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Etudie, non pour savoir plus, mais pour savoir mieux ▬ Melissande

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Message posté : Dim 2 Juin - 20:27 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4287
ϟ Nombre de Messages RP : 1408
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 117 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Sortir, voilà bien une activité qui apparaissait aussi obscure qu'inutile aux yeux d'Adrian. Se sociabiliser était un luxe que le centenaire ne s'était plus offert depuis bien longtemps, presque une génération en réalité. Ses réticences restaient toujours les mêmes : à quoi bon se lier à des gens si c'était pour les voir vieillir puis mourir alors que de son côté, Adrian restait le même ? Physiquement, mais en aucun cas mentalement. À présent âgé de plus d'un siècle, Eldoth voyait les choses avec beaucoup plus de recul, le jeune archéologue désireux de noter son nom dans les livres d'histoire avait cédé le pas à quelqu'un de beaucoup plus posé. L'arrogance dont il faisait preuve en souhaitant se comparer à Howard Carter s'était envolée depuis bien des décennies, il avait même du mal à se reconnaître en se souvenant de l'homme qu'il était avant « son éveil ». Certains disaient que la jeunesse apportait la bêtise et la vieillesse la sagesse, même si à ce jour Adrian ne se considérait pas comme réellement doté d'une grande sagesse, il était vrai que les années lui avaient ouvert les yeux. L'ancien jeune homme avide de reconnaissance était à présent un individu qui se complaisait dans les rôles secondaires. Le goût de revêtir un costume pour jouer les héros ne lui apparaissait plus comme agréable, mais plutôt comme une obligation. Peut-être que son âge le faisait se comporter comme un vieillard à bien y repenser.

Il lui arrivait souvent de soliloquer en songeant à tout ceci et à chaque fois, Sallah – son ami et serviteur – débarquait dans la pièce pour lui déclarer qu'il gagnerait bien plus à bavarder avec d'autres humains qu'à se parler seul. Pique qui glissait toujours sur la carapace d'Eldoth qui se contentait de rétorquer à son comparse que celui-ci s’immisçait toujours dans ses monologues et qu'il n'avait donc aucunement besoin de se sociabiliser.
Mais il le fit pourtant.

Il était vrai que Sallah n'était pas éternel, le jeune garçon de dix ans qu'il avait recueilli jadis fêterait bien ses cinquante ans et tôt ou tard, le temps les séparerait. Il fallait réapprendre à vivre normalement et c'était bien plus difficile qu'Adrian ne l'avait escompté. Ses premières tentatives échouèrent assez lamentablement, de simples sorties au parc avec son seul compagnon qui au final s'étaient soldées par des averses inopinées qui avaient manqué de provoquer une pneumonie au malheureux Égyptien qui ne s'était jamais fait au climat américain. Mais cette fois-ci, les choses se présentaient peut-être sous un meilleur angle : une exposition avait lieu à un musée de la ville, elle était dédiée aux chamans africains et avait été mise en place par quelques chercheurs et archéologues du coin. Inutile de dire que l'intérêt d'Eldoth fut rapidement piqué : il avait étudié tout cela pendant bien des années, quel meilleur moyen pouvait exister pour sortir sans culpabiliser de ne pas poursuivre ses recherches ? Aucun.
C'est pour cette raison qu'il se retrouvait devant le musée en question.

Il avait traversé toute la ville à pied – heureusement la pluie ne s'était pas invitée – n'appréciant guère l'utilisation des voitures et des autres transports en commun. Même s'il avait évolué en même temps que le monde, Adrian vivait en ermite depuis des années après avoir passé plusieurs décennies en Afrique dans des villages sans technologie : il était presque incapable de parler de toutes ces révolutions bien qu'il en avait entendu quelques rumeurs.

Le musée n'était pas vraiment bondé, visiblement ce samedi matin servait davantage à faire la grasse matinée qu'à visiter des musées. C'était dommage pour eux, mais Adrian n'allait pas s'en plaindre. Après avoir réglé le prix de l'entrée, il commença sa visite pour constater que ces recherches étaient particulièrement intéressantes. Beaucoup de sujets avaient été abordés et tous semblaient reliés par un fil conducteur des plus attrayant. Les chercheurs avaient fait le choix d'allier toutes les sortes de magies africaines : les bonnes comme les mauvaises. Pour un homme qui luttait quotidiennement contre les forces occultes, il était évident que pouvoir analyser les recherches de « simples humains » était particulièrement intéressant. Les mages avaient une vision des choses tronquée par leurs connaissances, un œil neuf, à l'instar d'une main innocente, était toujours agréable. Le temps passait lentement et peu à peu, Eldoth finit par apprécier cette sortie, bien qu'il n'avait encore adressé la parole à personne, si ce n'était quelques étudiants qui bloquaient le chemin et à qui il avait accordé un bref « pardon ».

Les choses changèrent lorsque son regard se posa sur une femme dont il ne voyait que le dos ainsi qu'une abondante chevelure rousse. Elle était arrêtée devant une partie de l'exposition qui intéressait assez Adrian puisqu'elle abordait la magie occulte. Sa curiosité le poussa à se hisser à la hauteur de la jeune femme, penchée sur un objet et qui ne remarqua certainement pas son arrivée, puis il lâcha quelques mots.

« C'est un gri-gri, habituellement c'est uniquement les soigneurs qui les utilisent, les sorcières maléfiques – les thakatha – utilisent plutôt des formules et tout ce que l'on connaît de la magie. À peine eut-il cessé de parler qu'il se rendit compte qu'il pouvait avoir l'air d'étaler sa science pour l'impressionner et la faire se sentir idiote et qu'elle risquait bien de le prendre pour un emmerdeur de première. Une fraction de secondes plus tard, il ajouta quelques précisions.
Enfin, vous le savez peut-être, j'imagine que ce n'est pas le type d'exposition que l'on vient voir par simple curiosité ou plaisir. Ce qui pouvait avoir l'air de signifier que seules les personnes du métier s'intéressaient à ce type de choses. Si elle ne l'était pas, la rousse pouvait bien se vexer d'une telle déclaration. Finalement, se sociabiliser était bien plus difficile que dans ses souvenirs.
Non, vous savez quoi ? Oubliez tout ce que je viens de dire. »

Mieux valait éviter de poursuivre sur cette lancée, au mieux elle le prendrait pour un idiot qui n'arrivait pas à aligner deux mots, au pire elle appellerait la sécurité au secours, dans les deux cas il était fort probable que cette discussion soit avortée avant même son début.
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Message posté : Mar 4 Juin - 13:20 Message
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    Il arrivait souvent à l'assistante de Melissande de lui demander quand elle se reposait. Mais en vérité, la jeune directrice de l'Opéra Beaudrie n'en avait que rarement le luxe. Elle avait choisi de faire de sa vie une continuité d'événements plus prenants les uns que les autres. Il y avait d'abord son travail. Être directrice d'un Opéra ne laissait que peu de temps à disposition pour le reste. Melissande exerçait cet emploi depuis 13 ans déjà, elle avait donc pleinement pris conscience de ce qu'il en était. Mais elle avait aussi choisi de diversifier ses activités : tout d'abord, par un programme destiné aux écoles de Star City. Par ailleurs, par les mondanités de la ville qu'elle ne manquait pas de fréquenter. Enfin, Melissande était une mère. Certes pas la meilleure de toutes, mais elle restait tout de même une maman. Ce qui prenait du temps, considérablement, sur ses autres activités. Elle avait beau essayé de résoudre ce temps à rien … Elle n'y arrivait pas.

    Ce samedi matin-là, la jeune mère avait une fois encore délaissé Salomé, dont s'occupait une nourrice extrêmement compétente. Melissande avait en effet pris le soin de la choisir dans une agence très réputée et les candidates avaient subis plusieurs tests de la part de la jeune maman. Melissande avait les moyens d'embaucher ce qui était le mieux. C'était pour elle une manière d'apaiser sa conscience … Certes, la nourrice ne pouvait pas tout donner à Salomé, mais elle lui donnait du moins le maximum de ce qu'elle pouvait. Comme le faisait Melissande, même si ça ne suffisait sans doute pas.

