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Différences et Différends.

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Message posté : Mer 18 Sep 2013 - 15:22 Message
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Légion des Etoiles
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Légion des Etoiles

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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2658
ϟ Nombre de Messages RP : 264
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (80.000T)
• Super-résistance (80.000T)
• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

Différences et Différends.


" Et ça vous envoie à 15 kilomètres un amour de petit obus nickelé… " Enonça t’il à son interlocuteur dans un vague mouvement de manche vers un plan, avant de porter son verre de scotch à ses lèvres. Ce genre de transaction avait toujours le don de le faire boire, même sur les coups de 10 heures au matin. " Un article de première qualité. Souple, maniable, robuste… " Il était un excellent commercial quand il s’agissait d’écouler la marchandise familiale. Derrière les vitres fumées de sa limousine, Adriel pouvait voir défiler les quartiers le séparant de l’immeuble abritant les bureaux de Veidt Enterprise. Son interlocuteur, un grand noir à la face zébrée de cicatrices, était un intermédiaire pour quelque général africain déchu cherchant à s’armer en vue d’un coup d’état quelconque. Il n’avait pas plus de détail. Il ne se préoccupe pas de l'idéologie de ses clients, ce n'est pas son affaire… Ce n’est pas sa guerre. " Je vous offrirai 5 de ces jouets pour chaque tranche de commande de 20 millions ou plus. " L’attention de son client fut attirée et alors qu’il s’envoyait une nouvelle lapée, Adriel en eut la certitude : il était définitivement ferré. Il se garda de sourire, conscient que dans le tas ses armes tueraient probablement des innocents. Au moins, ils ne se tourneraient pas vers des vendeurs sans scrupules qui leur refourgueraient des bombes sales et des armes chimiques dégueulasses. La mort qu’il proposait était assez propre finalement… Les discussions se terminaient quand ils empruntèrent la dernière avenue menant vers le parvis de Veidt Enterprises. Adriel en profita pour reboutonner sa veste et rajuster son nœud de cravate. " Justin va vous déposer à l’aéroport Jameson. Une fois vos garanties bancaires vérifiées, la marchandise vous sera livrée par plusieurs intermédiaires. Il va sans dire que cet entretien n’a jamais eu lieu et que Veidt Enterprises déplore l’utilisation de son armement dans une guerre civile. " Visage de marbre et approbation muette lui furent servies et il en étira un mince sourire. La poignée de main fut courte mais les éloges nombreuses. La discrétion de ces entretiens avait le don de rendre les échanges francs et directs. Assuré de toucher un petit pactole, le jeune homme ouvrit la portière et s’éclipsa en glissant : " Mes amitiés à votre bon Général. "

Et la portière claqua de nouveau, vite accompagnée par deux coups de paume sur le toit du véhicule qui repartit vers les méandres de la ville étoilée. A peine avait-il posé le pied sur le bitume qu’Adriel était flanqué de quatre gardes du corps. Pour certains d’entre eux, ils avaient joué au Football ensemble. Des hommes de ligne offensive comme défensive, des costauds avec des muscles à des endroits où les autres n’ont pas d’endroits. Il se fendit d’une plaisanterie pour l’un deux et le quintet se mit en route dans le rire, prenant la direction des portes de verre du building. A mi-chemin, son portable se mit à tinter et Adriel prit l’appel. " Comment ça s’est passé ? " Il sourit. " Quoi ? Pas un Bonjour ni rien ? Tu te fais de plus en plus grincheux Grand-Père ! " L’autre bout de la ligne semblait glacial et Adriel en soupira. " Ça baigne ! C’est un peu Noël avant l’heure… " Pas une seule forme de soulagement au bout du fil. " Parfait. J’entre à la table des négociations, nous aurons peut être deux bonnes nouvelles à fêter lors de mon retour. " " Autant dire qu’on en aura deux donc… ! " Et la communication se termina là. Renvoyant son portable au fond de sa poche, c’est un grand sourire aux lèvres que le jeune homme pénétra dans les locaux de son entreprise.

Tout juste entré dans le grand hall, Adriel fut alpagué par l’un de ses secrétaires lui rappelant quelques-uns de ses rendez-vous important des jours à venir. Autant de chose qui glisseraient sur son esprit en quelques minutes. Il l’écouta néanmoins tout en prenant le temps de saluer ses collaborateurs de loin, marchant en direction des ascenseurs. Elle capta toutefois son attention quand elle aborda le sujet des stagiaires pour le secrétariat de direction. " Mettez les curriculums de vos sélectionnées à ma dispositions et je validerai deux embauches. Et joignez-y leur photo…  " Il ignora proprement le roulement d’yeux désabusé dont elle lui fit don et ne manqua pas d’enchainer : " Voyez s’il est possible de me trouver des places pour le déplacement des Eagles à Denver et veillez à ce que ma loge soit bien fournie champagne pour Jeudi soir…  " Elle griffonna quelque chose sur son carnet et se montra imperturbable au moment de rétorquer : " Une certaine Dorà a cherché à vous joindre plusieurs fois pour vous informer que… " " Je m’en fiche et à l’avenir, bloquez ses appels ; Envoyez lui l’habituel... " Mais il n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’une agitation certaine vint à le perturber. Il ne manqua pas de se retourner pour voir qui pouvait bien être l’auteur de l’esclandre.
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 18 Sep 2013 - 17:15 Message
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Milla Garver, une femme d’une cinquantaine d’années, avait perdu son rôle de mère dans une affaire entre deux gangs dans le district est. Son fils, John, 19 ans, avait été une des victimes. Charlie travaillait sur cette affaire depuis quelques jours pour défendre cette ancienne-mère au foyer. La justice, c’est tout ce qu’elle avait demandé parce que, c’était une mère, aucune compensation financière ne pouvait lui rendre ce qu’elle avait perdu. Ce n'était pas estimable. Une enquête avait été ouverte et, au fil des investigations, la lumière s’était faite sur les armes utilisées. Veidt Enterprise. Des armes bien sophistiquées pour un quartier comme celui-là. Un nom qu’elle détestait bien avant de l’avoir associé à cette entreprise.

L’affaire la touchait peut-être plus que ce qu’elle voulait bien le dire, peut-être que c’était juste une rancœur depuis longtemps mise de côté, quoi qu’il en soit, Charlie avait attrapé sa veste pour sortir de son bureau. Elle passa devant la secrétaire, lui promettant d’être là pour son premier rendez-vous de la journée. Elle avait le temps, bien assez pour aller dire ce qu’elle avait à dire. Un peu plus tard, un taxi ma déposa devant l’immeuble de l’entreprise. Charlie leva les yeux, habituée aux immeubles de la ville, elle trouva encore le moyen d’en avoir le vertige, même avec ses chaussures à talons cramponnés sur le sol. Le taxi fut payé et, elle devant la porte d’entrée qu’elle passa.

La vente d’armes, entre autre choses, payait bien. Premier constat affligeant alors qu’elle n’avait même pas fait deux pas dans le hall d’entrée. Est-ce que ça devait la surprendre ? La presse le désignait comme un flambeur, un de ces riches qui se foutait pas mal de la manière dont il faisait sa fortune, du moment qu’il était capable de se prélasser dans une baignoire de champagne. D’accord, ça ne venait pas de la presse mais de la vision qu’elle avait du personnage qui possédait la majorité de cette entreprise – sinon tout, elle n’en savait rien. Adriel Veidt avait vieilli – comme tout le monde… Ou presque- mais, il n’avait pas changé. Il était juste passé du Regardez-moi je suis le sportif le plus en vue du bahut à Regardez-moi je vends des armes, je tue des gens indirectement et je suis riche. Personne ne pouvait demander à Charlie d’être objective en ce qui concernait cet homme et, ce qu’on lisait de lui avait tendance à confirmer son point de vue.

_ Bonjour, je viens voir Adriel Veidt. Il ne fallait pas s’attendre à ce qu’elle prononce un Monsieur en parlant de lui.
_ Vous avez rendez-vous ?
_ Non.
_ Excusez-moi, je n’avais pas compris que vous vouliez en rendez-vous.

Adorable secrétaire au sourire impeccable, avec sa manière polie et détourner d’annoncer, sans esclandre,  qu’il fallait avoir un rendez-vous pour espérer pouvoir croiser Monsieur Veidt. L’avocate qui n’avait rien contre cette jeune femme qui ne faisait que son travail, resta souriante. Pour autant qu’elle le pouvait. Évidemment que demander à voir Adriel sans le moindre rendez-vous tenait du miracle mais, Charlie avait toujours eu ce côté déterminé alors, aussi calme que possible, elle expliqua qu’elle ne voulait pas de rendez-vous, qu’elle voulait seulement le voir maintenant, pas longtemps.

_ Je suis navrée mais Monsieur Veidt n’est pas disponible pour le moment. Je peux lui laisser un message, vous êtes ?

Négocier et argumenter dans une salle d’audience c’était une chose, devoir faire la même chose avec une secrétaire d’une entreprise que Charlie avait envie de démonter à la force de ses petites mains – choses impossible mais agréable à penser -, c’était déjà bien plus compliqué. La trentenaire afficha son plus beau sourire de façade, au moment où elle décida d’élever un peu la voix pour faire partager son message aux personnes environnantes.

_ Oui, parfait, dites-lui que je travaille sur une affaire qui a mis en évidence l’utilisation de ses armes dans un quartier de Star City…
_ Il n’est peut-être pas nécessaire de parler aussi fort ?
_ Pourquoi, ce n’est pas un secret.  Vous avez lu les journaux ? vous avez vu le nombre de morts ?

Charlie avait pris un air faussement étonné quand on lui avait demandé de parler moins fort. Pour le nombre de morts, en réalité, dans le quartier où se trouvait son affaire, il y en avait eu deux. Bien moins que l’ensemble des gens qui avaient quitté ce monde sous une arme de la Veidt Enterprise. Charlie n’avait jamais été du genre à s’emporter mais, dans le cas présent, elle avait estimé que c’était le meilleur moyen d’attirer l’attention. Sans chance, elle se ferait simplement virer par la sécurité. Avec de la chance, ça remonterait aux oreilles d’Adriel – parce qu’elle n’avait pas pensé à regarder en direction des ascenseurs, cela aurait été trop facile – qui pouvait se déplacer. En réalité, elle n’y croyait pas tellement mais, elle n’avait que ça en stock comme idée pour le moment sans avoir à caler un rendez-vous pour l’année prochaine. La sécurité, plutôt compétente dans ce genre d’endroit, avait laissé un homme approché en secours à la secrétaire qui, quoi qu’il puisse arriver, ne perdait jamais son sourire poli.

