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A friend in need is a friend indeed [Lucrèce]

 
Message posté : Dim 2 Juin 2013 - 18:56 Message
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Me voilà enfin bien loin de la 64th avenue, loin de la scène de crime et du lieu de mon affrontement avec ce mystérieux inconnu qui voulait me faire la peau ; mais bien que ce danger soit écarté, il me reste un problème de taille sur les bras ; je suis blessée et il faut absolument que je me soigne, tout en sachant qu’il est hors de question que je me rende dans un hôpital, ce serait le meilleur moyen pour moi de me faire embarquer par les flics et ce n’est pas vraiment ce que je recherche, loin de là. Le seul endroit où je suis sûre d’être en sécurité c’est chez moi, et je ne suis plus très loin de mon salon de tatouage. D’abord me mettre à l’abri et ensuite trouver une solution, chaque chose en son temps.

Le trajet entre la 64th avenue et le front de mer s’est plutôt bien passé, je n’ai croisé pour ainsi dire personne, faut dire qu’à cette heure, rare sont les gens qui se permettent une petite promenade. Le seul souci durant le chemin fut la douleur occasionnée par mes blessures, il me fallait adapter ma vitesse de déplacement en fonction de la douleur que je ressentais. Ne pas marcher trop vite afin d’éviter de trop saigner, mais également ne pas aller trop lentement histoire de ne pas se retrouver exsangue sur le trottoir ; par chance il me semble que je ne saigne pas de manière alarmante, heureusement. Une fois arrivée dans la rue où se trouve mon salon de tatouage, je patiente plusieurs minutes et observe les environs ; personne à gauche, personne à droite, aucune fenêtre éclairée, je peux me permettre de rentrer par la porte principale. Pas que cette solution m’enchante, mais dans mon état je doute fortement qu’il me soit possible de passer par la fenêtre du premier étage se trouvant à l’arrière du bâtiment.

La clé tourne sans aucuns soucis dans la serrure de la porte et je désactive le système d’alarme, je referme la porte sans la verrouiller et je me dirige aussitôt vers l’escalier menant à l’étage. Je prends sur moi tout en gravissant l’escalier, le fait de forcer sur ma jambe me fait un mal de chien, mais je n’ai pas le choix. Une fois dans mes murs, je pousse un long soupir de soulagement, enfin à l’abri ; il est temps à présent de passer aux premiers soins. J’entre dans ma salle de bain et fouille mes armoires à la recherche de la trousse de soins qui va s’avérer utile ce soir. J’embarque le tout dans le salon et là, sans comprendre pourquoi, je m’écroule au sol, bousculant table basse et chaises dans ma chute. Je suis encore consciente mais j’ai du mal à me mouvoir, sans doute le contrecoup de cette soirée mouvementée, ça ne va pas faciliter les choses.

-Putain…

Dans l’état actuel des choses, je suis incapable de me soigner moi-même, d’autant qu’il me semble que quelques billes métalliques soient encore présentes dans mon épaule. Me redressant tant bien que mal pour m’assoir sur le sol, adossée au canapé, je commence à me torturer les méninges afin de trouver comment me sortir de ce mauvais pas. Pas question d’appeler une ambulance, ces gens-là posent trop de questions et sont capable d’appeler les flics ; téléphoner à oncle Ted ? Trop risqué, qui me dit que l’autre ne m’a pas suivie jusqu’ici ? Je ne peux pas prendre le risque d’exposer mon oncle à un tel danger. Je fouille les quelques objets tombés de la table sur le sol suite à ma chute pour finalement trouver mon téléphone portable, je commence à parcourir la liste de mes contacts, jaugeant si telle ou telle personne serait susceptible de me venir en aide ou pas.

Les noms défilent sans qu’aucun ne me paraisse faire l’affaire pour me venir en aide. Non pas que je remette en doute l’amitié que me portent tous ces gens, mais c’est plutôt leur réaction quant à la découverte de mes activités nocturnes que je redoute le plus, je ne suis pas sûre que beaucoup accepteraient ce que je suis, et je ne tiens pas à ce que cela mette ma vie en danger d’une quelconque manière. Je m’arrête finalement sur le nom de Lucrèce. Je la considère comme une amie et je pense qu’il en va de même pour elle à mon égard, elle a le cœur sur la main et ne ferai pas de mal à une mouche à moins d’y être forcée… J’hésite, est-ce que j’ai le droit de la déranger en pleine nuit ? De l’impliquer en quelque sorte dans tout ça ? Je l’ignore, tout ce que je sais par contre, c’est que je n’ai pas trop le choix, c’est ça ou me vider petit à petit de mon sang.

J’appuie finalement sur la touche « appeler contact » et porte le téléphone à mon oreille. Première sonnerie, je commence à me dire que ce n’est sans doute pas une bonne idée ; deuxième sonnerie, je me dis que, après avoir découvert mon identité secrète, Lucrèce ne voudrai peut-être plus avoir affaire à moi ; troisième sonnerie, je suis sur le point de raccrocher et de me débrouiller seule. C’est alors que j’entends la voix encore un peu endormie de Lucrèce répondre à mon appel, il est trop tard pour faire marche arrière.

-Lucrèce ? C’est Maya… Je… J’ai besoin d’aide… Est-ce que tu peux venir chez moi ? La porte de la boutique n’est pas fermée à clé…

Ma voix me semble faible et hésitante, ce qui n’est évidemment pas très bon signe. Autant économiser mes forces le plus possible ; je raccroche après avoir remercié Lucrèce de bien vouloir venir et laisse mon téléphone tomber au sol. J’éprouve une légère difficulté à respirer et retire alors ma capuche et mon masque afin de prendre de grandes inspirations. A l’aide de l’éclairage de la pièce, je peux enfin me rendre compte de l’état de mes blessures. Celle de la jambe semble ne plus trop saigner ce qui est déjà une bonne nouvelle, mais il faudra désinfecter tout ça au plus vite ; pour l’épaule par contre c’est une autre paire de manches, je sens qu’il y a encore au moins une bille dans la blessure, je vais en chier lorsqu’arrivera le moment de la retirer de là.

A partir de cet instant, il ne me reste pas grand-chose à faire si ce n’est attendre l’arrivée de Lucrèce, une attente longue et anxieuse. Je redoute le moment où elle arrivera et me trouvera dans cet état, mais ce qui me fait le plus peur, c’est quand viendra l’instant des explications, ça ne va pas être une partie de plaisir, je le sens. Même si ce n’est sans doute pas recommandé dans la situation actuelle, je m’allume une cigarette, ça me calme quelque peu. Les minutes s’écoulent lentement, trop lentement à mon goût d’ailleurs. J’entends finalement la porte du rez-de-chaussée s’ouvrir, mon cœur se met à battre plus rapidement, j’ai peur de la réaction de Lucrèce…
 
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Message posté : Lun 3 Juin 2013 - 18:20 Message
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Sol’ukah ne dormait pas vraiment, elle avait le blues, sur son netbook elle écoutait une énième leçon de slataquien, ses lèvres répétait silencieusement ce qu’elle entendait. Le slataquien c’était la langue de Slataq, depuis son entrée à l’Unison les aliens la passionnait alors elle s’était mis à l’apprentissage de deux langues extra-terrestre. Ca faisait donc 5 mois qu’elle avait débuté, mais cela ne faisait qu’un mois qu’elle les travaillait à fond, avant elle s’était en priorité penchée sur le permis de voiture. Elle apprenait également le niavéens de la planète Niavé. Depuis la mort d’un de ses bébés ça occupait tout son temps libre. Les langues elle était plutôt douée, surtout qu’elle utilisait une technique Hyperboréenne. Parfois elle songeait à la partager. Il fallait d’abord passer un test précis qui déterminait les meilleurs atouts de l’Ultime question mémoire, puis pour chaque profil était proposée une méthode de mémorisation parfaitement adapté.

