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Sujet général : Menace à Port-Royal !

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Message posté : Lun 24 Juin 2013 - 22:27 Message
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L'Héroïsme

ϟ Sexe : Masculin
ϟ Arrivée à Star City : 07/04/2012
ϟ Nombre de Messages : 351
ϟ Nombre de Messages RP : 261
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : V pour Vendetta
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Héros
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Menace à Port-Royal !


     Cela faisait déjà six mois que les journaux télévisés et papiers avaient fait leurs choux gras avec l'histoire du crash d'un vaisseau spatial au large de Star City et les choses étaient peu à peu revenues au calme, du moins jusqu'à ce que ce même vaisseau soit ramené pour analyse à la base navale du Cap Solitaire, il y a de cela une dizaine de jours. Mais étonnement, ce n'était pas cela qui occupait le plus les esprits des gens, en cette saison !

     En effet, l'été était enfin arrivé et avec lui, le soleil, le beau temps et les envies de s'amuser. De ce fait, les citoyens de Star City sortaient davantage, passaient leurs soirées à déambuler dans les rues à la sortie des restaurants, leurs journées à flâner dans les parcs entre deux séances de travail et bien entendu, leurs week-ends à s'amuser de diverses façons. En cherchant bien, on pouvait ainsi trouver une grande fête en ville presque chaque fin de semaine ! Bientôt, ce serait la Fête de l'Indépendance, journée nationale de États-Unis d'Amérique, mais avant cela, Star City fêtait la musique plusieurs jours durant. Tout avait commencé le 21 juin au soir avec un grand concert dans le Star Park mais les festivités s'étaient poursuivies durant le week-end jusqu'à ce lundi 24 juin ! Au soir de ce jour, un incroyable feu d'artifice allait en effet être tiré au dessus du lac Marshall, à Port-Royal et c'est donc ce qui expliquait que tant de gens se rassemblaient dans ce quartier de la ville.

     Dieter Feuerbach et sa jeune épouse Lucrèce avaient ainsi décidé de sortir pour assister aux festivités, espérant dans le même temps que la situation serait un peu moins catastrophique que six mois plus tôt. Pour l'heure, ils flânaient le long du lac, se promenant tranquillement à la recherche d'une place de choix pour assister au feu d'artifice. Ce faisant, ils tombèrent nez à nez avec un autre couple, plus étrange et surprenant... Que faisaient-ils là ? Difficile à dire, mais ils y étaient ! Peut-être chassaient-ils des chimères mystiques ? A moins qu'ils ne cherchaient à mieux découvrir le monde moderne ? Quoi qu'il en soit, Felice Médicis, grand ponte de la fondation Rhodes, et Hannah Skasgård, conservatrice au musée, se promenaient eux aussi autour du lac.

     Ailleurs autour de ces rives, d'autres personnes étaient aussi venues assister aux festivités, pour des raisons aussi diverses que variées. Melissande Beaudrie, héritière de cette ancienne et prestigieuse lignée, était sans doute venu découvrir de nouveaux talents musicaux, à moins qu'elle n'ait eu d'autres idées en tête... Elle avait justement repéré un jeune homme non loin d'elle... Un jeune homme qui cachait bien son jeu et ses activités réelles et que tout le monde pensait pigiste ou écrivain. Un certain Seth Shadow. Allait-elle l'aborder ? Difficile à dire, mais c'était à elle de faire ce choix ! A moins qu'elle ne préfère s'approcher d'une jolie blonde qui avait l'air d'être sur la défensive ? Jaina Stindell semblait en effet se méfier de son entourage, comme si elle cherchait quelqu'un de particulier... Mais que fuyait-elle ? Seule elle le savait.

     Plus haut, dans le parc d'attraction d'Aquatoria, la population se pressait tout autant, profitant du beau temps pour s'essayer aux attractions, attendant l'heure du tir des feux d'artifice afin d'admirer cela depuis les hauteurs du quartier. Récemment arrivés en ville, Amos Hillman et sa fille Chloé étaient venus en ces lieux pour faire plus ample connaissance avec leur nouvelle vie. Une fête foraine était un lieu familier et quoi de mieux qu'une grande fête pour découvrir une ville si différente ? C'était peut être pour cela que Némésis Harkness se trouvait là, à moins qu'elle ne cherchait simplement des badauds à détrousser pour continuer à vivre sa vie. Que penserait-elle seulement de ce vieil homme accompagné d'une aussi jeune fille ?

     Malheureusement pour tous les gens, une fois n'est pas coutume, la soirée allait prendre un tour inattendu et complètement... affolant ? Tout commença aux environs du parc d'attraction, mais les problèmes allaient se répandre dans la totalité du quartier à une vitesse affolante... D'étranges créatures avaient en effet fait leur apparition dans le quartier, envahissant le parc d'attraction avant de descendre les rues vers le lac, l'encerclant sur ses rives. On ne savait pas d'où elles sortaient, on ne savait ce qu'elles faisaient. Ce n'était qu'une horde de monstres sauvages, des créatures cauchemardesques et difformes : pelages noirs ou colorés, griffes, crocs, dents, poings massifs... Aucune ne ressemblait aux autres et pourtant voilà que toutes ensembles, elles formaient une troupe dévastatrice qui écrasait tout sur son chemin. Qu'allait-il arriver ?

Notes


Pour commencer, comme cela a déjà été indiqué, ces sujets ne sont pas des sujets d'intrigue, mais des sujets d'évolution ! Cela signifie que contrairement aux intrigues et aux enquêtes, ils ne seront pas intégralement scénarisés mais ils n'avanceront que grâce à vos actions ! Il n'est pas interdit que le Maître du Jeu fasse des interventions impromptues mais vous ne devez pas attendre et compter dessus !

Vous débutez en un point fixe en compagnie d'autres joueurs lorsque la situation se dégrade. Libre à vous de jouer en solitaire ou de faire équipe, c'est à vous de décider ! Interagissez donc entre PJ et décidez de la marche à suivre. D'étranges créatures envahissent le quartier et vous ne savez rien d'elles mais vous pouvez toujours mener une enquête si vous le souhaitez, à vos risques et périls... Sachez que suite à cette attaque l'UNISON et la Légion des Étoiles ont mis en place des zones sécurisées aux « frontières » du quartier qui sera placé en quarantaine d'ici peu ! Le mieux que vous avez à faire reste donc encore de les rejoindre, ce qui ne sera pas des plus simples !

En dehors de cela, quelques petites indications :

- Une fois le secteur sécurisé rejoint, vous pourrez passer physiquement dans le sujet des agents de l'UNISON et des héros de la Légion. En attendant, vous devez évidemment jouer dans ce sujet ! Notez aussi que rien n'empêchera les agents et les héros de vous rejoindre !

- Vous postez donc librement pour faire avancer votre personnage. De ce fait, vous êtes libres de décrire les créatures rencontrées, ces dernières pouvant prendre des formes diverses et variées. Notez simplement que les armes ne leur feront pas de dégâts, que la magie et les pouvoirs psychiques seront inefficaces et que les autres pouvoirs ne feront pas réellement de dégâts... Une jolie partie de plaisir, en somme !

- Vous avez été répartis en trois sujets distincts :
La Réunion : Atia César, Livia César, Clélia Castelli, Tzin Ming, Wallace Lumek, Renan Le Guerec, Evey Shapley.

La Zone 21 : Nick Fox, Keiko Danger, Liam Archer, Narcyz Sienkiewicz, Dana Taylor, Andrea Parker, Dioni Kâ.

Menace à Port-Royal ! : Dieter Feuerbach, Lucrèce Feuerbach, Hannah Skasgård, Felice Medicis, Melissande Beaudrie, Jaina Stindell, Chloé Hillman, Némésis Harkness, Seth Shadow, Amos Hillman.

Bon jeu à vous tous ! En cas de questions, contactez Lukaz Le Guen/Qaletaqa Bluebear !
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Message posté : Mar 25 Juin 2013 - 10:44 Message
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    Les mondanités, Melissande Beaudrie aimait cela. C'était quelque chose qu'elle pratiquait depuis fort longtemps, à vrai dire. Elle avait l'impression d'être née dedans, et ce n'était d'ailleurs pas tout à fait faux, car dès sa naissance, ses parents l'avaient emmené partout où ils allaient, y compris dans certaines soirées mondaines dont les hôtes étaient suffisamment ouverts pour accepter la présence d'une enfant. Il en allait de même pour les soirées à l'Opéra. La musique, elle avait quasiment survécu grâce à elle, Melissande avait été nourri, allaité, aimé, à la musique. Référent essentiel dans la vie de ses parents, elle n'avait pas pu passer à travers et elle-même était désormais dans la même visée avec sa fille, Salomé, âgée de 7 ans.
    Mais ce soir-là, Salomé ne l'accompagnait pas. Elle avait fait un pacte avec le père de sa petite, dont elle était désormais divorcée: pas de sorties pour Salomé quand elle avait école le lendemain. Melissande avait tempêté, râlé, mais il avait fini par avoir gain de cause. Et il était vrai qu'avec les moyens financiers dont elle disposait, faire garder sa fille n'avait jamais été un problème. Melissande avait plusieurs baby-sitters et surtout une nourrice qui vivait quasiment chez eux. Bref ce n'était pas un problème pour elle que de laisser Salomé chez elle.

