On attrape plus vite un menteur qu'un voleur [Charlie & Raphaël] Bouton_vote_off
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On attrape plus vite un menteur qu'un voleur [Charlie & Raphaël]

 
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Message posté : Mer 11 Sep 2013 - 1:03 Message
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ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 05/05/2012
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ϟ Nombre de Messages RP : 4378
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La jeune maître Lane avait mis bien longtemps pour en arriver là où elle était mais aujourd'hui, elle faisait au moins quelque chose qu'elle aimait. Aider ceux que tous les autres rejetaient, c'était sa vocation, surtout quand elle parvenait à prouver leur innocence face à de bien gros poissons. Elle essayait d'ailleurs de ne prendre que les dossiers de gens innocents, les criminels ne méritant pas que l'on perde son temps pour eux. Et justement, c'était un dossier de ce genre qu'on venait de lui confier. Un jeune adolescent, hispanique, accusé d'avoir commis un vol mais qui criait à qui voulait l'entendre son innocence. Il n'y avait pas la moindre preuve contre lui, uniquement les soupçons de la police. Mais cela valait-il grand chose ?

Et pourtant, le jeune garçon était bel et bien innocent, du moins, pour ce qui concernait ce crime là. En effet, il ne le savait pas encore, mais un avenir de cambrioleur et de voleur se profilait devant lui, pour peu qu'on lui laisse la chance de vivre en liberté. De plus, il y avait un homme qui se trouvait être particulièrement intéressé par tout cela, celui-là même qui pourrait justement aider le jeune garçon à s'accomplir : Hermès, le dieu grec des voleurs. Tout juste revenu sur Terre, le dieu avait effectivement porté son attention sur ce jeune garçon, recrue très prometteuse pour lui. Malheureusement, pour parvenir à ses fins, il fallait qu'il aide le garçon à éviter la prison et là, sa meilleure chance résidait en maître Lane.

De ce fait, pour s'assurer que tout se passe pour le mieux, Hermès, sous l'identité du jeune livreur Raphaël Mercury, s'était arrangé pour devenir un témoin visuel confirmant l'innocence de l'adolescent. Et c'était pour cette raison qu'il devait aujourd'hui rencontrer maître Lane. Il devrait alors la convaincre de l'innocence du garçon pour qu'elle lui permette de conserver sa liberté afin d'en faire un potentiel apprenti pour le dieu ! Une ironie propre à ce dieu à la morale si particulière.


*** *** ***


Voilà pour vous, chers Enfants du Hasard !

Vous souhaitiez une rencontre du Destin sur un thème libre et nous vous avons mis dans une situation plus quotidienne que les autres. Néanmoins, une vie et un avenir dépendent de vous alors prenez les bonnes décisions !

Ceci n'est qu'une introduction pour vous et à partir de là, vous entrez dans un sujet à mener vous-mêmes, selon vos envies ! N'hésitez pas à communiquer entre vous, si vous le souhaitez et surtout, ne tardez pas trop à répondre à votre partenaire ! Je me réserve toutefois le droit d'intervenir à un moment que je jugerais opportun, si besoin est, pour vous servir une belle surprise...

Prenez garde aux caprices du Destin !
 
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Message posté : Mer 11 Sep 2013 - 18:25 Message
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Parfois je déteste les humains. Pas tous bien sûr, mais certains. En particuliers ceux qui portent des uniformes militaires.
L’histoire avec Miss Neutron-Grey m’avait refroidi et j’avais pris mes distances avec Star City durant un semestre. En effet, juste après que je l’ai quitté, j’avais été mis sous surveillance et afin de conserver mon anonymat, j’avais préféré quitter la ville pour qu’ils me lâchent les basques. Zip l’éclair devait rester ma seule et unique identité connue par les mortels, sous peine d’encourir les foudres de mon paternel et lorsque Zeus pas content ! La foudre tombe !

J’avais donc parcouru le monde, goûtant aux plaisirs divers et variés que pouvaient m’offrir chaque contrées, qu’elles soient culinaires ou charnelles, puis ayant décidé que le temps était venu de revenir dans cette ville où user de ses pouvoirs était « presque » chose commune, je regagnais Star City. Je pris une nouvelle location officieuse, toujours sous les toits pour des envolées faciles et ma couverture de sauveur de chats, une nouvelle officielle pour mon travail puis je me mis en quête de nouveaux disciples. Entendez par là de nouveaux voleurs que je pourrai encourager dans la voie du crime.

Ne croyez-pas que j’ai changé de politique, je ne suis ni pour le bien, ni pour le mal. Pour moi les richesses doivent changer de mains, afin que chacun puisse en profiter, surtout les plus malins. C’est ce qui fait le commerce, et n’oubliez pas que JE SUIS aussi le dieu du commerce.

La nuit dernière, accroupit sur un toit de tuiles rouges des vieux bâtiments de la ville, j’observais le braquage d’une petite bijouterie. Le plus drôle c’était que c’était le fils du propriétaire qui volait son propre père sans qu’il ne le sache. Cela me faisait bien rire.
Menacé d’une arme, le bijoutier du remettre tout ce qu’il avait dans la caisse plus les bijoux facile à écouler. Le fils savait exactement quoi prendre.
Le seul hic c’est qu’en se défilant et en tournant le coin du pâté de maison plus loin, il percuta un jeune adolescent et brillant d’intelligence, il glissa dans ses poches deux des bijoux volés avant de reprendre sa fuite. Le gosse avait eu le tort d’avoir à peu près la même taille et surtout le même blouson que lui. L’autre avait sauté sur l’opportunité.

Pour une fois, les flics intervinrent rapidement et se jetèrent sur lui sur la base de la description donnée de l’habit. La surprise du gosse fut sincère. Ils n’y crurent pas un instant. Peu leur importèrent qu’il n’eut pas sur lui ni le reste du butin, ni la cagoule et les gants qui avaient empêché le père de reconnaître son fils, il était hispanique, portait le même blouson et se trouvait avec dans ses poches une bague et un bracelet volé. Largement suffisant pour le désigner coupable.

Moi qui n’avais pas bougé d’un iota, je restais au même endroit observant les réactions de tout un chacun. Ce n’était pas à moi d’intervenir dans les affaires humaines et puis le voleur s’en était tiré avec brio. Pourtant, alors que j’allais m’éclipser, quelque chose me fit changer d’avis.
Le visage de l’adolescent s’était fermé. Son expression de l’étonnement avait prit le masque de la colère puis de la résolution. Distinctement il avait dit « Je suis innocent ». Malgré la distance je l’avais lu sur ses lèvres. Les policiers avaient ri, lui passèrent les menottes puis l’un d’entre eux lui avait collé son poing dans l’estomac. Comme ça. Gratuitement.
Là, je m’étais levé sur le toit mais lui n’avait pas bronché, les défiant sans rien dire.
Si jeune et si digne.

Je ne voulais pas débarquer comme ça. Risquer de ruiner ma couverture. Ni livrer le vrai voleur. Je ne pouvais pas non le laisser ainsi. C’est pour ça qu’au cours de la nuit, je pénétrais dans les locaux du magistrat chargé du dossier et que je pris son dossier, tout juste déposé par les flics, pour rajouter mon nom en tant que témoin et celui de Charlie Lane en tant qu’avocat commis d’office. En effet, elle avait déjà innocenté un an auparavant un jeune voleur que j’avais suivis alors qu’il était coupable, alors un innocent !

C’est ainsi que ce soir, je sonne à son cabinet. Ayant reçu un coup de fil vers midi pour prendre ma déposition, le gamin devant comparaitre le lendemain devant le juge. Une affaire rapidement menée, un peu trop à mon goût pour que ce soit honnête.

Vêtu d’un jeans, de baskets et d’un tee shirt neutre et gris, je suis dans mon rôle de livreur.
A l’interphone je me présente.