_ Je crois que vous devriez me suivre Madame.
_ Je ne crois pas, sauf si c’est pour m’emmener voir le propriétaire des lieux.

Elle posa un coude sur le comptoir, fermement décidée à ne pas bouger – ce qui fit sourire le type de la sécurité, fallait voir le gabarit de Charlie comparé au sien – avec un air de défi dans le regard. C’est qu’elle pouvait être très têtue quand elle avait décidé quelque chose.
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Message posté : Mer 18 Sep 2013 - 18:52 Message
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Différences et Différends.


DeAndre est un colosse, le genre d’homme qui ne sait regarder que de haut tant sa carrure impressionne et qui laisse la désagréable impression de pouvoir craquer sa veste d’une simple contraction de ses muscles. Adriel l’a connu du temps de ses armes en  NCAA, le géant y occupait un poste de ligne défensive chez les Tigers du Missouri. Il aurait pu faire une brillante carrière en NFL s’il n’avait été suspendu trop de fois pour un usage abusif de stéroïdes. Une addiction toujours présente au demeurant. Manquant d’argent pour ses doses, il n’avait pas été difficile à convaincre pour occuper un poste de garde du corps comme d’agent de sécurité. Une de ses mains, plus grande qu’un battoir, se referma sur l’épaule de la jeune femme pour procéder à une évacuation manu militari de cette dernière. Mais le colosse fut stoppé dans son élan par une voix autoritaire qui se voulait amène.

" DeAndre, très cher, ce n’est pas une façon de recevoir des visiteurs voyons… N’oublions pas que nous sommes une entreprise à visage humain ! " Il émergea aux côtés de son homme de main. Ce dernier relâcha aussitôt son emprise sur la jeune femme et bafouilla des excuses à son encontre. Un sourire attristé vint peindre les lèvres du milliardaire, visiblement contrarié par les attitudes de son personnel.  " Voilà qui est mieux… Je ne saurais que trop te conseiller une participation à l’un de nos séminaires de maitrise émotionnelle. " L’homme au large torse marmonna la promesse d’une rapide participation et il reçut de son patron quelques tapes amicales sur sa nuque plus large que celle d’un bœuf. Bientôt entouré par ses gorilles, Adriel reporta son attention sur la jeune femme, lui assenant immédiatement :  " Le moins que l’on puisse dire, c’est que quand vous voulez quelque chose vous n’y allez pas de main morte, Mademoiselle. " Il lui adressa un sourire qui disparut presque aussitôt. Ce visage-là lui était vaguement famille, bousculant dans sa tête des souvenirs contradictoires. Il passa par quelques états avant de figurer cette jeune femme comme appartenant à la période de sa vie où il fréquentait l’université. Mais ses souvenirs étaient entourés d’un dérangeant brouillard, si bien qu’il se risqua à lancer un hésitant : " Vous aurais-je déjà rencon… ? " Il ne finit pas sa phrase, un afflux soudain de souvenirs coupant son énoncé pour le laisser un instant hébété. Chose classique quand il se retrouve confronté à une figure depuis longtemps oubliée et qui partagea la vie de deux de ses « personnalités ». Il s’en trouva troublé, sentant monter en lui l’affection que son jumeaux eut, jadis, éprouvé pour elle comme la saveur rances des confessions qu’elle lui avait faites au sujet de sa propre personne. Finalement, le jeune homme se contenta de soupirer en marmonnant : " Oh, en effet... Voilà qui ne me rajeuni pas ! "

Il en étira un sourire nostalgique à la mémoire de ce temps où se pensait épauler de jumeaux avec qui il avait tout partagé. Dans ses souvenirs, Randall avait connu cette Charlie après qu’il n’ait joué contre Adriel dans un match NCAA de leur première ou seconde année universitaire. Qu’est ce qu’ils pouvaient lui manquer… " Si vous voulez bien me suivre…  " Indiqua-t-il à la jeune texane sans vraiment lui laisser le temps comme de prendre son souffle, reprenant sa marche vers les ascenseurs avec son escorte. Sortant son portable de sa poche, il entreprit d’écrire un message tout en délivrant quelques consignes à sa secrétaire. " Vous décalerez mes rendez-vous de 15 minutes et déléguerez mon emploi du temps des deux prochaines heures à Gustavo. Iil connait tous les dossiers sur le bout des doigts. Le voilà prévenu. " Indiqua t’il en renfournant son téléphone à la petite pomme dans une de ses poches. " Dois-je prévenir le service juridique, Monsieur ? " Adriel arqua un sourcil. " Pourquoi donc ? Nous sommes capables de nous comporter en adultes responsables. " La secrétaire les planta là, rejoignant sa semblable à l’accueil pour mettre en branle tout le calendrier de l’entreprise à grands coups de téléphones. La chose semblait habituelle. L’instant d’attente ne dura pas et l’ascenseur fut bientôt là. Le jeune homme, en gentleman, laissa Charlie y pénétrer en premier et s’y engouffra à sa suite. Il en barra néanmoins l’accès à ses gorilles. " Navré mais c’est l’ascenseur V.I.P. Pour ce qui est de l’ascenseur Gros Balaises, il vous reste à attendre ou à choisir l’option escalier. "

Et la galéjade de se terminer par un clin d’œil, alors que les portes métalliques se refermaient devant eux. Adriel avait hérité cette plaisanterie des souvenirs de Randall. Peut-être l’avait-il déjà formulée en présence de Charlie ? Il avait également hérité sa posture militaire du repos alors qu’il venait de commander à l’ascenseur de les hisser jusqu’à son bureau d’un mouvement de son passe magnétique personnel. Il se débarrassa bien vite de ces rigueurs militaires, prenant une posture bien plus relâchée. Ses personnalités défuntes avaient le don de lui revenir en présence de personne important à leur souvenir. " Charlie… Charlie Lane… " Il sourit. " Mon frère m’avait longuement parlé de toi… " Moyen pour lui d’initier l’idée qu’il savait d’elle tout ce que Randall connaissait de sa personne. Il en étira un sourire énigmatique et poursuivit alors que l’ascenseur s’animait pour les faire grimper jusqu’à son bureau, au dernier étage. " Aussi jolie que dans mon souvenir. " Sonsourire s’élargit alors qu’il posait ses yeux bleu sur le défilé des étages. Autant savourer ces échanges là car, bientôt, ils seraient probablement plus acides. " Tu m’as l’air d’aller bien… Tout comme tes affaires professionnelles. "
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Message posté : Mer 18 Sep 2013 - 20:47 Message
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Elle avait bien essayé de dégager son épaule de GrosBrasSécurité mais, qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire contre un type contre lui. Protester, elle allait s’y employer quand une voix se fit entendre. Heureusement qu’elle ne fut pas en train de boire un café, sinon elle aurait trouvé le moyen de s’étouffer avec quand l’entreprise fut désignée comme « à visage humain ». Sérieusement ?! C’était du foutage de gueule, ou alors il était seulement plus stupide que ce qu’elle imaginait. Histoire d’y mettre un peu de mauvaise volonté – probablement son côté Lane – Charlie pointa son regard sur l’agent de sécurité pour lui faire une moue digne d’une gamine de 5 ans qu’on venait de couvrir pour une connerie qu’elle avait faite. Le seul problème, c’est que la personne qui prenait sa défense était Monsieur-Odieux – c’était toujours plus courtois que Monsieur-Connard.

Heureusement qu’il vira son sourire tout seul parce qu’elle eut bien envie de lui faire ravaler soi-même. Elle n’eut même pas envie de s’étonner de ne pas être reconnu. Ca faisait longtemps et, de toute façon, à part son frère, Adriel n’avait rien pour lui. Elle croisa les bras, sans sourire, pendant qu’il essaya de faire le tri dans son petit crâne. Juste un mouvement de tête pour dire « Hey ouais, ça ne rajeunit pas » ce qui ne voulait pas dire qu’il avait changé ! Et, vraiment, Charlie essaya de ne pas décoller de cette attitude, essaya de ne pas penser que les traits d’Adriel étaient les mêmes que ceux de Randall. Il avait fallu qu’il apparaisse pour qu’un tas de souvenirs remontent, ceux qu’elle avait depuis longtemps mis dans une petite case de son cerveau pour ne pas y penser. Le voir, lui, aurait dû être facile après toutes ces années. Un leurre.

Charlie s’empêcha de parler – aidé par le fait qu’on ne lui laissait pas tellement de créneaux – parce qu’elle ne fut pas certaine de mettre, dans sa voix, la détermination qui l’avait poussé à venir ici. Replacer ses idées, lui laisser un peu de temps pendant qu’Adriel l’entraîna jusqu’à l’ascenseur, ce fut tout ce qui lui fallait. Devant l’ascenseur, Charlie hocha la tête, dans un grand sourire de façade – ça ne fit aucun doute – en direction de la secrétaire. Mais bien sûr, qu’ils étaient capables de se comporter en adultes responsables… Du moment qu’on ne donnait pas à Charlie une arme de pointe ! Dans l’ascenseur, derrière Adriel, Charlie agita les doigts en direction du service de sécurité pour les saluer de manière ironique… le côté Lane, il va de soi que, sans cela, elle aurait été bien plus mature et professionnelle.

Elle s’appuya dans le fond de l’ascenseur à l’entende des mots d’Adriel envers ses gardes du corps. Elle fut certaine qu’il le faisait exprès, ses plaisanteries, sa façon de se tenir, tout ça ne fut que pour lui rappeler le souvenir de Randall. Elle le détesta encore plus… Difficile mais possible. L’ascenseur fermé, elle avait quitté le mur pour une posture plus droite, plus fière –bienvenue chez les Lane, au cas où on n’aurait pas compris. Adriel fit référence à son frère et, une chose fut certaine, le sourire triste qu’elle eut l’espace de quelques secondes ne fut pas voulu. En tout cas, l’idée de lui montrer ce sourire ne fut pas dans ses intentions.

_ Bien, au moins, on n’aura pas besoin de faire semblant.

Randall lui avait dit ce qu’elle pensait, si c’était le cas, peu de chances que le discours en fut élogieux. Ca réglait quelques détails de faux-semblants dans lesquels elle était incapable de s’enfermer. Toujours aussi jolie ? Elle arqua un sourcil, le sourire qu’il avait commença à l’exaspérer.

_ Toujours ce besoin d’être entouré en vue de tous !