    La fête de la musique avait été une période extrêmement tendue pour Melissande car il y avait fort à faire à l'Opéra. Mais maintenant, cela touchait à sa fin et elle pouvait se permettre de venir assister au feu d'artifice, ce qu'elle faisait sans aucun complexe. Vêtue d'une robe couleur corail qui se mêlait joliment à sa chevelure rousse lâchée sur ses épaules sans aucun complexe, l'héritière se promenait d'une démarche vive sur les bords du lac, perchée comme à son habitude, sur des escarpins d'une grande marque française à la semelle rouge. Une petite folie sur laquelle elle avait craqué quelques jours plus tôt, en récompense d'un superbe spectacle donné à l'Opéra.

    La musique était agréable et Melissande l'appréciait. Tandis qu'elle se baladait, elle repéra un charmant jeune homme. Il fallait savoir que la demoiselle était amatrice de jeunes gens. Elle appréciait leur simplicité dans les relations. Car après deux divorces, Melissande Beaudrie n'était pas prête à remettre le couvert, loin de là. Elle avait décidé de profiter de la vie. Et c'est ce qu'elle comptait faire, une fois de plus, ce soir-là. S'approchant discrètement du jeune homme, elle lui sourit. Une première fos, puis une seconde. Il était aussi intéressant de dos, que de profil ou de face. Un bon point pour lui.

    « -Quelle belle soirée, n'est-ce-pas ? ». Et voilà, elle l'avait abordé. Sans se poser plus de questions, Melissande venait de se placer au côté de ce beau jeune homme. Elle appréciait finalement son arrangement avec son ex-mari, car avec Salomé dans les pattes, elle n'aurait pas pu s'occuper convenablement de ce morceau de choix. Mais alors que Melissande allait chercher à en savoir bien plus sur ce jeune homme, des cris se firent entendre. D'abord étonnée, la jeune mère ne mit finalement pas longtemps à voir ce qui pouvait créer tant d'émois. Une horde de créatures absolument horrifiantes semblaient encercle le lac, peu à peu, fonçant sur les différentes personnes se préparant à assister au feu d'artifice.

    « -Seigneur ! ». Le cri du cœur de Melissande en quelque sorte. Avisant autour d'elle quelques autres personnes dont une jeune blonde, elle espéra que la foule n'allait pas complètement paniquer, car les mouvements de foule étaient incroyablement dangereux. « -Il faut partir, vite! » Sa voix semblait assez paniquée tandis qu'elle cherchait par où s'enfuir. « -Vous connaissez bien le quartier ? On peut partir par où ?». Elle venait de s'adresser à une jeune femme blonde qu'elle ne connaissait pas. Mais dans ces moments-là, Melissande estimait qu'il fallait s'unir.

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Message posté : Mar 25 Juin 2013 - 13:14 Message
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Trop de pression, trop de questions, trop de nouveautés. Seth ne savait plus du tout où donner de la tête avec le retour d’Emeraude dans sa vie. Il ne voulait plus rien savoir d’autre, pourtant la curiosité guettait. A quoi ressemblait son fils ? Cette question ne le quittait plus depuis cette fameuse journée qui les avait réunit elle et lui au Circus Maximus. Aujourd’hui encore, alors que tout le monde se préparait pour la Fête de la Musique, Seth lui se préparait à combattre. Sa tête était placardée autour du Circus, on savait qu’il allait combattre, il reconnaissait même des têtes qui étaient souvent présentes dans le public lors de ses combats.  Le molosse contre lequel il allait se battre aujourd’hui, il ne l’avait jamais vu. C’était souvent comme ça. Il préférait éviter de tuer ses adversaires pendant l’entraînement, comme il avait pu le faire lors de sa rencontre avec Raphael. Les problèmes, un peu, mais pas tous les jours.

Ainsi, sa journée s’était résumée à un combat le matin et son travail de pigiste l’après midi. Bien sûr s’il voulait gagner plus d’argent il devait couvrir des sujets. C’était donc avec une motivation qui se situait six pieds sous terre et un dictaphone ainsi qu’un calepin et un stylo qu’il s’était rendu au feu d’artifice tiré sur le lac.  Pour le moment une musique enchanteresse raisonnait dans les lieux et la foule se dispersait dans tout le quartier chacun essayant de trouver son bonheur pour observer cette merveille en manière de pyrotechnie.  Seth, lui n’avait pas de préférence, mais en la mémoire des années où il passait ses fêtes de la musique et du village avec Emeraude, il préférait rester près du lac.

Imperméable à son environnement, il fut surpris de voir cette créature à la poitrine plus que protubérante lui adresser la parole. Ses yeux avaient la mauvaise manie d’être fixés sur ce point attractif qu’était la poitrine de la jeune femme. Mon Dieu il en avait jamais vu de si gros de si près … Vite pourtant, sa contemplation fut interrompue. Diantre pourquoi les bonnes choses avaient elles toujours une fin si rapide ! Des bestioles en plus… c’était la raison de la diversion ! Des sales bestioles hideuses ! D’ailleurs l’une d’elle arrivait droit sur eux et le premier réflexe de Seth fut de la choper par la queue et de l’assommer avec un vol plané avant qu’elle ne s’attaque aux deux jeunes femmes à côté. La blonde n’eut pas la chance escomptée cependant, puisqu’elle se retrouva bloquée en dessous de la bestiole, gluante, noire avec des poils sur les pattes.

« Erk et oups ! » dit il en lâchant le tout.

Seth se dirigea vers la blonde et lui tendit la main pour l’aider à sortir de là-dessous.

« Vite il y en a d’autres… »


Oh oui ! Plein d’autres même puisqu’ils étaient en train de se faire encerclés !
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Message posté : Mar 25 Juin 2013 - 14:39 Message
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Profil au miroir Luka s’observait, son ventre légèrement bombé était aisément camouflable encore, avec un peu de chance il le serait encore un mois ou un mois et demie grand max. Elle ne grossissait pas beaucoup ou du moins pas là où elle rêvait de s’arrondir. Elle caressa son ventre, heureusement que le Dr Takahashi était là pour la rassurer chaque semaine. Après avoir enfilé un soutien-gorge blanc (strictement nécessaire depuis un mois), elle enfila une robe babydoll de la même couleur, elle était parfaite, mignonne et assez ample pour qu’on ne voit rien. Elle ne sortait pas si souvent avec Die, déjà parce qu’elle travaillait beaucoup, mais aussi parce que ça coûtait cher enfin pas ce soir, ce soir le feu d’artifice serait gratuit et le dernier avait beau lui avoir laissé de mauvais souvenir, ça n’entamait pas son optimisme à s’y rendre. Ses cheveux furent laissés lisses et deux nattes simples furent faite pour dégager son visage. Elle enfila ses boucles en or blanc en forme de goutte et son pendentif saphir qu’elle glissa sous sa robe pour qu’il n’attire pas l’attention. Un peu de rouge corail sur les lèvres, de mascara et parfum violette-vanille et elle se sentit fin prête. Enfin presque elle enfila ses sandalettes en cuir et partit rejoindre son mari dans le salon qui devait être prêt depuis un moment contrairement à elle.

Comme toujours le métro fut pris pour se rendre sur place, Luka osait à peine en toucher les parois de peur d’attraper un microbe ou de de salir sa robe, mais Die ne lui fit pas de remarque il avait l’habitude. Le feu d’artifice ce soir était lancé au-dessus du lac Marshall, elle se souvenait très bien de l’endroit. Sans l’intervention de Dana, Adrian et la sienne la soirée n’aurait probablement pas eu lieu, encore récemment l’endroit était le nid d’une étrange créature. Une fois au lac Sol’ukah attrapa le bras de son mari et ils décidèrent de faire un tour avant le feu d’artifice. C’est à ce moment-là qu’ils croisèrent une vieil ami en très charmante compagnie une grande blonde qui les dépassait tous. Les traits anguleux, la chevelure épaisse et les yeux perçant elle était impressionnante.

- Felice… Le monde est petit décidément. Je m’appelle Luka, fit la jeune femme en se tournant vers Hannah.

L’hyperboréenne eut un sourire chaleureux. Mais alors qu’elle voulait poursuivre la conversation et faire plus ample connaissance son téléphone sonna, bienveillant ses interlocuteurs se turent et la laissèrent écouter son appel, la jeune femme pâlit. Ce qu’elle apprenait était horrible, rapidement elle acquiesça et raccrocha. L’air pâle et grave elle annonça ce qu’elle venait d’entendre.

- C’était l’Unison, on doit dire à tout le monde de partir. Il y’a des créatures qui arrivent, selon mes collègues rien ne semblent marcher sur eux. Il y’a une zone de quarantaine dans le…

Elle n’eut pas le temps de préciser exactement où car les créatures qu’on lui avait décrit débarquèrent, instinctivement elle eut quelque pas de recul et ses yeux s’écarquillèrent, elle n’avait jamais vu ça.