« Raphaël Mercury. Maître Lane m’attend. »

J’ai cinq minutes d’avance. L’affaire est trop importante pour que je sois en retard.


 
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Message posté : Mer 11 Sep 2013 - 20:08 Message
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Dans Passage dans l’ombre, T. Di Lascia a écrit : « Il est bien plus difficile de démontrer l’innocence d’un innocent que de défendre un coupable. » Elle n’a, malheureusement, jamais évoqué la difficulté à innocenter un innocent pour qu’il devienne, un jour, coupable.

Charlie, incapable de lire l’avenir et tous les cas de conscience que ça pouvait apporter, se retrouvait avec un dossier compliqué entre les mains. Les faits étaient là, devant ses yeux, noir sur blanc. Un rapport de police qui ne voulait pas laisser de doute sur la culpabilité de l’accusé. Même blouson, même corpulence, des bijoux volés dans la poche. Si passé par un avocat n’était pas obligatoire, l’affaire aurait vite été jugée, classé, et un type mit dans une nouvelle cellule, semblables à tant d’autres. Que l’adolescent en question puisse clamer son innocence n’avait pas la moindre importance, il était coupable. Tous les coupables tentaient de dire qu’ils ne l’étaient pas. C’était bien connu.

On l’avait commise d’office sur ce coup-là, bien qu’étonnant – mais pas impossible -, elle ne voyait même pas l’intérêt de s’en plaindre. Un défaut, ou l’inverse, Charlie aimait les causes perdues. Qu’on puisse mettre ça sur le compte de son enfance ou sur autre chose, ne changeait rien : un adolescent que tout accusait mais qui mettait autant de ferveur à crier son innocence, c’était forcément pour elle. D’un point de vue complètement objectif, elle devait bien avouer que, bien souvent, les évidences se montraient vraies. Combien de chance pour que cet adolescent se soit retrouvé là par hasard avec, en plus, le même manteau ? Elle l’imaginait difficilement innocent mais lui, l’adolescent, le croyait fermement. Charlie avait envie/besoin de savoir pourquoi il pensait.

Chez Charlie, qui avait besoin de comprendre les choses, être innocent pouvait vouloir dire être coupable de quelque chose mais, de ne pas avoir eu le choix de le faire. Le problème demeurait dans le manque de temps, tout allait bien trop vite dans cette histoire. La secrétaire du cabinet, dans lequel travaillait Charlie, n’avait pas eu le choix de proposer un rendez-vous tardif à un témoin, le seul en réalité. Une chance que la personne ait acceptée dans des délais aussi courts.

C’est à l’heure, où le cabinet avait perdu de son effectif habituel en pleine journée, que l’interphone sonna. En l’absence de secrétaire commune à tout le monde, Charlie s’employa à répondre elle-même pour entendre son témoin s’annoncer.

_ Je vous ouvre, c’est au deuxième étage.

Elle déverrouilla la porte avant de jeter un œil à son bureau. Dossier, papier, livre de droit, stylos. Elle soupira, incroyable d’être aussi bordélique quand elle était concentrée dans une affaire. Quelle idée aussi d’avoir cinq minutes d’avance ? Rapidement, elle rangea tout en une pile peu ordonnée sur un coin de son bureau, laissant seulement ce dont elle aura besoin. Ça ferait l’affaire, elle alla rapidement ouvrir la porte

_ Bon…

Elle se retrouva avec face à elle un homme qui, de toute évidence, était loin d’être désagréable à l’œil... Très bien, si un jour elle en avait le pouvoir, elle fera voter une loi obligeant tous les témoins, accusés et plaignant, à être répugnants sur un point de vue physique. Afin que magistrats, juges, avocats et jury ne se retrouvent pas dans la situation actuelle de Charlie à, simplement, buggé en le voyant. Non, Charlie était une professionnelle, elle devait agir en tant que telle alors, elle inspira un peu d’air, redressa la tête dans un sourire poli. D’accord, peut-être qu’elle a replacé une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant ça, en réponse à sa gêne de ne pas avoir su finir sa phrase d’une seule traite.

_ Bonsoir. Mr Mercury, je suppose ? Elle tendit la main dans sa direction. Charlie Lane.

Lui, ou un autre, se présenter en tant que « Maître Lane » ne faisait pas partit de ses automatismes. Ce qu’on pouvait comprendre en vue de l’absence de l’habituel tailleur jupe qu’on imaginait facilement sur une avocate dans son bureau. Un jean, des talons histoire de gagner quelque centimètre, et une chemise cintrée

_ merci d’avoir pu venir. Elle se décala et lui désigna son bureau.  Si vous voulez bien entrer.

Une chose était certaine, Charlie avait très vite compris que ce qui était plus important – après l’affaire dont elle s’occupait, évidemment – c’était d’éviter le regard qu’il avait. Est-ce qu’on avait seulement idée d’avoir des yeux pareils ?!
 
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Message posté : Jeu 12 Sep 2013 - 0:24 Message
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La voix qui m’a répondu est agréable. Je monte tranquillement les deux étages, puis frappe.
Apparaît une jolie blonde, celle la même que j’ai vu défendre le voleur l’an dernier.

Devant son hésitation, je lui offre mon plus beau sourire. Il arrive régulièrement que les filles perdent leurs moyens devant moi. Normal. Je suis le fils de Zeus quand même.
Je lui serre la main sans en rajouter. Pour le badinage on verra après cette affaire.

« Bonjour Madame ?  Mademoiselle ? »

Je me renseigne. Sait-on jamais ? Des fois qu’il y ait une ouverture.
Entrant dans son bureau à sa demande, je prends l’un des deux fauteuils face au sien. Séparés par son bureau et la montagne de dossiers qui y séjournent, il faudra au moins ça pour rester imperturbables. A elle comme à moi.

Jetant un coup d’œil vide autour de moi, mon regard coule sur les murs sans s’y accrocher. Rien d’intéressant ou devrais je dire qui ne sorte de l’ordinaire.

« Vous m’avez fait venir pour une raison précise, n’est ce pas ? L’appel de votre secrétaire était assez bref. Ce serait au sujet d’une chose que j’aurai vu hier ? Vous voulez savoir ce qui s’est passé avec les flics et le mec au blouson noir et rouge ? »

Je vais droit au but. Je n’aime pas perdre mon temps. On ne m’appelle pas Zip l’éclair pour rien.

« Vous allez m’enregistrer ou je vais devoir passer dans un tribunal ? »

Ca se passe comment ici ? J’en sais rien.

« Ce sera en huit clos ou médiatisé ? Non, parce que je ne veux pas passer à la TV »


J’ai fais plein d’efforts pour me faire oublier durant six mois, ce n’est pas pour attirer l’attention soudainement et réduire mes efforts à néant.

« L’un des flics a frappé le gosse, mais je le dirai pas à la barre. Je ne veux pas d’ennuis. »

Les flics je ne leur fais pas confiance. C’est des pourris. La pluparts. Et les autres c’est des cons.
Voulant vraiment faire avancer le schmilblick, je crache le morceau.

« Y’avait un second mec avec un blouson similaire. Ils se sont heurtés à l’angle de la 5ème et de Northsun. Y’a une caméra sur le pignon de la banque en face qui surveille la rue. Elle devrait avoir pris sur ses bandes la fuite du mec cagoulé et ganté. Vu que l’autre a été arrêté derrière, ça devrait suffire  pour l’innocenter non ? »

Et voilà. En deux phrases je lui ai donné les cartes pour délivrer l’innocent.
J’ai été le voir cette nuit par sa fenêtre sans qu’il ne s’en rende compte.  Voler et être rapide ça aide. Il était étrangement calme. Il ne dormait pas. Il regardait le plafond les mains croisées derrière la tête. Je crains qu’il ne se fasse emmerder par les autres prisonniers. Ce matin, j’ai été voir sa famille dont j’avais pris les coordonnées sur le rapport de police lorsque je l’avais falsifié. Sa mère justement était en ligne avec lui. J’ai fais gaffe à pas être vu. Ce que j’ai entendu de leur conversation c’est qu’ils ne font pas confiance à la justice et qu’ils sont persuadés d’être victime de discrimination raciale. Ce qui a mon avis n’est pas faux.