Tête de nœud. C’était la première chose qui lui était venue à l’esprit mais, ça restait bloqué avant d’atteindre ses lèvres. Charlie fit un pas en avant, sans prévenir et sa main alla s’écraser sur le bouton servant à bloquer l’ascenseur qui, très logiquement, se stoppa sur le champ entre deux étages. Allez dans le bureau d’Adriel et risquer de voir débarquer ses gorilles parce qu’elle avait envie de lui hurler dessus : sans façon. Elle ne savait pas ce qu’il était devenu, hormis son entreprise et ce qu’on pouvait lire dans les journaux. Là, la seule chose qu’elle faisait, c’était de s’assurer que ça resterait entre lui et elle, sans intervention externe d’un type à la main plus grosse que sa tête. Elle se retourna vers lui, bras croisés, restant devant les boutons de l’ascenseur.

_ Puisque tu parles d’affaires professionnelles…

Fallait-il rappeler que Charlie n’était pas faite pour faire semblant, encore moins pour essayer d’imaginer une discussion des plus courtoises avec ce type. Alors, bavarder tranquillement de ce qu’ils étaient devenus depuis tout ce temps, ce n’était pas dans son programme.

_ Tu ne gagnais pas assez d’argent pour en être venu à vendre tes armes dans un quartier de la ville ?

Il fallait être réaliste, si ce n’était pas les armes d’Adriel, ça aurait été celles de quelqu’un d’autre. Mais, c’était les siennes et elle trouvait ça particulièrement déplacé étant donné qu’il se faisait déjà pas mal, à voir la situation de l’entreprise, sans avoir à taper dans les quartiers de Star City. Financièrement parlant, ça ne rapportait rien comparer à ce qu’il devait se faire alors, en venir là c’était vraiment… En fait, Monsieur-Odieux restait un compliment quand il s’agissait de lui.

_ Parce que, hormis avoir le plaisir de voir des gamins se tirer dessus avec tes joujoux, il est où ton intérêt ?

Et oui, la plupart de ses mots étaient balancés avec une certaine ironie. D’ailleurs, il était à noter qu’elle parlait de tout ça comme si c’était évident qu’il était au courant. C’était son entreprise après tout, il devait bien savoir où finissaient les armes.
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Message posté : Mer 18 Sep 2013 - 22:24 Message
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Il roula des yeux dans leurs orbites quand elle vint à avancer qu’il avait toujours ce besoin d’être entouré. Elle devait faire référence à ce cortège de flagorneurs qui ne le quittait jamais du temps de l’université. Il n’avait jamais rien demandé, subissant comme tout un chacun la passion des Texans pour le Football et pour les hommes qui le pratiquaient. Si Randall n’était pas allé se perdre à West Point mais avait intégré n’importe quelle autre université, son statut de Cornerback vedette lui aurait valu les mêmes privilèges. L’aurait-elle alors détesté comme elle pouvait détester Adriel ? Toujours est-il qu’il lui décocha simplement ces mots en guise de riposte :

" Je ne suis plus entouré par ceux qui m’importent vraiment depuis maintenant 8 ans… "

Et maintenant de la voir stopper l’ascenseur dans une repartie acide, les isolant pour une conversation qu’Adriel présentait tendue au possible. Sachant toute la détestation qu’elle pouvait lui vouer, il s’attendait à des reproches comme des attaques. Elle ne récolta que son incompréhension. Il arqua un sourcil devant les propos qu’elle lui tint, ignorant le sujet principal de ses griefs et prenant sur lui pour ne pas lui rentrer dedans violement. Il ne supportait pas qu’on lui fasse affront sans disposer de bons arguments… Il la laissa donc lui cracher son fiel, plantée qu’elle fut devant les boutons de l’ascenseur. Il la surplombait de sa haute taille et crispait sa mâchoire de contrariété mais il chercha à ne pas paraitre trop brutal, afin d’honorer Randall probablement, quand il lui rétorqua froidement :

" J’apprécie modérément que l’on vienne chez moi pour m’insulter… ! " Il la dévisageait froidement, lisant sur ses traits toute la haine qu’elle pouvait bien lui vouer et il s’en sentit peiné autant que bafoué. Jouir des souvenir d’un double ayant eu le temps de vivre toute une vie avait le don de provoquer des conflits moraux comme des cas de conscience. Il les assumait avec la plus grande des difficulté, reprenant sur un ton neutre mais dur : " Mon intérêt ? Mais il doit être financier très chère ! " Affreuse véritée, triste constat. " J’imagine que c’est ce que tu souhaitais m’entendre dire au sujet de cette affaire. Mais, attends… " Il enserra son menton au creux de sa paume, levant les yeux au plafond comme s’il cherchait à identifier le paradoxal de cette situation. Il ne manqua pas de l’exposer après un théâtral claquement de doigts : " Je ne sais absolument pas de quoi tu es en train de parler ! "

Il ouvrit les bras, montrant ses paumes dans un geste d’expiation désolée… Il en aurait presque ri s’il n’avait pas eu le pressentiment que cela aurait provoqué une tonitruante gifle de la texane. Souriant, il recoiffa ses cheveux blonds d’un mouvement de main et sortit de sa poche son passe magnétique, dans l’espoir de redémarrer cet ascenseur. " Je veux bien être accusé de tous les maux, mais uniquement quand je suis au courant de l’affaire en question. Cependant… " Son index pointa en direction d’un globe de verre fumé incrusté dans le plafond. " Je ne tiens pas vraiment à te fournir une bande pouvant servir à d’éventuelles poursuites. Alors de deux choses l’une… " Adriel agita son passe devant les yeux de la jeune femme, reprenant son propos d’un ton qui n’avait plus rien d’ironique ou de badin : " Soit tu me laisses redémarrer cet ascenseur pour qu’il nous mène jusqu’à mon bureau pendant que je t’écoute me résumer les faits… Soit je te fais foutre dehors et tu auras à faire avec mes avocats qui se feront un plaisir de disséquer cette bande pour y trouver quelques chefs d’inculpation… " Son visage semblait de marbre mais une lueur étrange anima ses pupilles quand il rompit le silence pour conclure : " Par respect pour mon défunt frère, j’aimerai ne pas avoir à en arriver là. "
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 18 Sep 2013 - 23:24 Message
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Wahouuu, et il voulait une médaille pour s’entourer aussi bien depuis huit ans ? Parce que ça ne le rendait pas plus sympathique pour autant. Andrea faisait partie des gens qui l’entourait ? Ou elle n’avait, aussi, aucun intérêt pour lui maintenant ? Non… ne pas attaquer sur un plan personnel, elle n’était pas là pour ça. Pour le coup, ça aurait vraiment été puéril, en plus d’être inutile.

Par contre, Charlie plissa les yeux pour essayer de comprendre. Le cerveau donnait souvent ce genre de réflexe, à croire qu’il envoyait une information visant à expliquer qu’en plissant les yeux, la personne serait capable de comprendre celle qui lui faisait face. Action inutile, ça n’aidait en rien mais, c’était un réflexe inconscient dont il était difficile de se débarrasser. Adriel avait vraiment l’air de ne pas saisir de quoi elle parlait. C’était encore pire que ce qu’elle imaginait. Il distribuait ses armes comme des smarties sans savoir à qui. S’il n’appréciait pas se faire insulter chez lui – notons qu’il considérait un ascenseur comme chez lui – alors elle, elle n’aimait pas qu’on distribue des armes dans son quartier. Oui, pour le coup, elle avait décidé de s’approprier le district Est de Star City.

Des baffes. Ce type méritait des baffes. Elle écarta les bras, un court instant, laissant entendre un « tu te fous de moi » parfaitement muet mais des plus expressifs quand il annonça ne pas savoir de quoi il était question. Ca énervait un peu Charlie qui, pour le coup, avait l’impression d’avoir commencé son argumentaire par le mauvais côté. Et en toute bonne foi – personne n’en doutera – elle estima que c’était de sa faute à lui. Puis… sérieux… C’était lui qui était en train de la menacer d’un procès alors que ce rôle était le sien habituellement. Une moue contrariée sur le visage elle leva la tête. Enfoiré !

_ Et c’est toujours par respect pour ton frère que je me retrouve avec un gamin mort par une de tes armes ?!

Elle avait haussé un sourcil, un ton redevenu calme avant de balancer les mains en signe d’abandon pour se décaler et lui laisser remettre l’ascenseur en route. Elle était avocate alors, elle n’avait pas besoin d’un procès sur le dos, surtout pas à cause de lui. Il voulait les faits en commençant par le début, très bien. Elle s’appuya à nouveau contre une des parois.

_ Tes armes ont été retrouvées dans le District Est et ont servi pour un règlement de comptes entre deux bandes rivales.

Elle n’allait pas lui interdire de vendre ses armes, c’était légal – un comble. Mais, de ce qu’elle en savait, il visait la vente en gros et, vu le peu d’armes retrouvées, ça n’avait rien d’une cargaison de ce genre-là. Un tas de théories lui étaient passées par la tête comme, un besoin de tester une nouvelle arme. Le faire dans sa ville, ça lui permettait d’avoir les impressions des gens très vite. Le problème avec les armes d’Adriel c’est qu’elles étaient bien plus performantes que celles de base que l’on pouvait trouver. Au moins, on ne pouvait pas lui enlever le « bon » boulot. Du coup, elles risquaient de faire plus de dégâts que d’autres si ça commençait à circuler comme des petits pains.

_ Depuis quand ton entreprise fait dans la revente de quartier, vous avez des actions qui se sont cassé la tronche en bourse pour avoir besoin de ratisser là-bas ?

Mince, ça se trouve il n’avait même plus les moyens de se payer un champagne avec le bon nombre de bulle. Pauvre petit, pas étonnant qu’il aille chercher de l’argent n’importe où comme le vulgaire vendeur d’armes du coin. Elle soupira en croisant à nouveau les bras.

_ Et pour ton information, n’essaye même pas d’imaginer ce que je souhaite entendre de toi.

Randall lui avait dit comment elle le voyait ? Bien mais, c’était sûrement pire que ça. Randall avait été son frère et, par un certain respect, elle avait modéré ses propos. Sans parler d’Andrea. Si Charlie avait dit ce qu’elle pensait, elle avait dû y mettre une certaine retenue qui n’avait plus lieu d’être aujourd’hui. Quoiqu’il puisse imaginer de ce qu’elle pensait de lui, Adriel était bien en dessous de la vérité. Tellement qu’il n’y avait qu’à lui qu’elle réservait ce traitement de faveur. Charlie avait toujours été calme de calme, cherchant à comprendre avant de tirer dans les jambes de quelqu’un – façon de parler, bien que Texane, elle n’avait aucune arme sur elle.
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Message posté : Jeu 19 Sep 2013 - 0:38 Message
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Différences et Différends.