- C’est impossible, souffla-t-elle.

Ou du moins elle le croyait avant d’avoir mis le pied dans ce monde de fou.
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Message posté : Mar 25 Juin 2013 - 18:25 Message
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C’était une belle journée qui s’achevait, une journée comme Dieter aimerait en avoir plus. Luka avait congé aujourd’hui et l’avait accueilli tendrement dès son retour du travail à la Fondation Rhodes. Elle en avait profité pour jardiner leur nouvelle acquisition à Kingston, mais maintenant il était temps de se préparer : ils étaient de sortie ce soir. Ce week-end leurs concitoyens avaient fêté la musique et ils la terminaient en beauté avec un feu d’artifice sur le lac Marshall. Ils n’avaient pas pu l’apprécier à sa juste valeur l’hiver dernier dans le centre, peut-être que l’été dans la périphérie leur serait plus clément ? parce que la plus élémentaire des prudences était de mise quelle que soit l’occasion, il avait tout de même accroché son arme à la ceinture… et rangé son masque soigneusement plié dans une poche de sa chemise. Le réflexe était encore récent mais devenait nécessaire maintenant qu’il s’impliquait de plus en plus dans les affaires du Pacte.

Oubliant les complots ésotériques pour l’heure, il flânait aux bras de son épouse sur le sentier qui bordait le lac, se laissant enivrer par son parfum et les chaleurs mourantes du jour déclinant. Tout perdu dans son bonheur d’être à deux, c’est Luka qui dut lui tirer le bras pour lui faire remarquer deux silhouettes familières au loin. Eux, ici ? un bref instant de stress lui fit craindre une réunion-surprise du Pacte, mais eux aussi semblaient se contenter de prendre l’air.

« C’est Hannah, présenta-t-il la magicienne à l’Hyperboréenne après avoir salué ses associés. Une amie de herr Médicis, elle travaille au musée. Et donc voici Luka, ma femme. Vous aussi vous venez pour le feu d’artifice ? »

Il l’espérait sincèrement derrière son sourire gêné, et son regard se fit presque implorant lorsque sa belle s’éloigna prendre un coup de fil. Lui cacher des choses l’ennuyait et il n’avait aucune envie d’improviser une excuse bidon pour préserver l’anonymat des pactisants. Seulement quelque chose le démangeait, et son visage se décomposa tandis qu’il tournait lentement la tête dans une direction qui ne signifiait rien. Instinctivement sa main attrapa la manche la plus proche et d’une voix blanche il maugréa une supplique :

« Dites-moi que c’était pas prévu… vous m’auriez prévenu si c’était prévu, non ? »

Sur ces mots Luka revenait, paniquée, mais il était déjà trop tard : les monstres arrivaient sur eux. L’UNISON savait, mais l’UNISON n’était pas encore là. Même entouré des quatre personnes les plus puissantes qu’il connaissait, il se sentait bien seul, bien faible et pas spécialement en sécurité.

« Sont magiques, faites gaffe, lâcha-t-il en guise d’avertissement. Puis se retournant vers son maître : On fait quoi ? »

De son côté il était d’avis de fuir à toute jambe se carapater sous la protection de l’UNISON, mais seul il n’était pas sûr d’y arriver.
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Message posté : Mar 25 Juin 2013 - 19:21 Message
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- Inventio, dispositio, elocutio, memoria et pronuntitio. Voilà donc les cinq canons de la rhétorique. Pour Aristote il s'agissait de la mère de la pensée. Et Saint Thomas d'Aquin ...

Felice interrompit l'exposé improvisé qu'il était en train de dresser à Bruni concernant les développements de la pensée philosophique occidentale pour allègrement lécher la glace rhum raisin qu'il avait pris auprès d'un marchand ambulant. La fin d'après midi était particulièrement appréciable en cette fin du mois de juin, ce qui avait convaincu le Comte de quitter le confort de sa bibliothèque pour aller chercher Hannah à son travail et lui proposer une promenade. Il la savait toute aussi oublieuse de son temps que lui lorsqu'il s'agissait de travailler et avait tenu à ce qu'ils prennent malgré tout un peu de repos. Au moins jusqu'à ce que le feu d'artifice soit terminé, car il ne fallait pas non plus perdre trop de temps.

Ainsi donc se retrouvaient-ils dans le parc qui entourait le lac Marshall a profiter d'une simple glace tout en conversant. Enfin. Rectification. Le Comte avait remarqué dans la vitrine d'un libraire du quartier un livre présenté comme un canon de la philosophie moderne et, connaissant l'auteur, avait entrepris d'expliquer à Brunehilde pourquoi ce dernier avait tout faux dans son développement. Ainsi se perdait il dans ses propres péroraisons en oubliant totalement de profiter du moment de tranquillité et de détente qu'il avait pourtant appelé de tout ses vœux moins de deux heures auparavant. Il aperçut cependant, alors qu'il allait embrayer sur la nécessité de bien envisager la scolastique dans ses moindres ramifications, deux silhouettes extrêmement familières. Avec un sourire courtois, il se tourna vers sa comparse et lui dit :


- Mais nous reprendrons cela plus tard, regarde qui voilà ...

Saisissant le canotier qu'il portait en cette fin de journée, il attira l'attention du couple Feuerbach avec un grand sourire qui ne trahissait pas un sourde angoisse. La dernière fois qu'ils s'étaient retrouvés en même temps dans un grand événement populaire avait été mémorable, bien que peu basée sur des événements festifs. Il restait néanmoins content de les croiser, pour un peu cela serait le meilleur moyen de ne pas rester sur une mauvaise impression due aux précédents événements. D'autant plus qu'il pensait que Brunehilde apprécierait certainement Lucrèce, oui vraiment la soirée pouvait bien se passer, c'était une certitude qui commençait à naître chez le Comte.

Avalant une nouvelle partie de son cornet, il n'eut pas le temps d'être assez disponible pour entamer la conversation et surtout, les présentations. La gourmandise semblait avoir pris le pas sur les convenances dans l'esprit du Comte qui regarda tout ce petit monde se présentait avec un sourire bienveillant, avant de dire à son tour :


- Oh oui le monde est petit ma chère Luka ! Je ne vous le ...

Un appel urgent accapara son interlocutrice du moment, qui s'éloigna de deux pas pour y répondre. Felice en profita pour savourer encore sa glace, jusqu'à ce qu'il vit les traits de l'agent de l'UNISON se tendre légèrement. Les sourcils froncés, le Comte sentit qu'on lui tirait sur la manche. La remarque de Dieter concernant la possibilité que cette rencontre soit prévue ne manqua pas de l'amuser intérieurement ce à quoi il répondit, l'air faussement bougon :

- Dieter. Je suis en train de manger une glace avec un canotier sur la tête. Vous pensiez vraiment que j'avais prévu quoi que ce soit aujourd'hui ?!

C'est alors que Luka revint avec un message troublant que les faits ne firent que confirmer alors qu'une pléthore de créatures toutes plus bizarres les unes que les autres firent leur entrée dans la zone. Sous le coup de la surprise devant une telle scène, le Comte en laissa tomber sa glace qui s'écrasa mollement sur l'une de ses chaussures. Regardant ce carnage d'un air dépité, il fut coupé dans son renfrognement par les précisions de Dieter qui le ramenèrent à la réalité. Selon son acolyte les créatures qui prenaient possession de la zone irradiaient de magie, il lui demandait de plus quelle stratégie il préconisait.

Le Comte regardait l'atmosphère ambiante avec une certaine froideur analytique, des créatures dépassant l'entendement physique, avec une aura magique ... Se pouvait-il que l'alchimie soit de la partie ? Tout en énonçant son avis sur la stratégie à adopter d'un ton qu'il n'aurait pas voulu aussi catégorique, il détailla les créatures autour d'eux à la recherche de traces de modifications alchimiques :


- Bien, la priorité est de se mettre à l'abri. Ensuite même si nous ne pouvons en venir à bout, il n'en reste pas moins que nous faisons partie de cette minorité de personnes capables de les distraire assez longtemps pour que les civils puissent rejoindre le même abri ...

Alors qu'il énonçait ses directives, il remarqua qu'une sorte de bulldog faisant trois fois la taille d'un modèle original leur fonçait dessus. Frappant dans ses mains, il les apposa sur le seul en incantant :

- Muto Terram !