« Que puis-je faire d’autre ? »


 
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Message posté : Jeu 12 Sep 2013 - 1:28 Message
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Rectification, ne pas s’attarder sur son regard, ni sur son sourire. En fait, ne s’attarder sur rien du tout le concernant hormis ce qu’il pouvait lui apprendre concernant l’affaire en cours. Si Charlie détestait l’appellation Maître, elle n’avait pas plus envie de répondre à sa question. Disons que, mentalement, elle s’était entendue répondre mademoiselle de manière tellement niaise, un peu à la manière d’une adolescente qui connait son premier crush, qu’elle préféra éviter de le dire à voix haute. Rester professionnelle, c’était bien ce qu’elle s’était promis, non ?

_  Maître

Elle arriva à décrocher un sourire, fière d’elle-même, d’avoir réussi à ne pas répondre tout en donnant une réponse. Cela dit, elle admit volontiers que sa réponse sonnait moins étrange quand elle l’avait imaginé que quand elle l’avait prononcé. Maître, quel était abruti qui avait décidé que les avocats ne se nommeraient de cette manière ? Sûrement un de ses types, plein aux as, qui en plus du pouvoir avait envie de s’entendre appeler de cette façon. Laissant ces considérations inutiles de côté, elle retrouva sa place sur son fauteuil.

Elle ouvrit la bouche, pour lui expliquer les raisons de sa venue mais, la referma aussi vite. Elle lui aurait probablement expliqué les choses si, au passage, on lui avait laissé le temps d’en placer une. L’exercice actuel consistait à retenir toutes les questions qu’il pouvait poser, en plus d’intégrer de nouvelles données. En moins de deux minutes, elle avait toutes les raisons du monde de croire son témoin innocent. Tout avait miraculeusement un sens, deux hommes avec le même manteau, un flic brutal. Une erreur judiciaire plus qu’évidente… Elle leva légèrement les mains, dans un signe d’évidence couplé à un sourire ravi.

_ Parfait, alors il est innocent.

Sérieusement, ils y avaient encore des gens pour croire que les choses pouvaient être aussi simples et résolues en si peu de temps ?

_ Je vais juste avoir un ou deux problèmes dans cette histoire.

Charlie avait repris son sérieux, ses yeux allant souvent sur un dossier qui était devant elle. Deux versions existaient, celle où son client était des plus coupables et, celle où il était des plus innocent. Elle décida de reprendre depuis le début.

_ Dans un premier temps, je vais juste prendre votre version des faits et, honnêtement, si vous êtes le seul à pouvoir innocenter mon client, il serait préférable de vous voir témoigner. Il semblerait que ce soit à huis clos.

Mais pourquoi témoigner quand une vidéo prouvait les dires d’un témoin ? Elle ouvrit son dossier pour avoir sous les yeux un passage en particulier. Passage qu’elle connaissait pratiquement par cœur, mais qui lui donnait une très bonne raison de ne pas avoir à s’attarder sur son témoin.

_ Apparemment la bande a déjà été vérifiée et n’a rien donné. On peut tout à fait penser que le voleur est parti, s’est débarrassé de sa cagoule et de ses gants et, après, s’est fait arrêter en clamant son innocence.

Cette fois, elle releva les yeux vers son témoin, un air interrogatif sur le visage. Personne n’avait rien vu, rien entendu, la caméra ne possédait pas les faits dans leur intégralité – selon le rapport – mais, il y avait miraculeusement un témoin pouvait discréditer un adolescent que tout accusait.

_ Mr Mercury, quelles sont les chances pour que deux hommes se croisent, avec le même manteau, au moment précis où l’un essaye de s’enfuir après avoir volé plusieurs choses ?

Sacrée coïncidence, non ? Elle était avocate, elle n’était pas là pour croire que tout était le fruit d’un malheureux hasard. Trop d’éléments allaient contre l’accusé, personne n’allait croire, sans preuve, à l’existence d’un deuxième type sur les lieux.

_ Je voudrais savoir où vous étiez exactement. Est-ce que quelqu’un était avec vous ? N’importe qui prouverait que vous étiez sur les lieux ?

D’accord, il connaissait la couleur du blouson mais, ça ne tiendra jamais devant un tribunal. Il avait vu un flic frappé l’adolescent mais, il ne voulait pas en témoigner. Ce qui était fort dommage mais, elle aurait tout le temps de revenir dessus.
 
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Message posté : Jeu 12 Sep 2013 - 9:14 Message
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Maître.
C’est bien l’intitulé que j’avais donné dans l’interphone. Je ne m’en formalise donc pas, bien que je préfèrerai en faire ma maîtresse. Pour une nuit ou deux. Je n’arrive pas à m’attacher et je ne  supporte pas les relations durables.
Elle n’a pas d’alliance aussi j’opte pour Mademoiselle. Mes yeux pétillent de malice et mon sourire en dit long sur ce que je pense.

Très vite pourtant on passe aux choses sérieuses et ça ne va pas du tout dans le sens que j’avais prévu.

Le mot problème me fait tiquer et reprendre instantanément mon sérieux. Si je suis appelé à la barre, ce n’est pas bon. Outre la paperasse et le fait que mon visage puisse être grimé par un gribouilleur et conservé dans les dossiers, retraçant ainsi mon passage à travers les âges, moi j’en vois d’autres des problèmes.
Mes empreintes ne sont pas connues par les services de police, ma carte d’identité est fausse même si très bien faite et s’il y’avait un incident et que l’on creuse un peu, ils pourraient trouver sur mon passé des choses qui m’obligeraient peut être à quitter la Terre.
Avec un soupir contrarié, je me renfonce dans le fauteuil et posant mes bras sur les accoudoirs, me mets à pianoter de la main droite sur le cuir.
Derrière mes sourcils froncés je cherche une solution. Je reste silencieux quelques secondes, le temps de réunir les éléments qu’elle m’a donnés et de ne pas me mettre en défaut.

« Et où aurait-il jeté sa  cagoule et ses gants ? Franchement ? Il a été arrêté deux pâtés de maison plus loin. Je suppose que les flics ont passés au peigne fin le trajet qu’il a fait et n’ont rien trouvé n’est ce pas ? »

Bien sûr qu’ils n’ont rien trouvé puisque le vrai voleur est parti avec. Il faut que je soulève les questions qui la feront chercher dans la bonne direction. Sans trop en dire non plus. Equilibre difficile. Tiens. Le reste du butin.

« Et le bijoutier a déclaré exactement le vol des même bijoux qui ont été récupérés où d’autres choses ont aussi disparues comme les gants et le masque ? »

Bien sûr que non, il manque l’argent et la majorité des pièces.

« Et le braquage il s’est fait dans la douceur ou avec une arme ? Je suppose que le bijoutier n’a pas donné ce qu’il avait sur la simple demande polie du gamin. »

Allez réfléchi blondie. Sur le rapport de police, il n’y a aucune trace de l’arme signalée dans le témoignage du boutiquier et le butin récupéré est bien bien loin du compte.

Reprenant confiance, je m’avance en me penchant vers elle, les poignets croisés et les coudes reposant sur mes genoux, la regardant droit dans les yeux, j'use du ton de la confidence.

« Maître Lane. Les coïncidences existent. Ce blouson noir est des plus communs, ce sont les gants avec les bandes blanches et la cagoule avec cette même bande blanche autour de la bouche qui peuvent faire la différence. D’autant que si on les retrouve, il y aura peut être l’ADN du coupable. »

Zut. Là, je m’emballe. Je ne veux pas non plus que le vrai coupable paie. Il y a des assurances pour ça.  
Sa question achève d’assombrir mon regard. Je ne vais pas lui dire que j’étais sur le toit, ni non plus que j’étais sur une livraison, ils vérifieront mes appels.