    C'était pour une exposition que la jeune mère avait accepté de quitter la maison. Elle était venue repérer l'endroit, afin d'en faire un partenaire de plus de son programme, en lien avec la Fondation Rhodes. Melissande était réellement très impliquée dans ces liens avec les enfants et adolescents de Star City, car elle souhaitait vivement que l'accès à la culture soit plus évident et naturel pour l'ensemble des enfants de la ville. Les moments entre Salomé et Melissande concernaient d'ailleurs toujours cela : Meli emmenait sa fille voir des expositions ou bien des concerts, à l'Opéra, que la petite Salomé devait connaître par cœur, à n'en pas douter.

    Même si elle venait pour un contrat de coopération, Melissande n'avait pas souhaité se faire stricte et austère, ce n'était pas son genre. Elle portait donc une robe d'un fuschia éclatant, qui allait singulièrement avec la masse de cheveux roux qu'elle portait très souvent détaché le long de son dos. Elle était en train d'observer quelques objets dans une vitrine quand une voix retentit à ses oreilles. On s'adressait à elle ?

    Melissande pivota sur ses escarpins noirs pour faire face à un homme. Une trentaine d'années, un peu plus jeune qu'elle, a priori. La jeune femme allait répliquer mais finalement, cet homme retira ce qu'il venait de dire, ce qui laissa la directrice de l'Opéra Beaudrie assez pantoise.

    « -Hey là ! Ne partez pas comme ça ! Je suis très intéressée par vos explications ! ». C'était Melissande, ça … Elle était très extravertie et n'hésitait jamais à faire de nouvelles rencontres. Cela contrastait avec son statut social, puisqu'elle faisait partie des personnes les plus riches à Star City. Mais elle était très facile d'accès et accordait généreusement son temps et son attention dès qu'elle trouvait que quelqu'un le méritait. De fait, c'était d'autant plus surprenant qu'elle ne passe pas plus de temps avec sa fille … Mais Melissande avait ses paradoxes et aimait trop son indépendance.

    « -Pas très poli, jeune homme, de retirer vos propos avant que je ne vous réponde ! ».
    Et hop, un petit clin d'oeil. Elle était de très bonne humeur et ce n'était pas les sautes d'humeur d'un autre qui allait la déranger. Elle fixait le jeune homme -car oui, il paraissait plus jeune qu'elle- avec un grand sourire et des yeux pétillants. Cette manière qu'il avait de raconter ce qu'il savait pouvait sembler pédante, mais il était un simple visiteur et cela interpellait énormément la jeune femme. « -Vous vous y connaissez vraiment, dirait-on ? C'est votre boulot qui vous amène ou une simple passion ? ». Disant cela, la demoiselle regarda à travers la vitre l'objet qu'elle avait admiré une seconde plus tôt.

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Message posté : Mar 4 Juin - 15:29 Message
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ϟ Âge : 29
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ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 117 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la rousse était réactive. Adrian fut à la fois étonné et déstabilisé qu'elle se montre aussi directe, habituellement les gens avaient plus tendance à ignorer les autres et à les laisser s'en-aller sans s'en soucier. C'était ce qui l'avait beaucoup écœuré de la société actuelle : cette manière de regarder ses pieds pour éviter d'avoir à croiser le regard des gens autour de vous. À quoi bon vivre dans une ville aussi peuplée si c'était pour ignorer les autres ? Pensée assez ironique sachant qu'elle venait d'un ermite, mais c'était justement là l'une des raisons qui le poussait à se comporter de la sorte. L'autre, c'était l'habitude. Modifier ses habitudes était beaucoup plus compliqué que l'on ne pouvait le penser, surtout lorsque vous aviez fêté vos 100 ans plusieurs années auparavant ! Les changements étaient perturbants et en dehors de son travail, Adrian avait du mal à s'y adapter.

Il tourna la tête vers la femme qui enchaînait de plus bel, le taxant de « jeune homme », encore un point qui avait de quoi le faire sourire. Il était fort probable qu'Adrian aurait pu être à l'école avec les grands-parents de cette femme, c'était plutôt à lui de l'appeler « jeune demoiselle », mais il ne le pouvait pas, pas sans se trahir. Le sourire que l'inconnue lui adressa finalement poussa l'archéologue à se dire qu'il était peut-être tombé sur une personne avenante, quoi de mieux pour se relancer dans la socialisation que d'aborder une telle dame ? Elle lança un sujet qui avait de quoi intéresser Adrian et celui-ci s'empressa de lui répondre, encouragé par le fait qu'elle observait le fameux objet au lieu de le fixer.

« Mon travail, enfin dans un sens. Je suis archéologue, j'ai passé plusieurs déce.... plutôt années en Afrique à étudier ce sujet, mais je suis ici pour le plaisir, je n'ai pas participé à ces recherches. C'était toujours compliqué de reprendre les vieilles habitudes : ces dernières années Adrian avait principalement conversé avec des gens qui connaissaient sa véritable identité, parler de décennies passées à tel endroit était donc logique. Mais face à une femme qui le prenait pour un « jeune homme », c'était autre chose.
Donc je m'y connais un peu, mais certainement pas autant que ces personnes j'imagine. D'un signe du menton il désigna la pancarte explicative qui figurait au-dessus de la vitrine et où les noms des archéologues étaient inscrits. Après un bref instant de silence il enchaîna.
Et vous, c'est une simple passion, une manière de passer le temps ou est-ce que vous êtes l'une des chercheuses de cette exposition ? »

Adrian était habitué à rencontrer des femmes qui occupaient des postes importants, même si dans sa jeunesse il s'était montré beaucoup plus misogyne, ces mauvaises habitudes s'étaient envolées avec le temps. À ce jour, il ne faisait plus de distinction entre les sexes, un homme n'était pas plus capable qu'une femme et inversement. L'intelligence n'était pas l'apanage du « sexe fort ». Mais à bien y repenser, cette femme n'avait pas vraiment l'air d'une chercheuse. D'un simple coup d’œil, Eldoth nota rapidement que la manière dont elle était vêtue laissait plus penser qu'elle appartenait à un milieu artistique comme la peinture ou encore la sculpture. Les archéologues étaient rarement aussi « colorés » dans leur manière de s'habiller, du moins ceux de sa connaissance. Notant qu'elle avait relevé son impolitesse et se sentant légèrement plus à l'aise qu'au moment de l'aborder, l'américain souhaitait éclaircir ce point.

« Et navré pour l'entrée en matière, mais je ne voulais pas que vous vous imaginiez que je voulais me vanter en parlant de la sorte, c'était juste par politesse. Enfin, disons que je croise rarement des gens qui s'intéressent réellement à ce qu'ils voient dans les musées. Bon, ce n'était pas franchement mieux, il avait un peu le sentiment de dire que les gens qui venaient ici le faisaient juste pour avoir l'air de s'instruire alors qu'ils s'en moquaient totalement, mais au moins ne l'englobait-il pas dans le lot.
C'est un peu comme la magie noire, généralement c'est assez mal vu par le commun des mortels, certains pourraient trouver cela étrange que vous vous attardiez sur cet objet précisément. Il disait cela avec un sourire, mais à ce moment ce fut plutôt Eldoth qui parla et non Adrian. Était-elle intéressée par la magie occulte ?
Le mal a toujours plus intéressé que le bien c'est assez étrange, à croire que tout ce qui est occulte, sombre ou interdit charme toujours plus. Malheureusement bien souvent les gens ne se rendent pas vraiment compte de la portée que ça peut avoir. Il avait tendance à devenir un peu trop sérieux lorsqu'il parlait de tout cela et l'archéologue s'en rendit rapidement compte. S'éclaircissant la gorge, il se reprit.
Enfin, c'est ce qu'on dit, bien souvent la magie ne fonctionne que sur ceux qui y croient. »

Cela dit, il arrivait souvent qu'un incroyant soit amené à réviser son jugement lorsqu'il voyait de ses propres yeux, un mage user de ses dons. Le sujet était lancé, l'hameçon aussi, bientôt Eldoth allait savoir si son intérêt était ou non justifié.
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Message posté : Mar 4 Juin - 15:53 Message
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    Il était toujours frappant de voir combien Melissande savait distribuer temps et attention à des inconnus ou quasi inconnus, alors qu'elle avait tant de mal à discuter plus de quelques minutes avec sa fille ou à garder un compagnon plus que quelques années … Oui, le paradoxe était évident et se tenait dans le sens de l'engagement familial, qui, visiblement, déplaisait fortement à la jeune directrice de l'Opéra Beaudrie. Mais discuter de l'exposition avec cet homme brun qu'elle n'avait encore jamais vu ne la dérangeait pas une seule seconde. Pire, elle le faisait avec plaisir et sans réelles arrières-pensées. Celles-ci viendraient en leur temps. Pour le moment, il ne s'agissait que d'une aimable conversation avec un jeune homme qu'elle n'avait pas eu l'heure de croiser plus tôt, dans leur vie à Star City.