De la terre sous les pieds du molosse un pilier émergea, à la forme courbée, pour projeter le monstre dans le sens opposé au groupe. Manifestement il n'avait en effet rien senti de bien grave, mais néanmoins les diversions pourrait marcher, c'était maintenant une certitude. Aussi le Comte conclut-il :

- Donc on progresse groupés tous les quatre, on prévient les gens et on aide dans la mesure du possible ! Et le premier de vous trois qui rend l'âme, je ramène son esprit et je l'incarne dans un sapin odorisant pour rétroviseur !
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Message posté : Mar 25 Juin 2013 - 21:20 Message
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Jaina faisait partie de ces femmes qui, plus jeunes, dans leur années étudiantes, avaient dépensé pas mal de temps dans des soirées universitaires à faire la fête entre ses cours et expériences hasardeuses en chambre menées par curiosité. C'était le bon temps, le temps des innocences. C'était avant que sa curiosité ne prenne le dessus. L'australienne n'avait jamais pris vraiment conscience de ses responsabilités en concrétisant son projet, son ambition : Constellation. A de nombreuses reprises depuis sa cavale, elle exprimait regrets, honte, déception voir parfois du dégoût. Cependant son fardeau ne pouvait être jeté tel un mouchoir usagé : elle avait entraîné des personnes dans son projet, qui désormais partageaient avec elle ce même secret...

Là n'était cependant pas l'ordre du jour. Loin des chasseurs, des peurs quotidiennes, Jaina avait le désir de prendre un peu de temps à elle. De pouvoir jouir du luxe d'une journée qui se rapprocherait le plus d'une vie "normale", sans contraintes. La fête de la musique était une occasion en or pour sortir, seule, hors de tout lien avec le projet. L'équipe se passerait bien d'elle pour une journée ! D'autant plus qu'elle s' était depuis bien trop longtemps du plaisir de rencontrer des gens, de cotoyer la gent masculine... dans un autre contexte qu'autour d'un erlen-meyer.

La jeune australienne, bien décidée à perdre son statut de doctoresse pour cette journée mi-ensoleillée et clémente, s'était donc rendue au lac afin de profiter du feu d'artifice. Un feu d'artifice ! Elle ne parvenait plus à se souvenir précisément de quand remontait son dernier. Alors qu'elle se promenait autour de l'étendue d'eau où allaient se dérouler les festivités, elle décida de se poser, de profiter du spectacle près de l'eau.
    "Ca me rappellera un peu Sydney...", laissa-t-elle échapper.
    "Seigneur !"

L'interjection la tira de ses rêveries et elle se rendit compte que son monde venait de se transformer: des... choses étaient apparues partout, comme venues de l'outre-monde, et tentaient de tuer tout ce qui bougeait. Elle entendit de nouveau cette même voix qui incitait tout le monde a fuir alors que les créatures se rapprochaient dangereusement.
Alors qu'elle allait pour dégainer son fidèle pistolet Glock, toujours discrètement caché sur elle afin de se défendre, elle sentit un poids énorme l'accabler, la rendant impuissante à toute défense. Elle s' imaginait que cela devrait mieux finir ainsi qu'entre les mains du Red Cartel.
Heureusement et contre toute attente, la bête qui l'avait écrasée était inerte, c'est alors qu'elle entendit une nouvelle voix, d'homme cette fois-ci qui voulait l'aider. Une main apparut devant ses yeux qu'elle attrapa immédiatement. Jaina fut ainsi vite mise sur pieds, et dit en reprenant son souffle :
    "Mer...erci ! Oh !

Elle leva alors en un mouvement rapide son Glock et, remarquant qu'ils étaient encerclés, concentra le feu sur une de ces choses, espérant faire une brèche. Que nenni ! Rien n'y fut, la bête était toujours debout ! Elle se retrouva collée avec le jeune homme qui l'avait aidée ainsi qu'une femme, celle qui avait alerté Jaina. Elle dit alors :
    "En tout cas, heureuse de vous avoir rencontrés !"
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Message posté : Mar 25 Juin 2013 - 21:35 Message
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Sifflement admirateur. Chloé ne put le retenir en voyant le Star Park, et encore moins devant Aquatoria, un parc d'attractions coloré et très vivant. Elle était venue avec son père, Amos, pour qu'ils découvrent tous les deux la ville. Après tout, cela ne faisait pas très longtemps qu'ils étaient installés, suite à la visite de Liam entre autre, et bien qu'ils avaient visités la ville chacun de leur côté, il leur restait pas mal de coins de la cité à découvrir. Star City semblait regorger de surprises en tout genre, en ébullition permanente. Son sourire éternel aux lèvres, la jeune Française était accrochée au bras de son père. Elle connaissait pas mal de personnes qui auraient été gênées dans une telle situation, au crochet d'un des parents en public. Ca n'était évidemment pas son cas. Il avait toujours été là dans les moments durs, comme dans les bons d'ailleurs, si bel et bien qu'elle se sentait à l'aise en sa présence en public, à l'inverse de pas mal de personnes de son âge.

Bien qu'Aquatoria portait un nom des plus... Désagréables pour une pyromancienne comme elle -de vastes étendues d'eau à perte de vue se formaient sous ses yeux rien qu'en y pensant, une horreur !-, le parc d'attractions en lui-même se révélait des plus agréables. Evidemment, elle fonça vers le stand de barbe à papa, ne manquant pas l'occasion de faire une blague sur celle de son paternel, et en commanda une de la plus grosse taille qui soit. S'installant rapidement sur un banc pour ne pas s'en mettre partout, elle commença à arracher par poignées des morceaux volatiles roses sucrés collants.

- Allez, papa, fais pas ta mauvaise tête, manges-en un peu ! lança-t-elle à Amos entre deux bouchées.

Quand elle finit sa sucrerie, ils repartirent se balader entre les stands plus sobres et les attractions plus folles. Les cris heureux des enfants, les forains braillant, les sons des manèges en marche... Tout ceci ranimait en Chloé des souvenirs d'enfance, notamment ceux d'une foire bretonne lors de ses douze ans, alors qu'elle n'allait pas spécialement bien. Elle s'était amusée comme une folle et s'était même faite un ami génial. Un ami qu'elle n'avait malheureusement pas revu depuis, mais qu'elle s'était promise de rechercher un jour.

Perdu dans ses pensées, elle n'entendit pas le cri d'une femme, mais sentit en revanche le bras de son père se serrer autour du sien. En quelques secondes, l'atmosphère joyeuse, festive, s'était changée en un climat lourd, tendu, d'horreur. La Française n'en comprit pas la raison immédiatement, ne voyant rien à part la foule en panique partir dans tous les sens, fonçant vers l'entrée du parc et créant par la même un véritable bouchon humain. Amos et Chloé n'étaient pas coincés dedans, les vieux os du paternel ne lui permettant plus de piquer un sprint comme auparavant. Non pas qu'il était un vieux croûton incapable de se déplacer, mais autant épargner ses articulations tant que la menace ne se manifestait pas, surtout que les Hillman avaient de quoi répondre au danger.

Sauf qu'ils prirent une claque, particulièrement la jeune femme, quand ils virent qui étaient les ennemis. Des créatures difformes sorties tout droit des pires cauchemars, toutes étrangement singulières. Terrifiée, Chloé ne réagit pas, pensant halluciner, terrifiée, le souffle coupé. L'une des bêtes les remarqua, assez isolés quand on comparait à l'attroupement humain à l'entrée du parc d'attractions qui mettrait quelques minutes à se disperser véritablement. L'atrocité leur fonça dessus, la gueule grande ouverte, dévoilant trois rangées de dents -sans rire, autant de dents, à quoi ça pouvait servir ?-, levant ses pattes aux griffes démesurées. Elle percuta un mur invisible qui sembla la sonner, mine de rien, mais elle se remit sur pied rapidement.

Toujours sous le choc, tremblant de tout son être, c'est à peine si la pyromancienne entendit son père lui parler -ou peut-être même beugler ?- dessus, complètement dans les vaps à cause de la vision d'horreur qu'elle venait d'avoir. A la limite de l'évanouissement, son coeur battant à tout rompre, elle sentit quelque chose s'insinuer dans son esprit comateux. Elle ne mit pas longtemps à reconnaître son père, qui lui balança une sorte d'électrochoc. En tout cas, son corps le ressentit ainsi. Pour elle, ça ressemblait plus à une énorme claque pour lui faire reprendre ses esprits.

Toujours fut-il que cela la réveilla. Bien que toujours terrorisée, la jeune Française reprenait ses esprits, commençant à réfléchir à toute vitesse. Le monstre qui avait tenté de les assaillir quelques secondes auparavant semblait s'être remis du choc contre le bouclier mental d'Amos, et voulait visiblement retenter le coup. Instinctivement, Chloé se mit en position de combat et invoqua un de ses sorts, tirant sa puissance des flux magiques la reliant à la Dimension Fuzonique.

- J'invoque à moi les puissantes Flammes Fuzoniques !

Un déluge de flammes s'abattit sur la créature qui eut un mouvement de recul, puis qui traversa le feu sans broncher, bien que ses poils s'enflammèrent. Désemparée, elle ne comprit pas ce qui était en train de se passer. Qu'est-ce qui pouvait bien résister à un tel sort ? La créature sauta, cette fois-ci semblant ignorer le bouclier mental, ou trouvant une faille dedans, en tout cas, elle fonça en direction du père et de la fille qui sautèrent pour esquiver l'immonde tas de poils en feu. Amos commença à déballer un plan à sa fille, préconisant une fuite pour s'éloigner le plus vite possible du danger. Au même moment, Chloé pouvait entendre les cris des enfants apeurés, des femmes terrorisées quelques mètres plus loin, au bouchon humain, dont les créatures s'approchaient. Et sans même réfléchir, elle interrompit son père :

- Papa ! Tu les entends comme moi ! Si j'ai appris à maitriser les flammes, c'est pour aider les gens dans de telles situations, comme le faisait maman avec ses talents ! Je ne fuirai pas, du moins, pas tant qu'autant de monde sera menacé ! On doit les aider !