« J’étais sur le trottoir d’en face. Je n’avais pas de courses donc je me baladais seul, et puis j’ai vu les deux types se rentrer dedans. Ils sont tombés tous les deux. Celui ganté et masqué est parti dans la rue à gauche et l’autre s’est relevé et a repris son chemin dans la même direction que moi mais sur le trottoir voisin.  C’est pour ça que j’ai vu les flics l’arrêter. »

J’ai bien réfléchis à ce que j’allais dire pour ne pas être pris en défaut.

 
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Message posté : Jeu 12 Sep 2013 - 12:26 Message
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Charlie se demanda brièvement si une loi interdisait de sourire de cette manière ? Ce n’était pas un peu de l’abus de pouvoir ? Ou une tentative pour soudoyer l’avocate en l’attendrissant – tenter de lui faire perdre ses moyens serait un terme plus juste - ? Heureusement pour elle, le fait de se remettre dans son dossier lui donnait matière à s’occuper l’esprit sans trop avoir à songer à la personne qui lui faisait face… Et, ça tenait presque du miracle. Elle apprécia, plus qu’il ne fut nécessaire, le fait qu’il se concentra également sur l’affaire.

Ce fut à son tour d’être un peu contrarié, avec l’impression qu’on cherchait à lui apprendre son métier. C’était étrange parce que, ça arrivait souvent et, généralement, elle ne le prenait bien. Mais là, peut-être qu’elle n’avait pas envie de passer pour une écervelée blonde auprès de lui. Quoi qu’il en soit, elle trouva ça ridicule et, préféra pincer légèrement ses lèvres en réfléchissant à ce qu’il venait de dire. Son client, c’était lui l’important, pas les considérations qu’elle pouvait avoir.

_ Ils n’ont pas eu le temps de chercher plus que ça non plus. Les faits se sont passés hier soir, le délai est très court.

Beaucoup trop court en réalité, ça en devenait presque suspect et ça jouait en la faveur de son client. Cela dit, il était tout à fait possible que le braqueur puisse avoir un complice, que l’homme arrêté se soit débarrassé de certaines choses et, que le complice, soit passé ensuite pour récupérer les objets manquants. C’était quand même bien plus probable que deux hommes qui se croisent par hasard. A moins, que les deux hommes soient complices.

Charlie plissa légèrement les yeux, avec l’air de réfléchir à une nouvelle théorie. S’il n’y avait pas deux mais trois complices ? Les deux hommes qui s’étaient rentrés dedans, l’un qui s’était fait arrêter avec beaucoup d’objets manquants, un qui s’était enfui avec le reste et, un troisième qui avait miraculeusement tout vu pour relâcher le premier. Quoi ? Ce n’était pas plus tirer par les cheveux que sa version à lui ! Elle posa son regard dans celui de son témoin, prenant garde de ne pas trop si perdre, surtout avec le ton de confidence qu’il mettait par-dessus.

_ Vous savez, je crois que je n’ai jamais vu de témoin comme vous. Euh… Un peu bizarre comme phrase, non ? Je veux dire, elle cligna des yeux pour se remettre les idées en place sans avoir à donner de phrase à double sens, capable de donner autant de détails. Je suppose que tout s’est passé très vite et, vous êtes d’une précision impressionnante.

Quelque chose de considéré comme impressionnant dans la bouche d’un avocat, voulait souvent dire « suspect ». C’était le soir, il faisait nuit, bien que les rues étaient éclairées, les voies dans ce coin de la ville sont larges. Pas impossible de voir ce qu'il avait vu, c’était juste impressionnant.

_ Les policiers sur place n’ont pas été capables de voir votre présence, elle ne mettait, donc, pas en doute le fait qu’il soit présent, mais vous, vous êtes capable de me donner les couleurs d’un blouson, de gant et de cagoule. J’admire.

Comprendre : c’est bizarre, non ? Elle se renfonça dans le dossier de son fauteuil.

_ Devant un tribunal, ça ne tiendra jamais comme histoire. Le camp adverse expliquera que l’accusé avait eu tout le temps de se débarrasser de quelques affaires et de son arme, pour le récupérer plus tard ou faire intervenir un complice. Si rien n’est retrouvé, il ne va pas y avoir beaucoup de solution, sauf…

Elle prit un air navré. En réalité, il y avait plusieurs solutions mais, elle ne se sentit pas obligée d’en parler. On ne lui demandait pas d’être totalement honnête mais de démêler un peu toute cette histoire pour tenter de défendre son client. Et ce démêlage passait par ce témoin bien renseigné.

_ Si vous témoignez contre le policier qui à frapper mon client. Si on peut avérer ce fait, on peut prouver que vous étiez bien sur place. Vu que pour le moment c’était sa parole à lui contre celle des flics présents. Et votre déposition concernant ce qui s’est passé pourra prendre plus de volume.

Il n’avait pas envie de témoigner, elle l’avait bien compris. Ce qu’elle voulait savoir c’était si cette non-envie était plus importante que d’essayer d’innocenter son client ou non. Peut-être aussi de voir ses réactions pour comprendre pourquoi il ne voulait pas le faire.
 
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Message posté : Ven 13 Sep 2013 - 0:15 Message
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Très court ? En presque vingt quatre heures !   Mais c’est du n’importe quoi !!! Ils s’imaginent que les preuves vont sagement les attendre ? C’est quoi cette excuse comme quoi ils n’on pas eut le temps de chercher ?  C’est une vaste fumisterie.

Je vais pour lui faire part de mes commentaires mais je me fige soudain. Je n’aime pas du tout la façon dont-elle me regarde. Non mais elle me soupçonne là ? Lorsqu’elle a parlé de n’avoir jamais vu de témoins comme moi j’aurai pu trouver ça sympa. Se sentir unique, tout le monde aime ça. Moi, même si je suis le fils de Zeus, et que je suis unique, plus que tout autre, également. Mais y ‘a un hic.

Son admiration est toute feinte. C’est bon, elle ne va pas aussi me prendre pour un con ?

« C’est pas sorcier de distinguer le noir et le blanc je crois. Et puis pour les détails, je suis livreur. J’ai une très bonne mémoire et un sens des détails. Pas ma faute si la plupart des gens ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. »

J’avoue que je suis un poil plus sec maintenant que je me sens dans la peau de l’accusé. Bon sang ! Qu’est ce que je regrette le temps où l’on réglait ça de façon plus… expéditive. Lorsque la loi du plus fort l’emportait. Le plus fort physiquement. Je me vois déjà défonçant les murs de la prison, sortant cet innocent de sa cellule et l’emmenant loin d’ici pour refaire sa vie. Oh, je ne demande pas à ce qu’il devienne un voleur ou un commerçant,  je veux qu’il reste tel qu’il est. Avec son regard fier, limite arrogant. Je ne veux pas qu’il soit brisé par la prison pour un truc qu’il n’a même pas commis. Il a peut être d’autres trucs sur la conscience. Il a peut être tué. Mais qu’importe. Il n’a pas volé ce foutu bijoutier ! C’est son fils. D’ailleurs, elle ne fait que confirmer ce sentiment d’injustice en me mettant au pied du mur.
Je ne veux pas témoigner contre ce flic. C’est le meilleur moyen d’être fiché et de me faire rappeler aux bons souvenir de la petite blondinette et a son armée en treillis.

« Il doit y avoir un autre moyen. Vous êtes avocate non ? »

A elle de trouver autre chose.