Le logiciel était sur son organiseur, c’était pour ça qu’elle devait passer les enregistrements sur son ordinateur pour enregistrer l’audio sur son organiseur. C’était compliqué, mais elle n’avait pas trouvé le moyen de transférer directement des informations de son ordinateur à son organiseur hyperboréen, c’était probablement possible avec des réglages, mais ce n’était pas son domaine. Voilà elle avait fini d’enregistrer, elle saisit son organiseur et coupa l’enregistrement avant d’appuyer sur un bouton pour lancer le travail du logiciel, en même pas une minute s’était fait. Le logiciel avait enregistré tout le vocabulaire, ses traductions américaines ensuite traduite en hyperboréen. La leçon était ensuite réorganisée pour être rendu plus cohérente pour elle. Complexe, mais c’était un homme y ayant travaillé des siècles qui l’avait fait. Ce n’est pas parce qu’on ignore que ça n’existe pas, un des dictons favoris des hyperboréens toujours férus de nouvelle connaissance.

Elle se mit à écouter la leçon dans la tête, c’était fort étrange, on lui avait dit que la télépathie ne fonctionnait pas sur elle, ce n’était peut-être pas le cas pour celle hyperboréenne, car elle parvenait toujours à contrôler son organiseur ou les fonctions simples du bateau. Ce fut comme ça qu’elle finit par s’endormir sur le canapé du salon, mais quand son téléphone sonna elle était dans son lit. C’était peut-être Dieter qui l’avait amené. Die se réveilla mais elle posa une main apaisante sur le torse pour lui signifier de pas bouger, elle finit par attraper le téléphone, c’était soit Peter, soit Dana, elle voyait mal qui d’autre et pourtant ce fut une autre personne. C’était Maya, elle avait besoin d’aide et immédiatement. Luka n’était pas du genre à bougonner à cause qu’on l’ait réveillé en pleine nuit, elle accepta bien évidement.

Après l’avoir embrassé et expliqué qu’elle devait y aller car une amie avait besoin d’elle s’extirpa du lit enfila le premier jean qui venait, un t-shirt blanc sans même de soutif et ses bottes, elle appela une société de taxi, elle l’utilisait parfois pour son job, elle craignait qu’à cette heure il n’y eut plus de métro, ni de bus. 10 minutes plus tard un taxi venait la chercher. Ce ne fut que durant le trajet qu’elle s’interrogea des raisons précises de l’appel, elle était trop dans l’automatisme du réveil pour y songer avant, c’était quand même bizarre en plein milieu de la nuit, à moins qu’elle soit déprimée comme elle, c’était possible. Luka l’écouterait si c’était ça, mais elle n’était pas certaine d’être la meilleure oreille du coin actuellement. Klaus, son bébé, tant de mort et il fallait continuer à vivre, à se lever, à travailler.

Au loin elle aperçut la boutique de Maya, puis le taxi arriva enfin devant. Luka paya le taxi avec un léger pourboire, pas comme avant ou elle n’avait aucune conscience de l’argent. Comme prévu la boutique était ouverte. Luka pénétra le lieu, ce n’était pas la première fois qu’elle s’y rendait, elle traversa le salon en vitesse et monta l’escalier qui menait à l’appartement.

- Maya c’est Lucrèce, fit-elle pour prévenir de son arrivée.

Elle ouvrit la porte de l’appartement de Maya sans se douter une seule seconde de ce qu’elle allait voir. Quand L’Ultime vit son amie rouquine au sol elle se précipita vers elle. Elle saignait et il lui semblait beaucoup.

- Par mes ancêtres, fit-elle en Hyperboréen sans même le faire exprès. Les blessures ressemblaient à des impacts par balle, la blessure ne semblait pas soignée. Luka se retint de lui demander qui avait pu faire faire ça. La priorité c’était quand même de la soigner. Les balles sont encore là ? Réponse positive Luka inspira un bon coup, elle n’aimait pas trop le sang et tout ce qu’elle savait c’était ce qu’elle avait vu dans ses séries préférés, personnes quasiment ne se blessait en Hyperborée. Je dois te retirer tes balles ? Euh je peux te déshabiller ?

Elle ne voyait pas grand-chose là avec ses vêtements noirs, peut-être qu’elle allait devoir faire bouillir de l’eau, mais avait-elle le temps ? Alors de l’alcool mais ça piquait ? Et avec quoi elle allait retirer tout ça, une pince à épiler ? Elle se sentait vraiment débile et avait peur de tourner de l’œil. Enfin avec son job elle avait vu pire, non ?
 
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Message posté : Jeu 6 Juin 2013 - 21:17 Message
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-Maya, c’est Lucrèce.

La voix vient de derrière la porte donnant sur l’escalier qui donne accès à l’appartement, porte qui s’ouvre tout de suite après. Je vois ensuite Lucrèce accourir vers moi, apparemment paniquée par la scène que je lui offre. Je dois pas en mener large et je dois faire peur à voir. En tout cas, Lucrèce à l’air sacrément secouée, elle prononce même des mots que je n’arrive pas à comprendre, mais bon, ce n’est pas vraiment ça le plus urgent. Elle s’agenouille près de moi et commence à regarder mes blessures, enfin ce qu’elle peut en voir du moins. Elle me demande si les balles sont encore là, effectivement cela ressemble à des blessures par balles, on chipotera sur les détails plus tard.

-Oui… Dans mon épaule… Mais je ne sais pas combien.

Vient ensuite la question de comment on va faire pour retirer tout ça, et surtout est-ce qu’elle peut me déshabiller. Effectivement, je pense qu’il sera plus aisé de soigner ces foutues blessures si j’ôte mon costume, mais faudra y aller doucement.

-Ok… On va faire ça…

Je défais ma ceinture et ouvre le pantalon, demandant ensuite à Lucrèce de tirer dessus afin de le faire glisser le long de mes jambes. Si j’avais su que je me retrouverai comme ça face à elle, j’aurai pris la peine de mettre un short ou quelque chose comme ça, et pas seulement une petite culotte… Enfin, ce n’est qu’un détail. Ce qui fait un peu moins office de détail par contre ce sont les deux dagues attachées à la ceinture de mon pantalon, et qui sont à présent facilement visibles, on remarque même encore quelques taches de sang sur les lames.

Vient ensuite la partie la plus amusante, le haut de ma tenue. Avec l’aide de Lucrèce je parviens tant bien que mal à le retirer, bien que je doive serrer les dents lorsque je lève mon bras, c’est un vrai supplice mais il faut savoir souffrir non ? Me voilà donc débarrassée de mon costume de Nightingale, me retrouvant en petite culotte et débardeur devant Lucrèce, cette dernière pouvant d’ailleurs remarquer que même mes jambes sont couvertes de tatouages, chose qu’elle n’avait pu voir lors de nos précédentes rencontres. Ce qui m’ennuie un peu, c’est qu’avec ce foutu combat, je vais devoir refaire quelques-uns de mes tatouages afin de masquer les cicatrices. Bon, passons maintenant aux blessures.

-Il y a tout ce qu’il faut dans la boîte de secours…

Je pointe mon doigt vers la boîte en question qui m’a échappée des mains lorsque je me suis vautrée royalement. La boîte contient tout ce qu’il faut pour se soigner en cas de bobos, sparadraps, désinfectant, pommade ; mais également quelques petites trucs en plus, juste au cas où, comme par exemple du fil chirurgical et une aiguille, de longues et fines pinces, un scalpel, ce genre de choses quoi ! En tout cas, ça ne va pas être agréable du tout, autant pour moi que pour Lucrèce.