L’ascenseur les mena bien trop lentement vers leur destination à son gout. Il se sentait fatigué de l’entendre lui rentrer dedans comme une militante pacifique pouvait s’en prendre à son Entreprise dans la tribune d’un journal Hippie. Ce monde était horrible, eux ne faisaient de commercer après tout… Les portes s’ouvrirent sur son bureau alors qu’elle terminait sa diatribe, l’informant qu’elle ne souhaitait pas le voir formuler un quelconque mensonge qui aurait eu pour but de lui faire entendre ce qu’elle souhaitait entendre. Il en sourit et, s’avançant dans le large espace, se contenta de soupirer :

" Je me permettrai donc d’être des plus sincère avec toi. "

Il déambula un brin dans le large espace. Reboutonnant sa veste alors qu’il passait près du buste de père, déposant son portable sur un mobilier en acajou face au portrait de mère. Il eut un discret regard vers le grand cadre contenant la dernière photo qu’il eut fait en compagnie de ses deux « jumeaux ». Il leur adressa un court regard avant de s’emparer de la tasse de café chaud déposée sur son bureau, comme tous les matins à son arrivée. Se plantant face à la baie vitrée surplombant les rues, il en porta le breuvage à ses lèvres. Ethiopien, son préféré. Il ne fit pas face à Charlie quand il entreprit de répondre à ses attaques par un semblant d’argumentaire :

" D’après nos derniers bilans comptables présentés en conseil d’administration, Veidt Enterprise jouit d’un Chiffre d’Affaire de 47,182 Milliard de dollars et d’un Résultat Net de 6.745 Millions de dollars. " Il jeta un coup d’œil en direction du district Est qu’elle avait précédemment mentionné, cherchant à garder un timbre de voix aussi neutre et froid que lui imposait son rôle. " J’imagine que l’on peut qualifier ça d’EXCELLENTS résultats financiers…! " Il prit le temps d’appuyer sur chacun des syllabes du mot excellent, comme pour lui indiquer qu’elle faisait fausse route dans ses conclusions. " Nos actionnaires sont plus que ravis et nous leur avons reversé de dividendes au-dessus de leurs espérances… Nous avons même été en mesure d’embaucher dans nos usines comme dans notre secteur administratif. Et si je ne me trompe pas, l’action va de nouveau augmenter quand on annoncera le rachat d’un maigre concurrent. " A l’heure qu’il est, son grand-père devait porter l’estocade, raflant pour une bouchée de pain les installations comme la technologie d’un concurrent européen au bord de la faillite. Et Adriel de conclure : " Nous ne pratiquons aucune revente de quartier et n’en pratiquerons jamais… Simplement car ne n’est pas dans notre intérêt financier… "

Autant qu’en terme d’image, mais il était difficile de l’avouer. Finissant d’une traite sa boisson chaude, Adriel se retourna pour jeter un œil sur son bureau. Les Curriculum des potentielles stagiaires assistantes de direction y étaient déposés. Il les feuillèterait plus tard. Se saisissant d’un stylo, il se mit à griffonner toutes les informations que Charlie lui avait donné sur un bout de papier, poursuivant son monologue dans le même temps.

" Pour ce qui est de nos armes à feu, car j’imagine que c’est de ce genre là que nous parlons, le circuit de revente est très réglementé. Les clients nous fournissent un bon de commande une fois le contrat signé et les garanties bancaires assurées. Suivant la somme déboursée, nous pratiquons un geste commercial sous forme de caisses d’équipement additionnel. Nous leur livrons après qu’un inventaire détaillé et archivé ne soit fait, inventaire qui est répété à la livraison et qui nous assure qu’une pièce ne manque. " Il laissait toujours la plume courir sur le papier, révélant les dessous de son commerce sans sourciller. A croire que Randall avait eu une confiance aveugle en cette fille et qu’elle débordait aujourd’hui sur son caractère. " Nous fournissons les plus grandes enseignes d’armement du pays en plus de l’armée. Ammunation représente 50% de nos ventes privées à lui seul. Libre à eux d’assurer, ensuite, la revente de nos armes dans leur magasins tant qu’ils respectent les oins d’enregistrement fédérales en matière de numéro de série. " Déposant son stylo, Adriel se redressa et plongea ses pupilles d’un bleu métallique dans les yeux de la jeune femme. Il ne tarda pas à dire : " Je suis mon entreprise, pas ses clients… Veidt Enterprise déplore l’utilisation de ses équipements dans l’affaire que tu représentes, mais elle ne peut assurer la délivrance du matériel. Si tu cherches un coupable, tourne toi vers ces intermédiaires… "
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Message posté : Jeu 19 Sep 2013 - 1:34 Message
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A bien y réfléchir, elle aurait préféré rester dans l’ascenseur, loin de ce bureau des portraits de famille qu’il pouvait comporter. Son père et sa mère, bien qu’elle n’avait rien contre ces gens-là, n’avaient pas le moindre intérêt pour elle. En revanche, la photo de l’ancienne fratrie, là, c’était plus problématique. Heureusement, Adriel était de dos, ne lui laissant pas l’occasion de voir le regard de Charlie se perdre dans cette photo. Souvenir lointain. Douloureux. Comment il était possible de se ressembler autant et d’être, à la fois si différent ? Elle détestait Adriel pour ce qu’il était mais, peut-être, sans vouloir se l’avouer, aussi parce qu’elle ne comprenait pas comment ça pouvait être lui qui était resté en vie. Même pour elle, c’était une pensée horrible, souhaiter la vie de quelqu’un plus que d’une autre personne, n’était pas politiquement correct. C’était plus fort qu’elle, elle n’avait pas le contrôle de ses pensées.  Elle inspira doucement, ferma les yeux quelques secondes et décrocha son regard du portrait. Elle n’aurait jamais dû mettre les pieds ici.

Se concentrer sur ce qu’Adriel racontait, c’était sa meilleure option, elle s’y employa avec le plus grand soin, sans bouger du milieu de la pièce. En plus de le détester – lui et sa façon de parler à une vitre -, elle comprit qu’il ne devait pas savoir ce qu’était l’ironie. Évidemment que son entreprise se portait bien, les prostituées et les armes, c’était ça qui faisait vivre le monde ! Aucune chance, à moins de ne vraiment pas savoir s’y prendre – et apparemment, ce n’était pas le cas – que son entreprise chute du jour au lendemain. Ce type vendait de la mort sous forme de balles et d’armes et il trouvait encore le moyen de vanter ses actions et ses bénéfices. Elle parlait de morts, il parlait d’argent. Ils n’étaient, définitivement, pas fait pour se comprendre. Et sa façon d’appuyer certains mots donnait à Charlie des envies de meurtre. Peut-être que cela serait mal perçu.

Adriel avait tellement peu de considération que, d’une vitre, c’est à une feuille qu’il s’adressa. Pourquoi répondre en regardant la personne qui cherche des réponses ?! Charlie voulait bien être patiente mais, un minimum de considération aurait été la bienvenue. Ce n’était pas tellement étonnant, à se demander ce qu’elle avait espéré venant de ae part. Exécrable. Mais à défaut d’être poli, il donnait des informations intéressantes. Quand il avait dit qu’il serait des plus sincères, elle n’avait pas imaginé que ça serait à ce point. S’il continuait comme ça, elle aurait assez d’informations sur l’entreprise pour, elle aussi, postuler en ajoutant son CV à l’ensemble de la pile se trouvant déjà sur le bureau d’Adriel. Quand il se décida à lever les yeux vers elle, Charlie s’efforça à y voir que son regard, pas celui d’un de ses défunts frères. Elle lui accorda un sourire, le genre de sourire tellement adorable que ça n’annonçait rien de bon.

_ C’est là que ça devient intéressant, l’intermédiaire c’est toi.

Enfin, son entreprise mais, il l’avait dit lui-même : il était son entreprise. Comme si ce type s’occupait de la construction des armes, de la vente, du service juridique, et tout ce qui pouvait constituer une entreprise. Enfoiré, exécrable et prétentieux. Comment pouvait-on aussi peu changer en plusieurs années ?

_ Les armes ne sont enregistrées nulle part. Selon ce qui ressort de l’enquête, il semblerait qu’elles sortent tout droit de ta merveilleuse et grande entreprise. Elle se stoppa. Juste pour information, les derniers mots sont à prendre avec ironie. On ne savait jamais. On dirait que quelqu’un a revu les intérêts de ton entreprise.

Honnêtement, elle le pensait informé, une sorte de petite activité annexe. Il devait bien être au courant de ce qui se passait chez lui, elle ne savait pas où y était son intérêt mais, vu l’opinion qu’elle pouvait avoir de lui, elle ne doutait pas qu’il puisse y tirer un avantage. Elle ne se voilait pas la face, il y avait peu de chance pour qu’il lui avoue une magouille au sein de son entreprise. Le faire en face d’une avocate serait particulièrement stupide, ou prétentieux… Elle releva les yeux sur le portrait de lui et de ses lèvres avant de pincer les lèvres en secouant un peu la tête.

_ Comment tu en es arrivé là, sérieusement ?

Étrangement, la question était sérieuse parce qu’elle ne comprenait pas. De son point de vue, si un de ses frères était mort en étant à l’armée, elle aurait probablement choisi plein de carrières différentes mais sûrement pas celle qui consistait à armer des gens qui pouvaient se retrouver contre des soldats américains.  L’attrait du pouvoir ? Le besoin d’argent facile et horriblement sale ?

_ Parce que, tu vois, je ne comprends pas comment on peut en arriver à annoncer fièrement ses chiffres en sachant les dégâts que peuvent provoquer tes armes.