    Un archéologue ? Voilà qui était intéressant et pas franchement commun ! Melissande eut un sourire appréciateur. Elle avait visiblement affaire à un scientifique, ou en tout cas, un homme cultivé et diplômé, ce qui était toujours appréciable, même si Melissande préférait les artistes. Le sens artistique donnait aux personnalités de ces personnes une sensibilité particulière que la musicienne appréciait tout particulièrement. C'était extrêmement agréable, du point de vue de Melissande, que de découvrir ce genre de personnes. Mais puisque ce n'était pas le cas de ce … monsieur dont elle ne savait pas le nom, elle s'en satisferait.

    « -Voilà qui n'est pas commun … C'est donc votre spécialité, que l'Afrique ? C'était peut-être votre sujet de thèse ? ». A dire vrai, Melissande imaginait diffcilement que cet homme ait pu passer des années sur le terrain, à moins qu'il ne soit particulièrement précoce ? Non, vraiment, elle imaginait difficilement qu'ils puissent avoir passer plus de deux ou trois ans sur le terrain. Melissande n'était pas particulièrement douée pour donner un âge aux gens, tant les apparences pouvaient sembler trompeuses. Malgré tout … Il y avait une certaine jeunesse dans les traits qui montraient bien qu'ils n'avaient pas exactement le même âge. Melissande avait quelques rides, ça et là, certes pas encore très marquées, mais toutefois présentes. Elle vieillissait …

    « -Ma foi, aucune de ces trois réponses ne semblent convenir … Pour tout vous dire, je suis à l'origine d'un programme culturel pour les écoles de cette ville et je cherchais à découvrir si ce musée pouvait être un partenaire intéressant pour des enfants et des adolescents … Nous avons basé notre action sur la musique, l'histoire … Mais j'essaie de varier les dimensions du programme ! ». Elle parlait beaucoup, Melissande et sans vraiment s'en rendre compte : elle avait l'habitude qu'on l'écoute et n'était donc pas surprise de parler plus qu'à son tour. Dans son travail, c'était elle qui donnait les directives. Elle parlait donc bien plus qu'elle n'écoutait, de manière générale. Mais son dynamisme et son allant faisaient sans doute qu'elle n'était pas trop pénible à l'écoute.

    Un petite rire échappa à la jeune mère en entendant cet homme parler. Allons donc, personne ne s'intéressait aux musées ? Il n'avait pas tout à fait tort : pour beaucoup, l'art était un fait-valoir, ce que le bon sens populaire exprimait régulièrement. On moquait l'art contemporain, ainsi, qui passait pour la production d'illuminés de tous bords.

    Mais le ton de la discussion varia. La magie occulte ? Le mal ? Le bien ? Le ton de cet homme était assez prenant et Melissande l'écouta, sans dire un mot et sans le couper. Chose rarissime pour la rouquine, qui avait plutôt tendance à être emportée et à parler à vive allure, coupant sans état d'âme, les élucubrations de son interlocuteur. Finalement, Melissande crut qu'il plaisantait et avait fait exprès de prendre ce ton un peu particulier et elle lâcha, dans un grand sourire.

    « -Allons, allons, bientôt vous allez me faire un cours de moral, si vous continuez !  Le mal, le bien … C'est comme l'amour, votre histoire, il n'y a que ceux qui y croient qui le rencontrent ! Et je fais parti de celles qui n'y croient pas ! ». Ou comment changer le fil de la discussion sans même s'en rendre compte. Melissande ne pouvait pas penser une seconde que le jeune homme soit sérieux. Finalement, puisqu'il lui était sympathique, Melissande décida de se présenter. « -Je suis Melissande Beaudrie ! ». Elle tendit la main pour que le jeune homme la serre. «-Enchantée de faire votre connaissance, Mr … ? ». Après tout, elle pouvait très bien s'en faire un ami. Voire le recruter comme participant au programme en tant qu'archéologue ? Tiens, l'idée était à creuser !

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Message posté : Mar 4 Juin - 17:20 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
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ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
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- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Son sujet de thèse, voilà qui remontait à bien longtemps. C'était toujours particulièrement difficile de devoir mentir, c'était bien pour cette raison qu'Adrian essayait toujours de dire la vérité dans la mesure du possible. Mentir signifiait inventer et à moins d'avoir une excellente mémoire, vous finissiez forcément par vous emmêler les pinceaux. Eldoth était trop centré sur ses recherches pour avoir le temps de s'inventer des vies, il préférait donc dire la vérité en diminuant juste le nombre d'années... même si des fois cela ne fonctionnait pas réellement ! Allez dire à votre à interlocuteur que vous aviez entendu l'appel du Général de Gaulle à la radio ou que vous aviez assisté au premier pas sur la Lune. Vous passiez pour un mythomane au mieux et pour un arnaqueur au pire. Il se contenta de laisser un furtif sourire passer sur ses lèvres : un tic de gêne qui apparaissait bien souvent comme de l'amusement.

« On peut dire ça oui. »

Il était peu probable qu'elle interroge par réel désir d'en apprendre sur lui : habituellement les gens posaient des questions par politesse et ne se formalisaient pas vraiment des réponses données. C'était ce qu'Adrian tentait d'utiliser pour formuler ses réponses.

La mystérieuse rousse reprit la parole pour lui expliquer qu'elle était ici pour raison professionnelle en quelques sortes. Il fut assez étonné d'apprendre qu'un tel endroit pouvait intéresser les écoles, même si les enfants étaient souvent prompts à s'intéresser à des choses qu'ils ne connaissaient pas, Adrian avait toujours considéré qu'ils étaient trop dissipés pour vraiment réussir à comprendre l'intérêt de la chose. Cela dit, lui aussi avait découvert sa vocation alors qu'il n'avait pas dix ans, pourquoi cela serait-il différent à cette époque ? Les enfants, ça n'avait jamais été le dada d'Eldoth, il n'avait pas la fibre paternelle et éprouvait pas mal de difficultés à communiquer avec les gamins. Sallah avait été la seule exception. Il hocha la tête d'un air convaincu.

« C'est une bonne chose d'ouvrir les musées aux enfants, même si j'imagine qu'ils ne doivent pas vraiment tout comprendre. J'avoue que j'ai plus tendance à les imaginer dans un cinéma que dans un musée, mais ma vision des choses est un peu tronquée. »

Par les années manqua-t-il d'ajouter, mais il se tut à temps. Scellant ses lèvres, Adrian songea qu'il serait peut-être intéressant de prendre le temps de se renseigner sur l'évolution des enfants, l'on disait qu'à ce jour les adolescents étaient comparables aux adultes d'autrefois : les plus jeunes devaient donc aussi être plus matures ? Rangeant cette question dans un coin de son esprit, le mage fut assez étonné d'entendre son interlocutrice rire, visiblement ce qu'il avait dit à propos de la magie l'amusait beaucoup. Ce n'était guère surprenant, ce sujet provoquait souvent ce type de réaction, combien de fois lui avait-on rit au nez lorsqu'il avait parlé de magie et d'archéologie. Beaucoup de monde s'imaginait que la magie était forcément en opposition avec le savoir scientifique ou archéologique, mais en réalité ils se complétaient tout simplement. Du moins dans le cas du centenaire. La comparaison qu'elle lui fit ne manquait pas d'originalité, l'amour et la magie, voilà une vision des choses bien surprenante ! Il arbora un sourire sincèrement amusé en glissant son attention sur l'artefact avant d'en revenir au visage de la rousse lorsqu'elle reprit la parole. Beaudrie ? Ce nom lui disait quelque chose ! Saisissant la main qui lui était tendue, Adrian se présenta à son tour.