« Je ne veux pas témoigner contre ce flic. Cherchez si ce poulet a des antécédents de violence, si le gosse a un bleu, mais non, je ne suis pas un chrétien qu’on jette dans la fosse au lion. »

Je ne me sacrifierai pas pour un humain. Je veux bien l’aider mais à ma manière. La justice des hommes je l’emmerde ! Tous plus faux culs les uns que les autres.

 
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Message posté : Ven 13 Sep 2013 - 1:49 Message
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Ok, changement de ton. Charlie haussa légèrement en sourcil en posant son regard sur son témoin, qui se défendait de ses talents d’observations. Il avait presque l’air irrité sauf que, à continuer comme ça, c’est elle qui allait finir par le prendre mal. L’espace d’un instant, elle se demanda si elle n’allait pas lui proposer le dossier pour qu’il fasse le boulot à sa place. Si c’était si simple que ça, elle voulait bien l’envoyer devant un tribunal, raconter son histoire à laquelle personne n’allait croire et, écouter le rendu du jugement qui allait envoyer son client dans une prison du coin. C’était à se demander pourquoi il y avait autant d’années d’études pour faire ce boulot, vu que c’était si simple.

Est-ce qu’elle était avocate ? Non, non, bien sûr que non. On l’avait posé là pour faire joli dans le décor parce que, des types grisonnants ça allait bien cinq minutes. Professionnelle, calme et patiente. Elle inspira légèrement, avant de revenir poser son regard sur son témoin.

_ Ce que j’essaye de vous expliquer, c’est que si j’ai des doutes alors que c’est mon client alors, le tribunal en aura aussi.

Les questions qu’elle pouvait poser étaient celles qu’on pouvait aussi lui poser s’il devait témoigner. Ah, oui, mais il ne voulait pas. Elle était censée arriver avec quoi dans son dossier ? Une déposition de monsieur Anonyme qui certifie avoir vu deux hommes et que la police, sur les deux, avait arrêté le mauvais. Le but n’était pas d’établir un dialogue de sourds, elle voulait aider son client mais pour ça, elle allait avoir besoin de preuves qui, apparemment n’avaient pas été trouvé pour être sûr de l’innocence de son client.

_ Est-ce que vous avez un peu de temps devant vous ou pas ?

J’habite à l’autre bout de la ville. BAM. Baffe mentale. Plus sérieusement, elle voulait comprendre ce qui s’était passé alors, finalement, il y avait une manière très utile pour voir la façon dont les choses s’étaient passées.

_ Parce que si vous avez la possibilité de me montrer ce qui s’est passé, en allant sur place, peut-être que je pourrais trouver quelque chose qui pourra confirmer votre version des faits.

Quelque chose qui serait resté sur place que la police n’avait pas trouvée. En même temps, ils n’avaient pas tellement cherché non plus étant donné que la culpabilité de leur client était évidente. Elle ne demandait qu’à croire à l’innocence de cet adolescent mais, elle avait cessé depuis longtemps de vivre dans le monde parfait des bisounours où, quand l’un assurait de son innocence, c’était qu’il l’était. Les gens mentaient et, soyons honnête, ils le faisaient très souvent.

_ J’irais vérifier les antécédents du policier chargé de son arrestation demain matin, à la première heure.

De toute façon, à cette heure-ci, tenté de débloquer un dossier administratif, sur un policier en plus, c’était juste s’assurer de bloquer dans un couloir pendant des heures avant que quelqu’un ne se décide à lui donner ce qu’elle voulait.

_ Bien sûr, je peux juste me contenter de prendre votre déposition et j’irais faire quelques vérifications par moi-même après.

Elle ne pouvait pas le forcer à rester, déjà qu’il avait accepté rapidement ce rendez-vous, un peu en urgence, elle n’allait pas lui demander de faire une croix sur le reste de sa soirée. Elle était même prête à parier, qu’un type comme lui, avait au moins cinquante projets différents pour occuper sa nuit et qu’il n’avait que l’embarras du choix.
 
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Message posté : Ven 13 Sep 2013 - 11:11 Message
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Depuis les siècles, que dis-je les millénaires que je fréquente les humains, j’ai toujours du mal à les cerner. Peut être ne me suis-je pas suffisamment intéressé à leur psychologie. Ou peut être qu’ils évoluent plus vite que moi.
Quoi qu’il en soit, il y’a des signes qui ne trompent pas et lorsque l’un d’eux prend une grande inspiration face à moi et tente de reformuler ce qu’il veut dire c’est qu’il met tout en œuvre pour conserver son calme.

Comme elle est moins mignonne lorsqu’elle a ce petit air contrarié, je bats, un petit peu, en retraite.

« Désolé. J’ai horreur que l’on mette ma parole en doute »

Je suis un menteur, un voleur, et parfois un manipulateur mais je déteste être traité comme tel. Allez comprendre.
Elle a réussi à faire échapper au pilori, je veux dire à la prison le voleur que j’avais dans le collimateur l’an dernier alors que je ne lui avais rien demandé, elle va bien pouvoir trouver les ficelles a tirer pour défaire la toile d’araignée qui englue le gosse. J’ai confiance en ses possibilités sinon je ne serai pas ici.

Un grand sourire nait, au fur et à mesure de ses paroles, sur mes lèvres alors que mes yeux pétillent de joie. Héhé ! Ca ressemble à un rendez vous où je me trompe ?
Encore une fois, je mens comme un arracheur de dents.

« Ne sachant pas combien de temps durerait ce rendez vous, je vous ai réservé ma soirée. »

Je lui fais un clin d’œil.
En vrai, je n’avais rien prévu, trop occupé toute la journée à courir à droite à gauche pour le gamin, pour deux trois courses histoire de justifier mon emploi du temps s’il venait à être vérifié.

« J’ai fini ma journée, donc je suis à vous ! »

Je me lève et fais une semi révérence. Enjoué de sortir de ce bureau trop étriqué et étouffant. Je n’aime pas être enfermé et j’imagine celui qui est injustement incarcéré.

« Je suis venu à pied, on prend les transports en communs ou vous avez une voiture ? »

Je ne vais pas tout de suite lui proposer une ballade dans les airs, mais de ça il va falloir que je lui en parle. Durant le trajet, je tente de lui poser quelques questions pour ne pas lui donner l’impression de tout savoir.

« Il s’appelle comment ? Il a quel âge ? Vous avez pu le voir ? »

Vu qu’elle n’a eu le dossier que dans la journée, j’en doute. Mais qui sait.
Arrivés sur les lieux, je la regarde franchement.

« Vous savez, ce qui m’a épaté chez lui, c’est son comportement face aux flics. Il était droit. Il n’a dit qu’une fois qu’il était innocent. Il n’a pas larmoyé, ni cherché à fui ou la bagarre. Il était fier. »

J’admire ce genre de comportement et moi, je ne me moque pas. Je ne suis pas ironique.  On avance jusqu’aux lieux de l’interpellation puis on remonte jusqu’au coin de rue où ils se sont percutés.

« Voilà, c’est là. »

Je jette un coup d’œil autour de moi afin de vérifier qu’il n’y ait pas d’oreilles indiscrètes. S’il y’avait des micros dans son bureau, je ne risque plus rien, maintenant si elle en porte un sur elle, je ne peux tout de même pas la faire se dessaper, bien que je ne serai pas contre.

« Il faut que je vous dise quelque chose d’important. Mais je veux que vous vous engagiez à garder le secret. »

Je sais qu’elle ne pourra le faire indéfiniment mais un peu de répit ce serait sympa. Je viens juste de revenir. Pas envie de devoir quitter de suite la ville.

« Vous pouvez faire ça pour moi ? Cela ne portera pas préjudice à votre client. Promis. »

De toute façon, je vais être obligé de lui dire. C’est soit ça, soit je laisse le gosse à son destin.