Et sur ce discours digne du pire héros de tous les temps, elle fonça jusqu'à l'attroupement, préparant l'incantation de la Couverture d'Héphaïstos pour se faire non seulement une protection mineure, mais aussi une sorte de camouflage qui empêcherait que quiconque reconnaisse ses traits. Elle avait déjà fait l'erreur de dévoiler ses pouvoirs à visage découvert, et cela ne devait plus jamais arriver. C'était à son père de voir à présent. L'avoir à ses côtés ne la rendrait que plus forte.
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Message posté : Mer 26 Juin 2013 - 16:26 Message
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La foule, voilà bien une chose qui était à la fois rassurante et, de façon assez paradoxale, plutôt inquiétyante. Rassurante, car dans une foule on était plus quelqu’un mais simplement une entité parmi une multitude d’autres, un être sans visage, ni nom. Un inconnu, au milieu d’autres inconnus… Et inquiétante car, dans cette même foule, cette absence d’identité propre faisait que n’importe qui pouvait y disparaître, sans que quiconque ne s’en aperçoive. Etre une ombre n’avait pas que des avantages en réalité, surtout dans une ville aussi gigantesque que Star city dont la réputation était certainement aussi écrasante que le poids des évènements s’y étant précédemment passé.

Mais pour Némésis toutefois, tout ceci n’était que des mots. N’étant pas native de cette ville, ni de ses environs, elle ne connaissait l’histoire de cette cité que par l’intermédiaire des articles de presse ou bien encore par les livres d’histoires de tous poils. Pour l’adolescente, l’incognito offert par une foule était plutôt un bienfait en réalité, Cela lui permettait d’agir en toute discrétion, selon le vieil adage qui disait que le meilleur moyen de protéger un secret était de l’afficher aux yeux de tous… En l’occurrence, tromper les gens était fondamentalement plus facile au milieu d’une foule compacte, que au milieu d’une foule éparse ou chacun pouvait voir ce que faisait l’autre.

En cette soirée, l’adolecente avait décidé de suivre le mouvement populaire en se joignant aux festivités organisé afin de fêter elle ne savait trop quoi en réalité. Il s’agissait d’une fête de la musique, ou quelque chose dans le genre lui avait-il semblé. Mais en réalité, peu lui importait la raison de ces festivités. Outre le faits que cela lui permettait de se fournir en choses diverses et variées auprès des gens, à l’insu de leur propre gré, Némésis aimait bien les fêtes. C’était pour elle l’occasion de se laisser emporter par la ferveur populaire et de se sentir finalement comme tous le monde l’espace de quelques heures.

Elle en savait pas vraiment si elle était présente toute l’année ou pas, mais une fête foraine avait été mise en place afin de fêter l’événement. L’ambiance joyeuse et la foule insouciante lui faisait remonter à la surface des souvenirs de son enfance qui, aujourd’hui, lui paraissait n’être plus qu’un lointain souvenir perdu dans les cruelles méandres du temps. Il y avait aussi cette atmosphère, curieux mélange improbable de cris, de rires, de sons provenant des attractions disséminés un peu partout, se fondant presque naturellement dans les saveurs de glaces, de barbe à papa, de frites et autres friandises sans lesquelles une fête foraine ne pouvait décemment pas prétendre au titre de fête foraine.

Les lieux eux-même étaient propice à la féerie de l’évènement : le bord de mer, l’océan qui bordait l’horizon tel un tableau de maître, l’air marin qui avait curieusement comme un parfum légèrement différent de d’habitude… Mais plus que toute autre chose, ce qui avait incité Némésis à se joindre à la liesse populaire c’était la promesse d’un merveilleux feu d’artifice. D’après ce qu’elle avait pu en entendre dire ici et là, ceux organisés par la ville étaient plutôt spectaculaire. Elle espérait qu’ils auraient la bonne idée de le faire partir du large, afin que les éclats de lumières puissent se refléter sur la surface ondulante de l’océan pareillement à un miroir de dimension titanesque. Les feux d’artifices avaient une sorte de pouvoir magique, ils captivaient les gens, quelque soit leur nature et ils faisaient tout oublier en faisant, dans le même temps, ressortir une part d’innocence rêveuse que nul ne perdait jamais définitivement en dépit de ce que les gens pouvaient penser.

Mais pour le moment, son sac à dos contenant toutes ses maigres possessions sur ses épaules, l’adolescentes flânait distraitement ici et là à travers une foule compacte qui l’ignorait, pour son plus grand plaisir, totalement. Essayer les différents manèges la tentait énormément, mais malheureusement ses ressources financières plus que limités lui en interdisait définitivement l’accès. Alors, elle se contenta de se rabattre sur quelques gourmandises sucrés et savoureuse au palais, plutôt qu’au sens. C’est donc une glace au chocolat et la la vanilleà la main, que Némésis fendait tranquillement la foule des passants et déambulait dans une insouciance qui ne pouvait cependant pas se départir d’une soupçon de prudence vis-à-vis des badauds qui croisaient sa route. C’était une habitude inconsciente, presque un réflexe devenu malheureusement trop naturel chez l’adolescente en fuite perpétuelle.

La soirée avançait, doucement mais sûrement, les gens s’amusaient en oubliant presque toute prudence et tout en s’amusant elle-même, à sa manière ? Némésis ne ratait pas la moindre occasion de ‘’remplir ses placards’’, pourrait-on dire avec une certaine forme d’élégance, certes toute relative. Mais à un certain moment, la foule s’agita plus que de raison. Au lieu d’avancer paisiblement, elle commença à faire comme un demi tour qui tendait curieusement à se disperser dans toutes les directions et des cris , non plus de joie mais de peur ou de panique cette fois-ci, commencèrent à s’élever d’un peu partout. Le mouvement alla en s’accélérant de seconde en seconde, lorsque soudain Némésis cru apercevoir, non loin de sa position, quelques flammes s’élever dans les airs.

Devant l’afflux de la foule qui la bousculait littéralement et sans le moindre ménagement, l’adolescente imagina tout d’abord qu’il y avait un début d’incendie quelque part et que c’était cela que les gens fuyaient avec tant d’empressement. Mais très vite, elle réalisa son erreur lorsqu’elle vit apparaître des espèce de choses indéfinissables qui s’attaquaient à la foule. Tout d’abord surprise, l’adolescente n’en cru pas ses yeux et demeura comme paralysée sur place durant quelques instants, tout en se demandant intérieurement ce que ces choses pouvaient bien être : était-ce des animaux sauvages qui s’étaient échappés d’un zoo ? Plus ces créatures se rapprochaient d’elle et plus Némésis réalisait que ces créatures ne ressemblaient à rien de ce qu’elle connaissait.

Lorsque enfin elle compris et admit le fait que ces choses étaient des sortes de monstres qui s’attaquaient au gens, l’adolescente commença à ressentir un profond sentiment de peur naître en elle. Des questions fusèrent dans son esprit troublé : c’était quoi ça ? d’ou cela venait ? Pourquoi ils attaquaient les gens ? Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Pourquoi elle avait décidé de venir faire un tour ici pour voir le feu d’artifice, au lieu de rester bien tranquillement dans son entrepôt abandonné à se distraire comme elle le pouvait ? C’était… Des monstres ?

Perdue dans sa stupéfaction, Némésis ne réalisa le danger réel de la situation qu’au moment ou les créatures en question arrivèrent dans son champ de vision et que certaines d’entres elles agressèrent mortellement des gens à grand renforts de griffes et de crocs qu’ils avaient visiblement très acérés. Toutefois, ce ne fut que lorsque l’une de ces créatures venu d’elle ne savait ou se planta littéralement devant elle, que l’adolescente trouva le courage de réagir afin de, elle le savait inconsciemment, sauver sa peau. Dans un pur réflexe totalement irréfléchi, Némésis lui jeta, dans un geste aussi stupide que vain, sa glace en plein visage avant de reprendre pleinement conscience et de tourner les talons afin de prendre à son tour la fuite avec un profond sentiment de panique dans le cœur.

Imitant la plupart des gens, l’adolescente tenta de jouer des coudes afin de passer devant les plus lents, les plus paniqués qui couraient dans tous les sens sans réellement réfléchir. Mais à cause de sa taille et son manque de force évidente, elle se fit assez rapidement repoussé par les adultes tout autour d’elle, bien plus forts qu’elle ne l’était. Elle tenta de lutter vaillamment, mais non seulement elle se faisait de plus en plus écraser par les gens à la fois terrifiés et paniqués, mais en plus les créatures inconnues se révélaient foncièrement plus rapide, plus aglie, plus… Tout en fait.