-Ca va pas être joli joli à voir je pense…

Par quoi commencer ? Le mieux serait d’extraire les billes de métal de mon épaule en premier, au moins après il suffira de désinfecter et de recoudre. Dis comme ça, ça a l’air tout de même assez facile, alors qu’en fait je redoute de sentir les extrémités de la pince fouiller ma chair à la recherche des corps étrangers. Je prends quelques inspirations histoire de me détendre et de me calmer un peu, chose qui n’est absolument pas facile. Je regarde Lucrèce droit dans les yeux, lui signifiant du regard qu’on allait s’y mettre et que tout irait bien.

-Bon… On va commencer par retirer les projectiles, qu’est-ce que tu en penses ?

Et voilà que, pinces à la main, Lucrèce s’approche et se penche sur mon épaule afin d’extirper les billes. Je serre les poings et les dents, ça ne va pas être agréable du tout mais je dois m’efforcer de ne pas crier, je dois être forte. Oui ça va faire mal, très mal même, mais ce genre de choses il faut que je m’y fasse. Je me crispe en sentant les pince entrer dans la blessure, fouillant à la recherche des billes ; je ne pensais pas que cela aurait été aussi désagréable et douloureux ; je suis sur le point de crier à plusieurs reprises, mais je fais de mon mieux afin de garder le silence, je ne veux pas que Lucrèce pense qu’elle me fait mal.

Je sens ensuite la pince quitter mon épaule, j’ouvre doucement les yeux et regarde ce qu’elle est parvenue à sortir de ma blessure. Une bille de métal, bien ronde et lisse, encore couverte de sang. J’espère qu’il n’en reste pas beaucoup, je ne pense pas pouvoir supporter ça trop longtemps.
 
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Message posté : Ven 14 Juin 2013 - 21:57 Message
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Les balles étaient encore là Sol’ukah se sentit pâlir, elle n’était pas médecin, elle allait agir comme un boucher. L’hyperboréenne se mordilla la lèvre se concentrant pour poser des questions pratiques et nécessaires, rien de superflu afin de ne pas fatiguer plus Maya. Dire qu’elle tirait toutes ses connaissances de série qu’elle regardait le soir peloté contre son mari, elle eut envie de rire, mais elle serra les dents. Si elle faisait ça elle aurait paru sinistre ou déséquilibré, alors qu’elle était juste paniquée. Maya lui offrit la permission de la déshabiller, Luka ne se sentait pas du tout gênée de le faire, mais quand elle remarqua des dagues à se ceinture elle marqua un cran d’arrêt, les détaillants elle remarqua même du sang, elle leva son regard perplexe vers Maya. Elle eut un juron typiquement hyperboréen, pas vraiment traduisible en américain.

-On verra les explications après, fit-elle sobrement, mais ferme.

Luka doucement retira les vêtements de Maya, depuis qu’elle s’était fait cassé le bras par une sale vipère proffondéenne, elle avait exactement conscience de ce que pouvait être la douleur alors elle faisait attention. Sol’ukah vit son amie rouquine grimacer tout de même, un instant elle oublia qu’il y avait quelque chose de vraiment louche dans la situation, elle se contenta alors d’offrir un sourire rassurant et compatissant. Après elle songea à l’installer sur son canapé, mais elle avait peur de lui faire perdre plus de sang, un être humain avait en moyenne 5 litres et il lui semblait que sur le sol il devait y en avoir au moins un litre, peut-être moins, peut-être plus, elle n’était pas un génie des estimations. Et s’il lui fallait du sang ? Elle ne pouvait pas risquer de donner le sien, elle n’était pas certaine du groupe sanguin de la tatoueuse et en plus elle n’avait pas vraiment le matériel nécessaire.

La blessée lui désigna un kit de premier secours tout à côté d’elle, dans sa panique elle ne l’avait même pas remarqué. Elle l’ouvrit et l’examina rapidement du regard pendant que Maya expliquait quoi faire. Il y avait pas mal de chose c’était bien. Soudain elle prit pleinement conscience de ce qu’elle allait faire. Les outils était-ils stérilisés ? Ne risquait-elle pas d’ouvrir un peu plus les plaies ? De les infecter ? Luka mis à part pour se défendre (et encore !) n’osait pas faire de mal à quiconque ou quoique ce soit. Comment allait-elle supporter de voir Maya grimacer ou pire crier ?

- Je ne suis pas médecin, lâcha-t-elle de plus en plus blême tentant de se défendre, de se sortir de ce mauvais pas.

Un moment elle eut l’espoir fou que quelqu’un allait prendre le relai, un vrai médecin (hyperboréen si possible), mais elle était seule dans cette pièce avec la rouquine. Elle délirait complètement. Calmement elle finit par attraper une pince, elle respira un bon coup et se pencha sur la première plaie, heureusement qu’elle avait de bon yeux vision 16 sur 10 et oui c’est possible. En Hyperborée le corps était sacré. Enfin elle enfonça la pince, rapidement elle sentit quelque chose de dure et l’attrapa pour la tirer. En l’observant de plus près elle se fit la réflexion que ça ne ressemblait pas vraiment à une balle, elle n’y comprenait rien, ça ressemblait plutôt à une bille.

- C’est quoi ça, marmonna-t-elle dans sa barbe, enfin c’était une expression bizarre pour une femme, mais elle n’en voyait pas d’autre.

Sans faire plus de réflexion elle poursuivit son travail l’estomac un peu retourné, mais soucieuse de bien faire et parfaitement consciente qu’elle n’avait pas vraiment le choix. Vu que la table basse n’était pas loin elle posa le tout dessus. Dans la trousse à pharmacie elle trouva du désinfectant et des compresses, au vu de ce qu’elle avait vu dans les films c’était la suite logique.

- Je vais désinfecter et te mettre des compresses ne t’inquiètes pas.

L’hyperboréenne s’appliqua avec une douceur infini et un perfectionnisme qui lui était parfaitement propre. Quand elle eut finit tout ça elle n’hésita pas cette fois ci à la prendre dans ses bras, à la soulever avec facilité pour la porter sur son canapé et l’allonger. Si elle trouvait ça étrange et bien tant pis, elle aussi avait un tas de chose bizarre à expliquer, mais avant elle devait poser une dernière question pour les soins.

- Tu as un médicament pour la douleur chez toi ? Je n’y connais rien, je suis habituée aux noms allemands.
 
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Message posté : Sam 15 Juin 2013 - 0:01 Message
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Comme je m’en étais doutée, la présence des dagues et surtout du sang qui les couvraient ne sembla pas plaire énormément à Lucrèce, elle me le fit savoir en me disant d’un ton un peu ferme que nous en reparlerions plus tard. Effectivement, ce n’était pas là le plus important.  C’est donc ainsi après m’avoir rappelé qu’elle n’était pas médecin que Lucrèce commença à chercher les projectiles encore présent dans mon épaule droite. La première bille fut un véritable supplice, jamais je n’avais ressentie une douleur telle que celle-là. En extrayant le premier projectile, elle semble s’étonner de ne pas retrouver la tête d’une balle, mais juste une bille de métal. Ce qui est plutôt compréhensible.

Bon, passons à la suite. En effet, comme un bonheur ne vient jamais seul, il s’avère que deux billes se trouvent encore dans mon épaule, ô joie et bonheur. Est-ce par ce que mon épaule n’est déjà plus que douleur ? Ou bien que je commence à m’y faire ? En tout cas, l’extraction des billes n°2 et n°3 me semblent déjà bien plus supportables.  Je regarde les trois sphères de métal briller sur la table basse de mon salon, j’en arrive encore à me demander l’état dans lequel je me trouverai actuellement si j’avais pris l’un de ces trucs dans le cœur ou la tête ; je frisonne rien qu’en y pensant.