 
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Message posté : Ven 13 Sep 2013 - 16:15 Message
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D’un point de vue très personnel, le voir battre en retraite lui donnait envie d’essayer de se rattraper, qui pouvait avoir envie de faire fuir un type comme lui ? Mais, sur un point de professionnel, c’était une bonne chose. S’il pouvait la détester, lui montrer aucun intérêt, ça lui permettrait de ne pas avoir à s’interroger : est-ce que son sourire est un peu trop niais ? Est-ce qu’elle ne venait pas battre stupidement des cils comme une ado de 15 ans ? Et ainsi de suite. Alors, de son point de vue d’avocate consciencieuse, le voir battre en retraite, c’était une sorte de victoire. De petite victoire… d’accord, Charlie avait une tendance naturelle à se contenter de peu pour considérer avoir une victoire.  

Fière de ce qu’elle considérait comme une bonne chose, elle trouva utile de hausser les épaules quand il annonça ne pas aimer qu’on puisse mettre sa parole en doute. Après tout, il était dans un bureau d’avocat, il serait question de procès pour le client de Charlie alors, c’était parfaitement le but de douter de la parole de tout le monde. Dans beaucoup de procès, le but n’était pas de prouver l’innocence de quelqu’un mais, surtout de semer le doute dans l’esprit du jury. Assez pour que personne ne puisse prendre le risque de condamner à tort. Et elle eut bien raison de profiter de ce petit moment de gloire – à ses yeux, en tout cas – parce qu’il ne dura pas très longtemps.

Elle se sentit un peu désœuvrée devant le sourire qu’il pouvait avoir, son clin d’œil, sa façon de dire qu’il était à elle – ou la façon dont elle avait envie de prendre cette phrase.  Elle évita même de répondre un parfait qu’elle n’imaginait pas assez professionnel. Il valait mieux s’abstenir dans ce cas-là. Elle attrapa sa veste avant de se retrouver dehors avec lui.

_ Oui, j’ai une voiture. Elle eut un léger sourire. Comme tout le monde ici.

Ce qui s’était traduit par une main levée à l’approche du premier taxi qui passa par là. Assise, bien de son côté sur la banquette arrière, elle évita de songer au fait qu’il était venu à pied et que, par conséquent, il y avait de grandes chances qu’il soit du coin. Sauf si sa dernière course, avant de venir, était dans le quartier. Non, elle préféra se concentrer sur son client, sur la version de son témoin et des choses qu’elle allait devoir essayer de comprendre. Elle secoua la tête.

_ Non je n’ai pas pu le voir encore.

Le secret professionnel, une loi derrière laquelle on pouvait se cacher assez facilement pour ne pas avoir à donner de nom, d’âge ou même d’adresse. Elle passa donc sous silence ses premières questions. Ce qui était sûr, c’est que le trajet était trop court pour démêler ce sac de nœuds. Et, une fois sur place, à la première phrase qu’il prononça elle eut envie de lui répondre d’arrêter de la regarder comme ça, s’il voulait qu’elle puisse réfléchir un peu !

_ Peut-être parce qu’il a l’habitude de ce genre d’arrestation. Enfin même sans ça, un homme de son âge est souvent moins vindicatif qu’un adolescent.

D’accord c’était bas de laisser sous-entendre que la personne arrêtée était plus âgée qu’un adolescent, juste pour savoir si le témoin allait la contredire. Juste pour savoir la précision des détails qu’il avait pu voir de l’endroit où il se tenait. Peut-être un coup dans le vide mais si, par exemple, il ne pouvait pas voir l’âge de l’accusé d’où il était mais qu’il la contredisait en disant qu’il était plus jeune que ce qu’elle laissait entendre. Alors, dans cette hypothèse, elle était en droit de penser que le témoin et l’accusé se connaissaient. D’accord ce n’était pas totalement honnête mais on n’allait pas lui reprocher de faire son boulot !

Charlie avait commencé à regarder autour d’elle, pour mieux voir les lieux quand son témoin attira son attention avec juste trois mots : garder le secret. Elle se tourna vers lui, s’obligeant à relever la tête pour poser son regard dans le sien.

_ Je vais faire ce que je peux.

Elle ne pouvait pas lui promettre de garde le secret, tout dépendait de ce qu’il comptait lui annoncer. S’engager dans quelque chose sans savoir de quoi il retournait avant ne faisait pas partie de ses principes, lui mentir sur ce point n’aurait pas été tellement professionnel en plus de ne pas être dans sa nature.

_ Non, parce que si vous m’annoncez, qu’en réalité, c’est vous qui êtes à l’origine de ce vol, je vais forcément devoir en parler.

Ce n’était pas une accusation comme le traduisait le sourire qu’elle avait. Juste un exemple pour lui expliquer pourquoi elle ne pouvait pas promettre quelque chose. Promettre, chez Charlie, c’était sacré, elle s’y tenait ensuite. Là, elle ne pouvait pas prendre cette décision sans savoir.
 
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Message posté : Ven 13 Sep 2013 - 21:42 Message
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Ah bon ? Tout le monde a une voiture ici ? Pas moi.
Je rigole en comprenant qu’elle se fout de moi. Là, ça ne me dérange pas. C’est bon enfant.

Elle ne veut pas me dire ce qu’il en est. Si elle savait que je connais déjà tout de lui. Enfin tout, c’est beaucoup dire. Mais plus qu’elle, ça c’est sûr.

Je grimace, lorsqu’elle m’annonce ne pas avoir pu le voir. Je ne veux pas qu’il ait l’impression qu’on l’ait abandonné. Aller le voir franco c’est risqué. Maintenant, je n’ai pas non plus la possibilité de me faire incarcérer pour le surveiller et l’aider. Si c’était dans une ville ou personne ne me connaît et où je ne pense pas rester oui, mais là…

Je bloque soudain sur les paroles de la blonde.

« Vous plaisantez ? »


Mais elle a rien écouté de ce que j’ai dis ou quoi ? Et le rapport ?

« Ca vous arrive souvent de confondre les dossiers ? »

Bon sang ! Mais si ça se trouve l’an dernier c’était juste un coup de chance…

« C’est un gamin !  Il doit être tout juste majeur au mieux ! »

Non mais j’hallucine ! C’était une blague. Je la sonde. Droit dans les yeux.

« C’était un test c’est ça ? »


Oui, bien sûr c’est ça. Je secoue la tête et lève les mains en signe de reddition.
Ok. Bien joué. Je suis tombé dans le panneau. Je hausse les épaules et continue à avancer.

Elle me fait part de ses propres conditions face à ma demande. Je lui fais mon petit air attendrissant pour essayer de la convaincre.
Deux secondes. Pas plus. Je reprends mon sérieux et vérifiant  une fois de plus l’absence d’oreilles indiscrète je lui balance.

« Ca n’a rien à voir avec cette histoire. Juste pour vous expliquer pourquoi je ne peux être médiatisé. »

Je demeure quelques instants silencieux, juste ce qu’il faut pour pouvoir être sûr de capter toute son attention.

« Je suis effectivement livreur mais j’ai aussi une seconde identité. Zip l’éclair. Je peux voler dans les airs très rapidement et j’aide parfois les gens qui en ont besoin, voilà pourquoi je ne peux me mettre la flicaille à dos. »

Peu de chance qu’elle ait entendu parler de moi, quoi que. Il y a une paire d’article qui est parue mais les photos sont que de loin. J’y ai veillé.  Quoi qu’il en soit si c’est le cas elle ne saura rien de plus que ce que j’ai voulu que les humains sachent. Arrestation de meurtriers, sauvetage de chats et retrouvailles d’enfants disparus mais rien concernant les vols. Ce n’est pas mon rayon. Je ne vais tout de même pas livrer les voleurs.
Délaissant ces pensées je continue sur ma lancée.

« Ils se soutiennent entre eux et même si l’un d’entre eux à fauté, les autres feront corps avec lui pour ne pas discréditer la profession »

J’espère que c’est plus clair pour elle.