Comprenant qu’elle allait sûrement finir par y rester si jamais elle continuait à vouloir aller dans la même direction que tous le monde, Némésis décida alors de changer de plan et de tenter de bifurquer sur le côté plutôt que de continuer sur la même voie car, bien que paniqué elle-même, l’adolescente réalisa tout de même que si elle s’écartait des gens qui fuyaient en masse, tel une troupeau affolé, alors elle pourrait s’en sortir. Elle se disait en effet que ces créatures, très clairement habités par de bien sinistres envies, préfèreraient certainement se concentrer sur des proies rassemblés en une masse compacte, plutôt que sur celles éparpillées un peu partout. C’était cruel, mais en fin de compte assez logique : des proies rassemblé en un seul endroit étaient plus facile à tuer, qu’une proie isolée.

De plus, l’adolescente pensait qu’il lui serait plus simple d’avancer en longeant les côtés, qui offraient plus de voie pour fuir avec les ruelles adjacentes à l’océan. Némésis n’allait tout de même pas se faire dévorer par un monstre surgit de nul part, alors qu’elle n’habitait même pas dans cette fichu ville, égoïstement elle préférait que ce soit les autres plutôt qu’elle… Elle ne connaissait personne ici après tout, alors pourquoi ‘inquièterait-elle du sort des autres ? Son propre sort, nul ne s’en soucierait mis à part elle-même.

Et surtout, ils étaient où ces fameux héros supposés défendre la ville et ses habitants ?
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Message posté : Mer 26 Juin 2013 - 18:16 Message
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    Lorsqu’elle avait les yeux, en sortant de son travail après une longue et dure journée de labeur, c’était les yeux rieurs de Felice qui avaient croisé son regard, où teintait une lueur agréable de surprise. Le Comte avait décidé, dans un élan pour le moins bucolique, de venir la chercher et de l’emmener goûter la quiétude du lac Marshall, sur lequel un feu d’artifice allait être lancé, à la saveur subtil de rhum-raisins. Les lèvres dans la crème glacée parsemée de fruits secs, Hannah tendait une oreille attentive à Felice, qui se plaisait à discourir sur les rhétoriques, passablement alambiquées, d’un auteur qu’elle ne connaissait pas, mais dont la logique irritait assez son ami pour qu’elle-même commence à lui trouver l’esprit faux et superficiel. Au fond, le débat – Si l’on pouvait appeler ainsi, Felice qui paraphait et elle qui l’écoutait – ne l’intéressait que peu, et elle aurait eu peine à y prendre part car, parfois, l’illogisme humain la dépassait ; Il était la question de l’existence divine, et pour elle le sujet était vain. Elle existait, donc il avait tort. Mais là n’était pas l’intérêt de cet après-midi, là ne serait pas non plus l’intérêt du début de soirée. Ils avaient enfin l’occasion de s’évader un peu l’esprit, et ce n’était pas pour leur faire du mal. Peu importait où ils étaient, et ce qu’ils faisaient, du moment que c’était ailleurs et autre chose.

    Hannah s’apprêtait à faire la remarque, parfaitement incongrue, que les reflets du lac lui faisaient étrangement penser à l’éclat polychrome du Bifröst quand il s’exclama qu’ils allaient devoir reporter leur conversation,  son monologue, à plus tard. En effet, au détour d’une route de terre, la silhouette de Dieter Feuerbach se dessina sur l’éclat de l’eau, de même qu’à ses côtés, celle qu’elle supposait être sa charmante épouse, divaguait, les yeux perdus dans l’immensité du lac. Elle se présenta à elle, Luka, mais avant qu’Hannah n’ait le plaisir d’en faire de même, la femme avait décroché son téléphone et s’était éloignée pour y déblatérer précipitamment. Lorsqu’elle revint, son visage était composé d’un masque d’horreur qui lui fit froid dans le dos. Et ce qu’elle leur annonça n’en devint que plus atroce. Des créatures. L’UNISON. Une zone de quarantaine. Hannah tourna son regard vers le Comte, dans l’espoir d’un peu de réconfort, mais il semblait tout aussi désemparé qu’elle. Des créatures de cauchemars, magiques, avaient envahis la zone de Port-Royal, et pouvaient surgir à tout instant. Ils ne pouvaient rien contre elles et, illusion de son esprit ou non, il semblait que des cris d’horreur commencent à retentir dans la baie. À la légitime question de Dieter, le regard d’Hannah, dans lequel le calme avait refait surface, se tourna vers son ami et lui-même décréta que la priorité des priorités était de se mettre à l’abri, eux et les civils qu’ils rencontreraient en chemin. À cet instant-même, une créature – énorme – s’était mise à foncer sur eux, et le Comte la contra en transmutant la terre en pilier à même de l’envoyer à terre. Quelques instants, tout du moins. Comme si elle n’avait rien senti de la douleur, la créature avait tourné son regard torve vers eux, tout prêt d’encaisser une nouvelle attaque, et avait repris sa course dans leur direction avant de brusquement se détourner et quitter leur champ de vision. Tant mieux ? Pas sûr.


    « On aura pas le temps d’aller chercher les civils, souffla-t-elle gravement. L’idée ne lui plaisait pas, pas du tout, mais avaient-ils seulement le choix ? Bien entendu, il n’était pas question de cracher aux visages des gens qu’ils rencontreraient, s’ils avaient besoin d’aide. Mais loin d’elle l’idée de crapahuter au travers d’une zone remplie de ses créatures-là. On devra sauver ceux qui sont sur notre chemin et rejoindre les périmètres de sécurité au plus vite. Leur prêter main forte s’ils ont besoin. » En toute logique, si c’était le lac et ses pourtours qui avaient été mis en quarantaine, ils devraient retourner vers la ville pour se sortir du collet dans lequel ils s’étaient empêtrés bien malgré eux. Au moment-même où Hannah finissait sa lèvre, alors que la dernière syllabe du dernier mot franchissait ses lèvres, une nuée de créatures noircit la bordure droit du lac. De la taille d’un gros chien, semblable à des tatous mauves et ailés, les créatures se tenaient sur deux pattes et étaient dotées de griffes rétractiles avant, ainsi que d’une gueule constellée de crocs acérés. Deux mandibules prenaient naissance sur leur dos-carapaces et se tendaient vers l’avant comme des antennes pourvues de pointes osseuses. Elles étaient innombrables, et elles venaient droit vers eux.
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Message posté : Mer 26 Juin 2013 - 23:12 Message
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Cela ne faisait qu'une poignée de jours qu'Amos et sa fille étaient arrivés à Star City, et déjà, une foule d’événements dans toute la ville se préparaient ou étaient en cours. C'était décidément une ville très active, à contrario de l'ancien domicile de la famille, Reims, qui n'était pas tout à fait très active, mis à part lorsqu'une jeune fille se mettait en tête d'incendier tout un quartier ... Si cette activité grouillante n'était pas forcément du goût d'Amos, il convenait parfaitement à sa fille, et ce qui faisait son bonheur faisait celui de son père.

La petite famille était donc partie à la découverte de la foire qui s'était rassemblée au Star Park pour continuer par une visite au parc d'Aquatoria. Tout ici évoquait la démesure et le raffinement. Pas de tags, ni de poubelles renversées qui étaient pourtant monnaie courante, hélas, dans la plupart des autres villes. Au contraire, dans tout les quartiers visités par Amos, et plus encore dans des endroits public comme ceux-ci, tout était parfaitement ordonné, propre, et presque trop parfait. Pourtant, bientôt, à n'en pas douter, Amos aurait l'occasion de se plonger dans la fange de Star City, et la vie sera sans doute moins rose que présentement.

Mais l'heure n'était pas à l'anticipation, mais bien à la découverte. Ainsi, Amos déambulait dans les allées du parc, sa fille accrochée à son bras, elle tout sourire et des étoiles dans les yeux, lui relativement inexpressif, comme à son habitude, mais malgré tout heureux. Après un petit passage chez un marchand de barbe-à-papa, et quelques plaisanteries liés, la promenade reprit normalement.

Soudain, tout bascula. Amos entendit des cris, au lointain, cris que Chloé n'entendait visiblement pas. Son père projeta alors son esprit dans celui d'une personne, plus proche de la source du bruit qu'il ne l'était, et un sentiment l'emporta : la peur. Instantanément, il se retira de l'esprit, et, de retour dans son corps, serra le bras de sa fille pour attirer son attention, et se mit à l'entraîner à l'opposer du danger, bien qu'il n'ai pas encore aperçu sa nature.

C'est alors qu'il les vit. Des créatures informes, sans aucune logique, comme nées d'un cerveau malade. Cela lui rappelait étrangement ses années au Mossad. Plus d'une fois, il avait dû avoir recours à la torture psychologique, et avait dû effrayer ses victimes grâce à des illusions, créées à partir de leurs propres esprits, de leurs propres peurs. C'est à cela que ressemblaient ces créatures. Aucune n'était semblable à sa voisine, et chacune d'entre elles qui apparaissait semblait plus effrayante que son prédécesseur.