Elle haussa les épaules dans un air d’incompréhension. Même avec tous les efforts du monde, elle ne pouvait pas lui trouver quelque chose de sympathique. Elle était tolérante sur un tas de choses mais… La vente d’armes… Il fallait de tout pour faire un monde, même des types comme lui. Comment Andrea avait pu lui trouver quelque chose ?
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Message posté : Jeu 19 Sep 2013 - 13:40 Message
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L’affirmation de la jeune femme fit arquer un sourcil au marchand de mort. Elle lui affirmait donc que la marchandise à l’origine du carnage n’avait connu aucun autre intermédiaire et qu’elle sortait tout droit d’une des manufactures en sa possession. Impensable. Le processus d’enregistrement était codifié et réglementé, aussi strict que l’on pouvait l’être. Il ne releva l’ironie dans sa phrase, se contentant de la regarder en face quand il lui répondit avec franchise :

" Impossible. " Il posa ses larges paumes sur le bureau, se penchant un peu vers la jeune femme pour ne pas laisser sa grande taille la dominer outre mesure et reprit sur un ton qui se voulait courtois : " Chaque arme est individuellement marquée d’un numéro de série mais c’est également le cas des caisses qui les renferment. Elles sont comptées et référencées, chargées dans des camions de transport qui sont scellés, pesés en sortie de manufacture et en entrée chez nos clients. Il est, virtuellement, impossible de voir nos armes se volatiliser dans notre espace de responsabilité. Juridiquement, ce dernier s’arrête à la porte de nos clients. Je ne suis pas responsable de la réception comme de leur distribution. " Il soupira, estimant que ce n’était pas forcément une bonne chose de mettre la faute sur les épaules de ceux qui écoulaient sa marchandise. Elle souhaitait le voir comme le grand-méchant de l’histoire, mais il n’avait pas forcément besoin d’une mauvaise publicité à l’heure actuelle. Il prit donc le parti d’explorer les possibles en sa compagnie, cherchant à montrer patte blanche : " Dans l’hypothèse où la faute nous incomberait, elle ne pourrait être le fruit que de l’incompétence d’un agent de maitrise ou bien de son intentionnalité criminelle en sortie d’atelier. "

Il se refusait à croire la théorie de l’oubli comme de l’incompétence, les agents chargés de la surveillance des convois étaient, pour la plupart, des vétérans chevronnés qui n’avaient jamais fait la moindre erreur au cours de leur carrière. En revanche, il prenait au sérieux la piste de la faute intentionnelle. Au marché noir, un caisson d’arme pouvait rapporter une petite fortune et dans ce contexte économique difficile, des esprits faibles pouvaient être aisément tenté de frauder pour mettre à l’abri leur famille. Il arrivait tous les jours que des hommes biens prennent de mauvaises décisions. Néanmoins, il prit soin de ne pas laisser transparaitre sa relative inquiétude face à l’affaire que lui présentait Charlie.

" Quoi qu’il en soit, je ne suis pas responsable des faits et gestes des 146 000 employés travaillant pour Veidt Enterprises. Si l’un d’eux a commis une faute ou un acte de malveillance, nous prendrons les mesures adéquates. " Il desserra quelque peu son nœud de cravate alors que son esprit vagabondait déjà sur ses moyens d’investigation qu’il allait pouvoir mettre en place pour trouver l’auteur de l’hypothétique faute. Et surtout sur la façon dont il allait procéder pour détruire ses armes perdues dans la nature, en de mauvaises mains… " Veidt Enterprises déplore l’usage de ses armes dans l’affaire que tu présentes. " Il reprit une posture droite, tournant la tête pour un coup d’œil fugace en direction des portraits de Leonel mais surtout celui de Randall. Il devait particulièrement l’apprécier pour lui faire briser son habile masque de froid salopard dans l’expression de son expiation. " Je tiens à t’assurer que je n’étais pas au courant, que je ne suis nullement impliqué et que je suis disposé à collaborer pour que justice soit faite. "

Vœux pieux. Adriel savait très bien que le département juridique prendrait moins de 5 minutes à trouver tout un nombre de clauses comme d’articles de loi garantissant le secret militaire comme les secrets de fabrication. Les menaces terroristes avaient eu le bon ton de renforcer l’opacité en matière de fabrication d’armement et Veidt Enterprises savait parfaitement en jouer pour ne jamais, ou presque, être inquiété par l’arsenal juridique. Il chaussa bien vite un masque de marque quand elle vint à l’attaquer frontalement. Sa mâchoire se crispa un court instant mais il ne manqua de lui rétorquer sur un ton neutre tout en la regardant dans les yeux :

" D’adolescents d’accord surtout, nous sommes simplement devenus deux adultes avec des visions différentes du monde, de ses problèmes… Et de la façon de les régler. " Avança t’il en laissant son regard courir sur le visage de la jeune femme. Elle lui offrit une nouvelle saillie verbale avant de manifester son incompréhension d’un haussement d’épaule. Intérieurement, Adriel avait mal à cause de ses propos mais il se contenta de lui répondre avec le ton le plus neutre qu’il pouvait lui servir en l’instant. Sa peine morale faisait de plus en plus ressortir le langage corporel de son frère trépassé. " Et bien Charlie… C’est un monde imparfait mais nous n’en avons pas d’autre. Le jour où la paix n’aura plus besoin d’arme, je peux t’assurer que nous fabriquerons cahiers et stylos pour l’éducation de nos enfants. Mais la a famine a été abolie par des récoltes propres et l’état économise des millions par des avancées médicales qui sont le fruit d’innovations que l’on doit à la guerre comme à l’armée. Je ne suis pas ignoble, c’est notre monde qui l’est… " Il rajusta les manches de sa chemise claire pour qu’elles dépassent parfaitement de sa veste sombre. " Je vais être franc avec toi… Si je suis fier de ces chiffres c’est car ils sont le fruit d’un travail de longue haleine et que si quelqu’un en avait été fier il y a de cela dix ans, mes frères seraient encore en vie ! " Il désigna d’un mouvement de manche la ville dans son dos, au travers la grand baie vitrée. " Je ne suis pas à l’origine de l’escalade de la violence. Quand nos forces de police se sont payées des semi-automatiques, les gangs ont acheté des automatiques. Quand ils se sont mis à porter du kevlar, ils se sont équipés de balles perforantes. Nos contrats avec l’armée nous assurent une prospérité alimentant la recherche et le développement que d’autant dans ce bâtiment considère comme un gouffre à pognon. Mais c’est ce qui nous a permis de développer les sur-vêtements de nomex qui équipent maintenant le SWAT, en kevlar double fil et aux jointures renforcées, capable d’arrêter plusieurs tirs directs et de vous faire survivre aux munitions perforantes… "

Une innovation à 3 millions de dollars. Le jeune homme stoppa là sa démonstration. Il alla chercher du regard ses deux frères. Plus profondément, plus intensément qu’auparavant. Puis il posa de nouveau son regard sur le faciès de Charlie, lui offrant le triste spectacle de traits partagés entre la colère, la tristesse comme la culpabilité. " Randall est mort dans un hélicoptère frappé par un foutu missile sol-air… Depuis que j’ai repris en main les rênes, nous avons mis au point une technologie de brouilleur qui offre aux appareils une chance de survivre à ce genre de frappe. Depuis nos contrats passés avec l’armée, cette technologie équipe tous nos véhicules de transport aéroportés. " Il avait grandement œuvré à la conception de cet appareil, y sacrifiant bien des nuits en compagnie de ses doubles. La vente avait rapporté un pactole à Veidt Enterprises mais l’avait laissé avec un gout amer en bouche et la désagréable sensation qu’il avait trop longtemps gâché son potentiel pour des choses futiles en apparence. Il darda Charlie du regard en lui énonçant : " Si quelqu’un avait été fier de ces chiffres plus tôt, mes deux frères seraient peut être encore en vie… ! "
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Message posté : Jeu 19 Sep 2013 - 15:33 Message
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Il était mignon – oui, ironique. Adriel, en y réfléchissant bien, avait tout du patron d’entreprise qui ne devait jamais quitter son beau bureau, hormis pour se rendre à une soirée mondaine. Ce genre de patron qui ne devait absolument pas avoir idée de comment ça se passait dehors, ou comment se déroulait la vie d’un employé. C’était son entreprise, elle était parfaite alors, évidemment que non, il n’était pas responsable d’armes débarquant dans un quartier de la ville, vu que ce n’était pas la politique de l’entreprise. Il vivait dans sa petite tour d’argent sans prendre conscience des réalités de dehors, en se cachant derrière les protocoles de sécurité pour l’acheminement de ses armes. Avec sa petite vie si parfaite, où il ne manquait de rien, comment penser que son personnel pouvait vouloir faire des bénéfices sur son dos ? Faire un tour dehors, vivre un peu normalement, ne lui ferait pas de mal !

Évidemment, la vision de Charlie était totalement faussée, elle avait tort dans ses raisonnements. Il était loin d’être le « simple » patron d’une entreprise d’armement qui ne bougeait jamais de son bureau et de ses réunions d’administration. Il était bien plus complexe que tout ça. Mais l’avocate n’était pas télépathe, Adriel jouait très bien son rôle en la laissant s’enfoncer dans ce qu’elle pensait de lui. Il ne lui laissait pas la possibilité de voir autre chose alors, partant de là, comment Charlie aurait pu deviner la complexité du personnage ?

_ Non, bien sûr que non, tu n’es pas responsable. C’est ton entreprise, tu n’es pas censé savoir ce qui s’y passe.

L’ironie était devenue comme une seconde nature en présence d’Adriel. C’est qu’il arrivait à l’énerver prodigieusement à se cacher derrière son personnel et ses règlements. Elle avait conscience d’être un peu sévère dans sa façon de penser, parce que c’était une réalité, personne ne pouvait TOUT contrôler mais, Adriel n’était pas un marchand de glaces, si de la marchandise disparaissait, ça avait des répercussions bien plus définitives qu’une crise de foie. Alors peut-être bien qu’il prendrait les mesures qui s’imposent en cas de problème dans son entreprise mais, en attendant, les armes resteraient dehors en libre circulation. Personne n’irait les chercher et des petits John Garver, elle en aurait d’autres. Charlie plissa les yeux, exaspérée, quand il annonça que l’entreprise regrettait la manière dont ses armes étaient utilisées.

_ Tu vends des armes, tu crois que les gens en font quoi quand ça leur tombe dans les mains ?! Ils ne s’amusent pas dans un terrain vague à viser des cibles en cartons.

Ca il le savait, elle en était persuadée, c’était surtout une façon de dire qu’elle avait l’impression qu’il se foutait d’elle en assurant être navré pour l’usage que les gens en faisait. Il – ou son entreprise – ne pouvait pas déplorer quoi que ce soit, c’était pour ça qu’il vendait des armes ! Elle eut un sourire quand il parla de justice. Adriel Veidt était intouchable. Au mieux, on pouvait accuser un employé d’avoir subtilisé une caisse d’armes mais, lui, personnellement, il ne sera jamais impliqué. Le pire c’est qu’il le savait, il devait suffisamment investir dans ses avocats pour ne rien avoir à craindre. Vraiment, en plus de le détester, elle le trouvait odieux.