Mon épaule à présent libre de toute occupation métallique, Lucrèce commence à désinfecter mes plaies. Jamais je n’aurai pensé dire ça, mais ce produit d’ordinaire douloureux me semble presque agréable comparé aux fouilles dans ma chair. Il n’y a pas l’air d’avoir trop de dégâts, une fois le sang nettoyé, je remarque que certes je risque fortement de garder de vilaines cicatrices jusqu’à la fin de mes jours, mais que ce n’est encore rien de si horrible que ça, elles seront facilement recouvrables par une aiguille et de l’encre ; moi qui avait justement quelques idées à ce sujet. Les compresses sont à présent appliquées sur mes blessures, il n’y a maintenant plus qu’une chose à faire, du repos et éviter les mouvements brusques.

En parlant de mouvements, je suis surprise de voir avec quelle facilité Lucrèce me soulève du sol pour me déposer en position allongée dans mon canapé. J’ouvre grand les yeux tout en la regardant, un peu comme une poule qui trouve un cure-dent. Est-ce que c’est parce que je suis faible et que je commence à délirer ? Ou alors ma balance me joue des tours et je pèse beaucoup moins que soixante-quatre kilos ? Je l’ignore et, pour tout dire, ça me passe un peu au-dessus de la tête actuellement, je suis en train de reprendre mon souffle et de me remettre doucement de tout ça.  Lucrèce me demande si je possède un médicament contre la douleur ; je réfléchis quelques instants avant de lui indiquer où trouver le produit miracle.

-Heu… Oui, dans la salle de bain. Sur la petite étagère à côté du lavabo, c’est dans une petite boîte rouge, tu peux pas la rater c’est la seule.

Et pendant que Lucrèce s’en va à la recherche des bonbons anti-bobos, Je tends mon bras encore valide afin de me saisir de mes clopes et de mon briquet. Je n’attends pas et m’allume une bonne vieille cancérette tout en réfléchissant.  Qu’est-ce que je vais bien pouvoir répondre aux questions de Lucrèce ? Comment lui expliquer la façon dont je me suis retrouvée avec des billes de métal dans le corps ? Lui dire qui m’a fait ça, dans quelles circonstances… Tout en expirant la fumée de ma clope en faisant de petits ronds, j’en viens à me dire que mon identité secrète va en prendre un gros coup ce soir. Je suis persuadée que cela ne me servirai à rien d’essayer de lui raconter des bobards, elle verra tout de suite que je lui mens. Pourquoi mentir d’ailleurs ? Elle est venue à mon aide dès que je l’ai appelée, sans poser la moindre question, et s’est occupée de moi comme l’aurait fait n’importe quel ami dans une situation similaire. Non, je ne vais pas lui mentir.

Il ne lui faut pas longtemps pour trouver la boîte et revenir avec dans le salon. Je vois au regard qu’elle me lance que de me voir fumer une clope dans mon état ne l’enchante pas vraiment. J’écrase donc ma cigarette dans le cendrier tout proche, adieu petit bâton de poison. Elle me tend une gélule, je l’avale aussitôt, bientôt la douleur sera atténuée ; j’ai hâte. Je redoutais un peu le silence pesant qui vient de s’installer entre nous deux. Car c’est bien joli de vouloir donner et recevoir des explications, reste maintenant à voir laquelle des deux parlera la première. Je me vois mal prendre la parole et lancer de but-en-blanc « Pour tout te dire, je suis un assassin qui tue des gens par contrat, et ce soir j’ai faillis me faire buter pour de bon », non, je ne pense pas que ce soit la meilleure chose à dire pour entamer notre petite discussion.

J’hésite, me tâte, pèse le pour et le contre, tout ça en quelques secondes. Je vais parler, entamer la conversation, même si cela n’aura rien à voir avec le sujet sur lequel je dois m’expliquer. Non, je vais simplement parler afin que le dialogue se noue plus facilement, que ce silence soit enfin brisé.

Je regarde Lucrèce, lui esquissant un petit sourire reconnaissant ; elle vient tout de même de me sauver la peau.

-Merci Lucrèce… Merci d’être venue.
 
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Message posté : Dim 16 Juin 2013 - 17:43 Message
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Maya rapidement lui indiqua ou trouver ce qu'elle cherchait. Luka la quitta pour se diriger vers la salle de bain qu'elle connaissait, ce n'était pas la première fois qu'elle mettait les pieds chez la rouquine. Petite étagère près du lavabo... et boite rouge. Luka comme l'avait dit Maya la trouva rapidement. Dans un réflexe elle secoua la boite pour vérifier qu'elle n'était pas vide et une fois cela fait elle retourna dans le salon. Avant de revenir auprès de Maya elle se dirigea vers le coin cuisine ou elle attrapa un verre d'eau et le remplit à moitié. Ça aiderait Maya à avaler ses médicaments. Luka posa le verre sur la table et après avoir lu les indications de posologie attrapa une gélule et la glissa dans la bouche de Maya. Ensuite elle attrapa le verre et l'aida à boire en soulevant doucement la tête, enfin elle reposa le tout sur la table et Maya la remercia.

- De rien, fit-elle sobrement.

Un moment Luka resta silencieuse se contentant de fixer Maya du regard comme pour lui lire l'âme. Il y avait probablement une explication et ce n'était pas forcément une mauvaise explication, peut-être que Maya était une héroïne, peut-être qu'elle faisait partie de la légion des étoiles tout simplement. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ! Cette simple pensée l'apaisa, elle se sentit moins gênée par la situation. Maya était quelqu'un de bien, elle ne pouvait pas l'avoir trompé aussi longtemps et puis c'était elle qu'elle avait appelée, c'était un signe d'une confiance en elle. Après avoir refermé la boite dans un accès de maniaquerie elle posa enfin ses questions.

- Maya qui t'as fait ça et pourquoi ? Je peux t'aider si tu as un problème, Dana aussi, nous sommes là pour ça, non ?


Si elle pouvait faire quelque chose elle le ferait bien évidemment, Luka était très loyale, si elle pouvait aider ses amis ou ses proches elle tergiversait rarement très longtemps. C'était une brave fille, peut-être un peu trop parfois même pour son propre bien. L'hyperboréenne après ses questions garda le silence, il n'était pas question de forcer la confession, peut-être même que ses questions étaient inopportunes pour l'instant. Elle avait du mal à juger clairement de la gravité de la situation, ce genre de blessure elle ne les avait jamais rencontré chez elle.


- Je devrais peut-être te laisser te reposer avant de t'agresser avec mes questions, soupira la jeune femme.

Luka posa ses mains sur ses genoux ne sachant qu'en faire à présent.
 
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Message posté : Dim 16 Juin 2013 - 21:35 Message
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Armée d’un médicament antidouleur et d’un verre d’eau, Lucrèce s’assure que je prenne bien le petit cachet qui me permettra bien vite de me sentir bien mieux. En tout cas, elle sait y faire et s’occupe de moi comme une vraie infirmière, je me sens presque gênée d’être ainsi dorlotée. Malgré mes remerciements, le silence trouve encore le moyen de venir s’installer entre nous. Elle me fixe d’une manière assez intense pendant un moment sans prononcer le moindre mot avant de finalement reprendre la parole et de me demander tout simplement qui m’avait fait ça et pourquoi, se proposant ensuite de me venir en aide si besoin. Que puis-je répondre à ça ? J’ignore tout de mon mystérieux agresseur, la seule chose dont je sois sûre, c’est qu’il s’agisse d’un homme, à part cela c’est le vide intégral.