« Pennington, Adrian Pennington plus exactement. Il ne jugea pas nécessaire d'ajouter les détails habituels à ce sujet : elle n'avait certainement jamais entendu parler de son prétendu ancêtre.
Beaudrie dites-vous ? Est-ce que cela a un lien avec l'opéra ? J'imagine qu'il ne doit pas y en avoir énormément à Star City. À dire vrai il ne s'y était jamais intéressé, mais l'opéra l'avait marqué : en bon mélomane qu'il était Adrian avait déjà fait des sorties là-bas et avait beaucoup apprécié l'endroit.
C'est pour cette raison que vous parliez de la musique ? Je présume que vous devez en entendre tous les jours. Je me disais bien que vous aviez quelque chose qui me faisait davantage penser à une artiste qu'à une archéologue. Autant de franchise pouvait avoir l'air surprenant, mais au final il ne disait rien de déplacé ou d'étrange. Du moins c'était ce qu'il espérait. Concluant sur une dernière phrase, il déporta son regard sur les environs.
J'avais toujours imaginé que les artistes étaient les plus prompts à croire à la magie et à toutes les choses de ce type, je suis étonné que ce ne soit pas votre cas. Y a-t-il une raison particulière à cela ? »

Sa curiosité pouvait avoir l'air déplacée, mais nul doute que mademoiselle Beaudrie le lui ferait savoir si tel était le cas : elle n'avait pas l'air d'être le type de femme à avoir sa langue dans sa poche !
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Message posté : Mar 4 Juin - 18:48 Message
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    Melissande savait qu'elle passait pour une originale, mais c'était bien quelque chose qui ne la dérangeait pas. Au contraire, elle appréciait de ne pas être coulée dans un moule qui serait unique mais d'être le fruit d'une originalité dont elle ne savait pas si elle venait de ses origines, de son aptitude à la musique ou bien encore, qui sait, de la couleur de sa chevelure ? Les explications étaient variées mais aucune n'était réellement satisfaisante pour Melissande. Souvent, on la prenait pour une originale sans réelle profondeur, mais c'était bien différent. La jeune femme n'était ni désinvolte ni sans cervelle, comme on pouvait le penser lorsqu'elle partait dans de grands éclats de rire dans des soirées mondaines … Mais non, Melissande n'était pas résumable à cela. Pas plus qu'on ne pouvait la réduire au rôle de femme de pouvoir au sein de l'Opéra Beaudrie. Bref, vous l'aurez compris, il ne servait à rien de cadrer Melissande dans des catégories vues et revues.

    La réponse du trentenaire la surprit. On peut dire ça comme ça. Était-ce un oui ou était-ce un non ? Melissande fronça les sourcils, à peine un quart de seconde. Elle ne comprenait pas bien ce qu'il voulait dire, mais elle n'allait certes pas se gêner pour lui demander. De fait, sans qu'elle ait pu réfléchir, Melissande ouvrit la bouche pour lui répondre. « -Comment ça ? Est-ce un oui ou un non ? ». Le tact ? Non pas vraiment pour Melissande. Elle était du genre plutôt directe, en principe et n'hésitait pas à aller franchement dans la direction qu'elle souhaitait prendre.

    La vision de cet homme sur les enfants avaient l'air totalement pessimiste. Au contraire, Melissande était très optimiste. Tellement optimiste qu'elle pensait que sa fille était capable de se construire à peu près seule les trois quarts du temps. Elle secoua la tête. « -Je crois que vous négligez les capacités des enfants … Êtes-vous père vous-même ? J'ai une fille et je dois bien dire que je me rends compte souvent que je sous-estime ses capacités». C'était assez fou comme Melissande pouvait ne pas se rendre compte combien elle était en vérité exigeante avec Salomé et combien elle sur-estimait les capacités d'une enfant de 7 ans, qu'elle voyait déjà comme une adulte en miniature. « -Le cinéma est un art, de plus, il n'y a rien de mauvais à les y emmener, je trouve. Vous n'appréciez pas le septième art ? ».
    La jeune femme nota mentalement le nom de Adrian. Pennington. Cela ne lui disait rien. Pourtant, elle connaissait beaucoup de monde à Star City. « -Vous êtes nouveau à Star City ? Je ne crois pas avoir entendu parler de votre famille … Oh, certes, la ville est vaste, mais il m'arrive fréquemment de connaître des membres d'une même famille. Or, là, je ne vois pas ! ». Oui, effectivement, Melissande connaissait beaucoup de monde et s'en servait énormément.

    D'ailleurs, Adrian, lui, avait compris qui elle était. Effectivement, l'Opéra était suffisamment connue pour qu'on fasse le lien. « -Vous avez raison … J'en suis d'ailleurs la directrice. ». Elle n'avait pas pour habitude de mentir ou de minimiser quoi que ce soit à ce sujet. Elle s'était battue pour garder cette place et elle la méritait, jugeait-elle. Il n'y avait donc aucune raison de ne pas dire à son interlocuteur quel était son rôle.

    La remarque suivante d'Adrian puisqu'elle savait désormais son nom, la fit sourire. Oui, elle était plus une artiste qu'une archéologue, effectivement. Mais elle était aussi touche-à-tout et une femme d'affaires qui savait où elle mettait les pieds. Melissande avait plus d'un paradoxe en elle et cette aptitude à garder les pieds sur terre confrontée à son côté bohème était l'un d'entre eux. « -Je ne saurais dire artiste, mais du moins mélomane. La musique a guidé ma vie, depuis ma naissance et je ne saurais vivre sans elle ... ». Et elle était très éclectique dans ses goûts, appréciant également la musique plus populaire en ses débuts de vingtième siècle.
    La remarque du jeune homme la décontenança. Melissande resta une seconde muette -un exploit- avant de répondre, soudainement animée d'une flamme étonnante. « -Peut-être que je ne suis pas une artiste mais simplement une musicienne. Je crois que j'ai les pieds bien ancrés sur notre planète, de fait. Vous savez, mon chou, la vie nous fait grandir, évoluer, changer … Et je ne crois plus aux miracles, pas plus qu'aux trompe l’œil. L'émotion qui est dans la musique doit être vraie pour toucher et c'est ce qui me plaît et m'émeut. Un artiste qui ne vivrait pas sa musique me lasserait très vite. Je crois profondément que les artistes de toutes sortes sont bien plus proches de la réalité des choses qu'on ne le croit ... ». Et elle en avait fréquenté un paquet pour pouvoir le dire.

    Sautant du coq à l'âne, Melissande préféra plutôt s'intéresser à son interlocuteur. « -Sur quoi portent vos travaux du moment ? Vous avez beau dire que cette exposition n'a rien à voir avec vos projets professionnels, je suppose que vous pouvez en tirer une … inspiration. Du moins, si les chercheurs peuvent avoir une inspiration, ce qui reste à prouver ... ». Un petit tacle ? Oh, à peine. Dans la bouche de Melissande, cela sortait sans qu'elle puisse vraiment contrôler. De fait, un grand sourire aux lèvres, elle n'avait pas du tout l'impression d'être méprisante ou dédaigneuse. Elle vivait, tout simplement.

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Eldoth
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ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Âge du Personnage : 117 ans, la trentaine en apparence
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ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
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Une chose était claire : cette femme n'avait pas sa langue dans sa poche ! Adrian tourna la tête vers elle lorsqu'elle lui posa de but-en-blanc une question destinée à éclaircir sa réponse. Et bien, lui qui avait l'habitude d'éluder les questions gênantes pour ne pas trop se mouiller, voilà qu'il allait se retrouver dans une situation plutôt gênante. Mieux valait être prudent dans sa manière de répondre à l'avenir. Cherchant rapidement un mensonge à offrir comme réponse, Adrian gagna quelques précieuses secondes avec un haussement d'épaules accompagné d'un sourire en coin, faussement détendu comme s'ils parlaient de la pluie et du beau temps.