_ On sait tous les deux que tu n’as rien à craindre. On s’en prend à celui qui tire, pas à celui qui fournit l’arme.

Ce que, bien évidemment, elle trouvait déplorable. Pour avoir quelque chose contre Adriel, il faudrait prouver qu’il est au courant que des armes se vendent sans passer par le système du pays. En plus d’être difficile à faire, personne ne se risquerait à s’en prendre à un type qui avait un chiffre d’affaires aussi impressionnant que le sien. Cela dit, si Charlie devait se montrer objective, Adriel avait vraiment l’air de ne pas être au courant de cette affaire. Ca la perturbait un peu parce qu’avec l’image qu’elle avait de lui, elle le voulait coupable de ça. Elle inspira. Même s’il n’était pas au courant, ça ne changeait rien à ce qu’il faisait et ce qu’il était… Ce qu’elle croyait qu’il était.

Elle hocha la tête, il était clair qu’ils avaient pris des chemins bien différents. Quoi qu’on puisse dire sur elle, Charlie n’était pas pour autant un modèle pur d’intégrité, il y avait des choses pour lesquels elle transgressait certains principes moraux. Randall avait vu ce côté d’elle, la manière dont elle pouvait trouver des solutions, pas forcément légales, surtout quand ses frères étaient impliqués dans une affaire. De toute façon, Randall avait été au courant de bien des choses dans sa vie et surtout de la manière dont sa famille s’en sortait. Du coup, Charlie pouvait comprendre certains choix de vie et de carrière mais la vente d’armes, ça la dépassait complètement. Adriel fit mention de ses frères et, instinctivement, Charlie détourna le regard sur le portrait de famille avant de venir retrouver le sol. Non, vraiment, il ne fallait pas que ça entre en ligne de compte, il ne pouvait pas jouer sur ce terrain. Ce n’était pas juste.

_ C’est ça ton excuse ? La violence, la vente d’armes et ce qu’elle peut produire, existaient déjà bien avant toi alors, plutôt que changer les choses, autant s’y engager ?  Les stylos et les cahiers, c’est pourtant bien, ah mais sûrement moins lucratif.

Mais Adriel s’engagea sur une discussion qui tournait autour de son frère, des circonstances de sa mort et Charlie, incapable de réagir autrement sur le coup, pinça les lèvres en jetant son regard au sol. Ca faisait si longtemps qu’elle pensait pouvoir encaisser ce genre de discours. Si c’était douloureux pour elle, Charlie pouvait comprendre que ça l’était beaucoup plus pour Adriel. Seul sujet sur lequel, elle n’avait pas spécialement envie de le démonter. Il avait perdu un frère, puis un deuxième, elle ne le souhaitait à personne. Mais se servir de la mort de Randall comme exemple… C’était particulièrement ignoble.

_ Tu ne peux pas faire ça Adriel. Sa voix fut basse, Charlie inspira avant de relever les yeux sur le chef d’entreprise. Tu ne peux pas te servir de la mort de Randall comme une excuse.

Si quelqu’un doutait que Randall puisse avoir eu une quelconque importance à ses yeux un jour, il suffisait de voir la tête qu’elle faisait pour comprendre que, si, il avait été important. Se servir de lui comme excuse, en plus d’être douloureux, était injuste et basse. Charlie s’agita un peu, parce que ça la toucha plus que ce qu’elle voulut bien le croire, parce que ça l’énerva prodigieusement, parce qu’elle le détesta plus que tout à cet instant précis.

_ Parce que si tu veux partir sur ce terrain-là, combien de frères tes armes ont tués ? Tu aurais pu te concentrer sur le développement de produits défensifs plutôt que faire aussi dans l’armement. Tu regrettes la mort de tes frères alors, quoi ? Histoire de ne pas être le seul à vivre ça, tu en tues d’autres avec tes armes. Magnifique philosophie.
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Message posté : Jeu 19 Sep 2013 - 18:40 Message
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Il se montrait aussi et froid et détaché que la situation pouvait lui autoriser. Au fond de lui, les souvenirs comme les réflexes de Randall lui intimait de se frapper lui-même pour avoir blessé cette jeune femme qui avait compté pour lui. Mais il ne montra par une once de remord, conservant son faciès froid et dur alors que seul son regard trahissait un semblant d’émotion. Une sorte de culpabilité empathique propre à la rencontre d’une personne chère à vos souvenirs et qui ne vous voyait désormais plus que comme une infâme pourriture irrémédiablement corrompue.

" C’était mon frère Charlie, je peux faire ce que je veux… " Il la regarda de haut, son cerveau l’amenant à des souvenirs d’enfance lointain où il avait tout partagé avec ses jumeaux. Ils avaient beau n’avoir été que ses doubles, il ne pouvait pas les considérer autrement que comme ses frères. Et ils lui manquaient terriblement. " Tous ceux qui s’échinent à penser qu’il peuvent partager ma peine n’ont pas la moindre idée du lien qui nous unissaient. Nous sommes nès ensembles, avons grandis ensemble, partagé toutes les épreuves de l’existence et nous n’étions pas destinés à nous retrouver séparés. Rien ne sera jamais plus comme avant sans eux. " Il soupira, jetant un regard à ses double figés, à ses frères photographiés et prit sur lui pour ne pas paraitre faible et vulnérable. Etre un bloc de glace, un roc insensible. Quitte à passer pour le dernier des salopards que la terre ai porté. Et Adriel d’enchainer : " Sa mort n’est pas une excuse mais un déclencheur… Simplement le commencement. "

Et il se déplaça lentement derrière son bureau, prenant place devant le large fauteuil qu’il occupait régulièrement pour signer quantité de documents aussi barbants qu’officiels. Il avait volontairement éludé les premières remarques de la jeune femme pour faire table rase du passé commun comme familial. Son regard glissa sur quelques curriculums le temps que Charlie encaisse ses propos sur son frère. Puis il reprit d’un ton posé et neutre, prenant soin de regarder son interlocutrice dans les yeux.

" Nous vivons dans un pays dont la Constitution garantit à tout citoyen américain le droit de porter des armes. Que celles-ci soient les miennes ou celle d’un concurrent ne change rien, il y aura toujours du monde pour porter ces armes. " Il prenait sur lui pour répéter ces lignes qu’il servait à beaucoup de détracteurs et avait pris soin d’apprendre par cœur avant de se coucher, répétant devant le miroir. " En quoi est-ce plus noble de voir un gang résoudre ses comptes avec des lames plutôt qu’avec mes armes, de te le demande ? Le résultat sera toujours aussi monstrueux après tout. " Il ouvrit les bras, paumes vers le ciel dans un geste d’expiation comme si ce simple constat pouvait le glacer d’horreur. Puis il haussa les épaules et poursuivit de plus belle. " Mes armes ont probablement tuées bien des frères mais elle en ont préservé tant d’autres… A titre d’exemple, les lois votées dans certains états autorisant le port d’arme sur soi ont permis de réduire le taux de violence criminelle. L’étude publiée par John Lott et David Mustard, deux spécialistes de droit à l’Université de Chicago, montre que le taux de criminalité aurait baissé de façon spectaculaire depuis le vote de ces lois en 1987 en Floride. De même, combien de nos innovations financées par nos ventes d’armes ont permis de sauvegarder la vie de soldats engagés dans les Guerres que livre le Pays ? Je ne fais pas les études Charlie, je me contente de m’appuyer sur leurs conclusions comme leurs résultats… "

Il prônait là le choix entre la peste et le choléra. Son argumentaire pouvait ressembler à celui d’un épicier comme d’un grossiste, mais il avait l’avantage de coller à l’image d’un patron d’une industrie basée sur la mort qui n’avait pas de mal à trouver le sommeil. Des innovations défensives, il en sortait plus qu’à son tour et travaillait grandement à leur mise en circulation comme à leur fiabilité sur le marché. Mais pour leur développement, il avait besoin de l’argent des ventes d’arsenaux de mort. Le cercle était vicieux mais il avait l’avantage d’essayer de le contrôler à terme, en prenant progressivement le contrôle du marché mondial de l’armement. Il finit par s’associer et invita la Texane à en faire de même d’un mouvement de manche. Ses yeux se braquèrent dans les siens et c’est sans prendre de gants qu’il lui avança :

" A tes yeux, j’étais coupable dans cette affaire avant même que tu ne me la présente… " Il croisa ses deux mains sous son menton, appuyant ses coudes sur le bureau massif avant d’hausser les sourcils et de poursuivre : " Je ne t’en tiens pas rigueur. J’imagine qu’à toute mort il est bon de trouver un coupable évident pour faire son deuil. Surtout quand le criminel cours toujours… " Prêcher le faux pour savoir le vrai. En se montrant mordant, Adriel cherchait à récolter le plus d’informations possibles sur cette affaire pour pouvoir agir par la suite de son côté. Car elle n’avait pas totalement tort. Ces armes-là étaient de sa responsabilité. " Je suis à la tête d’une entreprise étendue sur plusieurs états et qui signe des contrats sur les 5 continents. Je paye des gens pour ne pas avoir à tout savoir ni à tout assumer moi-même. S’il s’avère que l’un d’eux a fauté dans cette affaire, il en payera les conséquences et je peux t’assurer que tu seras l’une des premières informées. " Vint maintenant l’instant où Adriel se bascula quelque peu vers l’arrière, enserrant de sa main son menton pour laisser ses doigts courrir sur sa barbe aux teintes d’or. Son regard se fit inquisiteur et il demanda sur un ton quelque peu énigmatique : " A titre d’information… Si tu me prétends aussi intouchable que tu le dis, pourquoi t’être déplacée jusqu’ici avec la volonté de me rencontrer ? "
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Message posté : Jeu 19 Sep 2013 - 21:59 Message
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Elle aurait peut-être pu voir une lueur d’espoir si Charlie avait trouvé le courage de se plonger dans ce regard qui, par bien des aspects, lui rappelait celui d’un autre Veidt. Elle n’avait aucune envie d’être confrontée à cela, encore moins risqué de se faire attendrir ou adoucir son jugement à cause d’un simple regard. Depuis le début, la trentenaire s’était uniquement concentrée sur les mots prononcés. Ça ne jouait pas en faveur d’Adriel. Ça lui convenait bien. Quoi qu’il en soit, Adriel marquait un point, il était libre d’utiliser la mémoire de ces frères comme il le voulait. Comme elle serait bien mal avisée de prétendre comprendre la douleur qu’il pouvait ressentir, après tout, elle avait encore ses frères – et ce n’étaient pas ses jumeaux, triplés, et ainsi de suite. Ça ne l’empêchait pas de ne pas être d’accord avec sa façon de faire.