-Eh bien… Pour tout te dire c’est une histoire assez compliquée…

Effectivement, il y a des situations qui sont beaucoup plus simple que celle dans laquelle je me trouve actuellement, car je ne sais pas encore comment expliquer à Lucrèce que depuis plusieurs années je parcours les rues de StarCity durant la nuit afin d’assassiner des gens qui m’ont été désignés par de parfaits inconnus, tout ça pour de l’argent ; et que cette nuit un homme pensant que je suis mon oncle a tenté de me tuer… Bon, ça c’est la version simplifiée évidemment… De toute façon je suis dans l’impasse, pour qu’elle comprenne pourquoi quelqu’un m’a fait du mal aujourd’hui, je dois lui déballer la quasi-totalité de ma vie secrète, cette vie-même que je m’efforce de cacher à tout le monde. Et connaissant le caractère de Lucrèce, ce qu’elle va entendre risque fort de ne pas lui plaire.


-Tellement compliquée que je dois d’abord te parler un peu de moi… Enfin, d’une partie de ma vie que je tiens secrète depuis longtemps…

Pas besoin pour moi de me reposer avant de lui répondre, il faut battre le fer tant qu’il est chaud ; j’en ai trop dis et pas assez à la fois, je dois continuer, lui dire ce qu’elle ignore de moi, lui dévoiler cette part d’ombre que tout le monde ignore. Je la regarde droit dans les yeux, elle attend des réponses. Dans mon regard se lit la difficulté que j’éprouve à trouver mes mots afin de lui expliquer comment j’en suis arrivée là, pourquoi je fais tout ça.

-Est-ce que le nom de Nightingale te dit quelque chose ?

Les journaux ne parlent pas de moi, il faut dire qu’à chacune de mes sorties je fais de mon mieux pour brouiller les pistes et ne rien laisser derrière moi qui puisse me relier aux assassinats que je commets. Ce n’est pas pour autant que ce nom est inconnu, certaines personnes le connaissent ; le Corbeau par exemple, à qui je me suis présentée en tant que Nightingale. Il est donc fort possible que Lucrèce connaisse cette personne qui, durant la nuit, châtie les malfrats de StarCity de manière sanglante.
 
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Message posté : Mar 9 Juil 2013 - 13:41 Message
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Les histoires compliqués Luka était déjà une pro chez les siennes avec ses liaisons avec des hommes mariés, ici elle avait complètement explosé les records probablement, ou peut-être pas tout le monde ici lui semblait avoir une vie si terriblement compliquée. Quand on vivait dans ce monde on pouvait certes parfois s'attendre au meilleur, mais surtout s'attendre au pire, elle en avait fait plus d'une fois l'amère expérience. Alors si c'était juste compliqué elle pouvait peut-être comprendre. D'abord Maya devait lui parler d'elle, très bien Luka avait tout son temps, elle n'était pas du genre impatiente et certain de ses collègues parlaient souvent de sa patience d'ange quand elle voyait parfois une faiblesse de sa part. Finalement elle décida de s'installer sur un fauteuil, Maya n'avait plus besoin de son aide à présent et ce n'était pas comme si elle s'éloignait de plusieurs kilomètres.

Les secrets quelque chose du monde de Maya qu'elle n'aimait pas vraiment, mais elle avait dû s'adapter et elle comprenait parfaitement leur raison à présent, même si elle trouvait ça triste. Au départ elle disait tout à Die mais ça lui avait causé tellement d'ennui. Aujourd'hui c'était à son tour de cacher certaine chose et Luka s'en sentait malheureuse, elle avait l'impression d'être indigne de confiance, rien à faire c'était plus fort qu'elle. Alors oui même si elle pouvait comprendre les secrets, elle ne les appréciait pas pour autant. Alors tout dépendrait de l'importance du secret de Maya.

L'hyperboréenne eut un soupir discret qui se stoppa complètement quand elle entendit la révélation de la rouquine. Un moment ses yeux ne purent que s'écarquiller sous la surprise. Maya avait l'air si cool et si gentille, comment les gens pouvaient cacher ce genre de chose? Ça lui été complètement incompréhensible. Oui elle avait déjà entendu ce surnom ou lu plutôt, probablement dans les dossiers de l'Unison qu'elle aimait consulter quand son bureau ne croulait pas sous ses propres enquêtes. Un collègue lui avait un jour dit qu'un œil neuf aidait parfois à résoudre des problèmes semblant pourtant insolubles. Une ou deux fois elle avait pu proposer des pistes, elle s'était sentie utile.

Maya était un assassin, précipitamment Luka se leva et porta sa main à la bouche, certes les gens que tuait Nightingale n'étaient pas des anges. C'était même plutôt de gros salauds, mais tout de même, l'émotion lui donna le tournis et elle finit par se rasseoir.

- Laisse-moi juste une minute, fit-elle avant de prendre de grandes inspirations.

Ça ce n’était pas un secret facile, Luka n'avait jamais tué personne (à part si on comptait les balles qui avait rebondi sur son corps pour toucher ceux l'entourant), Die non plus. Le meurtre c'était vraiment une notion difficile à comprendre pour elle, même pour se défendre elle n'envisageait jamais cette solution. Enfin si une fois elle l'avait envisagé pour sauver Die à la soirée du nouvel an.

- Je sais ce que j'ai failli faire au nouvel an, souffla-t-elle. Mais c'était pour Die.

Un moment elle se tut de nouveau, puis elle se rappela des siens en guerre contre le peuple serpent, ils avaient tué pour la bonne cause, au fond ce que faisait Maya ce n'était peut-être pas si différent que ça.

- Ils sont vraiment affreux ceux que tu... supprimes?
 
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Message posté : Sam 13 Juil 2013 - 23:03 Message
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Lucrèce s’installe dans un des fauteuils libres du salon, et elle me porte toute son attention quant aux révélations qui vont suivre. Comment va-t-elle le prendre ? Il est trop tard pour se poser la question car déjà j’ai prononcé mes premiers mots. Il n’en faut pas plus à Lucrèce pour tout comprendre ; non pas que je me voyais déjà devoir lui faire un exposé de trois heures, loin de là, mais je ne m’attendais pas non plus à ce qu’elle déduise tout en moins de dix secondes après que j’aie ouvert la bouche. J’étais pour le coup tout aussi surprise qu’elle.

Mais la surprise semble de taille, elle me demande d’ailleurs de lui laisser quelques instants afin d’accuser le coup de la nouvelle. Yeux écarquillés et mains devant la bouche, Lucrèce semble sous le choc, elle devait être à mille lieux de penser tout ça j’imagine. Pour quelqu’un d’aussi gentil qu’elle, il ne doit pas être évident et agréable d’apprendre qu’une de ses amies a comme passe-temps de tuer les gens durant la nuit. Le silence refait maintenant son apparition dans la pièce tandis que Lucrèce se remet de ce qu’elle vient d’apprendre. Nous voici donc arrivés au moment que je redoutais le plus depuis que je lui avais téléphoné, sa réaction. Va-t-elle faire comme si de rien n’était et rester près de moi ? Va-t-elle appeler la police ? Ou bien tout simplement partir ? Tant de questions et d’appréhensions qui se bousculent dans ma tête.

Elle me pose une question, juste une toute petite question. Elle veut savoir si les personnes que je tues méritent leur sort. Peut-être est-ce un moyen pour elle de se dire que, même si je tue, je le fais pour la bonne cause et donc je ne suis pas mauvaise. Je me redresse doucement dans le canapé afin de m’assoir moi aussi ; j’y arrive d’ailleurs sans trop me faire mal, pas mal hein ? Je la regarde alors, triturant une cigarette et mon briquet entre mes doigts.