« Vous comprenez maintenant pourquoi je ne peux que témoigner en faveur du garçon  et non contre le policier ? Un petit procès n’a que peu de chance d’attirer l’attention. Une accusation contre un flic me grillerait alors si je peux l’éviter… »

Je fais une petite pause avant de reprendre.

« Voici aussi pourquoi je suis aussi sûr de mon fait concernant les détails que j’ai cités. J’ai une très bonne vue et un sens accru du détail. »

Me rapprochant d’elle que point où nous puissions l’un l’autre respirer le souffle de l’autre, je tente ma chance.

« Une fois l’affaire finie, je pourrai vous emmener au septième ciel si vous le désirez… »

 
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Message posté : Sam 14 Sep 2013 - 0:17 Message
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Mignon mais, wahou, il partait au quart de tour. Charlie était restée neutre parce qu’elle savait qu’elle le testait mais, tout de suite, c’était ses compétences à elle qu’il remettait en cause. Au moins, elle savait qu’il l’avait vu assez distinctement pour pouvoir connaître un peu près l’âge de cet adolescent accusé. Aucune idée de ce qu’elle pouvait faire de cette information pour le moment mais, elle hocha la tête pour confirmer que c’était bien un test. Il s’emportait vite mais, au moins, il avait le mérite de réfléchir aussi. Quoi ? Physiquement, il n’y avait pas grand-chose à lui reprocher, alors, pas qu’elle doutait réellement qu’il soit stupide mais, elle avait quand même le droit d’essayer de lui trouver des défauts, non ?

Le plus gros du travail, de toute façon, résidait dans le fait de ne pas céder face à son regard. Il en allait de ses principes et… En fait, heureusement qu’il n’avait pas plus insisté que cela. Il avait cette façon bien à lui de vérifier qu’il n’y avait personne et, finalement, elle mesura un peu mieux l’importance que pouvait avoir ce qu’il voulait lui dire. Une aide cruciale pour qu’elle puisse se concentrer sur ces révélations plus que sur autre chose. Et de la concentration elle en avait besoin : Zip l’éclair… C’était toujours un bonheur, pour l’humaine qu’elle était, d’entendre le nom que pouvait se donner certains personnage.

Tout avec lui était de courte durée –hmm. Peut-être pas tout mais, elle préférait éviter de faire une vérification approfondit, c’était son témoin- à chaque fois qu’elle se réjouissait ou s’amusait de quelque chose pouvant le rendre moins parfait, il trouvait toujours le moyen de renverser les choses. Là, elle avait l’impression d’être comme ces abrutis de lapins pris dans les phares lumineux d’une voiture. Ils savaient très bien que ça serait foutu pour eux si, très vite, ils ne se décidaient pas à bouger. Mais non, ils restaient plantés à regarder la voiture approcher. Aussi débile que ces abrutis de lapins, Charlie restait face à lui, les yeux braqués dans les siens sans pouvoir bouger quand il s’approcha… Volonté : zéro. Bravo Charlie ! Mais le pire c’est qu’elle croyait naïvement qu’il allait lui dire quelque chose de super important, en rapport avec l’affaire… Que dalle !

_ Euh…

Charlie et sa vie sentimentale catastrophique – quand elle n’est pas inexistante – ne lui donnait pas les allures de ces femmes sures d’elle à toutes épreuves face à un homme. Et là, elle aurait aimé être un peu plus comme elle, histoire de balayer cette proposition d’un geste de la main, sans avoir à virer au rouge coca-cola, et avec plus d’élocution qu’un simple euh.

_ Je crois que je préfère la terre ferme alors, si on pouvait juste…

Et un effort de volonté plus tard, elle désigna la rue derrière d’un geste de la main par-dessus son épaule.

_ se concentrer sur notre affaire.

Elle avait fait un pas en arrière en détournant le regard. Petit lapin était peut-être stupide et suicidaire mais, au moins, il restait professionnel.  Elle hocha doucement la tête.

_ Je comprends pour ce policier.

Ca ne voulait pas dire qu’elle abandonnait si ce type avait réellement frappé un suspect sans aucune raison, il fallait bien faire quelque chose. Mais la priorité c’était son client, elle aurait le temps de voir plus tard pour le reste. Se reprenant, elle regarda autour d’elle, l’angle de la rue, le trottoir d’en face.

_ Ils se sont percutés à l’angle, ici, c’est ça ?

Elle s’’était approché de l’angle de la rue parce que c’était c’est endroit qu’il avait désigné dans son bureau. En leva la tête elle pouvait voir la caméra dont il avait parlé mais qui n’avait rien donné. Charlie, en se tournant vers son témoin, posa son regard sur lui, les bras légèrement ouverts.

_ Ok, racontez-moi, ça s’est passé comment exactement, et, où étiez-vous pendant ce temps ?

Plus elle avait de détails, plus elle pouvait tenter de trouver quelque chose pour se convaincre que son client était innocent – et convaincre un jury par la suite- et, bien sûr, si par bonheur ils tombaient sur quelque chose prouvant l’innocence de l’adolescent, elle pouvait peut-être éviter à son témoin de témoigner.
 
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Message posté : Sam 14 Sep 2013 - 3:53 Message
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J’aime voir l’effet que je fais sur les humaines.
Encore plus lorsqu’elles ne connaissent pas ma double identité.
Alors qu’est-ce que ce serait si elles savaient que je suis un dieu.
Bien sûr, ce n’est pas chose que je peux crier sur les toits. Pour ma sécurité et pour ne pas attirer les foudres de Papa ! Au sens propre.

La laissant sans voix, je m’amuse gentiment de l’effet produit. Comme d’hab. 7 fois sur 10, elles restent sans voix. Le rose aux joues lui va si bien. On dirait une poupée de porcelaine.
Je ne le lui fais tout de même remarquer, n’oubliant pas sa qualité d’avocate. Dans ce genre de métier on se veut « professionnelle », enfin je crois, et une si jolie fille a du mettre longtemps pour asseoir son identité et ne pas demeurer au simple statut de jolie plante.

« Comme vous voudrez. Mais si vous changer d’avis. »

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Nous sommes si proches l’un de l’autre.

« J’ai bien précisé « après » cette affaire. »

Je lui montre que moi aussi je peux être très carré. Il le faut. Y’a pas qu’une histoire de coucherie en jeu. Y’a les quelques années futures de ce gosse.
Bien sûr, je pourrai attendre qu’il ait fait sa peine et lui offrir en sortant une nouvelle vie. Mais non. La prison change les gens. Et innocent, il en sortirait aigris. Et puis il y a cette question de temps. Les humains sont trop éphémères pour faire une croix sur toute une décennie.

S’étant dégagée de notre promiscuité, elle retourne à l’endroit où s’est produite l’étreinte involontaire.

« Oui, c’est là. »

Quant à savoir où j’étais.
Si j’ai bien appris par expérience une chose, parmi tant d’autres, des humains, c’est qu’une fois un mensonge dit, il faut s’y tenir. Même si elle serait en mesure de comprendre maintenant.
D’autant plus qu’elle est avocate.
Lorsque l’on a menti une fois après ils pensent que puisqu’ils se sont fait avoir une fois rien ne dit que le reste qui sort de notre bouche n’est pas pareillement du vent. Confiance trahie, pas de seconde chance. Même s’ils disent le contraire. Le germe de la suspicion est planté et c’est comme la mauvaise herbe. Impossible de s’en débarrasser.
Et puis après tout, elle aussi m’a menti. Prêchant le faux pour avoir le vrai avec l’âge du gosse. Autant dire que je ne me sens pas du tout coupable lorsque j’annonce.

« Là bas. »


Je montre le trottoir d’en face. Peu éclairé. Pas visé par les caméras de surveillance.
Il n’y avait personne d’autre donc peu de chance, voir aucune, qu’on ne puisse me contredire.