Cette fois, elle préféra le laisser parler avant de répondre. Impulsive, elle ne l’était que très rarement, c’était surtout quand ça touchait des sujets délicats. Randall en faisait partie, d’une certaine manière mais, elle se devait de ne pas prendre la mouche aussi facilement. Elle inspira, le laissa parcourir des dossiers comme si cette conversation n’était qu’une simple formalité pour lui. Sans cœur s’ajoutait à une longue liste de qualificatifs le concernant. Elle ne s’installa pas comme il l’invita à le faire. Charlie se contenta de s’avancer et de poser les avant-bras sur le haut du dossier de l’emplacement qui lui était destiné temporairement. Pour une fois que c’est lui qui allait devoir lever les yeux pour la regarder, elle n’allait pas s’en priver.

_ Mais en fait… Elle afficha un faux air surpris. Tu crois vraiment à tout ce que tu dis ? C’est comme ça que tu arrives à fermer les yeux la nuit, en te persuadant que ce que tu fais est bien. Tu trouves quoi comme excuse le jour où ce n’est pas une arme à feu qui sort de ton entreprise mais une arme de destruction massive pour finir dans un quartier de la ville. Le genre bien technologique qui servira de base pour que d’autres puissent en créer sur la même base. Attends, laisse-moi deviner, là, encore ça ne sera pas de ta faute si des gens décident de détourner tes inventions… Tu n’auras fourni que l’idée.

Dans le fond, ça aurait peut-être été moins grave qu’il soit le revendeur en coin de rue. Les armes conventionnelles étaient une chose, en développer des nouvelles, s’en était une autre. Les avant-bras sur le dossier, elle avait fini par joindre ses mains entre elles.

_ Tu vois, elle leva juste un doigt dans sa direction, je ne suis pas partie en te pensant coupable dans cette affaire en particulier. En fait, je te trouve surtout coupable dans l’ensemble de tes choix de carrière.

Elle haussa les épaules en se disant que, finalement, il n’y avait pas grand-chose à tirer de lui. Il était ancré dans son idée, ne semblait même pas avoir la moindre culpabilité à vendre des armes. Tout comme il n’avait pas l’air de se soucier des personnes qui pouvaient en mourir, préférant se concentrer sur ceux qui étaient éventuellement sauvés. Fatalement, ils en arrivaient aux raisons qui avaient mené Charlie jusque dans ce bureau. Un sourire navré se dessina sur son visage.

_ Parce que, un jour, deux personnes dont j’étais proche m’ont dit que mon jugement à ton encontre était un peu trop hâtif, que je me trompais à ton sujet. Je crois qu’avec le temps, j’ai bien voulu me dire qu’ils avaient probablement raison à ton sujet, malgré cette entreprise, je me suis dit que tu devais avoir un minimum d’éthique.

Et puis, il y avait eu cette caisse d’arme laissant penser qu’il pouvait chercher à se faire un bénéfice sur le dos de son entreprise. Apparemment, ce n’était pas le cas, mais, en revanche, ce qui était certain c’est qu’Adriel ne faisait preuve d’aucun remord ou compassion envers ses activités.

_ En fait, je crois que je suis juste venue chercher la confirmation que j’étais dans le vrai. Parce qu’il est clair qu’il n’y a rien à tirer d’humain chez toi.

Comment pouvait-on, humainement parlant, rester aussi de marbre quand il s’agit de parler de morts ? Son regard se leva sur le portrait des trois frères, avant de revenir sur Adriel.

_ Tu as sûrement raison en disant que les choses ne seront plus comme avant sans eux, parce que, apparemment, c’était eux qui devaient de donner un semblant d’humanité. A se demander comment elle a pu te trouver quelque chose !

Le « elle » en question était forcément Andrea, c’était la seule connaissance qu’ils avaient en commun à une époque qui, soudainement, lui paraissait bien lointaine.  Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’elle avait pu trouver en lui, parce que, même en essayant de faire des efforts, Charlie ne voyait rien de bien.
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Message posté : Jeu 19 Sep 2013 - 23:57 Message
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" Y croire ou pas, ce n’est pas ce qui m’empêche de dormir la nuit… " Lâcha t’il en haussant les épaules d’un air désolé. Il devait sous-entendre par-là que son temps de sommeil était plus amputé par sa fréquentation de mannequins que par ses cas de conscience. C’est tout du moins ce qu’il devait espérer faire croire… Il se montra étonnement détaché et badin face à ses allégations suivantes, essuyant un rire d’un revers de manche avant de reprendre sur le ton de la réprobation que l’on sert à un enfant qui aurait dit une grosse sottise : " Tu ne soupçonnes pas, toi-même, la bêtises de tes propos... Je t’ai exposé nos procédures de confinement comme de sécurité pour nos armes à feu mais n’attends pas de moi que je te détaille celle pour nos autres équipements. Tu peux simplement te rassurer et dormir sur tes deux oreilles car les protocoles de sécurité pour nos explosifs sont dix fois plus sécurisés que pour nos armes à feu. Ils le sont cent fois plus pour nos projets de combat et ceux assurant la protection de nos modèles les plus létaux sont fragmentés en plusieurs possesseurs d’accès dont la simple signature est nécessaire pour pénétrer un espace de cinq kilomètres autour d’elles. Tes hypothèses sont aussi farfelues qu’irréalisables. " Il resta silencieux et l’écouta remettre en cause sa vocation comme celle de son entreprise. Il en sourit exagérément, dévoilant presque toutes ses dents blanches et laissant sa langue claquer dans un rire muet, alors qu’il s’agitait sur son siège, avant de lui asséner :  " Notre Président, son Congrès, le Pentagone comme tous les Responsables de notre Sécurité Intérieur comme Extérieure ne partagent pas vraiment ton avis… "

Adriel semblait prendre un immense plaisir dans la tournure des échanges. Il devait estimer que Charlie n’avait pas changé depuis leur rencontre à Texas A&M, là où déjà elle semblait le détester à chaque fois que son regard se posait sur lui. Il en vint à questionner un instant son parcours depuis ces années-là mais ne s’y attarda pas. La  suite fut, pour lui, beaucoup moins réjouissante. Mentionnant deux personnes qu’il n’identifia que trop bien, elle remit en question toute sa nature humaine. L’imaginait-il avec un cœur en or vieilli alimenté par un sang aussi boueux et sombre que le pétrole lui-même ? Un monstre corrompu par une réputation de vendeur de mort lui arrachant, peu à peu, tous fragments d’humanités ? Surement, étant donné le portrait peu flatteur qu’elle prenait grand soin de lui dessiner… Il se rembrunit à mesure que ses propos défilaient, lui servant un faciès glacial et des traits rendus plus dur par les attaques frontales dont elle l’affligeait. Il crispa sa mâchoire dès l’instant où elle jeta un regard vers le portrait, sachant que ce qui allait suivre ne lui plairait point. Il n’aurait pu imaginer pire… Ses mots le touchèrent plus qu’aucun ne l’avait précédemment fait et il laissa un silence s’imposer de lui-même. Un silence incroyablement long.

" Assieds-toi... "

Son timbre était glacial, métallique, aussi cassant et autoritaire que pouvait le laisser transparaitre son teint brisé. Il l’avait sifflé entre ses mâchoires serrées à s’en briser les dents, ses maxillaires tressaillant devant l’affliction de son âme qui se lisait sur son visage. Ses yeux semblaient humides alors que ses traits étaient plus durs que jamais, les veines de son cou semblaient trembler de rage alors qu’il nouait ses mains avec la force de la colère, au point d’en faire blanchir les articulations de toutes ses phalanges. Elle devait le détester pour lui dire ça… Il en éprouvait un profond dégout pour le rôle qu’il s’imposait autant qu’une haine viscérale à son égard. Il ferma les yeux un court instant, laissant son souffle emplir l’atmosphère à un rythme qui pouvait presque évoquer des sanglots. Il se mordit violement la lèvre, sentant le gout de son sang glisser sur sa langue avant de laisser à nouveau transparaitre ses pupilles semblant rougies. Elle n’avait pas le droit de mettre ses sentiments sur le tapis. Pas comme ça… Il faisait le dos rond, prenant sur lui pour ne pas rentrer dans une rage folle mais donnant l’impression d’un fauve blessé prêt à s’enrager… D’un tremblant mouvement de main, il fit glisser un calepin devant Charlie et c’est d’une voix chevrotante et pleine de rage à la fois qu’il lui égrena lentement toutes es syllabes de ses volontés :

" Tu vas prendre ce papier… " Il souffla comme l’eut fait un condamné sur un table de torture. " Prendre ce Stylo… " Fini les faux semblants, il abattait ses cartes sur la table et son désir d’apprendre tous les aspects de l’affaire dont elle l’accusait nommément. Dont elle le tenait pour unique responsable. " Et y écrire TOUT ce que tu sais sur les circonstances de cette fusillade… " Nom, lieu, calibre et indices en tous genres. Ses recherches personnelles feraient le reste. Elle l’avait blessé dans son honneur comme dans sa fierté en arrachant son cœur de sa poitrine pour le poser sur ce bureau. Elle avait remis en cause la parenthèse la plus paisible de son existence en lui enfonçant une lame profondément dans son âme. Un affront qu’il ne manquerait pas de conserver en mémoire à jamais alors que la personnalité de Randall comme ses propres désirs et sa culpabilité lui intimaient de renseigner tous les éléments dont il avait la nécessité. Avant de se lancer dans une vendetta contre les malandrins qui avaient retourné ses armes contre ceux qu’elles étaient sensées sauvegarder. Et Adriel d’expier dans un souffle aussi froid que colérique : " Ensuite… Tu vas foutre le camp. "
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Message posté : Ven 20 Sep 2013 - 1:43 Message
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Elle soupira, ce type était irrécupérable. Les hypothèses farfelues de Charlie devaient se trouver au même niveau que la certitude qu’il avait concernant le cheminement de ses armes. En fait, d’un point de vue mental – parce qu’elle allait finir par devenir folle tellement il était buté – elle pensa que ça ne servait plus à rien de répondre quoi que ce soit à ce sujet. Il ne l’écoutait pas. Elle ne l’écoutait pas tellement non plus mais, ça, elle n’en était pas au stade de se l’avouer. Tout ce qu’il pouvait dire ne servait qu’à l’enfoncer un peu plus dans ce qu’elle pensait de lui et, au stade où il en était, il n’avait pas la possibilité de descendre plus bas dans son estime.