« J'ai ciblé ma thèse sur un sujet qui concernait l'Afrique, pour être franc je me suis surtout intéressé à la perception de la magie de nos jours et ça concernait donc ce continent. À vous de voir si c'est un oui ou un non. »

Le sujet des enfants semblait réellement tenir mademoiselle Beaudrie à cœur, ce n'était pas très étonnant d'un côté : les femmes avaient toujours eu un instinct maternel très développé. Lorsqu'elle lui demanda s'il était lui-même père, Adrian manqua de rire, il ne parvint pas à retenir un sourire amusé qui trahissait bien ce qu'il pensait de cette situation. Non, fonder sa propre famille ne l'avait jamais attiré, déjà pendant sa jeunesse, mais maintenant qu'il était immortel, c'était encore moins envisageable. Aimer des personnes qu'il verrait dépérir puis mourir ? Très peu pour lui, de plus le besoin de posséder un héritier pour perpétrer son nom ne lui importait guère. Ces détails lui apparaissaient davantage comme des choses désagréables que comme une chance. Lorsqu'elle parla du cinéma, Eldoth secoua la tête. Le cinéma était né en fin 1895, très peu de temps avant sa naissance, mais il n'avait jamais été attiré par tout cela. Bien sûr, étant jeune il y avait été à quelques reprises, mais les séances coûtaient cher pour de simples ouvriers et il ne s'y était donc jamais vraiment intéressé. Mais allez expliquer cela à une femme du vingtième siècle....

« Je n'ai pas été très... habitué au cinéma pour être franc. Je viens d'une famille assez conservatrice, nous n'avions pas de téléviseur et le septième art n'a donc pas vraiment été très présent dans mon éducation. Je juge sans connaître me direz-vous, mais c'est bien souvent le défaut des personnes dans mon genre. Il sourit légèrement, pas vexé pour deux sous : il n'était pas rare que les scientifiques ou les archéologues soient perçus comme des gens vaniteux. C'était d'ailleurs souvent justifié.
Et non je ne suis pas père. Je n'ai pas vraiment de temps pour la vie de famille et tout ce qui tourne autour... Pour être franc, je n'ai aucune affinité avec tout ce qui a moins de la trentaine, c'est le problème lorsque vous êtes archéologue, vous ne vous intéressez qu'aux vieilles choses. À peine eut-il terminé qu'il se rendit compte du double-sens que ses paroles pouvaient avoir.
Je ne parle pas de vous bien sûr. Enfin, mettons que je n'ai rien dit, encore une fois. Les hommes sous-estiment souvent les femmes ou les enfants, je suis persuadé que vous devez tenir le même discours à votre époux. »

Chaque fois que les choses se passaient mieux, voilà qu'il gaffait. C'était épuisant. Secouant légèrement la tête il détourna son regard de la rousse pour observer deux personnes s'étant arrêtées non loin d'eux, puis il se reprit avant d'enchaîner aussi naturellement que possible.

« Je vis ici depuis quelques années, mais mon père est installé en ville depuis les années quatre-vingt. On est assez discrets dans la famille, je sors très peu donc il n'y a rien d'étonnant à ce que vous ne nous connaissiez pas. Surtout qu'une personne aussi importante que vous doit avoir beaucoup à faire. »

Passez inaperçu n'était pas gênant pour Adrian, au contraire même ! Pourtant, il semblait que dans cette discussion il réussissait sans arrêt à se faire remarquer en enchaînant les bourdes. Mademoiselle – ou madame pour le coup – Beaudrie semblait passionnée par ce qu'elle déclara. La différence entre l'artiste et la musicienne était subtile, mais compréhensible. La manière familière et détendue avec laquelle elle lui parlait avait de quoi déstabiliser Adrian, une chance qu'il soit habitué à fréquenter des gens hauts en couleur ! Son opinion était intéressante, logiquement Eldoth n'avait plus à craindre qu'elle soit une adoratrice de l'occulte, mais quelque chose le poussait à continuer sur sa lancée. Les questions ciblées qui furent posées ne troublèrent guère le centenaire : à ce niveau son discours était bien rodé. Avec un mimétisme inconscient, il sourit à son tour tout en fixant mademoiselle Beaudrie.

« Les chercheurs aiment fouiller ce qu'ils ne comprennent pas, c'est un peu leur inspiration dans un sens. Pour ma part je considère que les archéologues ont une part de rêveur en eux, il en faut bien pour s'intéresser à des légendes ou à des mythes après tout, non ? C'était une question sans en être une. Sur sa lancée, il enchaîna.
Mes travaux portent sur la magie. Occulte, bénéfique, je m'intéresse à toutes ses formes, aux prétendus artefacts magiques qui se cacheraient dans les pages de notre histoire, en somme je cherche à donner corps à ce que l'on ne voit pas. Son sourire s'accentua imperceptiblement.
Qui sait, peut-être que j'arriverai à vous faire croire à tout ceci et à vous faire un peu quitter la terre ferme ? Sauf si vous me prenez pour un illuminé, là vous feriez comme beaucoup de monde et je ne vous en voudrais pas. Il haussa doucement les épaules en retrouvant une expression neutre.
Quel est votre opéra préféré mademoiselle Beaudrie ? J'ai beau avoir des goûts éclectiques, j'ai toujours beaucoup de difficultés à me lancer pour écouter ceux que je ne connais pas. Un avis d'experte serait le bienvenu.

Elle aimait sauter du coq à l'âne ? Et bien lui aussi, surtout lorsque cela l'arrangeait comme actuellement.
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Message posté : Mer 5 Juin - 15:50 Message
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    On l'aura compris, Melissande n'était en rien passionnée par la magie. A dire vrai, elle ne croyait pas s'y être intéressée un jour. Cela faisait parti des choses qu'elle n'avait pas connu enfant. Ses parents lui avaient fait découvrir beaucoup de choses, mais la magie n'en était pas du nomble. La musique était leur magie et l'Opéra Beaudrie une magicienne de talent … Et cela avait toujours suffi à ses parents. Melissande avait compris depuis longtemps que la famille Beaudrie ne rentrait pas dans les cadres habituels. Ils étaient différents des parents des autres … Et même adolescente, elle avait senti qu'ils n'avaient pas les mêmes inquiétudes que les autres. C'était sa tante qui l'avait éduqué, nourri, aimée. Pas ses parents. Et elle continuait le schéma … Mais ça c'était une autre histoire.

    Les explications de Adrian Pennington sur ses objets d'études intéressaient Melissande. Elle était d'une nature curieuse et il fallait bien plus qu'une réponse évasive pour la faire renoncer à comprendre de quoi il en retournait. La magie … Encore et encore la magie. Depuis qu'il avait ouvert la bouche, Melissande se disait qu'il avait énormément abordé ce thème. Elle en était sincèrement étonnée. Ce n'était certes pas qu'elle n'avait jamais rencontré de personnes quelque peu à contre-courant … Mais des magiciens, certes non ! Ou du moins, des personnes étudiant la magie. Il lui disait qu'elle devait voir si c'était un oui ou non. Par elle-même. Tiens donc, voilà bien une réponse qui incommoda Melissande. Le ton employé ? Non, elle ne pouvait pas dire que c'était le ton. C'était le sens même et ce que cela sous-entendait, qui dérangeait Melissande. Mais elle n'en dit rien, préférant passer au reste de la discussion.

    L'enfance était certainement une partie importante de la vie de chacun. On s'y construisait des blessures et des réussites. Néanmoins, Melissande n'y avait jamais accordé trop d'importance pour elle-même. Elle jugeait qu'il n'était pas nécessaire de s'y attarder et que, la concernant, sa vie adulte était bien plus importante. Ses postes de pouvoir, ses réussites professionnelles, ses échecs sentimaux … Oui, tout cela la représentait bien plus qu'une histoire de son enfance, pensait-elle. Elle écouta toutefois ce que Adrian avait à dire. Intéressant … Il ne connaissait pas beaucoup le cinéma ? Melissande appréciait cet art, même si il n'était évidemment pas dans ses préférés. Elle hocha la tête, quand il expliqua ne pas trop connaître. « -Peut-être voudriez-vous quelques conseils à ce sujet ? Je veux dire, une cinématographie susceptible de vous plaire ? L'Opéra Beaudrie diffuse parfois certains chef d'oeuvre du cinéma, si cela vous intéresse ... ». La jeune femme ne faisait pas de la publicité pour son établissement, elle était plutôt en train de chercher comment amener une personne comme Adrian à s'intéresser au cinéma.
    Et alors elle se mit à rire. Les vieilles choses ? Eh bien, il la voyait déjà comme quelqu'un de décrépi. Après avoir ri, Melissande haussa un sourcil. Tiens donc … Très agréable d'être vu comme une antiquité. Adrian s'excusa immédiatement, mais clairement, Melissande Son incrédulité alla grandissante en entendant ce qu'il disait sur les femmes et les enfants. Secouant la tête, elle mit les choses au clair. « -Je n'ai pas d'époux ! Libre comme l'air! ». Un petit clin d'oeil vint ponctuer cela. Melissande n'était pas vraiment en train de chercher à séduire le jeune homme, mais elle avait cette aptitude simple qui lui permettait d'être à l'aise dans la majorité des situations.