-Chaque personne que j’ai tuée méritait son sort… Ces gens ont fait du mal, beaucoup de mal, parfois même à des innocents qu’ils ne connaissaient pas. Et ce sont bien souvent les proches de ces victimes qui me demandent de rendre un jugement lorsque la justice ne fait rien.

Je glisse ma cigarette entre mes lèvres et l’allume en silence ; je prends une grande inspiration avant de recracher la fumée dans un long soupir, observant les volutes opaques s’élever dans les airs tout en s’étiolant.

-Je sais que le fait que ces personnes étaient malfaisantes n’excuse en rien le fait que je les aie tuées, j’en suis totalement consciente. Mais c’est de cette manière que l’on m’a appris à punir les ordures de ce genre.

Je la regarde ensuite droit dans les yeux tout en me mordillant l’ongle du pouce. Que va-t-elle dire par rapport à ça maintenant ? Enfin, les réponses à toutes mes questions paranoïaques internes vont bientôt avoir leurs réponses, maintenant que la conversation est lancée sur le sujet, je suppose que les mots vont s’enchaîner.

-Mais, je peux jurer que jamais je n’ai blessé un innocent, je ne fais pas ça à l’aveugle.
 
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Message posté : Dim 14 Juil 2013 - 22:12 Message
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Tout ça c'était tellement étrange. Pourtant elle savait bien au fond que parfois il n'y avait que cette solution, que certain être était tellement malfaisant qu'il n'y avait que ça à faire pour le bien de tous. Ce n'était pas forcément quelque chose de facile à concevoir, mais ça elle le pouvait encore.

- Pourquoi votre justice est si compliquée ? soupira Luka.

L'ultime passa sa main das ses cheveux pour tirer ses cheveux en arrière. Le fonctionnement de ce monde lui échappait totalement parfois. Luka se rappelait encore de toute les difficulté qu'elle avait du surmonter pour attaquer en justice l'homme qui l'avait agressé.  Elle ramena ses genoux à son menton et continua d'écouter jusqu'au bout, elle jugerait après. Et si c'était facile d'être intransigeante avec un inconnu, ça l'était beaucoup moins avec une personne qu'on avait pris le temps d'apprécier.

- Je te crois, soupira de nouveau Luka. Je ne sais pas quoi te dire, mis à part que je ne ferais rien ce soir. Vraiment je ne sais pas quoi te dire, je n'ai pas l'impression d'être apte à te juger ou à te reprocher. Je suis trop naïve...

Aucun autre terme ne lui venait à l'esprit, à part dire qu'elle ne venait pas d'ici, mais ça ce n'était pas envisageable, ce n'était pas une question d'amitié, de confiance ou ce genre de chose, juste qu'elle avait un devoir vis à vis de son peuple, c'était de respecter leur isolement, même si elle ne le comprenait plus aujourd'hui. Luka se leva soudainement.

- J'ai soif...

Elle partit dans la cuisine boire un verre d'eau pour se rafraîchir. Luka aurait aimé dire, c'est pas grave t'inquiète pas, mais c'était pas si facile que ça pour elle. Enfin bon elle ne pouvait pas rester éternellement cachée dans la cuisine. L'idée était séduisante, au moins autant que celle de la fuite, mais elle n'allez pas faire ça. Si Maya avait été blessé ainsi c'était par un homme dangereux, elle avait le devoir d'enquêter sur cette homme ou femme en faite. L'Ultime revint dans le salon et reprit sa place.


- Dis-moi qui t'as fait ça et si tu ne sais pas, explique-moi tout s'il te plaît. Je promet de ne pas te citer, mais si cette personne a pu te faire ça, cette personne est alors très dangereuse, je ne peux pas la laisser en liberté sans enquêter un minimum sur elle.

Le ton de Luka était ferme.

- Puis-je enregistrer notre conversation? Ce sera pour mon usage privé.
 
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Message posté : Ven 19 Juil 2013 - 17:28 Message
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Voilà, à présent Lucrèce sait que je tue des gens, il n’y a plus aucun doute par rapport à cela ; pourquoi notre justice est-elle si compliquée ? J’aimerai le savoir moi aussi, si tout était plus simple et que les mauvaises personnes étaient punies pour leurs actes, jamais je n’aurai endossé le costume de Nightingale et je ne me retrouverai pas actuellement dans cette situation, blessée et en train de déballer mes activités nocturnes à mon amie. Mais malheureusement, rien n’est simple.
Au moins elle me croit quand je lui dis ne pas tuer d’innocents, mais elle ne sait pas ce qu’elle fera par la suite. Elle est à l’UNISON depuis un moment et, si jamais un jour elle décide de me passer les menottes, je ne pourrai pas lui en vouloir, elle ne ferait que son travail après tout. Mais je ne sais pas si elle le fera, je ne suis pas vraiment une criminelle comme les autres. Naïve ? Je ne crois pas non.

-Tu n’es pas naïve Lucrèce, rien ne pouvait te laisser penser que… Que je suis Nightingale. Pour tout t’avouer il n’y a que deux personnes qui connaissent mon secret, toi et… L’ancien Nightingale.

Je ne dois pas trop lui en dire par rapport à oncle Ted, je ne voudrai pas que cela lui attire des problèmes.  Elle se lève ensuite et va dans la cuisine afin de boire un peu. Je la laisse faire, après tout elle connaît bien l’appartement, après y être venue à plusieurs reprises pour boire un café ou encore discuter de tout et de rien. Je reste seule dans le salon pendant un petit moment avant qu’elle ne revienne, me demandant de lui raconter ce qu’il s’est passé, dans les détails. Il est vrai qu’en tant qu’agent de l’UNISON, elle aura peut-être la possibilité d’enquêter là-dessus ou même de m’apporter des détails sur mon agresseur. Elle me demande aussi si elle peut enregistrer notre conversation, pour son usage privé uniquement.

-Eh bien… Oui, oui tu peux enregistrer notre conversation.

Je me rallume une cigarette pendant qu’elle installe une sorte de dictaphone afin de garder une trace auditive de notre entretien ; une fois tout en place, je prends une grande bouffée de nicotine avant de commencer le récit de ma mésaventure nocturne.

-Pour commencer… J’étais sur un contrat cette nuit, un fabricant d’armes sans scrupules dont quelqu’un voulait se venger. Ca n’a pas été compliqué de… Mener ce contrat à terme, mais quelqu’un m’a tendu un piège. Je me suis faite surprendre par un homme qui en veut à mon prédécesseur.

Je m’arrête un instant pour faire tomber les cendres de ma clope dans le cendrier posé sur l’accoudoir du canapé avant de reprendre.

-Mon prédécesseur qui, tout comme moi, ne s’occupait que de personnes néfastes, jamais d’innocents, c’est la règle. Cet homme, donc, ignorait totalement que j’avais repris le flambeau et il a voulu savoir où se trouve l’ancien Nightingale. Je n’ai pas voulu lui répondre et nous avons commencé à nous battre, avec les conséquences que tu connais.

Je passe une main sur mon épaule meurtrie mais en voie de guérison grâce aux soins apportés par Lucrèce. Ma cigarette me laisse un léger arrière-goût désagréable dans la bouche et je l’écrase alors qu’il en reste plus de la moitié à fumer.