Alors que la chose la plus logique à faire était de courir, loin de ces menaces, Chloé restait désespérément immobile. Malgré l'insistance de son père, et la force déployée sur son bras pour la faire bouger, la jeune femme restait sur place, les yeux rivés sur ces créatures d'horreur et le traitements qu'elles réservaient aux retardataires. Soudain, il ne fut plus utile de courir : une des choses les avait repérés, et courrait droit vers leur position. Amos n'eut que le temps de se placer devant sa fille et de lancer une barrière mentale, qui stoppa, par miracle, la créature. Mais la barrière physique était bien trop éreintante pour le vieil homme, et il dû reprendre son souffle.

Malgré l'assaut avorté du monstre, Chloé ne bougeait toujours pas. Amos se mit alors à hurler, cherchant à l'agiter.

    - On bouge ! Vite !

Hélas, la jeune femme restait toujours à terre, prostrée. Il n'y eu alors plus qu'une seule solution pour Amos. Il s'introduisit dans son esprit, juste assez longtemps pour y insuffler le plus ancien et le plus primaire des sentiments : le danger. L’instinct de sa fille prit le dessus sur tout les autres sentiments. Elle devait bouger, et vite. Un électrochoc semblât parcourir son corps, et, enfin, elle put se lever.

Consciente à présent que la créature allait repasser à l'attaque bien vite, Chloé se mit à déchaîner sa magie. Voyant qu'elle débutait son incantation, Amos lui vint en aide, en tentant de contrôler la chose visée. Hélas, il n'y parvint pas, et pas à cause de la trop grande puissance de la cible. En réalité, c'est comme si ... elle n'existait pas. Il n'arrivait à sentir aucun esprit, même faible, devant lui. Chloé n'eut pas plus de résultats. Alors que la créature aurait dû être réduite en cendre par la puissance magique de sa fille, elle ne semblait même pas affectée. Le père et le fille n'eurent la vie sauve que grâce à leurs réflexes qui leurs commandèrent de sauter sur le côté pour esquiver une nouvelle charge. La bête, en ratant ses deux cibles, était tombée dans un groupe compact de gens, ce qui laissait quelques secondes de répit.

Amos s'approcha donc de sa fille, et, rapidement, lui exposa son plan : il s'agissait de s'abriter au sein de la foule, les influençant pour qu'ils les protègent. Hélas, la jeune femme ne l'entendait pas de cette oreille. Sans même écouter son père, elle se lança dans un petit discours pseudo héroïque avant de se ruer au "secours" d'une bande de femmes et d'enfants.

Amos lâcha un petit "Et merde ..." avant de se ruer à la suite de sa protégée. De la même manière qu'avec sa fille, il pénétra l'esprit du petit groupe, tout juste assez pour leur insuffler une peur panique. La majorité du petit groupe commença alors à fuir comme s'ils avaient le Diable lui-même au trousse. Il ne restait qu'une poignée de personne, bien plus facile à raisonner que la masse préalablement présente. Il se mit donc à hurler à la cantonade.

    - Venez avec nous et fuyez si vous voulez vivre !

N'attendant pas de voir si les personnes restantes répondaient à son appel, Amos recommença directement à scruter la foule. Il aperçut alors quatre personnes, qui semblaient être en difficulté pour se déplacer, l'un d'entre eux étant en fauteuil roulant. Convaincu que, de toute manière, ils ne pourraient s'échapper, Amos pénétra leurs esprits.

    *Ces créatures ne sont pas vos ennemies. Au contraire, elles sont là pour vous apporter paix et bonheur. Courez les rejoindre.*

Le groupe devait être facilement influençable car, dès qu'Amos se fut ôté de leurs pensées, les quatre se mirent en mouvement pour rejoindre la masse de créatures, qui mettraient sans doute plusieurs précieuses secondes à s'occuper d'eux. Amos espérait de tout son cœur que Chloé n'avait pas vu ce qui venait de se passer, ou que, le cas échéant, elle n'avait pas compris le rôle de son père.

Mais tout ces tours et manipulations mentales, trop nombreuses et rapprochées, avaient affaiblis Amos, et nul doute que recommencer dans l'immédiat serait bien plus ardu. Il prit donc sa fille par le bras et commença à courir. Toujours attentif, même dans la fuite, il vit une toute jeune fille brune, d'une quinzaine d'années peut-être, courir seule. Elle avait eu la présence d'esprit de s'éloigner de la foule, pour ne pas être gênée. Mais cette solution était à double tranchant : si un monstre la repérait, elle était à coup sûr perdue. Ses parents étaient peut-être morts, elle était seule et terrifiée ... Tout cela faisait écho dans la tête d'Amos, lui rappelant sa propre fille, perturbée par la mort de sa mère, et plongée dans son mutisme. Une pensée folle lui traversa alors l'esprit, et il cria, en espérant que l'adolescente l'entendrait :

    - Gamine ! Reviens, ou tu mourra seule ! Rejoins-nous si tu veux survivre !

Tout cela n'était peut-être pas très logique, mais après tout, qui a dit que l'humain était logique ?
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Message posté : Jeu 27 Juin 2013 - 0:16 Message
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Pourquoi fallait-il que ses sorties avec Dieter et Felice virent toujours au drame ? Comment pouvait-on vivre avec une tel charge d’emmerde, qu’au travail elle aille botter le cul au méchant ça passait encore, mais durant ses jours de repos… Ca devenait insupportable. Luka eut un bref rire qui ne s’entendit pas du tout dans les cris, puis elle vit son premier mort de la soirée et son rire nerveux se stoppa immédiatement. Felice lui donnait ses premiers ordres, Luka n’était pas douée pour donner des ordres, elle était plus douée pour les missions solitaires, quand elle était avec quelqu’un ça virait toujours au drame, elle craignait pour sa fragilité et paniquait.  Alors sans hésiter elle l’écouta. « Will je vais avoir besoin de toi fais un barrage et préviens les gens que tu croises de courir vers le sud le plus vite qu’ils pourront.». Will apparut à ses côtés, ce n’était pas le temps de faire les présentations. Un monstre s’écrabouilla contre le bouclier de vent qu’il venait juste d’ériger. Au moins ça marchait…

- Je m’occupe de l’autre côté Will… D’accord avec Hannah, hurla-t-elle brève espérant être entendue dans cette cohue. Felice pouvez-vous gérer le nord ? On fonce au sud c’est là-bas que se trouve l’Unison, expliqua-t-elle rapidement avant d’attraper Die par la manche. Cours et préviens le plus de monde possible tu peux faire ça mon cœur ?

Oui elle tentait de l’éloigner de le mettre en sécurité, de le protéger du mieux qu’elle pouvait. Luka pensait à peine à elle-même, c’était beaucoup plus important pour elle de protéger son conjoint. Jamais elle n’avait vu son conjoint en action, pour elle oui malheureusement il n’était qu’un petit être fragile. Felice lui elle savait qu’il avait de gros pouvoir, il pouvait guérir et envoyer des oiseaux de feu, mais Die il vivait dans les ombres, il détectait la magie, mais autrement son corps était si faible mis à part son pouvoir de dérober les vies il n’avait rien d’offensif. Luka n’était pas certaine que ça marche. Elle força Die à avancer tandis que sa main gauche se tendait pour aider ses lames de vent, ils devaient aller vite, elle ne tiendrait pas longtemps comme ça, ce n’était pas trop fatiguant en arme, mais en bouclier ça demandait une attention continue. Un moment elle manqua de trébucher mais Will la rattrapa. Derrière elle entendait des cris qui lui déchiraient l’âme, c’était monstrueux.  Des larmes couleurs sur ses joues satinés et rougies sous l’effort. Soudain un monstre surgit devant elle, il devait avoir détourné le bouclier, Die disparut et elle de toute ses forces elle envoya un coup de poing dans ce qui semblait être le ventre de la bête. Die était apparu derrière le monstre mais le coup de poing de Luka avait complètement échoué. Luka avait même mal à son poing, pourvu qu'elle ne se soit rien cassé.

Lancé de dé 1

Réussite : Ça marche.
Echec : Le monstre est plus costaud qu’elle et continu de bloquer le passage.
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Message posté : Jeu 27 Juin 2013 - 0:16 Message
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Le Hasard

ϟ Sexe : Masculin
ϟ Arrivée à Star City : 07/04/2012
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ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
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Le membre 'Lucrèce Feuerbach' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard

'Jugement du Hasard' :
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Message posté : Jeu 27 Juin 2013 - 0:36 Message
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Un cauchemar. C'était ça. Un affreux, terrible cauchemar. Du genre qui vous réveille avec des sueurs froides en poussant un petit cri et en vous faisant tomber du lit. Du genre qui arrive à vous mettre mal à l'aise quand vous êtes dans le noir. Du genre à réveiller vos terreurs les plus enfouies. La pyromancienne était en pleine phase de déni, refusant l'atroce vérité qui se déroulait sous ses yeux. Non, ça ne pouvait pas arriver. Pas à elle. Ce genre de choses, ça n'arrive qu'aux autres. Ca ne peut pas m'arriver. Pas à moi. C'était ce déni qui avait bloqué Chloé quelques minutes plus tôt, et c'était ce même déni qui risquait de la tétaniser de nouveau si elle ne se maitrisait pas.