    Les propos de Melissande sur la recherche n'avaient pas été mal pris par Adrian, ce qui fit plaisir à la jeune héritière. Elle pouvait donc sans soucis continuer inlassablement à le taquiner, le provoquer, pour voir plus clair en lui. C'était sa manière de savoir ce qui se cachait sous les vêtements impeccables du Pennington. Elle s'y prenait plutôt régulièrement ainsi, s'amusant des réactions que cela pouvait susciter.

    Parler des travaux du jeune homme ramena toutefois Melissande à des conditions purement pratiques. Il avait l'air de croire à tout ce qu'il disait … Elle ne pouvait donc plus décemment lui proposer d'enseigner pour sa fondation ! Pensez-donc, si un illuminé prenait place, elle aurait les parents et les politiques de Star City sur le dos et il en serait fini de son programme qu'elle jugeait pourtant génial ! « -Je dirais que c'est à vous de me convaincre que vous n'en êtes pas un, d'illuminé ! ». Un défi ? Clairement. Melissande s'amusait par avance de voir Adrian lui présentait en quoi la magie était réelle et non pas une fiction de l'esprit, illusion des âmes.

    Le changement de sujet ne la fit pas tiquer, en étant elle-même coutumière. « -Etant donné mon prénom, vous vous doutez peut-être que Pelleas et Melissande m'émeut … Mais c'est Salomé de Richard Strauss qui est mon préféré. J'ai nommé ma fille d'après cet opéra ... ». Melissande ferma les yeux une seconde, revoyant la splendide représentation qu'elle avait vu de cet opéra, alors qu'elle attendait sa fille, sept ans plus tôt.

    Retournant à l'exposition, Melissande décida de se servir fort à propos de la présence du jeune homme. « -Auriez-vous l'obligeance d'être mon guide dans cette exposition, Monsieur Pennington ? ». Le ton légèrement cérémonieux était plus un amusement qu'une réalité pour Melissande … Elle se jouait de lui comme elle avait le sens de l'auto-dérision franchement ancré … «-Les vieilles choses comme moi ont besoin de leur bâton de vieillesse, Adrian, vous saurez l'être, n'est-ce-pas ? ».

    Nouveau petit clin d'oeil. Melissande taquinait, jouait et n'oubliait rien. S'emparant d'autorité du bras du jeune homme, elle s'avança vers la suite de l'exposition, en espérant que le jeune trentenaire ne créerait pas d'esclandre. Il devait bien se douter, que, quoi qu'il arrive, le musée défendrait Melissande Beaudrie, n'est-ce-pas ? Et puis, elle était certes âgée, mais elle restait en beauté, d'après ses jeunes amants : Adrian n'aurait donc pas le front de la laisser au rebut. « -Si nous commencions par cela ? Racontez-moi ! ». Tant qu'à visiter cette exposition, autant que Melissande y prenne un certain plaisir ... Le ton était autoritaire, mais ce n'était après tout pas si gênant ...

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Message posté : Mer 5 Juin - 20:18 Message
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ϟ Âge : 29
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ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
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ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 117 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
S'intéresser au cinéma ? L'idée pouvait être envisageable, bien que se connaissant, Adrian savait parfaitement qu'il prenait le risque de s'engager dans quelque chose qu'il ne tiendrait pas. Dehors de son laboratoire, il n'avait aucun mal à faire des projets, mais dès qu'il rentrait chez lui, ses recherches l'accaparaient et il se sentait tout bonnement incapable de lâcher ce qu'il avait en court pour mener une vie normale. Était-ce le nexus magique que sa demeure abritait qui provoquait cette quasi dépendance ? Bonne question, encore une étude à mener ! Pas le temps pour les enfantillages ou les loisirs, mieux valait être franc avec cette femme qui était, après tout, très aimable avec lui.

« Pour être franc avec vous, ça aurait été avec plaisir, mais je sais que mon travail passe avant et je doute être capable de prendre le temps de m'intéresser à autre chose. Mais c'est très aimable de votre part, si un jour je décide de tenter le coup, je penserais à vous. »

C'était une manière de parler, il était peu probable que leurs chemins se croisent à nouveau après cette discussion-ci. Mais Adrian nota toutefois de s'intéresser un jour à ce sujet. Il était censé avoir beaucoup plus de temps que le commun des mortels : ce serait un comble qu'il ne prenne pas le temps de vivre.
Quoi qu'il en soit, mademoiselle Beaudrie ne sembla guère contrariée par la maladresse de son interlocuteur. Une chance. Dans le pire des cas il aurait pu lui raconter qu'il était bien plus vieux qu'elle, mais encore une fois c'était une chose qui n'était pas envisageable. Sauf s'il prétendait avoir la quarantaine, après tout, nombreux étaient ceux à faire plus jeune que leur âge, non ? La précision à propos de son célibat ne troubla guère Adrian : il était persuadé qu'une femme extravertie et – soyons honnêtes – séduisante, puisse avoir de quoi occuper sa vie privée sans devoir être passée devant l'autel. Pour le coup, ce serait plutôt devant l'hôtel sans mauvais jeu de mots.

Toujours est-il que la belle ne semblait pas vraiment le prendre pour quelqu'un qui jouissait de toutes ses facultés mentales. Pas très surprenant venant d'une femme qui gardait les pieds sur terre. Pourtant, dieu savait à quoi point la magie pouvait être réaliste ! Mais c'était malheureusement impossible de le prouver sans se dévoiler, il lui restait donc la possibilité d'user de ses connaissances d'archéologue pour pallier à ce problème.

« Passer pour un illuminé peut avoir du bon, en général les gens ne viennent pas trop vous embêter dans ces cas-là. »

Il le voyait avec ses voisins : pas une visite en plus de quarante ans ! Un refouloir idéal sans aucun doute possible.
Adrian apprit aussi le prénom de la fille de Melissande, une consonance Européenne qui n'était pas désagréable. Il se contenta de hocher la tête alors que sa compagne de discussion prit les choses en main pour lui demander – ou plutôt suggérer de manière prononcée – de lui servir de guide. L'idée ne le dérangeait aucunement et en prime, mademoiselle Beaudrie parvint presque à le faire culpabiliser en remettant sur le tapis, sa gaffe au sujet de la vieillesse. Étant donné qu'elle s'empara de son bras pour l'inciter à la suivre, Adrian se contenta de se montrer docile pour une fois – après tout elle n'avait rien d'un démon ou d'une sorcière maléfique – et il entra dans le rôle du professeur qui expliquait des choses à ses élèves.