-Je ne connais pas son nom, ni même son éventuel surnom, il a été assez discret là-dessus. Tout ce que je peux dire c’est qu’il possède un ou des pouvoirs… Ces billes de métal que tu m’as retirées du bras, il parvient à les projeter sans aucune arme… Je les ai vues flotter dans les airs par sa seule volonté. Et il a également bloqué une de mes dagues alors que j’allais la lui planter dans la gorge.

Je soupire et me frotte les yeux, essayant de me rappeler de quelque chose d’autre mais rien ne me vient à l’esprit, je pense avoir dit tout ce qui était important par rapport à cet inconnu. Ah non, il reste encore une chose.

-Par contre, il n’a pas pu arrêter une lampe donc le pied était en bois, je m’en suis servie pour lui porter un coup à la mâchoire,  et je l’ai touché. J’en ai conclu qu’il possède une certaine emprise sur les objets métalliques mais je ne pourrai pas le certifier à cent pour cent. Je pense que c’est à peu près tout ce dont je me rappelle…
 
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Message posté : Ven 26 Juil 2013 - 0:02 Message
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Non bien sûre qu’elle ne pouvait pas deviner comme ça qu’elle était une tueuse, ce n’était pas ça, c’était juste que c’était difficile pour elle d’assimiler le meurtre comme une chose nécessaire pour le bon fonctionnement d’une société. Luka se sentit soudainement flatté d’apprendre qu’elle faisait partie des deux seules personnes sachant la vérité. C’était un signe de grande confiance comme rarement on avait pu lui donner. Luka eut un léger sourire. Elle sortit son organiseur et expliqua que c’était un appareil spécial qu’elle seule pouvait consultait, qu’elle n’avait donc pas lieu de s’inquiéter. Maya débuta alors son récit, Luka l’écouta avec attention prête à diriger les questions si c’était nécessaire. Les gens qui témoignaient omettaient régulièrement des détails qui pouvaient pourtant se révéler très importants.

Ce que racontait son amie rouquine était tout à fait du ressort de l’Unison, c’était un homme lié à un mauvais home, mauvais lui-même car il avait essayé de tuer la tatoueuse et par-dessus le marché ils avaient des pouvoirs. Un pouvoir magnétique visiblement sur le fer, peut-être de transformation, à moins qu’il se ballade avec des billes toute prêtes justement pour s’en servir comme arme. C’était fichtrement intriguant l’homme n’avait pas dit de nom, ni de surnom, mais il restait des zones d’ombres que Maya pouvait éclaircir ou pas, pourvu qu’elle en soit capable, cela ferait un fou en moins dans la nature.

- Je vois, merci beaucoup pour ses détails, néanmoins quelques questions supplémentaires me viennent à l’esprit alors si tu pouvais y répondre avec le plus de précision possible. Le moindre détail pourrait m’aider tu comprends ? As-tu vu son visage ? Si oui à quoi ressemblent-il ? Une couleur de cheveux ? De yeux ? Un nez grand, petit ? Une bouche pulpeuse ? Tous les détails dont tu pourras te souvenir me seront utiles. Quelle couleur de peau ? Quelle taille ? Quelle corpulence ? Un accent ? Quel genre de vêtement ? Portait-il des gants ? Une cagoule ? Où l’affrontement a eu lieu ? Il peut avoir laissé des traces j’irais vérifier seule avec un ami de confiance si c’est cela qui t’inquiètes. Il y avait peut-être également des caméras dans les parages que je pourrais visionner. Si il y’a des traces de ton sang je nettoierais. Quand tu l’as cogné a-t-il saigné ?

Luka posait beaucoup de question et elle était prête à les reposer jusqu’à avoir une réponse à chacune, rien ne devait lui échapper, les interrogatoires ce n’était pas son truc mais elle tenterait de se débrouiller.
 
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Message posté : Sam 3 Aoû 2013 - 22:37 Message
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Voilà, j’ai raconté en gros ce qu’il s’était déroulé durant la soirée à Lucrèce. Tout avait été enregistré et, bien que je la sache incapable de me mentir lorsqu’elle m’a dit que personne n’entendrait l’enregistrement, je ne peux pas réprimer cette légère crainte que, malgré tout, quelqu’un tombe par hasard sur ce qui venait d’être raconté. Cela risquerait d’attirer des ennuis à Lucrèce, car dans ce cas elle serait considérée comme couvrant un assassin et donc par extension complice ; mais également m’attirer des ennuis à moi, car bien sûr on remonterait jusqu’à moi. Mais bon, je fais mon possible pour chasser ces idées noires, si Lucrèce m’affirme que jamais personne d’autre que nous deux ne connaîtrions l’existence de cet enregistrement, je n’ai aucune raison de douter de sa parole.

Après m’avoir remerciée pour ma coopération, Lucrèce me propose de répondre à quelques questions concernant certains détails de cette affaire. N’étant pas une habituée des interrogatoires, même pas ceux des séries policières que je ne regarde pour ainsi dire jamais, je comprends tout de même que j’ai sans doute dû omettre certains détails sans le vouloir, peut-être certains de ces détails ne seront d’aucune utilité, mais peut-être que d’autres pourront s’avérer primordiaux. J’accepte donc de répondre à ses nouvelles questions.

-Oui… Oui je comprends.

Je l’écoute alors me poser d’autres questions. En effet, je me rends compte que j’ai oublié pas mal de petites choses qui, à force de s’additionner, représentent au final de grosses parts d’ombre dans mon récit, et la précision de ces points nous permettra sans doute de nous lancer sur une piste.

-Non je n’ai pas vu son visage… il portait une cagoule, le genre qui ne laisse rien voir.

Sur le coup, c’est vrai que ce type avait pris pas mal de précautions pour garder son identité secrète ; comme pas mal de gens dans cette ville.

-Pour la taille et la corpulence, je dirai qu’il est dans la moyenne, le genre de silhouette comme on en croise des centaines dans la rue sans qu’elle ne retienne notre attention…

Je ne l’avais ni trouvé trop grand, ni trop baraqué, rien ne m’avais choquée dans son apparence, mis-à-part son costume évidemment.

-Il était habillé tout en noir et oui il portait des gants, il s’était sûrement bien préparé pour ne laisser aucune trace de son passage.

Pas un amateur donc.

-Ca s’est passé dans un immeuble sur la 64th avenue, au vingt-deuxième étage…  Et pour les caméras il n’y en avait pas dans l’appartement de ma cible… La seule que j’ai vue était dans le couloir de l’immeuble mais le type lui est arrivé par le balcon, je ne crois pas que tu trouveras quelque chose d’intéressant si tu regardes la vidéo.

Je frémis un peu en entendant sa dernière question, ma réponse risque de lui apporter des soucis.

-Eh bien… Au vu de l’état de mes blessures, ça ne m’étonnerait pas qu’il y ait des traces de mon sang dans cet appartement… Mais… La police est déjà sur place... Les agents sont arrivés pendant que nous nous battions, nous avons fuis chacun de notre côté.

Je sais parfaitement que je ne suis pas dans les fichiers de la police, je n’ai jamais été arrêtée pour quoi que ce soit, mais quand même, avec les progrès de la science et de la technologie dans tout ce qui est biologie, ADN et autres, je ne suis tout de même pas rassurée de savoir que des types en blouse blanche vont tenter de me retrouver en analysant mon sang.

-Je n’ai pas de casier judiciaire mais… J’ai peur que la police parvienne à me trouver…

Oui je peux le dire sans avoir honte, j’ai peur. Peur de voir les flics débarquer devant chez moi un beau matin, avec menottes et unité d’intervention, pour m’emmener en prison jusqu’à la fin de mes jours. J’ai besoin d’être rassurée à ce sujet. Je regarde alors Lucrèce dans les yeux, l’inquiétude se lisant sur mon visage ; c’est avec des mains légèrement tremblantes que je rallume une cigarette.
 
