent et refusent le service. Du reste, il m'est arrivé, à moi, enfant, jouant et me roulant dans des amas de luzerne, des phénomènes analogues. »
Charles Baudelaire

Les anneaux faisaient une lente révolution autour de la gigantesque planète gazeuse. En plissant les yeux, on pouvait voir, louvoyant entre les petits astéroïdes, de minuscules vaisseaux probablement chargés d’inspecter les environs à la recherche des pirates qui se cachaient souvent dans ces amas de roches stellaires. Sur le pont du destroyer impérial, les Daft Punk, bras croisés, dominaient les petits officiers, penchés sur les consoles de commande.

Chase se tourna vers Charlie, qui avait eu la double chance de récupérer son corps, enfin l’image de son corps, et des vêtements appropriés aux circonstances. Sa combinaison spatiale simili-cuir lui allait en effet à ravir.

— On est bien, là, hein ?

La joie hallucinée de Chase avait vraisemblablement quelque chose à voir avec le code vestimentaire que les Daft Punk, dans leur fonction de commandant bicéphale de la flotte impériale, avaient imposé à bord. Après avoir pris soin de ne recruter que des officiers mâles et musculeux, ils avaient de toute évidence retiré les hauts de la garde-robe. Tous ces virils et solides militaires se promenaient donc torse nu.

Chase laissa échapper un soupir ravi. À part les Daft Punk et lui-même, Qaletaqa était le seul mâle à avoir eu le droit de conserver une tenue un tant soit peu décente.

— Commandant…

Une star du porno gay venait de se lever pour appeler les Daft Punk, qui se retournèrent, avec un air aussi préoccupé que leurs casques robotiques le permettaient.

— Il semblerait qu’une nébuleuse de dossiers se dirige droit vers nous.

L’alarme retentit très vite dans le vaisseau spatial :



Les musculeux officiers du pont principal s’agitèrent dans tous les sens, sous le regard conquis de Chase, dont le sens de la réalité paraissait légèrement endommagé. La menace se précisa bientôt : dehors, dans l’espace intersidéral, des dossiers volaient comme des corbeaux, par milliers, par centaines de milliers, et se jetaient contre le vaisseau, dans un déluge de papiers, d’agrafes et de formulaires. Malgré le vide, on pouvait très distinctement entendre leurs cris sinistres :

— Objection votre honneur !
— Objection !
— Objection !
— Objection !
— Objection !


Tout sourire, Chase se tourna à nouveau vers Charlie, après avoir fixé les fesses d’un officier avec beaucoup de concentration.

— Je crois que c’est ton esprit, ça.

La voix des Daft Punk retentit sur le pont :

— Contactez de toute urgence Phoenix Wright !

Les lumières du pont s’éteignirent et une boule à facettes descendit du plafond.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Vous avez demandé Chase ? Cet esprit est indisponible. (Qaletaqa, Charlie)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant


Sujets similaires

-
» L'abonnée que vous tentez de joindre est présentement indisponible pour le moment
» Qu'avez vous gagner pour les 4 ans d'AM ?
» Vous avez besoin de moi ? Bien sûr que oui !
» QU' AVEZ-VOUS FAIT AUJOURD'HUI ?
» Poltergeist, esprit, fantôme, vous saurez tout en un Tome !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes ::  ::  :: -