Alors qu'elle était sur le point de débuter l'incantation de son sort, son père arriva, visiblement concentré. Dans le même temps, l'attroupement dans son dos sembla enfin se coordonner, les gens arrêtant de se bousculer et évacuant bien sagement en rangs presque ordonnés. La Française remercia intérieurement les pouvoirs de télépathe de son père, ce qui lui permettrait de conserver pas mal d'énergie qu'elle utiliserait pour leur fuite plutôt que pour la défense de ces personnes terrorisées. Amos beugla des consignes aux personnes alentour, qui n'avaient pas été atteintes par son esprit. Il devait visiblement tenter de conserver ses forces.

Elle pensait que tout allait globalement rouler pour la foule qui l'entourait. C'est alors que son regard, qui faisait un tour d'horizon pour tenter de trouver une échappatoire à cet enfer, tomba sur un groupe de quatre personnes, une handicapée. Visiblement, ça n'allait pas pour eux. C'est alors qu'ils se retournèrent et foncèrent vers les créatures. La scène était tellement hallucinante, tellement vide de tout sens, qu'elle ne put qu'écarquiller les yeux. Impossible de décrocher la moindre syllabe, de prendre une simple bouffée d'air devant ce spectacle. Elle resta ainsi, jusqu'au moment où l'une des bêtes percuta violemment le siège, emportant sa victime derrière un stand, laissant une trainée de sang et d'affreux craquements comme souvenir de cette personne.

Elle eut comme un déclic. Elle aussi allait mourir, des crocs perçant sa peau mate et des griffes déchirant son corps. C'était la fin, sa fin. Un cri d'horreur monta dans sa gorge, sans sortir. Amos prit sa fille par le bras, courant à toutes jambes, interpellant une autre jeune fille qui était seule. A présent, Chloé ne se souciait plus des autres, elle courrait pour sa vie. Pour la première fois de sa vie, elle ressentait la panique à l'état pur, elle faisait face à son instinct de survie le plus primaire, et inutile de préciser qu'elle ne pouvait y résister. Elle ne fit même pas attention si la fille interpellée était venue les rejoindre dans leur course effrénée. Elle voulait juste partir d'ici, aller loin, très loin de cette menace. Au moment où ils allaient rejoindre un groupe de fuillards, une demi-douzaine de créatures, toutes différentes, mais toutes aussi affreuses sembla vouloir venir faire un casse-croûte d'humains. Chloé s'entendit dire, comme dans un songe lointain :

- Retiens-les, Papa, je vais tenter de les assommer.

Les Flammes Fuzoniques n'avaient pas marché ? Qu'à cela ne tienne, la pyromancienne disposait d'un sort offensif d'une toute autre catégorie, bien plus puissant. Le temps sembla ralentir autour d'elle, la course devenir moins rapide, alors qu'elle captait les flux magiques interplanaires. Brisant le rythme saccadé de sa course paniquée, elle se concentra profondément, débutant son incantation en latin :

- La Clé des Enfers dans la main droite, j'ouvre la voie vers la Vallée de Hinnom. Paresseusement, je flâne devant Baphomet. Têtue, je me confronte à Azazel. Goulûment, je festoie avec Méphistophélès. Langoureusement, je ne fais qu'un avec Asmodée.

La main droite de la jeune femme commença à chauffer alors que des flammes noires commençaient à danser entre ses doigts. Elle se libéra de l'emprise du bras de son père, toujours très concentrée, ses jambes continuant à piquer un sprint.

- Egoïstement, je vole Mammon. Furieusement, je combats Moloch. Jalousement, j'envie Bélial. Le royaume de Lucifer s'ouvre à moi.

La main gauche de la pryomancienne commença elle aussi à être encerclée de flammes sombres, plus voraces encore que celles du Plan Matériel Primaire.

- De la main gauche, j'implore l'Ange Déchu de me prêter sa force.

Elle joignit ses mains, constatant que les créatures n'étaient pas trop proches de la foule. Certes, elle invoquait son sort le plus puissant dans l'intention claire de tuer, mais elle ne voulait pas toucher des innocents. Elle avait encore une petite marge de manoeuvre, probablement grâce à l'aide d'un tiers.

- Que de mes deux mains surgissent les flammes de la Géhenne !

Elle sépara ses mains, une sphère incandescente noire entre les deux. Toute la puissance accumulée durant l'incantation était chargée dedans. Elle devait la balancer maintenant. Non pas qu'elle ne pouvait la stabiliser. Mais les créatures approchaient dangereusement. L'inconvénient de ce sort est qu'il nécessite un soutien pour retenir l'ennemi, son invocation étant bien trop longue pour être utilisée en duel. Visiblement, son père -ou quelqu'un d'autre- avait réussi à tenir les créatures éloignées de la foule, qu'ils avaient presque rejoint entretemps.

Mais, trêve de paroles, Chloé envoya la boule de feu noire dans la direction du groupe des immondes bêtes. Une explosion effroyable les envoya voler dans la direction opposée à leurs proies. La jeune Française sentit sa tête tourner. Ce sort bouffait décidément beaucoup trop d'énergie. Au moins, avait-elle réussi à protéger et rejoindre plusieurs autres personnes. Un autre point positif était qu'elle semblait avoir repris plus ou moins ses esprits, bien qu'elle avait toujours une boule à la gorge. Le souffle court, elle décida donc de courir, sans plus utiliser sa magie -ce qui serait dangereux de toute manière-, repassant son bras sous celui de son père. Son regard ne put s'empêcher de vérifier l'état des atrocités qui avaient pris le sort de plein fouet. Elles étaient en un seul morceau, et, malgré les flammes noires qui semblaient danser sur leurs corps velus, recommencèrent à bouger. Comment était-ce possible ? Comment avaient-elles pu résister à un sort d'une telle puissance ?
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Message posté : Jeu 27 Juin 2013 - 13:12 Message
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    Jamais la jeune femme n'aurait imaginé qu'elle allait se retrouver confronter à une pareille situation en venant à ce feu d'artifice. Elle pensait plutôt se balader, écouter de la bonne musique, danser peut-être, si elle se laissait entraîner vers un bar ou une discothèque. Même à 39 ans, Melissande continuait d'apprécier ce genre de divertissement de temps à autre et cela même si elle trouvait la musique bien souvent ridicule. Remuer son corps -voluptueux- sur un rythme chaloupé, cela ne pouvait que lui plaire. Quand on connaissait la jeune femme, rien n'était moins surprenant que le plaisir qu'elle prenait à danser. D'ailleurs, enfant, elle avait un instant hésité entre la musique et la danse mais c'était finalement la première qui avait été la plus forte. Finalement, l'une comme l'autre avaient le pouvoir de lui tourner la tête et c'était bien suffisant à la jeune rouquine.

    Mais l'arrivée de ces créatures qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam allait l'empêcher de mener son projet à bien. Néanmoins, ce n'était pas du tout ce à quoi elle pensait en cet instant. Melissande se demandait surtout comment elle allait sauver sa peau. Elle était désormais accompagnée d'une blonde et d'un brun -le parfait trio capillaire ne peut-elle s'empêcher de noter. Un léger cri lui échappa quand elle vit la jeune femme sous un monstre noir. Elle laissa le jeune homme aider cette femme qu'elle ne connaissait pas non plus et soupira de soulagement. Cela ne dura qu'un instant car ces créatures semblaient de plus en plus nombreuses …

    « -Je ne sais pas si l'heure est aux présentations, mais Melissande Beaudrie, enchantée les chéris !  Vous êtes ?». Les mondanités auraient certainement pu attendre et nul doute que la jeune femme allait s'en rendre compte bien plus vite qu'elle ne l'aurait voulu. Melissande essayait tant bien que mal de parler … normalement. Ce qui devait sonner ridicule, alors que les monstres semblaient prendre possession de la rue. Il fallait partir et vite. C'était son idée fixe depuis qu'elle avait vu cette masse grouillante. « -On ne peut pas rester ici, il faut quitter cet endroit au plus vite. » Elle cherchait un point de fuite, qu'elle aperçut assez rapidement, une petite ruelle. « -Par là ! ». Melissande voulut s'y précipiter mais très vite, une créature infâme se tint devant elle.

    Toujours perchée sur ses hauts talons, Melissande avait quelques difficultés à courir et d'un geste qu'elle espéra naturel, elle enleva ses hauts talons, se retrouvant en collant sur le bitume. Pas le choix. Tant pis pour les belles chaussures. Elle les jeta sur la bestiole avant de s'emparer de la main de Jaina, espérant que la diversion leur laisserait le temps de fuir cette bestiole « -Courons ! ». Se mettre à l'abri. Vite. Elle ne savait pas si les autres allaient la suivre, mais elle ne voyait qu'une chose à faire, déguerpir. D'un geste en arrière, elle regarda si les deux autres l'avaient suivi. Quelle soirée foutue, mine de rien ! Et surtout, elle ne comprenait absolument rien à ce qui se passait à Star City ce soir-là.

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