« Je vous avertis dès le début, j'ai tendance à être assommant lorsque je parle de mon métier. Il ne jugea pas utile de lui préciser qu'elle n'avait qu'à lui imposer le silence s'il se montrait agaçant : elle le ferait certainement de son propre chef ! Adrian s'intéressa à l'objet face à eux.
Il s'agit d'un gri-gri utilisé par celui que l'on pourrait appeler un rebouteux. Ils sont censés avoir des propriétés magiques, mais en réalité c'est bien plus souvent comparable aux placebos, le malade se persuade seul de son efficacité et finit par guérir de lui-même. Tournant la tête vers Melissande il précisa quelques points.
C'est souvent comme ça, les gens croient fort en quelque chose et voient des signes là où il n'y a qu'une manifestation du hasard. En finalité, c'est comme la religion, d'ailleurs en Afrique les chamans et les marabouts sont souvent associés aux divinités et aux esprits. C'est comme les prétendus miracles, personne ne peut expliquer ces faits alors on les taxe de miracles. Un léger sourire ourla ses lèvres.
Je crois que c'est ce qui fait le charme de la magie, les gens taxent tout ce qu'ils ne comprennent pas de magique. Expliquez-leur le fonctionnement de la chose et le charme sera brisé. Dans un sens, c'est un peu une manière de rêver, c'est certainement pour cette raison que les scientifiques croient rarement en ces choses. Pourtant, lui qui creusait tous les jours la magie l'étudiait pour la comprendre et ne perdait jamais sa confiance en elle. Mais une fois de plus, il s'agissait de magie réelle et non d'illusion.
Ce que l'on ne voit pas peut exister. Personne n'a jamais vu le vent et pourtant, je suis certain que vous n'iriez pas me dire que vous n'y croyez pas. Peut-être que la magie n'est pas là où vous le pensez, peut-être que ce n'est pas de faire sortir un lapin de son chapeau, peut-être que c'est simplement une autre forme de science. Il devait avoir l'air de prêcher la magie, de quoi perturber ou agacer mademoiselle Beaudrie, mais c'était plus fort que lui. Il secoua légèrement la tête avant de désigner un masque posé non loin de là.
C'est ce que les femmes qui usent de la magie noire utilisent. Je vous épargne les termes techniques, mais étrangement ce sont toujours des femmes qui occupent ces rôles, les hommes sont cantonnés à celui du rebouteux. Une chance que vous ne croyiez pas à la magie mademoiselle Beaudrie, au moyen-âge français, les personnes aux cheveux roux étaient réputés comme étant habités par le démon. Vous auriez fait sensation j'en suis persuadé ! »

Une petite note d'humour pour terminer son monologue, de quoi détendre l'atmosphère. Du moins, Adrian l'espérait.
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Message posté : Dim 9 Juin - 14:56 Message
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    Était-elle déçue ? Peut-être un peu, oui. Car elle commençait à apprécier Adrian Pennington et lui faire découvrir certaines choses alors qu'il la guidait cet après-midi là, cela aurait pu réellement plaire à Melissande. Elle accordait facilement du temps et de l'énergie à des actions qu'elle jugeait positive. Et apprendre à quelqu'un à apprécier le septième art était quelque chose de très agréable pour Melissande, qui appréciait particulièrement la culture dans toutes ses dimensions.

    Néanmoins, Melissande était aussi quelqu'un qui ne s'attardait pas aux futilités négatives de l'existence et elle ne resta donc pas sur cette réponse. Elle ne s'apitoyait pas sur cette situation. Décidant de ne pas s'embêter plus sur cette situation, la jeune mère hocha la tête. « -Je vois … Eh bien, pensez à moi quand vous aurez un peu de temps à consacrer au Septième Art, Adrian ! ». De fait, Melissande Beaudrie ne savait pas si ils auraient d'autres occasions de discuter comme ils le faisaient à ce moment. C'était pour la jeune femme toujours très occupée un moment hors du temps. Normalement, elle courait toujours d'un endroit à l'autre en essayant de faire le plus de choses possibles en un minimum de temps. D'ailleurs, ce rythme allait sans doute très vite la reprendre.

    « -Passer pour une illuminée est très utile, vous avez raison ! Regardez-moi, mon originalité me permet de n'en faire qu'à ma tête. Personne ne trouve ça étrange que je n'en fasse qu'à ma tête ! ». Oui, Melissande avait un côté capricieux et elle ne s'en cachait pas. C'était un privilège que son rang et sa fortune lui permettait. Plus que des caprices, c'était des lubies qu'elle mettait soudainement au goût du jour … Melissande appréciait sincèrement son originalité, qu'elle jugeait tout à fait utile pour son travail. Personne ne venait à l'Opéra pour s'ennuyer. Ou alors ils étaient bien belles.

    Adrian Pennington avait accepté de lui servir de guide et Melissande estimait que cela était parfaitement intéressant. Après tout, c'était son métier et elle pensait donc qu'il serait le plus à même pour lui rendre passionnant cette exposition sur l'art vaudou. Elle suivit donc le jeune homme dans l'exposition. Décidément, Adrian revenait toujours sur la magie … Melissande en était étonnée. Certes, elle avait ses propres passions dont la musique, mais elle essayait de ne pas tourner en boucle. D'ailleurs, le Pennington lui donnait des arguments qui allaient dans son sens. « -De fait, vous comprenez ce que je souhaite dire, Adrian … J'estime qu'il n'y a pas de magie, mais simplement des choses dont nous ne sommes pas capables d'expliquer les effets. Le charme se brise, c'est exactement ça. Mais vous paraissez penser qu'il existe une magie dont on ne peut trouver les fondements rationnels. »

    Elle s'interrogeait. Sincèrement. Interpellée par les croyances étranges de son interlocuteur, Melissande essayait de comprendre exactement ce que voulait dire Adrian. Elle ne parvenait pas franchement à le cerner et cela la gênait. Il continua à lui parler, expliquant ce qu'était le masque qu'ils voyaient. Elle y accorda quelques instants d'attention. Ses cheveux roux ?

    « -Je suis bien aise de ne pas vivre à cette époque alors, car Dieu sait combien j'aurais eu du mal à rentrer dans le rang. Notre pays a désormais du moins le mérite de me permettre de vivre comme je le sens ma vie, du moment que je ne fais de tort à personne. La liberté, voyez-vous, Adrian, est un véritable privilège. Un luxe dont j'aurais beaucoup de mal à me passer. »

    Ils avançaient dans la collection, passant peu à peu devant des œuvres impressionnantes. Melissande avait désormais une vision assez élargie de l'exposition pour décider de ce qu'elle allait en faire. Mais elle préférait en demander confirmation au jeune homme. « -Vous pensez qu'il serait possible de faire le genre de visites que vous êtes en train de me faire pour des enfants ? Mon programme d'éducation a besoin de visites pertinentes... Vous voyez ce que je veux dire ? » Il ne connaissait sans doute pas beaucoup d'enfants mais il devait savoir qu'il fallait adapter son discours à son public... « -Je crains de devoir déjà vous laisser, Adrian ... ». En effet, son téléphone venait de vibrer une fois de plus et elle comprit qu'elle avait déjà passé beaucoup de temps à cette exposition. « -Vous me passez votre numéro de téléphone, Adrian ? Je pourrais avoir besoin de vos lumières ! ». Elle n'imaginait même pas un refus, en femme habituée à obtenir ce qu'elle voulait.

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Message posté : Lun 10 Juin - 15:06 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
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ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 117 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
C'était étrange, mais Adrian n'avait aucune difficulté à imaginer mademoiselle Beaudrie dans le rôle de l'illuminée. Oh, ce n'était pas une insulte dans l'esprit du centenaire, au contraire : les individus qui passaient pour des originaux avaient toujours bien plus d'intérêt à ses yeux. Il n'y avait qu'à voir les chamans africains avec qui il avait passé plusieurs décennies, nul doute que s'ils avaient vécu à Star City, ils seraient passés pour des illuminés. En conclusion, l'apparence et le comportement de la jeune femme ne devaient pas laisser grand monde insensible – en bien comme en mal – et c'était une chose que l'archéologue appréciait. Un peu de diversité ne faisait jamais de mal.

Le sujet de la magie était, par contre, beaucoup plus épineux. Ils ne partageaient pas la même vision des choses, c'était un fait ! Adrian croyait en la magie, mais quoi de plus normal lorsque vous la manipuliez quotidiennement ? Melissande ne pouvait aucunement percevoir la situation comme lui vu qu'il était fort probable que sa vie soit celle d'une citoyenne lambda. Ce serait un peu comme de demander à un inuit ce qu'il pensait du bikini de miss Californie : il en avait peut-être entendu parler, mais ne s'y intéressait guère. Sauf que dans leur cas de figure, Melissande devait avoir une vision des choses déformée par les illusionnistes qui se produisaient sur les scènes de Las Vegas et ailleurs. Il y avait une grande différence entre la magie et les illusions, mais allez expliquer cela à une personne qui n'en entendait jamais parler. Mieux valait se contenter de sourire et de laisser filer, même si ceci l'embêtait quelque peu. Adrian devait s'y faire : ce ne serait ni la première, ni la dernière fois qu'il allait avoir une discussion semblable à celle-ci.