« Regardez ça ! »

D’un doigt je montre la rue qu’a empruntée le voleur, le vrai. Il y’a un commerce de spiritueux et des caméras braquées sur la rue.

« Si les premières bandes n’ont rien données, il y’en a d’autres sur le trajet. Elles n’ont quand même pas TOUTES étés bousillées ? »

Non parce que quelles sont les chances qu’une banque voit son service vidéo foirer le jour d’un braquage et que toutes celles de la rue aient faites de même ?

« Les mêmes caméras ont du filmer l’avancée de l’innocent et le disculperont puisqu’il ne pouvait pas être aux deux endroits en même temps ! »


Et voilà, c’est réglé ! Heureux comme un pape, je lui souris de toutes mes dents. Puis je me calme. Il faut tout de même répondre à ses attentes. Avec tout le sérieux dû à cette affaire, je reprends point par point, lentement.

« Donc j’étais en face, je marchais en parallèle avec… l’inculpé »

J’ai faillis dire Carlos. Faut que je me surveille. Tant qu’elle ne m’a pas donné son prénom, je suis sensé l’ignorer.

« J’ai entendu des pas de courses et j’ai tourné la tête. Là j’ai vu le mec masqué lui rentrer dedans au coin de la rue et je me suis fais la réflexion « Tiens, c’est pas Halloween », mais sans plus. »

Des détails mais pas trop.

« Le voleur portait une cagoule noire avec le pourtour de la bouche blanc et des gants noirs avec des bandes blanches comme ça. »

Je lui montre avec mon index droit sur ma main gauche comment sont placées les bandes.

« J’ai souris en matant leurs blousons et j’ai pensés « Ils font des soldes », et puis vu que l’innocent s’est relevé et que le premier a repris sa course par là où le premier était venu, je n’ai pas fait plus gaffe et j’ai continué mon chemin toujours en parallèle du gosse. »

Sur le trottoir où nous sommes, on peut voir sans problème d’autres systèmes de vidéo surveillance en arrière. Si sur une seule d’entre elles ont peut voir le mec qui court pendant que l’autre se fait arrêter cela suffira à mettre le doute dans l’esprit des juré. Et si ça se trouve, je n’aurai pas même à témoigner. Elle est pas belle la vie ?

« Ensuite, là bas… » Je lui montre le bout du pâté de maison  « C’est là que les flics l’ont coincé. Le premier lui a dit de s’arrêter, le second l’a plaqué au mur. Ils l’ont fouillé et ont sortis de ses poches un bracelet et une bague. Le gamin a dit « Je suis innocent » et le premier lui a passé les menottes. C’est là que le second lui a foutu son poing dans l’estomac avant de l’enfourner rapidement dans la voiture et de repartir. »

Satisfaite ? J’attends le verdict.

 
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Message posté : Sam 14 Sep 2013 - 5:07 Message
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Elle avait bien noté la temporalité de sa phrase, elle avait juste feint de ne pas l’avoir retenu lui donnant une excuse pour passer à autre chose et, surtout, ne pas y revenir. Et, elle aurait bien feint une deuxième fois de ne pas l’entendre mais, en réalité, ça la fit sourire, le regard sur le sol pour ne pas avoir à affronter son regard déstabilisant et se concentrer sur les éléments de l’affaire en cours.

Le regard de Charlie s’était posé sur les différents éléments que son témoin avait pu lui donner. Bien que l’histoire soit improbable, Charlie commença à croire que ce n’était pas impossible. Si son témoin devait lui mentir, pourquoi insister sur les vidéos des différents commerces ? Ca n’aurait aucun sens. Bougeant, d’un point à un autre, Charlie regardait les différents angles qu’avaient pu prendre les caméras et, elle devait bien admettre qu’il avait raison : il y en avait forcément qui prouveraient l’existence de deux hommes – si c’était vrai – en comparant les heures de plusieurs caméras.

Évidemment, elle vérifierait, elle demanderait que les bandes soient récupérées mais, en attendant, elle devait bien admettre que ça rendait le discours de son témoin crédible. Enfin, disons que ça lui donnait bien moins de raisons de douter de ses paroles. Si quelque chose devait la rendre suspicieuse – et c’était le but même de son métier – c’était l’emplacement où se trouvait son témoin au moment des faits. Comme par hasard, le seul endroit visé par aucune caméra. Il avait trouvé l’emplacement idéal !

Le fait qu’il puisse bloquer pour désigner l’accusé n’avait rien de très perturbant. Il ne connaissait pas son prénom et, à partir de là, il était normal de chercher une façon de le désigner. Du moins ça pouvait être une hypothèse plus que probable, trop pour vouloir le voir absolument coupable de quelque chose de louche. La télépathie, voilà un pouvoir qui l’aurait bien aidé dans ce genre de circonstance. Etre suspicieuse pour un oui ou pour un non était une chose mais là, son témoin lui donnait tout : l’endroit où chercher, l’explication de ce qui s’était passé avec des détails de ses réflexions sur le moment. Humainement parlant, il ne lui donnait rien pour qu’elle puisse remettre sa parole en doute. Elle leva légèrement les bras après ce flot d’informations.

_ Ok, admettons qu’il y avait bien la présence de deux personnes avec le même manteau.

Et si Charlie l’admettait c’est qu’elle voulait bien le croire et, par extension, croire en l’innocence de son client. De toute façon, en vérifiant les bandes des diverses caméras, elle finira forcément par être convaincue. Y a un moment où il fallait arrêter de se buter sur quelque chose. Improbable mais pas impossible, ce n’était pas ce qui avait déjà été dit ?

_ J’irais demander que les bandes soient récupérées.

Comprendre : elle allait devoir se plonger dans un tas de papiers administratifs, d’autorisations et ainsi de suite pour que les bandes puissent servir au procès. Elle releva son regard sur son témoin.

_ Mais, il y a une chose que je ne comprends pas. Un homme cagoulé sort en courant d’un endroit, il percute un autre type avant que la police n’arrive et continue de fuir.

Jusque-là, il n’y avait pas de problème, c’était ce qu’il lui avait dit.

_ Pourquoi n’avez-vous rien fait ? Personne ne vous voyait, vous être apparemment capable de voler très vite, plutôt que de chercher à innocenter à tout prix une personne, pourquoi ne pas simplement avoir arrêté le fuyard.

Elle ne comprenait pas, il pouvait arrêter le véritable coupable, le balancer sans trop de ménagement devant les flics et s’éclipser aussi vite sans prendre le risque d’être vu. Mais, apparemment, non. Alors peut-être que pour lui s’était normal de voir un type cagoulé s’enfuir mais dans ce cas, pourquoi chercher absolument à innocenter quelqu’un ? Il aurait pu régler cette affaire à lui tout seul en peu de temps, il en avait le pouvoir. Elle ne l’avait pas quitté du regard.

_ En quoi est-ce si important d’innocenter mon client maintenant ?

De toute façon, Charlie était une femme de loi alors, de base, elle ne comprenait même pas qu’il n’ait rien fait sur l’instant. Ca l’énervait même un peu, intérieurement, que des gens puissent avoir de super capacités pour ne rien en faire – Ah, si, proposer le septième ciel. Ça parait logique que si un type se barre en courant dans les rues de la ville en étant cagoulé, ce n’était pas parce qu’il était en retard pour un repas de famille, ou pour la dernière séance de cinéma.

_ Si c’est un goût prononcé pour la justice, vous auriez agi sur le moment, non ?

D’ailleurs, en parlant de justice, elle prévoyait de se servir des visionnages des bandes pour espérer y trouver l’arrestation de la police, en espérant avoir des images du coup mit par l’un des flics. Comme quoi, elle avait pris la version de son témoin au sérieux. De cette manière, elle n’aura pas besoin de témoin pour essayer de faire quelque chose.
 
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On attrape plus vite un menteur qu'un voleur [Charlie & Raphaël]
 
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