Et au moment même où elle pensa tout comprendre de lui, de ce qu’il était, de son manque évident d’humanité, il eut une réaction qui sembla bien étrange à l’avocate. Des petits changements infimes : mouvements de mâchoires, son regard. En fait, c’était surtout son regard qui la perturba sur le coup. Elle s’était pourtant promis de ne pas s’y attarder. Tout ça parce qu’elle avait évoqué Andrea ? Elle ferma les yeux, deux secondes, et essaya de remettre une logique à tout ça pendant qu’un silence s’installa. Plus rien ne concordait chez Adriel, de son visage à de petites expressions, il y avait un gouffre qu’elle ne comprenait pas.

A son ordre de prendre place – parce que ça sonnait comme un ordre – Charlie haussa un sourcil, elle ne lui lança qu’un seul regard qui laissa entendre qu’il pouvait toujours attendre avant qu’elle lui obéisse de cette manière. Même pas une formule de politesse. Il rêvait. Elle resta derrière cette place qu’elle refusait de prendre depuis le début. En fait, histoire de bien prouver qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait, Charlie en profita pour croiser les bras contre elle. Attitude des plus matures, tout le monde en convenait.

La situation était particulièrement horrible pour Charlie qui, par habitude, caractère et instinct, avait ce besoin de comprendre les choses. Et là, clairement, il y avait quelque chose à comprendre de la réaction qu’il était en train d’avoir. C’était typiquement dans ce genre de moment qu’elle aurait choisi de savoir, d’adoucir le ton et ses expressions pour poser des questions, pour comprendre ce qui se passait et, seulement après, en tirer des conclusions. Sa main tremblante et ses yeux. Toujours ses yeux. Elle avait loupé un épisode, manqué un détail, elle voulait savoir. Oui, instinctivement, c’était de cette manière qu’elle avait envie d’agir…

Elle ne bougea pas. Elle en fut même désolée mais, elle ne pouvait pas le faire parce qu’il était lui, parce qu’il se foutait bien de ce que pouvait faire son entreprise et des dégâts que ça occasionnait. Parce que la seule chose qui l’empêchait de dormir c’était sa vie de flambeur qui occupait ses nuits. Parce que c’était encore lui qui avait parlé de Randall le premier – son droit, il n’était pas question de lui enlever ça. Parce qu’elle aurait préféré que ce soit lui et pas Randall dans l’hélicoptère. Parce que… Parce qu’elle se détestait de penser de cette manière.

Plusieurs et longues secondes s’étaient écoulées depuis qu’il lui avait demandé de prendre son foutu stylo pour écrire ce qu’elle savait. Ce ne fut qu’après ce temps qu’elle reconnecta son cerveau, s’extirpa de ces envies contradictoires sur la marche à suivre. Elle leva les mains dans un sourire, semblant capituler face à sa demande. Elle contourna le siège et prit place, les avant-bras sur le bureau, le stylo dans une main, le calepin sous l’autre. La tête penchée au-dessus du calepin, elle ne s’empêcha pas pour autant de lui parler.

_ Pourquoi ça t’intéresse, je croyais que c’était virtuellement impossible de faire sortir des armes d’ici.

Comme le fait que sa sécurité n’était pas passable pour faire sortir un autre type d’arme. Il allait réellement falloir qu’il reconsidère ce qui était possible et ce qui ne l’était pas. En fait, tout bien considéré, si elle avait eu l’intention d’écrire un truc comme : « Débrouilles toi tout seul », elle ravisa son jugement. Charlie releva son regard sur Adriel, le bord du calepin entre ses doigts.

_ C’est ton entreprise, ta responsabilité. C’est toi qui choisis son orientation, ce que tu en fais. Alors, tu sais quoi Adriel, tu veux des réponses ? Quitte un peu ta jolie tour et va les chercher.

C’est sur son dernier mot qu’elle balança le calepin dans sa direction et, elle ne regarda même pas ce que donna cette action qu’elle fut déjà debout en pour aller en direction de l’ascenseur. Idée merveilleuse de la petite tête blonde : partir énervée, ouvrir la porte et la claquer de manière à bien faire comprendre son point de vue. Un seul petit hic à ce plan sur mesure : il n’y avait pas de foutue porte ! Charlie se retrouva devant un ascenseur avec aucun bouton, juste un lecteur pour une carte magnétique à la noix. Quand elle s’en rendit compte, elle enragea toute seule d’une sortie parfaite qui venait de tomber à l’eau. Elle serra les poings, se mordit la lèvre inférieure avant de renverser la tête légèrement en arrière dans une profonde frustration. Sa tête s’abaissa à nouveau dans un soupir avant de se retourner vers Adriel.

_ Tu peux…

Elle désigna l’ascenseur se sentant profondément stupide sur ce coup-là. Bien joli les sorties en coup de rage mais, la prochaine fois, elle songera à s’assurer qu’elle pouvait aller jusqu’au bout sans se retrouver bloquée avant la sortie.

_ S’il te plaît.

Au moins, elle resta polie en y mettant un minimum les formes contrairement à d’autres. Cela dit, Charlie était loin de jouer les fières à ce moment-là, le regard un peu baissé, une moue contrariée sur le visage, un peu plus et elle aurait été capable de passer d’une jambe à l’autre à défaut de pouvoir s’enfoncer profondément dans le sol pour se cacher.
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Message posté : Ven 20 Sep 2013 - 16:22 Message
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Il ne laissa qu’un regard distrait admirer la jeune femme prenant entre ses mains stylo et morceau de papier. Il semblait absent, ailleurs… Distant de tout ce qui pouvait se passer sur ce plan matériel, dans cette pièce où sa réputation comme sa personne étaient haïs d’une personne qu’un fragment de son être avait, jadis, aimé plus que tout. Témoin de ce tourment silencieux, ses yeux d’un bleu aussi profond que le fond d’un lac d’un placide, aussi insondable aussi tant ils semblaient voilés d’un brouillard humide d’émotion… Transpirant le remord ? Elle lui posa une question et il aurait souhaité lui répondre tout de go mais rien ne parvint à sortir de sa gorge nouée par un semblant de rage comme de peine qui faisait encore et toujours trembler sa mâchoire d’effroi. Il aurait souhaité la moucher de sa réponse mais il se tut, laissant ses mains nouées se poser au-devant de sa bouche scellée, devant ses dents grinçantes et son sourire absent. Les veines de ses mains palpitaient autant que celles à son cou quand il leva les yeux pour la voir fuir dans un mouvement théâtral. Il la regarda comme s’il n’avait aucun pouvoir sur la scène, laissant ses yeux fuir sa silhouette une fois qu’elle lui eut tourné le dos. Ses prunelles se posèrent sur le familial portrait et il demeura sourd au monde un instant. Un long instant.

Elle l’avait touché plus mortellement qu’elle n’aurait jamais pu l’espérer et Adriel s’en retrouva perdu dans la contemplation de ces figures d’humanité. Ses souvenirs vagabondèrent dans son passé, à la recherche des instant où il fut le plus heureux en leur compagnie, de ceux où il se sentait entier en sa compagnie. Des mots qu’il n’avait jamais eu le temps de lui égrener et des regrets qui en avaient, toujours, découlés. Il n’aurait pas su dire combien de temps il resta ainsi figé, voyant son regard plus que jamais s’humidifier. Mais ce furent deux mots qui le raccrochèrent à la réalité. Puis deux autres qui l’amenèrent à définitivement se détourner de ceux qui n’appartenaient plus qu’au passé. Il posa sur un Charlie un regard ébréché et des traits d’être accablé, fatigué. Avant de lui souffler :

" Oui… " Il inspira profondément en s’adossant à son siège, s’enfonçant profondément dans ce dernier alors que ses mains se dénouaient enfin, ses doigts bien moins raides de rage qu’il ne l’avaient étés. Il cligna des yeux. Un grand nombre de fois… Ses sourcils s’haussèrent également alors que ses paupières recouvraient ses yeux un instant. Index et pouces vinrent cajoler le rideau de chair passé sur ses yeux rougis puis il renifla furtivement. Se redressant, il s’épousseta de la manche les pommettes avant de souffler dans un involontaire reflexe : " Désolé. "

Il s’était excusé. De ne pas lui permettre de le quitter comme elle le souhaitait, ou bien de comportement qu’il lui avait présenté depuis que cet entretien avait commencé. A Charlie de se le figurer. Il s’avança mornement vers la jeune femme, cherchant dans une poche sa carte magnétique personnelle et jetant un furtif coup d’œil sur le côté, à ses jumeaux trépassés. Il se plaça à ses côtés, laissant fuser le passe devant le dispositif qui appela l’ascenseur. Ce dernier devrait gravir bien des étages avant de leur arriver. Il resta donc ainsi muettement planté, prenant soin de ne pas directement regarder Charlie. En lui, le caractère de Randall brûlait de l’enserrer de ses bras mais il n’en laissa rien paraitre, préférant river ses yeux sur le nombre d’étages qui, progressivement, s’égrenait. Puis, vint l’instant où il ne brisa que trop son rôle pour marmonner une réponse à la question qu’elle lui avait, auparavant, formulé :

" Afin d’assumer nos erreurs, j’imagine… " Il prenait de ne pas la regarder, soufflant ses mots comme s’ils furent le plus difficile du monde à déclamer. Voilà la réponse qu’il lui fournissait sur son intérêt soudain pour cette affaire et ses différentes composantes. " Mes erreurs. Et potentiellement les corriger… " Il avait le plus grand mal à garder chaussé son masque de composition face à des personnes qui furent, jadis, chères au cœur de ses frères, de ses doubles aux souvenirs comme aux existences assimilées. Il espérait juste que ses confessions là ne seraient pas à même de briser l’image qu’elle pouvait avoir de lui, ni même craqueler celle que le monde se faisait d’Adriel Veidt, le vendeur de mort. Tout juste pourrait elle l’atténuer. Sa conscience lui jugea bon d’ajouter pour se dédouaner : " Je pense que c’est ce que Randall aurait souhaité. Que c’est ce qu’il aurait fait. " Et sur ces derniers mots, l’ascenseur d’arriver…
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