« Je pense simplement qu'il y a certaines choses que l'on ne peut pas expliquer aussi simplement. Il reste encore des mystères sur cette planète et certainement ailleurs. »

Il haussa les épaules pour clore le sujet : nul besoin de détailler. S'il se mettait à comparer la magie aux aliens et aux autres choses de ce genre dont on manquait de preuves, elle allait réellement le prendre pour un illuminé. Adrian était bien placé pour savoir que les Terriens n'étaient pas les seuls êtres vivants et qu'il existait de nombreuses dimensions insoupçonnées, mais une fois de plus, en parler avec quelqu'un qui ne s'y intéressait pas revenait à donner un coup d'épée dans l'eau. Quelque chose lui disait qu'ils devaient certainement avoir encore bien d'autres sujets de dissemblance, mais celui actuellement sur le tapis était suffisamment important pour que le centenaire ne fouille pas ailleurs.

Suite à cela, mademoiselle Beaudrie lui fit savoir qu'elle était une amoureuse inconditionnelle de la liberté. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de l'archéologue, à ce niveau, ils étaient pareils ! Adrian avait vu ce que la privation de liberté pouvait faire, il avait vécu pendant la seconde guerre mondiale et avait compris que certains individus pouvaient être particulièrement cruels à l'encontre de leurs semblables. Ou d'autres créatures. La liberté avait coûté cher à beaucoup d'individus et il était toujours bon de savoir qu'actuellement tout le monde ne l'avait pas oublié. La simple idée d'imaginer Melissande dans une époque beaucoup moins libre, était compliqué. Elle aurait certainement donné du fil à retordre aux milices Allemandes qu'il avait connues.

« C'est juste dommage que beaucoup des jeunes d'aujourd'hui ne voient la liberté que comme quelque chose de normal, certains oublient ce qu'il y a derrière. »

Il parlait comme un vieillard et s'en rendit compte après coup. Bah, au pire elle pouvait s'imaginer que c'était le lot de tous les archéologues, à force de côtoyer d'anciennes civilisations vous finissiez par penser comme elles ! Quoi qu'il en soit, la demoiselle lui demanda finalement s'il pensait que ce type de visites puisse plaire à des enfants. Ce n'était pas le mieux placé pour juger de cela : il n'avait plus fréquenté d'enfants depuis des dizaines d'années et ignorait donc totalement ce qui pouvait plaire à ces adultes miniatures. Son visage montra certainement l'incertitude qu'il ressentait à ce moment et cette expression ne fit que s'accentuer lorsqu'elle lui demanda son numéro de téléphone. Encore un ennui en perspective, il avait un mal fou à mémoriser ces chiffres ! Allez savoir pourquoi, il n'avait aucune peine à apprendre par cœur une formule magique, mais son numéro de téléphone c'était autre chose.

« Hum et bien... Pour les enfants je ne sais pas... Je n'en ai pas beaucoup côtoyé ces derniers temps, mais je pourrais toujours demander à des collègues si jamais..... Je pense que ça devrait pouvoir se faire, avec le bon discours bien sûr. Donc avec un autre guide que lui bien entendu, la simple perspective de passer du temps avec des enfants suffisait à le dissuader de trop s'avancer. Même s'il était peu probable que Melissande songe à lui pour ce type de visites.
Quant à mon numéro, j'en ai changé dernièrement, je n'ai pas retenu le nouveau.... Attendez, je dois l'avoir quelque part. De quoi avoir l'air idiot, mais c'était toujours ce type de détails qui lui faisait perdre sa crédibilité. Il tâtonna ses poches quelques instants avant de finalement en tirer une carte où Sallah lui avait noté le numéro de la maison, au cas où il en aurait besoin.
Je n'ai qu'un fixe par contre, je perdais toujours les autres. Un mensonge éhonté, mais tant pis, il avait suffisamment été sincère pour la journée.
J'ai été très heureux de faire votre connaissance mademoiselle Beaudrie, j'espère que nous aurons l'occasion de nous revoir ici ou à votre opéra. »

Pour le coup, c'était sincère.
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Shosholoza, Kule... Zonzaba, Stimela siphume South Africa, You are meandering on those mountains, The train is from South Africa, Wen´uyabaleka, Wen´uyabalekaShoSholoza


Message posté : Ven 14 Juin - 16:39 Message
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    Le temps courait toujours trop vite. C'était une constatation que Melissande Beaudrie avait faite depuis longtemps. Les années passaient, elle vieillissait et chaque jour, elle espérait pouvoir mieux profiter du suivant que du précédent et chaque nuit, elle était déçue de voir qu'il n'en avait rien été. Préférant désormais éviter de s'attarder à cette dérangeante réalité, Melissande préférait s'abrutir de travail et d'activités en tous genres qui avaient pour principe qualité de l'empêcher de réfléchir. A sa vie, au sens de celle-ci, au temps qui s'écoule comme des grains de sable dans leur sablier … Melissande vivait comme elle aurait voulu mourir: à toute allure et sans se retourner. Cela avait bien des avantages mais aussi quelques inconvénients. Comment nouer des relations ayant du sens quand on se refuse à prendre le temps d'en donner un à sa propre existence ?

    Alors la magie ? Comment Melissande aurait-elle pu intégrer une notion pareille dans son quotidien. C'était tout simplement improbable. Elle avait des tas de choses plus utiles à faire que de réfléchir à la possibilité qu'on ne puisse pas tout expliciter sur cette planète. La phrase de Adrian la fit sourire. Oui, certains avaient peut être le luxe de réfléchir à ce genre de choses, mais Melissande, elle, ne se laissait aucun loisir pour ce genre de découvertes. Elle ne répondit donc même pas. Le sujet était clos: ils étaient en désaccord et aucun ne pourrait convaincre l'autre. Cela convenait à Melissande. Un statu quo sur la question allait tout à fait à la jeune femme. Cela éviterait des débats stériles auxquels elle n'avait d'ailleurs pas de temps à consacrer.

    Mais la liberté, là, c'était une autre histoire. Faire comprendre à la jeunesse la chance qui était la sienne ? Melissande estimait que c'était bien là le rôle de l'école, de l'histoire mais aussi du programme qu'elle mettait en place. C'était pour elle tout à fait admirable qu'on puisse vivre avec la liberté accordée par l'Etat. Et elle ne l'oubliait que rarement. Cette fois-ci, avec Adrian, elle n'avait pas besoin de statu quo, ni d'aucuns compromis pour être tout à fait d'accord avec ce jeune homme. « -J'essaie de leur faire passer le message, dès que j'ai l'occasion .. Mais ce sont d'autres générations, qui sont confrontés à d'autres problèmes. Je crois qu'ils ont une autre vision, pas forcément moins bonne ni meilleure, d'ailleurs ! ».

    Melissande appréciait la jeunesse. Pas seulement pour avoir de beaux jeunes hommes à réchauffer dans son lit, mais surtout car elle y trouvait une énergie, une créativité et bien d'autres choses encore, qu'elle voyait comme des merveilles de la nature qu'il fallait à tout prix préserver. « -On a tout à gagner à mieux les connaître, je crois, Adrian … C'est ce que j'essaie de faire en tout cas ! ».

    Elle ouvrit de grands yeux quand le jeune homme lui tendit une carte avec un numéro de fixe. Hum. Bon … La jeune directrice avait tellement l'habitude des mobiles qu'elle oubliait parfois que ce n'était pas le cas de tout le monde, c'était vrai. Mais pourtant, Adrian semblait avoir la trentaine. Combien d'hommes de trente ans n'avait pas de téléphone mobile ? Elle avait l'impression d'être tombée sur le numéro gagnant et cela l'étonnait. Oui, ce jeune homme détonait dans le monde qu'elle connaissait. Néanmoins polie, elle prit la carte avec un grand sourire. « -Mais bien sur, chéri, vous êtes le bienvenu quand vous voulez ! ». Lui claquant la bise sans même se demander comment il allait réagir, Melissande fit un dernier signe de la main avant de quitter le musée pour rejoindre sa prochaine réunion. Elle avait d'ailleurs déjà pas mal de retard et pressait le pas. Décidément, le temps courait vraiment trop vite ...



HJ: J'espère que ça te va ? Je pense qu'on peut clore là dessus sauf si tu veux répondre Wink
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Etudie, non pour savoir plus, mais pour savoir mieux ▬ Melissande

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