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Message posté : Sam 10 Aoû 2013 - 21:07 Message
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Cagoule, gant, habillé sobrement, caché, silhouette banale, l’homme était un pro c’était frustrant, mais en même temps Maya ne se serait pas laissé blessée par n’importe qui, du peu qu’elle avait entendu, l’autre facette de sa personnalité était extrêmement professionnelle, pas du genre à se laisser avoir comme ça par le premier venu, vu que les polices lui courait toujours après. Dans la 64 ème avenue il y aurait peut-être d’autre caméra, on avait beau être préparé on laissait toujours une trace de son passage. Luka mettrait peut-être du temps à trouver, mais elle trouverait. Les protecteurs hyperboréens avaient peu d’affaire criminelle à gérer, mais les rares étaient souvent complexes, le moindre hyperboréen, quelque soit son métier était rarement un abruti. Formation rigoureuse et accumulation de savoir pendant des siècles, voir des millénaires, aidait sa population à garder un excellent niveau intellectuel. Les enquêtes pouvaient être très longues parfois, heureusement que chez elle ils ne connaissaient pas le système de prescription. Des siècles après un crime pouvaient être punis, il était même jugé plus sévèrement. Son père lui avait toujours dit de ne jamais cacher une bêtise car les protecteurs trouvaient toujours le coupable et plus elle tarderait à avouer, plus sévèrement elle serait punie. Petite cette simple affirmation l’avait convaincu mainte foi d’avouer ses petits torts de peur de se faire arrêter par les protecteurs.

Maya lui avoua que la police devait probablement déjà être sur les lieux. Luka grimaça, ça c’était dommage. Bien sûre elle pouvait exigé leur dossier, mais avec des raisons valables et vu qu’il était hors de question qu’elle parle de Maya, elle allait devoir trouver autre chose pour convaincre, si elle avait la moindre chance d’avoir une goutte de son sang elle pourrait avoir une annalyse adn qui lui fournirait quelque détail sur l’agresseur de Maya, sa couleur de cheveux et de yeux par exemple, pas grand-chose certes mais tous les détails avaient leur importance. Maya lui avoua soudainement sa crainte d’être retrouvée, si elle n’avait pas de casier se serait difficile. Mais bien sûre il trouverait des indications sur son physique. Luka réfléchir un court instant. Elle ne voyait guère ce qu’elle pouvait faire sans risquer de paraitre suspecte. L’hyperboréenne se sentit mal à l’aise de ne pouvoir rassurer son amie, elle se sentait tellement pitoyable de ne rien pouvoir dire. Un instant une autre question lui vint concernant les balles, elle voulait savoir si Maya avait été raté, aucune arme classique ne pouvait tirer de tel balle, on demanderait peut-être l’aide de l’Unison si d’autres balles étaient trouvées ailleurs que dans la chair de son amie. Mais ça ne servait à rien de demander, mis à part inquiéter plus Maya si ce n’était pas le cas, si c’était le cas, si des balles avaient été perdue, elles seraient trouvé tôt ou tard.

- Tu n’as pas de casier, il y’a peu de risque qu’ils débarquent chez toi, reposes-toi Maya… On a toutes les deux besoin de sommeil, je vais passer la nuit avec toi ne t’inquiètes pas. Termines cette maudite clope, fit-elle en utilisant le ton mi-tendre et mi-reproche qu’elle avait avec Die, fermes les paupières et dors. Si tu n’y arrives pas je peux te masser le crâne ma mère était infirmière, elle m’a montré quelques astuces pour aider à la détente et au sommeil.

C’était vrai et ça ne la gênerait pas du tout de les appliquer sur Maya. Pendant la période ou Die travaillait comme un fou, elle lui en avait souvent fait profiter pour qu’il ait un sommeil profond et réparateur.
 
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Message posté : Mar 17 Sep 2013 - 18:57 Message
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Lucrèce me rassure en m’affirmant qu’étant donné que je ne possédais pas de casier judiciaire, il y avait un très faible pourcentage de chance que la police ne vienne frapper à ma porte un de ces quatre matins. C’est peut-être bête mais rien que le fait de l’entendre dire ça me rassure déjà énormément, et je ressens comme une sorte de poids quitter mes épaules. Et histoire de me rassurer encore plus, elle me propose de passer la nuit ici avec moi, c’est très gentil de sa part mais je n’ai pas envie qu’elle délaisse son mari juste pour moi, mais elle semble déterminée à rester près de moi et il serait inutile que je tente de discuter de ça, elle ne bougera pas d’ici. Je souris lorsqu’elle me dit sur un ton mi-amical mi-reproches de terminer ma maudite cigarette. J’opine de la tête et m’empresse donc d’écraser ma clope dans le cendrier de la table basse une fois cette dernière presque totalement consumée.

Un petit massage pour me détendre ? Je ne dirai pas non, parce que bien que rassurée, je sens que je vais avoir du mal à trouver le sommeil après une soirée mouvementée comme celle-ci.

-Eh bien, si cela ne t’ennuie pas, je veux bien oui.

Je lui souris et m’installe confortablement dans le canapé et, fermant les yeux, je sens les mains de Lucrèce se poser sur ma tête et commencer à doucement me masser. Diablement efficace comme technique, je m’assoupis en un temps record et m’endors profondément après seulement quelques minutes. Pour le reste je ne sais absolument pas ce qu’il se passe, j’imagine que Lucrèce s’est installée dans un des larges fauteuils de mon salon pour dormir elle aussi. Dire que j’ai dormi comme un bébé serait mentir, car les évènements tout récents me trottent encore dans la tête pendant mon sommeil, me valant quelques petits cauchemars assez désagréables mais néanmoins pas si terribles que ça. Pour le reste, la nuit se passe sans encombre.

Il doit déjà être tard dans la matinée lorsque je me réveille, car c’est un rayon de soleil filtrant entre les rideaux de la fenêtre qui me tire de mon sommeil. Les yeux encore gonflés par la fatigue, je tente de me redresser puis m’arrête, la douleur me rappelant à l’ordre bien vite. Avec plus de précautions donc je m’assieds dans le canapé et me frotte les yeux tout en baillant ; un rapide coup d’œil à mon téléphone portable m’informe sur l’heure qu’il est, déjà onze heure ! J’ai fait ma marmotte sur ce coups-là. Je cherche Lucrèce du regard mais ne la trouve pas, sans doute est-elle dans une autre pièce de l’appartement. Je me lève doucement et commence à la chercher.

-Lucrèce ? Tu es là ?

Vu l’heure, elle doit déjà être partie depuis un moment, mais je ne peux pas lui en vouloir, elle ne peut pas mettre sa vie en parenthèses pour moi. Alors que je m’allume une cigarette, je remarque un copieux petit déjeuner sur la table de ma salle à manger, il y a de quoi me nourrir pendant au moins deux jours avec tout ça. Souriante, je m’approche des victuailles et remarque un petit mot posé à côté du plateau. Je prends le morceau de papier pour en lire son contenu.

« Appelle quand tu veux et je repasse à la pause de midi. »

Nouveau sourire, Je suis heureuse d’avoir Lucrèce comme amie, des personnes comme elle, on n’en rencontre pas beaucoup au cours de sa vie et je m’estime chanceuse de l’avoir rencontrée. Je m’installe donc et commence à manger le petit déj’ qu’elle m’a préparé, je lui passerai un petit coup de fil plus tard dans la journée afin de la remercier pour tout ce qu’elle a fait pour moi. Il faudra aussi que je téléphone à oncle Ted, pour le mettre en garde.
 
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